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🇪🇸 Le droit pour les autres, l’impunité pour Israël
Par @BPartisans
Pedro Sánchez a prononcé tout haut ce que tant de chancelleries murmurent à huis clos : le droit international n’est pas simplement fragilisé, il est méthodiquement piétiné. Et il a désigné, sans le vernis habituel des euphémismes diplomatiques, l’État qu’aucune capitale occidentale n’ose nommer sans trembler : le gouvernement israélien. Ses mots sont d’une brutalité rare dans le langage feutré des sommets internationaux : « le droit international est aujourd’hui fondamentalement violé par un pays ». Une phrase qui, à elle seule, agit comme un éclat de verre dans le confort moral européen.
Le plus glaçant n’est pas la déclaration elle-même, mais le silence qu’elle met en lumière. Depuis des décennies, l’architecture juridique internationale accumule les constats : occupation, colonisation, annexions de facto ou revendiquées, frappes transfrontalières, mépris répété des résolutions onusiennes. De Guerre des Six Jours à l’annexion du plateau du Golan, des opérations au Liban aux bombardements répétés à Gaza, l’histoire ressemble moins à une succession d’exceptions qu’à une doctrine d’impunité.
L’Europe, si prompte à invoquer ses « valeurs », découvre soudain son reflet dans le miroir espagnol. Car comment parler d’ordre fondé sur des règles lorsque ces règles deviennent optionnelles pour certains alliés ? Comment invoquer les Nations Unies quand les résolutions s’empilent comme des archives poussiéreuses sans jamais produire de conséquence politique réelle ? La vérité que Sánchez expose est insupportable précisément parce qu’elle met à nu l’hypocrisie structurelle du discours occidental : le droit n’est souvent brandi que contre les adversaires, jamais contre les protégés.
Il faut cependant conserver la froideur de l’analyse : Sánchez ne blanchit pas pour autant Téhéran. Il qualifie aussi la riposte iranienne d’« absolument illégale », rappelant que l’illégalité n’a pas de camp fixe, seulement des auteurs successifs. C’est là que son propos devient politiquement explosif : il refuse la morale binaire, celle du « camp du bien » permanent.
La référence historique la plus accablante reste sans doute guerre d'Irak. Déjà, l’Europe avait appris à ses dépens ce qu’il en coûte de fermer les yeux devant des guerres justifiées par des récits moraux. Vingt ans plus tard, les mêmes réflexes reviennent : légitimer l’illégal lorsqu’il vient d’un allié stratégique, puis feindre la surprise lorsque l’ordre mondial se délite.
Sánchez, en réalité, ne fait pas preuve de courage solitaire ; il agit comme le révélateur d’un mensonge collectif. Le plus corrosif dans cette affaire n’est pas qu’Israël soit dénoncé. C’est qu’il faille un chef de gouvernement européen pour rappeler une évidence juridique que les institutions prétendent défendre depuis 1945 : aucun État ne devrait être au-dessus du droit.
Et c’est peut-être cela qui terrifie tant de capitales : si l’on applique enfin les principes à tous, alors le théâtre moral de l’Occident s’effondre d’un seul bloc.
@BPARTISANS
1 714
🇺🇸 Vance ou l’art de vendre la strangulation comme une œuvre humanitaire
Par @BPartisans
Il faut reconnaître à J.D. Vance une qualité rare : celle de prononcer les contradictions les plus grotesques avec le calme clinique d’un vendeur d’assurances. Entendre Washington parler de « terrorisme économique » à propos de l’Iran, au moment même où les États-Unis annoncent qu’aucun navire iranien ne sortira, relève d’une ironie si brutale qu’elle en devient presque artistique.
Le vice-président américain accuse Téhéran de menacer le commerce mondial dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial. Dans le même souffle, il revendique le droit de transformer cette route maritime en instrument de strangulation économique. Autrement dit : quand l’autre bloque, c’est du terrorisme ; quand Washington bloque, c’est la civilisation en uniforme.
