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Bassines Non Merci | Canal d'infos sur la luttes contre les mégabassines

Bassines Non Merci | Canal d'infos sur la luttes contre les mégabassines

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Chaîne Télégram dédiée aux informations sur la lutte contre les mégabassines : avancement des chantiers, expertise technique et scientifique, suivi des affaires juridiques, mobilisations, etc.

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CP_25_07_26_bassines_ASA_des_roches_démantelées_compressed.pdf6.29 KB

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Si le tribunal laisse trois années aux exploitants pour procéder au démantèlement complet des ouvrages et à la renaturation des terrains, rien ne justifie d'attendre aussi longtemps pour supprimer les bâches. Plus ces ouvrages resteront en place, plus ils continueront à porter atteinte au vivant. Il serait indécent de prétendre que les exploitants n'en ont pas les moyens après près de dix années d'exploitation illégale qui leur ont procuré des bénéfices considérables ! Ils ne peuvent donc sérieusement invoquer l'argument financier pour retarder les premières mesures de sécurisation. Il est désormais temps de mettre un terme aux dangers que ces ouvrages continuent de faire peser sur la biodiversité. C'est pourquoi, nous exigeons donc que le débâchage intervienne dans les plus brefs délais. Pour ce faire, les irrigants de l'ASA des Roches peuvent compter sur notre bonne volonté. Le 29 octobre 2022, plusieurs milliers de citoyen-nes ont déjà démontré à Cram-Chaban leur efficacité pour retirer les bâches d'une de ces bassines illégales. S'il faut des bras pour appliquer enfin la décision de justice, nous répondrons présent-es ! Ils pourront aussi compter sur notre volonté et notre savoir-faire pour renaturer de tels espaces et en refaire des espaces propices à l'accueil de la biodiversité en réparation des préjudices subis par la faune et la flore. Grille par grille, bâche par bâche, décision de justice par décision de justice, les mégabassines disparaîtront !⁩⁩ 2/2
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Cette victoire est d'abord celle de Nature Environnement 17, qui mène depuis des années un combat juridique déterminé et exemplaire face à un dossier devenu le symbole de l'impunité dont bénéficient certains irrigants. Nous saluons le travail remarquable de ses salarié-es, administrateur-ices et adhérent-es. Nous leur apportons également tout notre soutien face aux campagnes d'intimidation et aux menaces de mort dont ils et elles font l'objet pour avoir simplement obtenu l'application du droit. Si leur suppression a été demandée, c'est aussi parce qu'il en va de la protection durable de la nappe phréatique. Implantées au sein même de celle-ci, ces bassines présentent un risque de contamination si les eaux de la nappe viennent à remonter à leur contact. C'est l'ensemble de la ressource en eau souterraine qui pourrait alors être affectée. Cette décision constitue un désaveu cinglant pour l'État. Pendant près de dix-sept ans, les autorités ont laissé prospérer des ouvrages pourtant illégaux, malgré les annulations successives des autorisations, les mises en demeure et les décisions de justice. Les bassines ont continué à être remplies, des millions de mètres cubes d'eau ont été prélevés illégalement dans les nappes, des cours d'eau ont été asséchés et le Marais poitevin a subi des atteintes durables. Lorsqu'un projet ne peut survivre qu'au prix d'autorisations annulées, de remplissages illégaux et d'un soutien politique permanent, il ne s'agit plus d'une politique publique mais d'un système de passe-droits !  