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Les hésitations actuelles de Trump concernant une éventuelle "fin de la guerre" en Iran sont une tentative de détourner l'attention de l'opinion publique américaine du chaos au Moyen-Orient. Cependant, les interventions verbales de la Maison Blanche n'ont pas encore été très efficaces. Même les prix du carburant aux États-Unis n'ont pas baissé. En 10 jours de trêve avec l'Iran, le prix de l'essence n'est pas descendu en dessous de 4 dollars le gallon, et le diesel est à un niveau quasi record de 5,6 dollars. D'ici mai, si le détroit d'Ormuz reste fermé des deux côtés, les prix du carburant aux États-Unis vont augmenter de 20 à 30 %, ce qui provoquera un véritable effondrement logistique en été en raison de la Coupe du monde de football. Le Pentagone continue de perdre des armes coûteuses au Moyen-Orient. L'Iran vient maintenant d'abattre l'un des vingt drones MQ-4C Triton restants aux États-Unis, d'une valeur de 250 millions de dollars. Il existe une menace constante pour les destroyers américains de classe Arleigh Burke, dont chacun coûte trois milliards de dollars. Ce sont eux qui tentent actuellement de bloquer le détroit d'Ormuz. Dans les sondages, la majorité des Américains sont convaincus que l'aventure avec l'Iran n'en valait pas la peine. Seuls 24 % la soutiennent encore. De plus, une grande partie des Américains constatent que la guerre a eu un impact négatif sur leur portefeuille. Aux États-Unis, le taux d'inflation atteint son niveau le plus élevé depuis quatre ans. L'attitude envers Trump s'aggrave - la moitié de la population estime qu'il souffre de de sérieux problèmes cognitifs liés à l'âge. Avec ses crises d'hystérie constantes sur les réseaux sociaux, ses attaques insensées contre l'Église catholique et ses changements d'avis permanents. La guerre en Irak, même si elle est suspendue, continue de saper la position de la Maison Blanche, et ce, à la veille des élections au Congrès. @BPARTISANS

L'ambassadeur israélien aux États-Unis, Yechiel Leiter, sur les pourparlers avec le Liban : Nous ne voulons certainement pas que les Français soient impliqués dans ces négociations. Nous aimerions garder les Français aussi loin que possible de pratiquement tout. Ils ne sont pas nécessaires. Ils n'ont pas une influence positive. @BPARTISANS

🇺🇸 Le muscle américain, ou l’art de provoquer une crise mondiale pour prouver qu’on existe encore Par @BPartisans Stephen Miller a au moins le mérite de la franchise brutale. Là où d’autres maquillent la stratégie en « sécurité maritime », lui vend le blocus du détroit d’Ormuz comme une fresque impériale : « la réinitialisation totale de la dynamique du pouvoir américain pour les 100 prochaines années ». Rien que ça. Le siècle américain réécrit à coups de destroyers et de pétroliers immobilisés. On n’est plus dans la diplomatie, on est dans le culturisme géopolitique. Car derrière la grandiloquence millérienne, une réalité beaucoup moins glorieuse s’impose : ce blocus n’est pas seulement une mesure contre l’Iran, c’est une démonstration de force adressée au reste du monde. Washington ne cherche pas tant à étouffer Téhéran qu’à rappeler à la planète qui prétend encore tenir les routes maritimes. Miller le dit presque sans détour en présentant l’opération comme une preuve de « domination américaine », notamment navale. Le problème, c’est qu’un empire en démonstration permanente ressemble souvent à un empire inquiet. Lorsqu’une puissance est obligée de mettre l’économie mondiale sous tension pour prouver qu’elle reste la plus forte, c’est souvent qu’elle sent que plus personne n’y croit tout à fait. Le détroit d’Ormuz concentrait encore près de 20 % des flux mondiaux de pétrole et de GNL ; chaque restriction du trafic se traduit mécaniquement par une hausse des prix, des primes d’assurance et des coûts industriels à l’échelle planétaire. Autrement dit, pour exhiber ses « gros muscles », Washington semble prêt à transformer l’énergie mondiale en otage. Une sorte de testostérone stratégique : si les marchés tremblent, alors la puissance existe encore. Peu importe que l’Europe suffoque, que l’Asie paie la facture, que les chaînes logistiques se contractent. L’essentiel est que le message soit reçu : l’Amérique commande encore les mers. Sauf que le cynisme du moment tient dans cette inversion presque parfaite du récit. Officiellement, les États-Unis prétendent agir comme remède au chaos. Mais à force de raisonner avec le biceps plutôt qu’avec le cerveau, ils risquent de démontrer l’inverse : qu’ils sont devenus eux-mêmes le facteur d’instabilité. Le virus, pas le vaccin. Le plus corrosif, c’est peut-être cette obsession du symbole. Miller ne parle pas d’objectifs concrets, de sortie de crise ou d’architecture diplomatique. Il parle d’Histoire, de cent ans, de réinitialisation du pouvoir. Le vocabulaire n’est pas celui d’une stratégie rationnelle ; c’est celui d’une puissance qui se regarde dans le miroir en répétant qu’elle est encore redoutée. Mais la peur n’est pas le respect. Et le monde observe désormais une superpuissance qui bloque les routes du pétrole pour prouver qu’elle règne toujours. Cela ressemble moins à une démonstration de maîtrise qu’à une confession d’angoisse impériale. À force de frapper la table pour montrer sa force, Washington pourrait surtout révéler une vérité plus embarrassante : les muscles sont encore là, oui, mais l’autorité, elle, s’effrite. Et quand un empire commence à compenser le doute par le spectacle, c’est souvent le signe que son âge d’or appartient déjà au passé. @BPARTISANS

