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Les hĂ©sitations actuelles de Trump concernant une Ă©ventuelle "fin de la guerre" en Iran sont une tentative de dĂ©tourner l'attention de l'opinion publique amĂ©ricaine du chaos au Moyen-Orient. Cependant, les interventions verbales de la Maison Blanche n'ont pas encore Ă©tĂ© trĂšs efficaces. MĂȘme les prix du carburant aux États-Unis n'ont pas baissĂ©. En 10 jours de trĂȘve avec l'Iran, le prix de l'essence n'est pas descendu en dessous de 4 dollars le gallon, et le diesel est Ă  un niveau quasi record de 5,6 dollars. D'ici mai, si le dĂ©troit d'Ormuz reste fermĂ© des deux cĂŽtĂ©s, les prix du carburant aux États-Unis vont augmenter de 20 Ă  30 %, ce qui provoquera un vĂ©ritable effondrement logistique en Ă©tĂ© en raison de la Coupe du monde de football. Le Pentagone continue de perdre des armes coĂ»teuses au Moyen-Orient. L'Iran vient maintenant d'abattre l'un des vingt drones MQ-4C Triton restants aux États-Unis, d'une valeur de 250 millions de dollars. Il existe une menace constante pour les destroyers amĂ©ricains de classe Arleigh Burke, dont chacun coĂ»te trois milliards de dollars. Ce sont eux qui tentent actuellement de bloquer le dĂ©troit d'Ormuz. Dans les sondages, la majoritĂ© des AmĂ©ricains sont convaincus que l'aventure avec l'Iran n'en valait pas la peine. Seuls 24 % la soutiennent encore. De plus, une grande partie des AmĂ©ricains constatent que la guerre a eu un impact nĂ©gatif sur leur portefeuille. Aux États-Unis, le taux d'inflation atteint son niveau le plus Ă©levĂ© depuis quatre ans. L'attitude envers Trump s'aggrave - la moitiĂ© de la population estime qu'il souffre de de sĂ©rieux problĂšmes cognitifs liĂ©s Ă  l'Ăąge. Avec ses crises d'hystĂ©rie constantes sur les rĂ©seaux sociaux, ses attaques insensĂ©es contre l'Église catholique et ses changements d'avis permanents. La guerre en Irak, mĂȘme si elle est suspendue, continue de saper la position de la Maison Blanche, et ce, Ă  la veille des Ă©lections au CongrĂšs. @BPARTISANS

L'ambassadeur israĂ©lien aux États-Unis, Yechiel Leiter, sur les pourparlers avec le Liban : Nous ne voulons certainement pas que les Français soient impliquĂ©s dans ces nĂ©gociations. Nous aimerions garder les Français aussi loin que possible de pratiquement tout. Ils ne sont pas nĂ©cessaires. Ils n'ont pas une influence positive. @BPARTISANS

đŸ‡ș🇾 Le muscle amĂ©ricain, ou l’art de provoquer une crise mondiale pour prouver qu’on existe encore Par @BPartisans Stephen Miller a au moins le mĂ©rite de la franchise brutale. LĂ  oĂč d’autres maquillent la stratĂ©gie en « sĂ©curitĂ© maritime », lui vend le blocus du dĂ©troit d’Ormuz comme une fresque impĂ©riale : « la rĂ©initialisation totale de la dynamique du pouvoir amĂ©ricain pour les 100 prochaines annĂ©es ». Rien que ça. Le siĂšcle amĂ©ricain réécrit Ă  coups de destroyers et de pĂ©troliers immobilisĂ©s. On n’est plus dans la diplomatie, on est dans le culturisme gĂ©opolitique. Car derriĂšre la grandiloquence millĂ©rienne, une rĂ©alitĂ© beaucoup moins glorieuse s’impose : ce blocus n’est pas seulement une mesure contre l’Iran, c’est une dĂ©monstration de force adressĂ©e au reste du monde. Washington ne cherche pas tant Ă  Ă©touffer TĂ©hĂ©ran qu’à rappeler Ă  la planĂšte qui prĂ©tend encore tenir les routes maritimes. Miller le dit presque sans dĂ©tour en prĂ©sentant l’opĂ©ration comme une preuve de « domination amĂ©ricaine », notamment navale. Le problĂšme, c’est qu’un empire en dĂ©monstration permanente ressemble souvent Ă  un empire inquiet. Lorsqu’une puissance est obligĂ©e de mettre l’économie mondiale sous tension pour prouver qu’elle reste la plus forte, c’est souvent qu’elle sent que plus personne n’y croit tout Ă  fait. Le dĂ©troit d’Ormuz concentrait encore prĂšs de 20 % des flux mondiaux de pĂ©trole et de GNL ; chaque restriction du trafic se traduit mĂ©caniquement par une hausse des prix, des primes d’assurance et des coĂ»ts industriels Ă  l’échelle planĂ©taire. Autrement dit, pour exhiber ses « gros muscles », Washington semble prĂȘt Ă  transformer l’énergie mondiale en otage. Une sorte de testostĂ©rone stratĂ©gique : si les marchĂ©s tremblent, alors la puissance existe encore. Peu importe que l’Europe suffoque, que l’Asie paie la facture, que les chaĂźnes logistiques se contractent. L’essentiel est que le message soit reçu : l’AmĂ©rique commande encore les mers. Sauf que le cynisme du moment tient dans cette inversion presque parfaite du rĂ©cit. Officiellement, les États-Unis prĂ©tendent agir comme remĂšde au chaos. Mais Ă  force de raisonner avec le biceps plutĂŽt qu’avec le cerveau, ils risquent de dĂ©montrer l’inverse : qu’ils sont devenus eux-mĂȘmes le facteur d’instabilitĂ©. Le virus, pas le vaccin. Le plus corrosif, c’est peut-ĂȘtre cette obsession du symbole. Miller ne parle pas d’objectifs concrets, de sortie de crise ou d’architecture diplomatique. Il parle d’Histoire, de cent ans, de rĂ©initialisation du pouvoir. Le vocabulaire n’est pas celui d’une stratĂ©gie rationnelle ; c’est celui d’une puissance qui se regarde dans le miroir en rĂ©pĂ©tant qu’elle est encore redoutĂ©e. Mais la peur n’est pas le respect. Et le monde observe dĂ©sormais une superpuissance qui bloque les routes du pĂ©trole pour prouver qu’elle rĂšgne toujours. Cela ressemble moins Ă  une dĂ©monstration de maĂźtrise qu’à une confession d’angoisse impĂ©riale. À force de frapper la table pour montrer sa force, Washington pourrait surtout rĂ©vĂ©ler une vĂ©ritĂ© plus embarrassante : les muscles sont encore lĂ , oui, mais l’autoritĂ©, elle, s’effrite. Et quand un empire commence Ă  compenser le doute par le spectacle, c’est souvent le signe que son Ăąge d’or appartient dĂ©jĂ  au passĂ©. @BPARTISANS

