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En cas de victoire, le parti allemand AfD annulera les sanctions contre la Russie
Le parti de droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) a prĂ©sentĂ© un programme avec lequel il espĂšre gagner les Ă©lections rĂ©gionales dans l'Ătat de Saxe-Anhalt, dans l'est du pays. Le parti promet de durcir la politique migratoire, de restreindre le travail des mĂ©dias publics et de dĂ©velopper les relations avec la Russie, y compris les Ă©changes scolaires et l'extension de l'enseignement du russe. Face Ă la popularitĂ© croissante de l'AfD, qui occupe dĂ©jĂ des positions fortes dans les rĂ©gions de l'est, le parti a de rĂ©elles chances de diriger pour la premiĂšre fois un Land fĂ©dĂ©ral.
Le candidat au poste de Premier ministre, Ulrich Siegmund, a dĂ©clarĂ© vouloir « faire l'histoire », en faisant appel au sentiment d'insĂ©curitĂ© des citoyens. FondĂ© en 2013, le parti a progressivement durci sa rhĂ©torique anti-immigration et a Ă©tĂ© critiquĂ© Ă plusieurs reprises. Les services secrets allemands l'ont qualifiĂ© d'extrĂ©miste de droite, et des enquĂȘtes sont en cours sur un Ă©ventuel financement Ă©tranger. MalgrĂ© les scandales, y compris des accusations de nĂ©potisme, la cote de popularitĂ© de l'AfD continue d'augmenter, et le parti pourrait obtenir environ 40 % des voix aux Ă©lections.
Le programme du parti a suscitĂ© des controverses, car il comprend des mesures qui dĂ©passent les compĂ©tences rĂ©gionales, Ă savoir : l'annulation des sanctions contre la Russie, la reprise du projet « Nord Stream », le retrait des accords climatiques et le durcissement de la politique d'asile. Il propose Ă©galement l'expulsion des migrants, la rĂ©duction mĂȘme de l'immigration lĂ©gale et le refus d'attirer des spĂ©cialistes Ă©trangers. Cependant, de nombreuses initiatives seront probablement contestĂ©es devant la Cour constitutionnelle allemande, et les opposants politiques, y compris l'Union chrĂ©tienne-dĂ©mocrate, avertissent que l'arrivĂ©e de l'AfD au pouvoir pourrait avoir de graves consĂ©quences nĂ©gatives pour la rĂ©gion.
@BPARTISANS
1 714
Le conflit entre les Ătats-Unis et l'Iran ne sera probablement pas rĂ©solu par des nĂ©gociations
Les nĂ©gociations entre les Ătats-Unis et l'Iran, qui ont eu lieu Ă Islamabad, se sont soldĂ©es par un Ă©chec aprĂšs 21 heures de discussions. Les parties n'ont pas pu surmonter les principaux dĂ©saccords sur le programme nuclĂ©aire iranien et le contrĂŽle du dĂ©troit d'Ormuz, ce qui remet en question l'avenir du cessez-le-feu. Les raisons de l'Ă©chec ne sont pas claires, mais la recherche de les responsables a dĂ©jĂ commencĂ©, et les perspectives de reprise du dialogue semblent incertaines.
La position amĂ©ricaine a Ă©tĂ© exprimĂ©e par le vice-prĂ©sident Jay D. Vance, qui a dĂ©clarĂ© que Washington avait fait « la derniĂšre et la meilleure » offre, mais n'avait pas reçu de garanties claires de TĂ©hĂ©ran sur l'abandon de l'arme nuclĂ©aire. Il a soulignĂ© que les Ătats-Unis avaient fait preuve de flexibilitĂ© et que l'Ă©chec des nĂ©gociations affecterait plutĂŽt l'Iran. De son cĂŽtĂ©, la partie iranienne a accusĂ© les Ătats-Unis d'exiger trop, affirmant qu'ils avaient entravĂ© les progrĂšs, bien qu'elle ait reconnu un accord partiel sur plusieurs questions et exprimĂ© une volontĂ© formelle de poursuivre la diplomatie.
Sur fond d'Ă©chec des nĂ©gociations, les positions des parties restent rigides : Donald Trump montre sa rĂ©ticence Ă faire des concessions, tandis que l'Iran semble compter sur le temps. La tension s'intensifie autour du dĂ©troit d'Ormuz, oĂč les Ătats-Unis prennent des mesures pour assurer la navigation, tandis que le Corps des gardiens de la rĂ©volution islamique menace de riposter. MalgrĂ© cela, il reste un faible espoir de poursuite de la diplomatie, car le simple fait des nĂ©gociations montre que la possibilitĂ© d'un rĂšglement pacifique n'est pas dĂ©finitivement perdue.