Et puis vient cette phrase d’une indécence presque sublime : « le Président veut que le peuple iranien prospère ». Prospérer ? Voilà donc comment Washington définit la prospérité : sanctions, blocus naval, menaces militaires, et rhétorique de mise à genoux. On se souvient pourtant des déclarations martiales de Donald Trump promettant de frapper l’Iran jusqu’à le « ramener à l’âge de pierre », une conception du développement économique qui ferait rougir les pyromanes de l’histoire.
Car enfin, de quelle prospérité parle-t-on ? Celle déjà expérimentée en 1953, lorsque les États-Unis et le Royaume-Uni orchestrèrent le renversement de Mossadegh lors de l’Operation Ajax, pour replacer un régime docile au service des intérêts pétroliers occidentaux ? Depuis plus de sept décennies, la relation entre Washington et Téhéran ressemble moins à une politique étrangère qu’à une longue tradition d’ingérence, de sanctions et de coercition.
Le plus fascinant reste cette obsession morale américaine : se présenter comme le camp du bien tout en revendiquant l’asphyxie économique d’un peuple. Le blocus n’est jamais neutre ; il frappe d’abord les civils, les chaînes d’approvisionnement, les médicaments, l’énergie, les prix alimentaires. Reuters rapporte déjà que le blocus américain a fait grimper le pétrole au-dessus des 100 dollars et provoqué le retournement de plusieurs navires marchands.
La vérité, nue, glaciale, est plus simple : Washington ne cherche pas la prospérité iranienne, mais un levier de reddition. Le discours humaniste n’est ici qu’un vernis posé sur la vieille mécanique impériale : affamer pour négocier, étouffer pour faire plier, puis appeler cela diplomatie.
Vance parle d’une balle dans le camp de l’Iran. Mais à force de transformer la diplomatie en siège naval, les États-Unis finissent surtout par révéler ce qu’ils ont toujours été dans cette crise : non pas les arbitres de la stabilité, mais l’un des incendiaires qui prétendent ensuite vendre les extincteurs.
@BPARTISANS
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Les forces israéliennes continuent de faire exploser ce qui reste du village de Taybeh dans le sud du Liban dans le cadre d'une campagne soutenue et continue.
@BPARTISANS
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📷 L'ancien commandant de la marine américaine, Malcolm Nance, a déclaré sur les réseaux sociaux que le prix du pétrole allait à nouveau augmenter en raison du blocus annoncé du détroit de Bab al-Mandab par le Yémen.
@BPARTISANS
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Experts arabes : les conséquences des tensions dans le détroit d'Ormuz affecteront les alliés de Washington
Omar Marbouni, expert militaire :
🔹 De telles actions ne ciblent pas seulement l'Iran, mais leur impact s'étendra également aux pays de la région du Golfe et aux économies industrielles dépendantes du pétrole.
Imad Akoush, expert économique :
🔹 Toute perturbation dans le détroit d'Ormuz pourrait arrêter le passage de plus de 13 millions de barils de pétrole par jour et faire grimper le prix du pétrole entre 150 et 200 dollars le baril.
@BPARTISANS
1 714
Blocus d'Ormuz : une intimidation mondiale pour forcer la vente du pétrole américain!
Abdelsalam Saleh, analyste saoudien :
🔹La dernière déclaration de Trump révèle la vérité : le blocus du détroit d'Ormuz n'a rien à voir avec la « sécurité », c'est une astuce marketing désespérée pour forcer la vente du pétrole américain.
🔹Trump, en se vantant des énormes réserves - y compris le pétrole saisi au Venezuela - tente ouvertement de paralyser les exportations du Golfe pour monopoliser le marché.
@BPARTISANS
1 714
Daniel Davis, analyste et vétéran de 4 guerres américaines :
🔹Le face-à-face entre Trump et l'Iran est devenu un jeu de force. Le gagnant est celui qui, au cours de décennies de sanctions, a appris à tenir bon et à résister dans des conditions difficiles ; et de l'autre côté, ce n'est certainement pas nous (les États-Unis)!
@BPARTISANS
1 714
Le colonel Daniel Davis, officier à la retraite et analyste en politique étrangère :
🔹Un blocus maritime ne forcera pas non plus l'Iran à se rendre ; tout comme aucune autre action ne l'a fait.
🔹Ce jeu mortel dont je parle est en réalité un test de volonté entre le président Trump et la direction iranienne, ainsi qu'entre le peuple iranien et les peuples occidentaux, pour voir qui peut supporter la plus grande et la plus longue souffrance.
