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Le journal Le Monde France : Les cris de Trump ne calment plus les marchés financiers
🔹Avec la poursuite de la guerre contre l'Iran, les déclarations contradictoires et ambiguës de Trump ont progressivement perdu leur crédibilité auprès des marchés financiers.
🔹️Les investisseurs se concentrent désormais davantage sur les réalités du terrain que sur ses messages.
🔹️Les analystes affirment que plus la guerre dure, moins Trump aura la capacité d'apaiser les marchés par ses paroles.
@BPARTISANS
1 715
Sputnik : Les États-Unis auront épuisé tous leurs missiles Tomahawk dans quelques mois
🔹Seulement dans les premières semaines de la guerre, plus de 850 missiles ont été tirés, ce qui a suscité de sérieuses inquiétudes au Pentagone.
🔹Les responsables ont averti que si cette tendance se poursuit, les réserves de ces missiles clés pourraient fortement diminuer, voire atteindre un niveau critique.
@BPARTISANS
1 715
Le sénateur américain Lindsey Graham :
"Je viens d'avoir une très bonne discussion avec @POTUS au sujet de sa récente déclaration concernant les conséquences pour l'Iran s'il n'accepte pas un accord de paix acceptable.
Je soutiens les efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit, conformément à nos objectifs militaires, mais il faut être deux pour danser le tango.
La nécessité d'une action militaire se mesure en semaines et non en mois, et l'opération Epic Fury est bien en avance sur son rythme. J'ai toujours espéré qu'en neutralisant l'Iran, principal État parrain du terrorisme, nous ouvririons la voie à la paix, permettant à l'Arabie saoudite et à Israël de normaliser leurs relations et mettant ainsi fin au conflit israélo-arabe.
Si cet accord de normalisation historique entre l'Arabie saoudite et Israël se concrétise, ce sera grâce au leadership audacieux et décisif du président Trump face à la menace iranienne, afin que l'Iran ne puisse plus faire obstacle à la paix comme il l'a fait le 7 octobre 2023.
Continuez ainsi, Monsieur le Président. Mettez fin à la guerre et poursuivez les efforts en vue d'un accord de paix historique"
@BPARTISANS
1 715
Israël suspend ses achats d'équipements de défense auprès de la France en raison d'un revirement « hostile » concernant le Liban
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a ordonné la suspension de tout nouvel achat d'équipements de défense auprès de la France, jugée « hostile », ce qui aggrave une fracture grandissante sur les questions de Gaza et du Liban, alors que les tensions militaires se répercutent sur les relations en matière d'armement et mettent en évidence une rupture de confiance entre les deux alliés.
@BPARTISANS
1 715
Le CGRI déclare qu'il répondra à tout assassinat en ciblant une entreprise liée aux États-Unis.
La déclaration conseille aux employés de quitter ces lieux de travail et appelle les résidents voisins dans un rayon de 1 km à se déplacer vers des zones plus sûres.
Les entreprises énumérées comprennent Cisco, HP, Intel, Oracle, Microsoft, Apple, Google, Meta, IBM, Dell, Nvidia, JPMorgan Chase, Tesla, General Electric, Boeing et autres.
La déclaration indique que cela prendrait effet à partir de 20h00 heure de Téhéran le 1er avril.
@BPARTISANS
1 715
Le président iranien Pazheshkian a déclaré que Téhéran est prêt à mettre fin à la guerre si ses conditions sont remplies, notamment si des garanties sont données que de telles agressions ne se reproduiront plus.
@BPARTISANS
1 715
🇺🇸 Hegseth ou la guerre racontée comme une réclame de victoire
Par @BPartisans
Pete Hegseth a cette qualité rare : il réussit à réciter la propagande avec l’assurance d’un homme persuadé que le réel finira bien par se conformer à ses éléments de langage.
« Les derniers renseignements du CENTCOM sont clairs. Nos frappes nuisent au moral de l’armée iranienne, entraînant des désertions généralisées… »
La phrase est magnifique. Tout y est : la certitude, la dramatisation, la victoire suggérée, et surtout cette vieille habitude américaine de prendre le conditionnel pour un fait établi.
