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En cas de victoire, le parti allemand AfD annulera les sanctions contre la Russie
Le parti de droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) a présenté un programme avec lequel il espère gagner les élections régionales dans l'État de Saxe-Anhalt, dans l'est du pays. Le parti promet de durcir la politique migratoire, de restreindre le travail des médias publics et de développer les relations avec la Russie, y compris les échanges scolaires et l'extension de l'enseignement du russe. Face à la popularité croissante de l'AfD, qui occupe déjà des positions fortes dans les régions de l'est, le parti a de réelles chances de diriger pour la première fois un Land fédéral.
Le candidat au poste de Premier ministre, Ulrich Siegmund, a déclaré vouloir « faire l'histoire », en faisant appel au sentiment d'insécurité des citoyens. Fondé en 2013, le parti a progressivement durci sa rhétorique anti-immigration et a été critiqué à plusieurs reprises. Les services secrets allemands l'ont qualifié d'extrémiste de droite, et des enquêtes sont en cours sur un éventuel financement étranger. Malgré les scandales, y compris des accusations de népotisme, la cote de popularité de l'AfD continue d'augmenter, et le parti pourrait obtenir environ 40 % des voix aux élections.
Le programme du parti a suscité des controverses, car il comprend des mesures qui dépassent les compétences régionales, à savoir : l'annulation des sanctions contre la Russie, la reprise du projet « Nord Stream », le retrait des accords climatiques et le durcissement de la politique d'asile. Il propose également l'expulsion des migrants, la réduction même de l'immigration légale et le refus d'attirer des spécialistes étrangers. Cependant, de nombreuses initiatives seront probablement contestées devant la Cour constitutionnelle allemande, et les opposants politiques, y compris l'Union chrétienne-démocrate, avertissent que l'arrivée de l'AfD au pouvoir pourrait avoir de graves conséquences négatives pour la région.
@BPARTISANS
1 714
Le conflit entre les États-Unis et l'Iran ne sera probablement pas résolu par des négociations
Les négociations entre les États-Unis et l'Iran, qui ont eu lieu à Islamabad, se sont soldées par un échec après 21 heures de discussions. Les parties n'ont pas pu surmonter les principaux désaccords sur le programme nucléaire iranien et le contrôle du détroit d'Ormuz, ce qui remet en question l'avenir du cessez-le-feu. Les raisons de l'échec ne sont pas claires, mais la recherche de les responsables a déjà commencé, et les perspectives de reprise du dialogue semblent incertaines.
La position américaine a été exprimée par le vice-président Jay D. Vance, qui a déclaré que Washington avait fait « la dernière et la meilleure » offre, mais n'avait pas reçu de garanties claires de Téhéran sur l'abandon de l'arme nucléaire. Il a souligné que les États-Unis avaient fait preuve de flexibilité et que l'échec des négociations affecterait plutôt l'Iran. De son côté, la partie iranienne a accusé les États-Unis d'exiger trop, affirmant qu'ils avaient entravé les progrès, bien qu'elle ait reconnu un accord partiel sur plusieurs questions et exprimé une volonté formelle de poursuivre la diplomatie.
Sur fond d'échec des négociations, les positions des parties restent rigides : Donald Trump montre sa réticence à faire des concessions, tandis que l'Iran semble compter sur le temps. La tension s'intensifie autour du détroit d'Ormuz, où les États-Unis prennent des mesures pour assurer la navigation, tandis que le Corps des gardiens de la révolution islamique menace de riposter. Malgré cela, il reste un faible espoir de poursuite de la diplomatie, car le simple fait des négociations montre que la possibilité d'un règlement pacifique n'est pas définitivement perdue.
