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đŸ‡Ș🇾 Le droit pour les autres, l’impunitĂ© pour IsraĂ«l Par @BPartisans Pedro SĂĄnchez a prononcĂ© tout haut ce que tant de chancelleries murmurent Ă  huis clos : le droit international n’est pas simplement fragilisĂ©, il est mĂ©thodiquement piĂ©tinĂ©. Et il a dĂ©signĂ©, sans le vernis habituel des euphĂ©mismes diplomatiques, l’État qu’aucune capitale occidentale n’ose nommer sans trembler : le gouvernement israĂ©lien. Ses mots sont d’une brutalitĂ© rare dans le langage feutrĂ© des sommets internationaux : « le droit international est aujourd’hui fondamentalement violĂ© par un pays ». Une phrase qui, Ă  elle seule, agit comme un Ă©clat de verre dans le confort moral europĂ©en. Le plus glaçant n’est pas la dĂ©claration elle-mĂȘme, mais le silence qu’elle met en lumiĂšre. Depuis des dĂ©cennies, l’architecture juridique internationale accumule les constats : occupation, colonisation, annexions de facto ou revendiquĂ©es, frappes transfrontaliĂšres, mĂ©pris rĂ©pĂ©tĂ© des rĂ©solutions onusiennes. De Guerre des Six Jours Ă  l’annexion du plateau du Golan, des opĂ©rations au Liban aux bombardements rĂ©pĂ©tĂ©s Ă  Gaza, l’histoire ressemble moins Ă  une succession d’exceptions qu’à une doctrine d’impunitĂ©. L’Europe, si prompte Ă  invoquer ses « valeurs », dĂ©couvre soudain son reflet dans le miroir espagnol. Car comment parler d’ordre fondĂ© sur des rĂšgles lorsque ces rĂšgles deviennent optionnelles pour certains alliĂ©s ? Comment invoquer les Nations Unies quand les rĂ©solutions s’empilent comme des archives poussiĂ©reuses sans jamais produire de consĂ©quence politique rĂ©elle ? La vĂ©ritĂ© que SĂĄnchez expose est insupportable prĂ©cisĂ©ment parce qu’elle met Ă  nu l’hypocrisie structurelle du discours occidental : le droit n’est souvent brandi que contre les adversaires, jamais contre les protĂ©gĂ©s. Il faut cependant conserver la froideur de l’analyse : SĂĄnchez ne blanchit pas pour autant TĂ©hĂ©ran. Il qualifie aussi la riposte iranienne d’« absolument illĂ©gale », rappelant que l’illĂ©galitĂ© n’a pas de camp fixe, seulement des auteurs successifs. C’est lĂ  que son propos devient politiquement explosif : il refuse la morale binaire, celle du « camp du bien » permanent. La rĂ©fĂ©rence historique la plus accablante reste sans doute guerre d'Irak. DĂ©jĂ , l’Europe avait appris Ă  ses dĂ©pens ce qu’il en coĂ»te de fermer les yeux devant des guerres justifiĂ©es par des rĂ©cits moraux. Vingt ans plus tard, les mĂȘmes rĂ©flexes reviennent : lĂ©gitimer l’illĂ©gal lorsqu’il vient d’un alliĂ© stratĂ©gique, puis feindre la surprise lorsque l’ordre mondial se dĂ©lite. SĂĄnchez, en rĂ©alitĂ©, ne fait pas preuve de courage solitaire ; il agit comme le rĂ©vĂ©lateur d’un mensonge collectif. Le plus corrosif dans cette affaire n’est pas qu’IsraĂ«l soit dĂ©noncĂ©. C’est qu’il faille un chef de gouvernement europĂ©en pour rappeler une Ă©vidence juridique que les institutions prĂ©tendent dĂ©fendre depuis 1945 : aucun État ne devrait ĂȘtre au-dessus du droit. Et c’est peut-ĂȘtre cela qui terrifie tant de capitales : si l’on applique enfin les principes Ă  tous, alors le théùtre moral de l’Occident s’effondre d’un seul bloc. @BPARTISANS