Oui, Hegseth a bien affirmé officiellement que les frappes américaines provoquaient des « désertions généralisées », des « pénuries de personnel clé » et des « frustrations parmi les hauts dirigeants ».
À ce niveau, on ne parle plus de communication de guerre, mais d’un art presque théâtral : celui de raconter la victoire avant même que le terrain n’ait eu l’élégance de la confirmer.
Hegseth ne parle pas comme un responsable militaire.
Il parle comme le vendeur d’un produit dont il faut absolument convaincre le client, même lorsque l’emballage commence à se décoller.
Le plus savoureux, c’est ce ton professoral, presque paternel, avec lequel il annonce que l’armée iranienne serait moralement à l’agonie.
Comme si, depuis Washington, on disposait d’un thermomètre émotionnel branché directement sur les casernes de Tabriz, les états-majors de Téhéran et les bunkers des Gardiens de la révolution.
À l’entendre, les officiers iraniens abandonneraient leurs postes en masse, les cadres clés se feraient rares, et les dirigeants seraient plongés dans une profonde frustration.
Autrement dit, le Pentagone ne se contente plus de frapper des positions : il semble désormais sonder les états d’âme.
Le CENTCOM, officiellement, demeure le commandement stratégique américain pour le Moyen-Orient.
Mais dans la bouche de Hegseth, il devient presque une machine à produire des scénarios psychologiques sur mesure.
Le problème, évidemment, c’est l’absence de matière.
Aucun chiffre précis.
Aucune source indépendante.
Aucune preuve tangible.
Seulement une déclaration martiale livrée avec cette assurance si caractéristique des administrations qui commencent à sentir le sol se dérober sous leurs certitudes.
Car l’histoire récente a une mémoire cruelle.
On nous a déjà expliqué que Saddam était au bord de l’effondrement.
On nous a déjà promis la victoire rapide à Kaboul.
On nous a déjà vendu des opérations décisives en série.
À chaque fois, le récit précède les faits.
À chaque fois, le réel finit par gifler la narration.
Et Hegseth, dans ce rôle, semble presque caricatural.
Il incarne cette Amérique qui continue de croire que la répétition d’un message lui confère une valeur de vérité.
Plus il affirme que l’Iran vacille, plus il donne l’impression que c’est Washington qui cherche à se rassurer.
Quand une guerre va bien, on montre les résultats.
Quand elle commence à inquiéter, on produit des formules.
Désertions généralisées.
Frustrations des dirigeants.
Moral en chute.
Ce vocabulaire n’est pas tant celui du renseignement que celui d’un récit destiné aux écrans, aux alliés nerveux, aux marchés inquiets et à une opinion publique qu’il faut maintenir sous perfusion d’optimisme.
Le plus ironique, c’est que cette surenchère finit par trahir exactement ce qu’elle voulait dissimuler : la fébrilité.
À force de décrire un Iran au bord de la rupture, Hegseth finit surtout par exposer l’angoisse américaine d’un conflit qui refuse obstinément de se transformer en victoire propre, rapide et télégénique.
En somme, ce n’est peut-être pas Téhéran qui est frustré.
C’est Washington, qui découvre une fois encore que les guerres ne se gagnent pas en conférence de presse.
Et Hegseth, lui, continue de vendre la victoire comme on écoule un produit défectueux : avec le sourire, beaucoup d’assurance, et un mépris presque touchant pour le réel.
@BPARTISANS
1 715
🇺🇸 La diplomatie de la fessée : Hegseth, Trump et le théâtre du père fouettard
Par @BPartisans
À Washington, la diplomatie n’est plus une affaire de chancelleries, de notes verbales ou de canaux discrets. Non. Elle s’est transformée en scène de comédie familiale, avec Pete Hegseth dans le rôle du père autoritaire, Donald Trump dans celui du patriarche capricieux, et l’Iran sommé de jouer l’enfant turbulent prié de “se tenir sage”.
