Bassines Non Merci | Canal d'infos sur la luttes contre les mégabassines
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Chaîne Télégram dédiée aux informations sur la lutte contre les mégabassines : avancement des chantiers, expertise technique et scientifique, suivi des affaires juridiques, mobilisations, etc.
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La CRUE commence sur les chapeaux de roues avec un triple déploiement sur le territoir 🌊
Une action coordonnée et simultanée à Pressac, Chalandray et Brion pour rappeler que la CRUE est contre le desert 🏜 de l'agro-industrie...
| 2 | 💦 MÉGABASSINES IMPACTS SUR L’ENVIRONNEMENT ET ACCAPAREMENT DE L'EAU, c'est le sujet de la conférence débat organisée par La Boussole Saintaise ! Cela aura lieu le 4 septembre à 19H - 7 rue Lacurie à Saintes (17), en présence de Julien Le Guet et également de Bassines Non Merci 17 ! Retenez la date !
Une belle occasion de se retrouver pour cette rentrée ! | 1 299 |
| 3 | La CRUE approche, voici les conseils transmis par la LegalTeam86 🔥 | 890 |
| 4 | Face aux sécheresses, quelles mesures pour préserver nos ressources en eau ?
L’irrigation de l’agriculture, et notamment celle du maïs, consomme énormément d’eau et “contribue massivement aux sécheresses” et à l’assèchement généralisé des sols et des cours d’eau. Agnès Ducharne, climatologue et hydrologue, directrice de recherche au CNRS, explique qu’il est urgent d’en réduire massivement les surfaces cultivées.
➡️ Pour en savoir plus, écoutez l’entretien complet dans La Terre au Carré en suivant ce lien : https://l.franceinter.fr/r91 | 1 145 |
| 5 | N'hésitez pas à rejoindre le canal de l'événement : https://t.me/cruebnm86 | 1 167 |
| 6 | 💥AVIS DE CRUE les 28, 29 et 30 août
Alors que le 1er septembre approche, date à partir de laquelle les chantiers de bassines peuvent commencer, notre territoire continue de s'enfoncer dans une sécheresse historique. Parce que nous comptons bien vaincre les projets d'accaparement, continuons de nous organiser, de nous retrouver, de parler, de fêter, penser ensemble ! Une première CRUE en guise de dernier avertissement.
🌊À la puissance d'une crue qui submerge les terres, succèdera le limon fertile qu'elle laissera derrière elle. | 1 201 |
| 7 | [RELAI D'APPEL À SOLIDARITÉ AVEC LA COLOMBIE]
Nous partageons cet appel à solidarité de notre camarade de lutte Juan Pablo Gutierrez, délégué international de l'ONIC Organización Nacional Indígena de Colombia (Organisation Nationale Indigène de Colombie) suite au séisme qui a frappé la Colombie et qui a plongé de nombreuses communautés, particulièrement les peuples autochtones du sud-ouest du pays, dans une situation dramatique.
Face à une telle situation, la solidarité est une force essentielle qui doit se traduire concrètement par l’action et par un soutien collectif.
N'hésitez donc pas à transmettre largement cet appel et les informations de la campagne dans vos réseaux, auprès de personnes, organisations, collectifs,... afin que, chacun.e à sa mesure, puisse contribuer à soutenir les communautés touchées. D'avance merci !
***
L'APPEL AVEC TOUTES LES INFOS :
☀️ Il n’y a pas de geste de solidarité plus éloquent que l’ACTION.
⚠️ Le séisme dévastateur qui a frappé la Colombie le 10 août a laissé les communautés autochtones du sud-ouest du pays confrontées à des pertes humaines, des maisons détruites, des écoles endommagées et des territoires entiers face à l’immense défi de se reconstruire et de se relever.
✊🏾 Aujourd’hui, depuis l’Organisation Nationale Indigène de Colombie – ONIC, nous lançons un appel à nos ALLIÉ·ES, aux organisations, mouvements, collectifs et personnes solidaires en Europe et au-delà : que les paroles soient accompagnées de gestes, et que ces gestes deviennent ACTION.
Chaque contribution permettra d’apporter de la nourriture, de l’eau, des abris et des fournitures essentielles aux communautés touchées, tout en soutenant la reconstruction des habitations, des écoles et des espaces communautaires.
