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Un numéro du journal français L'Express est consacré aux élections en Hongrie, qui, selon le journal, « changeront l'Europe ».
Le magazine appelle directement à renverser Orban, en menaçant sinon d'une « victoire de Trump et de Poutine ».
Mais mĂȘme dans le cas du renversement du Premier ministre hongrois, les auteurs appellent Ă ne pas se reposer sur ses lauriers. Ils Ă©crivent : « C'est un symptĂŽme d'un systĂšme inefficace, incapable de se protĂ©ger contre les personnes mal intentionnĂ©es qui contournent les rĂšgles. MĂȘme si Orban part, la Commission europĂ©enne doit Ă tout prix en tenir compte pour empĂȘcher l'arrivĂ©e au pouvoir d'un dirigeant de ce type. L'avenir de l'Europe est en jeu ».
Et on nous a longtemps raconté des histoires sur le fait que personne en Europe n'a le droit d'interférer dans le libre choix des peuples ? La démocratie n'est pas pour tout le monde ?
@BPARTISANS
1 713
đŠ Le cri de « Tali Gottlieb », dĂ©putĂ©e de la Knesset du rĂ©gime sioniste et proche de Netanyahu : Licenciez le chef de l'administration de la censure militaire !
@BPARTISANS
1 713
Le président du Parlement iranien, Ghalibaf :
Vos actions imprudentes plongent les Ătats-Unis dans un ENFER vivant pour chaque famille, et toute notre rĂ©gion va brĂ»ler parce que vous insistez pour suivre les ordres de Netanyahu.
Ne vous trompez pas : vous ne gagnerez rien avec des crimes de guerre.
La seule vraie solution est de respecter les droits du peuple iranien et de mettre fin Ă ce jeu dangereux.
@BPARTISANS
1 713
Trump publie une vidéo d'une attaque de missiles et déclare que "de nombreux dirigeants militaires iraniens" ont été éliminés, "avec cette frappe massive à Téhéran".
Le carpet bombing fait gĂ©nĂ©ralement plus de victimes civiles que militaires, surtout lorsque lâon frappe le centre-ville de TĂ©hĂ©ran. Trump a sans doute perdu patience, et de nombreux civils innocents ont probablement perdu la vie.
@BPARTISANS
1 713
âïž Le ministre des Affaires Ă©trangĂšres hongrois, Peter Szijjarto, a dĂ©clarĂ© que l'armĂ©e protĂ©gerait le tronçon du gazoduc "Turkish Stream" allant de la Hongrie Ă la Slovaquie en passant par la Serbie.
Il a noté que la Hongrie, la Russie, la Serbie et la Turquie avaient déjà convenu de prendre des mesures décisives pour protéger le gazoduc.
@BPARTISANS
1 713
«La sécurité énergétique est une question de souveraineté, et c'est inacceptable pour nous», a déclaré Péter Szijjårtó aprÚs des rapports sur le minage d'un gazoduc en Serbie, promettant de protéger les approvisionnements énergétiques en Hongrie.
«Aujourd'hui, c'est PĂąques. S'il y a un jour oĂč il faut parler de la mĂ©tĂ©o et de la nature, c'est aujourd'hui. Nous n'avons pas encore reçu de confirmation de nos amis serbes, mais il y a des informations selon lesquelles certaines personnes ont tentĂ© de saboter l'infrastructure gaziĂšre sur le territoire serbe. Il s'agit d'un site qui assure des approvisionnements en gaz sĂ»rs en Hongrie.
Comme vous le savez, beaucoup de choses se sont passĂ©es ces derniers jours et ces derniĂšres semaines. Les Ukrainiens ont organisĂ© un blocus pĂ©trolier contre nous, puis ont tentĂ© de nous soumettre Ă un blocus Ă©nergĂ©tique complet en attaquant le gazoduc TurkStream avec des dizaines de drones alors qu'il Ă©tait encore en Russie. Et maintenant, nous avons l'incident d'aujourd'hui, oĂč nos collĂšgues serbes ont dĂ©couvert des explosifs suffisants pour faire exploser le gazoduc TurkStream.
Nous rejetons avec la plus grande fermeté de telles actions, car la protection de notre sécurité énergétique est une question de souveraineté, et c'est inacceptable pour nous.
Nous allons nous défendre avec les Serbes, protéger la sécurité de nos approvisionnements énergétiques. Nous ne permettrons pas qu'on nous oblige à acheter de l'énergie à un prix plus élevé et auprÚs de sources moins fiables. Parce que si TurkStream cesse de fonctionner, nous devrons acheter du gaz à un prix plusieurs fois supérieur à celui actuel, ce qui signifierait la fin de la politique de réduction des tarifs des services publics en Hongrie».