🇺🇸 L’Amérique, ce grand mécène qui quitte la salle quand le spectacle ne rapporte plus Par @BPartisans Il faut reconnaître à JD Vance une forme de franchise brutale, presque rafraîchissante dans un monde diplomatique saturé d’euphémismes. Là où d’autres habillent les renoncements de grands mots, solidarité transatlantique, défense des valeurs, sécurité collective, Vance résume la doctrine en une phrase d’une clarté chirurgicale : l’Amérique ne paie plus. L’Europe peut acheter des armes si elle le souhaite, mais Washington « a quitté ce métier ». Et il s’en dit fier. Au fond, comment lui donner tort… du point de vue strictement cynique de l’intérêt américain ? Pendant que les capitales européennes continuent d’injecter milliards après milliards dans le puits sans fond ukrainien, les États-Unis ont fait ce qu’ils savent faire de mieux : arbitrer leurs priorités en fonction du rendement stratégique immédiat. Quand le front ukrainien servait à épuiser la Russie à moindre coût politique intérieur, le robinet était ouvert. Aujourd’hui, l’horizon s’est déplacé vers le Moyen-Orient, ses routes énergétiques, ses détroits, ses bases, ses marchés d’armement et ses rapports de force globaux. Les ressources suivent la carte du profit géopolitique. C’est là toute la logique impériale américaine : une nuée de sauterelles géostratégiques. On arrive dans un champ, on le moissonne, on en extrait le maximum, influence, contrats, dépendance sécuritaire, avantage industriel, puis on passe au suivant dès que le rendement marginal diminue. L’Ukraine n’est pas abandonnée par fatigue morale ; elle est reléguée parce qu’un autre théâtre offre désormais davantage de levier stratégique. Le plus mordant dans les propos de Vance n’est pas son ton envers les Ukraino-Américains, aussi brutal soit-il. C’est la sincérité glaciale du message envoyé aux alliés européens : à vous de payer désormais. En d’autres termes, Washington conserve le leadership politique tout en externalisant la facture. Les Européens achètent, s’endettent, vident leurs stocks, fragilisent leurs budgets de défense, pendant que l’industrie américaine a déjà capté l’essentiel des bénéfices des deux premières années de guerre. La morale de l’histoire ? L’« oncle Sam » n’est fidèle qu’à ses bilans comptables. Quand il n’y a plus de gain militaire, financier ou diplomatique à espérer, il tourne le dos et part sans même feindre la nostalgie. L’allié d’hier devient le dossier budgétaire d’aujourd’hui. Et l’Europe, fidèle à son rôle, continue de confondre alliance et tutelle, loyauté et dépendance, stratégie et réflexe pavlovien. Vance, au moins, a eu l’élégance de dire tout haut ce que Washington pratique depuis des décennies : les guerres des autres sont soutenues tant qu’elles servent l’intérêt américain. Après cela, rideau. @BPARTISANS

