Dynamiques de conflit
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"Les batteries thermiques ne sont pas à venir. Elles sont déjà là .
Historiquement, le stockage d'énergie thermique dans les secteurs industriel et commercial a été dominé par les systÚmes de ballons d'eau chaude. Ces derniers conviennent parfaitement aux applications à basse température telles que la production d'eau chaude sanitaire, le chauffage des locaux et le lissage de la charge pendant de courtes périodes dans les procédés industriels à basse température. Ces systÚmes sont fiables, économiques et simples d'utilisation. Leur principal inconvénient réside dans leurs limitations fondamentales liées aux propriétés thermodynamiques de l'eau : la densité énergétique est relativement faible et la température de stockage maximale est limitée à environ 100 °C à pression atmosphérique.
Avec l'ETES, une nouvelle gĂ©nĂ©ration de technologies de stockage d'Ă©nergie thermique a vu le jour. Conçues spĂ©cifiquement pour les applications industrielles, les solutions ETES reposent sur un principe simple : chauffer un matĂ©riau (sable, roche, brique ou sel, par exemple) Ă l'aide d'Ă©lectricitĂ©, puis stocker la chaleur. L'usine qui en a besoin peut ensuite l'utiliser Ă la demande, souvent sous forme de vapeur, d'huile thermique, d'eau chaude ou d'air chaud, Ă des tempĂ©ratures adaptĂ©es Ă une large gamme d'applications industrielles, jusqu'Ă 600 °C. Les systĂšmes les plus rĂ©cents visent mĂȘme des tempĂ©ratures bien supĂ©rieures Ă 1 000 °C. ComparĂ©e aux chaudiĂšres Ă©lectriques ou au chauffage par rĂ©sistance, l'ETES prĂ©sente l'avantage de capter l'Ă©lectricitĂ© Ă bas coĂ»t lorsqu'elle est disponible, que ce soit sur le rĂ©seau, via des contrats d'achat d'Ă©lectricitĂ© (CAE) ou grĂące aux Ă©nergies renouvelables produites sur site.
En découplant la production de chaleur de la consommation d'électricité en temps réel, le stockage permet à une installation de maintenir une température de procédé stable tout en décalant sa consommation d'électricité vers les périodes de prix bas ou négatifs et de forte production d'énergies renouvelables, contribuant ainsi à la stabilité du réseau et à l'efficacité du systÚme.
Il y a cinq ans, le marché du stockage d'énergie thermique (ETES) était quasiment inexistant, ne comptant qu'une poignée de petits projets. La situation a considérablement évolué. J'ai consulté la liste des projets de stockage d'énergie thermique du Renewable Thermal Collaborative , qui recense 80 projets dans 20 pays. Parmi ceux-ci, 51 sont déjà opérationnels, 11 sont en développement et 17 ont été annoncés.
L'agroalimentaire reprĂ©sente le plus important groupe de clients, avec 16 projets. Plusieurs fabricants finlandais, dont Saarioinen et la laiterie Porlammin Meijeri , utilisent dĂ©sormais des batteries au sable Elstor. La distillerie Annandale, en Ăcosse, a mis en service un systĂšme Exergy3 de 30 MWh en dĂ©but d'annĂ©e. L'entreprise hongroise KALL Ingredients utilise une unitĂ© Ă sels fondus de 56 MWh du groupe Kyoto ; j'ai visitĂ© le site l'an dernier lors de son inauguration. Heineken, au Portugal, et PepsiCo, aux Pays-Bas, ont Ă©galement des projets en cours. Ce secteur est particuliĂšrement adaptĂ© car la plupart des procĂ©dĂ©s de transformation alimentaire nĂ©cessitent de la vapeur Ă des tempĂ©ratures modĂ©rĂ©es, pouvant atteindre environ 200 °C, une plage de tempĂ©ratures que les systĂšmes de stockage d'Ă©nergie thermique (ETES) peuvent facilement atteindre.(...)"
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| 2 | La Chine teste sa premiÚre centrale solaire sous-marine opérationnelle à 10 mÚtres de profondeur en haute mer
Des scientifiques ont réussi à charger des batteries et à alimenter une LED à l'aide de cellules solaires à pérovskite d'halogénure de plomb lors d'un test inédit au monde.
Dans une percée qui pourrait alimenter l'avenir des opérations sous-marines , des scientifiques chinois ont construit et testé la premiÚre ferme solaire sous-marine au monde, faisant fonctionner avec succÚs un systÚme photovoltaïque à base de pérovskite à une profondeur de 10 mÚtres (33 pieds) en pleine mer.
Le dispositif immergĂ© a permis de recharger des batteries et d'alimenter un panneau LED, prouvant ainsi que l'Ă©nergie solaire peut ĂȘtre captĂ©e mĂȘme dans la pĂ©nombre bleu-vert du crĂ©puscule ocĂ©anique.
Les résultats obtenus par une équipe de l'Université du Yunnan ont été publiés le 11 septembre dans la revue Joule.
Cet exploit permet de surmonter un obstacle de longue date : la lumiĂšre du soleil sâestompe rapidement sous lâeau , et les cellules solaires en silicium classiques sont mal adaptĂ©es au spectre Ă©troit qui subsiste.
Cette technologie pourrait contribuer à l'alimentation électrique de dispositifs immergés, notamment les capteurs océanographiques, les caméras sous-marines, les systÚmes de communication et certains robots autonomes.
L'objectif serait de prolonger leur durée de fonctionnement en réduisant la fréquence des opérations de recharge ou de remplacement des batteries.
