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Le journal Le Monde France : Les cris de Trump ne calment plus les marchés financiers
đčAvec la poursuite de la guerre contre l'Iran, les dĂ©clarations contradictoires et ambiguĂ«s de Trump ont progressivement perdu leur crĂ©dibilitĂ© auprĂšs des marchĂ©s financiers.
đčïžLes investisseurs se concentrent dĂ©sormais davantage sur les rĂ©alitĂ©s du terrain que sur ses messages.
đčïžLes analystes affirment que plus la guerre dure, moins Trump aura la capacitĂ© d'apaiser les marchĂ©s par ses paroles.
@BPARTISANS
1 715
Sputnik : Les Ătats-Unis auront Ă©puisĂ© tous leurs missiles Tomahawk dans quelques mois
đčSeulement dans les premiĂšres semaines de la guerre, plus de 850 missiles ont Ă©tĂ© tirĂ©s, ce qui a suscitĂ© de sĂ©rieuses inquiĂ©tudes au Pentagone.
đčLes responsables ont averti que si cette tendance se poursuit, les rĂ©serves de ces missiles clĂ©s pourraient fortement diminuer, voire atteindre un niveau critique.
@BPARTISANS
1 715
Le sénateur américain Lindsey Graham :
"Je viens d'avoir une trÚs bonne discussion avec @POTUS au sujet de sa récente déclaration concernant les conséquences pour l'Iran s'il n'accepte pas un accord de paix acceptable.
Je soutiens les efforts diplomatiques visant Ă mettre fin au conflit, conformĂ©ment Ă nos objectifs militaires, mais il faut ĂȘtre deux pour danser le tango.
La nĂ©cessitĂ© d'une action militaire se mesure en semaines et non en mois, et l'opĂ©ration Epic Fury est bien en avance sur son rythme. J'ai toujours espĂ©rĂ© qu'en neutralisant l'Iran, principal Ătat parrain du terrorisme, nous ouvririons la voie Ă la paix, permettant Ă l'Arabie saoudite et Ă IsraĂ«l de normaliser leurs relations et mettant ainsi fin au conflit israĂ©lo-arabe.
Si cet accord de normalisation historique entre l'Arabie saoudite et Israël se concrétise, ce sera grùce au leadership audacieux et décisif du président Trump face à la menace iranienne, afin que l'Iran ne puisse plus faire obstacle à la paix comme il l'a fait le 7 octobre 2023.
Continuez ainsi, Monsieur le Président. Mettez fin à la guerre et poursuivez les efforts en vue d'un accord de paix historique"
@BPARTISANS
1 715
Israël suspend ses achats d'équipements de défense auprÚs de la France en raison d'un revirement « hostile » concernant le Liban
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a ordonné la suspension de tout nouvel achat d'équipements de défense auprÚs de la France, jugée « hostile », ce qui aggrave une fracture grandissante sur les questions de Gaza et du Liban, alors que les tensions militaires se répercutent sur les relations en matiÚre d'armement et mettent en évidence une rupture de confiance entre les deux alliés.
@BPARTISANS
1 715
Le CGRI dĂ©clare qu'il rĂ©pondra Ă tout assassinat en ciblant une entreprise liĂ©e aux Ătats-Unis.
La déclaration conseille aux employés de quitter ces lieux de travail et appelle les résidents voisins dans un rayon de 1 km à se déplacer vers des zones plus sûres.
Les entreprises énumérées comprennent Cisco, HP, Intel, Oracle, Microsoft, Apple, Google, Meta, IBM, Dell, Nvidia, JPMorgan Chase, Tesla, General Electric, Boeing et autres.
La déclaration indique que cela prendrait effet à partir de 20h00 heure de Téhéran le 1er avril.
@BPARTISANS
1 715
Le prĂ©sident iranien Pazheshkian a dĂ©clarĂ© que TĂ©hĂ©ran est prĂȘt Ă mettre fin Ă la guerre si ses conditions sont remplies, notamment si des garanties sont donnĂ©es que de telles agressions ne se reproduiront plus.
@BPARTISANS
1 715
đșđž Hegseth ou la guerre racontĂ©e comme une rĂ©clame de victoire
Par @BPartisans
Pete Hegseth a cette qualitĂ© rare : il rĂ©ussit Ă rĂ©citer la propagande avec lâassurance dâun homme persuadĂ© que le rĂ©el finira bien par se conformer Ă ses Ă©lĂ©ments de langage.
