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Jonathan Sturel

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Qui se souvient de Mediapart ?

Le risque, en dévoilant que la personnalité politique la plus populaire de France a dit deux ou trois trucs sur le pouvoir des Juifs, ce n'est pas de la rendre moins populaire auprès du public (d'ailleurs Jordan Bardella n'a pas baissé d'un point dans les enquêtes et les sondages de popularité) mais de rendre plus visibles les deux ou trois trucs en question. Nous constatons deux types de réactions aux articles de Mediapart : le pays légal dit «Oulala, c'est très grave ce qu'il a écrit, Bardella !» pendant que le pays réel, avec un certain désintérêt pour ces questions d'arrière-garde, passe déjà à autre chose en disant simplement «Mouais, il n'a pas forcément tort de toute façon.» Si Bardella se contente de laisser la polémique s’essouffler et si le RN fait bloc derrière lui, non seulement cette polémique n'atteindra pas les buts de guerre politique qu'elle s'était fixé mais par surcroît elle augmentera encore le rayonnement du concerné.

On devient meilleur chrétien lorsqu'on n'ouvre plus les Évangiles seulement pour s'y faire époustoufler par les miracles du Christ mais pour trouver dans ses merveilleuses paroles la matière pour s'édifier au quotidien.

Les lycéens arabo-wakandais qui multiplient les vidéos accablantes d'incendies et de destructions sont en train de : - Faire
Les lycéens arabo-wakandais qui multiplient les vidéos accablantes d'incendies et de destructions sont en train de : - Faire oublier la tentative de Mediapart de nuire à Jordan Bardella ; - Faire grimper les intentions de vote en faveur du Rassemblement national ; - Enterrer définitivement le mythe du vivre-ensemble ; - Ouvrir les yeux d'un certain nombre de gauchistes blancs restés proches de LFI par habitude malgré le changement de ligne. Carton plein.

Et si Henry de Lesquen avait raison de dénoncer la PND (Prétendue Nouvelle Droite), qui m'a tout l'air d'être effectivement un conglomérat d'individus animés de nostalgies douteuses qui les rendent sensibles aux paganeries anti-chrétiennes très en vogue depuis quelque temps sur les réseaux sociaux particulièrement ? À vrai dire, sans savoir pourquoi, lorsque, dans mes jeunes années d'adulte, j'ai commencé à m'intéresser aux idées politiques de droite, je ne me suis jamais senti d'attirance pour trois personnages : Venner, Benoist et Faye, dont l'éloignement affiché et assumé avec la religion catholique était chez moi une source de méfiance, voire de défiance spontanée. Depuis toujours, le nationalisme français, le patriotisme, le rapport à la Terre et aux Morts, peu importe le nom que l'on veut donner à cette aspiration de l'esprit, sont pour moi indissociables de la religion catholique. Depuis quinze siècles, tout en France s'est fondu dans cette foi, et inversement. L'idée qu'après un tel héritage, quelques plus-malins-que-les-autres se paient le culot d'enjamber tranquillement ces quinze siècles comme s'il était possible de les rayer d'un trait de plume, pour s'en aller chercher au-delà, c'est-à-dire dans l'Antiquité, des divinités païennes de substitution en essayant de nous faire croire qu'elles sont pour eux la matière d'une activité spirituelle quelconque, me semble être tout simplement grotesque et risible. Le chant des cathédrales, les crucifix de nos grands-parents, les grands sermons, les chevaliers chrétiens, les grandes espérances, le calme des églises et la puissante armée des saints les laisseraient froid comme la pierre mais le paganisme sur lequel ils ne savent rien serait pour eux un enchantement de l'âme ? Je n'y crois pas une seconde. Posture politique et idéologique complète. La vérité est que ces gens ont été aspirés par l'époque au même titre que beaucoup d'autres engeances nées dans le brouillard du monde moderne. Ils sont athées parce que le monde moderne les a forgés comme ça, ils sont apostats parce qu'ils ont suivi, consciemment ou non, la promesse d'émancipation du monde moderne et parce que les plaisirs immédiats qui fondent cette promesse leur ont semblé avoir plus de sucre que les mystères chrétiens qu'ils étaient devenus incapables de sentir. Soyons forts, hommes et femmes de la chrétienté, car l'ennemi est partout.

Je suis certain que le gars a posté sa diatribe d'ado attardé en étant convaincu d'être la réincarnation de Nietzche en personne. Au moment de cliquer sur Publier, il devait penser quelque chose comme « je suis trop un giga chad, comment j'ai dead ça popopowww (j'espère que Conversano va me retweet). » Rien n'est plus arrogant qu'un individu d'âge adulte qui n'a toujours pas dépassé le stade écolier de la réflexion.

La droite des réseaux sociaux LOL.
La droite des réseaux sociaux LOL.

La visite du pape a levé un enthousiasme exceptionnel qui a étonné jusqu'aux catholiques eux-mêmes à qui l'époque avait mis d
La visite du pape a levé un enthousiasme exceptionnel qui a étonné jusqu'aux catholiques eux-mêmes à qui l'époque avait mis dans la tête qu'ils étaient terminés et sortis de l'Histoire. L'engouement est tel qu'on se prend à nouveau à espérer que tout n'est pas perdu et qu'il reste en France des forces profondes et vives qui n'attendent que le moment opportun pour resurgir. Dans l'océan de déprime qui immerge nos existences, ces images sont un canot de sauvetage sur lequel tout esprit lucide et réellement intéressé par la France devrait vouloir embarquer immédiatement. Quiconque, dans ce contexte, vient nous emmerder avec son athéisme et ses questions de collégiens entiktokés se dénonce de lui-même comme un adversaire, peu importe d'où il parle, et surtout s'il parle depuis nos propres rangs. Nous n'irons jamais sans la croix.