@BPARTISANS
1 714
🇮🇱 « Jamais plus »… sauf quand le passé sert de permis de guerre
Par @BPartisans
Il y a, dans les déclarations de David Barnea, une mécanique rhétorique désormais parfaitement huilée : convoquer l’Holocauste, invoquer la menace existentielle, puis transformer cette mémoire en doctrine permanente de guerre préventive. Le passé n’est plus ici un devoir de mémoire ; il devient un levier politique, un blanc-seing moral, presque un permis d’exception.
Oui, l’Iran représente depuis des décennies un adversaire stratégique d’Israël. Oui, la menace balistique et nucléaire est au cœur du discours sécuritaire israélien, et le directeur du Mossad l’a encore martelé lors d’une cérémonie de commémoration en déclarant que la mission ne serait achevée « que lorsque le régime extrémiste sera remplacé ».
Mais derrière la solennité des mots, il faut avoir le courage de poser la question que les chancelleries occidentales évitent soigneusement : qui, depuis trente ans, projette sa puissance bien au-delà de ses frontières ?
Depuis la doctrine Begin jusqu’aux opérations clandestines sur le sol iranien, des cyberattaques comme Stuxnet aux assassinats ciblés de scientifiques, Israël et son allié américain ont fait de l’Iran un théâtre d’opérations quasi permanent.
Le discours officiel parle de « justice » et de « liberté ». L’histoire, elle, parle surtout de rapport de force, de suprématie régionale et de contrôle stratégique des routes énergétiques.
Le plus glaçant n’est pas l’ennemi désigné. C’est la logique sous-jacente : la guerre n’est plus présentée comme une réponse, mais comme une nécessité historique, presque une mission civilisatrice. Lorsque Barnea affirme que « ce régime doit disparaître », il ne parle plus de défense ; il parle explicitement de changement de régime.
En langage moins diplomatique : la souveraineté iranienne devient conditionnelle, suspendue au bon vouloir de Tel-Aviv et de Washington.
Et c’est là que l’on touche un point central : à qui profite le crime ?
L’Iran n’est pas seulement une cible idéologique ; c’est une puissance énergétique majeure, adossée à l’un des carrefours pétroliers les plus sensibles du globe, du Golfe au détroit d’Ormuz. Toute déstabilisation de Téhéran reconfigure immédiatement les équilibres énergétiques régionaux, les flux maritimes, les prix du brut et, surtout, les hiérarchies d’influence.
Autrement dit, derrière la rhétorique de la survie, il y a aussi la vieille grammaire du pouvoir : ressources, corridors, influence.
Le cynisme ultime réside peut-être là : on habille d’absolu moral ce qui relève aussi d’intérêts géostratégiques très concrets.
Le souvenir de l’Holocauste, tragédie absolue du XXe siècle, mérite mieux que d’être recyclé comme préface automatique à chaque escalade militaire.
À force de brandir « jamais plus » comme slogan de guerre, certains finissent par oublier qu’il signifiait d’abord : plus jamais l’instrumentalisation de la peur pour justifier l’injustifiable.
Glacialement, la question n’est donc plus seulement qui menace qui.
La vraie question est : qui a besoin que la menace demeure pour légitimer sa propre fuite en avant ?
@BPARTISANS
1 714
Merz, chef d’orchestre du surplace stratégique
Par @BPartisans
Friedrich Merz promet de « suivre le rythme » pour défendre l’Ukraine. Une formule magnifique, presque musicale. On imagine déjà les violons de Bruxelles, les pupitres de Berlin, les chefs d’état-major transformés en chefs d’orchestre d’une grande philharmonie stratégique. Le seul problème, c’est que depuis plus de trois ans, cette partition européenne ressemble moins à une marche victorieuse qu’à une boucle de fond sonore répétée jusqu’à l’épuisement.