« Les derniers renseignements du CENTCOM sont clairs. Nos frappes nuisent au moral de lâarmĂ©e iranienne, entraĂźnant des dĂ©sertions gĂ©nĂ©ralisĂ©es⊠»
La phrase est magnifique. Tout y est : la certitude, la dramatisation, la victoire suggérée, et surtout cette vieille habitude américaine de prendre le conditionnel pour un fait établi.
Oui, Hegseth a bien affirmé officiellement que les frappes américaines provoquaient des « désertions généralisées », des « pénuries de personnel clé » et des « frustrations parmi les hauts dirigeants ».
Ă ce niveau, on ne parle plus de communication de guerre, mais dâun art presque théùtral : celui de raconter la victoire avant mĂȘme que le terrain nâait eu lâĂ©lĂ©gance de la confirmer.
Hegseth ne parle pas comme un responsable militaire.
Il parle comme le vendeur dâun produit dont il faut absolument convaincre le client, mĂȘme lorsque lâemballage commence Ă se dĂ©coller.
Le plus savoureux, câest ce ton professoral, presque paternel, avec lequel il annonce que lâarmĂ©e iranienne serait moralement Ă lâagonie.
Comme si, depuis Washington, on disposait dâun thermomĂštre Ă©motionnel branchĂ© directement sur les casernes de Tabriz, les Ă©tats-majors de TĂ©hĂ©ran et les bunkers des Gardiens de la rĂ©volution.
Ă lâentendre, les officiers iraniens abandonneraient leurs postes en masse, les cadres clĂ©s se feraient rares, et les dirigeants seraient plongĂ©s dans une profonde frustration.
Autrement dit, le Pentagone ne se contente plus de frapper des positions : il semble dĂ©sormais sonder les Ă©tats dâĂąme.
Le CENTCOM, officiellement, demeure le commandement stratégique américain pour le Moyen-Orient.
Mais dans la bouche de Hegseth, il devient presque une machine à produire des scénarios psychologiques sur mesure.
Le problĂšme, Ă©videmment, câest lâabsence de matiĂšre.
Aucun chiffre précis.
Aucune source indépendante.
Aucune preuve tangible.
Seulement une déclaration martiale livrée avec cette assurance si caractéristique des administrations qui commencent à sentir le sol se dérober sous leurs certitudes.
Car lâhistoire rĂ©cente a une mĂ©moire cruelle.
On nous a dĂ©jĂ expliquĂ© que Saddam Ă©tait au bord de lâeffondrement.
On nous a déjà promis la victoire rapide à Kaboul.
On nous a déjà vendu des opérations décisives en série.
à chaque fois, le récit précÚde les faits.
à chaque fois, le réel finit par gifler la narration.
Et Hegseth, dans ce rĂŽle, semble presque caricatural.
Il incarne cette AmĂ©rique qui continue de croire que la rĂ©pĂ©tition dâun message lui confĂšre une valeur de vĂ©ritĂ©.
Plus il affirme que lâIran vacille, plus il donne lâimpression que câest Washington qui cherche Ă se rassurer.
Quand une guerre va bien, on montre les résultats.
Quand elle commence à inquiéter, on produit des formules.
Désertions généralisées.
Frustrations des dirigeants.
Moral en chute.
Ce vocabulaire nâest pas tant celui du renseignement que celui dâun rĂ©cit destinĂ© aux Ă©crans, aux alliĂ©s nerveux, aux marchĂ©s inquiets et Ă une opinion publique quâil faut maintenir sous perfusion dâoptimisme.
Le plus ironique, câest que cette surenchĂšre finit par trahir exactement ce quâelle voulait dissimuler : la fĂ©brilitĂ©.
Ă force de dĂ©crire un Iran au bord de la rupture, Hegseth finit surtout par exposer lâangoisse amĂ©ricaine dâun conflit qui refuse obstinĂ©ment de se transformer en victoire propre, rapide et tĂ©lĂ©gĂ©nique.
En somme, ce nâest peut-ĂȘtre pas TĂ©hĂ©ran qui est frustrĂ©.