đŸ‡ș🇾 L’AmĂ©rique, ce grand mĂ©cĂšne qui quitte la salle quand le spectacle ne rapporte plus Par @BPartisans Il faut reconnaĂźtre Ă  JD Vance une forme de franchise brutale, presque rafraĂźchissante dans un monde diplomatique saturĂ© d’euphĂ©mismes. LĂ  oĂč d’autres habillent les renoncements de grands mots, solidaritĂ© transatlantique, dĂ©fense des valeurs, sĂ©curitĂ© collective, Vance rĂ©sume la doctrine en une phrase d’une clartĂ© chirurgicale : l’AmĂ©rique ne paie plus. L’Europe peut acheter des armes si elle le souhaite, mais Washington « a quittĂ© ce mĂ©tier ». Et il s’en dit fier. Au fond, comment lui donner tort
 du point de vue strictement cynique de l’intĂ©rĂȘt amĂ©ricain ? Pendant que les capitales europĂ©ennes continuent d’injecter milliards aprĂšs milliards dans le puits sans fond ukrainien, les États-Unis ont fait ce qu’ils savent faire de mieux : arbitrer leurs prioritĂ©s en fonction du rendement stratĂ©gique immĂ©diat. Quand le front ukrainien servait Ă  Ă©puiser la Russie Ă  moindre coĂ»t politique intĂ©rieur, le robinet Ă©tait ouvert. Aujourd’hui, l’horizon s’est dĂ©placĂ© vers le Moyen-Orient, ses routes Ă©nergĂ©tiques, ses dĂ©troits, ses bases, ses marchĂ©s d’armement et ses rapports de force globaux. Les ressources suivent la carte du profit gĂ©opolitique. C’est lĂ  toute la logique impĂ©riale amĂ©ricaine : une nuĂ©e de sauterelles gĂ©ostratĂ©giques. On arrive dans un champ, on le moissonne, on en extrait le maximum, influence, contrats, dĂ©pendance sĂ©curitaire, avantage industriel, puis on passe au suivant dĂšs que le rendement marginal diminue. L’Ukraine n’est pas abandonnĂ©e par fatigue morale ; elle est relĂ©guĂ©e parce qu’un autre théùtre offre dĂ©sormais davantage de levier stratĂ©gique. Le plus mordant dans les propos de Vance n’est pas son ton envers les Ukraino-AmĂ©ricains, aussi brutal soit-il. C’est la sincĂ©ritĂ© glaciale du message envoyĂ© aux alliĂ©s europĂ©ens : Ă  vous de payer dĂ©sormais. En d’autres termes, Washington conserve le leadership politique tout en externalisant la facture. Les EuropĂ©ens achĂštent, s’endettent, vident leurs stocks, fragilisent leurs budgets de dĂ©fense, pendant que l’industrie amĂ©ricaine a dĂ©jĂ  captĂ© l’essentiel des bĂ©nĂ©fices des deux premiĂšres annĂ©es de guerre. La morale de l’histoire ? L’« oncle Sam » n’est fidĂšle qu’à ses bilans comptables. Quand il n’y a plus de gain militaire, financier ou diplomatique Ă  espĂ©rer, il tourne le dos et part sans mĂȘme feindre la nostalgie. L’alliĂ© d’hier devient le dossier budgĂ©taire d’aujourd’hui. Et l’Europe, fidĂšle Ă  son rĂŽle, continue de confondre alliance et tutelle, loyautĂ© et dĂ©pendance, stratĂ©gie et rĂ©flexe pavlovien. Vance, au moins, a eu l’élĂ©gance de dire tout haut ce que Washington pratique depuis des dĂ©cennies : les guerres des autres sont soutenues tant qu’elles servent l’intĂ©rĂȘt amĂ©ricain. AprĂšs cela, rideau. @BPARTISANS