Merci de soutenir notre campagne de financement participatif et de nous aider à atteindre les communautés qui en ont le plus besoin.
Face à l’adversité, seul le peuple sauve le peuple.
🫂🌀
Merci 🙏🏾
https://whydonate.com/fundraising/solidarity-with-indigenous-communities-after-the-earthquake-in-colombia- | 1 750 |
| 8 | 🔴 Sainte-Soline : Madame Barbut, serez-vous la ministre de la Transition écologique qui sacrifiera l’Outarde canepetière pour sauver une bassine illégale ?
Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) vient de rendre un nouvel avis défavorable à la dérogation « espèces protégées » demandée pour quatre des seize bassines du projet de la Sèvre niortaise et du Mignon, dont celle de Sainte-Soline.
En effet, l’Outarde canepetière, espèce protégée et menacée d’extinction, fait partie des espèces directement concernées.
Dans son article du 19 août, Le Courrier de l’Ouest rapporte que les critiques du CNPN portent notamment sur :
✅ « la démonstration de l’absence de solutions alternatives satisfaisantes à la sécurisation»,
✅ « la pérennité dans le temps du dispositif »,
✅ « l’analyse de l’effet repoussoir de la réserve sur l’outarde » et
✅ « le gain écologique apporté par certaines mesures de compensation ».
Autrement dit, les experts continuent de mettre sérieusement en doute la pertinence et les impacts écologiques du projet !
Certes, cet avis du CNPN n’est pas juridiquement contraignant et ne bloque pas la procédure de régularisation. Mais il devrait être particulièrement difficile pour le Ministère de la Transition Ecologique et sa ministre Mme Barbut, de faire comme s’il n’existait pas !
La situation est déjà révoltante. Pour rappel, la bassine de Sainte-Soline a été construite sans avoir obtenu au préalable la dérogation « espèces protégées » nécessaire pour pouvoir légalement porter atteinte aux espèces et à leurs habitats. Autrement dit, ils ont donc construit d’abord et ils demandent la régularisation ensuite…
Or, c’est précisément l’enjeu de l’outarde canepetière qui a conduit la justice à annuler l’autorisation de la bassine de Sainte-Soline le 18 décembre 2024, ainsi que celles des projets de Messé, Mougon et Saint-Sauvant.
Et aujourd’hui, le Ministère de la Transition Écologique pourrait malgré tout décider de passer outre le nouvel avis défavorable du CNPN, malgré toutes les critiques émises, et régulariser l’ouvrage après coup.
Madame Barbut, ne soyez pas la ministre de la transition écologique qui se moquera de l’avis des experts et sacrifiera une espèce protégée pour régulariser une bassine construite illégalement.
Ce serait un signal désastreux pour la protection de la biodiversité.
Car si l’on peut construire sans l’autorisation nécessaire, détruire ou dégrader des habitats d’espèces protégées, puis demander ensuite à l’administration de régulariser la situation, à quoi servent les règles de protection de la nature ?
Madame Barbut, vous déclariez vous-même devant le Sénat que la loi Duplomb allait trop loin, notamment sur son volet consacré à l’eau. Il est possible aujourd’hui de joindre les actes aux paroles.
Allez-vous défendre la protection de l’environnement et des espèces protégées, ou allez-vous accepter que l’on détricote progressivement le droit de l’environnement pour satisfaire les intérêts de quelques irrigants ?
🗞️ L’article du Courrier de l’ouest du 19/08/26 est à retrouver ici :
https://www.ouest-france.fr/environnement/eau/mega-bassine/bassine-de-sainte-soline-apres-un-nouvel-avis-defavorable-des-experts-la-balle-plus-que-jamais-dans-le-camp-de-letat-ce648384-9b9f-11f1-bac9-b701f4b3457c | 1 391 |
| 9 | Les caméras piétons des gendarmes à Sainte-Soline font de nouveau parler d'elles, c'est l'occasion de poser de nouveau nos questions à Gerald Darmanin et la préfète Dubée qui ont directement piloté cette opération de maintien de l'ordre et donné les éléments de langage pour légitimer le déferlement de violence policière
1/2 | 1 573 |
| 10 | - M. Darmanin a-t-il ordonné ou donné le feu vert à des tirs tendus dans au moins 9 des 15 escadrons présents sur place ?