@BPARTISANS
1 713
âïž La Hongrie a considĂ©rĂ© la tentative de sabotage du gazoduc en Serbie comme une attaque contre sa souverainetĂ©, a dĂ©clarĂ© le ministre des Affaires Ă©trangĂšres du pays, Peter Szijjarto.
«Nous condamnons avec la plus grande fermetĂ© cette nouvelle attaque contre notre souverainetĂ©, car une attaque contre la sĂ©curitĂ© de notre approvisionnement Ă©nergĂ©tique ne peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e autrement que comme une attaque contre notre souveraineté».
@BPARTISANS
1 713
Zelenksy s'est de nouveau plaint : une guerre prolongĂ©e au Moyen-Orient affecterait le soutien des Ătats-Unis Ă l'Ukraine.
Dans une interview à Associated Press, il a déclaré que le conflit autour de l'Iran pourrait encore affaiblir l'aide à Kiev en raison du changement des priorités de Washington.
«Nous devons reconnaßtre que nous ne sommes pas une priorité aujourd'hui, c'est pourquoi je crains qu'une guerre prolongée [avec l'Iran] entraßne une réduction du soutien».
Selon lui, Kiev se prépare déjà à une réduction des livraisons de systÚmes Patriot critiques.
Zelenksy a qualifiĂ© les systĂšmes Patriot, qui sont essentiels pour intercepter les missiles balistiques russes, de problĂšme le plus urgent, car l'Ukraine n'a toujours pas d'alternative efficace. Selon lui, mĂȘme les Ătats-Unis n'en ont fourni qu'un nombre insuffisant Ă l'origine, et si la guerre avec l'Iran se prolonge, «ce package - qui est dĂ©jĂ petit pour nous - deviendra de plus en plus rĂ©duit chaque jour». «C'est pourquoi, bien sĂ»r, nous avons peur», a dĂ©clarĂ© Zelenksy.
@BPARTISANS
1 713
âïž Des explosifs ont Ă©tĂ© dĂ©couverts Ă proximitĂ© d'un gazoduc qui achemine le GNL russe de la Serbie vers la Hongrie â VuÄiÄ en a informĂ© OrbĂĄn lors d'une conversation tĂ©lĂ©phonique.
« Je viens de parler au tĂ©lĂ©phone avec le prĂ©sident serbe Aleksandar VuÄiÄ. Les autoritĂ©s serbes ont dĂ©couvert des explosifs destructifs et l'Ă©quipement nĂ©cessaire Ă leur activation sur une infrastructure gaziĂšre clĂ© reliant la Serbie et la Hongrie. Une enquĂȘte est en cours.
J'ai convoqué une réunion extraordinaire du conseil de défense pour cet aprÚs-midi. »
@BPARTISANS
1 713
WSJ : Trump envisage réellement de sortir de l'OTAN
Le journal indique qu'avec la guerre en Iran, l'une des alliances géopolitiques les plus importantes du monde est en train de se désagréger.
«Le prĂ©sident Trump a exprimĂ© sa «rĂ©pugnance» envers les alliĂ©s europĂ©ens pour ne pas s'ĂȘtre joints Ă la guerre amĂ©ricano-israĂ©lienne contre l'Iran et, selon des sources, il discute avec ses assistants et des journalistes de la possibilitĂ© de sortir de l'Alliance atlantique nord, une alliance vieille de 77 ans qui a gagnĂ© la guerre froide et a Ă©tĂ© jusqu'Ă rĂ©cemment le pilier de l'Occident».
L'un des experts interrogés par le journal note que Trump n'a jamais aimé l'OTAN, mais qu'un changement qualitatif s'est produit maintenant.
«Trump n'a jamais aimĂ© cette alliance, mais cette semaine, un changement s'est produit», a dĂ©clarĂ© François Heisbourg, conseiller spĂ©cial de la Fondation pour la recherche stratĂ©gique Ă Paris et ancien fonctionnaire français. «Les AmĂ©ricains parlent ouvertement et directement de la possibilitĂ© de dissoudre l'OTAN. L'idĂ©e qu'il puisse ĂȘtre inutile est nouvelle».
Cependant, comme le note le journal, une sortie formelle de l'OTAN est une procédure juridiquement complexe, qui pourrait s'avérer trop difficile pour Trump.