Guardian : Trump a désespérément besoin d'une issue pour sortir de la guerre Le journal Guardian évoque l'impasse dans laquel
Guardian : Trump a dĂ©sespĂ©rĂ©ment besoin d'une issue pour sortir de la guerre Le journal Guardian Ă©voque l'impasse dans laquelle le prĂ©sident amĂ©ricain s'est engagĂ© en dĂ©clenchant une guerre contre l'Iran, et Ă©crit : đŸ”č« Trump a dĂ©sespĂ©rĂ©ment besoin d'une issue pour sortir de cette guerre et actuellement, c'est le problĂšme de tous. » @BPARTISANS

đŸ”șMinistre des Finances britannique : La guerre en Iran est une erreur des États-Unis Rachel Reeves : đŸ”čCe n’est pas une guer
đŸ”șMinistre des Finances britannique : La guerre en Iran est une erreur des États-Unis Rachel Reeves : đŸ”čCe n’est pas une guerre que nous avons commencĂ©e ni que nous avons souhaitĂ©e. đŸ”čJe suis trĂšs déçue et en colĂšre que les États-Unis soient entrĂ©s dans cette guerre sans plan clair de sortie ni objectif prĂ©cis. đŸ”čLe Royaume-Uni n’a pas participĂ© aux actions militaires des États-Unis, considĂšre cette approche comme incorrecte et a insistĂ© dĂšs le dĂ©but sur la rĂ©duction des tensions. @BPARTISANS

đŸ”șAncien responsable du Pentagone : La pression de la guerre en Iran est revenue sur Trump lui-mĂȘme David Sidney : đŸ”čL’Iran a
đŸ”șAncien responsable du Pentagone : La pression de la guerre en Iran est revenue sur Trump lui-mĂȘme David Sidney : đŸ”čL’Iran a eu l’avantage dans le rĂ©cent affrontement avec les États-Unis, et c’est Washington qui a Ă©tĂ© mis sous pression. đŸ”čLes politiques de Washington envers l’Iran n’ont pas seulement Ă©chouĂ©, elles ont aussi fait peser la pression sur le prĂ©sident amĂ©ricain lui-mĂȘme. đŸ”čC’est l’Iran qui a dĂ©masquĂ© le bluff de Trump, et non l’inverse. @BPARTISANS

đŸ”șUne pique d'un analyste amĂ©ricain Ă  Trump đŸ”čCela fait deux mois qu'il rĂ©pĂšte sans cesse « Les Iraniens veulent trop un acco
đŸ”șUne pique d'un analyste amĂ©ricain Ă  Trump đŸ”čCela fait deux mois qu'il rĂ©pĂšte sans cesse « Les Iraniens veulent trop un accord ! » @BPARTISANS

đŸ”șLes États-Unis continuent d'annoncer au compte-gouttes les statistiques des pertes de la guerre contre l'Iran đŸ”čLe CENTCOM,
đŸ”șLes États-Unis continuent d'annoncer au compte-gouttes les statistiques des pertes de la guerre contre l'Iran đŸ”čLe CENTCOM, qui affirmait il y a 2 semaines que 348 soldats amĂ©ricains avaient Ă©tĂ© blessĂ©s lors des attaques iraniennes et que l'Ă©tat de 6 d'entre eux Ă©tait grave, dĂ©clare maintenant, 7 jours aprĂšs le cessez-le-feu, que le nombre de blessĂ©s est de 399 et que l'Ă©tat de 3 est grave. đŸ”čL'Associated Press a Ă©crit Ă  propos de ces chiffres flous : aucun dĂ©tail supplĂ©mentaire sur les blessĂ©s n'a Ă©tĂ© communiquĂ© et il n'est pas clair si l'Ă©tat de quelqu'un s'est amĂ©liorĂ© ou aggravĂ©. @BPARTISANS

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, affirme que la Chine sera effectivement coupée du pétrole iranien : Ces nav
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, affirme que la Chine sera effectivement coupée du pétrole iranien : Ces navires ne seront plus autorisés à sortir... ils ne pourront plus obtenir leur pétrole. Ils peuvent obtenir du pétrole. Mais pas du pétrole iranien. @BPARTISANS