Ces applications restent toutefois des perspectives de développement. Les essais réalisés ne démontrent pas encore la possibilité d'un déploiement commercial à grande échelle.
Source đđ» Lien lien2 | 818 |
| 3 | Les Ătats-Unis et la Chine poursuivent leurs consultations Ă©conomiques et diplomatiques en amont de la visite d'Ătat du prĂ©sident chinois Xi Jinping aux Ătats-Unis, annoncĂ©e du 23 au 25 septembre 2026.
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, et le vice-Premier ministre chinois, He Lifeng, ont tenu une session de négociations à New York, le 20 septembre, consacrée notamment au commerce et à l'intelligence artificielle.
Cette rencontre s'inscrit dans les préparatifs des discussions entre Donald Trump et Xi Jinping, dans un contexte de tensions commerciales et technologiques entre les deux puissances
à l'issue d'environ huit heures de négociations au siÚge de JPMorgan Chase, à Manhattan, Scott Bessent a qualifié les échanges avec la délégation chinoise de trÚs fructueux.
La réunion a également réuni le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, et des responsables économiques chinois.
L'agence officielle chinoise Xinhua a, de son cÎté, décrit les discussions comme franches, approfondies et constructives, tout en confirmant la poursuite du dialogue économique et commercial entre les deux pays.
âĄïžSur l' IA : Washington a proposĂ© la crĂ©ation d'un mĂ©canisme bilatĂ©ral de notification des incidents liĂ©s Ă l'intelligence artificielle susceptibles de prĂ©senter des risques pour la sĂ©curitĂ© nationale.
L'objectif annoncé par Scott Bessent est de renforcer la transparence et la communication entre les deux pays face aux risques liés au développement de l'IA.
Les deux délégations ont convenu de poursuivre leurs discussions sur ce sujet. Toutefois, aucun accord définitif sur le mécanisme proposé n'a été annoncé à l'issue de la réunion.
âĄïžLes nĂ©gociateurs ont Ă©galement abordĂ© la mise en Ćuvre d'un mĂ©canisme de dialogue commercial, baptisĂ© « Board of Trade », destinĂ© Ă identifier des catĂ©gories de marchandises non stratĂ©giques pouvant bĂ©nĂ©ficier de rĂ©ductions tarifaires.
Parmi les produits évoqués par la délégation américaine figurent les biens de consommation, certains produits industriels peu technologiques, les produits agricoles, l'énergie et les dispositifs médicaux.
Aucune liste définitive de produits concernés ni aucun nouvel accord de réduction des droits de douane n'ont été annoncés à l'issue de la rencontre.
Les restrictions commerciales et les difficultés d'approvisionnement en minerais critiques demeurent par ailleurs des sujets de désaccord entre Washington et Pékin.
Sourcesđđ»lien1 lien2 lien3 | 717 |
| 4 | Normalisation avec lâArabie : IsraĂ«l aurait proposĂ© son aide face aux rebelles houthis pro-iraniens.
La semaine derniÚre , le Jerusalem Post a révélé de « bonnes discussions » entre Saoudiens et Israéliens sur le partage de renseignement contre les Houthis, aprÚs une rencontre entre MBS et le chef du commandement américain pour le Moyen-Orient.
Al-Monitor rapporte de son cĂŽtĂ© quâIsraĂ«l a aussi proposĂ© dâapporter des conseils militaires Ă Riyad.
Benjamin Netanyahu cherche Ă relancer la normalisation avec Riyad avant les Ă©lections israĂ©liennes dâoctobre. Les discussions avaient Ă©tĂ© gelĂ©es aprĂšs les attaques du 7 octobre 2023.
Ces révélations interviennent alors que les Houthis ont visé la capitale saoudienne avec un missile balistique samedi 19 septembre, intercepté par les défenses du royaume.
Mardi dĂ©jĂ , lâArabie saoudite disait avoir abattu un drone au sud de La Mecque, ce que les Houthis ont niĂ©.
Le royaume qui abrite La Mecque et MĂ©dine, les deux premiers lieux saints de lâislam, ne reconnaĂźt toujours pas IsraĂ«l.
IsraĂ«l contrĂŽle JĂ©rusalem, troisiĂšme lieu saint de lâislam. Pourtant, Riyad et lâĂtat hĂ©breu parlent dĂ©sormais renseignement et aide militaire.
Source đđ» Lien | 737 |
| 5 | En dĂ©pit des prouesses mathĂ©matiques rĂ©alisĂ©es par lâintelligence artificielle, un collectif rassemblant 25 laurĂ©ats de la mĂ©daille Fields sâinquiĂšte, dans une tribune au « Monde », du tort causĂ© par ces technologies Ă leur discipline.
« Les objectifs des entreprises dâIA et
ceux de la communauté mathématique
divergent profondĂ©ment » (Sourceđđ»Lien)
Sur le mĂȘme sujet :
âĄïžInterview de Yann LeCun
«âIl faut construire des modĂšles qui comprennent vraiment le monde physique et rĂ©elâ» (confĂ©rence "oĂč va l'intelligence artificielle đđ» lien et vidĂ©o youtube đđ» lien)
âĄïžInterview de Yann LeCun
« Ils agitent la peur de lâIA pour sâassurer quâelle reste sous le contrĂŽle de leurs entreprises » (lien)
âĄïžLes avancĂ©es de lâIA provoquent une crise inĂ©dite chez les mathĂ©maticiens
(Lien)
âĄïžLe mathĂ©maticien CĂ©dric Villani met en garde les doctorants contre lâusage de lâIA gĂ©nĂ©rative (lien)
Il alerte sur les dangers de lâIA en mathĂ©matiques : « le chemin de la comprĂ©hension est plus important que le rĂ©sultat » ( Interview Radio Classique 15/09/26 đđ»lien)
âĄïžInterview Sylvia Serfaty et Amaury Hayat
Comment lâIA rĂ©volutionne la recherche en
mathématiques ( lien youtube)
âĄïžInterview Sylvia Serfaty
LâIA va-t-elle remplacer les mathĂ©maticiens ? (Lien)
(Post) | 683 |
| 6 | đAnalyses de F. Brunner, docteur en science politique et relations internationales, spĂ©cialisĂ© dans la diplomatie europĂ©enne, la gĂ©opolitique et les enjeux de souverainetĂ© technologique.
