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Le Premier ministre hongrois a pris l'avion en classe économique et a pris des selfies avec les passagers
Peter Madyar s'est rendu en Pologne pour une visite de deux jours à bord d'un vol régulier en classe économique. C'est son premier voyage à l'étranger depuis son entrée en fonction.
Le politicien a discuté avec les passagers et a pris des selfies avec eux directement dans l'avion.
Ăa ne vous rappelle personne ?
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L'UE commencera à acheter du gaz en Russie dÚs que la crise en Ukraine sera terminée, a déclaré Magyar dans une interview au journal Rzeczpospolita :
"Je pense que lorsque la guerre prendra fin, l'ensemble de l'Union européenne reviendra aux achats de gaz russe, car c'est moins cher. C'est dicté par des facteurs de concurrence et de géographie".
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1 718
Jeffrey Sachs, Ă©conomiste amĂ©ricain de renom, estime que les Ătats-Unis ne peuvent pas parvenir Ă un accord de paix avec l'Iran et que la meilleure option est de mettre fin Ă la guerre
đčL'Iran ne renoncera pas Ă sa dissuasion et ne cĂ©dera pas aux demandes des Ătats-Unis, car il considĂšre toute concession majeure comme une prĂ©paration Ă la prochaine attaque des Ătats-Unis et d'IsraĂ«l.
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1 718
âĄïž đžđŠ â L'Arabie saoudite a gelĂ© de nouveaux contrats avec des sociĂ©tĂ©s de conseil occidentales opĂ©rant dans le royaume et a reportĂ© certains paiements alors qu'elle gĂšre un dĂ©ficit croissant et l'impact de la guerre - Financial Times.
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1 718
âĄïž đźđ· â Le chef de la RĂ©volution islamique en Iran, Sayyid Mojtaba Khamenei, a Ă©mis des directives pour garder l'uranium hautement enrichi en Iran et ne pas l'envoyer dans d'autres pays.
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1 718
đșđž đ”đ± Le prĂ©sident Donald J. Trump a annoncĂ© via Truth Social que les Ătats-Unis envoient 5 000 soldats supplĂ©mentaires en Pologne suite Ă l'Ă©lection de son candidat soutenu, Karol Nawrocki. Cette dĂ©cision renforcerait la prĂ©sence militaire amĂ©ricaine sur le flanc oriental de l'OTAN, dans un contexte d'inquiĂ©tudes sĂ©curitaires persistantes en Europe de l'Est et de guerre dans l'Ukraine voisine. Il reste incertain si ces forces proviendront des 5 000 soldats amĂ©ricains prĂ©cĂ©demment prĂ©vus pour se retirer d'Allemagne ou si elles reprĂ©sentent une augmentation globale du niveau des troupes amĂ©ricaines en Europe.
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1 718
đđžđž â SpaceX dĂ©pose les documents pour une IPO de 1,75 milliard de dollars, avec une premiĂšre cotation prĂ©vue en juin sur le Nasdaq
âĄïž La sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine SpaceX a dĂ©posĂ© les documents pour une offre publique initiale (IPO), selon une dĂ©claration d'enregistrement publiĂ©e dans la base de donnĂ©es de la Securities and Exchange Commission des Ătats-Unis.
đ Space Exploration Technologies Corp. prĂ©voit d'ĂȘtre cotĂ©e sur le Nasdaq sous le symbole boursier SPCX, indique le document.
đ FondĂ©e par Musk en 2002 pour dĂ©velopper et exploiter des fusĂ©es rĂ©utilisables, SpaceX est devenue le plus grand partenaire de lancement de la NASA aprĂšs que l'agence a mis fin Ă son programme de navette spatiale en 2011.
đ° En plus de ses Ă©normes contrats aĂ©rospatiaux et de dĂ©fense, SpaceX exploite Ă©galement le service Internet par satellite Starlink et une constellation d'environ 10 000 satellites, ainsi que l'unitĂ© d'intelligence artificielle xAI, qui a prĂ©cĂ©demment acquis X, le rĂ©seau social anciennement connu sous le nom de Twitter, qui Ă©tait prĂ©cĂ©demment Ă©valuĂ© par les investisseurs Ă prĂšs de 2 billions de dollars.