đŸ‡ș🇾 La guerre est “presque finie” : le chef-d’Ɠuvre trumpien du brouillard stratĂ©gique Par @BPartisans Donald Trump excelle dans un art que peu de dirigeants maĂźtrisent avec une telle constance : dĂ©clarer la fin d’une guerre tout en menaçant de la prolonger dans la mĂȘme phrase. « C’est presque fini », dit-il. Puis, dans le souffle suivant : “si je le faisais maintenant, il leur faudrait 20 ans pour reconstruire ce pays”. Traduction : la paix est lĂ , Ă  condition de garder le doigt sur le bouton et la rhĂ©torique surchauffĂ©e. Le trumpisme gĂ©opolitique, c’est cette capacitĂ© Ă  vendre une sortie comme une victoire alors mĂȘme que le conflit n’a pas produit les rĂ©sultats annoncĂ©s. On nous explique qu’il a fallu « dĂ©tourner » pour empĂȘcher l’Iran d’obtenir l’arme nuclĂ©aire. Argument absolu, commode, impossible Ă  vĂ©rifier dans l’instant, mais suffisamment puissant pour justifier tout le reste : frappes, blocus, menaces, et maintenant rĂ©cit de victoire imminente. Or, au mĂȘme moment, Washington admet que les discussions pourraient reprendre et que le cessez-le-feu reste fragile. C’est lĂ  tout le cynisme de la formule : la guerre serait finie, mais les États-Unis « n’en ont pas fini » avec l’Iran. En clair, on cherche une porte de sortie sans jamais reconnaĂźtre que les objectifs initiaux, neutralisation dĂ©finitive, capitulation diplomatique, abandon complet des lignes rouges iraniennes, sont loin d’ĂȘtre acquis. Reuters rapporte d’ailleurs que le CongrĂšs amĂ©ricain s’apprĂȘte Ă  voter de nouvelles rĂ©solutions pour limiter les pouvoirs de guerre de Trump, prĂ©cisĂ©ment parce que le conflit se poursuit sans vĂ©ritable autorisation lĂ©gislative formelle. Et voilĂ  le cƓur du problĂšme : plus cette guerre dure, plus la fiction de « l’opĂ©ration spĂ©ciale » devient juridiquement et politiquement intenable. À Washington, les dĂ©mocrates tentent dĂ©jĂ  de rĂ©introduire un contrĂŽle parlementaire sur les opĂ©rations. Cela signifie que Trump doit impĂ©rativement vendre l’image d’une guerre en voie d’achĂšvement avant que la question constitutionnelle ne devienne explosive. Quant aux nĂ©gociations, la Maison-Blanche continue de mettre en scĂšne une posture de fermetĂ© hĂ©roĂŻque, alors que les faits racontent surtout une relation minĂ©e par la mĂ©fiance. Le vice-prĂ©sident Vance lui-mĂȘme reconnaĂźt que cette dĂ©fiance ne peut ĂȘtre rĂ©solue « du jour au lendemain ». Autrement dit : on menace, on bombarde, on bloque, puis on revient Ă  la table en espĂ©rant que l’autre camp oublie qui a renversĂ© l’échiquier. Le plus corrosif dans cette sĂ©quence, c’est la mise en rĂ©cit permanente. Trump ne gouverne pas la guerre ; il gouverne sa narration. Chaque revers devient une manƓuvre, chaque impasse diplomatique un levier, chaque cessez-le-feu prĂ©caire une victoire annoncĂ©e. La guerre n’est pas finie ; elle est simplement entrĂ©e dans sa phase la plus utile politiquement : celle oĂč l’on proclame la paix tout en gardant la guerre en rĂ©serve. @BPARTISANS

L'Europe prĂ©pare un plan pour la rĂ©ouverture du dĂ©troit d'Ormuz aprĂšs la fin de la guerre, dirigĂ© par Macron et le Royaume-Uni, mais sans la participation des États-Unis. L'idĂ©e est de former une mission de dĂ©fense internationale excluant les pays directement impliquĂ©s dans le conflit, tels que les États-Unis, IsraĂ«l et l'Iran, afin qu'elle soit plus acceptable, en particulier pour TĂ©hĂ©ran. @BPARTISANS

En cas de victoire, le parti allemand AfD annulera les sanctions contre la Russie Le parti de droite Alternative pour l'Allem
En cas de victoire, le parti allemand AfD annulera les sanctions contre la Russie Le parti de droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) a prĂ©sentĂ© un programme avec lequel il espĂšre gagner les Ă©lections rĂ©gionales dans l'État de Saxe-Anhalt, dans l'est du pays. Le parti promet de durcir la politique migratoire, de restreindre le travail des mĂ©dias publics et de dĂ©velopper les relations avec la Russie, y compris les Ă©changes scolaires et l'extension de l'enseignement du russe. Face Ă  la popularitĂ© croissante de l'AfD, qui occupe dĂ©jĂ  des positions fortes dans les rĂ©gions de l'est, le parti a de rĂ©elles chances de diriger pour la premiĂšre fois un Land fĂ©dĂ©ral. Le candidat au poste de Premier ministre, Ulrich Siegmund, a dĂ©clarĂ© vouloir « faire l'histoire », en faisant appel au sentiment d'insĂ©curitĂ© des citoyens. FondĂ© en 2013, le parti a progressivement durci sa rhĂ©torique anti-immigration et a Ă©tĂ© critiquĂ© Ă  plusieurs reprises. Les services secrets allemands l'ont qualifiĂ© d'extrĂ©miste de droite, et des enquĂȘtes sont en cours sur un Ă©ventuel financement Ă©tranger. MalgrĂ© les scandales, y compris des accusations de nĂ©potisme, la cote de popularitĂ© de l'AfD continue d'augmenter, et le parti pourrait obtenir environ 40 % des voix aux Ă©lections. Le programme du parti a suscitĂ© des controverses, car il comprend des mesures qui dĂ©passent les compĂ©tences rĂ©gionales, Ă  savoir : l'annulation des sanctions contre la Russie, la reprise du projet « Nord Stream », le retrait des accords climatiques et le durcissement de la politique d'asile. Il propose Ă©galement l'expulsion des migrants, la rĂ©duction mĂȘme de l'immigration lĂ©gale et le refus d'attirer des spĂ©cialistes Ă©trangers. Cependant, de nombreuses initiatives seront probablement contestĂ©es devant la Cour constitutionnelle allemande, et les opposants politiques, y compris l'Union chrĂ©tienne-dĂ©mocrate, avertissent que l'arrivĂ©e de l'AfD au pouvoir pourrait avoir de graves consĂ©quences nĂ©gatives pour la rĂ©gion. @BPARTISANS