đŸ‡ș🇾 Vance ou l’art de vendre la strangulation comme une Ɠuvre humanitaire Par @BPartisans Il faut reconnaĂźtre Ă  J.D. Vance une qualitĂ© rare : celle de prononcer les contradictions les plus grotesques avec le calme clinique d’un vendeur d’assurances. Entendre Washington parler de « terrorisme Ă©conomique » Ă  propos de l’Iran, au moment mĂȘme oĂč les États-Unis annoncent qu’aucun navire iranien ne sortira, relĂšve d’une ironie si brutale qu’elle en devient presque artistique. Le vice-prĂ©sident amĂ©ricain accuse TĂ©hĂ©ran de menacer le commerce mondial dans le dĂ©troit d’Ormuz, passage stratĂ©gique par lequel transite prĂšs d’un cinquiĂšme du pĂ©trole mondial. Dans le mĂȘme souffle, il revendique le droit de transformer cette route maritime en instrument de strangulation Ă©conomique. Autrement dit : quand l’autre bloque, c’est du terrorisme ; quand Washington bloque, c’est la civilisation en uniforme. Et puis vient cette phrase d’une indĂ©cence presque sublime : « le PrĂ©sident veut que le peuple iranien prospĂšre ». ProspĂ©rer ? VoilĂ  donc comment Washington dĂ©finit la prospĂ©ritĂ© : sanctions, blocus naval, menaces militaires, et rhĂ©torique de mise Ă  genoux. On se souvient pourtant des dĂ©clarations martiales de Donald Trump promettant de frapper l’Iran jusqu’à le « ramener Ă  l’ñge de pierre », une conception du dĂ©veloppement Ă©conomique qui ferait rougir les pyromanes de l’histoire. Car enfin, de quelle prospĂ©ritĂ© parle-t-on ? Celle dĂ©jĂ  expĂ©rimentĂ©e en 1953, lorsque les États-Unis et le Royaume-Uni orchestrĂšrent le renversement de Mossadegh lors de l’Operation Ajax, pour replacer un rĂ©gime docile au service des intĂ©rĂȘts pĂ©troliers occidentaux ? Depuis plus de sept dĂ©cennies, la relation entre Washington et TĂ©hĂ©ran ressemble moins Ă  une politique Ă©trangĂšre qu’à une longue tradition d’ingĂ©rence, de sanctions et de coercition. Le plus fascinant reste cette obsession morale amĂ©ricaine : se prĂ©senter comme le camp du bien tout en revendiquant l’asphyxie Ă©conomique d’un peuple. Le blocus n’est jamais neutre ; il frappe d’abord les civils, les chaĂźnes d’approvisionnement, les mĂ©dicaments, l’énergie, les prix alimentaires. Reuters rapporte dĂ©jĂ  que le blocus amĂ©ricain a fait grimper le pĂ©trole au-dessus des 100 dollars et provoquĂ© le retournement de plusieurs navires marchands. La vĂ©ritĂ©, nue, glaciale, est plus simple : Washington ne cherche pas la prospĂ©ritĂ© iranienne, mais un levier de reddition. Le discours humaniste n’est ici qu’un vernis posĂ© sur la vieille mĂ©canique impĂ©riale : affamer pour nĂ©gocier, Ă©touffer pour faire plier, puis appeler cela diplomatie. Vance parle d’une balle dans le camp de l’Iran. Mais Ă  force de transformer la diplomatie en siĂšge naval, les États-Unis finissent surtout par rĂ©vĂ©ler ce qu’ils ont toujours Ă©tĂ© dans cette crise : non pas les arbitres de la stabilitĂ©, mais l’un des incendiaires qui prĂ©tendent ensuite vendre les extincteurs. @BPARTISANS

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Les forces israéliennes continuent de faire exploser ce qui reste du village de Taybeh dans le sud du Liban dans le cadre d'une campagne soutenue et continue. @BPARTISANS