Câest Washington, qui dĂ©couvre une fois encore que les guerres ne se gagnent pas en confĂ©rence de presse.
Et Hegseth, lui, continue de vendre la victoire comme on Ă©coule un produit dĂ©fectueux : avec le sourire, beaucoup dâassurance, et un mĂ©pris presque touchant pour le rĂ©el.
@BPARTISANS
1 715
đșđž La diplomatie de la fessĂ©e : Hegseth, Trump et le théùtre du pĂšre fouettard
Par @BPartisans
Ă Washington, la diplomatie nâest plus une affaire de chancelleries, de notes verbales ou de canaux discrets. Non. Elle sâest transformĂ©e en scĂšne de comĂ©die familiale, avec Pete Hegseth dans le rĂŽle du pĂšre autoritaire, Donald Trump dans celui du patriarche capricieux, et lâIran sommĂ© de jouer lâenfant turbulent priĂ© de âse tenir sageâ.
« Si lâIran est sage, ils feront un marchĂ©. »
Tout est lĂ . Le vocabulaire nâest plus celui dâune superpuissance, mais celui dâun maĂźtre dâĂ©cole en colĂšre. Le monde entier est renvoyĂ© Ă une garderie gĂ©opolitique oĂč Washington distribue bons points, punitions et menaces de claques militaires.
Le grotesque atteint mĂȘme un niveau presque baroque lorsque Hegseth ajoute que « Trump ne bluffe pas et ne recule pas », avant de prĂ©ciser que, faute dâaccord, « le DĂ©partement de la guerre continuera avec encore plus dâintensitĂ© ».
Autrement dit : signez ce que nous exigeons, ou nous bombarderons davantage.
Voilà donc la grande architecture diplomatique de Washington en 2026 : le chantage élevé au rang de doctrine.
Le plus savoureux, câest lâĂ©cart abyssal entre le rĂ©cit amĂ©ricain et la rĂ©alitĂ© que TĂ©hĂ©ran martĂšle quotidiennement.
Pendant que les confĂ©rences de presse amĂ©ricaines vendent le feuilleton dâune nĂ©gociation ârĂ©elleâ, âactiveâ, âqui gagne en intensitĂ©â, les autoritĂ©s iraniennes rĂ©pĂštent exactement lâinverse : aucune nĂ©gociation nâest en cours avec les Ătats-Unis, seulement des messages Ă©changĂ©s via des intermĂ©diaires, sans statut de pourparlers formels.
Câest lĂ que le ton paternaliste devient involontairement comique.
Washington annonce une table des nĂ©gociations. TĂ©hĂ©ran rĂ©pond quâil nây a mĂȘme pas de table. Washington parle dâun accord imminent. LâIran rĂ©pond quâil nây a aucun contact de cette nature.
On ne parle plus de diplomatie, mais de fiction stratégique.
Une négociation invisible, sans interlocuteur assumé, sans cadre officiel, sans reconnaissance mutuelle, mais répétée en boucle devant les caméras américaines comme si le simple fait de la prononcer suffisait à la matérialiser.
Le problĂšme de cette posture de âPapa gronde son enfantâ est quâelle rĂ©vĂšle moins la puissance que la fĂ©brilitĂ©.
Une puissance sĂ»re dâelle nâa pas besoin de parler comme un pĂšre humiliĂ©. Elle agit, ou elle nĂ©gocie rĂ©ellement. Quand le discours se rĂ©sume Ă : âsois sage, accepte nos conditions, sinon on frappe plus fortâ, câest souvent le symptĂŽme dâune stratĂ©gie Ă bout de souffle.
Plus la voix monte, plus le vide derriĂšre les mots devient audible.
Le plus ironique reste cette illusion impĂ©riale persistante : Washington continue de croire que son ton suffit Ă produire lâobĂ©issance. Comme si le monde fonctionnait encore Ă la simple injonction. Comme si lâIran, aprĂšs des semaines de conflit et de dĂ©mentis publics, allait soudain se comporter comme le fils repentant venant demander pardon au patriarche amĂ©ricain.
Le réel, lui, raconte autre chose.
Chaque dĂ©menti iranien transforme la confĂ©rence de presse du Pentagone en sĂ©ance dâautosuggestion. On ne dĂ©crit plus une rĂ©alitĂ©. On tente de lâinventer.