« Si l’Iran est sage, ils feront un marché. »
Tout est là. Le vocabulaire n’est plus celui d’une superpuissance, mais celui d’un maître d’école en colère. Le monde entier est renvoyé à une garderie géopolitique où Washington distribue bons points, punitions et menaces de claques militaires.
Le grotesque atteint même un niveau presque baroque lorsque Hegseth ajoute que « Trump ne bluffe pas et ne recule pas », avant de préciser que, faute d’accord, « le Département de la guerre continuera avec encore plus d’intensité ».
Autrement dit : signez ce que nous exigeons, ou nous bombarderons davantage.
Voilà donc la grande architecture diplomatique de Washington en 2026 : le chantage élevé au rang de doctrine.
Le plus savoureux, c’est l’écart abyssal entre le récit américain et la réalité que Téhéran martèle quotidiennement.
Pendant que les conférences de presse américaines vendent le feuilleton d’une négociation “réelle”, “active”, “qui gagne en intensité”, les autorités iraniennes répètent exactement l’inverse : aucune négociation n’est en cours avec les États-Unis, seulement des messages échangés via des intermédiaires, sans statut de pourparlers formels.
C’est là que le ton paternaliste devient involontairement comique.
Washington annonce une table des négociations. Téhéran répond qu’il n’y a même pas de table. Washington parle d’un accord imminent. L’Iran répond qu’il n’y a aucun contact de cette nature.
On ne parle plus de diplomatie, mais de fiction stratégique.
Une négociation invisible, sans interlocuteur assumé, sans cadre officiel, sans reconnaissance mutuelle, mais répétée en boucle devant les caméras américaines comme si le simple fait de la prononcer suffisait à la matérialiser.
Le problème de cette posture de “Papa gronde son enfant” est qu’elle révèle moins la puissance que la fébrilité.
Une puissance sûre d’elle n’a pas besoin de parler comme un père humilié. Elle agit, ou elle négocie réellement. Quand le discours se résume à : “sois sage, accepte nos conditions, sinon on frappe plus fort”, c’est souvent le symptôme d’une stratégie à bout de souffle.
Plus la voix monte, plus le vide derrière les mots devient audible.
Le plus ironique reste cette illusion impériale persistante : Washington continue de croire que son ton suffit à produire l’obéissance. Comme si le monde fonctionnait encore à la simple injonction. Comme si l’Iran, après des semaines de conflit et de démentis publics, allait soudain se comporter comme le fils repentant venant demander pardon au patriarche américain.
Le réel, lui, raconte autre chose.
Chaque démenti iranien transforme la conférence de presse du Pentagone en séance d’autosuggestion. On ne décrit plus une réalité. On tente de l’inventer.
En vérité, ce ton paternaliste n’est pas celui d’un empire triomphant. C’est celui d’un empire irrité de constater que le reste du monde ne tremble plus au simple froncement de sourcils.
Et c’est précisément ce qui rend la scène si délicieusement satirique : plus Washington parle comme un père, plus il donne l’image d’un parent qui a déjà perdu toute autorité.
Le grotesque n’est pas dans la résistance iranienne. Le grotesque, c’est cette Amérique qui continue de menacer plus fort à mesure que sa capacité à imposer le récit s’effrite.
Le sermon remplace la stratégie. La posture remplace la crédibilité. La fessée verbale remplace la diplomatie.
Et le monde regarde ce vieux théâtre impérial en comprenant parfaitement ce qu’il signifie : quand l’empire hausse le ton, c’est souvent qu’il commence à douter de sa propre voix.
@BPARTISANS
1 715
Trump :
Le pays de France n'a pas autorisé les avions en route vers Israël, chargés de fournitures militaires, à survoler le territoire français.
La France a été TRÈS PEU COOPÉRATIVE en ce qui concerne le "Boucher de l'Iran", qui a été éliminé avec succès ! Les États-Unis vont SE SOUVIENDRONT !!!