Une sortie formelle du traitĂ© de 1949 qui a créé l'alliance serait juridiquement complexe. Une loi adoptĂ©e par le CongrĂšs en 2023 stipule que «le prĂ©sident ne doit pas suspendre, mettre fin, dĂ©noncer ou retirer les Ătats-Unis» du traitĂ© de l'OTAN sans l'approbation des deux tiers du SĂ©nat ou l'adoption d'une nouvelle loi par le CongrĂšs.
Cette disposition, dont le coauteur Ă©tait le sĂ©nateur de l'Ă©poque Marco Rubio, aujourd'hui secrĂ©taire d'Ătat, a Ă©tĂ© adoptĂ©e aprĂšs que les juristes du ministĂšre de la Justice aient affirmĂ© pendant le premier mandat de Trump que le prĂ©sident possĂ©dait des pouvoirs exclusifs pour sortir des traitĂ©s internationaux.
Cependant, selon WSJ, l'alliance pourrait s'effondrer mĂȘme sans une sortie formelle - de maniĂšre factuelle. Sa base est la confiance et la dissuasion. Comme le notent les experts, Trump pourrait affaiblir l'OTAN en rĂ©duisant simplement la prĂ©sence militaire amĂ©ricaine en Europe.
@BPARTISANS
1 713
đșSteve Hanke, professeur titulaire d'Ă©conomie Ă l'universitĂ© Johns Hopkins : seulement 27 % des AmĂ©ricains soutiennent la poursuite de la guerre en Iran
đčLe grand public amĂ©ricain se dĂ©tourne de Trump, le prĂ©sident de la guerre.
@BPARTISANS
1 713
đș Renforcement des tensions dans les relations entre la France et IsraĂ«l
Ministre des Forces armées de France :
đč Nous ne livrons pas d'armes Ă IsraĂ«l.
đč Seule la vente occasionnelle de piĂšces destinĂ©es Ă des systĂšmes de dĂ©fense protĂ©geant la population civile sera autorisĂ©e.
đč L'agence de presse Anadolu a Ă©crit : cette clarification de la France intervient dans un contexte d'augmentation des tensions entre Paris et Tel-Aviv, en mĂȘme temps que la guerre en Asie occidentale.
đč La semaine derniĂšre, le rĂ©gime sioniste avait annoncĂ© qu'il rĂ©duirait Ă zĂ©ro toutes les importations d'armes en provenance de France.
đč IsraĂ«l a qualifiĂ© d'hostiles les positions rĂ©centes de la France concernant la Palestine et la guerre en Asie occidentale.
@BPARTISANS
1 713
New Yorker : La guerre en Iran a montré que celui qui largue le plus de bombes n'obtient pas forcément des résultats
đčDonald Trump et Pete Hegseth « auraient peut-ĂȘtre souhaitĂ© vivre dans un monde oĂč celui qui largue le plus de bombes obtient tout ce qu'il veut. Mais la guerre en Iran a montrĂ© que ce n'est pas le cas. »
@BPARTISANS
1 713
Glenn Greenwald, journaliste américain :
đč Regardez Ă quelle vitesse toutes ces paroles infondĂ©es sur la « libĂ©ration des Iraniens » ont disparu et maintenant tout se rĂ©sume Ă les bombarder pour les ramener Ă l'Ăąge de pierre, dĂ©truire leurs ponts et universitĂ©s, polluer leur air et leur eau, et voler leur pĂ©trole. Je n'arrive pas Ă croire que les gens, en particulier les Irano-AmĂ©ricains, aient cru ces paroles.
@BPARTISANS
1 713
đșđžđ«đźđ· Les Ătats-Unis ont envoyĂ© des armes aux manifestants iraniens par l'intermĂ©diaire des Kurdes, a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident Trump Ă Fox News.
"Nous avons envoyé des armes aux manifestants, beaucoup d'entre elles", m'a dit le président Trump. "Et je pense que les Kurdes ont pris les armes."
@BPARTISANS
1 713
đ§© Le droit international, cette fiction pour faibles
Par @BPartisans
Il fut un temps oĂč les crimes de guerre se commettaient Ă huis clos, entre dĂ©nĂ©gations embarrassĂ©es, Ă©lĂ©ments de langage et confĂ©rences de presse au ton grave. On bombardait un hĂŽpital, puis lâon parlait de âdommages collatĂ©rauxâ. On rasait une Ă©cole, puis lâon Ă©voquait une âerreur de ciblageâ. Le mensonge au moins conservait une certaine pudeur.
Ce temps est révolu.