En vĂ©ritĂ©, ce ton paternaliste nâest pas celui dâun empire triomphant. Câest celui dâun empire irritĂ© de constater que le reste du monde ne tremble plus au simple froncement de sourcils.
Et câest prĂ©cisĂ©ment ce qui rend la scĂšne si dĂ©licieusement satirique : plus Washington parle comme un pĂšre, plus il donne lâimage dâun parent qui a dĂ©jĂ perdu toute autoritĂ©.
Le grotesque nâest pas dans la rĂ©sistance iranienne. Le grotesque, câest cette AmĂ©rique qui continue de menacer plus fort Ă mesure que sa capacitĂ© Ă imposer le rĂ©cit sâeffrite.
Le sermon remplace la stratégie. La posture remplace la crédibilité. La fessée verbale remplace la diplomatie.
Et le monde regarde ce vieux théùtre impĂ©rial en comprenant parfaitement ce quâil signifie : quand lâempire hausse le ton, câest souvent quâil commence Ă douter de sa propre voix.
@BPARTISANS
1 715
Trump :
Le pays de France n'a pas autorisé les avions en route vers Israël, chargés de fournitures militaires, à survoler le territoire français.
La France a Ă©tĂ© TRĂS PEU COOPĂRATIVE en ce qui concerne le "Boucher de l'Iran", qui a Ă©tĂ© Ă©liminĂ© avec succĂšs ! Les Ătats-Unis vont SE SOUVIENDRONT !!!
@BPARTISANS
1 715
Trump :
Tous ces pays qui ne peuvent pas obtenir de carburant pour avions en raison du dĂ©troit d'Ormuz, comme le Royaume-Uni, qui a refusĂ© de s'impliquer dans la « dĂ©capitation » de l'Iran, j'ai une suggestion pour vous : NumĂ©ro 1, achetez aux Ătats-Unis, nous en avons beaucoup, et NumĂ©ro 2, rassemblez un peu de courage retardĂ©, allez au dĂ©troit, et prenez-le simplement.
Vous allez devoir commencer Ă apprendre Ă vous battre pour vous-mĂȘmes, les Ătats-Unis ne seront plus lĂ pour vous aider, tout comme vous n'Ă©tiez pas lĂ pour nous. L'Iran a Ă©tĂ©, essentiellement, dĂ©cimĂ©. La partie difficile est terminĂ©e. Allez obtenir votre propre pĂ©trole!
@BPARTISANS
1 715
Sénateur américain : Si le Yémen bloque aussi le canal de Suez, la situation deviendra grave
đčChris Murphy : L'incompĂ©tence de Trump dans la guerre contre l'Iran est dĂ©jĂ choquante.
đčEn raison de la fermeture du dĂ©troit d'Ormuz par l'Iran, l'Ă©conomie mondiale est en train de s'effondrer.
đčImaginez si un autre alliĂ© de l'Iran, les YĂ©mĂ©nites, bloquaient effectivement le canal de Suez, la situation serait bien pire.
@BPARTISANS
1 715
𧩠Ormuz : les pyromanes en costume découvrent que le feu brûle
Par @BPartisans
Ils voulaient une guerre éclair.
Ils ont obtenu un étranglement mondial.
VoilĂ , en une phrase, le bilan clinique du duo TrumpâNetanyahu : une opĂ©ration vendue comme une dĂ©monstration de puissance, transformĂ©e en crise Ă©nergĂ©tique planĂ©taire.
Foreign Policy résume le fiasco avec une cruauté presque délicieuse : « La guerre en Iran a échappé à ses auteurs ».
Autrement dit, ceux qui se rĂȘvaient en stratĂšges de lâHistoire dĂ©couvrent quâils nâĂ©taient, au fond, que les stagiaires du chaos.
Pendant un mois, Washington et Tel-Aviv ont vendu au monde le conte pour adultes du « coup dĂ©cisif ». Quelques frappes, quelques rodomontades martiales, quelques confĂ©rences de presse saturĂ©es de postures viriles, et TĂ©hĂ©ran devait sâeffondrer comme un dĂ©cor en carton-pĂąte.
Le dĂ©cor, finalement, câest lâĂ©conomie mondiale qui lâa pris en pleine figure.