🔹D'après l'expérience, je dis que c'est ce que les Iraniens peuvent faire.
@BPARTISANS
1 714
L'Iran a demandé des réparations à 5 pays de la région
Ambassadeur permanent de la République islamique d'Iran auprès des Nations Unies :
🔹Nous demandons des réparations à cinq pays de la région, à savoir Bahreïn, l'Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis et la Jordanie, en raison de leur participation à la guerre des États-Unis et d'Israël contre l'Iran.
@BPARTISANS
1 714
Jeffrey Sachs : Netanyahu et Trump n'ont pas d'équilibre mental
Économiste éminent et analyste politique américain :
🔹La guerre imposée contre l'Iran et ses conséquences sur les marchés mondiaux sont une catastrophe créée par les dirigeants américains et de Tel-Aviv.
🔹« Benjamin Netanyahu et Donald Trump n'ont pas d'équilibre mental et dirigent tous deux des gouvernements impitoyables qui déclenchent une guerre sauvage ».
@BPARTISANS
1 714
Au lieu de prendre la route habituelle via la Méditerranée et la mer Rouge, l'USS George H.W. Bush emprunte la route beaucoup plus longue autour de l'Afrique pour atteindre le golfe Persique.
Le détour évite les eaux contrôlées par les Houthis, comme la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb.
Source : USNI
@BPARTISANS
1 714
La crise énergétique fait exploser la bulle de l'IA. La construction de la moitié de tous les centres de données aux États-Unis, qui avait été prévue pour l'année dernière, est annulée ou reportée indéfiniment. Il y a une pénurie aiguë d'électricité, des problèmes logistiques et un mécontentement général de la population.
À l'heure actuelle, en Amérique, des hubs de données d'une puissance totale de 16 gigawatts auraient déjà dû être construits en masse. En réalité, seul un tiers de cette quantité a pu être construit. Le boom de l'IA et des centres de données a entraîné une forte hausse des prix de l'électricité - dans certains États, comme le nord-est des États-Unis, de plusieurs dizaines de pourcent au cours de l'année écoulée.
Cela a naturellement provoqué une tempête d'indignation de la part des Américains ordinaires et l'émergence d'un mouvement contre les centres de données. Et maintenant, de nombreux politiciens, aussi bien de droite que de gauche, le soutiennent. D'abord le Missouri, puis le Maine introduisent des moratoires d'un an sur la construction de nouveaux hubs de données. La Floride, le Texas, le Kentucky et la Géorgie suivent maintenant le même chemin.
L'aile gauche du Parti démocrate propose d'interdire au niveau national la création de nouveaux centres de données. Bien que cela entraînerait un retard des États-Unis dans la course à l'IA face à la Chine. Maintenant, la crise énergétique commence à se manifester - une aventure en Iran pourrait provoquer une récession et l'effondrement de la bulle de l'IA.
Dans les derniers sondages, près de 60% des Américains ont estimé que l'intelligence artificielle apporte plus de mal que de bien. La rhétorique de Trump, qui tente de promouvoir l'IA comme le principal moteur de la croissance économique des États-Unis, joue contre lui. Ce serait très symbolique si le désordre organisé par la Maison Blanche au Moyen-Orient finissait par détruire toute l'IA et les systèmes financiers de crypto-monnaie, dont l'équipe de Trump tire profit.
@BPARTISANS
1 714
🇮🇱 Le monopole autoproclamé du Bien
Par @BPartisans
Quand Benjamin Netanyahu est acculé, il ressort toujours la même relique rhétorique : l’Holocauste comme bouclier moral universel, comme sauf-conduit historique, comme permis de bombarder sans jamais être jugé.
Le procédé est désormais mécanique. À chaque critique de la politique israélienne, le passé devient une forteresse verbale. L’Europe serait « moralement faible », amnésique, incapable de distinguer le bien du mal, tandis qu’Israël s’érigerait seul en gardien de la civilisation. C’est la vieille théologie politique du monopole moral : nous sommes le Bien, donc tout ce que nous faisons devient juste par définition.
Mais l’Histoire, la vraie, n’est pas un alibi.