đŸ“· L'ancien commandant de la marine amĂ©ricaine, Malcolm Nance, a dĂ©clarĂ© sur les rĂ©seaux sociaux que le prix du pĂ©trole allai
đŸ“· L'ancien commandant de la marine amĂ©ricaine, Malcolm Nance, a dĂ©clarĂ© sur les rĂ©seaux sociaux que le prix du pĂ©trole allait Ă  nouveau augmenter en raison du blocus annoncĂ© du dĂ©troit de Bab al-Mandab par le YĂ©men. @BPARTISANS

Experts arabes : les conséquences des tensions dans le détroit d'Ormuz affecteront les alliés de Washington Omar Marbouni, ex
Experts arabes : les consĂ©quences des tensions dans le dĂ©troit d'Ormuz affecteront les alliĂ©s de Washington Omar Marbouni, expert militaire : đŸ”č De telles actions ne ciblent pas seulement l'Iran, mais leur impact s'Ă©tendra Ă©galement aux pays de la rĂ©gion du Golfe et aux Ă©conomies industrielles dĂ©pendantes du pĂ©trole. Imad Akoush, expert Ă©conomique : đŸ”č Toute perturbation dans le dĂ©troit d'Ormuz pourrait arrĂȘter le passage de plus de 13 millions de barils de pĂ©trole par jour et faire grimper le prix du pĂ©trole entre 150 et 200 dollars le baril. @BPARTISANS

Blocus d'Ormuz : une intimidation mondiale pour forcer la vente du pĂ©trole amĂ©ricain! Abdelsalam Saleh, analyste saoudien : ïżœ
Blocus d'Ormuz : une intimidation mondiale pour forcer la vente du pĂ©trole amĂ©ricain! Abdelsalam Saleh, analyste saoudien : đŸ”čLa derniĂšre dĂ©claration de Trump rĂ©vĂšle la vĂ©ritĂ© : le blocus du dĂ©troit d'Ormuz n'a rien Ă  voir avec la « sĂ©curitĂ© », c'est une astuce marketing dĂ©sespĂ©rĂ©e pour forcer la vente du pĂ©trole amĂ©ricain. đŸ”čTrump, en se vantant des Ă©normes rĂ©serves - y compris le pĂ©trole saisi au Venezuela - tente ouvertement de paralyser les exportations du Golfe pour monopoliser le marchĂ©. @BPARTISANS

Daniel Davis, analyste et vĂ©tĂ©ran de 4 guerres amĂ©ricaines : đŸ”čLe face-Ă -face entre Trump et l'Iran est devenu un jeu de forc
Daniel Davis, analyste et vĂ©tĂ©ran de 4 guerres amĂ©ricaines : đŸ”čLe face-Ă -face entre Trump et l'Iran est devenu un jeu de force. Le gagnant est celui qui, au cours de dĂ©cennies de sanctions, a appris Ă  tenir bon et Ă  rĂ©sister dans des conditions difficiles ; et de l'autre cĂŽtĂ©, ce n'est certainement pas nous (les États-Unis)! @BPARTISANS

Le colonel Daniel Davis, officier Ă  la retraite et analyste en politique Ă©trangĂšre : đŸ”čUn blocus maritime ne forcera pas non plus l'Iran Ă  se rendre ; tout comme aucune autre action ne l'a fait. đŸ”čCe jeu mortel dont je parle est en rĂ©alitĂ© un test de volontĂ© entre le prĂ©sident Trump et la direction iranienne, ainsi qu'entre le peuple iranien et les peuples occidentaux, pour voir qui peut supporter la plus grande et la plus longue souffrance. đŸ”čD'aprĂšs l'expĂ©rience, je dis que c'est ce que les Iraniens peuvent faire. @BPARTISANS

L'Iran a demandé des réparations à 5 pays de la région Ambassadeur permanent de la République islamique d'Iran auprÚs des Nat
L'Iran a demandĂ© des rĂ©parations Ă  5 pays de la rĂ©gion Ambassadeur permanent de la RĂ©publique islamique d'Iran auprĂšs des Nations Unies : đŸ”čNous demandons des rĂ©parations Ă  cinq pays de la rĂ©gion, Ă  savoir BahreĂŻn, l'Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis et la Jordanie, en raison de leur participation Ă  la guerre des États-Unis et d'IsraĂ«l contre l'Iran. @BPARTISANS