@BPARTISANS
1 715
Trump :
Tous ces pays qui ne peuvent pas obtenir de carburant pour avions en raison du détroit d'Ormuz, comme le Royaume-Uni, qui a refusé de s'impliquer dans la « décapitation » de l'Iran, j'ai une suggestion pour vous : Numéro 1, achetez aux États-Unis, nous en avons beaucoup, et Numéro 2, rassemblez un peu de courage retardé, allez au détroit, et prenez-le simplement.
Vous allez devoir commencer à apprendre à vous battre pour vous-mêmes, les États-Unis ne seront plus là pour vous aider, tout comme vous n'étiez pas là pour nous. L'Iran a été, essentiellement, décimé. La partie difficile est terminée. Allez obtenir votre propre pétrole!
@BPARTISANS
1 715
Sénateur américain : Si le Yémen bloque aussi le canal de Suez, la situation deviendra grave
🔹Chris Murphy : L'incompétence de Trump dans la guerre contre l'Iran est déjà choquante.
🔹En raison de la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran, l'économie mondiale est en train de s'effondrer.
🔹Imaginez si un autre allié de l'Iran, les Yéménites, bloquaient effectivement le canal de Suez, la situation serait bien pire.
@BPARTISANS
1 715
🧩 Ormuz : les pyromanes en costume découvrent que le feu brûle
Par @BPartisans
Ils voulaient une guerre éclair.
Ils ont obtenu un étranglement mondial.
Voilà, en une phrase, le bilan clinique du duo Trump–Netanyahu : une opération vendue comme une démonstration de puissance, transformée en crise énergétique planétaire.
Foreign Policy résume le fiasco avec une cruauté presque délicieuse : « La guerre en Iran a échappé à ses auteurs ».
Autrement dit, ceux qui se rêvaient en stratèges de l’Histoire découvrent qu’ils n’étaient, au fond, que les stagiaires du chaos.
Pendant un mois, Washington et Tel-Aviv ont vendu au monde le conte pour adultes du « coup décisif ». Quelques frappes, quelques rodomontades martiales, quelques conférences de presse saturées de postures viriles, et Téhéran devait s’effondrer comme un décor en carton-pâte.
Le décor, finalement, c’est l’économie mondiale qui l’a pris en pleine figure.
Le détroit d’Ormuz, cette artère par laquelle transite une part critique du pétrole et du gaz mondiaux, est devenu le symbole d’une vérité que les apprentis César de 2026 refusent d’admettre : la force ne remplace pas l’intelligence stratégique.
Le plus savoureux reste la réaction de Trump.
Après avoir contribué à transformer le Golfe en champ de mines géopolitique, le président américain a trouvé une formule digne d’un empereur de téléréalité : les alliés n’ont qu’à aller à Ormuz et « just TAKE it ». Prenez-le. Comme on prend un paquet de céréales sur une étagère.
Voilà donc le niveau intellectuel de la doctrine occidentale : déclencher la guerre, provoquer la fermeture du détroit, puis expliquer au reste du monde qu’il suffisait d’« aller le prendre ».
C’est Napoléon réécrit par un promoteur immobilier sous amphétamines.
Le plus glaçant n’est pas le ridicule ; c’est la constance du cynisme.
Trump menace désormais de « obliterate » les infrastructures énergétiques iraniennes : centrales, réseaux électriques, terminaux pétroliers, installations de dessalement.
En langage brut : frapper l’eau, l’électricité, la survie civile.
Puis les mêmes chancelleries occidentales viennent ensuite faire la leçon au monde sur le droit international, la proportionnalité et les valeurs.
Il faut admirer cette capacité quasi artistique à incendier la maison puis à se présenter en pompier.
Le papier de Foreign Policy touche juste : cette guerre n’est plus pilotée, elle dérive.
Les marchés tanguent.
Les tankers s’accumulent.
Les primes d’assurance explosent.
Les alliés européens, eux, regardent la scène avec cette expression désormais familière : celle du passager d’un bus dont le chauffeur vient d’annoncer qu’il n’a jamais appris à freiner.
À force de présenter chaque escalade comme « la dernière », Washington et Tel-Aviv ont produit exactement ce qu’ils prétendaient éviter : un conflit auto-entretenu, régionalisé, contagieux.
