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Le président turc Erdogan sur l'Iran :
Tout développement qui mène à la poursuite de la guerre en ouvrant de nouveaux fronts servira la stratégie sanglante d'Israël et, à son tour, nuira à notre région.
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Le président turc Erdogan sur l'Iran :
La partie principale responsable de cette guerre illégale - qui a non seulement transformé notre région en un lieu de dévastation, mais a également imposé un lourd fardeau économique à toute l'humanité - est le gouvernement israélien, qui est dépendant des conflits, du chaos et des crises.
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Selon CBS, l'armée américaine a perdu au moins 16 drones MQ-9 dans la guerre contre l'Iran, dont le coût unitaire est d'environ 30 millions de dollars.
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Selon une déclaration du ministère de la Défense britannique, les artilleurs de la Royal Air Force ont réussi à abattre 10 drones iraniens au cours de la nuit dans des « zones à haut risque » au Moyen-Orient. Selon la déclaration, qui confirme les commentaires du ministre britannique de la Défense, 1 000 soldats britanniques sont déployés au Moyen-Orient pour protéger les intérêts du Royaume-Uni. Les chasseurs britanniques F-35 et Typhoon continuent d'effectuer des opérations défensives au-dessus du Qatar, des Émirats arabes unis, de Chypre, de Jordanie et de Bahreïn.
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Brian Krasnstein, journaliste et activiste médiatique américain à l'encontre de Trump
🔹Trump : « Le monde nous respecte plus que jamais. »
France : ferme son espace aérien à notre armée.
Italie : ne met pas sa base aérienne à disposition de notre armée.
Espagne : ferme ses bases à nos forces.
Pologne : refuse de nous fournir des systèmes de missiles.
🔹Trump ne comprend absolument pas ce que signifie « respect » !
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🇺🇸❌🇮🇷 — Le Washington Post, citant des sources : L'armée américaine a présenté au président Trump un plan visant à saisir de l'uranium hautement enrichi en Iran.
🔹 Le plan comprend le transport d'équipements de forage et la construction d'une piste d'atterrissage pour les avions-cargo afin de transporter des matières radioactives.
🔹 Le plan a été présenté au président Trump la semaine dernière, et les risques importants impliqués ont été discutés.
🔹 Il est du devoir du Pentagone de fournir des options au président, ce qui ne signifie pas qu'une décision a été prise concernant l'uranium.
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🧩 Le mirage d’Ormuz : quand les Émirats veulent jouer les supplétifs de l’Empire
Par @BPartisans
Les Émirats arabes unis semblent donc prêts à troquer le costume immaculé du banquier du Golfe contre le casque du fantassin par procuration. Après avoir bâti leur prospérité sur le commerce, la finance et le tourisme de luxe, voilà Abou Dhabi tenté par le grand frisson militaire dans le détroit d’Ormuz. Une tentation presque pathologique : celle des puissances de seconde ligne qui finissent toujours par croire que l’ombre de Washington vaut blindage.
Sur le papier, le discours est noble : défendre la liberté de navigation, sécuriser les routes énergétiques mondiales, empêcher Téhéran de verrouiller le détroit. Le ministère émirati des Affaires étrangères multiplie les appels à une réponse collective, tandis que l’Organisation maritime internationale rappelle le caractère vital du passage pour le commerce mondial.
Dans la réalité, cela ressemble moins à une stratégie qu’à un saut à pieds joints dans une broyeuse géopolitique.
Les Émirats ne sont ni les États-Unis ni le Royaume-Uni. Ils ne regardent pas la guerre depuis une salle de crise à Washington ou Whitehall. Ils vivent littéralement à portée de tir. En face, à quelques minutes de vol, l’Iran dispose d’un arsenal balistique, de drones et de capacités navales asymétriques capables de frapper ports, raffineries, centrales électriques, usines de dessalement et infrastructures financières.
Autrement dit : le moindre engagement militaire ferait des tours de Dubaï des cibles aussi symboliques qu’évidentes.
Le drame, ou plutôt la farce tragique, c’est que les Émirats ont fondé leur modèle sur une promesse simple : la stabilité absolue. Dubaï ne vend pas du pétrole ; Dubaï vend une illusion. Celle d’un sanctuaire financier climatisé où le capital vient dormir sans jamais entendre les sirènes. Le moindre missile tombant sur Jebel Ali, la moindre cyberattaque sur les systèmes bancaires ou logistiques, et cette illusion s’effondre plus vite qu’un château de cartes sous ventilation industrielle.
Les investisseurs n’ont aucune loyauté. Ils n’ont ni drapeau ni mémoire. Ils partent à la première alerte. Le capital fuit plus vite qu’une administration américaine en fin de mandat.
Et c’est là que le parallèle avec les précédents conflits américains devient implacable.