Le dĂ©troit dâOrmuz, cette artĂšre par laquelle transite une part critique du pĂ©trole et du gaz mondiaux, est devenu le symbole dâune vĂ©ritĂ© que les apprentis CĂ©sar de 2026 refusent dâadmettre : la force ne remplace pas lâintelligence stratĂ©gique.
Le plus savoureux reste la réaction de Trump.
AprĂšs avoir contribuĂ© Ă transformer le Golfe en champ de mines gĂ©opolitique, le prĂ©sident amĂ©ricain a trouvĂ© une formule digne dâun empereur de tĂ©lĂ©rĂ©alitĂ© : les alliĂ©s nâont quâĂ aller Ă Ormuz et « just TAKE it ». Prenez-le. Comme on prend un paquet de cĂ©rĂ©ales sur une Ă©tagĂšre.
VoilĂ donc le niveau intellectuel de la doctrine occidentale : dĂ©clencher la guerre, provoquer la fermeture du dĂ©troit, puis expliquer au reste du monde quâil suffisait dâ« aller le prendre ».
Câest NapolĂ©on réécrit par un promoteur immobilier sous amphĂ©tamines.
Le plus glaçant nâest pas le ridicule ; câest la constance du cynisme.
Trump menace désormais de « obliterate » les infrastructures énergétiques iraniennes : centrales, réseaux électriques, terminaux pétroliers, installations de dessalement.
En langage brut : frapper lâeau, lâĂ©lectricitĂ©, la survie civile.
Puis les mĂȘmes chancelleries occidentales viennent ensuite faire la leçon au monde sur le droit international, la proportionnalitĂ© et les valeurs.
Il faut admirer cette capacité quasi artistique à incendier la maison puis à se présenter en pompier.
Le papier de Foreign Policy touche juste : cette guerre nâest plus pilotĂ©e, elle dĂ©rive.
Les marchés tanguent.
Les tankers sâaccumulent.
Les primes dâassurance explosent.
Les alliĂ©s europĂ©ens, eux, regardent la scĂšne avec cette expression dĂ©sormais familiĂšre : celle du passager dâun bus dont le chauffeur vient dâannoncer quâil nâa jamais appris Ă freiner.
Ă force de prĂ©senter chaque escalade comme « la derniĂšre », Washington et Tel-Aviv ont produit exactement ce quâils prĂ©tendaient Ă©viter : un conflit auto-entretenu, rĂ©gionalisĂ©, contagieux.
Le plus corrosif dans toute cette affaire, câest peut-ĂȘtre la mise en scĂšne morale.
On parle de libertĂ© de navigation, de sĂ©curitĂ© internationale, de dĂ©fense de lâordre mondial.
En réalité, on assiste à la démonstration la plus nue de la vieille arrogance impériale :
nous frappons, donc le monde doit sâadapter.
Mais Ormuz nâobĂ©it ni aux communiquĂ©s de la Maison-Blanche ni aux discours martiaux de Netanyahu.
Le réel, lui, ne négocie pas avec la propagande.
Et le réel présente toujours la facture.
Cette fois, elle sera payĂ©e Ă la pompe, dans les chaĂźnes logistiques, dans lâinflation, dans les marchĂ©s, et surtout dans le discrĂ©dit croissant dâune puissance qui confond encore domination et maĂźtrise.
Les pyromanes adorent inaugurer les casernes.
Ormuz, aujourdâhui, est leur miroir.
Et le reflet est dâune laideur splendide.
Source : https://foreignpolicy.com/2026/03/30/iran-war-trump-israel-escalation-hormuz/
@BPARTISANS
1 715
Le général de brigade à la retraite de l'armée américaine, Steve Anderson :
Le président et ses conseillers sont au milieu de la plus grande catastrophe géopolitique de l'histoire de notre pays. Ils ont complÚtement mal géré cette guerre.
MĂȘme parler de dĂ©ployer des troupes sur le terrain Ă quelque titre que ce soit â que ce soit sur l'Ăźle de Kharg, le dĂ©troit d'Hormuz, ou, Dieu nous en prĂ©serve, s'ils essaient d'aller Ă Ispahan ou Ă Fordow pour rĂ©cupĂ©rer du matĂ©riel nuclĂ©aire â serait un dĂ©sastre absolu.