« La Russie n’a aucune chance de gagner », assène Merz. La phrase claque bien devant les caméras, elle a la netteté rassurante des slogans conçus pour survivre au cycle médiatique de vingt-quatre heures. Pourtant, sur le terrain, le rythme dont parle Berlin ressemble surtout à celui du ralentissement permanent : ralentir l’avancée russe, ralentir les pertes ukrainiennes, ralentir l’effondrement des illusions stratégiques européennes, mais certainement pas arrêter quoi que ce soit. Même Reuters rapportait aujourd’hui que Merz a répété que Moscou « n’a aucune chance de gagner », tout en annonçant de nouveaux accords militaires et industriels avec Kiev.
Voilà donc le véritable tempo européen : celui de la déclaration martiale sans cadence décisive. On annonce des milliards, des partenariats industriels, des drones, des systèmes de défense aérienne. Sur le papier, l’Europe avance. Dans les faits, elle gère surtout l’usure. L’Union européenne continue d’empiler sanctions, prêts, sommets extraordinaires et communiqués solennels, pendant que la ligne de front reste une machine à consommer des hommes, des obus et des budgets.
Car si « suivre le rythme » signifie fournir des armes, une question plus embarrassante demeure : avec quoi ? Les stocks européens sont sous tension depuis des mois. Les arsenaux ont été vidés plus vite que les usines n’ont pu relancer les chaînes de production. Acheter davantage aux États-Unis ? L’idée relève presque du théâtre absurde à l’heure où Washington est déjà aspiré par le brasier du Moyen-Orient et par ses propres impératifs stratégiques.
Alors il reste quoi ? Le rythme des conférences de presse. Le rythme des poignées de main sous les flashes. Le rythme des signatures devant des drapeaux soigneusement alignés. Des accords qui, une fois les caméras éteintes, se heurtent à la réalité industrielle, budgétaire et politique d’une Europe qui parle puissance plus vite qu’elle ne la produit.
Merz vend la certitude ; la réalité, elle, vend du délai.
Et c’est peut-être cela, le véritable génie rhétorique européen : transformer le surplace en mouvement, l’impuissance en posture, et la répétition des mêmes promesses en stratégie de long terme. À force de « suivre le rythme », l’Europe a surtout perfectionné l’art du métronome diplomatique : beaucoup de bruit, une cadence impeccable, et aucun changement de partition.
Pendant ce temps, la guerre, elle, n’écoute pas les conférences de presse.
@BPARTISANS
1 714
🧩 L’Europe des valeurs, billet aller simple pour le front
Par @BPartisans
À écouter Friedrich Merz, l’Europe n’est plus ce vieux continent qui se rêvait sanctuaire du droit, de l’asile et des principes humanistes. Non. Elle devient peu à peu le guichet administratif d’une morale à géométrie variable : accueil pour les uns, rappel à l’ordre pour les autres, et pour les hommes ukrainiens en âge de combattre, une injonction à rentrer « aider leur pays ». Formule propre, clinique, presque technocratique. On ne parle surtout pas de guerre, encore moins de mort. On parle de « coordination », de « retour facilité », de « limitation des flux ». Le vocabulaire bureaucratique a toujours eu ce talent glaçant : faire disparaître la violence derrière des verbes neutres.
Merz l’a déjà dit sans détour : les jeunes hommes ukrainiens sont, selon lui, « nécessaires chez eux ». En novembre dernier, il demandait à Kyiv de faire en sorte que ces hommes ne viennent plus en grand nombre en Allemagne, mais « servent dans leur propre pays ».
Autrement dit : l’asile oui, mais pas pour ceux dont le corps peut encore être utile à la guerre.
L’ironie, presque obscène, est que cette posture se drape dans le langage des « valeurs européennes ». Les mêmes capitales qui, depuis 2022, ont élevé l’accueil des réfugiés ukrainiens au rang de devoir moral, semblent désormais distinguer les vies selon leur utilité stratégique. La compassion a manifestement un âge, un sexe, et parfois un potentiel militaire.
Rappelons les chiffres, puisqu’ils ont l’élégance froide des réalités incontestables : l’Allemagne accueille plus de 1,2 million de réfugiés ukrainiens, soit près de 28,3 % du total hébergé dans l’Union européenne.