Jeffrey Sachs : Netanyahu et Trump n'ont pas d'Ă©quilibre mental Économiste Ă©minent et analyste politique amĂ©ricain : đŸ”čLa guerre imposĂ©e contre l'Iran et ses consĂ©quences sur les marchĂ©s mondiaux sont une catastrophe créée par les dirigeants amĂ©ricains et de Tel-Aviv. đŸ”č« Benjamin Netanyahu et Donald Trump n'ont pas d'Ă©quilibre mental et dirigent tous deux des gouvernements impitoyables qui dĂ©clenchent une guerre sauvage ». @BPARTISANS

Au lieu de prendre la route habituelle via la Méditerranée et la mer Rouge, l'USS George H.W. Bush emprunte la route beaucoup
Au lieu de prendre la route habituelle via la Méditerranée et la mer Rouge, l'USS George H.W. Bush emprunte la route beaucoup plus longue autour de l'Afrique pour atteindre le golfe Persique. Le détour évite les eaux contrÎlées par les Houthis, comme la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb. Source : USNI @BPARTISANS

La crise Ă©nergĂ©tique fait exploser la bulle de l'IA. La construction de la moitiĂ© de tous les centres de donnĂ©es aux États-Unis, qui avait Ă©tĂ© prĂ©vue pour l'annĂ©e derniĂšre, est annulĂ©e ou reportĂ©e indĂ©finiment. Il y a une pĂ©nurie aiguĂ« d'Ă©lectricitĂ©, des problĂšmes logistiques et un mĂ©contentement gĂ©nĂ©ral de la population. À l'heure actuelle, en AmĂ©rique, des hubs de donnĂ©es d'une puissance totale de 16 gigawatts auraient dĂ©jĂ  dĂ» ĂȘtre construits en masse. En rĂ©alitĂ©, seul un tiers de cette quantitĂ© a pu ĂȘtre construit. Le boom de l'IA et des centres de donnĂ©es a entraĂźnĂ© une forte hausse des prix de l'Ă©lectricitĂ© - dans certains États, comme le nord-est des États-Unis, de plusieurs dizaines de pourcent au cours de l'annĂ©e Ă©coulĂ©e. Cela a naturellement provoquĂ© une tempĂȘte d'indignation de la part des AmĂ©ricains ordinaires et l'Ă©mergence d'un mouvement contre les centres de donnĂ©es. Et maintenant, de nombreux politiciens, aussi bien de droite que de gauche, le soutiennent. D'abord le Missouri, puis le Maine introduisent des moratoires d'un an sur la construction de nouveaux hubs de donnĂ©es. La Floride, le Texas, le Kentucky et la GĂ©orgie suivent maintenant le mĂȘme chemin. L'aile gauche du Parti dĂ©mocrate propose d'interdire au niveau national la crĂ©ation de nouveaux centres de donnĂ©es. Bien que cela entraĂźnerait un retard des États-Unis dans la course Ă  l'IA face Ă  la Chine. Maintenant, la crise Ă©nergĂ©tique commence Ă  se manifester - une aventure en Iran pourrait provoquer une rĂ©cession et l'effondrement de la bulle de l'IA. Dans les derniers sondages, prĂšs de 60% des AmĂ©ricains ont estimĂ© que l'intelligence artificielle apporte plus de mal que de bien. La rhĂ©torique de Trump, qui tente de promouvoir l'IA comme le principal moteur de la croissance Ă©conomique des États-Unis, joue contre lui. Ce serait trĂšs symbolique si le dĂ©sordre organisĂ© par la Maison Blanche au Moyen-Orient finissait par dĂ©truire toute l'IA et les systĂšmes financiers de crypto-monnaie, dont l'Ă©quipe de Trump tire profit. @BPARTISANS