Cette décision est également un véritable séisme pour tous celleux qui s'obstinent à présenter les mégabassines comme une solution d'avenir. Elle ébranle le discours porté depuis des années par les promoteurs de ces ouvrages. Les mêmes, représentants de la FNSEA et de la Coordination Rurale, qui ont pesé de tout leur poids pour faire adopter la loi d'urgence agricole / Duplomb 2, véritable cadeau à l'agro-industrie qui vise à faciliter encore davantage ces projets, au prix d'un recul sans précédent du droit de l'environnement. Une loi aussi écocidaire qu'agricidaire, qui ne fera qu'accélérer la disparition des fermes paysannes au profit d'un modèle toujours plus intensif et dépendant de l'irrigation. Bien sûr, les représentants de l'ASA des Roches vont faire appel. Ils vont tout faire pour repousser l'échéance, espérant qu'un gouvernement actuel ou futur, toujours plus inféodé aux intérêts de l'agro-industrie, revienne sur cette décision et maintienne en vie des ouvrages qui, depuis leur construction, n'auraient jamais dû exister. Nous appelons néanmoins à agir sans attendre. En effet, ces ouvrages, à plus forte mesure quand ils sont abandonnés, présentent des risques importants pour la faune sauvage mais aussi les riverains. Leurs talus très pentus et leurs bâches glissantes peuvent constituer des pièges mortels. À l'image de centaines de petites retenues abandonnées en Espagne ou au Maroc, jamais débâchées ni renaturées, ces bassines continuent de piéger et de condamner chaque année de nombreux mammifères, reptiles et autres espèces sauvages. Cela a également été documenté en France à plusieurs reprises et encore récemment à travers une video virale qui tourne actuellement montrant une laie et son petit piégés dans une bassine et renversant la barque des deux irrigants venus tenter de "regler le problème" on ne sait trop comment... ou à travers cet incident dramatique causant la mort par noyade d'une jeune femme et de son chien dans le Maine et Loire.  Enfin, c'est dans ces conditions de non exploitation que l'eau restant en fond de cuve risque de devenir de véritables foyers de prolifération de cyanobactéries, et pourrait alors empoisonner les espèces qui viendraient ici trouver le peu d'eau disponible dans un contexte de sécheresse et de canicules inédit. L'Agence régionale de santé (ARS) et l'office français de la biodiversité doivent se saisir de toute urgence de ce dossier et faire les préconisations d'urgence pour empêcher tout impact supplémentaire durant ces trois années.
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⁨⁨⁨📎⁩ ⁨CP 25/07/26 - Une victoire historique : les bassines illégales de l'ASA des Roches devront être démantelées ! Ce 23 j+2
⁨⁨⁨📎⁩ ⁨CP 25/07/26 - Une victoire historique : les bassines illégales de l'ASA des Roches devront être démantelées ! Ce 23 juillet, le Tribunal administratif de Poitiers a rendu, une décision historique : les quatre mégabassines de l'ASAI des Roches, en Charente-Maritime, devront être supprimées et les terrains remis en état dans un délai de trois ans. C'est une excellente nouvelle pour toutes celles et ceux qui défendent l'eau comme commun vital pour toutes les formes de vie et refusent qu'elle soit accaparée au profit d'un modèle agricole destructeur. 1/2
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Le communiqué commun est à retrouver sur 👉 https://www.bassinesnonmerci.fr/wp-content/uploads/2026/07/Loi-durgence-agricole-_-un-texte-qui-menace-leau-la-sante-et-lavenir-de-lagriculture-adopte-malgre-une-mobilisation-citoyenne-massive.pdf 2/2