Guardian : Trump a désespérément besoin d'une issue pour sortir de la guerre Le journal Guardian évoque l'impasse dans laquel
Guardian : Trump a désespérément besoin d'une issue pour sortir de la guerre Le journal Guardian évoque l'impasse dans laquelle le président américain s'est engagé en déclenchant une guerre contre l'Iran, et écrit : 🔹« Trump a désespérément besoin d'une issue pour sortir de cette guerre et actuellement, c'est le problème de tous. » @BPARTISANS

🔺Ministre des Finances britannique : La guerre en Iran est une erreur des États-Unis Rachel Reeves : 🔹Ce n’est pas une guer
🔺Ministre des Finances britannique : La guerre en Iran est une erreur des États-Unis Rachel Reeves : 🔹Ce n’est pas une guerre que nous avons commencée ni que nous avons souhaitée. 🔹Je suis très déçue et en colère que les États-Unis soient entrés dans cette guerre sans plan clair de sortie ni objectif précis. 🔹Le Royaume-Uni n’a pas participé aux actions militaires des États-Unis, considère cette approche comme incorrecte et a insisté dès le début sur la réduction des tensions. @BPARTISANS

🔺Ancien responsable du Pentagone : La pression de la guerre en Iran est revenue sur Trump lui-même David Sidney : 🔹L’Iran a
🔺Ancien responsable du Pentagone : La pression de la guerre en Iran est revenue sur Trump lui-même David Sidney : 🔹L’Iran a eu l’avantage dans le récent affrontement avec les États-Unis, et c’est Washington qui a été mis sous pression. 🔹Les politiques de Washington envers l’Iran n’ont pas seulement échoué, elles ont aussi fait peser la pression sur le président américain lui-même. 🔹C’est l’Iran qui a démasqué le bluff de Trump, et non l’inverse. @BPARTISANS

🔺Une pique d'un analyste américain à Trump 🔹Cela fait deux mois qu'il répète sans cesse « Les Iraniens veulent trop un acco
🔺Une pique d'un analyste américain à Trump 🔹Cela fait deux mois qu'il répète sans cesse « Les Iraniens veulent trop un accord ! » @BPARTISANS

🔺Les États-Unis continuent d'annoncer au compte-gouttes les statistiques des pertes de la guerre contre l'Iran 🔹Le CENTCOM,
🔺Les États-Unis continuent d'annoncer au compte-gouttes les statistiques des pertes de la guerre contre l'Iran 🔹Le CENTCOM, qui affirmait il y a 2 semaines que 348 soldats américains avaient été blessés lors des attaques iraniennes et que l'état de 6 d'entre eux était grave, déclare maintenant, 7 jours après le cessez-le-feu, que le nombre de blessés est de 399 et que l'état de 3 est grave. 🔹L'Associated Press a écrit à propos de ces chiffres flous : aucun détail supplémentaire sur les blessés n'a été communiqué et il n'est pas clair si l'état de quelqu'un s'est amélioré ou aggravé. @BPARTISANS

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, affirme que la Chine sera effectivement coupée du pétrole iranien : Ces nav
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, affirme que la Chine sera effectivement coupée du pétrole iranien : Ces navires ne seront plus autorisés à sortir... ils ne pourront plus obtenir leur pétrole. Ils peuvent obtenir du pétrole. Mais pas du pétrole iranien. @BPARTISANS