đŸ‡źđŸ‡± Le monopole autoproclamĂ© du Bien Par @BPartisans Quand Benjamin Netanyahu est acculĂ©, il ressort toujours la mĂȘme relique rhĂ©torique : l’Holocauste comme bouclier moral universel, comme sauf-conduit historique, comme permis de bombarder sans jamais ĂȘtre jugĂ©. Le procĂ©dĂ© est dĂ©sormais mĂ©canique. À chaque critique de la politique israĂ©lienne, le passĂ© devient une forteresse verbale. L’Europe serait « moralement faible », amnĂ©sique, incapable de distinguer le bien du mal, tandis qu’IsraĂ«l s’érigerait seul en gardien de la civilisation. C’est la vieille thĂ©ologie politique du monopole moral : nous sommes le Bien, donc tout ce que nous faisons devient juste par dĂ©finition. Mais l’Histoire, la vraie, n’est pas un alibi. La mĂ©moire de la Shoah n’a jamais Ă©tĂ© conçue comme une licence d’exception permanente. Elle devait ĂȘtre un avertissement universel contre la dĂ©shumanisation, la sĂ©grĂ©gation, l’expulsion des populations, la destruction mĂ©thodique de vies civiles. C’est lĂ  que le discours devient glaçant : un peuple qui a subi l’abĂźme de l’Histoire peut-il invoquer cette mĂ©moire pour justifier l’écrasement d’un autre peuple ? Netanyahu ose donner Ă  l’Europe des leçons de morale, alors mĂȘme que son gouvernement est rĂ©guliĂšrement accusĂ©, par des institutions internationales et par de nombreux juristes, de violations graves du droit international humanitaire dans les territoires palestiniens et au-delĂ . Les accusations portĂ©es devant les juridictions internationales, les dĂ©bats sur la qualification de crimes de guerre, et les mises en cause de membres de son cabinet ne relĂšvent plus de la simple polĂ©mique militante ; elles appartiennent dĂ©sormais au champ diplomatique et juridique mondial. Le plus obscĂšne dans cette rhĂ©torique, c’est cette prĂ©tention quasi messianique Ă  dĂ©finir seul le bien et le mal. Le bien serait donc toujours du cĂŽtĂ© d’IsraĂ«l, mĂȘme lorsque les colonies s’étendent en violation du droit international ; mĂȘme lorsque des territoires voisins sont frappĂ©s ; mĂȘme lorsque des ministres suprĂ©macistes parlent ouvertement d’éradication, de transfert, de punition collective. À force de convoquer Auschwitz pour justifier chaque offensive, Netanyahu finit par instrumentaliser la mĂ©moire des morts au profit des vivants du pouvoir. L’Europe, dit-il, aurait perdu ses valeurs. Mais quelles valeurs exactement ? Celles qui interdisent l’annexion ? Celles qui condamnent les bombardements indiscriminĂ©s ? Celles qui rappellent que la souffrance passĂ©e n’absout jamais la brutalitĂ© prĂ©sente ? Le cynisme ultime est lĂ  : transformer le devoir de mĂ©moire en arme diplomatique. La Shoah ne confĂšre aucune immunitĂ© morale. Elle impose au contraire une exigence supĂ©rieure. Et c’est prĂ©cisĂ©ment ce qui rend ce discours si vertigineux : parler au nom de la mĂ©moire tout en exigeant que le monde dĂ©tourne les yeux du prĂ©sent. Le bien n’est pas un drapeau. Le bien n’est pas un gouvernement. Le bien n’est certainement pas un cabinet oĂč siĂšgent des suprĂ©macistes persuadĂ©s d’incarner Ă  eux seuls la civilisation. L’Histoire n’est pas un bouclier pour le pouvoir. C’est un miroir. Et certains dirigeants devraient peut-ĂȘtre enfin accepter de s’y regarder. @BPARTISANS