Les alliés locaux ont toujours été invités à croire à la solidité du parapluie américain. Puis vient le moment où Washington redéfinit brutalement ses priorités : Saïgon, Kaboul, les Kurdes en Syrie, Bagdad après le retrait. Chaque fois, les partenaires régionaux ont découvert la même vérité glaciale : l’alliance américaine dure tant qu’elle sert les intérêts américains.
Le jour où le coût politique, militaire ou économique devient trop élevé, le départ se fait sans état d’âme.
L’histoire récente n’est qu’un catalogue d’abandons méthodiques.
Les Émirats devraient méditer ce précédent avant de se rêver en verrou militaire du Golfe. Car une fois impliqués, ils ne pourront plus revenir à leur posture de neutralité marchande. Ils cesseront d’être une place financière pour devenir un belligérant.
Et lorsque Washington jugera que l’opération a suffisamment servi ses objectifs, ou qu’elle est devenue électoralement toxique, Abou Dhabi restera seul face à la géographie.
C’est là tout le piège stratégique : les États-Unis peuvent se retirer à 10 000 kilomètres de distance. Les Émirats, eux, resteront éternellement à quelques dizaines de kilomètres des côtes iraniennes.
Le coffre-fort du Golfe semble vouloir jouer au croiseur lance-missiles.
L’histoire a pourtant une règle constante : quand les puissances commerciales se prennent pour des empires militaires, elles découvrent souvent que les marchés pardonnent moins que les ennemis.
En voulant défendre leur prospérité par la force, les Émirats risquent surtout d’en organiser l’autodestruction.
Le plus cruel, dans cette affaire, n’est pas le risque iranien.
C’est l’illusion persistante que l’Empire protège toujours ses supplétifs jusqu’au bout.
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🇺🇸⚔️🇮🇷 Kharg, ou l’île de la victoire en carton
Par @BPartisans
Washington a cette manie tenace : lorsqu’un bourbier s’ouvre sous ses pieds, il ne recule pas, il y plonge en fanfare. L’idée d’une opération terrestre contre l’Iran, même limitée, ressemble moins à une stratégie qu’à une vieille addiction impériale : transformer une impasse politique en aventure militaire, puis baptiser l’échec « défense de la liberté ».
Les signaux s’accumulent. Déploiement d’A-10 Thunderbolt II, renforts aéroportés, spéculations sur des troupes autour du Golfe, discussions ouvertes sur Kharg et Ormuz : le Pentagone ne parle plus seulement de frappes, mais de présence au sol. Reuters et le Washington Post évoquent explicitement des scénarios de saisie de l’île de Kharg, nœud vital par lequel transite l’essentiel des exportations pétrolières iraniennes.
Et c’est là que le théâtre devient tragédie.
L’Iran n’est ni l’Irak de 2003 ni l’Afghanistan de 2001. C’est un pays-continent, une forteresse géographique où la montagne sert de muraille, le désert de piège et la profondeur stratégique de multiplicateur de coûts. Les chaînes du Zagros et de l’Elbourz, les zones urbaines denses, les tunnels, les infrastructures enterrées : tout y est conçu pour broyer l’illusion d’une guerre rapide.
Kharg, en apparence, offrirait à Trump le trophée parfait : une île, un drapeau planté, quelques images satellites, et la mise en scène d’une « victoire ». Vue du ciel, l’île ressemble à un porte-avions minéral posé dans le Golfe.
Mais militairement, c’est un cercueil flottant.
Oui, prendre Kharg pourrait exiger « seulement » quelques centaines ou un millier d’hommes selon certaines estimations. Mais tenir Kharg ? C’est autre chose. Chaque mètre carré deviendrait une cible pour missiles côtiers, drones FPV, vedettes rapides, mines navales et frappes saturantes. Reuters le résume froidement : la prise de l’île exposerait immédiatement les forces américaines à des attaques de drones et à un harcèlement permanent.
En clair, Trump pourrait vendre la photo du débarquement, mais il hériterait ensuite d’un Alamo pétrolier.
Le plus ironique est que cette option ne viserait pas tant la victoire militaire que la survie politique du récit. Après des semaines d’escalade, la Maison-Blanche a besoin d’un symbole. Une île capturée permettrait de proclamer que « l’Iran a cédé », même si, dans la réalité, Téhéran conserverait l’initiative stratégique sur le continent, les détroits et la profondeur de ses forces décentralisées.
Car la doctrine iranienne repose précisément sur cela : la résilience en mosaïque. Détruisez un centre, dix cellules continuent. Coupez une tête, vingt commandements locaux poursuivent la lutte. La puissance aérienne américaine peut frapper fort ; elle ne peut pas administrer le terrain ni neutraliser indéfiniment une guerre d’usure asymétrique.