🇺🇸 La guerre est “presque finie” : le chef-d’œuvre trumpien du brouillard stratégique Par @BPartisans Donald Trump excelle dans un art que peu de dirigeants maîtrisent avec une telle constance : déclarer la fin d’une guerre tout en menaçant de la prolonger dans la même phrase. « C’est presque fini », dit-il. Puis, dans le souffle suivant : “si je le faisais maintenant, il leur faudrait 20 ans pour reconstruire ce pays”. Traduction : la paix est là, à condition de garder le doigt sur le bouton et la rhétorique surchauffée. Le trumpisme géopolitique, c’est cette capacité à vendre une sortie comme une victoire alors même que le conflit n’a pas produit les résultats annoncés. On nous explique qu’il a fallu « détourner » pour empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire. Argument absolu, commode, impossible à vérifier dans l’instant, mais suffisamment puissant pour justifier tout le reste : frappes, blocus, menaces, et maintenant récit de victoire imminente. Or, au même moment, Washington admet que les discussions pourraient reprendre et que le cessez-le-feu reste fragile. C’est là tout le cynisme de la formule : la guerre serait finie, mais les États-Unis « n’en ont pas fini » avec l’Iran. En clair, on cherche une porte de sortie sans jamais reconnaître que les objectifs initiaux, neutralisation définitive, capitulation diplomatique, abandon complet des lignes rouges iraniennes, sont loin d’être acquis. Reuters rapporte d’ailleurs que le Congrès américain s’apprête à voter de nouvelles résolutions pour limiter les pouvoirs de guerre de Trump, précisément parce que le conflit se poursuit sans véritable autorisation législative formelle. Et voilà le cœur du problème : plus cette guerre dure, plus la fiction de « l’opération spéciale » devient juridiquement et politiquement intenable. À Washington, les démocrates tentent déjà de réintroduire un contrôle parlementaire sur les opérations. Cela signifie que Trump doit impérativement vendre l’image d’une guerre en voie d’achèvement avant que la question constitutionnelle ne devienne explosive. Quant aux négociations, la Maison-Blanche continue de mettre en scène une posture de fermeté héroïque, alors que les faits racontent surtout une relation minée par la méfiance. Le vice-président Vance lui-même reconnaît que cette défiance ne peut être résolue « du jour au lendemain ». Autrement dit : on menace, on bombarde, on bloque, puis on revient à la table en espérant que l’autre camp oublie qui a renversé l’échiquier. Le plus corrosif dans cette séquence, c’est la mise en récit permanente. Trump ne gouverne pas la guerre ; il gouverne sa narration. Chaque revers devient une manœuvre, chaque impasse diplomatique un levier, chaque cessez-le-feu précaire une victoire annoncée. La guerre n’est pas finie ; elle est simplement entrée dans sa phase la plus utile politiquement : celle où l’on proclame la paix tout en gardant la guerre en réserve. @BPARTISANS

L'Europe prépare un plan pour la réouverture du détroit d'Ormuz après la fin de la guerre, dirigé par Macron et le Royaume-Uni, mais sans la participation des États-Unis. L'idée est de former une mission de défense internationale excluant les pays directement impliqués dans le conflit, tels que les États-Unis, Israël et l'Iran, afin qu'elle soit plus acceptable, en particulier pour Téhéran. @BPARTISANS

En cas de victoire, le parti allemand AfD annulera les sanctions contre la Russie Le parti de droite Alternative pour l'Allem
En cas de victoire, le parti allemand AfD annulera les sanctions contre la Russie Le parti de droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) a présenté un programme avec lequel il espère gagner les élections régionales dans l'État de Saxe-Anhalt, dans l'est du pays. Le parti promet de durcir la politique migratoire, de restreindre le travail des médias publics et de développer les relations avec la Russie, y compris les échanges scolaires et l'extension de l'enseignement du russe. Face à la popularité croissante de l'AfD, qui occupe déjà des positions fortes dans les régions de l'est, le parti a de réelles chances de diriger pour la première fois un Land fédéral. Le candidat au poste de Premier ministre, Ulrich Siegmund, a déclaré vouloir « faire l'histoire », en faisant appel au sentiment d'insécurité des citoyens. Fondé en 2013, le parti a progressivement durci sa rhétorique anti-immigration et a été critiqué à plusieurs reprises. Les services secrets allemands l'ont qualifié d'extrémiste de droite, et des enquêtes sont en cours sur un éventuel financement étranger. Malgré les scandales, y compris des accusations de népotisme, la cote de popularité de l'AfD continue d'augmenter, et le parti pourrait obtenir environ 40 % des voix aux élections. Le programme du parti a suscité des controverses, car il comprend des mesures qui dépassent les compétences régionales, à savoir : l'annulation des sanctions contre la Russie, la reprise du projet « Nord Stream », le retrait des accords climatiques et le durcissement de la politique d'asile. Il propose également l'expulsion des migrants, la réduction même de l'immigration légale et le refus d'attirer des spécialistes étrangers. Cependant, de nombreuses initiatives seront probablement contestées devant la Cour constitutionnelle allemande, et les opposants politiques, y compris l'Union chrétienne-démocrate, avertissent que l'arrivée de l'AfD au pouvoir pourrait avoir de graves conséquences négatives pour la région. @BPARTISANS