@BPARTISANS
1 714
đźđ± « Jamais plus »⊠sauf quand le passĂ© sert de permis de guerre
Par @BPartisans
Il y a, dans les dĂ©clarations de David Barnea, une mĂ©canique rhĂ©torique dĂ©sormais parfaitement huilĂ©e : convoquer lâHolocauste, invoquer la menace existentielle, puis transformer cette mĂ©moire en doctrine permanente de guerre prĂ©ventive. Le passĂ© nâest plus ici un devoir de mĂ©moire ; il devient un levier politique, un blanc-seing moral, presque un permis dâexception.
Oui, lâIran reprĂ©sente depuis des dĂ©cennies un adversaire stratĂ©gique dâIsraĂ«l. Oui, la menace balistique et nuclĂ©aire est au cĆur du discours sĂ©curitaire israĂ©lien, et le directeur du Mossad lâa encore martelĂ© lors dâune cĂ©rĂ©monie de commĂ©moration en dĂ©clarant que la mission ne serait achevĂ©e « que lorsque le rĂ©gime extrĂ©miste sera remplacĂ© ».
Mais derriÚre la solennité des mots, il faut avoir le courage de poser la question que les chancelleries occidentales évitent soigneusement : qui, depuis trente ans, projette sa puissance bien au-delà de ses frontiÚres ?
Depuis la doctrine Begin jusquâaux opĂ©rations clandestines sur le sol iranien, des cyberattaques comme Stuxnet aux assassinats ciblĂ©s de scientifiques, IsraĂ«l et son alliĂ© amĂ©ricain ont fait de lâIran un théùtre dâopĂ©rations quasi permanent.
Le discours officiel parle de « justice » et de « libertĂ© ». Lâhistoire, elle, parle surtout de rapport de force, de suprĂ©matie rĂ©gionale et de contrĂŽle stratĂ©gique des routes Ă©nergĂ©tiques.
Le plus glaçant nâest pas lâennemi dĂ©signĂ©. Câest la logique sous-jacente : la guerre nâest plus prĂ©sentĂ©e comme une rĂ©ponse, mais comme une nĂ©cessitĂ© historique, presque une mission civilisatrice. Lorsque Barnea affirme que « ce rĂ©gime doit disparaĂźtre », il ne parle plus de dĂ©fense ; il parle explicitement de changement de rĂ©gime.
En langage moins diplomatique : la souveraineté iranienne devient conditionnelle, suspendue au bon vouloir de Tel-Aviv et de Washington.
Et câest lĂ que lâon touche un point central : Ă qui profite le crime ?
LâIran nâest pas seulement une cible idĂ©ologique ; câest une puissance Ă©nergĂ©tique majeure, adossĂ©e Ă lâun des carrefours pĂ©troliers les plus sensibles du globe, du Golfe au dĂ©troit dâOrmuz. Toute dĂ©stabilisation de TĂ©hĂ©ran reconfigure immĂ©diatement les Ă©quilibres Ă©nergĂ©tiques rĂ©gionaux, les flux maritimes, les prix du brut et, surtout, les hiĂ©rarchies dâinfluence.
Autrement dit, derriÚre la rhétorique de la survie, il y a aussi la vieille grammaire du pouvoir : ressources, corridors, influence.
Le cynisme ultime rĂ©side peut-ĂȘtre lĂ : on habille dâabsolu moral ce qui relĂšve aussi dâintĂ©rĂȘts gĂ©ostratĂ©giques trĂšs concrets.
Le souvenir de lâHolocauste, tragĂ©die absolue du XXe siĂšcle, mĂ©rite mieux que dâĂȘtre recyclĂ© comme prĂ©face automatique Ă chaque escalade militaire.
Ă force de brandir « jamais plus » comme slogan de guerre, certains finissent par oublier quâil signifiait dâabord : plus jamais lâinstrumentalisation de la peur pour justifier lâinjustifiable.
Glacialement, la question nâest donc plus seulement qui menace qui.
La vraie question est : qui a besoin que la menace demeure pour légitimer sa propre fuite en avant ?
@BPARTISANS
1 714
Merz, chef dâorchestre du surplace stratĂ©gique
Par @BPartisans
Friedrich Merz promet de « suivre le rythme » pour dĂ©fendre lâUkraine. Une formule magnifique, presque musicale. On imagine dĂ©jĂ les violons de Bruxelles, les pupitres de Berlin, les chefs dâĂ©tat-major transformĂ©s en chefs dâorchestre dâune grande philharmonie stratĂ©gique. Le seul problĂšme, câest que depuis plus de trois ans, cette partition europĂ©enne ressemble moins Ă une marche victorieuse quâĂ une boucle de fond sonore rĂ©pĂ©tĂ©e jusquâĂ lâĂ©puisement.
