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đŸ‡ș🇾 Rubio dĂ©couvre la Chine : chronique d’un empire qui a sous-traitĂ© son cerveau Par @BPartisans Pendant des dĂ©cennies, Washington a jouĂ© au Monopoly industriel avec une arrogance de propriĂ©taire terrien persuadĂ© que les ouvriers du monde entier resteraient Ă©ternellement des figurants dans le grand théùtre du capitalisme amĂ©ricain. La Chine ? Une usine bon marchĂ©, un atelier gĂ©ant destinĂ© Ă  assembler des baskets, des iPhones et quelques illusions comptables pour gonfler les dividendes trimestriels. Pendant ce temps, Wall Street sabrait le champagne pendant que Detroit rouillait et que la Silicon Valley externalisait jusqu’aux circuits imprimĂ©s de sa propre suprĂ©matie. Et voilĂ  que Marco Rubio lĂąche un aveu qui sonne presque comme un rĂ©veil brutal aprĂšs une cuite stratĂ©gique de quarante ans : « les Chinois investissent des milliards et des milliards dans leur propre industrie » et les États-Unis doivent protĂ©ger leur « zone de domination ». Traduction diplomatique : Houston, nous avons peut-ĂȘtre fabriquĂ© notre propre concurrent. L’ironie est presque obscĂšne. Pendant trente ans, les multinationales amĂ©ricaines ont dĂ©localisĂ© Ă  marche forcĂ©e au nom du dieu sacrĂ© du rendement actionnarial. Selon les donnĂ©es officielles du U.S. Bureau of Economic Analysis et du U.S. Census Bureau, le dĂ©ficit commercial amĂ©ricain avec la Chine s’est creusĂ© Ă  mesure que les chaĂźnes de valeur industrielles migraient vers PĂ©kin. Les États-Unis ne vendaient plus seulement des produits : ils exportaient leur savoir-faire, leurs capacitĂ©s industrielles et parfois mĂȘme leurs secrets technologiques. L’administration amĂ©ricaine aime raconter qu’elle s’est fait « voler » sa technologie. C’est plus confortable politiquement. La rĂ©alitĂ© est plus embarrassante : une partie considĂ©rable de cette dĂ©pendance a Ă©tĂ© volontairement organisĂ©e. Les patrons amĂ©ricains ne sont pas partis en Chine sous la menace d’une baĂŻonnette de l’ArmĂ©e populaire de libĂ©ration. Ils y sont allĂ©s avec des PowerPoints, des bonus annuels et un enthousiasme quasi religieux pour les marges bĂ©nĂ©ficiaires. Aujourd’hui, Rubio regarde la Chine comme un homme qui dĂ©couvre avec effroi que l’apprenti sait dĂ©sormais construire la machine sans le maĂźtre. Sauf qu’ici, l’« apprenti » investit massivement dans les semi-conducteurs, l’IA, les batteries, le nuclĂ©aire, les rĂ©seaux Ă©lectriques et les infrastructures industrielles. Le dernier plan quinquennal chinois fait de la souverainetĂ© technologique une prioritĂ© nationale assumĂ©e, pendant que Washington multiplie les plans de rattrapage comme le CHIPS and Science Act, justement conçu pour rĂ©industrialiser la production amĂ©ricaine de semi-conducteurs. MĂȘme le discours a changĂ©. Avant, les responsables amĂ©ricains parlaient de « mondialisation heureuse ». DĂ©sormais, Rubio parle de « zone de domination » et explique qu’il serait « stupide » de vendre certaines technologies avancĂ©es Ă  la Chine. Curieux renversement : aprĂšs avoir prĂȘchĂ© le libre-Ă©change comme une religion universelle, Washington redĂ©couvre soudain les vertus du protectionnisme stratĂ©gique, surtout quand le disciple risque de dĂ©passer le maĂźtre. Car le vrai traumatisme amĂ©ricain n’est pas Ă©conomique. Il est psychologique. Les États-Unis supportent mal l’idĂ©e que quelqu’un puisse avancer sans demander la permission, encore moins en silence. Pendant qu’à Washington on organise des confĂ©rences de presse triomphalistes pour expliquer que l’AmĂ©rique reste « numĂ©ro un », PĂ©kin construit des usines, forme des ingĂ©nieurs et dĂ©pose des brevets. Rubio s’inquiĂšte. Et, pour une fois, il n’a peut-ĂȘtre pas tort. Le plus cruel pour Washington n’est pas que la Chine rattrape les États-Unis. C’est que la Chine le fasse avec les outils que l’AmĂ©rique lui a elle-mĂȘme vendus, emballĂ©s dans le papier cadeau du court-termisme financier. @BPARTISANS