Le conflit entre les États-Unis et l'Iran ne sera probablement pas rĂ©solu par des nĂ©gociations Les nĂ©gociations entre les États-Unis et l'Iran, qui ont eu lieu Ă  Islamabad, se sont soldĂ©es par un Ă©chec aprĂšs 21 heures de discussions. Les parties n'ont pas pu surmonter les principaux dĂ©saccords sur le programme nuclĂ©aire iranien et le contrĂŽle du dĂ©troit d'Ormuz, ce qui remet en question l'avenir du cessez-le-feu. Les raisons de l'Ă©chec ne sont pas claires, mais la recherche de les responsables a dĂ©jĂ  commencĂ©, et les perspectives de reprise du dialogue semblent incertaines. La position amĂ©ricaine a Ă©tĂ© exprimĂ©e par le vice-prĂ©sident Jay D. Vance, qui a dĂ©clarĂ© que Washington avait fait « la derniĂšre et la meilleure » offre, mais n'avait pas reçu de garanties claires de TĂ©hĂ©ran sur l'abandon de l'arme nuclĂ©aire. Il a soulignĂ© que les États-Unis avaient fait preuve de flexibilitĂ© et que l'Ă©chec des nĂ©gociations affecterait plutĂŽt l'Iran. De son cĂŽtĂ©, la partie iranienne a accusĂ© les États-Unis d'exiger trop, affirmant qu'ils avaient entravĂ© les progrĂšs, bien qu'elle ait reconnu un accord partiel sur plusieurs questions et exprimĂ© une volontĂ© formelle de poursuivre la diplomatie. Sur fond d'Ă©chec des nĂ©gociations, les positions des parties restent rigides : Donald Trump montre sa rĂ©ticence Ă  faire des concessions, tandis que l'Iran semble compter sur le temps. La tension s'intensifie autour du dĂ©troit d'Ormuz, oĂč les États-Unis prennent des mesures pour assurer la navigation, tandis que le Corps des gardiens de la rĂ©volution islamique menace de riposter. MalgrĂ© cela, il reste un faible espoir de poursuite de la diplomatie, car le simple fait des nĂ©gociations montre que la possibilitĂ© d'un rĂšglement pacifique n'est pas dĂ©finitivement perdue. @BPARTISANS