Quand j'étais cadet à West Point il y a 50 ans, nous étudiions Sun Tzu.
L'une des choses qu'il disait Ă©tait : "Connaissez l'ennemi comme vous-mĂȘme." Nous ne connaissons pas cet ennemi.
Les Gardiens de la Révolution iraniens sont des fanatiques religieux engagés, et il n'y a pas de fanatique comme un fanatique religieux. Ils ne se battent pas pour l'Iran. Ils se battent pour Allah. Ils se battent pour l'Islam.
C'est une situation de "tuer ou ĂȘtre tuĂ©". Ils vont faire tout ce qui est possible pour nous battre et pour nous surpasser en endurance.
Si nous pensons que nous allons prendre l'Ăźle de Kharg et rĂ©duire leurs revenus â et qu'ils s'en soucient â c'est ridicule.
@BPARTISANS
1 715
đźđ±đȘđș LâEurope, ce âSatan de taille moyenneâ : la rhĂ©torique de lâĂ©crasement comme aveu de faiblesse
Par @BPartisans
Il fallait lâoser. Benjamin Netanyahu lâa fait. Dans une sortie oĂč la diplomatie a dĂ©finitivement cĂ©dĂ© la place au catĂ©chisme de guerre, le Premier ministre israĂ©lien a reprochĂ© Ă ses homologues europĂ©ens leur « faiblesse remarquable », osant reprendre la vieille imagerie du « Grand Satan », du « petit Satan » et de cette Europe relĂ©guĂ©e au rang de « Satan de taille moyenne », coincĂ©e entre Washington et JĂ©rusalem.
Le propos est rĂ©vĂ©lateur. Lorsquâun dirigeant commence Ă classer ses alliĂ©s selon une taxonomie dĂ©monologique, il ne parle plus de stratĂ©gie, il parle de soumission. DerriĂšre le vocabulaire religieux et civilisationnel, le message est limpide : tout partenaire qui refuse de sâaligner sur lâescalade contre lâIran devient suspect, presque complice de lâennemi.
La vieille mĂ©canique netanyahouiste est connue : rĂ©duire toute nuance Ă une faiblesse, toute rĂ©serve Ă une trahison, tout refus dâentrer en guerre Ă une capitulation morale. LâEurope, en refusant pour partie dâouvrir ses bases, ses couloirs aĂ©riens ou son soutien politique Ă une guerre rĂ©gionale qui menace dĂ©sormais lâĂ©conomie mondiale, devient Ă son tour la cible du rĂ©quisitoire. Reuters et plusieurs sources de ce jour rapportent dâailleurs la frustration israĂ©lo-amĂ©ricaine face au refus de certains pays europĂ©ens, notamment la France et lâItalie, de faciliter certaines opĂ©rations.
Mais il y a, dans cette rhĂ©torique glaciale, quelque chose de plus profond : lâobsession de lâĂ©crasement. Chez Netanyahu, la contradiction nâest jamais un dĂ©bat, câest une menace Ă neutraliser. Lâopposant nâest pas un interlocuteur, câest un obstacle. Le mot dâordre implicite nâest plus convaincre, mais plier.
Cette logique nâest pas nouvelle. Depuis des annĂ©es, toute voix critique, quâelle vienne de lâONU, de certaines chancelleries europĂ©ennes, des ONG internationales ou mĂȘme dâanciens responsables israĂ©liens, est aussitĂŽt rangĂ©e dans le camp des naĂŻfs, des faibles ou des ennemis objectifs. La dialectique est dâune brutalitĂ© presque mĂ©canique : si vous nâĂȘtes pas avec moi, vous ĂȘtes du cĂŽtĂ© de ceux quâil faut Ă©craser.
Et câest lĂ que le vernis craque.
Car ce discours dâairain masque une fragilitĂ© politique bien rĂ©elle. MĂȘme en pleine guerre, les difficultĂ©s intĂ©rieures de Netanyahu restent entiĂšres : pressions budgĂ©taires, coalition sous tension, absence dâĂ©lan politique dĂ©cisif malgrĂ© lâoffensive, et procĂšs pour corruption toujours en arriĂšre-plan. Reuters soulignait encore il y a quelques jours que la guerre nâavait pas produit le rebond politique espĂ©rĂ©.