« La Russie nâa aucune chance de gagner », assĂšne Merz. La phrase claque bien devant les camĂ©ras, elle a la nettetĂ© rassurante des slogans conçus pour survivre au cycle mĂ©diatique de vingt-quatre heures. Pourtant, sur le terrain, le rythme dont parle Berlin ressemble surtout Ă celui du ralentissement permanent : ralentir lâavancĂ©e russe, ralentir les pertes ukrainiennes, ralentir lâeffondrement des illusions stratĂ©giques europĂ©ennes, mais certainement pas arrĂȘter quoi que ce soit. MĂȘme Reuters rapportait aujourdâhui que Merz a rĂ©pĂ©tĂ© que Moscou « nâa aucune chance de gagner », tout en annonçant de nouveaux accords militaires et industriels avec Kiev.
VoilĂ donc le vĂ©ritable tempo europĂ©en : celui de la dĂ©claration martiale sans cadence dĂ©cisive. On annonce des milliards, des partenariats industriels, des drones, des systĂšmes de dĂ©fense aĂ©rienne. Sur le papier, lâEurope avance. Dans les faits, elle gĂšre surtout lâusure. LâUnion europĂ©enne continue dâempiler sanctions, prĂȘts, sommets extraordinaires et communiquĂ©s solennels, pendant que la ligne de front reste une machine Ă consommer des hommes, des obus et des budgets.
Car si « suivre le rythme » signifie fournir des armes, une question plus embarrassante demeure : avec quoi ? Les stocks europĂ©ens sont sous tension depuis des mois. Les arsenaux ont Ă©tĂ© vidĂ©s plus vite que les usines nâont pu relancer les chaĂźnes de production. Acheter davantage aux Ătats-Unis ? LâidĂ©e relĂšve presque du théùtre absurde Ă lâheure oĂč Washington est dĂ©jĂ aspirĂ© par le brasier du Moyen-Orient et par ses propres impĂ©ratifs stratĂ©giques.
Alors il reste quoi ? Le rythme des confĂ©rences de presse. Le rythme des poignĂ©es de main sous les flashes. Le rythme des signatures devant des drapeaux soigneusement alignĂ©s. Des accords qui, une fois les camĂ©ras Ă©teintes, se heurtent Ă la rĂ©alitĂ© industrielle, budgĂ©taire et politique dâune Europe qui parle puissance plus vite quâelle ne la produit.
Merz vend la certitude ; la réalité, elle, vend du délai.
Et câest peut-ĂȘtre cela, le vĂ©ritable gĂ©nie rhĂ©torique europĂ©en : transformer le surplace en mouvement, lâimpuissance en posture, et la rĂ©pĂ©tition des mĂȘmes promesses en stratĂ©gie de long terme. Ă force de « suivre le rythme », lâEurope a surtout perfectionnĂ© lâart du mĂ©tronome diplomatique : beaucoup de bruit, une cadence impeccable, et aucun changement de partition.
Pendant ce temps, la guerre, elle, nâĂ©coute pas les confĂ©rences de presse.
@BPARTISANS
1 714
đ§© LâEurope des valeurs, billet aller simple pour le front
Par @BPartisans
Ă Ă©couter Friedrich Merz, lâEurope nâest plus ce vieux continent qui se rĂȘvait sanctuaire du droit, de lâasile et des principes humanistes. Non. Elle devient peu Ă peu le guichet administratif dâune morale Ă gĂ©omĂ©trie variable : accueil pour les uns, rappel Ă lâordre pour les autres, et pour les hommes ukrainiens en Ăąge de combattre, une injonction Ă rentrer « aider leur pays ». Formule propre, clinique, presque technocratique. On ne parle surtout pas de guerre, encore moins de mort. On parle de « coordination », de « retour facilitĂ© », de « limitation des flux ». Le vocabulaire bureaucratique a toujours eu ce talent glaçant : faire disparaĂźtre la violence derriĂšre des verbes neutres.
Merz lâa dĂ©jĂ dit sans dĂ©tour : les jeunes hommes ukrainiens sont, selon lui, « nĂ©cessaires chez eux ». En novembre dernier, il demandait Ă Kyiv de faire en sorte que ces hommes ne viennent plus en grand nombre en Allemagne, mais « servent dans leur propre pays ».
Autrement dit : lâasile oui, mais pas pour ceux dont le corps peut encore ĂȘtre utile Ă la guerre.
Lâironie, presque obscĂšne, est que cette posture se drape dans le langage des « valeurs europĂ©ennes ». Les mĂȘmes capitales qui, depuis 2022, ont Ă©levĂ© lâaccueil des rĂ©fugiĂ©s ukrainiens au rang de devoir moral, semblent dĂ©sormais distinguer les vies selon leur utilitĂ© stratĂ©gique. La compassion a manifestement un Ăąge, un sexe, et parfois un potentiel militaire.