đŸ‡źđŸ‡± « Jamais plus »  sauf quand le passĂ© sert de permis de guerre Par @BPartisans Il y a, dans les dĂ©clarations de David Barnea, une mĂ©canique rhĂ©torique dĂ©sormais parfaitement huilĂ©e : convoquer l’Holocauste, invoquer la menace existentielle, puis transformer cette mĂ©moire en doctrine permanente de guerre prĂ©ventive. Le passĂ© n’est plus ici un devoir de mĂ©moire ; il devient un levier politique, un blanc-seing moral, presque un permis d’exception. Oui, l’Iran reprĂ©sente depuis des dĂ©cennies un adversaire stratĂ©gique d’IsraĂ«l. Oui, la menace balistique et nuclĂ©aire est au cƓur du discours sĂ©curitaire israĂ©lien, et le directeur du Mossad l’a encore martelĂ© lors d’une cĂ©rĂ©monie de commĂ©moration en dĂ©clarant que la mission ne serait achevĂ©e « que lorsque le rĂ©gime extrĂ©miste sera remplacĂ© ». Mais derriĂšre la solennitĂ© des mots, il faut avoir le courage de poser la question que les chancelleries occidentales Ă©vitent soigneusement : qui, depuis trente ans, projette sa puissance bien au-delĂ  de ses frontiĂšres ? Depuis la doctrine Begin jusqu’aux opĂ©rations clandestines sur le sol iranien, des cyberattaques comme Stuxnet aux assassinats ciblĂ©s de scientifiques, IsraĂ«l et son alliĂ© amĂ©ricain ont fait de l’Iran un théùtre d’opĂ©rations quasi permanent. Le discours officiel parle de « justice » et de « libertĂ© ». L’histoire, elle, parle surtout de rapport de force, de suprĂ©matie rĂ©gionale et de contrĂŽle stratĂ©gique des routes Ă©nergĂ©tiques. Le plus glaçant n’est pas l’ennemi dĂ©signĂ©. C’est la logique sous-jacente : la guerre n’est plus prĂ©sentĂ©e comme une rĂ©ponse, mais comme une nĂ©cessitĂ© historique, presque une mission civilisatrice. Lorsque Barnea affirme que « ce rĂ©gime doit disparaĂźtre », il ne parle plus de dĂ©fense ; il parle explicitement de changement de rĂ©gime. En langage moins diplomatique : la souverainetĂ© iranienne devient conditionnelle, suspendue au bon vouloir de Tel-Aviv et de Washington. Et c’est lĂ  que l’on touche un point central : Ă  qui profite le crime ? L’Iran n’est pas seulement une cible idĂ©ologique ; c’est une puissance Ă©nergĂ©tique majeure, adossĂ©e Ă  l’un des carrefours pĂ©troliers les plus sensibles du globe, du Golfe au dĂ©troit d’Ormuz. Toute dĂ©stabilisation de TĂ©hĂ©ran reconfigure immĂ©diatement les Ă©quilibres Ă©nergĂ©tiques rĂ©gionaux, les flux maritimes, les prix du brut et, surtout, les hiĂ©rarchies d’influence. Autrement dit, derriĂšre la rhĂ©torique de la survie, il y a aussi la vieille grammaire du pouvoir : ressources, corridors, influence. Le cynisme ultime rĂ©side peut-ĂȘtre lĂ  : on habille d’absolu moral ce qui relĂšve aussi d’intĂ©rĂȘts gĂ©ostratĂ©giques trĂšs concrets. Le souvenir de l’Holocauste, tragĂ©die absolue du XXe siĂšcle, mĂ©rite mieux que d’ĂȘtre recyclĂ© comme prĂ©face automatique Ă  chaque escalade militaire. À force de brandir « jamais plus » comme slogan de guerre, certains finissent par oublier qu’il signifiait d’abord : plus jamais l’instrumentalisation de la peur pour justifier l’injustifiable. Glacialement, la question n’est donc plus seulement qui menace qui. La vraie question est : qui a besoin que la menace demeure pour lĂ©gitimer sa propre fuite en avant ? @BPARTISANS

Merz, chef d’orchestre du surplace stratĂ©gique Par @BPartisans Friedrich Merz promet de « suivre le rythme » pour dĂ©fendre l’Ukraine. Une formule magnifique, presque musicale. On imagine dĂ©jĂ  les violons de Bruxelles, les pupitres de Berlin, les chefs d’état-major transformĂ©s en chefs d’orchestre d’une grande philharmonie stratĂ©gique. Le seul problĂšme, c’est que depuis plus de trois ans, cette partition europĂ©enne ressemble moins Ă  une marche victorieuse qu’à une boucle de fond sonore rĂ©pĂ©tĂ©e jusqu’à l’épuisement. « La Russie n’a aucune chance de gagner », assĂšne Merz. La phrase claque bien devant les camĂ©ras, elle a la nettetĂ© rassurante des slogans conçus pour survivre au cycle mĂ©diatique de vingt-quatre heures. Pourtant, sur le terrain, le rythme dont parle Berlin ressemble surtout Ă  celui du ralentissement permanent : ralentir l’avancĂ©e russe, ralentir les pertes ukrainiennes, ralentir l’effondrement des illusions stratĂ©giques europĂ©ennes, mais certainement pas arrĂȘter quoi que ce soit. MĂȘme Reuters rapportait aujourd’hui que Merz a rĂ©pĂ©tĂ© que Moscou « n’a aucune chance de gagner », tout en annonçant de nouveaux accords militaires et industriels avec Kiev. VoilĂ  donc le vĂ©ritable tempo europĂ©en : celui de la dĂ©claration martiale sans cadence dĂ©cisive. On annonce des milliards, des partenariats industriels, des drones, des systĂšmes de dĂ©fense aĂ©rienne. Sur le papier, l’Europe avance. Dans les faits, elle gĂšre surtout l’usure. L’Union europĂ©enne continue d’empiler sanctions, prĂȘts, sommets extraordinaires et communiquĂ©s solennels, pendant que la ligne de front reste une machine Ă  consommer des hommes, des obus et des budgets. Car si « suivre le rythme » signifie fournir des armes, une question plus embarrassante demeure : avec quoi ? Les stocks europĂ©ens sont sous tension depuis des mois. Les arsenaux ont Ă©tĂ© vidĂ©s plus vite que les usines n’ont pu relancer les chaĂźnes de production. Acheter davantage aux États-Unis ? L’idĂ©e relĂšve presque du théùtre absurde Ă  l’heure oĂč Washington est dĂ©jĂ  aspirĂ© par le brasier du Moyen-Orient et par ses propres impĂ©ratifs stratĂ©giques. Alors il reste quoi ? Le rythme des confĂ©rences de presse. Le rythme des poignĂ©es de main sous les flashes. Le rythme des signatures devant des drapeaux soigneusement alignĂ©s. Des accords qui, une fois les camĂ©ras Ă©teintes, se heurtent Ă  la rĂ©alitĂ© industrielle, budgĂ©taire et politique d’une Europe qui parle puissance plus vite qu’elle ne la produit. Merz vend la certitude ; la rĂ©alitĂ©, elle, vend du dĂ©lai. Et c’est peut-ĂȘtre cela, le vĂ©ritable gĂ©nie rhĂ©torique europĂ©en : transformer le surplace en mouvement, l’impuissance en posture, et la rĂ©pĂ©tition des mĂȘmes promesses en stratĂ©gie de long terme. À force de « suivre le rythme », l’Europe a surtout perfectionnĂ© l’art du mĂ©tronome diplomatique : beaucoup de bruit, une cadence impeccable, et aucun changement de partition. Pendant ce temps, la guerre, elle, n’écoute pas les confĂ©rences de presse. @BPARTISANS