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# Des milliers de mobilisations : une voix citoyenne balayée par le Parlement Tout au long du week-end, des rassemblements se sont tenus dans une quarantaine de villes partout en France, réunissant des agriculteurs et agricultrices, des victimes des pesticides, des associations environnementales, des syndicats, des organisations paysannes, des consommateurs et des citoyennes et citoyens mobilisés pour une autre politique agricole. Du Havre à la Martinique, ces mobilisations ont rappelé que les inquiétudes autour de cette loi traversent une grande partie de la société, les citoyens et citoyennes souhaitent une agriculture durable, une eau de qualité et un environnement préservé. Le jour du vote, cette mobilisation s’est poursuivie devant l’Assemblée nationale, où 2000 personnes se sont rassemblées pour lever un verre d’eau. Ce geste symbolique et ironique rappelant tout ce que cette loi risque de faire « trinquer » : notre santé, notre eau potable, la biodiversité et l’avenir de l’agriculture. # Eau, pesticides, climat : une loi qui aggrave les crises qu’elle prétend résoudre Cette loi, promise comme une réponse à la crise agricole, ne répond ni aux difficultés économiques rencontrées par les agriculteurs et agricultrices, ni aux défis auxquels l’agriculture est confrontée. Comme l’explique Stéphane Galais, porte parole de la Confédération Paysanne « C’est une très mauvaise nouvelle pour l’agriculture. Cette loi ne répond ni aux difficultés des agriculteurs et agricultrices, ni aux défis auxquels ils sont confrontés. Elle illustre l’irresponsabilité de parlementaires qui prétendent défendre le monde agricole. » En fragilisant la protection de l’eau, en permettant l’utilisation d’encore plus de pesticides et en affaiblissant les garde-fous environnementaux, cette loi promeut un modèle obsolète qui ne profite qu'à l’agro-industrie. Ces choix sont destructeurs pour le vivant, catastrophiques en termes de bien-être animal, et vont précipiter la pollution des eaux. Cette loi tourne le dos aux enjeux de long terme, compromet la souveraineté alimentaire qu’elle prétend défendre, et menace l'ensemble des citoyens et des générations futures. “Le constat est sans appel : en dépit des alertes scientifiques, du monde paysan et de millions de citoyen·nes, l’alliance du centre, des droites et de l’extrême-droite a choisi d’abandonner notre eau potable et notre santé aux mains des industriels. Cancer Colère est catégorique : le vote de cette loi rend ces député·es responsables de crimes sociaux. Contamination des enfants et de l’eau, maladies professionnelles, riverain·es surexposé·es, menace sur 100% de la population etc.” explique Fleur Breteau, porte parole de Cancer Colère. # Une mobilisation qui ne s'arrête pas avec ce vote L’adoption de cette loi ne marque pas la fin de la mobilisation. Rarement les décisions publiques auront donné le sentiment d’aller autant à rebours de ce mouvement de forte ampleur. Les organisations resteront pleinement mobilisées pour contester les dispositions les plus dangereuses de cette loi et empêcher qu’elles ne compromettent durablement l’avenir de notre agriculture et de notre alimentation. Ce vote ne sera pas sans lendemain. Les citoyennes et citoyens n’oublieront pas les choix qui ont été faits aujourd'hui. À l'approche des prochaines échéances électorales, chacun.e devra répondre de sa responsabilité face aux conséquences de cette loi. Liste des organisations mobilisées : Confédération Paysanne, Générations Futures, Cancer Colère, Collectif Nourrir, Greenpeace France, POLLINIS, Ligue pour la Protection des Oiseaux, France Nature Environnement, FOODWATCH, Action Justice Climat Paris, Union syndicale Solidaires, FNAB - La Fédération Nationale d'Agriculture Biologique, Union Nationale de l'Apiculture Française, Bio Consom'acteurs, Les Ami·e·s de la Confédération paysanne, Terre de Liens, WWF France, Agir pour l'Environnement, CIWF France, FNE-Ile-de-France, Combat Monsanto, Collectif Vietnam-Dioxine, Planet Earth Now, les Collectifs Bassines Non Merci 79 et 17.