@BPARTISANS
1 718
âïžAdoption d'une rĂ©solution anti-iranienne au Parlement europĂ©en
Le Parlement européen a annoncé l'adoption d'une résolution anti-iranienne sous prétexte de défendre les droits de l'homme.
La résolution a été adoptée par 516 voix « pour ».
En s'ingérant dans les affaires intérieures et le systÚme judiciaire de l'Iran, le Parlement européen a exigé la libération de certains prisonniers et a appelé l'Union européenne à renforcer les sanctions contre les responsables et les institutions iraniens.
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1 718
đźđ± Netanyahu, le funambule du chaos : quand la coalition prend lâeau et que la vitrine dĂ©mocratique se fissure
Par @BPartisans
Benjamin Netanyahu a longtemps vendu lâimage du capitaine indĂ©boulonnable, lâhomme providentiel capable de gouverner IsraĂ«l en temps de guerre, de crise diplomatique et de tempĂȘte politique permanente. Mais voilĂ que le « Monsieur SĂ©curitĂ© » semble dĂ©sormais prisonnier de sa propre coalition, transformĂ©e en foire dâempoigne thĂ©ologico-politique oĂč chacun rĂ©clame ses privilĂšges pendant que le pays sâenfonce dans une crise institutionnelle.
Lâironie est presque artistique : un gouvernement qui exige la mobilisation gĂ©nĂ©rale face aux menaces existentielles se retrouve paralysĂ© par une querelle sur⊠lâexemption militaire de dizaines de milliers dâĂ©tudiants ultra-orthodoxes. Depuis des dĂ©cennies, les partis haredim dĂ©fendent ces dĂ©rogations, au nom de lâĂ©tude religieuse. Mais aprĂšs des mois de guerre et une mobilisation massive des rĂ©servistes, le privilĂšge passe de moins en moins dans une sociĂ©tĂ© oĂč certains meurent au front pendant que dâautres rĂ©citent des textes sacrĂ©s sous protection politique. MĂȘme la Cour suprĂȘme israĂ©lienne a rappelĂ© les limites lĂ©gales de ces exemptions, poussant la coalition vers un prĂ©cipice politique.
Netanyahu tente donc lâexercice quâil maĂźtrise le mieux : gagner du temps. Selon des mĂ©dias israĂ©liens, il aurait suppliĂ© ses alliĂ©s ultra-orthodoxes dâĂ©viter des Ă©lections rapides qui risqueraient dâaffaiblir le bloc de droite. Traduction : le chef du gouvernement joue contre le calendrier comme un trader paniquĂ© devant un krach politique annoncĂ©. Pendant ce temps, sa coalition tente opportunĂ©ment de modifier des rĂšgles touchant aux pouvoirs du conseiller juridique du gouvernement et Ă certains mĂ©canismes Ă©lectoraux. Une vieille recette du pouvoir sous pression : quand la popularitĂ© vacille, on redĂ©core les garde-fous institutionnels. Les critiques de lâopposition parlent dâune tentative dâaffaiblissement des contre-pouvoirs avant une bataille Ă©lectorale potentielle.
Et comme si la maison nâĂ©tait pas dĂ©jĂ assez en feu, voici le scandale de la flottille pour Gaza. IsraĂ«l dĂ©fend lâinterception comme une opĂ©ration de sĂ©curitĂ© contre ce quâil qualifie de provocation pro-Hamas. Les organisateurs parlent dâaction humanitaire et de contestation du blocus. Mais le spectacle humiliant offert par Itamar Ben-Gvir, vidĂ©os dâactivistes ligotĂ©s, posture de sheriff colonial ravi de sa mise en scĂšne punitive, a transformĂ© un incident maritime en dĂ©sastre diplomatique. MĂȘme Netanyahu a dĂ» dĂ©savouer publiquement la forme, rappelant que « les normes et les valeurs israĂ©liennes » mĂ©ritaient mieux. Quand votre propre Premier ministre doit expliquer Ă un ministre quâhumilier des dĂ©tenus devant camĂ©ra nâest pas une stratĂ©gie de relations publiques brillante, câest gĂ©nĂ©ralement mauvais signe.
