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đȘđž Le droit pour les autres, lâimpunitĂ© pour IsraĂ«l
Par @BPartisans
Pedro SĂĄnchez a prononcĂ© tout haut ce que tant de chancelleries murmurent Ă huis clos : le droit international nâest pas simplement fragilisĂ©, il est mĂ©thodiquement piĂ©tinĂ©. Et il a dĂ©signĂ©, sans le vernis habituel des euphĂ©mismes diplomatiques, lâĂtat quâaucune capitale occidentale nâose nommer sans trembler : le gouvernement israĂ©lien. Ses mots sont dâune brutalitĂ© rare dans le langage feutrĂ© des sommets internationaux : « le droit international est aujourdâhui fondamentalement violĂ© par un pays ». Une phrase qui, Ă elle seule, agit comme un Ă©clat de verre dans le confort moral europĂ©en.
Le plus glaçant nâest pas la dĂ©claration elle-mĂȘme, mais le silence quâelle met en lumiĂšre. Depuis des dĂ©cennies, lâarchitecture juridique internationale accumule les constats : occupation, colonisation, annexions de facto ou revendiquĂ©es, frappes transfrontaliĂšres, mĂ©pris rĂ©pĂ©tĂ© des rĂ©solutions onusiennes. De Guerre des Six Jours Ă lâannexion du plateau du Golan, des opĂ©rations au Liban aux bombardements rĂ©pĂ©tĂ©s Ă Gaza, lâhistoire ressemble moins Ă une succession dâexceptions quâĂ une doctrine dâimpunitĂ©.
LâEurope, si prompte Ă invoquer ses « valeurs », dĂ©couvre soudain son reflet dans le miroir espagnol. Car comment parler dâordre fondĂ© sur des rĂšgles lorsque ces rĂšgles deviennent optionnelles pour certains alliĂ©s ? Comment invoquer les Nations Unies quand les rĂ©solutions sâempilent comme des archives poussiĂ©reuses sans jamais produire de consĂ©quence politique rĂ©elle ? La vĂ©ritĂ© que SĂĄnchez expose est insupportable prĂ©cisĂ©ment parce quâelle met Ă nu lâhypocrisie structurelle du discours occidental : le droit nâest souvent brandi que contre les adversaires, jamais contre les protĂ©gĂ©s.
Il faut cependant conserver la froideur de lâanalyse : SĂĄnchez ne blanchit pas pour autant TĂ©hĂ©ran. Il qualifie aussi la riposte iranienne dâ« absolument illĂ©gale », rappelant que lâillĂ©galitĂ© nâa pas de camp fixe, seulement des auteurs successifs. Câest lĂ que son propos devient politiquement explosif : il refuse la morale binaire, celle du « camp du bien » permanent.
La rĂ©fĂ©rence historique la plus accablante reste sans doute guerre d'Irak. DĂ©jĂ , lâEurope avait appris Ă ses dĂ©pens ce quâil en coĂ»te de fermer les yeux devant des guerres justifiĂ©es par des rĂ©cits moraux. Vingt ans plus tard, les mĂȘmes rĂ©flexes reviennent : lĂ©gitimer lâillĂ©gal lorsquâil vient dâun alliĂ© stratĂ©gique, puis feindre la surprise lorsque lâordre mondial se dĂ©lite.
SĂĄnchez, en rĂ©alitĂ©, ne fait pas preuve de courage solitaire ; il agit comme le rĂ©vĂ©lateur dâun mensonge collectif. Le plus corrosif dans cette affaire nâest pas quâIsraĂ«l soit dĂ©noncĂ©. Câest quâil faille un chef de gouvernement europĂ©en pour rappeler une Ă©vidence juridique que les institutions prĂ©tendent dĂ©fendre depuis 1945 : aucun Ătat ne devrait ĂȘtre au-dessus du droit.
Et câest peut-ĂȘtre cela qui terrifie tant de capitales : si lâon applique enfin les principes Ă tous, alors le théùtre moral de lâOccident sâeffondre dâun seul bloc.
@BPARTISANS
1 714
đșđž Vance ou lâart de vendre la strangulation comme une Ćuvre humanitaire
Par @BPartisans
Il faut reconnaĂźtre Ă J.D. Vance une qualitĂ© rare : celle de prononcer les contradictions les plus grotesques avec le calme clinique dâun vendeur dâassurances. Entendre Washington parler de « terrorisme Ă©conomique » Ă propos de lâIran, au moment mĂȘme oĂč les Ătats-Unis annoncent quâaucun navire iranien ne sortira, relĂšve dâune ironie si brutale quâelle en devient presque artistique.