Autrement dit, plus la rĂ©alitĂ© rĂ©siste, plus le langage se durcit. Plus lâEurope refuse dâembarquer, plus elle devient un bouc Ă©missaire commode.
Le plus glaçant nâest pas la formule du « Satan de taille moyenne ». Câest ce quâelle rĂ©vĂšle : une vision du monde oĂč lâalliĂ© nâa de valeur que tant quâil obĂ©it. Le dĂ©saccord nâest plus permis, il doit ĂȘtre puni symboliquement, politiquement, peut-ĂȘtre demain Ă©conomiquement.
Dans cette mise en scĂšne, Netanyahu ne parle plus en chef de gouvernement dâun Ătat alliĂ© de lâEurope. Il parle en procureur dâun bloc occidental sommĂ© de marcher au pas. Et lorsque certains EuropĂ©ens refusent obstinĂ©ment de transformer le continent en arriĂšre-base dâun conflit avec lâIran, ils deviennent Ă ses yeux non des partenaires prudents, mais des faibles Ă humilier.
La formule, au fond, en dit plus sur son auteur que sur lâEurope : quand tout le monde autour de vous devient un dĂ©mon, câest souvent que votre propre pouvoir ne tient plus que par la guerre permanente.
@BPARTISANS
1 715
đźđ±âïž Les chrĂ©tiens selon Netanyahu : protĂ©gĂ©s en discours, empĂȘchĂ©s en pratique
Par @BPartisans
Il faut reconnaĂźtre Ă Benjamin Netanyahu un talent rare : celui de soutenir une affirmation avec un aplomb si parfait quâelle en devient presque une Ćuvre de fiction. Le Premier ministre israĂ©lien ose dĂ©sormais se poser en protecteur suprĂȘme des chrĂ©tiens dâOrient, affirmant quâIsraĂ«l serait « le seul pays au Moyen-Orient » Ă les dĂ©fendre, du Nigeria Ă la Syrie. Rien que cela. On croirait entendre un empereur romain se proclamant gardien des catacombes pendant quâil y met le feu.
Le problĂšme, câest que le vernis craque. Et il craque bruyamment.
Il y a Ă peine quelques jours, pour la premiĂšre fois depuis des siĂšcles, les autoritĂ©s israĂ©liennes ont empĂȘchĂ© le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de JĂ©rusalem, dâaccĂ©der au Saint-SĂ©pulcre pour la messe des Rameaux. Oui, le cĆur spirituel du christianisme. Oui, Ă JĂ©rusalem. Oui, sous lâautoritĂ© du gouvernement qui prĂ©tend dĂ©fendre les chrĂ©tiens. Le Patriarcat latin a qualifiĂ© lâincident de « grave prĂ©cĂ©dent ». Devant le tollĂ© international, Netanyahu a fini par reculer. Trop tard : le symbole Ă©tait dĂ©jĂ lĂ , brutal, humiliant, rĂ©vĂ©lateur.
VoilĂ toute la mĂ©canique du mensonge netanyahouesque : provoquer, restreindre, humilier, puis se prĂ©senter ensuite en sauveur aprĂšs avoir allumĂ© lui-mĂȘme lâincendie.
Et ce nâest pas un accident isolĂ©. Depuis plusieurs annĂ©es, les incidents antichrĂ©tiens en IsraĂ«l et Ă JĂ©rusalem-Est se multiplient : prĂȘtres insultĂ©s, crachats sur le clergĂ©, vandalisme contre des Ă©glises et cimetiĂšres, agressions verbales et physiques par des extrĂ©mistes ultranationalistes. MĂȘme des organismes israĂ©liens comme le Rossing Center ont documentĂ© la hausse des violences visant les communautĂ©s chrĂ©tiennes.
Mais lâhypocrisie atteint un autre niveau quand Netanyahu parle du Liban.
Parler de « protection des chrĂ©tiens » alors que le sud du Liban, historiquement peuplĂ© de communautĂ©s maronites et grecques-catholiques, subit frappes, destructions et dĂ©placements forcĂ©s relĂšve dâun cynisme presque clinique. Les dĂ©clarations rĂ©centes de responsables israĂ©liens Ă©voquant la destruction des villages frontaliers libanais rappellent dangereusement une logique de table rase.