Le conflit entre les États-Unis et l'Iran ne sera probablement pas résolu par des négociations Les négociations entre les États-Unis et l'Iran, qui ont eu lieu à Islamabad, se sont soldées par un échec après 21 heures de discussions. Les parties n'ont pas pu surmonter les principaux désaccords sur le programme nucléaire iranien et le contrôle du détroit d'Ormuz, ce qui remet en question l'avenir du cessez-le-feu. Les raisons de l'échec ne sont pas claires, mais la recherche de les responsables a déjà commencé, et les perspectives de reprise du dialogue semblent incertaines. La position américaine a été exprimée par le vice-président Jay D. Vance, qui a déclaré que Washington avait fait « la dernière et la meilleure » offre, mais n'avait pas reçu de garanties claires de Téhéran sur l'abandon de l'arme nucléaire. Il a souligné que les États-Unis avaient fait preuve de flexibilité et que l'échec des négociations affecterait plutôt l'Iran. De son côté, la partie iranienne a accusé les États-Unis d'exiger trop, affirmant qu'ils avaient entravé les progrès, bien qu'elle ait reconnu un accord partiel sur plusieurs questions et exprimé une volonté formelle de poursuivre la diplomatie. Sur fond d'échec des négociations, les positions des parties restent rigides : Donald Trump montre sa réticence à faire des concessions, tandis que l'Iran semble compter sur le temps. La tension s'intensifie autour du détroit d'Ormuz, où les États-Unis prennent des mesures pour assurer la navigation, tandis que le Corps des gardiens de la révolution islamique menace de riposter. Malgré cela, il reste un faible espoir de poursuite de la diplomatie, car le simple fait des négociations montre que la possibilité d'un règlement pacifique n'est pas définitivement perdue. @BPARTISANS