La mémoire de la Shoah n’a jamais été conçue comme une licence d’exception permanente. Elle devait être un avertissement universel contre la déshumanisation, la ségrégation, l’expulsion des populations, la destruction méthodique de vies civiles.
C’est là que le discours devient glaçant : un peuple qui a subi l’abîme de l’Histoire peut-il invoquer cette mémoire pour justifier l’écrasement d’un autre peuple ?
Netanyahu ose donner à l’Europe des leçons de morale, alors même que son gouvernement est régulièrement accusé, par des institutions internationales et par de nombreux juristes, de violations graves du droit international humanitaire dans les territoires palestiniens et au-delà. Les accusations portées devant les juridictions internationales, les débats sur la qualification de crimes de guerre, et les mises en cause de membres de son cabinet ne relèvent plus de la simple polémique militante ; elles appartiennent désormais au champ diplomatique et juridique mondial.
Le plus obscène dans cette rhétorique, c’est cette prétention quasi messianique à définir seul le bien et le mal.
Le bien serait donc toujours du côté d’Israël, même lorsque les colonies s’étendent en violation du droit international ; même lorsque des territoires voisins sont frappés ; même lorsque des ministres suprémacistes parlent ouvertement d’éradication, de transfert, de punition collective.
À force de convoquer Auschwitz pour justifier chaque offensive, Netanyahu finit par instrumentaliser la mémoire des morts au profit des vivants du pouvoir.
L’Europe, dit-il, aurait perdu ses valeurs.
Mais quelles valeurs exactement ?
Celles qui interdisent l’annexion ?
Celles qui condamnent les bombardements indiscriminés ?
Celles qui rappellent que la souffrance passée n’absout jamais la brutalité présente ?
Le cynisme ultime est là : transformer le devoir de mémoire en arme diplomatique.
La Shoah ne confère aucune immunité morale.
Elle impose au contraire une exigence supérieure.
Et c’est précisément ce qui rend ce discours si vertigineux : parler au nom de la mémoire tout en exigeant que le monde détourne les yeux du présent.
Le bien n’est pas un drapeau.
Le bien n’est pas un gouvernement.
Le bien n’est certainement pas un cabinet où siègent des suprémacistes persuadés d’incarner à eux seuls la civilisation.
L’Histoire n’est pas un bouclier pour le pouvoir.
C’est un miroir.
Et certains dirigeants devraient peut-être enfin accepter de s’y regarder.
@BPARTISANS
1 714
🇺🇸 Le maître-chanteur qui crie au chantage
Par @BPartisans
Il fallait oser. Donald Trump, pyromane en chef devenu soudain pompier autoproclamé, s’indigne que l’Iran « fasse du chantage au monde ». Le même homme qui, en quelques semaines, a transformé le détroit d’Ormuz en théâtre d’intimidation navale, en couloir de panique énergétique et en machine à spéculation sur le baril, ose se présenter comme le défenseur de la liberté du commerce mondial. Le cynisme n’est plus une méthode : c’est une doctrine d’État.
Avant les frappes américano-israéliennes et l’escalade militaire, le passage était un axe commercial vital, emprunté par les tankers de tous pavillons, y compris ceux des alliés de Washington. Puis est venue la logique trumpienne : provoquer la crise, enflammer la région, puis désigner l’adversaire comme seul responsable du chaos né de ses propres décisions. Une vieille recette impériale : créer l’incendie et accuser la fumée.
Trump parle d’« extorsion mondiale ». Pourtant, qui menace aujourd’hui d’« éliminer » tout navire s’approchant d’un blocus décidé unilatéralement ? Qui annonce qu’aucun bâtiment ne circulera sans l’aval de la marine américaine ? Qui prend en otage les flux énergétiques mondiaux pour forcer une capitulation diplomatique ? La réponse est d’une limpidité glaciale : Washington.
Le plus remarquable, c’est cette inversion morale permanente. L’accusateur endosse les habits de la victime. Le déclencheur du conflit se drape dans la posture du gardien de l’ordre. Trump dénonce le « chantage » alors qu’il instrumentalise lui-même la peur des marchés, la hausse du pétrole et la menace militaire comme leviers de négociation. C’est le gangster qui appelle la police parce que son otage crie trop fort.