RĂ©sultat : IsraĂ«l se retrouve simultanĂ©ment sous pression intĂ©rieure et extĂ©rieure. Ă lâintĂ©rieur, une coalition fracturĂ©e menace de sâautodissoudre ; Ă lâextĂ©rieur, des alliĂ©s occidentaux convoquent des ambassadeurs et dĂ©noncent des violations du droit international. Le paradoxe Netanyahu atteint son apogĂ©e : lâhomme qui promettait stabilitĂ©, sĂ©curitĂ© et fermetĂ© laisse derriĂšre lui un gouvernement suspendu entre implosion parlementaire, embarras diplomatique et radicalisation de ses propres alliĂ©s.
Ă force de gouverner au bord du gouffre, il arrive un moment oĂč le gouffre finit par voter.
@BPARTISANS
1 718
Middle East Monitor : L'Occident a cru pendant plusieurs décennies que l'Iran s'effondrerait sous la pression, mais aujourd'hui la République islamique est devenue une colonne et un architecte du Moyen-Orient
Le site Middle East Monitor a publié un article intitulé « Les plans mondiaux ratés dans le mythe de la maßtrise de l'Iran » dans lequel il est écrit :
đčïž MalgrĂ© plusieurs dĂ©cennies de pression maximale et de sanctions paralysantes, la rĂ©alitĂ© gĂ©opolitique actuelle montre un paradoxe profond : plus l'Occident et ses alliĂ©s dans la rĂ©gion parlaient de « contenir » l'Iran, plus TĂ©hĂ©ran a jouĂ© un rĂŽle central dans l'ordre rĂ©gional.
đčïž La RĂ©publique islamique est dĂ©sormais devenue, de la Syrie au golfe d'Aden, l'une des colonnes et des architectes principaux du Moyen-Orient.
đčïž La stratĂ©gie de maĂźtrise de l'Iran reposait principalement sur l'hypothĂšse qu'il Ă©tait possible de mettre l'Iran dans une telle impasse qu'il se rendrait ou s'effondrerait.
đčïž Mais cette approche n'a pas su prendre en compte la « profondeur stratĂ©gique » de TĂ©hĂ©ran, qui est un mĂ©lange complexe d'alliances asymĂ©triques, de puissance douce idĂ©ologique et d'une industrie de dĂ©fense locale rĂ©siliente.
đčïž Si la guerre des Ătats-Unis et d'IsraĂ«l contre l'Iran a montrĂ© une chose, c'est que la RĂ©publique islamique est capable de se reconstruire sous de fortes pressions.
@BPARTISANS
1 718
Financial Times : La crise du Golfe [Persique] ne fait probablement que commencer maintenant
đčLes navires qui avaient traversĂ© le dĂ©troit d'Ormuz avant sa fermeture sont pour la plupart arrivĂ©s Ă destination.
đčMais depuis la fin fĂ©vrier, aucun navire transportant du pĂ©trole, du gaz naturel liquĂ©fiĂ©, des dĂ©rivĂ©s pĂ©troliers, de l'urĂ©e, de l'hydrogĂšne, de l'hĂ©lium, etc., n'a traversĂ© le dĂ©troit.
đčJusqu'Ă prĂ©sent, les pĂ©nuries Ă©taient principalement mentales et hypothĂ©tiques ; mais avec la diminution et l'Ă©puisement des stocks, les pĂ©nuries deviennent rĂ©elles.
đčDorĂ©navant, l'absence des cargaisons qui n'ont pas circulĂ© se fera de plus en plus sentir.