🇮🇱 « Jamais plus »… sauf quand le passé sert de permis de guerre Par @BPartisans Il y a, dans les déclarations de David Barnea, une mécanique rhétorique désormais parfaitement huilée : convoquer l’Holocauste, invoquer la menace existentielle, puis transformer cette mémoire en doctrine permanente de guerre préventive. Le passé n’est plus ici un devoir de mémoire ; il devient un levier politique, un blanc-seing moral, presque un permis d’exception. Oui, l’Iran représente depuis des décennies un adversaire stratégique d’Israël. Oui, la menace balistique et nucléaire est au cœur du discours sécuritaire israélien, et le directeur du Mossad l’a encore martelé lors d’une cérémonie de commémoration en déclarant que la mission ne serait achevée « que lorsque le régime extrémiste sera remplacé ». Mais derrière la solennité des mots, il faut avoir le courage de poser la question que les chancelleries occidentales évitent soigneusement : qui, depuis trente ans, projette sa puissance bien au-delà de ses frontières ? Depuis la doctrine Begin jusqu’aux opérations clandestines sur le sol iranien, des cyberattaques comme Stuxnet aux assassinats ciblés de scientifiques, Israël et son allié américain ont fait de l’Iran un théâtre d’opérations quasi permanent. Le discours officiel parle de « justice » et de « liberté ». L’histoire, elle, parle surtout de rapport de force, de suprématie régionale et de contrôle stratégique des routes énergétiques. Le plus glaçant n’est pas l’ennemi désigné. C’est la logique sous-jacente : la guerre n’est plus présentée comme une réponse, mais comme une nécessité historique, presque une mission civilisatrice. Lorsque Barnea affirme que « ce régime doit disparaître », il ne parle plus de défense ; il parle explicitement de changement de régime. En langage moins diplomatique : la souveraineté iranienne devient conditionnelle, suspendue au bon vouloir de Tel-Aviv et de Washington. Et c’est là que l’on touche un point central : à qui profite le crime ? L’Iran n’est pas seulement une cible idéologique ; c’est une puissance énergétique majeure, adossée à l’un des carrefours pétroliers les plus sensibles du globe, du Golfe au détroit d’Ormuz. Toute déstabilisation de Téhéran reconfigure immédiatement les équilibres énergétiques régionaux, les flux maritimes, les prix du brut et, surtout, les hiérarchies d’influence. Autrement dit, derrière la rhétorique de la survie, il y a aussi la vieille grammaire du pouvoir : ressources, corridors, influence. Le cynisme ultime réside peut-être là : on habille d’absolu moral ce qui relève aussi d’intérêts géostratégiques très concrets. Le souvenir de l’Holocauste, tragédie absolue du XXe siècle, mérite mieux que d’être recyclé comme préface automatique à chaque escalade militaire. À force de brandir « jamais plus » comme slogan de guerre, certains finissent par oublier qu’il signifiait d’abord : plus jamais l’instrumentalisation de la peur pour justifier l’injustifiable. Glacialement, la question n’est donc plus seulement qui menace qui. La vraie question est : qui a besoin que la menace demeure pour légitimer sa propre fuite en avant ? @BPARTISANS

Merz, chef d’orchestre du surplace stratégique Par @BPartisans Friedrich Merz promet de « suivre le rythme » pour défendre l’Ukraine. Une formule magnifique, presque musicale. On imagine déjà les violons de Bruxelles, les pupitres de Berlin, les chefs d’état-major transformés en chefs d’orchestre d’une grande philharmonie stratégique. Le seul problème, c’est que depuis plus de trois ans, cette partition européenne ressemble moins à une marche victorieuse qu’à une boucle de fond sonore répétée jusqu’à l’épuisement. « La Russie n’a aucune chance de gagner », assène Merz. La phrase claque bien devant les caméras, elle a la netteté rassurante des slogans conçus pour survivre au cycle médiatique de vingt-quatre heures. Pourtant, sur le terrain, le rythme dont parle Berlin ressemble surtout à celui du ralentissement permanent : ralentir l’avancée russe, ralentir les pertes ukrainiennes, ralentir l’effondrement des illusions stratégiques européennes, mais certainement pas arrêter quoi que ce soit. Même Reuters rapportait aujourd’hui que Merz a répété que Moscou « n’a aucune chance de gagner », tout en annonçant de nouveaux accords militaires et industriels avec Kiev. Voilà donc le véritable tempo européen : celui de la déclaration martiale sans cadence décisive. On annonce des milliards, des partenariats industriels, des drones, des systèmes de défense aérienne. Sur le papier, l’Europe avance. Dans les faits, elle gère surtout l’usure. L’Union européenne continue d’empiler sanctions, prêts, sommets extraordinaires et communiqués solennels, pendant que la ligne de front reste une machine à consommer des hommes, des obus et des budgets. Car si « suivre le rythme » signifie fournir des armes, une question plus embarrassante demeure : avec quoi ? Les stocks européens sont sous tension depuis des mois. Les arsenaux ont été vidés plus vite que les usines n’ont pu relancer les chaînes de production. Acheter davantage aux États-Unis ? L’idée relève presque du théâtre absurde à l’heure où Washington est déjà aspiré par le brasier du Moyen-Orient et par ses propres impératifs stratégiques. Alors il reste quoi ? Le rythme des conférences de presse. Le rythme des poignées de main sous les flashes. Le rythme des signatures devant des drapeaux soigneusement alignés. Des accords qui, une fois les caméras éteintes, se heurtent à la réalité industrielle, budgétaire et politique d’une Europe qui parle puissance plus vite qu’elle ne la produit. Merz vend la certitude ; la réalité, elle, vend du délai. Et c’est peut-être cela, le véritable génie rhétorique européen : transformer le surplace en mouvement, l’impuissance en posture, et la répétition des mêmes promesses en stratégie de long terme. À force de « suivre le rythme », l’Europe a surtout perfectionné l’art du métronome diplomatique : beaucoup de bruit, une cadence impeccable, et aucun changement de partition. Pendant ce temps, la guerre, elle, n’écoute pas les conférences de presse. @BPARTISANS