Les A-10, ces reliques glorifiées des guerres de contre-insurrection, sont déjà employés dans les opérations autour d’Ormuz contre vedettes rapides et drones. Mais l’A-10 ne gagne pas une guerre politique. Il ne fait que prolonger le moment où Washington peut prétendre la contrôler.
C’est peut-être là le cœur du problème : Trump ne cherche pas forcément une sortie rationnelle, mais une sortie vendable. Kharg serait alors moins un objectif militaire qu’un décor de conférence de presse, une île transformée en podium pour sauver la face.
Le paradoxe final est cruel : pour « sortir la tête haute », Washington pourrait s’enfermer volontairement dans un réduit stratégique où chaque jour supplémentaire coûterait davantage que le précédent.
La victoire, ici, aurait le goût familier des précédentes : triomphale au journal de 20 heures, funéraire dans les rapports budgétaires et militaires six mois plus tard.
Ou, pour le dire sans filtre : Kharg comme trophée, l’Iran comme piège, et la Maison-Blanche comme metteur en scène d’une victoire en carton-pâte au bord du suicide stratégique.
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🇫🇷⛽️ Certaines stations-service françaises sont à sec alors que les plafonds de prix incitent à faire le plein
Des centaines de stations-service françaises sont à sec alors que les automobilistes se précipitent pour faire le plein de leurs véhicules, après l'introduction de plafonds de prix du carburant en raison de perturbations de l'approvisionnement mondial causées par la guerre au Moyen-Orient.
Sur 900 stations qui ont manqué d'au moins un type de carburant, 700 d'entre elles appartiennent à TotalEnergies SA, a déclaré le ministère de l'Énergie mercredi. Cela est dû à des problèmes logistiques, plutôt qu'à des pénuries d'approvisionnement domestiques, a-t-il précisé.
Les retombées du conflit et la fermeture effective de la voie navigable cruciale du détroit d'Hormuz privent le monde de millions de barils de produits pétroliers chaque jour. La pénurie d'approvisionnement se manifeste partout, des stations-service épuisées aux vols annulés, et fait flamber les prix du carburant.
Mardi, TotalEnergies a prolongé un plafonnement des prix de l'essence et du diesel dans les stations-service de la France métropolitaine jusqu'au 7 avril. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a déclaré que moins de 10% des stations-service françaises connaissaient des pénuries, et la grande majorité en raison de l'introduction par TotalEnergies d'un plafonnement des prix qui a généré une ruée des consommateurs pour faire le plein.
Depuis la mi-mars et l'annonce des plafonds de prix, TotalEnergies a connu une augmentation du trafic sur son réseau, et il pourrait y avoir des tensions d'approvisionnement localisées, en particulier pour le diesel, a déclaré l'entreprise dans un communiqué. Elle a indiqué qu'elle s'efforçait de répondre à une demande supérieure à la normale et de réapprovisionner les stations-service concernées.
Le gouvernement français s'est engagé à soutenir certains secteurs afin d'atténuer l'impact de la guerre. Le paquet comprend 50 millions d'euros (58 millions de livres sterling) d'aide au carburant pour les petites et moyennes entreprises de transport routier, 5 millions d'euros pour la pêche et 14 millions d'euros pour les agriculteurs.
🔗 https://archive.ph/dQJJd
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Le président Trump a menacé de couper les fournitures d'armes à l'Ukraine afin de faire pression sur les alliés européens pour qu'ils se joignent à une "coalition des volontaires" afin de rouvrir le détroit d'Hormuz, rapporte le FT.
➡️ Trump a menacé d'arrêter les fournitures à PURL, le programme d'acquisition d'armes de l'OTAN pour l'Ukraine financé par les pays européens.
➡️ Rutte, lors d'un appel avec la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, a expliqué que Trump était "plutôt hystérique" face au refus des Européens d'aider à protéger le détroit d'Hormuz.
➡️ En réponse, et à l'insistance de Mark Rutte, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont rapidement publié une déclaration le 19 mars exprimant leur volonté de soutenir les efforts visant à assurer un passage sûr à travers le détroit d'Hormuz.
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📷 La couverture du nouveau numéro de The Economist fait référence à la position de la Chine face à la guerre des États-Unis contre l'Iran : « Quand ton ennemi fait une erreur, laisse-le continuer »
🔹️The Economist : Nous avons parlé avec des diplomates, conseillers, chercheurs, experts et responsables actuels et anciens en Chine. Presque tous estiment que la décision des États-Unis de faire la guerre à l'Iran a été une grave erreur.
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The Economist : les guerres terrestres en Asie ont rarement bien tourné pour les États-Unis
🔹Malgré ses menaces, Trump risque de s'enliser dans un « bourbier ».