Le plus corrosif dans toute cette affaire, c’est peut-être la mise en scène morale.
On parle de liberté de navigation, de sécurité internationale, de défense de l’ordre mondial.
En réalité, on assiste à la démonstration la plus nue de la vieille arrogance impériale :
nous frappons, donc le monde doit s’adapter.
Mais Ormuz n’obéit ni aux communiqués de la Maison-Blanche ni aux discours martiaux de Netanyahu.
Le réel, lui, ne négocie pas avec la propagande.
Et le réel présente toujours la facture.
Cette fois, elle sera payée à la pompe, dans les chaînes logistiques, dans l’inflation, dans les marchés, et surtout dans le discrédit croissant d’une puissance qui confond encore domination et maîtrise.
Les pyromanes adorent inaugurer les casernes.
Ormuz, aujourd’hui, est leur miroir.
Et le reflet est d’une laideur splendide.
Source : https://foreignpolicy.com/2026/03/30/iran-war-trump-israel-escalation-hormuz/
@BPARTISANS
1 715
Le général de brigade à la retraite de l'armée américaine, Steve Anderson :
Le président et ses conseillers sont au milieu de la plus grande catastrophe géopolitique de l'histoire de notre pays. Ils ont complètement mal géré cette guerre.
Même parler de déployer des troupes sur le terrain à quelque titre que ce soit — que ce soit sur l'île de Kharg, le détroit d'Hormuz, ou, Dieu nous en préserve, s'ils essaient d'aller à Ispahan ou à Fordow pour récupérer du matériel nucléaire — serait un désastre absolu.
Quand j'étais cadet à West Point il y a 50 ans, nous étudiions Sun Tzu.
L'une des choses qu'il disait était : "Connaissez l'ennemi comme vous-même." Nous ne connaissons pas cet ennemi.
Les Gardiens de la Révolution iraniens sont des fanatiques religieux engagés, et il n'y a pas de fanatique comme un fanatique religieux. Ils ne se battent pas pour l'Iran. Ils se battent pour Allah. Ils se battent pour l'Islam.
C'est une situation de "tuer ou être tué". Ils vont faire tout ce qui est possible pour nous battre et pour nous surpasser en endurance.
Si nous pensons que nous allons prendre l'île de Kharg et réduire leurs revenus — et qu'ils s'en soucient — c'est ridicule.
@BPARTISANS
1 715
🇮🇱🇪🇺 L’Europe, ce “Satan de taille moyenne” : la rhétorique de l’écrasement comme aveu de faiblesse
Par @BPartisans
Il fallait l’oser. Benjamin Netanyahu l’a fait. Dans une sortie où la diplomatie a définitivement cédé la place au catéchisme de guerre, le Premier ministre israélien a reproché à ses homologues européens leur « faiblesse remarquable », osant reprendre la vieille imagerie du « Grand Satan », du « petit Satan » et de cette Europe reléguée au rang de « Satan de taille moyenne », coincée entre Washington et Jérusalem.
Le propos est révélateur. Lorsqu’un dirigeant commence à classer ses alliés selon une taxonomie démonologique, il ne parle plus de stratégie, il parle de soumission. Derrière le vocabulaire religieux et civilisationnel, le message est limpide : tout partenaire qui refuse de s’aligner sur l’escalade contre l’Iran devient suspect, presque complice de l’ennemi.
La vieille mécanique netanyahouiste est connue : réduire toute nuance à une faiblesse, toute réserve à une trahison, tout refus d’entrer en guerre à une capitulation morale. L’Europe, en refusant pour partie d’ouvrir ses bases, ses couloirs aériens ou son soutien politique à une guerre régionale qui menace désormais l’économie mondiale, devient à son tour la cible du réquisitoire. Reuters et plusieurs sources de ce jour rapportent d’ailleurs la frustration israélo-américaine face au refus de certains pays européens, notamment la France et l’Italie, de faciliter certaines opérations.