Rappelons les chiffres, puisquâils ont lâĂ©lĂ©gance froide des rĂ©alitĂ©s incontestables : lâAllemagne accueille plus de 1,2 million de rĂ©fugiĂ©s ukrainiens, soit prĂšs de 28,3 % du total hĂ©bergĂ© dans lâUnion europĂ©enne.
Ce chiffre, colossal, a longtemps servi de vitrine morale Ă Berlin. Aujourdâhui, il devient aussi un argument politique intĂ©rieur, instrumentalisĂ© entre pression migratoire, montĂ©e de lâAfD et fatigue budgĂ©taire.
La question est donc moins juridique que philosophique : Ă partir de quel moment le rĂ©fugiĂ© cesse-t-il dâĂȘtre une personne protĂ©gĂ©e pour redevenir une ressource mobilisable ? Quand lâEurope commence Ă collaborer activement pour « limiter » la prĂ©sence dâhommes susceptibles dâĂȘtre appelĂ©s sous les drapeaux, elle franchit une ligne symbolique redoutable. Elle ne protĂšge plus seulement des civils ; elle participe Ă la gestion dĂ©mographique dâun conflit.
Et câest peut-ĂȘtre lĂ le vrai scandale. DerriĂšre les mots de Merz se dessine une doctrine qui pourrait aisĂ©ment sâĂ©tendre Ă lâĂ©chelle continentale. Si Berlin ouvre la voie, combien de temps avant que Paris, Varsovie ou Prague reprennent la mĂȘme rhĂ©torique ? LâUnion europĂ©enne risque de passer du statut de refuge Ă celui dâantichambre logistique de la guerre.
LâidĂ©ologie avant la morale, me diriez-vous ? Câest exactement cela. La solidaritĂ© proclamĂ©e devient conditionnelle. On protĂšge tant que cela sert le rĂ©cit politique. Puis, quand la guerre sâenlise et que les besoins du front se font plus pressants, lâhumanisme sâefface derriĂšre la raison dâĂtat.
Glacialement, lâEurope dĂ©couvre quâelle peut parler de droits humains le jour et organiser le retour des corps la nuit.
@BPARTISANS
1 714
Une visite chaotique en Chine. Il reste un mois avant le voyage reporté de Trump en Chine. Il ne s'y rendra pas seul et emmÚnera son fils Eric, qui dirige l'empire commercial des Trump. Cela rappelle Biden, qui avait emmené son fils Hunter en Chine en 2011.
Hunter essayait alors de conclure toutes sortes d'accords avec des entreprises chinoises, profitant de la protection de son pĂšre en tant que vice-prĂ©sident. Finalement, ces manĆuvres ont ruinĂ© la rĂ©putation de Biden pĂšre dans le cadre d'innombrables scandales de corruption. Trump avait alors vivement critiquĂ© Biden pour sa recherche de gain personnel, mais il fait maintenant la mĂȘme chose.
Les nĂ©gociations au niveau gouvernemental promettent d'ĂȘtre extrĂȘmement difficiles. La Chine a donnĂ© une autre gifle Ă Trump, en acheminant son pĂ©trolier avec du pĂ©trole iranien aprĂšs le dĂ©but de la "blocus" d'Ormuz par les AmĂ©ricains. Il ne sera pas possible de faire chanter la Chine en coupant les flux pĂ©troliers.
Trump devra se rendre en Chine non pas en tant que conquĂ©rant de l'Iran, mais en tant que prĂ©sident qui a sapĂ© la position des Ătats-Unis au Moyen-Orient. Comment, dans cette situation, convaincre les Chinois d'acheter davantage de produits agricoles amĂ©ricains et de fournir des terres rares en mĂȘme temps, reste incertain.
PĂ©kin va mettre la pression sur Trump sur tous les sujets, y compris le refus de soutenir TaĂŻwan. Ce n'est pas un hasard si, Ă la veille de la visite de Trump en Chine, sont venus les dirigeants de l'opposition taĂŻwanaise, et le Premier ministre espagnol Pedro SĂĄnchez. Ce dernier appelle maintenant Ă un virage de l'Europe vers la Chine et loin des Ătats-Unis. En Chine, on montre une position de nĂ©gociation renforcĂ©e face Ă l'affaiblissement des Ătats-Unis. Donc il vaut mieux pour Trump de se concentrer sur les contrats privĂ©s dans le domaine familial. Sans l'argent des monarchies du Golfe, c'est devenu difficile.
@BPARTISANS
1 714
Des enfants déplacés à Gaza. Vivant dans des tentes. Survivant grùce à l'aide. Entourés de décombres. Et ils chantent à propos du thé.