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CP 20/07/26 - Loi d’urgence agricole : un texte qui menace l’eau, la santé et l’avenir de l’agriculture adopté malgré une mob+1
CP 20/07/26 - Loi d’urgence agricole : un texte qui menace l’eau, la santé et l’avenir de l’agriculture adopté malgré une mobilisation citoyenne massive La loi d’urgence agricole a été adoptée. En faisant ce choix, les députés n’ont pas voulu entendre l’ampleur de la mobilisation citoyenne qui s’exprime depuis des mois contre les reculs sanitaires et environnementaux qu’elle contient. Dans la dernière ligne droite avant le vote, une quarantaine de rassemblements ont réuni des citoyens partout en France ce week-end, avant une mobilisation de 2000 personnes devant l'Assemblée nationale, ce 20 juillet. Cette loi organise un recul des protections de l’eau en facilitant notamment les projets de mégabassines, favorise un modèle d'élevage intensif et ouvre la voie à la réintroduction de pesticides dangereux, sans répondre aux difficultés structurelles rencontrées par les agriculteurs et agricultrices. 1/2
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🌊Canicules, sécheresses, incendies. CRUE(S) à prévoir fin Août ! Alors que les effets concrets du changement climatique se r+5
🌊Canicules, sécheresses, incendies. CRUE(S) à prévoir fin Août ! Alors que les effets concrets du changement climatique se ressentent dans nos corps, l'accaparement de l'eau par l'agro-industrie dans la Vienne se déroule sous nos yeux. Ce qui est en train de se produire met l'état de la ressource en péril. Les tensions qui vont en résulter sur la disponibilité et la qualité de l'eau potable sont sans commune mesure. Les milieux - plaines, haies, rivières, fôrets et bosquets - sont dans un état de souffrance et de destruction inédit. 🔥Trois aspects du drame en cours nous interpellent, nous obligeant à agir ensemble face au désastre. 💥Nous proposons par conséquent une mobilisation dans le Sud Vienne les 28, 29 et 30 août. Confluons vers le Sud Vienne !
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📣 Et pour rappel : Un rassemblement contre la loi Duplomb 2 fusionnée à la loi d’urgence agricole est prévu ce lundi 20 juillet à Paris ! 🕕 Rdv à 18h 📍 Sortie du métro Invalides, Assemblée nationale 🖊️ Pour signer la pétition contre la loi Duplomb : https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-6392Laa Il est toujours temps de faire entendre nos voix ! 2/2
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🎥 Extrait à écouter : l'hydrologue Agnès Ducharne remet les pendules à l'heure sur l'eau, le maïs et la loi d’urgence agrico
🎥 Extrait à écouter : l'hydrologue Agnès Ducharne remet les pendules à l'heure sur l'eau, le maïs et la loi d’urgence agricole fusionnée à la loi Duplomb 2. Dans cet extrait du débat sur le thème « Canicules à répétition : la France à court d'eau ? », Agnès Ducharne dit notamment que : 🌽 L'irrigation intensive est d'abord une irrigation du maïs et elle contribue de façon notable aux sécheresses. Elle dit clairement qu’il faut songer à arrêter le maïs irrigué. 💦💥 Elle fustige également la loi d’urgence agricole fusionnée à la loi Duplomb 2, qui est taillée sur mesure pour les gros irrigants et qui facilite la dégradation des captages d’eau potable puisque désormais seules les + polluées feraient maintenant l’objet d’une protection. Pour regarder l’intégralité du débat 👉 https://www.youtube.com/watch?v=G4gCtHkCPpc 1/2
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📣 Et pour rappel : Un rassemblement contre la loi Duplomb 2 fusionnée à la loi d’urgence agricole est prévu ce lundi 20 juillet à Paris ! 🕕 Rdv à 18h 📍 Sortie du métro Invalides, Assemblée nationale 🖊️ Pour signer la pétition contre la loi Duplomb : https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-6392Laa Il est toujours temps de faire entendre nos voix ! 2/2
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🚨Hier, la CMP a validé le pire. Demain, on se mobilise. Les 14 parlementaires réunis en commission mixte paritaire ont acté+4
🚨Hier, la CMP a validé le pire. Demain, on se mobilise. Les 14 parlementaires réunis en commission mixte paritaire ont acté : 🐝 le retour de deux pesticides interdits, l'acétamipride et le flupyradifurone 💧 une gouvernance de l'eau taillée pour l'agro-industrie, avec moins de sièges pour les autres usagers dans les commissions locales de l'eau Ce texte doit encore passer devant l'Assemblée nationale le 20 juillet. Rien n'est joué. 📣 Ce week-end, on se mobilise partout en France. 📍 Lundi, 18h, rendez-vous au métro Invalides près l'Assemblée nationale à Paris. 📲 Partagez l'info sur vos réseaux sociaux : Instagram ou Facebook Toutes les infos et actions sont sur ce lien : https://linktr.ee/loiduplomb - ⚡️ On vous a transféré ce message ? Abonnez-vous au canal : https://t.me/InfoGenerationsFutures
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📆 Save the date : avis de CRUE. Nous vous donnons rdv le dernier week end du mois d’août pour une mobilisation dans le Sud V
📆 Save the date : avis de CRUE. Nous vous donnons rdv le dernier week end du mois d’août pour une mobilisation dans le Sud Vienne. 🔥Canicule, sécheresse et incendies, alors que les effets concrets du changement climatique se ressentent dans nos corps, l'accaparement de l'eau par l’agro-industrie dans la Vienne se déroule sous nos yeux. Les projets de bassines pourraient démarrer à l'automne 🐦‍🔥, pour y faire face confluons dans le Sud Vienne les 28, 29 et 30 août pour contrer tout potentiel départ de chantier de bassine. Trois jours de CRUE 🌊 où nous irons nous enquérir de la santé des rivières, nous déambulerons dans le musée des horreurs de l’agro-industrie, et valoriserons les pratiques agricoles qui nous semblent être la clé de notre survie.