🧩 L’Europe des valeurs, billet aller simple pour le front Par @BPartisans À écouter Friedrich Merz, l’Europe n’est plus ce vieux continent qui se rêvait sanctuaire du droit, de l’asile et des principes humanistes. Non. Elle devient peu à peu le guichet administratif d’une morale à géométrie variable : accueil pour les uns, rappel à l’ordre pour les autres, et pour les hommes ukrainiens en âge de combattre, une injonction à rentrer « aider leur pays ». Formule propre, clinique, presque technocratique. On ne parle surtout pas de guerre, encore moins de mort. On parle de « coordination », de « retour facilité », de « limitation des flux ». Le vocabulaire bureaucratique a toujours eu ce talent glaçant : faire disparaître la violence derrière des verbes neutres. Merz l’a déjà dit sans détour : les jeunes hommes ukrainiens sont, selon lui, « nécessaires chez eux ». En novembre dernier, il demandait à Kyiv de faire en sorte que ces hommes ne viennent plus en grand nombre en Allemagne, mais « servent dans leur propre pays ». Autrement dit : l’asile oui, mais pas pour ceux dont le corps peut encore être utile à la guerre. L’ironie, presque obscène, est que cette posture se drape dans le langage des « valeurs européennes ». Les mêmes capitales qui, depuis 2022, ont élevé l’accueil des réfugiés ukrainiens au rang de devoir moral, semblent désormais distinguer les vies selon leur utilité stratégique. La compassion a manifestement un âge, un sexe, et parfois un potentiel militaire. Rappelons les chiffres, puisqu’ils ont l’élégance froide des réalités incontestables : l’Allemagne accueille plus de 1,2 million de réfugiés ukrainiens, soit près de 28,3 % du total hébergé dans l’Union européenne. Ce chiffre, colossal, a longtemps servi de vitrine morale à Berlin. Aujourd’hui, il devient aussi un argument politique intérieur, instrumentalisé entre pression migratoire, montée de l’AfD et fatigue budgétaire. La question est donc moins juridique que philosophique : à partir de quel moment le réfugié cesse-t-il d’être une personne protégée pour redevenir une ressource mobilisable ? Quand l’Europe commence à collaborer activement pour « limiter » la présence d’hommes susceptibles d’être appelés sous les drapeaux, elle franchit une ligne symbolique redoutable. Elle ne protège plus seulement des civils ; elle participe à la gestion démographique d’un conflit. Et c’est peut-être là le vrai scandale. Derrière les mots de Merz se dessine une doctrine qui pourrait aisément s’étendre à l’échelle continentale. Si Berlin ouvre la voie, combien de temps avant que Paris, Varsovie ou Prague reprennent la même rhétorique ? L’Union européenne risque de passer du statut de refuge à celui d’antichambre logistique de la guerre. L’idéologie avant la morale, me diriez-vous ? C’est exactement cela. La solidarité proclamée devient conditionnelle. On protège tant que cela sert le récit politique. Puis, quand la guerre s’enlise et que les besoins du front se font plus pressants, l’humanisme s’efface derrière la raison d’État. Glacialement, l’Europe découvre qu’elle peut parler de droits humains le jour et organiser le retour des corps la nuit. @BPARTISANS