Puisqu'on dit que le bonheur N'existe pas sur la terre Puisse l'aile de nos chimères Un jour nous porter ailleurs. Opium.

Il suffisait qu'un mauvais romancier fasse pondre sa dernière nullité par une IA pour que nos «milieux» se mettent subitement
Il suffisait qu'un mauvais romancier fasse pondre sa dernière nullité par une IA pour que nos «milieux» se mettent subitement à se souvenir de l'existence de la littérature. Si nos milieux mettaient la même énergie à lire, à soutenir les romanciers français et à faire connaître cette (vraie) littérature (humaine) au lieu de n'en jamais rien faire, peut-être que la part prise par les escrocs serait réduite et peut-être que l'on permettrait à la littérature de continuer un peu sa grande aventure d'édification et de transmission. Si l'on veut sauver quelque chose, il faudra être un peu plus ambitieux que cela et cesser d'être uniquement des commentateurs sarcastiques et rigolards.

Elias s'en souvient. Merci à lui pour ce retour qui me touche et me bouleverse. Ce lecteur a vu que j'avais accordé une même
Elias s'en souvient. Merci à lui pour ce retour qui me touche et me bouleverse. Ce lecteur a vu que j'avais accordé une même attention aux petites gens et aux grands personnages, et j'en suis vraiment ému car en effet, après la France ou plutôt avec elle, le combat pour la dignité des petites gens est l'autre grand combat de ma vie. Merci Elias.

Qui se souvient du roman Napoléon à Montmédy de Jonathan Sturel ?

Comment trouvez-vous ce film ? (Vous ne pouvez pas répondre, j'ai fermé la zone de chat ah ah ah). C'est un bijou, peut-être
Comment trouvez-vous ce film ? (Vous ne pouvez pas répondre, j'ai fermé la zone de chat ah ah ah). C'est un bijou, peut-être même un chef d'œuvre. Pourquoi dis-je "peut-être" ?

Combien de ceux qui annoncent que la Russie va déclencher une guerre contre l'Europe espèrent secrètement que cette catastrophe va véritablement arriver, simplement pour pouvoir dire : « nous avions raison » ? Les morts, les bombes, les villes rasées, le désastre humanitaire, économique, le traumatisme pour cent ans, tout cela, combien le souhaitent secrètement simplement pour avoir la vanité de dire : « nous avions raison »? Le drame des prophètes de malheurs est qu'ils en viennent souvent à souhaiter les malheurs dont ils prétendaient nous protéger en nous les annonçant. Et si c'est vrai pour les clowns des réseaux sociaux, ça l'est aussi pour ceux qui sont en position de décider vraiment du sort du monde.

Si nous allons droit vers la guerre, veuillez noter que dans le pays réel, chez les vraies gens, autour de vous, personne n'aura véritablement et directement travaillé à nous y faire aller. La surenchère qui conduit à la guerre aura été le fait seul d'une toute petite minorité de politicards et de journalistes. Les journalistes imposent aux politiciens de conserver un certain récit et font peser sur eux la menace d'une campagne de dénigrement s'ils osent s'éloigner un peu de ce récit obligatoire, et les politiciens, qui ont compris cette mécanique, tâchent d'être toujours dans le récit, de s'en écarter jamais pour pérenniser leur existence médiatique, indissociable de leur existence politique. À force de surenchère, on avance, un après l'autre, les jalons qui nous rapprochent de la ligne de rupture qui nous fait basculer sans retour dans la guerre. Si nous allons droit vers la guerre, ce n'est pas que les peuples l'auront voulu mais parce qu'à Paris, un petit millier d'ordures carriéristes, opportunistes, lâches et réseauteurs sera parvenu à précipiter, à cause de la concentration excessive des pouvoirs dont ils bénéficient, tout le monde dans l'horreur. Ce qui rend fou de colère c'est que l'on connaît parfaitement ce mécanisme, et pour cause : il a été reproduit plusieurs fois dans l'histoire contemporaine. Pour autant, il peut encore se répéter sous nos yeux sans que personne n'y fasse rien apparemment. C'est à se demander si à force de se laisser conduire à l'abattoir régulièrement sans réagir, l'Humanité ne mériterait finalement pas le sort auquel son apathie la condamne fatalement.

Les athées prétendaient pourtant ne pas avoir besoin d'un Dieu omniscient, omnipotent, omni-tout pour vivre heureux, et qu'être un simple humain avec ses limites et sa date de péremption était grandement suffisant. Leur façon de vouer un culte à l'IA témoigne qu'il leur manquait bien cette transcendance, cette verticalité ultime puisqu'ils attribuent à l'IA des caractéristiques proprement divines notamment sur la vie éternelle et s'inclinent devant elle pour cette raison. Ils se sont rués sur les promesses de l'IA avec d'autant plus de rapidité et de dévotion qu'ils avaient apostasié la religion de leurs pères juste avant. La leçon de cette histoire est que l'être humain, quoi qu'il en dise, ne peut vivre en se contentant des seules limites humaines et qu'il lui faudra toujours chercher, à un moment ou à un autre de son existence, quelque chose qui le surpasse, le surclasse, fait mieux que lui, promet plus grand que lui et lui donne un motif pour croire dans quelque chose qui défie la monotonie du quotidien. Et comme tous les convertis de la dernière heure, ils manifestent un zèle qui confine à l'absurde et s'agitent dans tous les sens pour montrer le plus ostentatoirement possible qu'ils ont maintenant eux aussi leur Dieu.

« Hommes et choses, tout périssait. »

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