đŸ‡ș🇾 Rubio ou l’aveu impĂ©rial : quand Washington dĂ©couvre que PĂ©kin joue pour gagner Par @BPartisans Marco Rubio a parfois cette franchise involontaire qui transforme une interview en aveu gĂ©opolitique. Quand le secrĂ©taire d’État amĂ©ricain explique que « la Chine fait ce que je ferais si j’étais chinois » et cherche logiquement Ă  « dominer le monde et toutes ces industries clĂ©s de l’avenir », il ne dĂ©nonce pas un scandale : il dĂ©crit une Ă©vidence. Plus intĂ©ressant encore, il semble surtout dĂ©crire l’échec amĂ©ricain Ă  empĂȘcher ce scĂ©nario. Car derriĂšre la posture martiale, il y a une amertume palpable. Rubio parle comme un homme qui regarde le train partir du quai aprĂšs avoir passĂ© vingt ans Ă  expliquer qu’il fallait rĂ©parer les rails. Son discours ressemble moins Ă  une dĂ©monstration de puissance qu’à un soupir stratĂ©gique : nous savions, nous avons vu venir, et malgrĂ© tout, PĂ©kin a pris de l’avance. Ironie mordante : Washington accuse la Chine de faire exactement ce que Washington a toujours fait. Planifier sa domination technologique, verrouiller les chaĂźnes d’approvisionnement, sĂ©curiser ses intĂ©rĂȘts industriels, transformer la puissance Ă©conomique en levier gĂ©opolitique. La diffĂ©rence ? PĂ©kin le fait avec patience industrielle, quand les États-Unis oscillent entre slogans Ă©lectoraux, guerres commerciales improvisĂ©es et prĂ©sidences sous perfusion mĂ©diatique. Les chiffres sont cruels pour l’ego amĂ©ricain. Selon l’Agence internationale de l’énergie, la Chine domine dĂ©jĂ  massivement les chaĂźnes de valeur des technologies Ă©nergĂ©tiques du futur, raffinage des terres rares, batteries lithium-ion, panneaux solaires et matĂ©riaux critiques. PĂ©kin contrĂŽle une part dĂ©terminante du raffinage mondial des terres rares, indispensables aux semi-conducteurs, vĂ©hicules Ă©lectriques et systĂšmes militaires avancĂ©s. Ce n’est plus une ambition chinoise : c’est une rĂ©alitĂ© industrielle. MĂȘme son de cloche du cĂŽtĂ© amĂ©ricain. Le DĂ©partement d’État et le Pentagone rĂ©pĂštent depuis plusieurs annĂ©es que la dĂ©pendance aux chaĂźnes d’approvisionnement chinoises constitue une vulnĂ©rabilitĂ© stratĂ©gique majeure. Le CongrĂšs amĂ©ricain lui-mĂȘme multiplie les rapports sur le retard industriel accumulĂ© dans certains secteurs critiques. Autrement dit : Rubio ne rĂ©vĂšle rien. Il officialise une inquiĂ©tude devenue doctrine. Et puis il y a cette fameuse rencontre Trump-Xi, vendue comme un tournant diplomatique. Qu’a rĂ©ellement obtenu Trump ? Le mystĂšre reste entier. Beaucoup de symboles, peu de substance visible. Si les annonces sur l’achat supposĂ© d’avions amĂ©ricains devaient servir de trophĂ©e politique, elles ressemblent davantage Ă  un lot de consolation diplomatique qu’à un rĂ©alignement stratĂ©gique majeur. Pendant que Washington cĂ©lĂšbre des contrats, PĂ©kin sĂ©curise mĂ©taux critiques, nuclĂ©aire civil, intelligence artificielle, routes commerciales et domination manufacturiĂšre. Le plus sarcastique dans cette histoire est peut-ĂȘtre ailleurs : Rubio reconnaĂźt implicitement que la Chine agit rationnellement dans son intĂ©rĂȘt national, formulation presque hĂ©rĂ©tique Ă  Washington, oĂč l’on prĂ©fĂšre souvent prĂ©senter PĂ©kin comme un acteur irrationnel ou malveillant plutĂŽt qu’un compĂ©titeur mĂ©thodique. En filigrane, ce discours sent la fin d’une illusion : celle d’une AmĂ©rique persuadĂ©e que sa suprĂ©matie technologique Ă©tait un droit divin plutĂŽt qu’un avantage temporaire. Pendant des dĂ©cennies, Washington croyait Ă©crire seul les rĂšgles du jeu mondial. Aujourd’hui, Rubio semble dĂ©couvrir avec une pointe de rancƓur qu’un autre joueur a appris les rĂšgles
 et peut-ĂȘtre commencĂ© Ă  gagner la partie. @BPARTISANS