"Depuis lâappel de Dario Amodei, directeur dâAnthropic, Ă ralentir le dĂ©veloppement de lâIA, les dĂ©clarations apocalyptiques, les postures messianiques et les annonces spectaculaires se sont enchaĂźnĂ©es sans interruption. Lâanalyse dâAnouch Seydtaghia est particuliĂšrement nĂ©cessaire pour saisir les mĂ©canismes de la stratĂ©gie de la peur actuellement dĂ©ployĂ©e par les gĂ©ants de la tech amĂ©ricaine.
Un chercheur en sĂ©curitĂ© chez Anthropic, Evan Hubinger, estime Ă plus de 10 % la probabilitĂ© que lâIA « puisse tuer tous les humains » au cours de la prochaine dĂ©cennie. Cette affirmation se rĂ©vĂšle particuliĂšrement surprenante. Sur la base de quelles donnĂ©es et de quel protocole de recherche Evan Hubinger a-t-il chiffrĂ© lâapocalypse ?
Des enjeux sĂ©curitaires demeurent corrĂ©lĂ©s au dĂ©veloppement de lâIA. Mais il nâexiste pas aujourdâhui de menace extrĂȘme et ultime pour lâhumanitĂ©. Lâexercice qui consiste Ă Ă©tablir des pourcentages prophĂ©tiques sert exclusivement Ă alimenter des scĂ©narios illusoires.
Pourquoi un tel appel de Dario Amodei Ă freiner le dĂ©veloppement de lâIA ? Il faut savoir quâaux Ătats-Unis, les procĂšs se multiplient Ă lâencontre des gĂ©ants de la tech. La possibilitĂ© pour ces sociĂ©tĂ©s dâĂȘtre poursuivies Ă cause dâun dĂ©bordement de lâIA reprĂ©sente un risque juridique majeur. Pointer du doigt une IA imprĂ©visible permet aux gĂ©ants de la tech de se dĂ©charger de toute responsabilitĂ© en cas dâincident.
Dario Amodei sâest positionnĂ© en faveur dâun audit des systĂšmes dâIA les plus puissants, opĂ©rĂ© par des inspecteurs indĂ©pendants. Ă quoi pourrait ressembler une telle instance de contrĂŽle, selon les gĂ©ants de la tech ? En recroisant les dĂ©clarations provenant dâOpenAI, dâAnthropic et de Google, nous voyons se dessiner lâinstauration dâune autoritĂ© de contrĂŽle des risques liĂ©s Ă lâIA, financĂ©e directement par les puissances technologiques privĂ©es, qui fixeraient ainsi leurs propres rĂšgles. Les acteurs de moindre envergure, ainsi que les nouvelles entreprises du secteur, seraient totalement dĂ©semparĂ©s face Ă des audits calibrĂ©s pour assurer lâhĂ©gĂ©monie des puissances dominantes.
Aujourdâhui, les grandes puissances de la tech se positionnent en protectrices responsables de la survie de lâhumanitĂ©. Elles se prĂ©sentent comme les seules capables de maĂźtriser un pouvoir Ă la limite du divin. La peur est un instrument de puissance. Sam Altman, directeur dâOpenAI, affirme que la juste Ă©valuation des risques et des enjeux par les gĂ©ants de la tech leur donne le droit Ă une confiance absolue et totale de la part des citoyens du monde entier. Pourtant, en 2024, lâĂ©quipe chargĂ©e de prĂ©venir les risques liĂ©s Ă une superintelligence Ă©tait dissoute chez OpenAI.
Pour lâheure, aucun processus de ralentissement nâest engagĂ© au sein des grandes firmes du numĂ©rique. Lâaccumulation des prophĂ©ties apocalyptiques ne vise quâĂ donner davantage de pouvoir et de puissance aux augures autoproclamĂ©s."
Son Post | 670 |
| 7 | Nous avons 20 startups européennes de l'IA, plus de 151 Md$ de valorisation cumulée
Et seulement 5 pays pour les héberger.
Ătonnant, non ?
Le Royaume-Uni est devant avec 49,2 Md$ : Nscale, ElevenLabs, Wayve, Ineffable, Synthesia, OLIX, CuspAI.
L'Allemagne suit Ă 48,2 Md$ : Helsing, Neura
La France pĂšse 40,5 Md$ avec 3 noms :
Mistral AI, Poolside, AMI, le labo de Yann LeCun
La SuÚde aligne 18,9 Md$ avec deux pépites, Lovable et Legora
Les Pays-Bas entrent dans la photo avec Wonderful, 5 Md$ Ă elle seule
Presque toutes ces valorisations datent de 2026. Plusieurs ont doublé en quelques mois : Lovable, n8n, Wonderful
Et en Allemagne , plus de 60 % de la valeur vient de la défense.