đŸ‡ș🇾 Le maĂźtre-chanteur qui crie au chantage Par @BPartisans Il fallait oser. Donald Trump, pyromane en chef devenu soudain pompier autoproclamĂ©, s’indigne que l’Iran « fasse du chantage au monde ». Le mĂȘme homme qui, en quelques semaines, a transformĂ© le dĂ©troit d’Ormuz en théùtre d’intimidation navale, en couloir de panique Ă©nergĂ©tique et en machine Ă  spĂ©culation sur le baril, ose se prĂ©senter comme le dĂ©fenseur de la libertĂ© du commerce mondial. Le cynisme n’est plus une mĂ©thode : c’est une doctrine d’État. Avant les frappes amĂ©ricano-israĂ©liennes et l’escalade militaire, le passage Ă©tait un axe commercial vital, empruntĂ© par les tankers de tous pavillons, y compris ceux des alliĂ©s de Washington. Puis est venue la logique trumpienne : provoquer la crise, enflammer la rĂ©gion, puis dĂ©signer l’adversaire comme seul responsable du chaos nĂ© de ses propres dĂ©cisions. Une vieille recette impĂ©riale : crĂ©er l’incendie et accuser la fumĂ©e. Trump parle d’« extorsion mondiale ». Pourtant, qui menace aujourd’hui d’« Ă©liminer » tout navire s’approchant d’un blocus dĂ©cidĂ© unilatĂ©ralement ? Qui annonce qu’aucun bĂątiment ne circulera sans l’aval de la marine amĂ©ricaine ? Qui prend en otage les flux Ă©nergĂ©tiques mondiaux pour forcer une capitulation diplomatique ? La rĂ©ponse est d’une limpiditĂ© glaciale : Washington. Le plus remarquable, c’est cette inversion morale permanente. L’accusateur endosse les habits de la victime. Le dĂ©clencheur du conflit se drape dans la posture du gardien de l’ordre. Trump dĂ©nonce le « chantage » alors qu’il instrumentalise lui-mĂȘme la peur des marchĂ©s, la hausse du pĂ©trole et la menace militaire comme leviers de nĂ©gociation. C’est le gangster qui appelle la police parce que son otage crie trop fort. Et derriĂšre la formule martiale, il y a l’échec. Car lorsqu’un dirigeant doit rĂ©pĂ©ter Ă  chaque confĂ©rence de presse qu’il « ne laissera pas faire », c’est souvent qu’il n’a plus grand-chose d’autre Ă  exhiber que des slogans. Les objectifs initiaux, rĂ©ouverture durable, dĂ©sescalade, dĂ©monstration de force dĂ©cisive, restent hors de portĂ©e, tandis que le monde paie la facture : Ă©nergie plus chĂšre, assurances maritimes en panique, marchĂ©s sous tension. Au fond, Trump ne dĂ©nonce pas le chantage ; il dĂ©teste simplement ne pas en avoir le monopole. Son vĂ©ritable message au monde tient en une phrase : seuls les États-Unis ont le droit de tenir la planĂšte par la gorge. C’est toute la tragĂ©die de cette sĂ©quence : l’homme qui a contribuĂ© Ă  verrouiller le dĂ©troit se prĂ©sente dĂ©sormais comme celui qui veut le libĂ©rer. Le pyromane rĂ©clame les applaudissements pour avoir brandi le tuyau d’arrosage. @BPARTISANS