- Si non, quid de la préfète ?
- Où sont les caméras manquantes des 3 autres escadrons ?
- Pourquoi n’avoir informé personne de la mise en place d’une zone d’exclusion ?
- Où est le compte-rendu de la préfecture sur ce dispositif ?
- Pourquoi ont-ils interdit aux secours de se rendre sur place ?
- Pourquoi y a-t-il eu tant de "problèmes techniques de communication" entre les secours ce jour-là ?
- Pourquoi l'IGGN, malgré son obligation, n'a pas signalé les actes illégaux ?
- Pourquoi l'IGGN, après visionnage des caméras-piétons, n'a-t-elle pas confronté la hiérarchie aux
ordres de tirs tendus ainsi que les gendarmes à leur actes et propos ?
- Pourquoi avoir mis en place un tel dispositif pour protéger un trou de terre à la campagne ?
Nous irons chercher chaque réponse.
👉 Pour rappel, le mois dernier la défenseure des droits dénonçait les crimes du dispositif de maintien de l'ordre dans un rapport accablant : https://lessoulevementsdelaterre.org/sainte-soline-la-defenseure-des-droits-denonce-le-maintien-de-lordre-dans-un-rapport-accablant
2/2 | 1 550 |
| 11 | 💥 Le programme de la CRUE
Voici le programme de la première CRUE de Bassines Non Merci 86 !
📍Les informations précises d'accès au camp seront dévoilées rapidement
Pour tout savoir sur l'événement, rejoignez le canal :
Télégram : t.me/cruebnm86
Instagram : @bassinesnonmerci86
À très vite, BM86 et le Collectif Citoyen Sud-Vienne | 2 816 |
| 12 | [À LIRE EN INTÉGRALITÉ !]
Rendements en chute libre, évaporation record… Le bilan des méga-bassines de l’été 2026, avec des exclusivité Bon Pote : https://bonpote.com/mega-bassines-secheresse-ete-2026/
***
[EXTRAIT]
« Ce n’est pas une surprise pour l’hydroclimatologue Florence Habets qui rappelle pour Bon Pote un point important : l’évaporation énorme dans ces réserves : « On a du mal à faire comprendre à quel point l’évaporation peut être conséquente. L’ordre de grandeur, c’est la consommation de plusieurs centaines de personnes qui s’évapore chaque jour dans chaque réserve ». L’hydrologue, qui travaille justement sur un projet de mesure de l’évaporation des réserves, partage par ailleurs les résultats d’une étude récente menée en Afrique du Nord et qui montre que ces réservoirs perdent une quantité d’eau considérable par évaporation, parfois jusqu’au double de leur capacité de stockage annuelle.
Ce qui donne un paradoxe : pour sécuriser l’accès à l’eau, les agriculteurs construisent davantage de bassines qui subissent des taux d’évaporation tels qu’elles contribuent in fine au manque d’eau. Dans ce contexte, certains souhaitent encore plus de bassines… Jusqu’à quand ?
[…]
# Un système non seulement injuste mais aussi inefficace
La situation serait peut-être acceptable si elle permettait des productions agricoles décentes. C’est loin d’être le cas. Dans les Deux-Sèvres, le préfet a récemment alerté sur une situation désastreuse pour l’agriculture locale, avec des rendements “catastrophiques» pour le blé, le maïs, les pois, les féveroles, le maraîchage, les vergers et le fourrage… Le président de la FNSEA locale annonce des pertes de 60 à 70% sur sa propre exploitation de maïs. En Poitou-Charentes, les récoltes de maïs sont nulles dans certains territoires. Suffirait-il de remplacer le maïs par du sorgho, comme on le lit souvent ? Cette enquête de Mediapart montre que les plants de sorgho du coin sont si petits qu’ils sont toxiques pour les vaches, alors qu’à l’échelle nationale les rendements ont décliné pendant cet été caniculaire.