Le vice-prĂ©sident amĂ©ricain accuse TĂ©hĂ©ran de menacer le commerce mondial dans le dĂ©troit dâOrmuz, passage stratĂ©gique par lequel transite prĂšs dâun cinquiĂšme du pĂ©trole mondial. Dans le mĂȘme souffle, il revendique le droit de transformer cette route maritime en instrument de strangulation Ă©conomique. Autrement dit : quand lâautre bloque, câest du terrorisme ; quand Washington bloque, câest la civilisation en uniforme.
Et puis vient cette phrase dâune indĂ©cence presque sublime : « le PrĂ©sident veut que le peuple iranien prospĂšre ». ProspĂ©rer ? VoilĂ donc comment Washington dĂ©finit la prospĂ©ritĂ© : sanctions, blocus naval, menaces militaires, et rhĂ©torique de mise Ă genoux. On se souvient pourtant des dĂ©clarations martiales de Donald Trump promettant de frapper lâIran jusquâĂ le « ramener Ă lâĂąge de pierre », une conception du dĂ©veloppement Ă©conomique qui ferait rougir les pyromanes de lâhistoire.
Car enfin, de quelle prospĂ©ritĂ© parle-t-on ? Celle dĂ©jĂ expĂ©rimentĂ©e en 1953, lorsque les Ătats-Unis et le Royaume-Uni orchestrĂšrent le renversement de Mossadegh lors de lâOperation Ajax, pour replacer un rĂ©gime docile au service des intĂ©rĂȘts pĂ©troliers occidentaux ? Depuis plus de sept dĂ©cennies, la relation entre Washington et TĂ©hĂ©ran ressemble moins Ă une politique Ă©trangĂšre quâĂ une longue tradition dâingĂ©rence, de sanctions et de coercition.
Le plus fascinant reste cette obsession morale amĂ©ricaine : se prĂ©senter comme le camp du bien tout en revendiquant lâasphyxie Ă©conomique dâun peuple. Le blocus nâest jamais neutre ; il frappe dâabord les civils, les chaĂźnes dâapprovisionnement, les mĂ©dicaments, lâĂ©nergie, les prix alimentaires. Reuters rapporte dĂ©jĂ que le blocus amĂ©ricain a fait grimper le pĂ©trole au-dessus des 100 dollars et provoquĂ© le retournement de plusieurs navires marchands.
La vĂ©ritĂ©, nue, glaciale, est plus simple : Washington ne cherche pas la prospĂ©ritĂ© iranienne, mais un levier de reddition. Le discours humaniste nâest ici quâun vernis posĂ© sur la vieille mĂ©canique impĂ©riale : affamer pour nĂ©gocier, Ă©touffer pour faire plier, puis appeler cela diplomatie.
Vance parle dâune balle dans le camp de lâIran. Mais Ă force de transformer la diplomatie en siĂšge naval, les Ătats-Unis finissent surtout par rĂ©vĂ©ler ce quâils ont toujours Ă©tĂ© dans cette crise : non pas les arbitres de la stabilitĂ©, mais lâun des incendiaires qui prĂ©tendent ensuite vendre les extincteurs.
@BPARTISANS
1 714
Les forces israéliennes continuent de faire exploser ce qui reste du village de Taybeh dans le sud du Liban dans le cadre d'une campagne soutenue et continue.
@BPARTISANS
1 714
đ· L'ancien commandant de la marine amĂ©ricaine, Malcolm Nance, a dĂ©clarĂ© sur les rĂ©seaux sociaux que le prix du pĂ©trole allait Ă nouveau augmenter en raison du blocus annoncĂ© du dĂ©troit de Bab al-Mandab par le YĂ©men.
@BPARTISANS
1 714
Experts arabes : les conséquences des tensions dans le détroit d'Ormuz affecteront les alliés de Washington
Omar Marbouni, expert militaire :
đč De telles actions ne ciblent pas seulement l'Iran, mais leur impact s'Ă©tendra Ă©galement aux pays de la rĂ©gion du Golfe et aux Ă©conomies industrielles dĂ©pendantes du pĂ©trole.