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"Nous assistons aux prémices d'un danger de mort environnemental" face aux chaleurs extrêmes, avertit l'écologue Philippe Grandcolas https://www.franceinfo.fr/environnement/evenements-meteorologiques-extremes/vagues-de-chaleur-canicules/grand-entretien-nous-assistons-aux-premices-d-un-danger-de-mort-environnemental-face-aux-chaleurs-extremes-avertit-l-ecologue-philippe-grandcolas_8099768.html " Est-il possible de prendre des mesures pour s'adapter à un tel avenir ? On peut par exemple faire de la migration assistée d'espèces qui résisteront mieux aux canicules pour repeupler les forêts dans le centre, l'ouest, l'est et le nord de la France. On devrait restaurer des zones humides, des haies, ne pas prélever exagérément dans les nappes ou les rivières. Mais si on n'atténue pas le réchauffement climatique, de telles mesures extrêmement coûteuses et complexes sont vouées à l'échec. "Si le climat de la France se réchauffe de quatre degrés d'ici la fin du siècle, comme l'envisagent aujourd'hui même les autorités, alors on est morts. C'est clair." Philippe Grandcolas, écologue Il n'y aura plus d'agriculture en France. Il n'y aura plus de milieu naturel. Nous assistons aujourd'hui aux prémices d'un danger de mort environnemental. On ne peut pas climatiser la nature. [...] "Les lobbys agro-industriels ou pétroliers défendent en permanence leurs intérêts, en nous incitant à avoir des productions agricoles ou industrielles qui sont complètement inadaptées et qui aggravent les problèmes. Il faut bien comprendre qu'il n'y a aucune pitié à attendre de ces acteurs." Philippe Grandcolas, écologue Le jour où nous ne serons plus capables de produire quoi que ce soit, ils iront chercher ailleurs les productions à transformer. Le futur de l'agriculture française, ce ne sont pas des élevages industriels dans lesquels la mortalité est déjà ou sera colossale, ou encore des stockages d'eau égoïstes pour irriguer des grandes cultures qui meurent déjà ou mourront par échaudage. Le court terme n'est pas une solution. "
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🏊‍♀️🚜 Par les canaux, les routes et les chemins, les cortèges se rejoignent devant le chantier du Méga Canal ! Le cortège r+5
🏊‍♀️🚜 Par les canaux, les routes et les chemins, les cortèges se rejoignent devant le chantier du Méga Canal ! Le cortège routier, après une première pause devant le canal du Nord qu'il conviendrait de continuer à utiliser plutôt que de se lancer dans un projet à 10 milliard d'euros, a continué vers le canal de la Sensée. La foule s'est engagée sur le chemin de halage avec en tête une marionette à l'effigie de Xavier Bertrand, posée sur une barque et cible de jets d'oeufs de peinture. Les manifestant·es se sont ensuite mis progressivement à l'eau afin d'approcher du chantier à la nage ! 🛶 Au même moment, en aval, des dizaines de personnes restées cachées jusqu'ici sortent des fossés diverses embarcations gonflables, kayaks et barques. Elles entament un cortège sur le canal, elles aussi en direction du chantier. Au moment où les zodiac de la police viennent entraver leur passage, elles se mettent en ligne et restent occuper la voie nautique. La manif se poursuit sur l'eau !