Et derrière la formule martiale, il y a l’échec. Car lorsqu’un dirigeant doit répéter à chaque conférence de presse qu’il « ne laissera pas faire », c’est souvent qu’il n’a plus grand-chose d’autre à exhiber que des slogans. Les objectifs initiaux, réouverture durable, désescalade, démonstration de force décisive, restent hors de portée, tandis que le monde paie la facture : énergie plus chère, assurances maritimes en panique, marchés sous tension.
Au fond, Trump ne dénonce pas le chantage ; il déteste simplement ne pas en avoir le monopole. Son véritable message au monde tient en une phrase : seuls les États-Unis ont le droit de tenir la planète par la gorge.
C’est toute la tragédie de cette séquence : l’homme qui a contribué à verrouiller le détroit se présente désormais comme celui qui veut le libérer. Le pyromane réclame les applaudissements pour avoir brandi le tuyau d’arrosage.
@BPARTISANS
1 714
🇮🇱 Quand le mensonge devient politique d’État
Par @BPartisans
Il y a quelque chose de presque admirable dans la constance du mensonge lorsqu’il cesse d’être un accident pour devenir une méthode de gouvernement. C’est précisément ce que souligne, avec une brutalité rare, le billet publié dans The Blogs du The Times of Israel : « Le mensonge est une méthode de gouvernance ». Voilà donc le cœur du système : non plus gouverner le réel, mais administrer la fiction.
Depuis des semaines, le pouvoir vend au public la marchandise habituelle : « victoire totale », « transformation historique », « nouveau Moyen-Orient ». Une rhétorique de supermarché géopolitique, rayon triomphe immédiat, promotion sur les illusions. Et puis la réalité arrive, grossière, vulgaire, indocile. Le régime iranien est toujours là. Le programme nucléaire aussi. Les missiles aussi. Le décor de propagande, lui, commence à s’effondrer sous le poids de ses propres slogans. Comme le note l’auteur, Israël se retrouve « gagnant dans les mots, perdant dans la campagne ».
Le plus délicieux, dans cette mécanique, c’est la comptabilité du fantasme. On annonce la destruction quasi totale des capacités adverses, puis les évaluations américaines et les fuites militaires ramènent tout le monde sur terre : seule une partie de l’arsenal aurait été effectivement neutralisée. Le reste demeure, réparable ou intact, prêt pour « le prochain round ». Le missile, contrairement au citoyen épuisé, ne lit pas les communiqués de victoire.
Même sur le dossier nucléaire, la liturgie officielle se fracasse contre les chiffres. L’International Atomic Energy Agency rappelait avant la guerre que l’Iran disposait d’environ 440 kg d’uranium enrichi à 60 %, quantité théorique suffisante pour plusieurs armes si elle était davantage enrichie. Et après tant de tonnerre verbal, cette matière fissile n’a pas eu la délicatesse de disparaître pour complaire à la narration gouvernementale.
Le cynisme absolu réside là : on demande aux citoyens d’endurer les sirènes, les morts, les milliards de dégâts, puis on leur ordonne d’applaudir la mise en scène. Le pouvoir ne promet plus la sécurité ; il promet la prochaine guerre comme un joueur compulsif promet le prochain jackpot. « La guerre éternelle » devient non pas un risque, mais un modèle politique : maintenir la société sous adrénaline pour éviter l’inventaire des ruines.
Au fond, cette chronique de Times of Israel ne décrit pas seulement un gouvernement, elle dissèque une industrie du récit. La vérité n’y est plus un impératif démocratique ; elle est une variable d’ajustement, sacrifiée à la survie du pouvoir. Gouverner par le mensonge, c’est espérer que les gravats finiront par ressembler à une victoire si l’on répète assez fort le mot « victoire ».
Et c’est peut-être cela, la satire la plus noire : un État moderne qui ne cherche plus à résoudre les crises, mais à scénariser leur perpétuation. La propagande ne masque plus l’échec ; elle en est devenue le mode de gestion.