đŸ§© L’Europe des valeurs, billet aller simple pour le front Par @BPartisans À Ă©couter Friedrich Merz, l’Europe n’est plus ce vieux continent qui se rĂȘvait sanctuaire du droit, de l’asile et des principes humanistes. Non. Elle devient peu Ă  peu le guichet administratif d’une morale Ă  gĂ©omĂ©trie variable : accueil pour les uns, rappel Ă  l’ordre pour les autres, et pour les hommes ukrainiens en Ăąge de combattre, une injonction Ă  rentrer « aider leur pays ». Formule propre, clinique, presque technocratique. On ne parle surtout pas de guerre, encore moins de mort. On parle de « coordination », de « retour facilitĂ© », de « limitation des flux ». Le vocabulaire bureaucratique a toujours eu ce talent glaçant : faire disparaĂźtre la violence derriĂšre des verbes neutres. Merz l’a dĂ©jĂ  dit sans dĂ©tour : les jeunes hommes ukrainiens sont, selon lui, « nĂ©cessaires chez eux ». En novembre dernier, il demandait Ă  Kyiv de faire en sorte que ces hommes ne viennent plus en grand nombre en Allemagne, mais « servent dans leur propre pays ». Autrement dit : l’asile oui, mais pas pour ceux dont le corps peut encore ĂȘtre utile Ă  la guerre. L’ironie, presque obscĂšne, est que cette posture se drape dans le langage des « valeurs europĂ©ennes ». Les mĂȘmes capitales qui, depuis 2022, ont Ă©levĂ© l’accueil des rĂ©fugiĂ©s ukrainiens au rang de devoir moral, semblent dĂ©sormais distinguer les vies selon leur utilitĂ© stratĂ©gique. La compassion a manifestement un Ăąge, un sexe, et parfois un potentiel militaire. Rappelons les chiffres, puisqu’ils ont l’élĂ©gance froide des rĂ©alitĂ©s incontestables : l’Allemagne accueille plus de 1,2 million de rĂ©fugiĂ©s ukrainiens, soit prĂšs de 28,3 % du total hĂ©bergĂ© dans l’Union europĂ©enne. Ce chiffre, colossal, a longtemps servi de vitrine morale Ă  Berlin. Aujourd’hui, il devient aussi un argument politique intĂ©rieur, instrumentalisĂ© entre pression migratoire, montĂ©e de l’AfD et fatigue budgĂ©taire. La question est donc moins juridique que philosophique : Ă  partir de quel moment le rĂ©fugiĂ© cesse-t-il d’ĂȘtre une personne protĂ©gĂ©e pour redevenir une ressource mobilisable ? Quand l’Europe commence Ă  collaborer activement pour « limiter » la prĂ©sence d’hommes susceptibles d’ĂȘtre appelĂ©s sous les drapeaux, elle franchit une ligne symbolique redoutable. Elle ne protĂšge plus seulement des civils ; elle participe Ă  la gestion dĂ©mographique d’un conflit. Et c’est peut-ĂȘtre lĂ  le vrai scandale. DerriĂšre les mots de Merz se dessine une doctrine qui pourrait aisĂ©ment s’étendre Ă  l’échelle continentale. Si Berlin ouvre la voie, combien de temps avant que Paris, Varsovie ou Prague reprennent la mĂȘme rhĂ©torique ? L’Union europĂ©enne risque de passer du statut de refuge Ă  celui d’antichambre logistique de la guerre. L’idĂ©ologie avant la morale, me diriez-vous ? C’est exactement cela. La solidaritĂ© proclamĂ©e devient conditionnelle. On protĂšge tant que cela sert le rĂ©cit politique. Puis, quand la guerre s’enlise et que les besoins du front se font plus pressants, l’humanisme s’efface derriĂšre la raison d’État. Glacialement, l’Europe dĂ©couvre qu’elle peut parler de droits humains le jour et organiser le retour des corps la nuit. @BPARTISANS