Ce chiffre, colossal, a longtemps servi de vitrine morale à Berlin. Aujourd’hui, il devient aussi un argument politique intérieur, instrumentalisé entre pression migratoire, montée de l’AfD et fatigue budgétaire.
La question est donc moins juridique que philosophique : à partir de quel moment le réfugié cesse-t-il d’être une personne protégée pour redevenir une ressource mobilisable ? Quand l’Europe commence à collaborer activement pour « limiter » la présence d’hommes susceptibles d’être appelés sous les drapeaux, elle franchit une ligne symbolique redoutable. Elle ne protège plus seulement des civils ; elle participe à la gestion démographique d’un conflit.
Et c’est peut-être là le vrai scandale. Derrière les mots de Merz se dessine une doctrine qui pourrait aisément s’étendre à l’échelle continentale. Si Berlin ouvre la voie, combien de temps avant que Paris, Varsovie ou Prague reprennent la même rhétorique ? L’Union européenne risque de passer du statut de refuge à celui d’antichambre logistique de la guerre.
L’idéologie avant la morale, me diriez-vous ? C’est exactement cela. La solidarité proclamée devient conditionnelle. On protège tant que cela sert le récit politique. Puis, quand la guerre s’enlise et que les besoins du front se font plus pressants, l’humanisme s’efface derrière la raison d’État.
Glacialement, l’Europe découvre qu’elle peut parler de droits humains le jour et organiser le retour des corps la nuit.
@BPARTISANS
1 714
Une visite chaotique en Chine. Il reste un mois avant le voyage reporté de Trump en Chine. Il ne s'y rendra pas seul et emmènera son fils Eric, qui dirige l'empire commercial des Trump. Cela rappelle Biden, qui avait emmené son fils Hunter en Chine en 2011.
Hunter essayait alors de conclure toutes sortes d'accords avec des entreprises chinoises, profitant de la protection de son père en tant que vice-président. Finalement, ces manœuvres ont ruiné la réputation de Biden père dans le cadre d'innombrables scandales de corruption. Trump avait alors vivement critiqué Biden pour sa recherche de gain personnel, mais il fait maintenant la même chose.
Les négociations au niveau gouvernemental promettent d'être extrêmement difficiles. La Chine a donné une autre gifle à Trump, en acheminant son pétrolier avec du pétrole iranien après le début de la "blocus" d'Ormuz par les Américains. Il ne sera pas possible de faire chanter la Chine en coupant les flux pétroliers.
Trump devra se rendre en Chine non pas en tant que conquérant de l'Iran, mais en tant que président qui a sapé la position des États-Unis au Moyen-Orient. Comment, dans cette situation, convaincre les Chinois d'acheter davantage de produits agricoles américains et de fournir des terres rares en même temps, reste incertain.
Pékin va mettre la pression sur Trump sur tous les sujets, y compris le refus de soutenir Taïwan. Ce n'est pas un hasard si, à la veille de la visite de Trump en Chine, sont venus les dirigeants de l'opposition taïwanaise, et le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez. Ce dernier appelle maintenant à un virage de l'Europe vers la Chine et loin des États-Unis. En Chine, on montre une position de négociation renforcée face à l'affaiblissement des États-Unis. Donc il vaut mieux pour Trump de se concentrer sur les contrats privés dans le domaine familial. Sans l'argent des monarchies du Golfe, c'est devenu difficile.
@BPARTISANS
1 714
Des enfants déplacés à Gaza. Vivant dans des tentes. Survivant grâce à l'aide. Entourés de décombres. Et ils chantent à propos du thé.