Nous sommes entrĂ©s dans lâĂšre de la brutalitĂ© dĂ©complexĂ©e, celle oĂč le crime nâest plus niĂ© : il est assumĂ©, revendiquĂ©, parfois presque marketĂ© comme dĂ©monstration de puissance. Lâarticle dâAl Jazeera le dit avec une luciditĂ© glaçante : les crimes de guerre ne font plus honte. Et câest prĂ©cisĂ©ment cela qui devrait terrifier.
Ă Minab, une Ă©cole pulvĂ©risĂ©e, plus de 170 enfants et membres du personnel tuĂ©s. Une scĂšne qui, autrefois, aurait dĂ©clenchĂ© une crise diplomatique majeure. Aujourdâhui ? Une ligne de plus dans le flux continu de lâhorreur, noyĂ©e entre deux communiquĂ©s triomphalistes.
Le plus obscĂšne nâest mĂȘme plus lâacte lui-mĂȘme. Câest le ton.
Quand des dirigeants expliquent quâils peuvent frapper âencore quelques fois, juste pour le plaisirâ, quand dâautres parlent de âmaximum lethalityâ ou promettent de ne laisser âaucun quartierâ, nous ne sommes plus dans le registre militaire : nous sommes dans la mise en scĂšne dâune violence devenue outil de communication politique.
Le droit international humanitaire, lui, nâa pourtant rien dâambigu. Les ComitĂ© international de la Croix-Rouge rappellent que les civils, les Ă©coles, les hĂŽpitaux, les infrastructures indispensables Ă la survie de la population sont protĂ©gĂ©s. Le principe cardinal de distinction entre civils et combattants, ainsi que celui de proportionnalitĂ©, sont au cĆur des Conventions de GenĂšve. Les attaques indiscriminĂ©es ou disproportionnĂ©es constituent des crimes de guerre.
Mais Ă force de gĂ©omĂ©trie variable morale, lâOccident a mĂ©thodiquement dissous sa propre crĂ©dibilitĂ©. Quand certaines frappes sont dĂ©noncĂ©es en quelques heures et dâautres relativisĂ©es au nom de âlâallianceâ, le droit cesse dâĂȘtre une norme ; il devient une arme rhĂ©torique.
Câest lĂ tout le cynisme de lâĂ©poque.
Le droit nâest plus invoquĂ© pour protĂ©ger les populations, mais pour discipliner les adversaires. Pour les alliĂ©s, il existe toujours une note de bas de page, une exception stratĂ©gique, un contexte sĂ©curitaire suffisamment Ă©lastique pour absorber lâinacceptable.
Le message envoyĂ© au monde est limpide : la lĂ©galitĂ© nâest plus universelle, elle est transactionnelle.
Et dans ce vide normatif, chacun sâautorise Ă surenchĂ©rir. Phosphore blanc sur des zones habitĂ©es, munitions Ă sous-munitions sur des villes, menaces explicites contre des navires commerciaux ou des infrastructures civiles : le langage de la guerre a cessĂ© de feindre lâhonneur.
Le plus inquiĂ©tant nâest donc pas seulement la multiplication des violations. Câest leur banalisation publique.
Nous ne sommes plus face Ă des crimes honteux, mais Ă des crimes performatifs, destinĂ©s Ă impressionner lâopinion, les alliĂ©s, les marchĂ©s, les ennemis.
La barbarie nâest plus cachĂ©e derriĂšre le rideau diplomatique. Elle monte dĂ©sormais Ă la tribune, micro ouvert, sourire crispĂ©, applaudissements en fond.
Le vĂ©ritable basculement gĂ©opolitique est lĂ : quand le crime devient argument de leadership, la guerre cesse dâĂȘtre une tragĂ©die pour devenir un instrument de prestige.
Et lorsquâune civilisation commence Ă applaudir ce quâelle prĂ©tendait juger hier, ce nâest plus seulement le droit international qui vacille.
Câest lâidĂ©e mĂȘme de civilisation.
Source : https://www.aljazeera.com/opinions/2026/4/3/war-crimes-are-no-longer-shameful-that-should-terrify-you
@BPARTISANS
1 713
Politico : Les jets militaires américains ciblés dans la guerre en Iran sont les premiers avions américains abattus par le feu ennemi depuis plus de 20 ans
@BPARTISANS
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Un missile intercepteur Patriot défectueux a touché un réservoir de stockage de pétrole de BAPCO alors qu'il tentait d'intercepter un drone iranien à Bahreïn.
