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Ibrahima Maiga

Ibrahima Maiga

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📈 Analytical overview of Telegram channel Ibrahima Maiga

Channel Ibrahima Maiga (@ibrahimamaigabf) in the French language segment is an active participant. Currently, the community unites 174 961 subscribers, ranking 259 in the Politics category and 50 in the France region.

📊 Audience metrics and dynamics

Since its creation on ĐœĐ”ĐČŃ–ĐŽĐŸĐŒĐŸ, the project has demonstrated rapid growth, gathering an audience of 174 961 subscribers.

According to the latest data from 16 June, 2026, the channel demonstrates stable activity. Although there has been a change in the number of participants by -4 399 over the last 30 days and by -142 over the last 24 hours, overall reach remains high.

  • Verification status: Verified (Officially confirmed by Telegram)
  • Engagement rate (ER): The average audience engagement rate is 20.09%. Within the first 24 hours after publication, content typically collects N/A% reactions from the total number of subscribers.
  • Post reach: On average, each post receives 35 160 views. Within the first day, a publication typically gains 0 views.
  • Reactions and interaction: The audience actively supports content: the average number of reactions per post is 338.
  • Thematic interests: Content is focused on key topics such as peuple, burkina, siĂšcle, dĂ©mocratie, afrique.

📝 Description and content policy

Channel description not provided.

Thanks to the high frequency of updates (latest data received on 17 June, 2026), the channel maintains relevance and a high level of publication reach. Analytics show that the audience actively interacts with content, making it an important point of influence in the Politics category.

174 961
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Posts Archive
Il n’y a pas de chemin tout tracĂ© vers la dignitĂ© retrouvĂ©e. Il y a des cailloux qui blessent les pieds, des nuits oĂč l’on doute, des voix qui murmurent la trahison, et des mains invisibles qui essaient encore de refermer les portes. Pourtant, il faut marcher. Il faut garder les yeux ouverts, mĂȘme quand la fatigue pĂšse lourd sur les Ă©paules. Ibrahim TraorĂ© n’est pas tombĂ© du ciel. Il est nĂ© de cette terre rouge, de cette chaleur qui brĂ»le et qui forge en mĂȘme temps. Il porte sur lui l’odeur de nos villages, la mĂ©moire de nos mĂšres qui ont trop pleurĂ©, et le rĂȘve tĂȘtu d’un peuple qui ne veut plus courber l’échine. Il n’a jamais rĂ©clamĂ© qu’on le vĂ©nĂšre. Il a seulement demandĂ© qu’on se lĂšve, qu’on protĂšge ce qui est en train de naĂźtre, qu’on construise ensemble ce que nos pĂšres n’ont pas pu achever. Ce qu’il incarne, ce n’est pas une image parfaite. C’est un homme qui avance avec ses faiblesses, ses silences, ses colĂšres contenues, et cette dĂ©termination calme qui dĂ©range tant ceux qui prĂ©fĂ©raient l’ancien ordre. Il sait que la route est longue. Il sait que les piĂšges sont nombreux : les mensonges qui circulent, les intĂ©rĂȘts qui ne dorment jamais, les infiltrations, les tentations de l’argent facile, les coups de poignard dans le dos. C’est pour cela qu’il ne suffit pas de l’admirer. Il faut veiller. La veille citoyenne n’est pas une option. C’est le prix Ă  payer pour que cette lumiĂšre fragile ne s’éteigne pas. Parce que les obstacles ne manquent pas. Ils sont dĂ©jĂ  lĂ  : dans les discours mielleux venus de loin, dans les ambitions cachĂ©es de certains qui sourient le jour et complotent la nuit, dans la lassitude qui guette quand les rĂ©sultats tardent Ă  venir. Sans cette vigilance collective, mĂȘme la plus belle des intentions peut ĂȘtre Ă©touffĂ©e. Mais regardez ce qui se passe dĂ©jĂ . Dans les villages, dans les quartiers, chez les jeunes comme chez les anciens, quelque chose est en train de changer. Une fiertĂ© qui se redresse. Une conscience qui s’aiguise. Des mains qui se joignent, rugueuses mais solidaires. Ce n’est pas parfait, non. C’est vivant. C’est parfois chaotique. C’est humain. Et c’est prĂ©cisĂ©ment pour cela que c’est fort. Ibrahim TraorĂ© n’est pas lĂ  pour nous porter sur son dos. Il est lĂ  pour nous rappeler que nous pouvons marcher debout. Il a choisi le feu plutĂŽt que la soumission, la vĂ©ritĂ© plutĂŽt que le confort. Et ce choix nous engage tous. Il nous demande de ne pas dormir, de ne pas baisser la garde, de rester lucides tout en restant solidaires. Il y aura encore des jours difficiles. Des larmes, des dĂ©ceptions, des erreurs. Mais il y a aussi cette fenĂȘtre rare que l’histoire nous ouvre : la possibilitĂ© de reprendre notre destin en main, sans mendier, sans nous excuser d’exister. Cette fenĂȘtre ne restera pas ouverte Ă©ternellement. Alors veillons. Veillons ensemble. Pas avec des cris inutiles, mais avec une conscience claire et une unitĂ© de fer. Parce que ce qui est en train de naĂźtre dans notre Sahel n’appartient pas Ă  un seul homme. Cela nous appartient Ă  tous. Et c’est ensemble, en gardant les yeux bien ouverts, que nous le protĂ©gerons jusqu’au bout. Ibrahim TraorĂ© n’est que le reflet de cette volontĂ© collective. À nous de ne pas le trahir par notre sommeil. À nous de rester debout, vigilants et solidaires. L’avenir ne se quĂ©mande pas. Il se conquiert, jour aprĂšs jour, pas aprĂšs pas.