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1 718
Reuters : L'Iran est en train de consolider son contrÎle sur le détroit d'Ormuz
đčL'Iran consolide son contrĂŽle sur le dĂ©troit d'Ormuz en Ă©tablissant des postes de contrĂŽle, en concluant des accords diplomatiques et parfois en percevant des « frais ».
đčL'Iran met en Ćuvre un systĂšme Ă plusieurs niveaux pour le passage des navires Ă travers le dĂ©troit d'Ormuz, alors que les pays tentent de sĂ©curiser leurs rĂ©serves d'Ă©nergie en diminution, sĂ©vĂšrement limitĂ©es par la guerre.
đčLes Ătats-Unis ont mis en garde contre la conformitĂ© des pays aux contrĂŽles iraniens, mais certains gouvernements et compagnies maritimes acceptent ce risque.
đčLe nouveau mĂ©canisme iranien comprend un systĂšme de prioritĂ© qui donne la prĂ©fĂ©rence aux navires liĂ©s Ă ses alliĂ©s, Ă savoir la Russie et la Chine, suivis par des pays comme l'Inde et le Pakistan qui entretiennent des relations Ă©troites avec TĂ©hĂ©ran. Ensuite viennent les autres gouvernements.
đčLa situation est telle que le dĂ©troit d'Ormuz ne sera ouvert ou fermĂ© qu'avec l'approbation du gouvernement iranien.
@BPARTISANS
1 718
Newsweek : La guerre de Trump pourrait finalement pousser [lâAyatollah] Mojtaba Khamenei vers lâarme nuclĂ©aire
đčAlors que Trump a maintes fois soulignĂ© que lâun des objectifs principaux de la guerre Ă©tait dâempĂȘcher lâIran dâaccĂ©der Ă lâarme nuclĂ©aire, le nouveau leader iranien pourrait, Ă cause de cette guerre, choisir prĂ©cisĂ©ment la voie de lâacquisition de lâarme nuclĂ©aire.
đčLes responsables iraniens ont depuis des dĂ©cennies fondĂ© leur refus de chercher Ă obtenir lâarme nuclĂ©aire sur une fatwa Ă©mise par [le martyr] lâAyatollah Ali Khamenei.
đčActuellement, cette guerre nâa pas conduit Ă un changement de rĂ©gime en Iran et il semble que le jeune leader iranien dispose du mĂȘme pouvoir politique et religieux pour Ă©mettre une nouvelle fatwa.
đčMalgrĂ© les attaques passĂ©es et prĂ©sentes des Ătats-Unis et dâIsraĂ«l, lâIran a conservĂ© sa capacitĂ© nuclĂ©aire.
@BPARTISANS
1 718
Les plaintes pour harcÚlement sexuel dans l'armée israélienne battent des records
Middle East Monitor rapporte :
đčL'armĂ©e israĂ©lienne a reçu en 2025 un total de 2 420 plaintes liĂ©es au harcĂšlement sexuel au sein de ses rangs, ce qui, selon les donnĂ©es fournies Ă la Knesset mardi, reprĂ©sente une augmentation significative par rapport Ă l'annĂ©e prĂ©cĂ©dente.
đčCependant, selon ce rapport, seulement 10 % de ces plaintes ont Ă©tĂ© traitĂ©es par le ministĂšre de l'IntĂ©rieur et la police.
@BPARTISANS
1 718
đšđș De Miami, le secrĂ©taire d'Ătat amĂ©ricain Marco Rubio a commentĂ© la situation Ă laquelle fait face Cuba et a Ă©galement Ă©voquĂ© le reste de l'AmĂ©rique latine :
"Cuba possĂšde non seulement des armes qu'elle a acquises auprĂšs de la Russie et de la Chine, mais elle accueille Ă©galement une prĂ©sence de renseignement russe et chinois dans son pays. Ainsi, Cuba a toujours reprĂ©sentĂ© une menace pour la sĂ©curitĂ© nationale des Ătats-Unis. C'est un Ătat qui soutient activement le terrorisme."