Imad Akoush, expert économique :
đč Toute perturbation dans le dĂ©troit d'Ormuz pourrait arrĂȘter le passage de plus de 13 millions de barils de pĂ©trole par jour et faire grimper le prix du pĂ©trole entre 150 et 200 dollars le baril.
@BPARTISANS
1 714
Blocus d'Ormuz : une intimidation mondiale pour forcer la vente du pétrole américain!
Abdelsalam Saleh, analyste saoudien :
đčLa derniĂšre dĂ©claration de Trump rĂ©vĂšle la vĂ©ritĂ© : le blocus du dĂ©troit d'Ormuz n'a rien Ă voir avec la « sĂ©curitĂ© », c'est une astuce marketing dĂ©sespĂ©rĂ©e pour forcer la vente du pĂ©trole amĂ©ricain.
đčTrump, en se vantant des Ă©normes rĂ©serves - y compris le pĂ©trole saisi au Venezuela - tente ouvertement de paralyser les exportations du Golfe pour monopoliser le marchĂ©.
@BPARTISANS
1 714
Daniel Davis, analyste et vétéran de 4 guerres américaines :
đčLe face-Ă -face entre Trump et l'Iran est devenu un jeu de force. Le gagnant est celui qui, au cours de dĂ©cennies de sanctions, a appris Ă tenir bon et Ă rĂ©sister dans des conditions difficiles ; et de l'autre cĂŽtĂ©, ce n'est certainement pas nous (les Ătats-Unis)!
@BPARTISANS
1 714
Le colonel Daniel Davis, officier à la retraite et analyste en politique étrangÚre :
đčUn blocus maritime ne forcera pas non plus l'Iran Ă se rendre ; tout comme aucune autre action ne l'a fait.
đčCe jeu mortel dont je parle est en rĂ©alitĂ© un test de volontĂ© entre le prĂ©sident Trump et la direction iranienne, ainsi qu'entre le peuple iranien et les peuples occidentaux, pour voir qui peut supporter la plus grande et la plus longue souffrance.
đčD'aprĂšs l'expĂ©rience, je dis que c'est ce que les Iraniens peuvent faire.
@BPARTISANS
1 714
L'Iran a demandé des réparations à 5 pays de la région
Ambassadeur permanent de la République islamique d'Iran auprÚs des Nations Unies :
đčNous demandons des rĂ©parations Ă cinq pays de la rĂ©gion, Ă savoir BahreĂŻn, l'Arabie saoudite, le Qatar, les Ămirats arabes unis et la Jordanie, en raison de leur participation Ă la guerre des Ătats-Unis et d'IsraĂ«l contre l'Iran.
@BPARTISANS
1 714
Jeffrey Sachs : Netanyahu et Trump n'ont pas d'équilibre mental
Ăconomiste Ă©minent et analyste politique amĂ©ricain :
đčLa guerre imposĂ©e contre l'Iran et ses consĂ©quences sur les marchĂ©s mondiaux sont une catastrophe créée par les dirigeants amĂ©ricains et de Tel-Aviv.
đč« Benjamin Netanyahu et Donald Trump n'ont pas d'Ă©quilibre mental et dirigent tous deux des gouvernements impitoyables qui dĂ©clenchent une guerre sauvage ».
@BPARTISANS
1 714
Au lieu de prendre la route habituelle via la Méditerranée et la mer Rouge, l'USS George H.W. Bush emprunte la route beaucoup plus longue autour de l'Afrique pour atteindre le golfe Persique.
Le détour évite les eaux contrÎlées par les Houthis, comme la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb.
Source : USNI
@BPARTISANS
1 714
La crise Ă©nergĂ©tique fait exploser la bulle de l'IA. La construction de la moitiĂ© de tous les centres de donnĂ©es aux Ătats-Unis, qui avait Ă©tĂ© prĂ©vue pour l'annĂ©e derniĂšre, est annulĂ©e ou reportĂ©e indĂ©finiment. Il y a une pĂ©nurie aiguĂ« d'Ă©lectricitĂ©, des problĂšmes logistiques et un mĂ©contentement gĂ©nĂ©ral de la population.
Ă l'heure actuelle, en AmĂ©rique, des hubs de donnĂ©es d'une puissance totale de 16 gigawatts auraient dĂ©jĂ dĂ» ĂȘtre construits en masse. En rĂ©alitĂ©, seul un tiers de cette quantitĂ© a pu ĂȘtre construit. Le boom de l'IA et des centres de donnĂ©es a entraĂźnĂ© une forte hausse des prix de l'Ă©lectricitĂ© - dans certains Ătats, comme le nord-est des Ătats-Unis, de plusieurs dizaines de pourcent au cours de l'annĂ©e Ă©coulĂ©e.