L'Europe sait créer des champions de l'IA.
La question, c'est de savoir si elle saura les garder. (...)
Et qui finance ces tours de table géants : des fonds européens ou américains ?
Post économie | 705 |
| 8 | Trump intensifie ses efforts pour démanteler la Cour pénale internationale
L'administration prépare des sanctions radicales qui couperaient la Cour de justice d'une grande partie du systÚme financier mondial.
L'administration Trump se prĂ©pare Ă imposer des sanctions radicales Ă la Cour pĂ©nale internationale, selon des responsables, ce qui reprĂ©sente une escalade marquĂ©e dans les efforts de Washington pour dĂ©manteler l'institution aprĂšs l'Ă©mission d'un mandat d'arrĂȘt contre le Premier ministre israĂ©lien Benjamin Netanyahu .
D'aprĂšs des documents consultĂ©s par le Wall Street Journal et des responsables amĂ©ricains, les sanctions interdiraient la plupart des transactions avec la CPI aprĂšs un dĂ©lai de six Ă sept mois. Cela pourrait paralyser la Cour en l'empĂȘchant d'effectuer des transactions en dollars amĂ©ricains et en la coupant ainsi d'une grande partie du systĂšme financier mondial.
Source đđ» Lien | 751 |
| 9 | La visite du premier ministre canadien ce week-end à Saint-Pierre-et-Miquelon est une nouvelle occasion pour lui de vanter les bienfaits de ce traité de libre-échange, entré en vigueur provisoirement depuis 2017.
Il a été accueilli par Emmanuel Macron, qui a réaffirmé, face aux coups de boutoir de Donald Trump dans la région que le territoire ultramarin est bien « français ».
Cette Ă©tape du dirigeant canadien prolonge son voyage en Europe, la semaine derniĂšre, oĂč, aux cĂŽtĂ©s dâUrsula von der Leyen, il a ouvert la voie Ă un partenariat inĂ©dit entre lâEurope et le Canada. La prĂ©sidente de la Commission a proposĂ© quâOttawa devienne le « premier membre associĂ© » de lâUE.
Si le premier ministre a saluĂ© lâoffre europĂ©enne, il nâa pas manquĂ© de rappeler que le Ceta (accord Ă©conomique et commercial global), officiellement signĂ© entre les deux partenaires en octobre 2016, nâa toujours pas Ă©tĂ© ratifiĂ© par dix pays sur Vingt-Sept, dont la France.
Source đđ» Lien | 731 |
| 10 | Les Russes ont votĂ© du 18 au 20 septembre pour renouveler les 450 siĂšges de la Douma d'Ătat, la chambre basse du Parlement. Il s'agit des premiĂšres Ă©lections lĂ©gislatives organisĂ©es depuis le lancement de l'invasion Ă grande Ă©chelle de l'Ukraine par la Russie, en fĂ©vrier 2022.
Selon les rĂ©sultats provisoires communiquĂ©s par la Commission Ă©lectorale centrale russe, Russie unie, le parti soutenant le prĂ©sident Vladimir Poutine, arrive largement en tĂȘte du scrutin. Les donnĂ©es disponibles indiquent qu'il conservera une majoritĂ© parlementaire, mais la composition dĂ©finitive de la nouvelle Douma n'est pas encore Ă©tablie.
Les résultats provisoires indiquent que Russie unie pourrait conserver une majorité constitutionnelle, correspondant à au moins 301 siÚges sur 450. Cette majorité permet notamment de faire adopter certaines modifications constitutionnelles à la Douma sans le soutien des autres partis, sous réserve des autres procédures constitutionnelles applicables.
Le nombre définitif de siÚges remportés par chaque formation n'est toutefois pas encore confirmé.
Le scrutin concernait environ 111 millions d'électeurs inscrits. Selon les données officielles rapportées au terme des trois journées de vote, la participation atteignait prÚs de 57 %.
Le vote électronique à distance a été organisé dans 32 régions, tandis que Moscou disposait de son propre systÚme. Des difficultés d'accÚs aux services de vote en ligne ont été signalées, notamment pour les électeurs se trouvant à l'étranger.
La présidente de la Commission électorale centrale, Ella Pamfilova, a également fait état de plus de 1 000 vagues d'attaques informatiques par déni de service visant des infrastructures liées au processus électoral. Elle n'a pas identifié publiquement les responsables de ces attaques.
Source đđ» Lien1 lien2 | 732 |
| 11 | ALLEMAGNE : SĂISME ĂLECTORAL EN MECKLEMBOURG-POMĂRANIE-OCCIDENTALE â LâAFD EXPLOSE, LA CDU DE MERZ SâEFFONDRE
Hier soir, le paysage politique allemand prend encore un coup majeur.
En Mecklembourg-PomĂ©ranie-Occidentale, lâAfD dâAlice Weidel arrive en tĂȘte autour de 37â38 % des voix, contre 16,7 % en 2021. La CDU du chancelier Friedrich Merz tombe autour de 5â5,5 %, son pire rĂ©sultat dans une Ă©lection rĂ©gionale depuis la crĂ©ation de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale.
Ce nâest plus un simple avertissement. Câest un effondrement Ă©lectoral pour le parti du chancelier.
LâAfD a plus que doublĂ© son score en cinq ans. Et pendant ce temps, la CDU frĂŽle le seuil nĂ©cessaire pour rester reprĂ©sentĂ©e au Landtag. Merz lui-mĂȘme a qualifiĂ© le rĂ©sultat de « dĂ©sastre ».