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1 718
đșđžđźđ± Washington, filiale sous influence : quand lâAIPAC transforme le CongrĂšs en chambre dâĂ©cho
Par @BPartisans
Ă Washington, certains lobbies frappent Ă la porte du pouvoir. Dâautres semblent dĂ©jĂ avoir les clĂ©s, le code dâalarme et le badge VIP du sous-sol. LâAIPAC, officiellement simple organisation de plaidoyer pro-israĂ©lienne, aime se prĂ©senter comme un dĂ©fenseur des relations amĂ©ricano-israĂ©liennes. Une sorte de club civique musclĂ©. Pourtant, Ă regarder les chiffres, le tableau ressemble moins Ă une ONG quâĂ une machine politique industrielle, capable de transformer une primaire Ă©lectorale en exĂ©cution publique Ă coups de chĂšques et de campagnes nĂ©gatives.
Le problĂšme nâest pas quâun lobby existe. Washington fonctionne Ă la perfusion dâintĂ©rĂȘts privĂ©s depuis des dĂ©cennies. Le problĂšme, câest la disproportion. Lorsquâun Ă©lu ose remettre en question les milliards dâaide militaire Ă IsraĂ«l ou rĂ©clamer un dĂ©bat sur une guerre, le couperet tombe avec une prĂ©cision chirurgicale : pluie de financements adverses, campagnes de diffamation, avalanche publicitaire. Bienvenue dans la dĂ©mocratie sponsorisĂ©e.
Les donnĂ©es officielles de la Commission Ă©lectorale fĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine (FEC) et dâOpenSecrets montrent depuis plusieurs cycles Ă©lectoraux lâexplosion des dĂ©penses des PAC pro-israĂ©liens, notamment via le United Democracy Project, principal super PAC affiliĂ© Ă lâAIPAC, qui a injectĂ© des dizaines de millions dans des primaires du CongrĂšs. En 2024, des campagnes contre des figures critiques dâIsraĂ«l comme Jamaal Bowman ou Cori Bush ont battu des records de dĂ©penses externes. Ce nâest plus une influence : câest une dĂ©monstration de force budgĂ©taire.
Le cas de Thomas Massie ressemble Ă un avertissement affichĂ© en lettres capitales au-dessus du Capitole : « contestez la ligne, prĂ©parez votre enterrement politique ». Son tort supposĂ© ? Avoir questionnĂ© lâinterventionnisme, demandĂ© davantage de contrĂŽle sur les engagements militaires et refusĂ© le rĂ©flexe pavlovien du chĂšque en blanc. Aux Ătats-Unis, on appelle cela la libertĂ© dâexpression. Ă Washington, cela peut apparemment coĂ»ter une carriĂšre.
Et puis il y a cette fameuse « porte tournante », ce ballet permanent entre structures dâinfluence, cabinets politiques, CongrĂšs et institutions partenaires. Le phĂ©nomĂšne est documentĂ© dans tout lâĂ©cosystĂšme du lobbying amĂ©ricain, pas uniquement autour dâIsraĂ«l. Mais lorsquâil concerne un dossier aussi explosif que la politique Ă©trangĂšre au Moyen-Orient, il cesse dâĂȘtre un simple dĂ©tail administratif : il devient une question dĂ©mocratique. Qui dĂ©cide rĂ©ellement ? Les Ă©lecteurs, ou ceux capables dâaligner des millions pour discipliner les Ă©lus rĂ©calcitrants ?
Lâironie est presque poĂ©tique : Washington sermonne rĂ©guliĂšrement le reste du monde sur les « influences Ă©trangĂšres » et la nĂ©cessitĂ© de protĂ©ger la souverainetĂ© dĂ©mocratique. Pendant ce temps, dans les couloirs du Capitole, certains intĂ©rĂȘts semblent disposer dâun abonnement premium Ă la fabrication du consensus.