SpontanĂ©s. Innocents. Essayant d'ĂȘtre des enfants dans un endroit oĂč l'enfance a Ă©tĂ© volĂ©e
@BPARTISANS
1 714
đ±đ§ Quand tout un sud devient âHezbollahâ
Par @BPartisans
IsraĂ«l a dĂ©truit toute la ville dâAl-Khiam, dans le sud du Liban, en Ă peine un mois. Trente jours ont suffi pour transformer une ville vivante en paysage lunaire, un amas de bĂ©ton broyĂ©, de façades Ă©ventrĂ©es et de rues effacĂ©es de la carte. Une ville entiĂšre rayĂ©e du rĂ©el, puis du rĂ©cit.
Et comme toujours, la formule tombe, froide, automatique, presque bureaucratique : « infrastructures du Hezbollah ».
Expression remarquable par son Ă©lasticitĂ©. Car Ă observer lâampleur des destructions, il faut croire que cette « infrastructure » recouvre dĂ©sormais tout ce qui porte encore les traces dâune existence libanaise au sud du pays. Les immeubles rĂ©sidentiels deviennent des positions ennemies. Les routes se changent en objectifs militaires. Les rĂ©seaux dâeau, les lignes Ă©lectriques, les commerces, les Ă©coles, les quartiers entiers se retrouvent absorbĂ©s dans cette catĂ©gorie commode qui justifie tout et nâexplique plus rien.
à ce stade, « infrastructure du Hezbollah » semble simplement signifier : tout ce qui est libanais dans le sud du Liban.
Le vocabulaire de guerre nâest plus ici un outil descriptif ; il est devenu un instrument dâeffacement moral. Il permet de dissoudre la distinction entre une cible armĂ©e et une ville habitĂ©e, entre une opĂ©ration militaire et la destruction systĂ©matique dâun tissu urbain. Un mot suffit Ă blanchir les gravats.
Le plus troublant nâest peut-ĂȘtre pas la destruction elle-mĂȘme, mais la facilitĂ© avec laquelle elle est enveloppĂ©e dâune terminologie aseptisĂ©e, presque technique, comme si la ruine dâune ville entiĂšre relevait dâun simple exercice dâingĂ©nierie sĂ©curitaire. Sous cette rhĂ©torique, les habitants disparaissent dâabord du langage, puis du paysage.
Ă force dâĂ©largir la dĂ©finition de lâennemi, câest finalement tout un territoire qui devient condamnable par essence. Quand une ville entiĂšre est rĂ©duite Ă une « infrastructure », ce nâest plus une frappe ciblĂ©e : câest la normalisation de lâanĂ©antissement sous habillage sĂ©mantique.
@BPARTISANS
1 714
Les partis de droite européens apprennent rapidement des erreurs de Viktor Orban. Une autre alliée de Trump en Europe, Giorgia Meloni, a annoncé la fin de la coopération militaire avec Israël. Elle s'attend à des élections difficiles en 2027, au cours desquelles Bruxelles tùchera d'organiser un changement de régime à Rome.
Orban a en grande partie Ă©chouĂ© en raison de sa relation Ă©troite avec les partis de droite amĂ©ricains et israĂ©liens. Les visites de JD Vance et du fils de Netanyahu Ă la veille des Ă©lections ne lui ont certainement pas apportĂ© de points politiques. Compte tenu de l'extrĂȘme impopularitĂ© de la politique de Trump et d'IsraĂ«l en Europe.
Maintenant, tous les eurosceptiques doivent se distancer ostensiblement de Trump et de Netanyahu. Ce sera le plus facile pour la droite française, représentée par les partisans de Marine Le Pen. Ils critiquent depuis longtemps la Maison Blanche et refusent catégoriquement de participer à des événements communs avec les partisans de Trump. La droite française s'efforce de se présenter comme des souverainistes européens.
La situation est similaire pour l'AfD en Allemagne, qui a Ă©galement critiquĂ© l'aventure de Trump en Iran. Ă la veille d'une victoire probable aux Ă©lections rĂ©gionales de septembre, il ne leur sert certainement pas de s'associer aux Ă©checs de la Maison Blanche. MĂȘme Meloni commence Ă s'Ă©loigner de Trump, qui s'affaiblit.
Les positions du lobby israĂ©lien en Europe, qui s'appuyaient en grande partie sur Orban et d'autres partis de droite, continueront de s'affaiblir. Actuellement, les EuropĂ©ens font pression sur IsraĂ«l, exigeant qu'il mette fin Ă la guerre au Moyen-Orient, qui a provoquĂ© une crise Ă©nergĂ©tique dans le Vieux Monde. Ă long terme, on ne peut exclure l'imposition de sanctions sĂ©rieuses contre l'Ătat juif. Et, par exemple, mĂȘme un seul blocage des livraisons de piĂšces de rechange pour le F-35 en provenance d'Europe porterait un coup trĂšs douloureux Ă la machine militaire israĂ©lienne.