âĄïž Immigration, Ă©nergie, pouvoir dâachat, Ukraine, rejet de Berlin et dĂ©fiance envers les partis traditionnels : une partie croissante de lâĂ©lectorat allemand sanctionne dĂ©sormais frontalement la ligne politique fĂ©dĂ©rale.
AprĂšs la poussĂ©e spectaculaire de lâAfD en Saxe-Anhalt, ce nouveau scrutin confirme une tendance lourde : lâancien Ă©quilibre politique allemand se fissure Ă grande vitesse, notamment dans lâEst du pays.
Merz affirme quâil restera en fonctions malgrĂ© ce revers. Mais politiquement, la pression sur son leadership ne peut que sâaccentuer aprĂšs une telle dĂ©bĂącle rĂ©gionale.
Le vrai sujet nâest donc plus seulement de savoir comment contenir lâAfD.
Il faut comprendre pourquoi autant dâĂ©lecteurs allemands se dĂ©tournent dĂ©sormais des partis traditionnels â et pourquoi la CDU du chancelier tombe Ă des niveaux historiquement bas.
Source đđ» Lien | 757 |
| 12 | (Republication)
Le 20 septembre, l'Ukraine a lancé ce que les autorités russes ont qualifié de plus vaste attaque de drones jamais menée contre Moscou et sa région, impliquant, selon les rapports, plus de 1 600 drones à l'échelle nationale, dont environ 450 dirigés vers la capitale.
Le choix du moment n'est pas passé inaperçu : l'attaque a eu lieu le dernier jour des élections législatives russes. Parmi les cibles les plus critiques figurait la raffinerie de pétrole Gazprom Neft de Moscou, située à Kapotnya ; il s'agit de l'une des plus grandes installations de raffinage de Russie, avec une capacité annuelle d'environ 11 millions de tonnes.
Les autorités ukrainiennes ont fait état de dommages sur trois zones de production clés : l'unité de raffinage primaire AVT-6, une unité intégrée de traitement du pétrole et une unité d'isomérisation. Cette raffinerie approvisionne environ 40 % du marché des carburants de Moscou et couvre prÚs de 70 % des besoins de la région moscovite en essence et en carburant pour l'aviation ; elle représente donc bien plus qu'une simple cible industrielle : elle constitue un élément stratégique de l'infrastructure énergétique de la région.
Le président Volodymyr Zelensky a déclaré que l'opération avait mobilisé une large gamme de systÚmes ukrainiens à longue portée, notamment les FP-1, RZ-100, MICH-2000, Palianytsia, Vendetta, Liutyi, Bars, Flamingo, Sichen et Pelican. L'utilisation du modÚle Flamingo est particuliÚrement notable : Fire Point présente le FP5 Flamingo comme un systÚme hybride drone/missile de croisiÚre lancé depuis le sol, capable d'emporter une charge utile allant jusqu'à 1 150 kg, tandis que les données en libre accÚs (OSINT) lui attribuent une portée d'environ 3 000 km.
Ce qu'il devient de plus en plus difficile de contester, c'est l'évolution de l'architecture de frappe en profondeur de l'Ukraine : des drones longue portée peu coûteux, des missiles de croisiÚre toujours plus sophistiqués et une gamme de missiles balistiques en plein développement sont utilisés comme des outils complémentaires plutÎt que comme des systÚmes isolés. (...)
Source đđ» Lien
Lien2 lien3 | 838 |
| 13 | COMMENT LES ĂTATS PRĂPARENT LEURS POPULATIONS AUX CONFLITS
La préparation à une guerre ne concerne pas uniquement les armées, les équipements militaires et les infrastructures. Elle comporte également une dimension psychologique comme la perception des menaces, la capacité à réagir en situation de crise et la participation des citoyens à la défense nationale. Cette dimension fait l'objet de recherches scientifiques et figure explicitement dans plusieurs stratégies nationales de défense.
âĄïžCE QUE MONTRE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
En 2015, une méta-analyse publiée dans la revue Psychological Bulletin a examiné 127 études, représentant 27 372 participants, sur les effets des messages faisant appel à la peur. Les chercheurs ont constaté que ces messages peuvent influencer les attitudes, les intentions et les comportements. Leur efficacité augmente notamment lorsqu'ils associent la présentation d'un danger à des recommandations concrÚtes permettant d'y faire face.
âĄïž ROYAUME-UNI : LA PRĂPARATION CIVILE INTĂGRĂE Ă LA STRATĂGIE DE DĂFENSE
Le 22 mai 2024, le gouvernement britannique lance la campagne Prepare. Son objectif est d encourager les ménages à anticiper les situations d'urgence en constituant notamment des réserves d'eau, de nourriture et de produits essentiels. Les risques concernés comprennent les catastrophes naturelles, les coupures d'électricité et les cyberattaques. Le 2 juin 2025, le ministÚre britannique de la Défense publie sa Strategic Defence Review. Ce rapport recommande de rétablir une préparation nationale crédible à la guerre, à la défense du territoire et à la mobilisation industrielle. Il préconise une approche mobilisant l'ensemble de la société( institutions publiques, entreprises, organisations civiles et citoyens). Il prévoit également une communication plus importante avec la population sur les menaces auxquelles le Royaume-Uni est confronté.