à ce rythme, le CongrÚs américain ne débattra bientÎt plus des guerres : il les validera comme on renouvelle un abonnement automatique. Avec accusé de réception signé par les donateurs.
@BPARTISANS
1 718
đșđž Le mur dâacier en carton-pĂąte : Trump, Ormuz et la grande illusion impĂ©riale
Par @BPartisans
« Nous avons le contrĂŽle total du dĂ©troit dâOrmuz (âŠ) le blocus a Ă©tĂ© efficace Ă 100 %. Personne nâa rĂ©ussi Ă passer. Câest comme un mur dâacier. » Chez Donald Trump, le superlatif est une politique Ă©trangĂšre. Tout est « total », « historique », « parfait ». MĂȘme un dĂ©troit par lequel continuent de circuler des pĂ©troliers devient, par magie rhĂ©torique, une prison flottante hermĂ©tique. Le problĂšme avec les fantasmes impĂ©riaux, câest quâils finissent souvent percutĂ©s par les AIS des navires et les statistiques du commerce maritime.
Car pendant que Trump vend sa version maritime du Mur du Mexique, version aquatique, blindĂ©e, et prĂ©tendument « 100 % efficace », les flux Ă©nergĂ©tiques racontent une autre histoire. Selon les donnĂ©es rĂ©guliĂšrement publiĂ©es par lâU.S. Energy Information Administration, le dĂ©troit dâOrmuz reste lâun des corridors Ă©nergĂ©tiques les plus frĂ©quentĂ©s du globe, par lequel transitent environ un cinquiĂšme du pĂ©trole mondial transportĂ© par voie maritime. Un « mur dâacier » oĂč les tankers continuent mystĂ©rieusement de passer ressemble davantage Ă une clĂŽture rouillĂ©e avec un portique VIP ouvert en permanence.
MĂȘme le discours officiel amĂ©ricain est moins hollywoodien que Trump. Les opĂ©rations navales annoncĂ©es par le United States Central Command parlent gĂ©nĂ©ralement de « sĂ©curisation des routes maritimes », dâ« interceptions » ciblĂ©es ou de « libertĂ© de navigation », pas dâun blocus absolu transformant Ormuz en Fort Knox maritime. Dans le langage militaire rĂ©el, un blocus « 100 % efficace » signifie une interruption quasi totale des flux. Or les pĂ©troliers continuent de naviguer, les primes dâassurance fluctuent certes, mais le commerce ne sâest jamais arrĂȘtĂ© net. MĂȘme les marchĂ©s pĂ©troliers nâont pas rĂ©agi comme si le monde venait de perdre son artĂšre Ă©nergĂ©tique principale.
La vĂ©ritĂ© est plus embarrassante : le « blocus total » ressemble surtout Ă une opĂ©ration de communication gĂ©ante, nourrie par quelques vidĂ©os de saisies spectaculaires de navires prĂ©sentĂ©es comme preuves dâune domination absolue. Câest le vieux tour trumpien : saisir trois embarcations, convoquer le vocabulaire de la Seconde Guerre mondiale et dĂ©clarer victoire cosmique devant les camĂ©ras.
Trump vend un « mur dâacier ». La rĂ©alitĂ© ressemble davantage Ă une passoire impĂ©riale repeinte en superproduction patriotique. Les navires passent, les marchĂ©s sâadaptent, les adversaires contournent, et Washington cĂ©lĂšbre chaque interception comme si Neptune lui-mĂȘme avait remis les clĂ©s du Golfe au locataire de la Maison-Blanche.
Le problĂšme avec les empires fatiguĂ©s, câest quâils confondent souvent mise en scĂšne et contrĂŽle rĂ©el. Ă force dâannoncer des victoires totales pendant que le trafic continue, on finit moins en stratĂšge quâen illusionniste de casino gĂ©opolitique.