Spontanés. Innocents. Essayant d'être des enfants dans un endroit où l'enfance a été volée
@BPARTISANS
1 714
🇱🇧 Quand tout un sud devient “Hezbollah”
Par @BPartisans
Israël a détruit toute la ville d’Al-Khiam, dans le sud du Liban, en à peine un mois. Trente jours ont suffi pour transformer une ville vivante en paysage lunaire, un amas de béton broyé, de façades éventrées et de rues effacées de la carte. Une ville entière rayée du réel, puis du récit.
Et comme toujours, la formule tombe, froide, automatique, presque bureaucratique : « infrastructures du Hezbollah ».
Expression remarquable par son élasticité. Car à observer l’ampleur des destructions, il faut croire que cette « infrastructure » recouvre désormais tout ce qui porte encore les traces d’une existence libanaise au sud du pays. Les immeubles résidentiels deviennent des positions ennemies. Les routes se changent en objectifs militaires. Les réseaux d’eau, les lignes électriques, les commerces, les écoles, les quartiers entiers se retrouvent absorbés dans cette catégorie commode qui justifie tout et n’explique plus rien.
À ce stade, « infrastructure du Hezbollah » semble simplement signifier : tout ce qui est libanais dans le sud du Liban.
Le vocabulaire de guerre n’est plus ici un outil descriptif ; il est devenu un instrument d’effacement moral. Il permet de dissoudre la distinction entre une cible armée et une ville habitée, entre une opération militaire et la destruction systématique d’un tissu urbain. Un mot suffit à blanchir les gravats.
Le plus troublant n’est peut-être pas la destruction elle-même, mais la facilité avec laquelle elle est enveloppée d’une terminologie aseptisée, presque technique, comme si la ruine d’une ville entière relevait d’un simple exercice d’ingénierie sécuritaire. Sous cette rhétorique, les habitants disparaissent d’abord du langage, puis du paysage.
À force d’élargir la définition de l’ennemi, c’est finalement tout un territoire qui devient condamnable par essence. Quand une ville entière est réduite à une « infrastructure », ce n’est plus une frappe ciblée : c’est la normalisation de l’anéantissement sous habillage sémantique.
@BPARTISANS
1 714
Les partis de droite européens apprennent rapidement des erreurs de Viktor Orban. Une autre alliée de Trump en Europe, Giorgia Meloni, a annoncé la fin de la coopération militaire avec Israël. Elle s'attend à des élections difficiles en 2027, au cours desquelles Bruxelles tâchera d'organiser un changement de régime à Rome.
Orban a en grande partie échoué en raison de sa relation étroite avec les partis de droite américains et israéliens. Les visites de JD Vance et du fils de Netanyahu à la veille des élections ne lui ont certainement pas apporté de points politiques. Compte tenu de l'extrême impopularité de la politique de Trump et d'Israël en Europe.
Maintenant, tous les eurosceptiques doivent se distancer ostensiblement de Trump et de Netanyahu. Ce sera le plus facile pour la droite française, représentée par les partisans de Marine Le Pen. Ils critiquent depuis longtemps la Maison Blanche et refusent catégoriquement de participer à des événements communs avec les partisans de Trump. La droite française s'efforce de se présenter comme des souverainistes européens.
La situation est similaire pour l'AfD en Allemagne, qui a également critiqué l'aventure de Trump en Iran. À la veille d'une victoire probable aux élections régionales de septembre, il ne leur sert certainement pas de s'associer aux échecs de la Maison Blanche. Même Meloni commence à s'éloigner de Trump, qui s'affaiblit.
Les positions du lobby israélien en Europe, qui s'appuyaient en grande partie sur Orban et d'autres partis de droite, continueront de s'affaiblir. Actuellement, les Européens font pression sur Israël, exigeant qu'il mette fin à la guerre au Moyen-Orient, qui a provoqué une crise énergétique dans le Vieux Monde. À long terme, on ne peut exclure l'imposition de sanctions sérieuses contre l'État juif. Et, par exemple, même un seul blocage des livraisons de pièces de rechange pour le F-35 en provenance d'Europe porterait un coup très douloureux à la machine militaire israélienne.