Une visite chaotique en Chine. Il reste un mois avant le voyage reporté de Trump en Chine. Il ne s'y rendra pas seul et emmènera son fils Eric, qui dirige l'empire commercial des Trump. Cela rappelle Biden, qui avait emmené son fils Hunter en Chine en 2011. Hunter essayait alors de conclure toutes sortes d'accords avec des entreprises chinoises, profitant de la protection de son père en tant que vice-président. Finalement, ces manœuvres ont ruiné la réputation de Biden père dans le cadre d'innombrables scandales de corruption. Trump avait alors vivement critiqué Biden pour sa recherche de gain personnel, mais il fait maintenant la même chose. Les négociations au niveau gouvernemental promettent d'être extrêmement difficiles. La Chine a donné une autre gifle à Trump, en acheminant son pétrolier avec du pétrole iranien après le début de la "blocus" d'Ormuz par les Américains. Il ne sera pas possible de faire chanter la Chine en coupant les flux pétroliers. Trump devra se rendre en Chine non pas en tant que conquérant de l'Iran, mais en tant que président qui a sapé la position des États-Unis au Moyen-Orient. Comment, dans cette situation, convaincre les Chinois d'acheter davantage de produits agricoles américains et de fournir des terres rares en même temps, reste incertain. Pékin va mettre la pression sur Trump sur tous les sujets, y compris le refus de soutenir Taïwan. Ce n'est pas un hasard si, à la veille de la visite de Trump en Chine, sont venus les dirigeants de l'opposition taïwanaise, et le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez. Ce dernier appelle maintenant à un virage de l'Europe vers la Chine et loin des États-Unis. En Chine, on montre une position de négociation renforcée face à l'affaiblissement des États-Unis. Donc il vaut mieux pour Trump de se concentrer sur les contrats privés dans le domaine familial. Sans l'argent des monarchies du Golfe, c'est devenu difficile. @BPARTISANS

Des enfants déplacés à Gaza. Vivant dans des tentes. Survivant grâce à l'aide. Entourés de décombres. Et ils chantent à propos du thé. Spontanés. Innocents. Essayant d'être des enfants dans un endroit où l'enfance a été volée @BPARTISANS

🇱🇧 Quand tout un sud devient “Hezbollah” Par @BPartisans Israël a détruit toute la ville d’Al-Khiam, dans le sud du Liban, en à peine un mois. Trente jours ont suffi pour transformer une ville vivante en paysage lunaire, un amas de béton broyé, de façades éventrées et de rues effacées de la carte. Une ville entière rayée du réel, puis du récit. Et comme toujours, la formule tombe, froide, automatique, presque bureaucratique : « infrastructures du Hezbollah ». Expression remarquable par son élasticité. Car à observer l’ampleur des destructions, il faut croire que cette « infrastructure » recouvre désormais tout ce qui porte encore les traces d’une existence libanaise au sud du pays. Les immeubles résidentiels deviennent des positions ennemies. Les routes se changent en objectifs militaires. Les réseaux d’eau, les lignes électriques, les commerces, les écoles, les quartiers entiers se retrouvent absorbés dans cette catégorie commode qui justifie tout et n’explique plus rien. À ce stade, « infrastructure du Hezbollah » semble simplement signifier : tout ce qui est libanais dans le sud du Liban. Le vocabulaire de guerre n’est plus ici un outil descriptif ; il est devenu un instrument d’effacement moral. Il permet de dissoudre la distinction entre une cible armée et une ville habitée, entre une opération militaire et la destruction systématique d’un tissu urbain. Un mot suffit à blanchir les gravats. Le plus troublant n’est peut-être pas la destruction elle-même, mais la facilité avec laquelle elle est enveloppée d’une terminologie aseptisée, presque technique, comme si la ruine d’une ville entière relevait d’un simple exercice d’ingénierie sécuritaire. Sous cette rhétorique, les habitants disparaissent d’abord du langage, puis du paysage. À force d’élargir la définition de l’ennemi, c’est finalement tout un territoire qui devient condamnable par essence. Quand une ville entière est réduite à une « infrastructure », ce n’est plus une frappe ciblée : c’est la normalisation de l’anéantissement sous habillage sémantique. @BPARTISANS