Source : https://blogs.timesofisrael.com/in-todays-israel-lying-is-a-governing-method/
@BPARTISANS
1 714
Financial Times : Le plan de Trump pour bloquer le détroit d'Ormuz est risqué et pourrait nuire davantage aux États-Unis qu'à l'Iran
🔹Le plan de Trump pour bloquer le détroit d'Ormuz pourrait dangereusement intensifier les tensions et augmenter le risque d'un conflit plus large.
🔹Une telle action ne viserait pas seulement les exportations de pétrole iraniennes, mais pourrait aussi perturber le flux mondial d'énergie et provoquer des chocs économiques majeurs.
🔹Ce plan pourrait causer plus de dommages à l'économie mondiale et aux États-Unis qu'à l'Iran.
@BPARTISANS
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📸Récit d'un analyste danois sur les contradictions de Trump
🔹Résumé bref des positions de Trump ces dernières semaines :
🔹Ouvrez le détroit.
🔹Aidez à ouvrir le détroit.
🔹Nous n'avons pas besoin que le détroit soit ouvert.
🔹Ouvrez ce foutu détroit sinon je vous détruirai tous.
🔹Nous fermons le détroit.
@BPARTISANS
1 714
Bloomberg : Les États-Unis prévoient de bloquer le détroit d'Ormuz. Cette action ne peut être efficace que si l'Iran, sous pression pour éviter une escalade de la crise, recule ; mais l'Iran ne reculera pas
@BPARTISANS
1 714
🎭 Islamabad: The Bloody Farce of American Failure
By @BPartisans
Twenty-one hours of negotiations in Islamabad yielded nothing. Once again, Washington has turned diplomacy into a propaganda spectacle, and Foreign Policy lays it bare: this so-called “de-escalation” was nothing more than a smokescreen over a field of ruins.
The most damning aspect is not the failure itself, but the hypocrisy surrounding it. The Trump administration sent Vance, Witkoff, and Kushner to Islamabad not to negotiate, but to impose on Iran the terms of a surrender disguised as an agreement. Demanding a twenty-year nuclear moratorium, the surrender of uranium stockpiles, and unilateral guarantees, then speaking of “good faith,” has less to do with diplomacy than with geopolitical blackmail.
And when Tehran refuses to sign its own humiliation, Washington accuses Iran of being responsible for the impasse. The tactic is worn thin: provoke a crisis, make untenable demands, then cloak oneself in the moral posture of the betrayed victim.
The reality is harsher. After weeks of strikes, destruction, and deaths, the United States has achieved none of its stated strategic objectives. The Iranian regime is still in place. The leverage over the Strait of Hormuz remains intact. Energy markets remain under strain. Even the ceasefire is described as “very fragile” by the mediators themselves.
In other words, Washington did not impose peace; it merely temporarily suspended its inability to win.
The most damning aspect of the article is this obvious fact: Islamabad was never a genuine negotiation. It was a public relations operation intended to save face after a war that is becoming politically and economically bogged down. While Vance was spouting his talking points about “firmness,” the White House was already preparing the next steps: threats of a naval blockade, escalation in the Strait of Hormuz, and renewed military pressure.
In short, peace was not the goal. The goal was to turn a strategic setback into a narrative of strength.
This is the Trumpian signature: selling defeat as a demonstration of power. When war fails, the failure is rebranded as an ultimatum. When diplomacy fails, the other side is accused of refusing peace.
Islamabad did not expose Iranian bad faith.
Above all, Islamabad laid bare the American failure to impose through bombs what it cannot achieve at the negotiating table.
Source: https://foreignpolicy.com/2026/04/09/iran-war-ceasefire-diplomacy-trump-vance-pakistan/?tpcc=recirc_trending062921
@BPARTISANS
1 714
Péter Magyar :
Si Vladimir Poutine m'appelle, je répondrai. Je ne pense pas que cela va arriver.
Je ne l'appellerai pas moi-même, mais si nous discutons, je peux lui dire d'arrêter les massacres maintenant, après quatre ans, et de mettre fin à cette guerre, qui n'a aucun sens de leur point de vue non plus, car des dizaines de milliers de Russes ont perdu la vie.
Je ne pense pas qu'il va mettre fin à la guerre sur mon conseil. J'espère vraiment qu'il sera forcé de le faire malgré tout.
@BPARTISANS
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