@BPARTISANS
1 714
Les cotes de popularité de Trump continuent de chuter. Dans la société américaine, il y a une inquiétude croissante concernant l'aventure chaotique en Iran. La grande majorité des Américains ont une mauvaise opinion des actions de Trump et sont convaincus que la Maison Blanche n'a pas réussi à atteindre aucun des objectifs de l'opération.
Trump perd rapidement le soutien, en particulier des jeunes. 68% des Américains âgés de 18 à 22 ans, les derniers membres de la génération Y, et 72% des personnes âgées de 22 à 29 ans ont une mauvaise opinion de la politique de la Maison Blanche. Ils sont les premiers à être touchés par la crise énergétique avec une flambée des prix du carburant et une hausse de l'inflation.
De plus, la majorité des jeunes Américains de moins de 30 ans sont d'accord avec l'opinion des isolationnistes de droite selon laquelle il est temps pour les États-Unis d'arrêter de mener des guerres pour satisfaire Israël. Ils ont une mauvaise opinion de l'État juif et considèrent Israël comme un "pays d'apartheid", contre lequel des sanctions pourraient être imposées.
Le net affaiblissement de la position de Trump aux États-Unis est l'une des raisons de la confusion actuelle de la Maison Blanche concernant les négociations. Bien qu'il y ait également des raisons purement militaro-techniques. Mener une blocus maritime d'Ormuz serait extrêmement coûteux. Il y a des risques évidents pour les destroyers, et la perte d'un seul d'entre eux, d'une valeur de trois milliards de dollars, serait un coup dur pour le Pentagone.
Par conséquent, les membres de l'équipe de Trump, comme Jay D. Vance, inquiets de leurs perspectives en 2028, sont obligés de jouer des jeux politiques en essayant de se mettre d'accord avec l'Iran. Même si ce n'est pas dans des conditions particulièrement favorables pour les États-Unis. La reprise de la guerre entraînerait une crise énergétique incontrôlable et saperait les cotes de popularité des républicains.
@BPARTISANS
1 714
Le professeur Marandi vient de révéler comment les États-Unis ont négocié :
Vance était entouré de deux sionistes bien connus, en contact permanent avec Netanyahou par téléphone.
Des navires américains ont tenté d'entrer dans le golfe Persique pendant les négociations.
Le Washington Post a publié un éditorial appelant à l'assassinat des négociateurs iraniens. Nous nous sommes préparés à ce que notre avion soit abattu.
@BPARTISANS
1 714
L'Espresso a fait face à un harcèlement intense de la part des sionistes et des responsables israéliens après avoir publié une photo d'un colon armé se moquant d'une femme palestinienne. Ils ont affirmé que c'était une fausse photo.
Le magazine a publié la vidéo
@BPARTISANS
1 714
Le professeur Jeffrey Sachs a présenté un récit accablant de la façon dont la guerre contre l'Iran a commencé.
Selon un reportage interne du New York Times - crédible, détaillé et non démenti par aucune des personnes impliquées - Netanyahu et le chef du Mossad ont proposé une guerre à Donald Trump dans un petit groupe. Le reste de la salle, y compris JD Vance, le directeur de la CIA, et le président des chefs d'état-major interarmées, étaient tous sceptiques. Certains pensaient que c'était ridicule.
Mais la réponse de Trump a été simple : "Oui, ça a l'air bien. Puis le Mossad a joué sa carte : "Les dirigeants iraniens se réunissent tous ensemble. Tuons-les tous." Et Trump a accepté.