Image du jour... Bon week-end Ă  tous. @BPARTISANS
Image du jour... Bon week-end Ă  tous. @BPARTISANS

L'ambassadeur américain Mike Waltz affirme que l'accord conclu avec la Chine pour qu'elle fasse marche arriÚre sur la question de l'Iran constitue un « résultat majeur » de la visite de Trump en Chine. @BPARTISANS

Q : Taïwan devrait-elle se sentir plus ou moins en sécurité aprÚs vos rencontres avec Xi ? Trump : Neutre. @BPARTISANS

Trump sur Taïwan : Quand on regarde les chances, la Chine est un pays trÚs, trÚs puissant et grand. C'est une trÚs petite ßle. Pensez-y ; elle est à 59 miles d'ici. Nous sommes à 9 500 miles d'ici. C'est un problÚme un peu difficile. Si vous regardez l'histoire, Taïwan s'est développée parce que nous avions des présidents qui ne savaient pas ce qu'ils faisaient. Ils ont volé notre industrie des puces électroniques. @BPARTISANS

Trump sur Taïwan : Je ne cherche pas à ce que quelqu'un devienne indépendant. Et, vous savez, nous sommes censés voyager 9 500 miles pour mener une guerre ? Je ne cherche pas ça. @BPARTISANS

George Beebe: Guerre Europe-Russie pendant que les États-Unis se retirent ? George Beebe est l’ancien directeur de l’analyse
George Beebe: Guerre Europe-Russie pendant que les États-Unis se retirent ? George Beebe est l’ancien directeur de l’analyse sur la Russie Ă  la CIA et actuellement directeur de la stratĂ©gie globale Ă  l’Institut Quincy. Beebe explique comment le retrait des États-Unis d’Europe rend une guerre Europe-Russie plus probable. https://youtu.be/tf8qz0DZmAw?is=8GNu1UZ6tKX50Tn6 @BPARTISANS

Trump : J'aimerais voir tous ceux qui fabriquent des puces à Taïwan venir en Amérique. @BPARTISANS

Trump sur Taïwan : Les Chinois ne veulent tout simplement pas voir cet endroit - nous l'appellerons un endroit, car personne ne sait comment le définir - mais ils ne veulent pas le voir devenir indépendant. @BPARTISANS

Des équipes de défense civile à Gaza tentent d'éteindre l'incendie qui s'est déclaré à l'intérieur du bùtiment résidentiel bombardé par les forces israéliennes dans le quartier d'Al-Rimal, à l'ouest de la ville de Gaza. @BPARTISANS

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Des colons israéliens ont mis le feu aux propriétés palestiniennes dans le village de Shuqba, à l'ouest de Ramallah. @BPARTISANS