Malgré tout, les bassines semblent encore et toujours présentées comme la solution unique et incontestable au chaos climatique qui nous frappe. L’Etat, à travers le préfet de Charente, s’est même opposé à la destruction des bassines jugées illégales et dont la destruction a été demandée par le rapporteur public dans le cadre d’une procédure judiciaire qui a démarré il y a plus de quinze ans.
Très contestable, la focalisation du débat sur les bassines empêche de mettre sur la table des solutions urgentes et validées par la recherche scientifique : réduire l’artificialisation des sols, protéger les zones humides, freiner l’eau, protéger les nappes phréatiques et réduire la vitesse de l’écoulement de l’eau et, bien sûr, végétaliser notre alimentation et diminuer de façon massive les émissions de gaz à effet de serre. » | 5 483 |
| 13 | Rendements en chute libre, évaporation record… Le bilan des méga-bassines de l’été 2026, avec des exclusivité Bon Pote : https://bonpote.com/mega-bassines-secheresse-ete-2026/
***
[EXTRAIT]
« Ce n’est pas une surprise pour l’hydroclimatologue Florence Habets qui rappelle pour Bon Pote un point important : l’évaporation énorme dans ces réserves : « On a du mal à faire comprendre à quel point l’évaporation peut être conséquente. L’ordre de grandeur, c’est la consommation de plusieurs centaines de personnes qui s’évapore chaque jour dans chaque réserve ». L’hydrologue, qui travaille justement sur un projet de mesure de l’évaporation des réserves, partage par ailleurs les résultats d’une étude récente menée en Afrique du Nord et qui montre que ces réservoirs perdent une quantité d’eau considérable par évaporation, parfois jusqu’au double de leur capacité de stockage annuelle.
Ce qui donne un paradoxe : pour sécuriser l’accès à l’eau, les agriculteurs construisent davantage de bassines qui subissent des taux d’évaporation tels qu’elles contribuent in fine au manque d’eau. Dans ce contexte, certains souhaitent encore plus de bassines… Jusqu’à quand ?
[…]
# Un système non seulement injuste mais aussi inefficace
La situation serait peut-être acceptable si elle permettait des productions agricoles décentes. C’est loin d’être le cas. Dans les Deux-Sèvres, le préfet a récemment alerté sur une situation désastreuse pour l’agriculture locale, avec des rendements “catastrophiques» pour le blé, le maïs, les pois, les féveroles, le maraîchage, les vergers et le fourrage… Le président de la FNSEA locale annonce des pertes de 60 à 70% sur sa propre exploitation de maïs. En Poitou-Charentes, les récoltes de maïs sont nulles dans certains territoires. Suffirait-il de remplacer le maïs par du sorgho, comme on le lit souvent ? Cette enquête de Mediapart montre que les plants de sorgho du coin sont si petits qu’ils sont toxiques pour les vaches, alors qu’à l’échelle nationale les rendements ont décliné pendant cet été caniculaire.
Malgré tout, les bassines semblent encore et toujours présentées comme la solution unique et incontestable au chaos climatique qui nous frappe. L’Etat, à travers le préfet de Charente, s’est même opposé à la destruction des bassines jugées illégales et dont la destruction a été demandée par le rapporteur public dans le cadre d’une procédure judiciaire qui a démarré il y a plus de quinze ans.
Très contestable, la focalisation du débat sur les bassines empêche de mettre sur la table des solutions urgentes et validées par la recherche scientifique : réduire l’artificialisation des sols, protéger les zones humides, freiner l’eau, protéger les nappes phréatiques et réduire la vitesse de l’écoulement de l’eau et, bien sûr, végétaliser notre alimentation et diminuer de façon massive les émissions de gaz à effet de serre. » | 1 |
| 14 | En effet, cette mégabassine se vide actuellement uniquement par évaporation, la justice ayant interdit les prélèvements et remplissages jusqu'à nouvel ordre (Pour rappel : le jugement de la CAA du 18/12/2024 : https://bordeaux.cour-administrative-appel.fr/decisions-de-justice/dernieres-decisions/contentieux-des-bassines-dans-le-bassin-de-la-sevre-niortaise-mignon-quatre-reserves-dont-celle-de-sainte-soline-sont-illegales-en-l-absence-de).