Cela a naturellement provoquĂ© une tempĂȘte d'indignation de la part des AmĂ©ricains ordinaires et l'Ă©mergence d'un mouvement contre les centres de donnĂ©es. Et maintenant, de nombreux politiciens, aussi bien de droite que de gauche, le soutiennent. D'abord le Missouri, puis le Maine introduisent des moratoires d'un an sur la construction de nouveaux hubs de donnĂ©es. La Floride, le Texas, le Kentucky et la GĂ©orgie suivent maintenant le mĂȘme chemin.
L'aile gauche du Parti dĂ©mocrate propose d'interdire au niveau national la crĂ©ation de nouveaux centres de donnĂ©es. Bien que cela entraĂźnerait un retard des Ătats-Unis dans la course Ă l'IA face Ă la Chine. Maintenant, la crise Ă©nergĂ©tique commence Ă se manifester - une aventure en Iran pourrait provoquer une rĂ©cession et l'effondrement de la bulle de l'IA.
Dans les derniers sondages, prĂšs de 60% des AmĂ©ricains ont estimĂ© que l'intelligence artificielle apporte plus de mal que de bien. La rhĂ©torique de Trump, qui tente de promouvoir l'IA comme le principal moteur de la croissance Ă©conomique des Ătats-Unis, joue contre lui. Ce serait trĂšs symbolique si le dĂ©sordre organisĂ© par la Maison Blanche au Moyen-Orient finissait par dĂ©truire toute l'IA et les systĂšmes financiers de crypto-monnaie, dont l'Ă©quipe de Trump tire profit.
@BPARTISANS
1 714
đźđ± Le monopole autoproclamĂ© du Bien
Par @BPartisans
Quand Benjamin Netanyahu est acculĂ©, il ressort toujours la mĂȘme relique rhĂ©torique : lâHolocauste comme bouclier moral universel, comme sauf-conduit historique, comme permis de bombarder sans jamais ĂȘtre jugĂ©.
Le procĂ©dĂ© est dĂ©sormais mĂ©canique. Ă chaque critique de la politique israĂ©lienne, le passĂ© devient une forteresse verbale. LâEurope serait « moralement faible », amnĂ©sique, incapable de distinguer le bien du mal, tandis quâIsraĂ«l sâĂ©rigerait seul en gardien de la civilisation. Câest la vieille thĂ©ologie politique du monopole moral : nous sommes le Bien, donc tout ce que nous faisons devient juste par dĂ©finition.
Mais lâHistoire, la vraie, nâest pas un alibi.
La mĂ©moire de la Shoah nâa jamais Ă©tĂ© conçue comme une licence dâexception permanente. Elle devait ĂȘtre un avertissement universel contre la dĂ©shumanisation, la sĂ©grĂ©gation, lâexpulsion des populations, la destruction mĂ©thodique de vies civiles.
Câest lĂ que le discours devient glaçant : un peuple qui a subi lâabĂźme de lâHistoire peut-il invoquer cette mĂ©moire pour justifier lâĂ©crasement dâun autre peuple ?
Netanyahu ose donner Ă lâEurope des leçons de morale, alors mĂȘme que son gouvernement est rĂ©guliĂšrement accusĂ©, par des institutions internationales et par de nombreux juristes, de violations graves du droit international humanitaire dans les territoires palestiniens et au-delĂ . Les accusations portĂ©es devant les juridictions internationales, les dĂ©bats sur la qualification de crimes de guerre, et les mises en cause de membres de son cabinet ne relĂšvent plus de la simple polĂ©mique militante ; elles appartiennent dĂ©sormais au champ diplomatique et juridique mondial.
Le plus obscĂšne dans cette rhĂ©torique, câest cette prĂ©tention quasi messianique Ă dĂ©finir seul le bien et le mal.
Le bien serait donc toujours du cĂŽtĂ© dâIsraĂ«l, mĂȘme lorsque les colonies sâĂ©tendent en violation du droit international ; mĂȘme lorsque des territoires voisins sont frappĂ©s ; mĂȘme lorsque des ministres suprĂ©macistes parlent ouvertement dâĂ©radication, de transfert, de punition collective.