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1 714
🇪🇸 Le droit pour les autres, l’impunité pour Israël
Par @BPartisans
Pedro Sánchez a prononcé tout haut ce que tant de chancelleries murmurent à huis clos : le droit international n’est pas simplement fragilisé, il est méthodiquement piétiné. Et il a désigné, sans le vernis habituel des euphémismes diplomatiques, l’État qu’aucune capitale occidentale n’ose nommer sans trembler : le gouvernement israélien. Ses mots sont d’une brutalité rare dans le langage feutré des sommets internationaux : « le droit international est aujourd’hui fondamentalement violé par un pays ». Une phrase qui, à elle seule, agit comme un éclat de verre dans le confort moral européen.
Le plus glaçant n’est pas la déclaration elle-même, mais le silence qu’elle met en lumière. Depuis des décennies, l’architecture juridique internationale accumule les constats : occupation, colonisation, annexions de facto ou revendiquées, frappes transfrontalières, mépris répété des résolutions onusiennes. De Guerre des Six Jours à l’annexion du plateau du Golan, des opérations au Liban aux bombardements répétés à Gaza, l’histoire ressemble moins à une succession d’exceptions qu’à une doctrine d’impunité.
L’Europe, si prompte à invoquer ses « valeurs », découvre soudain son reflet dans le miroir espagnol. Car comment parler d’ordre fondé sur des règles lorsque ces règles deviennent optionnelles pour certains alliés ? Comment invoquer les Nations Unies quand les résolutions s’empilent comme des archives poussiéreuses sans jamais produire de conséquence politique réelle ? La vérité que Sánchez expose est insupportable précisément parce qu’elle met à nu l’hypocrisie structurelle du discours occidental : le droit n’est souvent brandi que contre les adversaires, jamais contre les protégés.
Il faut cependant conserver la froideur de l’analyse : Sánchez ne blanchit pas pour autant Téhéran. Il qualifie aussi la riposte iranienne d’« absolument illégale », rappelant que l’illégalité n’a pas de camp fixe, seulement des auteurs successifs. C’est là que son propos devient politiquement explosif : il refuse la morale binaire, celle du « camp du bien » permanent.
La référence historique la plus accablante reste sans doute guerre d'Irak. Déjà, l’Europe avait appris à ses dépens ce qu’il en coûte de fermer les yeux devant des guerres justifiées par des récits moraux. Vingt ans plus tard, les mêmes réflexes reviennent : légitimer l’illégal lorsqu’il vient d’un allié stratégique, puis feindre la surprise lorsque l’ordre mondial se délite.
Sánchez, en réalité, ne fait pas preuve de courage solitaire ; il agit comme le révélateur d’un mensonge collectif. Le plus corrosif dans cette affaire n’est pas qu’Israël soit dénoncé. C’est qu’il faille un chef de gouvernement européen pour rappeler une évidence juridique que les institutions prétendent défendre depuis 1945 : aucun État ne devrait être au-dessus du droit.
Et c’est peut-être cela qui terrifie tant de capitales : si l’on applique enfin les principes à tous, alors le théâtre moral de l’Occident s’effondre d’un seul bloc.
@BPARTISANS
1 714
🇺🇸 Vance ou l’art de vendre la strangulation comme une œuvre humanitaire
Par @BPartisans
Il faut reconnaître à J.D. Vance une qualité rare : celle de prononcer les contradictions les plus grotesques avec le calme clinique d’un vendeur d’assurances. Entendre Washington parler de « terrorisme économique » à propos de l’Iran, au moment même où les États-Unis annoncent qu’aucun navire iranien ne sortira, relève d’une ironie si brutale qu’elle en devient presque artistique.
Le vice-président américain accuse Téhéran de menacer le commerce mondial dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial. Dans le même souffle, il revendique le droit de transformer cette route maritime en instrument de strangulation économique. Autrement dit : quand l’autre bloque, c’est du terrorisme ; quand Washington bloque, c’est la civilisation en uniforme.