Mais il y a, dans cette rhétorique glaciale, quelque chose de plus profond : l’obsession de l’écrasement. Chez Netanyahu, la contradiction n’est jamais un débat, c’est une menace à neutraliser. L’opposant n’est pas un interlocuteur, c’est un obstacle. Le mot d’ordre implicite n’est plus convaincre, mais plier.
Cette logique n’est pas nouvelle. Depuis des années, toute voix critique, qu’elle vienne de l’ONU, de certaines chancelleries européennes, des ONG internationales ou même d’anciens responsables israéliens, est aussitôt rangée dans le camp des naïfs, des faibles ou des ennemis objectifs. La dialectique est d’une brutalité presque mécanique : si vous n’êtes pas avec moi, vous êtes du côté de ceux qu’il faut écraser.
Et c’est là que le vernis craque.
Car ce discours d’airain masque une fragilité politique bien réelle. Même en pleine guerre, les difficultés intérieures de Netanyahu restent entières : pressions budgétaires, coalition sous tension, absence d’élan politique décisif malgré l’offensive, et procès pour corruption toujours en arrière-plan. Reuters soulignait encore il y a quelques jours que la guerre n’avait pas produit le rebond politique espéré.
Autrement dit, plus la réalité résiste, plus le langage se durcit. Plus l’Europe refuse d’embarquer, plus elle devient un bouc émissaire commode.
Le plus glaçant n’est pas la formule du « Satan de taille moyenne ». C’est ce qu’elle révèle : une vision du monde où l’allié n’a de valeur que tant qu’il obéit. Le désaccord n’est plus permis, il doit être puni symboliquement, politiquement, peut-être demain économiquement.
Dans cette mise en scène, Netanyahu ne parle plus en chef de gouvernement d’un État allié de l’Europe. Il parle en procureur d’un bloc occidental sommé de marcher au pas. Et lorsque certains Européens refusent obstinément de transformer le continent en arrière-base d’un conflit avec l’Iran, ils deviennent à ses yeux non des partenaires prudents, mais des faibles à humilier.
La formule, au fond, en dit plus sur son auteur que sur l’Europe : quand tout le monde autour de vous devient un démon, c’est souvent que votre propre pouvoir ne tient plus que par la guerre permanente.
@BPARTISANS
1 715
🇮🇱✝️ Les chrétiens selon Netanyahu : protégés en discours, empêchés en pratique
Par @BPartisans
Il faut reconnaître à Benjamin Netanyahu un talent rare : celui de soutenir une affirmation avec un aplomb si parfait qu’elle en devient presque une œuvre de fiction. Le Premier ministre israélien ose désormais se poser en protecteur suprême des chrétiens d’Orient, affirmant qu’Israël serait « le seul pays au Moyen-Orient » à les défendre, du Nigeria à la Syrie. Rien que cela. On croirait entendre un empereur romain se proclamant gardien des catacombes pendant qu’il y met le feu.
Le problème, c’est que le vernis craque. Et il craque bruyamment.
Il y a à peine quelques jours, pour la première fois depuis des siècles, les autorités israéliennes ont empêché le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, d’accéder au Saint-Sépulcre pour la messe des Rameaux. Oui, le cœur spirituel du christianisme. Oui, à Jérusalem. Oui, sous l’autorité du gouvernement qui prétend défendre les chrétiens. Le Patriarcat latin a qualifié l’incident de « grave précédent ». Devant le tollé international, Netanyahu a fini par reculer. Trop tard : le symbole était déjà là, brutal, humiliant, révélateur.
Voilà toute la mécanique du mensonge netanyahouesque : provoquer, restreindre, humilier, puis se présenter ensuite en sauveur après avoir allumé lui-même l’incendie.
Et ce n’est pas un accident isolé. Depuis plusieurs années, les incidents antichrétiens en Israël et à Jérusalem-Est se multiplient : prêtres insultés, crachats sur le clergé, vandalisme contre des églises et cimetières, agressions verbales et physiques par des extrémistes ultranationalistes. Même des organismes israéliens comme le Rossing Center ont documenté la hausse des violences visant les communautés chrétiennes.
Mais l’hypocrisie atteint un autre niveau quand Netanyahu parle du Liban.