@BPARTISANS
1 718
đšđș Cuba selon Trump : Ă©trangler, affamer⊠puis arriver en hĂ©ros avec une boĂźte de conserve
Par @BPartisans
Donald Trump a ce talent rare : celui de provoquer un incendie, puis de poser devant les flammes avec un extincteur en expliquant quâil est lĂ âpour aiderâ. Son dernier exercice de communication sur Cuba relĂšve du grand art impĂ©rial : « Câest un pays dĂ©faillant. Ils nâont pas dâĂ©lectricitĂ©. Ils nâont pas dâargent. Ils nâont pas de nourriture. Et nous allons les aider⊠pour des raisons humanitaires ».
Humanitaire ? Voilà un mot qui, dans la bouche de Washington, ressemble souvent à un missile emballé dans du papier cadeau.
Car enfin, qui contribue depuis plus de six dĂ©cennies Ă lâasphyxie Ă©conomique cubaine ? Une mĂ©tĂ©orite ? Un mauvais alignement astral ? Non. Un embargo, ou blocus, selon La Havane, imposĂ© par les Ătats-Unis depuis 1962, renforcĂ© Ă rĂ©pĂ©tition, notamment sous Trump lui-mĂȘme. En 2017 puis 2019, son administration a rĂ©tabli et durci des restrictions sur les voyages, les transferts financiers, le carburant, les investissements, et activĂ© le fameux Titre III de la loi Helms-Burton, permettant des poursuites contre des entreprises Ă©trangĂšres opĂ©rant sur des biens nationalisĂ©s aprĂšs la rĂ©volution cubaine.
MĂȘme le DĂ©partement dâĂtat amĂ©ricain reconnaissait que ces mesures visaient explicitement Ă priver Cuba de revenus. Mike Pompeo expliquait en 2019 que les sanctions devaient empĂȘcher le gouvernement cubain de bĂ©nĂ©ficier de devises Ă©trangĂšres. Traduction moins diplomatique : on serre le garrot Ă©conomique, puis on sâĂ©tonne que le patient manque dâoxygĂšne.
Et lorsque Trump dĂ©clare : « Ils nâont pas dâĂ©lectricitĂ©, ils nâont pas de nourriture », il oublie pudiquement de prĂ©ciser que les sanctions amĂ©ricaines compliquent gravement lâaccĂšs aux Ă©quipements Ă©nergĂ©tiques, aux financements, aux paiements internationaux et mĂȘme Ă certains mĂ©dicaments, en raison de la peur des sanctions secondaires pesant sur les banques et entreprises Ă©trangĂšres.
LâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de lâONU condamne presque chaque annĂ©e cet embargo avec une rĂ©gularitĂ© dâhorloge suisse. En 2025 encore, lâĂ©crasante majoritĂ© des Ătats membres a dĂ©noncĂ© les effets extraterritoriaux des sanctions amĂ©ricaines et leur impact humanitaire. MĂȘme des rapporteurs spĂ©ciaux de lâONU ont critiquĂ© les consĂ©quences sur lâaccĂšs Ă la santĂ©, Ă lâalimentation et Ă lâĂ©nergie.
Mais Washington pratique une Ă©trange philanthropie punitive : dâabord on casse les jambes du voisin, ensuite on organise une confĂ©rence de presse pour annoncer lâenvoi de bĂ©quilles.
Le plus savoureux reste lâargument Ă©lectoral Ă peine dissimulĂ©. Trump Ă©voque aussitĂŽt « la population cubano-amĂ©ricaine Ă Miami et en Floride », ce âgroupe incroyableâ de travailleurs. Ah, voilĂ le vrai centre nerveux de cette soudaine compassion : le vote floridien, ce sanctuaire Ă©lectoral oĂč chaque posture anti-castriste se monnaye en points de sondage.
Le trumpisme applique Ă la gĂ©opolitique la logique du racket de quartier : crĂ©er une pression maximale, participer au chaos, puis revenir en costume de sauveur providentiel. Cuba nâest alors plus un peuple Ă aider, mais un dĂ©cor utile pour une campagne permanente.
Version Trump du pompier : essence dans une main, camĂ©ra dans lâautre.
@BPARTISANS
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