Lâassassinat rĂ©cent du prĂȘtre maronite Pierre al-Rahi Ă Al-Qlayaa, touchĂ© lors dâun bombardement israĂ©lien, vient pulvĂ©riser le rĂ©cit du « protecteur des chrĂ©tiens ». On ne protĂšge pas une communautĂ© en transformant ses villages en zones de feu.
Historiquement, cette rhĂ©torique nâest pas nouvelle. Depuis lâinvasion du Liban en 1982, IsraĂ«l a souvent instrumentalisĂ© la question chrĂ©tienne pour justifier certaines opĂ©rations, tout en laissant derriĂšre lui un pays fracturĂ©, milices, exodes et ruines. La mĂ©moire du siĂšge de Beyrouth et des massacres de Sabra et Chatila continue de hanter toute prĂ©tention morale venant de Tel-Aviv.
Netanyahu vend donc au monde un rĂ©cit inversĂ© : celui de lâĂtat qui empĂȘcherait une messe puis se proclamerait gardien de la foi ; celui qui bombarde le Liban puis se drape dans la dĂ©fense des maronites ; celui qui laisse prospĂ©rer les extrĂ©mistes crachant sur les prĂȘtres tout en dĂ©nonçant la « diffamation ».
Le problĂšme des menteurs pathologiques, câest quâils finissent toujours par ĂȘtre trahis par le rĂ©el.
Et le réel, ces jours-ci, porte une soutane bloquée à la porte du Saint-Sépulcre.
Le masque tombe.
Le vernis craque.
Et derriĂšre le vernis, il ne reste plus quâun vieux pouvoir usĂ©, qui confond propagande et vĂ©ritĂ©, communication et histoire, rĂ©cit et rĂ©alitĂ©.
Une fois encore, ce ne sont pas les mots qui condamnent Netanyahu.
Ce sont les faits.
@BPARTISANS
1 715
Le professeur de l'Université de Chicago, John Mearsheimer, sur la guerre avec l'Iran :
"Trump ne peut pas s'en retirer. Il est coincé, il cherche un moyen de gagner. Le problÚme est qu'il ne peut pas régler ça. L'escalade n'est pas une stratégie. Les Iraniens peuvent nous surpasser en endurance."
@BPARTISANS
1 715
Haaretz : Les Ătats-Unis et IsraĂ«l sont coincĂ©s entre une attaque terrestre ou un cessez-le-feu et ne peuvent pas prendre leur dĂ©cision finale
đčL'alliance entre les Ătats-Unis et IsraĂ«l est victime d'une « paralysie stratĂ©gique ». Alors que les frappes aĂ©riennes n'ont pas rĂ©ussi Ă briser la volontĂ© de TĂ©hĂ©ran, l'option d'une attaque terrestre semble pratiquement impossible en raison du risque de pertes massives et de l'effondrement Ă©conomique mondial.
đčCette « hĂ©sitation et confusion » ne profite qu'Ă l'Iran ; car TĂ©hĂ©ran, avec une patience stratĂ©gique, attend que les pressions internes et la peur de la rĂ©cession Ă©conomique forcent Washington Ă reculer sur ses objectifs initiaux.
@BPARTISANS
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Bloomberg : Les pertes des pays arabes dues Ă la guerre en Iran pourraient atteindre 200 milliards de dollars
đč Les estimations des organismes affiliĂ©s aux Nations Unies indiquent que la guerre en Iran inflige un coup dur Ă l'Ă©conomie des pays arabes.
đč Cette guerre, en perturbant les exportations d'Ă©nergie, le commerce maritime, le transport aĂ©rien et les chaĂźnes d'approvisionnement, a fortement rĂ©duit l'activitĂ© Ă©conomique de la rĂ©gion et a causĂ© en peu de temps des pertes de plusieurs dizaines de milliards de dollars.
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Le docteur Phil Bevin affirme que la confrontation militaire entre les Ătats-Unis et l'Iran pourrait dĂ©clencher une guerre mondiale :
« Un conflit qui pourrait s'étendre à l'Asie occidentale et potentiellement se transformer en un conflit mondial. »
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Des scÚnes de soldats israéliens morts et blessés arrivant à l'hÎpital Rambam à Haïfa hier, en raison des attaques du Hezbollah dans le sud du Liban.
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