🇹🇳đŸ‡ș🇾 «Sans victoires significatives» - le rĂ©sultat de la visite de Trump en Chine, - Reuters â–Ș Le prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump a quittĂ© la Chine sans avoir obtenu de victoires significatives. C'Ă©tait sa premiĂšre visite depuis 2017 - une tentative d'amĂ©liorer son taux de popularitĂ© en baisse avant les Ă©lections de mi-mandat, - constate Reuters â–Ș RĂ©sumĂ© de la visite : — Un avertissement sĂ©vĂšre du prĂ©sident Xi Jinping indiquant que toute dĂ©cision erronĂ©e concernant TaĂŻwan pourrait entraĂźner un conflit armĂ©, est restĂ© lettre morte — Le dirigeant chinois a pris ses distances par rapport Ă  l'Ă©valuation d'une guerre avec l'Iran, mais le ministĂšre chinois des Affaires Ă©trangĂšres a lancĂ© une vive condamnation des États-Unis pour avoir dĂ©clenchĂ© le conflit — Un accord formel sur l'achat d'avions Boeing n'a pas rĂ©pondu aux attentes des investisseurs et a entraĂźnĂ© une chute des actions de l'entreprise — Trump n'a pas Ă©tĂ© en mesure de rĂ©soudre officiellement le problĂšme des livraisons de mĂ©taux de terres rares, qui assombrissaient les relations entre les deux pays â–Ș Le plus important : Le prĂ©sident Xi Jinping a proposĂ© un nouveau terme pour dĂ©crire les relations entre les deux pays - «stabilitĂ© stratĂ©gique constructive». Cela contraste fortement avec la formulation «rivalitĂ© stratĂ©gique», utilisĂ©e par l'ancien prĂ©sident amĂ©ricain Joe Biden, - souligne Reuters @BPARTISANS

Un soldat israélien à Naplouse a essayé de chasser les fidÚles de la mosquée, mais il a été filmé et a été obligé de partir. @BPARTISANS

Un colon israélien bat à mort un chien de garde à l'extérieur d'une maison palestinienne à Attara, au nord de Ramallah, en Cisjordanie occupée. @BPARTISANS

FoxNews : Le FBI a offert une récompense de 200 000 dollars pour des informations sur un ancien officier de l'armée de l'air
FoxNews : Le FBI a offert une rĂ©compense de 200 000 dollars pour des informations sur un ancien officier de l'armĂ©e de l'air amĂ©ricaine, qui est passĂ© du cĂŽtĂ© iranien et a divulguĂ© des informations militaires vitales La chaĂźne Fox News a rapportĂ© : « Monica Witt, ancienne spĂ©cialiste de l'armĂ©e de l'air amĂ©ricaine, aurait fui le pays en 2013 et aurait transmis Ă  TĂ©hĂ©ran des informations classifiĂ©es concernant la dĂ©fense nationale. Elle est accusĂ©e d'avoir utilisĂ© son accĂšs Ă  des informations secrĂštes pour transmettre aux agents iraniens l'identitĂ© de ses anciens collĂšgues et des dĂ©tails sur des projets de renseignement sensibles des États-Unis. Les services secrets amĂ©ricains estiment que Witt, aprĂšs son dĂ©part du pays, a commencĂ© Ă  collaborer Ă©troitement avec les services de renseignement iraniens et a participĂ© Ă  des cyber-opĂ©rations contre les militaires amĂ©ricains. » @BPARTISANS

đŸ–ïž Caricature du magazine The Economist âšȘLe prĂ©sident chinois s'adresse Ă  Trump : « Quoi de neuf ? » âšȘTrump rĂ©pond, se tro
đŸ–ïž Caricature du magazine The Economist âšȘLe prĂ©sident chinois s'adresse Ă  Trump : « Quoi de neuf ? » âšȘTrump rĂ©pond, se trouvant dans les « nids de guĂȘpes » (Iran) et subissant des attaques et des piqĂ»res : « Rien de spĂ©cial! » @BPARTISANS