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Mais ce rapport ne saurait constituer un point final. Les blessures sont toujours là, les traumatismes sont toujours là. Les responsabilités politiques restent entières. Nous continuerons à nous battre pour que justice soient faite et ne lâcherons pas les responsables.  Nous continuerons à nous mobiliser sur le terrain contre les mégas-bassines. Nous ferons tout pour empêcher que les terres et l'eau continuent d'être dégradées sur nos territoires.   Les Soulèvements de la Terre, Solidaires 79, Union syndicale Solidaires, Le Collectif Bassines Non Merci 🔗 L'intégralité du communiqué et le rapport de la défenseure des droits sont disponibles ici 👉 https://www.bassinesnonmerci.fr/non-classe/2026/07/09/sainte-soline-la-defenseure-des-droits-denonce-les-crimes-du-dispositif-de-maintien-de-lordre-dans-un-rapport-accablant/ Et sur le site des SDT 👉 https://lessoulevementsdelaterre.org/sainte-soline-la-defenseure-des-droits-denonce-le-maintien-de-lordre-dans-un-rapport-accablant 2/2
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La défenseure des droits pointe également les dérives du peloton déployé en quads. Elle confirme des tirs massifs de grenades, y compris depuis des véhicules en mouvement, alors que cette pratique est proscrite. Elle rappelle que ces usages ont contribué à une montée des tensions dès les premiers instants de la manifestation. Les dix tireurs en quads ont tiré à eux seuls près de 15% des 5000 grenades envoyés ce jour là. Elle confirme également que les deux tirs de LBD litigieux exercés depuis les quads n'étaient pas effectués dans le cadre de la légitime défense et ont été opérés par les 2 chefs de groupe de ce peloton motorisé et ultraviolent. La défenseure des droits met en cause la chaîne de commandement jusqu'au plus haut niveau et la manière dont l’enquête de l'IGGN a en réalité couvert les fautes du dispositif et les gendarmes. Le rapport est tout aussi sévère envers les enquêtes administratives conduite par l'IGGN. Il critique son manque d'objectivité, l'absence de prise en compte de nombreux témoignages, l'exploitation incomplète des vidéos, l'absence d'investigations complémentaires malgré des contradictions manifestes, et conclut "que cette autorité a ainsi manqué à son obligation de contrôle". Le rapport met également en cause la chaîne de commandement.  Par exemple, la Préfète Emmanuelle Dubée a donné l'ordre permettant l'emploi des véhicules blindés pour effectuer des tirs de grenades lacrymogènes, d'où a été lancée la grenade qui aura grièvement blessé notre camarade Serge. Or, la défenseure des droits a conclut sans ambiguïté que ces blindés étaient inadaptés à cette mission (du fait du manque de visibilité du tireur, de l'absence de caméras, de manipulations complexes...). Les conditions de sécurité ne pouvaient tout simplement pas être garanties et ce choix de commandement a contribué à mettre en danger les manifestant-es. Autre exemple, il souligne l'absence de contrôle effectif des supérieurs hiérarchiques sur leurs subordonnés alors même que des comportements manifestement contraires à la déontologie étaient visibles. Comment croire qu'avec 371 situations litigieuses, dont 99 propos déplacés, relevés par l'IGGN elle-même, aucun membre de la hiérarchie n'ait ni vu ni entendu le moindre dérapage ?  La défenseure des droits est revenue sur les propos abjectes tenus par de nombreux gendarmes, témoignant d'une véritable déshumanisation des manifestant-es, que ce soient via des appels à "tirer dans la gueule", "à défoncer", "à massacrer", voire "à tuer", des plaisanteries sur des éborgnements ou des blessés graves, ou bien une satisfaction affichée après des tirs non réglementaires... Elle a souligné que ces propos sont incompatibles avec les missions des forces de sécurité et les exigences de dignité, de sang-froid et d'exemplarité qui s'imposent aux gendarmes. Plus grave encore, ni les collègues présents, ni la hiérarchie n'ont jugé utile d'y mettre un terme. Pour la défenseure des droits, cette accumulation de propos violents et dégradants porte une atteinte majeure au crédit de la gendarmerie et justifie des sanctions disciplinaires. Cette décision de la défenseure des droits donne raison à celleux qui, malgré les campagnes de diffamation ont documenté les faits, recueilli les témoignages, porté plainte et refusé que cette violence soit effacée et reste impunie. Nous devons rendre hommage ici aussi une nouvelle fois au travail d'enquête exemplaire réalisé par les journalistes de Libération et Médiapart pour aider à faire éclater la vérité. Celle-ci est désormais établie par une autorité indépendante et sera, espérons-le, plus dure à remettre en question.