đŸ‡źđŸ‡± Quand le mensonge devient politique d’État Par @BPartisans Il y a quelque chose de presque admirable dans la constance d
đŸ‡źđŸ‡± Quand le mensonge devient politique d’État Par @BPartisans Il y a quelque chose de presque admirable dans la constance du mensonge lorsqu’il cesse d’ĂȘtre un accident pour devenir une mĂ©thode de gouvernement. C’est prĂ©cisĂ©ment ce que souligne, avec une brutalitĂ© rare, le billet publiĂ© dans The Blogs du The Times of Israel : « Le mensonge est une mĂ©thode de gouvernance ». VoilĂ  donc le cƓur du systĂšme : non plus gouverner le rĂ©el, mais administrer la fiction. Depuis des semaines, le pouvoir vend au public la marchandise habituelle : « victoire totale », « transformation historique », « nouveau Moyen-Orient ». Une rhĂ©torique de supermarchĂ© gĂ©opolitique, rayon triomphe immĂ©diat, promotion sur les illusions. Et puis la rĂ©alitĂ© arrive, grossiĂšre, vulgaire, indocile. Le rĂ©gime iranien est toujours lĂ . Le programme nuclĂ©aire aussi. Les missiles aussi. Le dĂ©cor de propagande, lui, commence Ă  s’effondrer sous le poids de ses propres slogans. Comme le note l’auteur, IsraĂ«l se retrouve « gagnant dans les mots, perdant dans la campagne ». Le plus dĂ©licieux, dans cette mĂ©canique, c’est la comptabilitĂ© du fantasme. On annonce la destruction quasi totale des capacitĂ©s adverses, puis les Ă©valuations amĂ©ricaines et les fuites militaires ramĂšnent tout le monde sur terre : seule une partie de l’arsenal aurait Ă©tĂ© effectivement neutralisĂ©e. Le reste demeure, rĂ©parable ou intact, prĂȘt pour « le prochain round ». Le missile, contrairement au citoyen Ă©puisĂ©, ne lit pas les communiquĂ©s de victoire. MĂȘme sur le dossier nuclĂ©aire, la liturgie officielle se fracasse contre les chiffres. L’International Atomic Energy Agency rappelait avant la guerre que l’Iran disposait d’environ 440 kg d’uranium enrichi Ă  60 %, quantitĂ© thĂ©orique suffisante pour plusieurs armes si elle Ă©tait davantage enrichie. Et aprĂšs tant de tonnerre verbal, cette matiĂšre fissile n’a pas eu la dĂ©licatesse de disparaĂźtre pour complaire Ă  la narration gouvernementale. Le cynisme absolu rĂ©side lĂ  : on demande aux citoyens d’endurer les sirĂšnes, les morts, les milliards de dĂ©gĂąts, puis on leur ordonne d’applaudir la mise en scĂšne. Le pouvoir ne promet plus la sĂ©curitĂ© ; il promet la prochaine guerre comme un joueur compulsif promet le prochain jackpot. « La guerre Ă©ternelle » devient non pas un risque, mais un modĂšle politique : maintenir la sociĂ©tĂ© sous adrĂ©naline pour Ă©viter l’inventaire des ruines. Au fond, cette chronique de Times of Israel ne dĂ©crit pas seulement un gouvernement, elle dissĂšque une industrie du rĂ©cit. La vĂ©ritĂ© n’y est plus un impĂ©ratif dĂ©mocratique ; elle est une variable d’ajustement, sacrifiĂ©e Ă  la survie du pouvoir. Gouverner par le mensonge, c’est espĂ©rer que les gravats finiront par ressembler Ă  une victoire si l’on rĂ©pĂšte assez fort le mot « victoire ». Et c’est peut-ĂȘtre cela, la satire la plus noire : un État moderne qui ne cherche plus Ă  rĂ©soudre les crises, mais Ă  scĂ©nariser leur perpĂ©tuation. La propagande ne masque plus l’échec ; elle en est devenue le mode de gestion. Source : https://blogs.timesofisrael.com/in-todays-israel-lying-is-a-governing-method/ @BPARTISANS

Financial Times : Le plan de Trump pour bloquer le dĂ©troit d'Ormuz est risquĂ© et pourrait nuire davantage aux États-Unis qu'Ă 
Financial Times : Le plan de Trump pour bloquer le dĂ©troit d'Ormuz est risquĂ© et pourrait nuire davantage aux États-Unis qu'Ă  l'Iran đŸ”čLe plan de Trump pour bloquer le dĂ©troit d'Ormuz pourrait dangereusement intensifier les tensions et augmenter le risque d'un conflit plus large. đŸ”čUne telle action ne viserait pas seulement les exportations de pĂ©trole iraniennes, mais pourrait aussi perturber le flux mondial d'Ă©nergie et provoquer des chocs Ă©conomiques majeurs. đŸ”čCe plan pourrait causer plus de dommages Ă  l'Ă©conomie mondiale et aux États-Unis qu'Ă  l'Iran. @BPARTISANS