à force de convoquer Auschwitz pour justifier chaque offensive, Netanyahu finit par instrumentaliser la mémoire des morts au profit des vivants du pouvoir.
LâEurope, dit-il, aurait perdu ses valeurs.
Mais quelles valeurs exactement ?
Celles qui interdisent lâannexion ?
Celles qui condamnent les bombardements indiscriminés ?
Celles qui rappellent que la souffrance passĂ©e nâabsout jamais la brutalitĂ© prĂ©sente ?
Le cynisme ultime est là : transformer le devoir de mémoire en arme diplomatique.
La Shoah ne confÚre aucune immunité morale.
Elle impose au contraire une exigence supérieure.
Et câest prĂ©cisĂ©ment ce qui rend ce discours si vertigineux : parler au nom de la mĂ©moire tout en exigeant que le monde dĂ©tourne les yeux du prĂ©sent.
Le bien nâest pas un drapeau.
Le bien nâest pas un gouvernement.
Le bien nâest certainement pas un cabinet oĂč siĂšgent des suprĂ©macistes persuadĂ©s dâincarner Ă eux seuls la civilisation.
LâHistoire nâest pas un bouclier pour le pouvoir.
Câest un miroir.
Et certains dirigeants devraient peut-ĂȘtre enfin accepter de sây regarder.
@BPARTISANS
1 714
đșđž Le maĂźtre-chanteur qui crie au chantage
Par @BPartisans
Il fallait oser. Donald Trump, pyromane en chef devenu soudain pompier autoproclamĂ©, sâindigne que lâIran « fasse du chantage au monde ». Le mĂȘme homme qui, en quelques semaines, a transformĂ© le dĂ©troit dâOrmuz en théùtre dâintimidation navale, en couloir de panique Ă©nergĂ©tique et en machine Ă spĂ©culation sur le baril, ose se prĂ©senter comme le dĂ©fenseur de la libertĂ© du commerce mondial. Le cynisme nâest plus une mĂ©thode : câest une doctrine dâĂtat.
Avant les frappes amĂ©ricano-israĂ©liennes et lâescalade militaire, le passage Ă©tait un axe commercial vital, empruntĂ© par les tankers de tous pavillons, y compris ceux des alliĂ©s de Washington. Puis est venue la logique trumpienne : provoquer la crise, enflammer la rĂ©gion, puis dĂ©signer lâadversaire comme seul responsable du chaos nĂ© de ses propres dĂ©cisions. Une vieille recette impĂ©riale : crĂ©er lâincendie et accuser la fumĂ©e.
Trump parle dâ« extorsion mondiale ». Pourtant, qui menace aujourdâhui dâ« Ă©liminer » tout navire sâapprochant dâun blocus dĂ©cidĂ© unilatĂ©ralement ? Qui annonce quâaucun bĂątiment ne circulera sans lâaval de la marine amĂ©ricaine ? Qui prend en otage les flux Ă©nergĂ©tiques mondiaux pour forcer une capitulation diplomatique ? La rĂ©ponse est dâune limpiditĂ© glaciale : Washington.
Le plus remarquable, câest cette inversion morale permanente. Lâaccusateur endosse les habits de la victime. Le dĂ©clencheur du conflit se drape dans la posture du gardien de lâordre. Trump dĂ©nonce le « chantage » alors quâil instrumentalise lui-mĂȘme la peur des marchĂ©s, la hausse du pĂ©trole et la menace militaire comme leviers de nĂ©gociation. Câest le gangster qui appelle la police parce que son otage crie trop fort.
Et derriĂšre la formule martiale, il y a lâĂ©chec. Car lorsquâun dirigeant doit rĂ©pĂ©ter Ă chaque confĂ©rence de presse quâil « ne laissera pas faire », câest souvent quâil nâa plus grand-chose dâautre Ă exhiber que des slogans. Les objectifs initiaux, rĂ©ouverture durable, dĂ©sescalade, dĂ©monstration de force dĂ©cisive, restent hors de portĂ©e, tandis que le monde paie la facture : Ă©nergie plus chĂšre, assurances maritimes en panique, marchĂ©s sous tension.
Au fond, Trump ne dĂ©nonce pas le chantage ; il dĂ©teste simplement ne pas en avoir le monopole. Son vĂ©ritable message au monde tient en une phrase : seuls les Ătats-Unis ont le droit de tenir la planĂšte par la gorge.