L'observation est donc sans ambiguïté : c'est en moyenne 1 300 m3 d'eau qui s'évapore de la bassine CHAQUE JOUR. Soit la consommation journalière d'une ville de près de 10 000 habitant-es ou la consommation annuelle d'une petite exploitation maraîchère.
(Source du graphique : https://siemp.epmp-marais-poitevin.fr/#/overview/Station/station/52918/Sainte-Soline%20-%20SEV%2015/reserveGraph).
Bien entendu, les chaleurs de cet été y sont pour quelque chose. Les Deux-Sèvres figurent parmi les départements les plus touchés par la sécheresse depuis juin. Et face au changement climatique, cette situation risque de se multiplier à l’avenir. C’est pourquoi, nous continuons d'affirmer que le stockage de l'eau, prélevée dans les nappes, exposée en plein soleil et sur bâche noire, est une aberration ! Stockons l'eau dans les sols !
Alors qu'environ 130 mégabassines sont aujourd'hui en activité, l'ordre de grandeur donne le vertige ! Des dizaines, voire plus d'une centaine de milliers de m3 d'eau peuvent ainsi être perdus chaque jour par évaporation !
Et à Sainte-Soline, le paradoxe est poussé jusqu'à l'absurde puisque depuis le 20 juillet, c'est l'eau qui sert de lestage à la bâche qui est en train de s'évaporer. Et pour comble, le record de pluie de l'hiver dernier, tombé dans cette bassine désormais hors d'usage, n'a même pas permis de compenser les pertes par évaporation de ce début d'été !
La Coop de l'eau 79 va-t-elle pousser encore plus loin l’absurdité en demandant à remplir la bassine durant cet été de sécheresse, simplement pour assurer le lestage de la bâche de cette bassine inexploitable ?
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| 15 | ⚠️💦 Aujourd'hui, la bassine de Sainte-Soline nous offre un exemple particulièrement concret de l’absurdité du stockage de l’eau dans des bassines à ciel ouvert et de l'important gâchis d'eau causé par l’évaporation.
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| 16 | Car derrière le récit d’une Vendée qui « s’adapte » et aurait trouvé la voie d’un partage apaisé de l’eau, une réalité demeure : l’eau n’est pas partagée équitablement.
Irrigation agricole intensive, réserves de substitution, assèchement des cours d’eau, artificialisation des marais, dépendance croissante aux barrages pour l’eau potable, réutilisation des eaux usées… : quelles sont les véritables priorités de la politique de l’eau en Vendée ?
💧 Qui prélève quoi ? Pour quels usages ? Avec quels impacts ? Et avec quel argent public ?
VITE 85 rappelle notamment que la nappe du Dogger, dans le Sud-Vendée, est massivement sollicitée pour l’irrigation et le remplissage hivernal des réserves, alors même que cette ressource pourrait contribuer à l’alimentation en eau potable.
Le collectif questionne également le coût réel des infrastructures de réutilisation des eaux usées : 25 millions d’euros pour l’usine des Sables-d’Olonne, auxquels s’ajoutent 28 millions d’euros de canalisations, soit plus de 53 millions d’euros au total.
Avec de telles sommes, combien d’agricultrices et d’agriculteurs pourrait-on accompagner dans une véritable transition agricole ? Combien de zones humides pourrait-on restaurer ? Combien de captages d’eau potable pourrait-on protéger ? Combien de toilettes sèches installer ?
👉 L’urgence n’est pas de trouver toujours plus de solutions technologiques pour maintenir le modèle actuel. Elle est de transformer ce modèle pour préserver durablement l’eau.
📣 Une conférence de presse aura lieu aujourd’hui, jeudi 13 août à 16h30, devant la Préfecture de La Roche-sur-Yon, avec le collectif citoyen VITE 85, à l’occasion du Comité Eau.
VITE 85 y dénoncera le modèle vendéen de gestion de l’eau et portera une autre vision : celle d’une eau considérée comme un commun, d’une agriculture qui protège les ressources et de politiques publiques réellement tournées vers l’adaptation au changement climatique.