âĄïžSEPTEMBRE 2026 : UNE PRĂPARATION CIVILE ET MILITAIRE COORDONNĂE
Le 10 septembre 2026, dans une réponse écrite au Parlement britannique, le gouvernement confirme la révision de ses plans nationaux de défense et de ses documents interministériels de préparation à la guerre, la préparation d'une campagne nationale de sensibilisation du public à la résilience, la coopération entre les équipes militaires, les entreprises et les organisations civiles pour améliorer la préparation aux risques majeurs et La tenue d'exercices de défense nationale et la préparation d'un exercice majeur au printemps 2027.
âĄïžDE LA PRĂPARATION MATĂRIELLE Ă LA PRĂPARATION PSYCHOLOGIQUE
Les recherches scientifiques établissent que la communication sur les risques peut influencer les comportements individuels.
Les documents officiels britanniques montrent, de leur cÎté, que la préparation de la population est désormais intégrée à la stratégie nationale de défense.
âĄïžLA FRANCE : LE « RĂARMEMENT MORAL DE LA NATION »
La préparation des populations aux conflits ne concerne pas uniquement le Royaume-Uni ou les pays nordiques. Le 14 juillet 2025, la France publie sa nouvelle Revue nationale stratégique, qui définit les orientations de défense du pays à l'horizon 2030.Ce document officiel fixe notamment comme objectif de préparer matériellement et moralement la Nation à l'éventualité d'un conflit de haute intensité..
Les recherches scientifiques les plus tranchées montrent que la communication sur les risques ne se contente pas d'informer. Elle peut modifier la perception de la menace, accroßtre ou réduire l'anxiété, renforcer la confiance institutionnelle et influencer les comportements de protection. Les travaux sur la communication de crise, la perception des risques et la résilience collective soulignent également qu'une menace présentée comme imminente, grave et difficilement contrÎlable peut produire des effets psychologiques durables : sentiment d'insécurité, demande accrue de protection, acceptation de restrictions et soutien renforcé aux mesures exceptionnelles.
(En savoir plus sur les effets psychologiques Lien1 lien2 lien3) | 1 326 |
| 14 | Extrait article de la BBC....
"Le plus haut gradé de l'armée britannique a tiré la sonnette d'alarme. Le chef d'état-major des armées, Sir Richard Knighton, a déclaré cette semaine que la menace russe faisait traverser au Royaume-Uni la période la plus dangereuse de ses 35 ans de carriÚre dans les forces armées.
Mais quelle est la menace ? En 1940, le danger dâune invasion allemande du Royaume-Uni Ă©tait bien rĂ©el. Mais les chances de voir des chars russes envahir Whitehall sont assurĂ©ment nĂ©gligeables.(...)
« Ce ne sont pas les chars d'assaut qui doivent vous inquiéter », déclare l'historienne Margaret MacMillan, auteure de « La guerre : comment les conflits nous ont façonnés ».
« Câest la section de cĂąbles sous-marins. Câest le piratage de systĂšmes dont dĂ©pendent tant de choses. La possibilitĂ© dâune guerre asymĂ©trique, dâune cyberguerre, augmente Ă pas de gĂ©ant. »
Mais sommes-nous prĂȘts ? AprĂšs 80 ans sans guerre sur notre sol, sommes-nous, en tant que sociĂ©tĂ©, psychologiquement prĂ©parĂ©s Ă une telle Ă©ventualitĂ© ? Sommes-nous prĂȘts Ă approuver des augmentations importantes des dĂ©penses de dĂ©fense, et les sacrifices que cela pourrait impliquer dans dâautres domaines de notre vie nationale ? Ou bien cette menace nous paraĂźt-elle trop improbable pour ĂȘtre rĂ©elle ?"(...)
« D'une certaine maniĂšre, nous nous retrouvons un peu dans la mĂȘme situation que durant les Ă©tĂ©s Ă©douardiens d'avant 1914, oĂč l'on parlait beaucoup de guerre, mais oĂč l'idĂ©e d'entrer rĂ©ellement en guerre semblait tellement improbable qu'elle en Ă©tait incroyable, et je pense que c'est lĂ oĂč nous en sommes actuellement », dĂ©clare le gĂ©nĂ©ral britannique Ă la retraite Sir Richard Shirreff, ancien commandant suprĂȘme adjoint des forces alliĂ©es en Europe."
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| 15 | « Pourquoi le carburant coûte si cher ?
DĂ©jĂ , il y a la marge de raffinage, câest-Ă -dire la diffĂ©rence marchande entre le produit raffinĂ© et du prix du baril.
Mais surtout, ce quâon oublie de prĂ©ciser au gouvernement : câest la consĂ©quence de la dĂ©sindustrialisation ! LĂ oĂč la France possĂ©dait 28 raffineries en 1970 elle nâen possĂšde aujourdâhui que 6 ! Nous nous sommes rendus dĂ©pendant des alĂ©as gĂ©opolitiques » Philippe Charlez , ingĂ©nieur des mines.
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| 16 | Bravo joli coup | 6 |
| 17 | AprĂšs avoir plusieurs fois Ă©voquĂ© lâidĂ©e de prendre le contrĂŽle du Groenland, Donald Trump vient finalement dâobtenir un accord majeur avec le Danemark et le territoire groenlandais.
âĄïž Le prĂ©sident amĂ©ricain annonce que Washington disposera de maniĂšre permanente d'un rĂŽle central dans la sĂ©curitĂ© du Groenland et pourra considĂ©rablement renforcer sa prĂ©sence militaire sur cette Ăźle stratĂ©gique de lâArctique.
Donald Trump parle mĂȘme dâun accord à « durĂ©e de vie infinie », sans date dâexpiration.