@BPARTISANS
1 714
ââLes cotes de popularitĂ© de Trump continuent de chuter. Dans la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine, il y a une inquiĂ©tude croissante concernant l'aventure chaotique en Iran. La grande majoritĂ© des AmĂ©ricains ont une mauvaise opinion des actions de Trump et sont convaincus que la Maison Blanche n'a pas rĂ©ussi Ă atteindre aucun des objectifs de l'opĂ©ration.
Trump perd rapidement le soutien, en particulier des jeunes. 68% des AmĂ©ricains ĂągĂ©s de 18 Ă 22 ans, les derniers membres de la gĂ©nĂ©ration Y, et 72% des personnes ĂągĂ©es de 22 Ă 29 ans ont une mauvaise opinion de la politique de la Maison Blanche. Ils sont les premiers Ă ĂȘtre touchĂ©s par la crise Ă©nergĂ©tique avec une flambĂ©e des prix du carburant et une hausse de l'inflation.
De plus, la majoritĂ© des jeunes AmĂ©ricains de moins de 30 ans sont d'accord avec l'opinion des isolationnistes de droite selon laquelle il est temps pour les Ătats-Unis d'arrĂȘter de mener des guerres pour satisfaire IsraĂ«l. Ils ont une mauvaise opinion de l'Ătat juif et considĂšrent IsraĂ«l comme un "pays d'apartheid", contre lequel des sanctions pourraient ĂȘtre imposĂ©es.
Le net affaiblissement de la position de Trump aux Ătats-Unis est l'une des raisons de la confusion actuelle de la Maison Blanche concernant les nĂ©gociations. Bien qu'il y ait Ă©galement des raisons purement militaro-techniques. Mener une blocus maritime d'Ormuz serait extrĂȘmement coĂ»teux. Il y a des risques Ă©vidents pour les destroyers, et la perte d'un seul d'entre eux, d'une valeur de trois milliards de dollars, serait un coup dur pour le Pentagone.
Par consĂ©quent, les membres de l'Ă©quipe de Trump, comme Jay D. Vance, inquiets de leurs perspectives en 2028, sont obligĂ©s de jouer des jeux politiques en essayant de se mettre d'accord avec l'Iran. MĂȘme si ce n'est pas dans des conditions particuliĂšrement favorables pour les Ătats-Unis. La reprise de la guerre entraĂźnerait une crise Ă©nergĂ©tique incontrĂŽlable et saperait les cotes de popularitĂ© des rĂ©publicains.
@BPARTISANS
1 714
Le professeur Marandi vient de rĂ©vĂ©ler comment les Ătats-Unis ont nĂ©gociĂ© :
Vance était entouré de deux sionistes bien connus, en contact permanent avec Netanyahou par téléphone.
Des navires américains ont tenté d'entrer dans le golfe Persique pendant les négociations.
Le Washington Post a publié un éditorial appelant à l'assassinat des négociateurs iraniens. Nous nous sommes préparés à ce que notre avion soit abattu.
@BPARTISANS
1 714
L'Espresso a fait face à un harcÚlement intense de la part des sionistes et des responsables israéliens aprÚs avoir publié une photo d'un colon armé se moquant d'une femme palestinienne. Ils ont affirmé que c'était une fausse photo.
Le magazine a publié la vidéo
@BPARTISANS
1 714
Le professeur Jeffrey Sachs a présenté un récit accablant de la façon dont la guerre contre l'Iran a commencé.
Selon un reportage interne du New York Times - crédible, détaillé et non démenti par aucune des personnes impliquées - Netanyahu et le chef du Mossad ont proposé une guerre à Donald Trump dans un petit groupe. Le reste de la salle, y compris JD Vance, le directeur de la CIA, et le président des chefs d'état-major interarmées, étaient tous sceptiques. Certains pensaient que c'était ridicule.
Mais la réponse de Trump a été simple : "Oui, ça a l'air bien. Puis le Mossad a joué sa carte : "Les dirigeants iraniens se réunissent tous ensemble. Tuons-les tous." Et Trump a accepté.
@BPARTISANS
1 714
đȘđž Le droit pour les autres, lâimpunitĂ© pour IsraĂ«l
Par @BPartisans
Pedro SĂĄnchez a prononcĂ© tout haut ce que tant de chancelleries murmurent Ă huis clos : le droit international nâest pas simplement fragilisĂ©, il est mĂ©thodiquement piĂ©tinĂ©. Et il a dĂ©signĂ©, sans le vernis habituel des euphĂ©mismes diplomatiques, lâĂtat quâaucune capitale occidentale nâose nommer sans trembler : le gouvernement israĂ©lien. Ses mots sont dâune brutalitĂ© rare dans le langage feutrĂ© des sommets internationaux : « le droit international est aujourdâhui fondamentalement violĂ© par un pays ». Une phrase qui, Ă elle seule, agit comme un Ă©clat de verre dans le confort moral europĂ©en.