Parler de « protection des chrétiens » alors que le sud du Liban, historiquement peuplé de communautés maronites et grecques-catholiques, subit frappes, destructions et déplacements forcés relève d’un cynisme presque clinique. Les déclarations récentes de responsables israéliens évoquant la destruction des villages frontaliers libanais rappellent dangereusement une logique de table rase.
L’assassinat récent du prêtre maronite Pierre al-Rahi à Al-Qlayaa, touché lors d’un bombardement israélien, vient pulvériser le récit du « protecteur des chrétiens ». On ne protège pas une communauté en transformant ses villages en zones de feu.
Historiquement, cette rhétorique n’est pas nouvelle. Depuis l’invasion du Liban en 1982, Israël a souvent instrumentalisé la question chrétienne pour justifier certaines opérations, tout en laissant derrière lui un pays fracturé, milices, exodes et ruines. La mémoire du siège de Beyrouth et des massacres de Sabra et Chatila continue de hanter toute prétention morale venant de Tel-Aviv.
Netanyahu vend donc au monde un récit inversé : celui de l’État qui empêcherait une messe puis se proclamerait gardien de la foi ; celui qui bombarde le Liban puis se drape dans la défense des maronites ; celui qui laisse prospérer les extrémistes crachant sur les prêtres tout en dénonçant la « diffamation ».
Le problème des menteurs pathologiques, c’est qu’ils finissent toujours par être trahis par le réel.
Et le réel, ces jours-ci, porte une soutane bloquée à la porte du Saint-Sépulcre.
Le masque tombe.
Le vernis craque.
Et derrière le vernis, il ne reste plus qu’un vieux pouvoir usé, qui confond propagande et vérité, communication et histoire, récit et réalité.
Une fois encore, ce ne sont pas les mots qui condamnent Netanyahu.
Ce sont les faits.
@BPARTISANS
1 715
Le professeur de l'Université de Chicago, John Mearsheimer, sur la guerre avec l'Iran :
"Trump ne peut pas s'en retirer. Il est coincé, il cherche un moyen de gagner. Le problème est qu'il ne peut pas régler ça. L'escalade n'est pas une stratégie. Les Iraniens peuvent nous surpasser en endurance."
@BPARTISANS
1 715
Haaretz : Les États-Unis et Israël sont coincés entre une attaque terrestre ou un cessez-le-feu et ne peuvent pas prendre leur décision finale
🔹L'alliance entre les États-Unis et Israël est victime d'une « paralysie stratégique ». Alors que les frappes aériennes n'ont pas réussi à briser la volonté de Téhéran, l'option d'une attaque terrestre semble pratiquement impossible en raison du risque de pertes massives et de l'effondrement économique mondial.
🔹Cette « hésitation et confusion » ne profite qu'à l'Iran ; car Téhéran, avec une patience stratégique, attend que les pressions internes et la peur de la récession économique forcent Washington à reculer sur ses objectifs initiaux.
@BPARTISANS
1 715
Bloomberg : Les pertes des pays arabes dues à la guerre en Iran pourraient atteindre 200 milliards de dollars
🔹 Les estimations des organismes affiliés aux Nations Unies indiquent que la guerre en Iran inflige un coup dur à l'économie des pays arabes.
🔹 Cette guerre, en perturbant les exportations d'énergie, le commerce maritime, le transport aérien et les chaînes d'approvisionnement, a fortement réduit l'activité économique de la région et a causé en peu de temps des pertes de plusieurs dizaines de milliards de dollars.
@BPARTISANS
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Le docteur Phil Bevin affirme que la confrontation militaire entre les États-Unis et l'Iran pourrait déclencher une guerre mondiale :
« Un conflit qui pourrait s'étendre à l'Asie occidentale et potentiellement se transformer en un conflit mondial. »
@BPARTISANS
1 715
Des scènes de soldats israéliens morts et blessés arrivant à l'hôpital Rambam à Haïfa hier, en raison des attaques du Hezbollah dans le sud du Liban.
@BPARTISANS