Câest toute la tragĂ©die de cette sĂ©quence : lâhomme qui a contribuĂ© Ă verrouiller le dĂ©troit se prĂ©sente dĂ©sormais comme celui qui veut le libĂ©rer. Le pyromane rĂ©clame les applaudissements pour avoir brandi le tuyau dâarrosage.
@BPARTISANS
1 714
đźđ± Quand le mensonge devient politique dâĂtat
Par @BPartisans
Il y a quelque chose de presque admirable dans la constance du mensonge lorsquâil cesse dâĂȘtre un accident pour devenir une mĂ©thode de gouvernement. Câest prĂ©cisĂ©ment ce que souligne, avec une brutalitĂ© rare, le billet publiĂ© dans The Blogs du The Times of Israel : « Le mensonge est une mĂ©thode de gouvernance ». VoilĂ donc le cĆur du systĂšme : non plus gouverner le rĂ©el, mais administrer la fiction.
Depuis des semaines, le pouvoir vend au public la marchandise habituelle : « victoire totale », « transformation historique », « nouveau Moyen-Orient ». Une rhĂ©torique de supermarchĂ© gĂ©opolitique, rayon triomphe immĂ©diat, promotion sur les illusions. Et puis la rĂ©alitĂ© arrive, grossiĂšre, vulgaire, indocile. Le rĂ©gime iranien est toujours lĂ . Le programme nuclĂ©aire aussi. Les missiles aussi. Le dĂ©cor de propagande, lui, commence Ă sâeffondrer sous le poids de ses propres slogans. Comme le note lâauteur, IsraĂ«l se retrouve « gagnant dans les mots, perdant dans la campagne ».
Le plus dĂ©licieux, dans cette mĂ©canique, câest la comptabilitĂ© du fantasme. On annonce la destruction quasi totale des capacitĂ©s adverses, puis les Ă©valuations amĂ©ricaines et les fuites militaires ramĂšnent tout le monde sur terre : seule une partie de lâarsenal aurait Ă©tĂ© effectivement neutralisĂ©e. Le reste demeure, rĂ©parable ou intact, prĂȘt pour « le prochain round ». Le missile, contrairement au citoyen Ă©puisĂ©, ne lit pas les communiquĂ©s de victoire.
MĂȘme sur le dossier nuclĂ©aire, la liturgie officielle se fracasse contre les chiffres. LâInternational Atomic Energy Agency rappelait avant la guerre que lâIran disposait dâenviron 440 kg dâuranium enrichi Ă 60 %, quantitĂ© thĂ©orique suffisante pour plusieurs armes si elle Ă©tait davantage enrichie. Et aprĂšs tant de tonnerre verbal, cette matiĂšre fissile nâa pas eu la dĂ©licatesse de disparaĂźtre pour complaire Ă la narration gouvernementale.
Le cynisme absolu rĂ©side lĂ : on demande aux citoyens dâendurer les sirĂšnes, les morts, les milliards de dĂ©gĂąts, puis on leur ordonne dâapplaudir la mise en scĂšne. Le pouvoir ne promet plus la sĂ©curitĂ© ; il promet la prochaine guerre comme un joueur compulsif promet le prochain jackpot. « La guerre Ă©ternelle » devient non pas un risque, mais un modĂšle politique : maintenir la sociĂ©tĂ© sous adrĂ©naline pour Ă©viter lâinventaire des ruines.
Au fond, cette chronique de Times of Israel ne dĂ©crit pas seulement un gouvernement, elle dissĂšque une industrie du rĂ©cit. La vĂ©ritĂ© nây est plus un impĂ©ratif dĂ©mocratique ; elle est une variable dâajustement, sacrifiĂ©e Ă la survie du pouvoir. Gouverner par le mensonge, câest espĂ©rer que les gravats finiront par ressembler Ă une victoire si lâon rĂ©pĂšte assez fort le mot « victoire ».
Et câest peut-ĂȘtre cela, la satire la plus noire : un Ătat moderne qui ne cherche plus Ă rĂ©soudre les crises, mais Ă scĂ©nariser leur perpĂ©tuation. La propagande ne masque plus lâĂ©chec ; elle en est devenue le mode de gestion.