đŸŒ¶ Un clichĂ© inestimable @BPARTISANS
đŸŒ¶ Un clichĂ© inestimable @BPARTISANS

đŸ‡źđŸ‡± IsraĂ«l, la paix interdite ? Le messianisme sans frein de Ben-Gvir Par @BPartisans Il y a des discours qui rassurent. D’autres qui inquiĂštent. Puis il y a ceux d’Itamar Ben-Gvir, qui semblent avoir Ă©tĂ© Ă©crits par un scĂ©nariste persuadĂ© que la gĂ©ographie est un simple brouillon provisoire et que la guerre est un abonnement premium Ă  renouvellement automatique. « Continuer encore et encore », dit-il. Pas d’arrĂȘt. Ni au Liban, ni Ă  Gaza, ni en Cisjordanie, rebaptisĂ©e « JudĂ©e et Samarie » dans la grammaire politique du nationalisme religieux israĂ©lien. À Ă©couter Ben-Gvir, la paix ressemble moins Ă  un objectif qu’à un bug administratif. Le cessez-le-feu ? Une faiblesse. La diplomatie ? Une distraction. La guerre permanente ? Une vocation quasi mystique. Le plus frappant n’est mĂȘme plus la radicalitĂ© du propos. C’est son absence de camouflage. LĂ  oĂč d’autres responsables politiques parlent de « sĂ©curitĂ© », Ben-Gvir laisse transparaĂźtre une vision du monde oĂč la sĂ©curitĂ© ne serait plus un moyen, mais une justification infinie de l’expansion et de la confrontation. Comme si le conflit devait devenir un Ă©tat naturel, permanent, presque sacrĂ©. L’idĂ©e d’un « Grand IsraĂ«l » n’est pas une invention de polĂ©mistes. Elle existe comme courant idĂ©ologique au sein de certaines franges du sionisme religieux et du mouvement des colons, nourrie par des rĂ©fĂ©rences bibliques Ă  la « Terre promise ». Des figures politiques israĂ©liennes ont publiquement dĂ©fendu l’annexion de tout ou partie de la Cisjordanie. En 2022, Ben-Gvir dĂ©clarait ainsi soutenir la souverainetĂ© israĂ©lienne sur l’ensemble de la JudĂ©e-Samarie. Quant Ă  la coalition actuelle, ses accords gouvernementaux affirmaient que « le peuple juif a un droit exclusif et incontestable sur toutes les parties de la Terre d’IsraĂ«l ». VoilĂ  oĂč rĂ©side la vraie question : lorsqu’un État commence Ă  confondre sĂ©curitĂ©, messianisme et expansion territoriale, oĂč s’arrĂȘte la frontiĂšre entre stratĂ©gie et croyance ? Les historiens connaissent ce mĂ©canisme : des nations persuadĂ©es d’incarner une mission supĂ©rieure finissent souvent par considĂ©rer le droit international comme une suggestion facultative. Or le droit international, lui, est moins mystique. La rĂ©solution 242 du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU rappelle le principe de « l’inadmissibilitĂ© de l’acquisition de territoires par la guerre ». La Cour internationale de Justice a rĂ©affirmĂ© Ă  plusieurs reprises l’illĂ©galitĂ© des colonies israĂ©liennes dans les territoires occupĂ©s. MĂȘme plusieurs alliĂ©s occidentaux d’IsraĂ«l, des États-Unis Ă  l’Union europĂ©enne, continuent officiellement de soutenir une solution Ă  deux États et de considĂ©rer la colonisation comme contraire au droit international. Mais peut-ĂȘtre sommes-nous simplement trop vieux jeu. Peut-ĂȘtre faut-il dĂ©sormais comprendre la gĂ©opolitique comme une sĂ©rie Netflix : saison 1, Gaza ; saison 2, Liban ; saison 3, Cisjordanie ; spin-off rĂ©gional illimitĂ©. AprĂšs tout, quand un ministre parle de guerre sans fin avec l’enthousiasme d’un influenceur vantant une voiture de luxe, on finit par se demander si le problĂšme est stratĂ©gique
 ou thĂ©ologique. Car lorsqu’un pouvoir commence Ă  croire qu’il agit au nom d’une destinĂ©e supĂ©rieure, l’Histoire enseigne une chose : ce sont rarement les gourous qui paient le prix du dĂ©lire. Ce sont les peuples. @BPARTISANS