📄 Retrouvez ci-dessous le communiqué complet de VITE 85 en réponse à l’article de La Croix, également disponible ici 👉 https://www.bassinesnonmerci.fr/wp-content/uploads/2026/08/Communique-de-presse-et-reponse-larticle-de-La-Croix-VITE85-110826.pdf
2/2 | 2 105 |
| 17 | Alors que le journal La Croix présente la Vendée comme un « laboratoire du partage de l’eau » (Article : https://www.pressreader.com/france/la-croix/20260721/281505052991483 ), le collectif citoyen VITE 85 (Veille, Information, Transition, Eau) apporte ci-joint une réponse à un traitement que ses membres jugent largement partial.
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| 18 | Alors que le journal La Croix présente la Vendée comme un « laboratoire du partage de l’eau » (Article : https://www.pressreader.com/france/la-croix/20260721/281505052991483 ), le collectif citoyen VITE 85 (Veille, Information, Transition, Eau) apporte ci-joint une réponse à un traitement que ses membres jugent largement partial.
Car derrière le récit d’une Vendée qui « s’adapte » et aurait trouvé la voie d’un partage apaisé de l’eau, une réalité demeure : l’eau n’est pas partagée équitablement.
Irrigation agricole intensive, réserves de substitution, assèchement des cours d’eau, artificialisation des marais, dépendance croissante aux barrages pour l’eau potable, réutilisation des eaux usées… : quelles sont les véritables priorités de la politique de l’eau en Vendée ?
💧 Qui prélève quoi ? Pour quels usages ? Avec quels impacts ? Et avec quel argent public ?
VITE 85 rappelle notamment que la nappe du Dogger, dans le Sud-Vendée, est massivement sollicitée pour l’irrigation et le remplissage hivernal des réserves, alors même que cette ressource pourrait contribuer à l’alimentation en eau potable.
Le collectif questionne également le coût réel des infrastructures de réutilisation des eaux usées : 25 millions d’euros pour l’usine des Sables-d’Olonne, auxquels s’ajoutent 28 millions d’euros de canalisations, soit plus de 53 millions d’euros au total.
Avec de telles sommes, combien d’agricultrices et d’agriculteurs pourrait-on accompagner dans une véritable transition agricole ? Combien de zones humides pourrait-on restaurer ? Combien de captages d’eau potable pourrait-on protéger ? Combien de toilettes sèches installer ?
👉 L’urgence n’est pas de trouver toujours plus de solutions technologiques pour maintenir le modèle actuel. Elle est de transformer ce modèle pour préserver durablement l’eau.
📣 Une conférence de presse aura lieu aujourd’hui, jeudi 13 août à 16h30, devant la Préfecture de La Roche-sur-Yon, avec le collectif citoyen VITE 85, à l’occasion du Comité Eau.
VITE 85 y dénoncera le modèle vendéen de gestion de l’eau et portera une autre vision : celle d’une eau considérée comme un commun, d’une agriculture qui protège les ressources et de politiques publiques réellement tournées vers l’adaptation au changement climatique.
📄 Retrouvez ci-dessous le communiqué complet de VITE 85 en réponse à l’article de La Croix, également disponible ici 👉 https://www.bassinesnonmerci.fr/wp-content/uploads/2026/08/Communique-de-presse-et-reponse-larticle-de-La-Croix-VITE85-110826.pdf | 1 |
| 19 | 💧 « Les bassines ne sont absolument pas la solution au problème de l’agriculture actuelle. »
Ce ne sont pas les mots de Bassines Non Merci. Ce sont ceux de Christian Amblard, chercheur au CNRS et spécialiste en hydrobiologie, et de Julie Trottier, hydrologue et chercheuse au CNRS, interrogés par Sud Ouest.
Alors que la FNSEA réclame toujours davantage de retenues et que la nouvelle loi d’urgence agricole entend doubler les volumes de stockage d’eau d’ici 2035, ces chercheurs rappellent une réalité essentielle : on ne résoudra pas la crise de l’eau en construisant toujours plus de bassines.
🔴 La fuite en avant des bassines face à la crise de l’eau
Elles captent et stockent une ressource qui circule déjà dans un cycle hydrologique dont dépendent les milieux naturels, les nappes, les rivières et les autres usages.
🔴 Le problème est aussi agricole.