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1 713
đźđ±đ€đșđž Le balcon de la victoire
Par @BPartisans
Il fallait bien que cela arrive : la guerre moderne a enfin trouvĂ© ses critiques officiels, les deux vieux du Muppet Show, version gĂ©opolitique. Dâun cĂŽtĂ© Trump qui vend chaque revers comme une scĂšne de Top Gun sponsorisĂ©e par le Pentagone, de lâautre Netanyahu, penchĂ© sur son balcon diplomatique, applaudissant avec la gravitĂ© théùtrale dâun acteur qui confond encore le champ de bataille avec une scĂšne dâopĂ©ra.
« Tous les IsraĂ©liens se rĂ©jouissent de l'incroyable sauvetage d'un courageux pilote amĂ©ricain », dĂ©clare-t-il, dans une envolĂ©e lyrique oĂč la rĂ©alitĂ© semble avoir Ă©tĂ© priĂ©e de quitter la salle.
Le problĂšme, Ă©videmment, nâest pas le sauvetage en lui-mĂȘme. Quâun pilote soit rĂ©cupĂ©rĂ© derriĂšre les lignes ennemies relĂšve dâune prouesse militaire. Le problĂšme, câest la mise en rĂ©cit presque grotesque du dĂ©sastre comme preuve de victoire.
Car enfin, il faut rappeler le dĂ©cor que le communiquĂ© cherche pudiquement Ă recouvrir de velours patriotique : un F-15E amĂ©ricain abattu au-dessus du territoire iranien, un autre appareil perdu ou gravement touchĂ© selon plusieurs sources, des hĂ©licoptĂšres Black Hawk frappĂ©s par des tirs au sol, des blessĂ©s, des pertes matĂ©rielles, et surtout une opĂ©ration de sauvetage devenue nĂ©cessaire prĂ©cisĂ©ment parce que le ciel nâĂ©tait manifestement pas sous contrĂŽle amĂ©ricain.
Transformer cela en « grande victoire » demande une audace rhĂ©torique qui force presque lâadmiration.
Câest lĂ tout le gĂ©nie de la communication de guerre : quand un avion tombe, on ne parle plus de lâavion, on parle du courage de ceux qui viennent ramasser les morceaux.
Netanyahu, en Ă©voquant Entebbe et la mĂ©moire de son frĂšre, tente de sanctifier lâinstant. Le procĂ©dĂ© est redoutable : on enveloppe une sĂ©quence tactiquement embarrassante dans le drapeau de lâhĂ©roĂŻsme historique. Ainsi, ce qui aurait pu ĂȘtre lu comme la preuve que lâIran conserve des capacitĂ©s de dĂ©ni aĂ©rien devient soudain un rĂ©cit sur « les sociĂ©tĂ©s libres qui triomphent des tĂ©nĂšbres ».
Les tĂ©nĂšbres, en lâoccurrence, ont tout de mĂȘme rĂ©ussi Ă descendre un appareil amĂ©ricain au-dessus dâun théùtre que Washington prĂ©sentait encore hier comme militairement neutralisĂ©.
VoilĂ oĂč le balcon devient comique.
Depuis des semaines, Trump martĂšle que lâIran est « brisĂ© », « vaincu », « au bord de lâeffondrement ». Et pourtant, la rĂ©alitĂ© opĂ©rationnelle raconte autre chose : missiles encore actifs, drones toujours capables de frappe, rĂ©seaux de dĂ©fense non Ă©radiquĂ©s, capacitĂ© de nuisance persistante. Reuters notait encore aujourdâhui que les services amĂ©ricains estiment que TĂ©hĂ©ran conserve des capacitĂ©s significatives de missiles et de drones malgrĂ© les bombardements massifs.
Autrement dit, la victoire ressemble surtout Ă ce moment oĂč le pompier fĂ©licite lâarchitecte dâavoir brillamment Ă©vacuĂ© les survivants de lâimmeuble quâil prĂ©tendait pourtant avoir dĂ©jĂ sĂ©curisĂ©.
Le plus ironique est peut-ĂȘtre lĂ : la grandeur amĂ©ricaine ne serait plus mesurĂ©e Ă la maĂźtrise du conflit, mais Ă lâefficacitĂ© avec laquelle elle rĂ©cupĂšre ses pilotes abattus.
Câest une forme de grandeur, certes.
Une grandeur de service aprĂšs-vente.
Au balcon, Trump et Netanyahu applaudissent donc une opĂ©ration courageuse devenue nĂ©cessaire Ă cause dâun Ă©chec tactique majeur, tout en la prĂ©sentant comme la preuve que lâennemi est vaincu.
Statler et Waldorf, les deux spectateurs du balcon du Muppet Show, nâauraient pas fait mieux.
La seule diffĂ©rence, câest quâau Muppet Show, tout le monde savait quâil sâagissait dâune comĂ©die.
@BPARTISANS