đŸ‡źđŸ‡± Ben-Gvir ou la gĂ©opolitique du bulldozer : quand le droit international devient l’ennemi Par @BPartisans Il faut au moins reconnaĂźtre une qualitĂ© Ă  Itamar Ben-Gvir : il parle sans anesthĂ©sie diplomatique. LĂ  oĂč d’autres gouvernements maquillent leurs ambitions territoriales sous les mots « sĂ©curitĂ© », « stabilisation » ou « zones tampons », Ben-Gvir prĂ©fĂšre le langage brut : davantage de colonies, davantage d’expulsions, davantage d’implantations, y compris jusqu’au Liban. Une franchise presque rafraĂźchissante, si elle n’avait pas des allures de manuel de colonisation du XIXe siĂšcle recyclĂ© au XXIe. Car derriĂšre les slogans martiaux et les appels Ă  « ne pas avoir peur des pressions », il y a un problĂšme embarrassant : le droit international existe encore. Et il n’est pas particuliĂšrement ambigu sur le sujet. La Organisation des Nations unies considĂšre depuis des dĂ©cennies les colonies israĂ©liennes dans les territoires occupĂ©s comme illĂ©gales. La rĂ©solution 2334 du Conseil de sĂ©curitĂ© de 2016 affirme noir sur blanc que les colonies en Cisjordanie « n’ont aucun fondement en droit » et constituent une « violation flagrante du droit international ». Pas un Ă©ditorial militant. Pas un tweet d’activiste. Une rĂ©solution officielle du Conseil de sĂ©curitĂ© lui-mĂȘme. MĂȘme son de cloche du cĂŽtĂ© de la Cour internationale de justice qui, dans son avis consultatif sur l’occupation prolongĂ©e des territoires palestiniens, rappelle que le transfert de population civile vers un territoire occupĂ© est incompatible avec les obligations internationales d’un État occupant. La QuatriĂšme Convention de GenĂšve, dans son article 49, interdit explicitement Ă  une puissance occupante de transfĂ©rer sa population civile dans un territoire occupĂ©. Mais pour Ben-Gvir et ses alliĂ©s idĂ©ologiques, le problĂšme semble ĂȘtre moins le droit que ceux qui osent encore le citer. Dans cette vision du monde, ceux qui parlent « d’ordre international fondĂ© sur des rĂšgles » deviennent des ennemis. Curieuse inversion morale : le pyromane accuse les pompiers de nuire Ă  l’ambiance. L’ironie est vertigineuse. IsraĂ«l, État nĂ© en 1948 au terme d’un processus adossĂ© Ă  une reconnaissance internationale et Ă  une rĂ©solution onusienne, verrait dĂ©sormais certaines de ses figures politiques expliquer, en substance, que les rĂšgles internationales sont facultatives dĂšs qu’elles deviennent contraignantes. Le droit lorsqu’il protĂšge, nuisance lorsqu’il limite. Ben-Gvir pousse finalement jusqu’à la caricature une logique devenue familiĂšre : transformer la colonisation en acte de dĂ©fense, l’annexion en mesure sĂ©curitaire, l’expulsion en nĂ©cessitĂ© historique. Comme si rĂ©pĂ©ter un rĂ©cit assez fort suffisait Ă  redessiner des frontiĂšres et abolir des conventions internationales. À force de considĂ©rer toute contrainte juridique comme une hostilitĂ©, une question demeure : Ă  partir de quand un État cesse-t-il de dĂ©fendre un ordre fondĂ© sur des rĂšgles pour simplement imposer celui du plus fort ? Et combien de temps le reste du monde continuera-t-il Ă  appeler cela un simple « diffĂ©rend territorial » ? @BPARTISANS