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📸 Le commandant de la force aérospatiale du Corps des Gardiens de la Révolution s'adresse aux ennemis : préparez vos abris
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The Economist : Depuis le début de la guerre, les revenus pétroliers de l'Iran ont presque doublé
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Financial Times : Trump ne coule pas seulement dans le Golfe [Persique]
🔹La combinaison d'une défaite stratégique face à l'Iran, d'une révolte des alliés occidentaux et d'une turbulence sans précédent sur les marchés financiers américains place Trump dans une situation où même une victoire militaire à Kharg ne peut restaurer sa crédibilité perdue.
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Des images dramatiques capturent les conséquences d'une frappe puissante sur une base de missiles du CGRI à Baharestan, à Ispahan - de la fumée s'élevant dans le ciel juste quelques instants après que l'explosion ait secoué la région plus tôt aujourd'hui.
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Des frappes américano-israéliennes ont touché un site de missiles du CGRI à Ispahan, en Iran, provoquant une explosion massive.
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Le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov a déclaré que si les troupes américaines entraient en Iran, il déploierait des dizaines de milliers de ses anciens combattants pour aider à défendre le territoire iranien.
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L'ancien analyste de la CIA, Larry Johnson, prédit : "Une invasion terrestre américaine des îles iraniennes ce week-end."
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🇺🇸 Churchill à la casquette MAGA : la farce martiale d’un président qui confond verbe et vacarme
Par @BPartisans
Il fallait oser. Comparer, même implicitement, Donald Trump à Winston Churchill relève moins de l’analyse historique que de la falsification comique. Comme le rappelle The Guardian, Churchill avait, selon John F. Kennedy, « mobilisa la langue anglaise et l'envoya au combat ». Trump, lui, mobilise surtout la confusion et l’envoie directement dans le mur.
L’article est d’une cruauté délicieuse : « Chaque mot qu'il dit ajoute à la confusion ». Chaque mot qu’il prononce épaissit le brouillard. Voilà sans doute la meilleure définition de cette présidence en temps de guerre : un mégaphone sans boussole, une avalanche de slogans pour masquer le vide stratégique.
Un jour, la guerre doit se terminer « dans deux à trois semaines ». Le lendemain, elle est déjà « très en avance sur le calendrier ». Puis elle pourrait durer encore. Ensuite, elle serait presque gagnée. Enfin, on reparle de cessez-le-feu. Nous ne sommes plus dans la conduite des opérations, mais dans un feuilleton écrit à la minute par un homme qui confond le bureau ovale avec un plateau de télé-réalité.
Le plus savoureux reste cette inflation rhétorique autour de la « reddition inconditionnelle ». Le problème, c’est que la réalité, cette chose toujours aussi vulgaire, refuse obstinément de coopérer. Pendant que Washington proclame la victoire depuis les salons climatisés de Mar-a-Lago, les missiles continuent de tomber, le détroit d’Ormuz reste paralysé, et les tankers dérivent comme la crédibilité américaine. The Guardian le résume avec une ironie glaciale : la “Guerre Stop-and-Go”, la guerre en accordéon, entre menaces apocalyptiques et pauses dictées par les marchés pétroliers.
Le ridicule devient presque clinique lorsque Trump menace de frapper les infrastructures civiles, avant de suspendre sa propre menace quarante-huit heures plus tard au nom de négociations que Téhéran dément. C’est la géopolitique du clignotant : on menace, on recule, on menace encore, puis on proclame un succès imaginaire. Même la communication officielle américaine semble contredire la veille ce qu’elle affirmait l’avant-veille.
Churchill parlait pour souder une nation sous les bombes. Trump parle pour se convaincre lui-même qu’il maîtrise encore le récit. La différence est abyssale : chez Churchill, le verbe précédait la stratégie ; chez Trump, il sert à combler son absence.
Et puis il y a cette scène presque burlesque : sommer l’Organisation du Traité de l'Atlantique Nord de sécuriser Ormuz alors que l’Alliance n’a jamais été consultée sur cette guerre. Le traité de l’OTAN n’a jamais été conçu comme un service après-vente pour aventures militaires improvisées.
En réalité, cette guerre expose une vérité plus humiliante encore : la première puissance mondiale n’apparaît plus comme un architecte stratégique, mais comme un improvisateur nerveux, changeant d’objectif au rythme des sondages, des cours du brut et des accès d’humeur présidentiels.
À force de déclarer la victoire avant qu’elle n’existe, Washington finit par offrir au monde un spectacle presque pathétique : celui d’un empire qui parle beaucoup pour ne surtout pas avoir à expliquer où il va.
Le Churchill de la Seconde Guerre mondiale envoyait la langue anglaise au combat.
Le Churchill de Mar-a-Lago, lui, envoie surtout les États-Unis au ridicule.
Source : https://www.theguardian.com/commentisfree/2026/mar/31/trump-words-iran-war-churchill
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