đșđž ConcrĂštement, les Ătats-Unis bĂ©nĂ©ficieront dâun accĂšs militaire permanent, de droits de survol et de la possibilitĂ© de dĂ©velopper de nouvelles installations militaires sur lâĂźle.
đ« Lâun des Ă©lĂ©ments les plus importants concerne la Chine et la Russie.
Lâaccord doit empĂȘcher des puissances considĂ©rĂ©es comme adversaires des Ătats-Unis dâinstaller des bases ou une prĂ©sence militaire au Groenland. Il prĂ©voit Ă©galement des restrictions sur certains investissements sensibles.
đ§ Pourquoi Washington accorde-t-il autant dâimportance Ă cette immense Ăźle de seulement quelque 57 000 habitants ?
Sa position est exceptionnelle : entre lâAmĂ©rique du Nord, lâEurope et lâArctique, Ă proximitĂ© des nouvelles routes maritimes polaires et de la Russie.
Les Ătats-Unis y disposent dĂ©jĂ de la Pituffik Space Base, essentielle notamment pour la dĂ©tection des missiles et la surveillance spatiale.
âïž Le Groenland possĂšde Ă©galement d'importantes ressources minĂ©rales, dont des terres rares, alors que Washington cherche Ă rĂ©duire sa dĂ©pendance Ă la Chine dans plusieurs chaĂźnes dâapprovisionnement stratĂ©giques.
đ©đ° Mais contrairement Ă ce que la formulation de Trump pourrait laisser penser, le Groenland ne devient pas amĂ©ricain.
La PremiĂšre ministre danoise Mette Frederiksen affirme que lâaccord reconnaĂźt explicitement la souverainetĂ© et lâintĂ©gritĂ© territoriale du Royaume du Danemark ainsi que le droit des Groenlandais Ă lâautodĂ©termination.
Câest un changement majeur par rapport aux tensions du dĂ©but de lâannĂ©e, lorsque Trump nâexcluait pas publiquement de prendre le Groenland par la force.
âĄïž Lâaccord doit dĂ©sormais ĂȘtre signĂ© lors de lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de lâONU et reste soumis Ă lâapprobation des Parlements du Danemark et du Groenland.
đ Trump nâa donc pas obtenu le Groenland. Mais il pourrait avoir obtenu une grande partie de ce quâil recherchait stratĂ©giquement : une prĂ©sence amĂ©ricaine permanente et renforcĂ©e au cĆur de lâArctique, tout en verrouillant lâaccĂšs militaire Ă la Chine et Ă la Russie.
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| 18 | « On nâa pas la totalitĂ© du problĂšme en main, parce que ce nâest pas nous qui dĂ©tenons la clĂ© dâOrmuz », a-t-il reconnu.
Pendant ce temps, les Ămirats prennent lâavantage, Washington parle directement aux Houthis et Riyad pourrait obtenir lâavion de chasse amĂ©ricain le plus avancĂ© au monde. Voici ce qui a changĂ© cette semaine dans le Golfe. đ
1) TouchĂ© par une attaque de drones, lâolĂ©oduc saoudien de contournement, citĂ© vendredi par Emmanuel Macron, est encore perturbĂ©. Riyad doit donc refaire passer davantage de brut par Ormuz.
Conséquence : environ 60 millions de barils saoudiens passent lentement par Ormuz jusque fin octobre, soit prÚs de 1 % de la consommation mondiale sur la période. Certains clients européens ne recevront pas de brut saoudien le mois prochain.
2) Les Ămirats, eux, ont un avantage. Leur pĂ©trole peut rejoindre Fujairah, situĂ© hors du dĂ©troit dâOrmuz. Ils pourraient ainsi temporairement devenir le premier exportateur de pĂ©trole du Golfe, devant lâArabie.
3) Des responsables amĂ©ricains ont rencontrĂ© Ă Oman les Houthis, rebelles yĂ©mĂ©nites soutenus par lâIran. Ils ont assurĂ© qu'ils Ă©pargneraient les navires amĂ©ricains et israĂ©liens tout en continuant de viser les navires saoudiens.
4) AprĂšs lâinterception dâun drone houthi au sud de La Mecque, le Pakistan a estimĂ© que « le moment Ă©tait venu » dâappliquer lâaccord conclu en aoĂ»t dans la premiĂšre ville sainte de lâislam avec Riyad et Ankara : une attaque contre lâun vaut attaque contre les trois.
5) Riyad pourrait enfin recevoir une arme quâaucun pays arabe ne possĂšde encore. Washington a approuvĂ© une vente potentielle de 48 F-35 pour 24,3 milliards de dollars.
Si le CongrĂšs approuve la vente, lâArabie saoudite deviendrait le premier pays arabe Ă©quipĂ© du F-35, aujourdâhui exploitĂ© uniquement par IsraĂ«l au Moyen-Orient.
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| 19 | UKRAINE : MOSCOU PREND LE CONTRĂLE DâACTIFS FRANĂAIS â PARIS DĂNONCE UNE MESURE « INJUSTIFIĂE »
La Russie vient de placer sous administration temporaire les actifs russes de plusieurs groupes occidentaux, dont Auchan et des sociĂ©tĂ©s françaises liĂ©es Ă la logistique et Ă la distribution. Le Kremlin prĂ©sente cette dĂ©cision comme une rĂ©ponse aux mesures occidentales prises depuis 2022. Paris, de son cĂŽtĂ©, demande Ă Moscou de revenir sur une dĂ©cision quâil juge injustifiĂ©e.
â ïž Mais cette sĂ©quence pose surtout une question de cohĂ©rence stratĂ©gique.