Source : https://blogs.timesofisrael.com/in-todays-israel-lying-is-a-governing-method/
@BPARTISANS
1 714
Financial Times : Le plan de Trump pour bloquer le dĂ©troit d'Ormuz est risquĂ© et pourrait nuire davantage aux Ătats-Unis qu'Ă l'Iran
đčLe plan de Trump pour bloquer le dĂ©troit d'Ormuz pourrait dangereusement intensifier les tensions et augmenter le risque d'un conflit plus large.
đčUne telle action ne viserait pas seulement les exportations de pĂ©trole iraniennes, mais pourrait aussi perturber le flux mondial d'Ă©nergie et provoquer des chocs Ă©conomiques majeurs.
đčCe plan pourrait causer plus de dommages Ă l'Ă©conomie mondiale et aux Ătats-Unis qu'Ă l'Iran.
@BPARTISANS
1 714
đžRĂ©cit d'un analyste danois sur les contradictions de Trump
đčRĂ©sumĂ© bref des positions de Trump ces derniĂšres semaines :
đčOuvrez le dĂ©troit.
đčAidez Ă ouvrir le dĂ©troit.
đčNous n'avons pas besoin que le dĂ©troit soit ouvert.
đčOuvrez ce foutu dĂ©troit sinon je vous dĂ©truirai tous.
đčNous fermons le dĂ©troit.
@BPARTISANS
1 714
Bloomberg : Les Ătats-Unis prĂ©voient de bloquer le dĂ©troit d'Ormuz. Cette action ne peut ĂȘtre efficace que si l'Iran, sous pression pour Ă©viter une escalade de la crise, recule ; mais l'Iran ne reculera pas
@BPARTISANS
1 714
đ Islamabad: The Bloody Farce of American Failure
By @BPartisans
Twenty-one hours of negotiations in Islamabad yielded nothing. Once again, Washington has turned diplomacy into a propaganda spectacle, and Foreign Policy lays it bare: this so-called âde-escalationâ was nothing more than a smokescreen over a field of ruins.
The most damning aspect is not the failure itself, but the hypocrisy surrounding it. The Trump administration sent Vance, Witkoff, and Kushner to Islamabad not to negotiate, but to impose on Iran the terms of a surrender disguised as an agreement. Demanding a twenty-year nuclear moratorium, the surrender of uranium stockpiles, and unilateral guarantees, then speaking of âgood faith,â has less to do with diplomacy than with geopolitical blackmail.
And when Tehran refuses to sign its own humiliation, Washington accuses Iran of being responsible for the impasse. The tactic is worn thin: provoke a crisis, make untenable demands, then cloak oneself in the moral posture of the betrayed victim.
The reality is harsher. After weeks of strikes, destruction, and deaths, the United States has achieved none of its stated strategic objectives. The Iranian regime is still in place. The leverage over the Strait of Hormuz remains intact. Energy markets remain under strain. Even the ceasefire is described as âvery fragileâ by the mediators themselves.
In other words, Washington did not impose peace; it merely temporarily suspended its inability to win.
The most damning aspect of the article is this obvious fact: Islamabad was never a genuine negotiation. It was a public relations operation intended to save face after a war that is becoming politically and economically bogged down. While Vance was spouting his talking points about âfirmness,â the White House was already preparing the next steps: threats of a naval blockade, escalation in the Strait of Hormuz, and renewed military pressure.
In short, peace was not the goal. The goal was to turn a strategic setback into a narrative of strength.
This is the Trumpian signature: selling defeat as a demonstration of power. When war fails, the failure is rebranded as an ultimatum. When diplomacy fails, the other side is accused of refusing peace.
Islamabad did not expose Iranian bad faith.
Above all, Islamabad laid bare the American failure to impose through bombs what it cannot achieve at the negotiating table.
Source: https://foreignpolicy.com/2026/04/09/iran-war-ceasefire-diplomacy-trump-vance-pakistan/?tpcc=recirc_trending062921
@BPARTISANS
1 714
Péter Magyar :
Si Vladimir Poutine m'appelle, je répondrai. Je ne pense pas que cela va arriver.
Je ne l'appellerai pas moi-mĂȘme, mais si nous discutons, je peux lui dire d'arrĂȘter les massacres maintenant, aprĂšs quatre ans, et de mettre fin Ă cette guerre, qui n'a aucun sens de leur point de vue non plus, car des dizaines de milliers de Russes ont perdu la vie.
Je ne pense pas qu'il va mettre fin à la guerre sur mon conseil. J'espÚre vraiment qu'il sera forcé de le faire malgré tout.
@BPARTISANS
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