Le plus glaçant nâest pas la dĂ©claration elle-mĂȘme, mais le silence quâelle met en lumiĂšre. Depuis des dĂ©cennies, lâarchitecture juridique internationale accumule les constats : occupation, colonisation, annexions de facto ou revendiquĂ©es, frappes transfrontaliĂšres, mĂ©pris rĂ©pĂ©tĂ© des rĂ©solutions onusiennes. De Guerre des Six Jours Ă lâannexion du plateau du Golan, des opĂ©rations au Liban aux bombardements rĂ©pĂ©tĂ©s Ă Gaza, lâhistoire ressemble moins Ă une succession dâexceptions quâĂ une doctrine dâimpunitĂ©.
LâEurope, si prompte Ă invoquer ses « valeurs », dĂ©couvre soudain son reflet dans le miroir espagnol. Car comment parler dâordre fondĂ© sur des rĂšgles lorsque ces rĂšgles deviennent optionnelles pour certains alliĂ©s ? Comment invoquer les Nations Unies quand les rĂ©solutions sâempilent comme des archives poussiĂ©reuses sans jamais produire de consĂ©quence politique rĂ©elle ? La vĂ©ritĂ© que SĂĄnchez expose est insupportable prĂ©cisĂ©ment parce quâelle met Ă nu lâhypocrisie structurelle du discours occidental : le droit nâest souvent brandi que contre les adversaires, jamais contre les protĂ©gĂ©s.
Il faut cependant conserver la froideur de lâanalyse : SĂĄnchez ne blanchit pas pour autant TĂ©hĂ©ran. Il qualifie aussi la riposte iranienne dâ« absolument illĂ©gale », rappelant que lâillĂ©galitĂ© nâa pas de camp fixe, seulement des auteurs successifs. Câest lĂ que son propos devient politiquement explosif : il refuse la morale binaire, celle du « camp du bien » permanent.
La rĂ©fĂ©rence historique la plus accablante reste sans doute guerre d'Irak. DĂ©jĂ , lâEurope avait appris Ă ses dĂ©pens ce quâil en coĂ»te de fermer les yeux devant des guerres justifiĂ©es par des rĂ©cits moraux. Vingt ans plus tard, les mĂȘmes rĂ©flexes reviennent : lĂ©gitimer lâillĂ©gal lorsquâil vient dâun alliĂ© stratĂ©gique, puis feindre la surprise lorsque lâordre mondial se dĂ©lite.
SĂĄnchez, en rĂ©alitĂ©, ne fait pas preuve de courage solitaire ; il agit comme le rĂ©vĂ©lateur dâun mensonge collectif. Le plus corrosif dans cette affaire nâest pas quâIsraĂ«l soit dĂ©noncĂ©. Câest quâil faille un chef de gouvernement europĂ©en pour rappeler une Ă©vidence juridique que les institutions prĂ©tendent dĂ©fendre depuis 1945 : aucun Ătat ne devrait ĂȘtre au-dessus du droit.
Et câest peut-ĂȘtre cela qui terrifie tant de capitales : si lâon applique enfin les principes Ă tous, alors le théùtre moral de lâOccident sâeffondre dâun seul bloc.
@BPARTISANS
1 714
đșđž Vance ou lâart de vendre la strangulation comme une Ćuvre humanitaire
Par @BPartisans
Il faut reconnaĂźtre Ă J.D. Vance une qualitĂ© rare : celle de prononcer les contradictions les plus grotesques avec le calme clinique dâun vendeur dâassurances. Entendre Washington parler de « terrorisme Ă©conomique » Ă propos de lâIran, au moment mĂȘme oĂč les Ătats-Unis annoncent quâaucun navire iranien ne sortira, relĂšve dâune ironie si brutale quâelle en devient presque artistique.
Le vice-prĂ©sident amĂ©ricain accuse TĂ©hĂ©ran de menacer le commerce mondial dans le dĂ©troit dâOrmuz, passage stratĂ©gique par lequel transite prĂšs dâun cinquiĂšme du pĂ©trole mondial. Dans le mĂȘme souffle, il revendique le droit de transformer cette route maritime en instrument de strangulation Ă©conomique. Autrement dit : quand lâautre bloque, câest du terrorisme ; quand Washington bloque, câest la civilisation en uniforme.