Depuis quatre ans, lâEurope a gelĂ© des avoirs russes, multipliĂ© les sanctions Ă©conomiques et engagĂ© un rapport de force financier avec Moscou. Aujourdâhui, la Russie utilise Ă son tour lâarme Ă©conomique contre des intĂ©rĂȘts occidentaux.
Cela ne rend pas les saisies russes juridiquement ou politiquement équivalentes aux sanctions européennes. Mais sur le plan du rapport de force, la logique de réciprocité était prévisible.
âĄïž Ă force de transformer lâĂ©conomie en champ de bataille, chacun finit par exposer ses propres entreprises, ses capitaux et ses intĂ©rĂȘts.
âĄïž Et ce sont ensuite les salariĂ©s, les investisseurs et les entreprises qui paient directement le prix de cette escalade.
đ„ Paris peut dĂ©noncer cette dĂ©cision. Mais il faut aussi regarder le problĂšme jusquâau bout : une guerre Ă©conomique produit nĂ©cessairement des reprĂ©sailles Ă©conomiques.
La Russie nâagit pas ici par philanthropie ni par respect du droit commercial : elle cherche clairement Ă exercer une pression sur les Ătats europĂ©ens qui soutiennent lâUkraine. Le Kremlin lâassume lui-mĂȘme en prĂ©sentant ces saisies comme une rĂ©ponse aux « actions hostiles » de lâEurope.
Le sujet essentiel est donc celui-ci : jusquâoĂč voulons-nous prolonger un affrontement Ă©conomique pour une guerre qui ne nous concerne pas et dont les effets se retournent aussi contre nos propres intĂ©rĂȘts ?
Il existe une diffĂ©rence entre soutenir lâUkraine et entrer dans une logique dâescalade permanente oĂč chaque mesure appelle une contre-mesure.
La diplomatie nâest pas la capitulation. Câest aussi lâart dâĂ©viter que la confrontation ne devienne incontrĂŽlable.
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| 20 | "Situation grave", "pas intimidés par la Russie"⊠les alertes d'Emmanuel Macron aprÚs avoir réuni les chefs de parti
Vendredi 18 septembre, Emmanuel Macron a réuni à huis clos les principaux chefs de parti et candidats à la présidentielle pour évoquer la dégradation de la situation internationale. à l'issue de la rencontre, le président s'est exprimé publiquement sur la menace russe et la flambée des prix des carburants.
C'est "un exercice de transparence et je l'organiserai autant de fois que je jugerai que c'est nécessaire", a-t-il ajouté, présentant son rÎle d'ici à la présidentielle comme celui d'un "garant", et non d'un "commentateur de la vie politique".
Lors de cette prise de parole, Emmanuel Macron a d'abord insistĂ© sur les menaces russes en Europe. Ăvoquant Ă la fois l'attaque au drone menĂ©e Ă l'aĂ©roport de Leipzig (Allemagne) dĂ©but aoĂ»t et les rĂ©centes dĂ©clarations du Premier ministre polonais, Donald Tusk, selon qui la Russie pourrait mener des "frappes hybrides" contre les alliĂ©s de l'Ukraine en Europe, Emmanuel Macron a qualifiĂ© la situation de "grave".
"La volontĂ© qu'il y a derriĂšre, c'est de nous intimider et de casser l'effort de soutien aux Ukrainiens. La consĂ©quence sera le contraire. Nous ne sommes pas intimidĂ©s parce que nous savons que se joue en Ukraine notre sĂ©curitĂ© dâaujourd'hui et de demain"(...)
DeuxiĂšme crise Ă©voquĂ©e par le chef de l'Ătat : la guerre au Moyen-Orient et ses consĂ©quences sur les prix de l'Ă©nergie, et notamment des carburants. "Les prix Ă la pompe atteignent des niveaux historiques et font beaucoup souffrir", a dĂ©plorĂ© le dirigeant français. "Cette situation est en particulier due Ă la fermeture du dĂ©troit d'Ormuz. Cette guerre, la France ne l'a pas choisie et n'y participe pas mais elle en subit les consĂ©quences", a-t-il expliquĂ©. Le prĂ©sident assure que la France travaille encore Ă la rĂ©ouverture du dĂ©troit, oĂč la situation est toujours sensible.(...)
C'est pourquoi Emmanuel Macron a annoncé saisir "dÚs aujourd'hui" la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Il souhaite, d'une part, accélérer les travaux européens sur les capacités de stockage de gaz et, d'autre part, exploiter toutes les flexibilités possibles afin de faire baisser les prix de l'énergie et d'en réduire les coûts. Le président français entend également préserver les capacités d'importation et de raffinage de la France. Il a par ailleurs annoncé la tenue, "dans les prochaines semaines", d'un G7 consacré à l'énergie afin de mieux coordonner les niveaux de stocks, les exportations et les capacités de production.(...)
Dans ce contexte sensible, le chef de l'Ătat a indiquĂ© Ă la presse ĂȘtre "solidaire" des Français qui vivent "dans leur chair" les consĂ©quences des crises internationales. Tout en les appelant Ă "rester unis" face Ă d'Ă©ventuelles divisions.
"Nous avons Ă©normĂ©ment protĂ©gĂ© les Français, beaucoup plus qu'ailleurs en Europe", a-t-il par ailleurs tenu Ă souligner, en Ă©voquant aussi bien la crise sanitaire du Covid-19 que l'agression russe en Ukraine. Mais, "aujourdâhui, [nous avons] une responsabilitĂ© aussi de finances publiques", a-t-il dit.
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