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CP 09/07/26 - SAINTE-SOLINE : La défenseure des droits dénonce les crimes du dispositif de maintien de l'ordre dans un rapport accablant La canicule et les feux qui se déclarent en conséquence  dans le pays nous disent brutalement chaque jour à quel point il y urgence vitale à protéger les terres et la ressource en eau. En de telles circonstances, le rapport majeur de la défenseure des droits publié le mercredi 8 juillet prend une résonance toute particulière.  Ce rapport constitue  en effet un réquisitoire accablant contre la manière dont l'État a conduit le "maintien de l'ordre" à Sainte-Soline et confirme la responsabilité des autorités jusqu'au plus haut niveau de commandement dans leur stratégie délibérée d'écrasement violent des dizaines de milliers de manifestants de Sainte-Soline. Il relate jusqu'où le gouvernement est aujourd'hui prêt à aller pour protéger les profits du lobby agro- chimique et assurer que le ravage se poursuive.  La défenseure avait été saisie par un collectif constitué de citoyen.nes ayant participé à la manifestation de Sainte-Soline. Il compte en son seing, des blessé-es et leurs proches, des médecins, des juristes, de simples manifestant-es qui auront eu à subir les agissements extrêmement violents des 3000 gendarmes présents sur place le 25 mars 2023.  Pendant trois ans, l'Etat a tenté d'imposer son récit sur les violences commises à Sainte-Soline en les présentant comme irréprochables. Aujourd'hui, une autorité administrative indépendante vient le démonter point par point. Il s'agit d'une étape cruciale "Pour que Verité soit dite, Pour qu'un jour justice soit faite". D'autant qu'alors que des porte-paroles de la confédération paysanne, de Bassines Non Merci, de la CGT, de Solidaires et des Soulèvements de la terre ont été condamnés pour l'organisation de la manifestation, les responsables des crimes policiers et les auteurs des tirs tendus sont toujours couverts par l'iGGN et les procureurs. D'autant que ces derniers font tout pour que les plaintes des blessé.es graves ne puissent aboutir et que ceux-ci ne bénéficient pas de réparations. D'autant qu'une loi scélérate sur la présomption de légitime défense vise aujourd'hui à disculper les forces de l'ordre de tirs meurtriers. Ce rapport acte l'échec politique, opérationnel et moral de la stratégie décidée à l'époque par le ministère de l'intéreur aujourd'hui garde des sceaux, le menteur multirécidiviste Gerald Darrmanin. Il confirme ce que les centaines de blessé-es, les observateur-rice-s de la LDH, les journalistes, les médecins, les milliers de personnes et les organisations présentes dénoncent depuis le 1er jour. Ainsi, la Défenseure des droits établit que de nombreux tirs de grenades ont été effectués en violation des règles d'emploi, notamment des tirs tendus pourtant strictement interdits. Elle souligne que ces pratiques sont à l'origine de blessures extrêmement graves et qualifie ces usages de manquements déontologiques graves. Elle estime également que le recours à ces armes a été disproportionné au regard des risques créés pour les personnes présentes. Ces tirs tendus, pourtant interdits, ont été pratiqués de manière répétée. Contrairement à ce qu'affirmait l'IGGN, ces tirs n'ont pas été exceptionnels mais ils ont été ordonnés massivement. Certains encadrants ont donc bien donné des ordres illégaux dont la Défenseure des droits demande explicitement qu'ils soient sanctionnés. Le rapport décrit également un usage massif et problématique des grenades lacrymogènes. Ces tirs ont désorienté les manifestant-es, touché des personnes éloignées des affrontements, piégé des blessé-es et empêché de nombreuses personnes de quitter la zone. Des femmes, des hommes, des élu-es, des journalistes, des observateur-rice-s, et des secouristes ont été exposé-es à cette violence.