Comme le souligne Julie Trottier : Seulement 6 à 7 % de la superficie agricole française est irriguée, mais 41 % des surfaces irriguées sont consacrées au maïs. Or le maïs atteint son pic de besoins en eau en juillet et août, précisément lorsque la ressource est la plus rare. Et elle poursuit : 👉 « On a construit un système agricole qui nous mène à la pénurie. »
Christian Amblard rappelle que près de 85 % du maïs produit en France est destiné à l’alimentation animale ou à l’exportation.
Alors, à quoi sert-il de continuer à adapter la ressource en eau à un modèle agricole qui contribue lui-même à la pénurie ?
🌱 Les chercheurs proposent une autre voie :
➡️ arrêter le drainage des zones humides ;
➡️ favoriser l’infiltration de l’eau dans les sols ;
➡️ replanter des arbres et des haies ;
➡️ préserver des sols vivants ;
➡️ diversifier les cultures ;
➡️ développer l’agroécologie ;
➡️ accompagner financièrement les agriculteurs dans cette transition.
C’est exactement l’inverse de la fuite en avant actuellement défendue par la FNSEA : au lieu d’adapter toujours davantage l’environnement à un modèle agricole à bout de souffle, adaptons notre agriculture aux limites de l’eau et aux milieux.
💧 L’eau n’est pas un stock dans lequel on peut puiser à volonté. C’est un cycle vivant. Et face au dérèglement climatique, la véritable question n’est donc pas : « Comment stocker toujours plus d’eau ? »
Mais bien : « Comment faire évoluer notre agriculture pour qu’elle puisse vivre avec l’eau dont nous disposons réellement ? »
Les réponses existent. Elles sont scientifiques, agricoles et écologiques.
👉 Il est temps de les écouter plutôt que de construire toujours plus de bassines.
🗞️ L'article de Sud Ouest : https://www.sudouest.fr/environnement/ressources-en-eau-demandees-par-les-agriculteurs-les-bassines-ne-sont-pas-la-solution-au-probleme-de-l-agriculture-actuelle-pour-ces-chercheurs-30007778.php | 1 817 |
| 20 | 🗞 Excellent article de Bon Pote à lire en intégralité !
[Extrait] :
"Comment s’adapter et faire évoluer les pratiques ?
Bien sûr, aucune solution simple et unique ne peut répondre au problème. Mais une chose est sûre, selon nos trois interviewées : les solutions pérennes seront celles qui invitent à changer le système agricole dans son ensemble.« Il faut changer de logique, miser non pas sur des cultures les plus performantes mais sur un système de culture qui soit capable de supporter et de faire face aux incertitudes climatiques, avec des années très chaudes et d’autres moins », recommande Christian Huygues. Carina Furusho-Percot confirme : « Nous devons passer d’une optique d’optimisation des rendements – qui fonctionnait avec un climat stable- à une logique de robustesse. Cela veut dire qu’il faut viser la stabilité de la production et la diversification des cultures.» Dans le détail, elle recommande de « s’affranchir de la dépendance aux intrants, aux pesticides, aux fertilisants et à la pétrochimie », ce qui aboutit à des modèles « beaucoup moins vulnérables que les grandes monocultures ».
Ces conclusions scientifiques ne sont absolument pas suivies par le gouvernement et les parlementaires français, à l’instar de la récente loi d’urgence agricole qui prévoit pour toute adaptation des mesures qui visent à continuer comme avant. Un exemple : le doublement des capacités de stockage d’eau pour l’agriculture d’ici à 2035. Christian Huygue calcule : « Une très grande bassine peut stocker 600 000 m3. Avec ça, vous pouvez arroser 2 à 300 hectares de maïs. C’est relativement peu. Même en le doublant, on voit bien que ça ne répond pas au problème global ». Faire comme si le stockage de l’eau était une réponse technique suffisante au changement climatique est un leurre.
D’autant plus que l’épisode 2026 a montré qu’irriguer le maïs ne suffit pas. En effet, au-delà d’une certaine température, la pollinisation échoue et les récoltes s’effondrent quoi qu’il arrive. Ironie du sort : les Deux-Sèvres, où l’on a construit des bassines parfois sans respecter la loi et jusqu’à conduire à des affrontements ultra-violents, est l’un des départements les plus touchés par les conséquences des canicules. Les bassines n’y changent rien. "
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