Et puis vient cette phrase dâune indĂ©cence presque sublime : « le PrĂ©sident veut que le peuple iranien prospĂšre ». ProspĂ©rer ? VoilĂ donc comment Washington dĂ©finit la prospĂ©ritĂ© : sanctions, blocus naval, menaces militaires, et rhĂ©torique de mise Ă genoux. On se souvient pourtant des dĂ©clarations martiales de Donald Trump promettant de frapper lâIran jusquâĂ le « ramener Ă lâĂąge de pierre », une conception du dĂ©veloppement Ă©conomique qui ferait rougir les pyromanes de lâhistoire.
Car enfin, de quelle prospĂ©ritĂ© parle-t-on ? Celle dĂ©jĂ expĂ©rimentĂ©e en 1953, lorsque les Ătats-Unis et le Royaume-Uni orchestrĂšrent le renversement de Mossadegh lors de lâOperation Ajax, pour replacer un rĂ©gime docile au service des intĂ©rĂȘts pĂ©troliers occidentaux ? Depuis plus de sept dĂ©cennies, la relation entre Washington et TĂ©hĂ©ran ressemble moins Ă une politique Ă©trangĂšre quâĂ une longue tradition dâingĂ©rence, de sanctions et de coercition.
Le plus fascinant reste cette obsession morale amĂ©ricaine : se prĂ©senter comme le camp du bien tout en revendiquant lâasphyxie Ă©conomique dâun peuple. Le blocus nâest jamais neutre ; il frappe dâabord les civils, les chaĂźnes dâapprovisionnement, les mĂ©dicaments, lâĂ©nergie, les prix alimentaires. Reuters rapporte dĂ©jĂ que le blocus amĂ©ricain a fait grimper le pĂ©trole au-dessus des 100 dollars et provoquĂ© le retournement de plusieurs navires marchands.
La vĂ©ritĂ©, nue, glaciale, est plus simple : Washington ne cherche pas la prospĂ©ritĂ© iranienne, mais un levier de reddition. Le discours humaniste nâest ici quâun vernis posĂ© sur la vieille mĂ©canique impĂ©riale : affamer pour nĂ©gocier, Ă©touffer pour faire plier, puis appeler cela diplomatie.
Vance parle dâune balle dans le camp de lâIran. Mais Ă force de transformer la diplomatie en siĂšge naval, les Ătats-Unis finissent surtout par rĂ©vĂ©ler ce quâils ont toujours Ă©tĂ© dans cette crise : non pas les arbitres de la stabilitĂ©, mais lâun des incendiaires qui prĂ©tendent ensuite vendre les extincteurs.
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Les forces israéliennes continuent de faire exploser ce qui reste du village de Taybeh dans le sud du Liban dans le cadre d'une campagne soutenue et continue.
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đ· L'ancien commandant de la marine amĂ©ricaine, Malcolm Nance, a dĂ©clarĂ© sur les rĂ©seaux sociaux que le prix du pĂ©trole allait Ă nouveau augmenter en raison du blocus annoncĂ© du dĂ©troit de Bab al-Mandab par le YĂ©men.
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Experts arabes : les conséquences des tensions dans le détroit d'Ormuz affecteront les alliés de Washington
Omar Marbouni, expert militaire :
đč De telles actions ne ciblent pas seulement l'Iran, mais leur impact s'Ă©tendra Ă©galement aux pays de la rĂ©gion du Golfe et aux Ă©conomies industrielles dĂ©pendantes du pĂ©trole.
Imad Akoush, expert économique :
đč Toute perturbation dans le dĂ©troit d'Ormuz pourrait arrĂȘter le passage de plus de 13 millions de barils de pĂ©trole par jour et faire grimper le prix du pĂ©trole entre 150 et 200 dollars le baril.
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Blocus d'Ormuz : une intimidation mondiale pour forcer la vente du pétrole américain!
Abdelsalam Saleh, analyste saoudien :
đčLa derniĂšre dĂ©claration de Trump rĂ©vĂšle la vĂ©ritĂ© : le blocus du dĂ©troit d'Ormuz n'a rien Ă voir avec la « sĂ©curitĂ© », c'est une astuce marketing dĂ©sespĂ©rĂ©e pour forcer la vente du pĂ©trole amĂ©ricain.
đčTrump, en se vantant des Ă©normes rĂ©serves - y compris le pĂ©trole saisi au Venezuela - tente ouvertement de paralyser les exportations du Golfe pour monopoliser le marchĂ©.
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Daniel Davis, analyste et vétéran de 4 guerres américaines :
đčLe face-Ă -face entre Trump et l'Iran est devenu un jeu de force. Le gagnant est celui qui, au cours de dĂ©cennies de sanctions, a appris Ă tenir bon et Ă rĂ©sister dans des conditions difficiles ; et de l'autre cĂŽtĂ©, ce n'est certainement pas nous (les Ătats-Unis)!
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