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Hier, nos organisations ont pris connaissance du rapport rendu publique par la défenseure des droits Claire Hedon concernant
Hier, nos organisations ont pris connaissance du rapport rendu publique par la défenseure des droits Claire Hedon concernant les violences policières et les fautes de l'opération de "maintien de l'ordre" lors de la manifestation contre le chantier de méga-bassine de Sainte-Soline.   1/2
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La Défenseure des droits le réaffirme : les blessures nombreuses et parfois extrêmement graves que nous avons subies ont été le résultat d'un usage de la force disproportionné et indiscriminé. Les gendarmes ont effectué de nombreux tirs tendus, mettant en danger la vie et l'intégrité physique des manifestant.e.s. Ils ont tiré depuis des quads. Ils ont tiré sur des manifestant.e.s blessé.e.s et à terre. Ils se sont réjoui des mutilations qu'ils pouvaient infliger. Tout ce que les autorités se sont évertuées à nier, minimiser, justifier, apparaissent désormais comme une évidence : les violences policières à Ste-Soline ont été massives et injustifiables. Au-delà de manquements individuels, c'est bien la stratégie choisie par le ministre de l'Intérieur de l'époque Gérald Darmanin et la préfète Emmanuelle Dubée qui est en cause. La bassine de Ste-Soline, aujourd'hui illégale, ne pouvait être dégradée puisqu'il ne s'agissait que d'un trou entouré de barrières. En préférant la défendre coûte que coûte, ils ont fait le choix de l'"escalade de la violence". Ce sont eux qui ont "adopté une logique de confrontation ayant conduit à un lourd bilan humain" selon la défenseure des droits. Ils sont responsables du carnage et doivent démissionner. Cette décision devrait logiquement conduire à une évolution de la doctrine du maintien de l'ordre. La Défenseure des droits questionne l'utilisation de blindés à Ste-Soline. Nous remettons également en cause l'utilisation des quads, mais aussi d'armes de guerre dont l'utilisation, même réglementaire, compromet gravement l'intégrité des personnes. Nous regrettons toutefois que la Défenseure des droits n'ait pas davantage poursuivi les investigations concernant l'entrave aux secours. Nous aurions aimé que soit interrogée la volonté d'aller traquer les blessé.e.s jusqu'à l'hôpital, dissuadant certain.e.s manifestant.e.s de s'y rendre, ainsi que la mise en place d'une zone d'exclusion des secours, dispositif inédit en manifestation, totalement inadapté et dangereux. La Défenseure des droits pointe également la défaillance des autorités et de l'IGGN. Elle nous rappelle qu'il n'y a pas de volonté de lutter contre les violences policières, du côté de l'administration comme du côté de la justice. Nous notons également dans la décision de la Défenseure des droits que les gendarmes détournent allègrement le concept de légitime défense pour légitimer des tirs non réglementaires. Dans ce contexte, l'adoption de la proposition de loi sur la présomption de légitime défense nous fait d'autant plus froid dans le dos. On ne peine à imaginer les conséquences que cela aura sur la répression de futures manifestations. 2/2
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