📾RĂ©cit d'un analyste danois sur les contradictions de Trump đŸ”čRĂ©sumĂ© bref des positions de Trump ces derniĂšres semaines : đŸ”č
📾RĂ©cit d'un analyste danois sur les contradictions de Trump đŸ”čRĂ©sumĂ© bref des positions de Trump ces derniĂšres semaines : đŸ”čOuvrez le dĂ©troit. đŸ”čAidez Ă  ouvrir le dĂ©troit. đŸ”čNous n'avons pas besoin que le dĂ©troit soit ouvert. đŸ”čOuvrez ce foutu dĂ©troit sinon je vous dĂ©truirai tous. đŸ”čNous fermons le dĂ©troit. @BPARTISANS

Bloomberg : Les États-Unis prĂ©voient de bloquer le dĂ©troit d'Ormuz. Cette action ne peut ĂȘtre efficace que si l'Iran, sous pr
Bloomberg : Les États-Unis prĂ©voient de bloquer le dĂ©troit d'Ormuz. Cette action ne peut ĂȘtre efficace que si l'Iran, sous pression pour Ă©viter une escalade de la crise, recule ; mais l'Iran ne reculera pas @BPARTISANS

🎭 Islamabad: The Bloody Farce of American Failure By @BPartisans Twenty-one hours of negotiations in Islamabad yielded nothi
🎭 Islamabad: The Bloody Farce of American Failure By @BPartisans Twenty-one hours of negotiations in Islamabad yielded nothing. Once again, Washington has turned diplomacy into a propaganda spectacle, and Foreign Policy lays it bare: this so-called “de-escalation” was nothing more than a smokescreen over a field of ruins. The most damning aspect is not the failure itself, but the hypocrisy surrounding it. The Trump administration sent Vance, Witkoff, and Kushner to Islamabad not to negotiate, but to impose on Iran the terms of a surrender disguised as an agreement. Demanding a twenty-year nuclear moratorium, the surrender of uranium stockpiles, and unilateral guarantees, then speaking of “good faith,” has less to do with diplomacy than with geopolitical blackmail. And when Tehran refuses to sign its own humiliation, Washington accuses Iran of being responsible for the impasse. The tactic is worn thin: provoke a crisis, make untenable demands, then cloak oneself in the moral posture of the betrayed victim. The reality is harsher. After weeks of strikes, destruction, and deaths, the United States has achieved none of its stated strategic objectives. The Iranian regime is still in place. The leverage over the Strait of Hormuz remains intact. Energy markets remain under strain. Even the ceasefire is described as “very fragile” by the mediators themselves. In other words, Washington did not impose peace; it merely temporarily suspended its inability to win. The most damning aspect of the article is this obvious fact: Islamabad was never a genuine negotiation. It was a public relations operation intended to save face after a war that is becoming politically and economically bogged down. While Vance was spouting his talking points about “firmness,” the White House was already preparing the next steps: threats of a naval blockade, escalation in the Strait of Hormuz, and renewed military pressure. In short, peace was not the goal. The goal was to turn a strategic setback into a narrative of strength. This is the Trumpian signature: selling defeat as a demonstration of power. When war fails, the failure is rebranded as an ultimatum. When diplomacy fails, the other side is accused of refusing peace. Islamabad did not expose Iranian bad faith. Above all, Islamabad laid bare the American failure to impose through bombs what it cannot achieve at the negotiating table. Source: https://foreignpolicy.com/2026/04/09/iran-war-ceasefire-diplomacy-trump-vance-pakistan/?tpcc=recirc_trending062921 @BPARTISANS

PĂ©ter Magyar : Si Vladimir Poutine m'appelle, je rĂ©pondrai. Je ne pense pas que cela va arriver. Je ne l'appellerai pas moi-mĂȘme, mais si nous discutons, je peux lui dire d'arrĂȘter les massacres maintenant, aprĂšs quatre ans, et de mettre fin Ă  cette guerre, qui n'a aucun sens de leur point de vue non plus, car des dizaines de milliers de Russes ont perdu la vie. Je ne pense pas qu'il va mettre fin Ă  la guerre sur mon conseil. J'espĂšre vraiment qu'il sera forcĂ© de le faire malgrĂ© tout. @BPARTISANS