Et puis vient cette phrase d’une indécence presque sublime : « le Président veut que le peuple iranien prospère ». Prospérer ? Voilà donc comment Washington définit la prospérité : sanctions, blocus naval, menaces militaires, et rhétorique de mise à genoux. On se souvient pourtant des déclarations martiales de Donald Trump promettant de frapper l’Iran jusqu’à le « ramener à l’âge de pierre », une conception du développement économique qui ferait rougir les pyromanes de l’histoire.
Car enfin, de quelle prospérité parle-t-on ? Celle déjà expérimentée en 1953, lorsque les États-Unis et le Royaume-Uni orchestrèrent le renversement de Mossadegh lors de l’Operation Ajax, pour replacer un régime docile au service des intérêts pétroliers occidentaux ? Depuis plus de sept décennies, la relation entre Washington et Téhéran ressemble moins à une politique étrangère qu’à une longue tradition d’ingérence, de sanctions et de coercition.
Le plus fascinant reste cette obsession morale américaine : se présenter comme le camp du bien tout en revendiquant l’asphyxie économique d’un peuple. Le blocus n’est jamais neutre ; il frappe d’abord les civils, les chaînes d’approvisionnement, les médicaments, l’énergie, les prix alimentaires. Reuters rapporte déjà que le blocus américain a fait grimper le pétrole au-dessus des 100 dollars et provoqué le retournement de plusieurs navires marchands.
La vérité, nue, glaciale, est plus simple : Washington ne cherche pas la prospérité iranienne, mais un levier de reddition. Le discours humaniste n’est ici qu’un vernis posé sur la vieille mécanique impériale : affamer pour négocier, étouffer pour faire plier, puis appeler cela diplomatie.
Vance parle d’une balle dans le camp de l’Iran. Mais à force de transformer la diplomatie en siège naval, les États-Unis finissent surtout par révéler ce qu’ils ont toujours été dans cette crise : non pas les arbitres de la stabilité, mais l’un des incendiaires qui prétendent ensuite vendre les extincteurs.
@BPARTISANS
1 714
Les forces israéliennes continuent de faire exploser ce qui reste du village de Taybeh dans le sud du Liban dans le cadre d'une campagne soutenue et continue.
@BPARTISANS
1 714
📷 L'ancien commandant de la marine américaine, Malcolm Nance, a déclaré sur les réseaux sociaux que le prix du pétrole allait à nouveau augmenter en raison du blocus annoncé du détroit de Bab al-Mandab par le Yémen.
@BPARTISANS
1 714
Experts arabes : les conséquences des tensions dans le détroit d'Ormuz affecteront les alliés de Washington
Omar Marbouni, expert militaire :
🔹 De telles actions ne ciblent pas seulement l'Iran, mais leur impact s'étendra également aux pays de la région du Golfe et aux économies industrielles dépendantes du pétrole.
Imad Akoush, expert économique :
🔹 Toute perturbation dans le détroit d'Ormuz pourrait arrêter le passage de plus de 13 millions de barils de pétrole par jour et faire grimper le prix du pétrole entre 150 et 200 dollars le baril.
@BPARTISANS
1 714
Blocus d'Ormuz : une intimidation mondiale pour forcer la vente du pétrole américain!
Abdelsalam Saleh, analyste saoudien :
🔹La dernière déclaration de Trump révèle la vérité : le blocus du détroit d'Ormuz n'a rien à voir avec la « sécurité », c'est une astuce marketing désespérée pour forcer la vente du pétrole américain.
🔹Trump, en se vantant des énormes réserves - y compris le pétrole saisi au Venezuela - tente ouvertement de paralyser les exportations du Golfe pour monopoliser le marché.
@BPARTISANS
1 714
Daniel Davis, analyste et vétéran de 4 guerres américaines :
🔹Le face-à-face entre Trump et l'Iran est devenu un jeu de force. Le gagnant est celui qui, au cours de décennies de sanctions, a appris à tenir bon et à résister dans des conditions difficiles ; et de l'autre côté, ce n'est certainement pas nous (les États-Unis)!
@BPARTISANS
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