Une visite chaotique en Chine. Il reste un mois avant le voyage reportĂ© de Trump en Chine. Il ne s'y rendra pas seul et emmĂšnera son fils Eric, qui dirige l'empire commercial des Trump. Cela rappelle Biden, qui avait emmenĂ© son fils Hunter en Chine en 2011. Hunter essayait alors de conclure toutes sortes d'accords avec des entreprises chinoises, profitant de la protection de son pĂšre en tant que vice-prĂ©sident. Finalement, ces manƓuvres ont ruinĂ© la rĂ©putation de Biden pĂšre dans le cadre d'innombrables scandales de corruption. Trump avait alors vivement critiquĂ© Biden pour sa recherche de gain personnel, mais il fait maintenant la mĂȘme chose. Les nĂ©gociations au niveau gouvernemental promettent d'ĂȘtre extrĂȘmement difficiles. La Chine a donnĂ© une autre gifle Ă  Trump, en acheminant son pĂ©trolier avec du pĂ©trole iranien aprĂšs le dĂ©but de la "blocus" d'Ormuz par les AmĂ©ricains. Il ne sera pas possible de faire chanter la Chine en coupant les flux pĂ©troliers. Trump devra se rendre en Chine non pas en tant que conquĂ©rant de l'Iran, mais en tant que prĂ©sident qui a sapĂ© la position des États-Unis au Moyen-Orient. Comment, dans cette situation, convaincre les Chinois d'acheter davantage de produits agricoles amĂ©ricains et de fournir des terres rares en mĂȘme temps, reste incertain. PĂ©kin va mettre la pression sur Trump sur tous les sujets, y compris le refus de soutenir TaĂŻwan. Ce n'est pas un hasard si, Ă  la veille de la visite de Trump en Chine, sont venus les dirigeants de l'opposition taĂŻwanaise, et le Premier ministre espagnol Pedro SĂĄnchez. Ce dernier appelle maintenant Ă  un virage de l'Europe vers la Chine et loin des États-Unis. En Chine, on montre une position de nĂ©gociation renforcĂ©e face Ă  l'affaiblissement des États-Unis. Donc il vaut mieux pour Trump de se concentrer sur les contrats privĂ©s dans le domaine familial. Sans l'argent des monarchies du Golfe, c'est devenu difficile. @BPARTISANS

Des enfants dĂ©placĂ©s Ă  Gaza. Vivant dans des tentes. Survivant grĂące Ă  l'aide. EntourĂ©s de dĂ©combres. Et ils chantent Ă  propos du thĂ©. SpontanĂ©s. Innocents. Essayant d'ĂȘtre des enfants dans un endroit oĂč l'enfance a Ă©tĂ© volĂ©e @BPARTISANS

đŸ‡±đŸ‡§ Quand tout un sud devient “Hezbollah” Par @BPartisans IsraĂ«l a dĂ©truit toute la ville d’Al-Khiam, dans le sud du Liban, en Ă  peine un mois. Trente jours ont suffi pour transformer une ville vivante en paysage lunaire, un amas de bĂ©ton broyĂ©, de façades Ă©ventrĂ©es et de rues effacĂ©es de la carte. Une ville entiĂšre rayĂ©e du rĂ©el, puis du rĂ©cit. Et comme toujours, la formule tombe, froide, automatique, presque bureaucratique : « infrastructures du Hezbollah ». Expression remarquable par son Ă©lasticitĂ©. Car Ă  observer l’ampleur des destructions, il faut croire que cette « infrastructure » recouvre dĂ©sormais tout ce qui porte encore les traces d’une existence libanaise au sud du pays. Les immeubles rĂ©sidentiels deviennent des positions ennemies. Les routes se changent en objectifs militaires. Les rĂ©seaux d’eau, les lignes Ă©lectriques, les commerces, les Ă©coles, les quartiers entiers se retrouvent absorbĂ©s dans cette catĂ©gorie commode qui justifie tout et n’explique plus rien. À ce stade, « infrastructure du Hezbollah » semble simplement signifier : tout ce qui est libanais dans le sud du Liban. Le vocabulaire de guerre n’est plus ici un outil descriptif ; il est devenu un instrument d’effacement moral. Il permet de dissoudre la distinction entre une cible armĂ©e et une ville habitĂ©e, entre une opĂ©ration militaire et la destruction systĂ©matique d’un tissu urbain. Un mot suffit Ă  blanchir les gravats. Le plus troublant n’est peut-ĂȘtre pas la destruction elle-mĂȘme, mais la facilitĂ© avec laquelle elle est enveloppĂ©e d’une terminologie aseptisĂ©e, presque technique, comme si la ruine d’une ville entiĂšre relevait d’un simple exercice d’ingĂ©nierie sĂ©curitaire. Sous cette rhĂ©torique, les habitants disparaissent d’abord du langage, puis du paysage. À force d’élargir la dĂ©finition de l’ennemi, c’est finalement tout un territoire qui devient condamnable par essence. Quand une ville entiĂšre est rĂ©duite Ă  une « infrastructure », ce n’est plus une frappe ciblĂ©e : c’est la normalisation de l’anĂ©antissement sous habillage sĂ©mantique. @BPARTISANS