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À ceux qui font de leur imam une idole Vous m’accusez d’ĂȘtre un ennemi de l’islam parce que je ne suis pas d’accord avec un homme. Un homme qui, lui-mĂȘme, a manquĂ© de respect aux autoritĂ©s de son pays. RĂ©flĂ©chissez un instant Ă  l’absurditĂ© de cette position. Votre imam a violĂ© ce qu’il prĂ©tend enseigner Le Coran dit : « Ô vous qui avez cru ! ObĂ©issez Ă  Allah, obĂ©issez au Messager et Ă  ceux d’entre vous qui dĂ©tiennent l’autoritĂ©. » (Coran 4:59) Les savants ont toujours distinguĂ© l’obĂ©issance de l’approbation. Une autoritĂ© ne doit pas ĂȘtre suivie lorsqu’elle ordonne ce qui est contraire Ă  la religion, mais cela ne signifie pas que l’insolence, le mĂ©pris ou l’irrespect deviennent permis. Or, votre imam a publiquement manquĂ© de respect aux autoritĂ©s de son pays. C’est lui qui a enfreint le principe qu’il invoque auprĂšs des autres. C’est lui qui s’est Ă©loignĂ© de l’adab, de la retenue et du comportement exemplaire que l’islam exige de ceux qui prĂ©tendent guider les croyants. Et pourtant, c’est moi que vous accusez d’ĂȘtre un ennemi de l’islam. Aucun homme ne reprĂ©sente Ă  lui seul l’islam L’islam n’est pas un homme. L’islam n’est pas un imam. L’islam n’est pas une personnalitĂ© religieuse. L’islam est la soumission Ă  Allah. Aucun ĂȘtre humain, aussi respectĂ© soit-il, n’est au-dessus de la critique lorsqu’il se trompe. Le ProphĂšte ï·ș a enseignĂ© l’excellence du comportement et la noblesse du caractĂšre. Plus une personne revendique un rĂŽle d’exemple, plus sa responsabilitĂ© est grande. Le titre d’imam n’accorde ni l’infaillibilitĂ© ni l’immunitĂ© contre la critique. Vous dĂ©fendez l’indĂ©fendable Votre position rĂ©vĂšle une contradiction. Lorsque votre imam commet une faute, vous cherchez des excuses. Lorsqu’une critique est formulĂ©e, vous criez Ă  l’attaque contre l’islam. Lorsqu’un homme est placĂ© au-dessus de toute remise en question, ce n’est plus de la loyautĂ© : c’est du suivisme. Le Coran met en garde contre cette attitude : « Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines comme seigneurs en dehors d’Allah. » (Coran 9:31) Le sens de cet avertissement est clair : aucun homme de religion ne doit ĂȘtre suivi aveuglĂ©ment au point que sa parole devienne intouchable. Qui attaque rĂ©ellement l’islam ? Est-ce celui qui critique les actes d’un homme faillible ? Ou celui qui considĂšre qu’un imam ne peut jamais ĂȘtre remis en question ? Est-ce celui qui rappelle les principes du Coran ? Ou celui qui excuse leur violation lorsqu’elle vient de son propre camp ? La fidĂ©litĂ© Ă  l’islam ne consiste pas Ă  dĂ©fendre un homme quoi qu’il fasse. Elle consiste Ă  dĂ©fendre la vĂ©ritĂ©, mĂȘme lorsque cette vĂ©ritĂ© dĂ©range nos prĂ©fĂ©rences, nos appartenances ou nos affinitĂ©s personnelles. Je ne confonds pas l’islam avec un homme. Je refuse simplement d’accorder Ă  un ĂȘtre humain une place qui ne revient qu’à Allah et Ă  Sa rĂ©vĂ©lation. L’islam mĂ©rite mieux que le culte des personnalitĂ©s. Et les croyants mĂ©ritent mieux que le suivisme aveugle. Vive IB !

Voici quelques prĂ©dicateurs arrĂȘtĂ©s en Arabie saoudite ces derniĂšres annĂ©es. Leur arrestation soulĂšve un dĂ©bat : pour les autoritĂ©s saoudiennes, ces mesures relĂšvent de l’application des lois et de la prĂ©servation de la stabilitĂ© de l’État ; pour leurs partisans et plusieurs organisations de dĂ©fense des droits humains, elles s’inscrivent dans une politique de restriction des voix religieuses et politiques indĂ©pendantes. L’existence de ces arrestations ne permet donc pas, Ă  elle seule, d’affirmer que l’Arabie saoudite lutte contre l’islam. Comme tout État, le royaume affirme faire respecter ses lois, tandis que ses dĂ©tracteurs contestent parfois la nature ou l’application de ces lois. 1. Cheikh Salman al-Ouda (Al-Awdah) Profil : Figure rĂ©formiste de la mouvance Sahwa, trĂšs populaire dans le monde arabe. Raison officielle/gouvernementale : AccusĂ© de plusieurs infractions, notamment d’incitation contre les autoritĂ©s, d’affiliation prĂ©sumĂ©e aux FrĂšres musulmans et de soutien Ă  des mouvements de contestation. Raison avancĂ©e par ses partisans et observateurs : Son arrestation en septembre 2017 est intervenue aprĂšs un message appelant Ă  une rĂ©conciliation entre l’Arabie saoudite et le Qatar. Son dossier demeure l’un des plus mĂ©diatisĂ©s du royaume. 2. Cheikh Saleh al-Talib Profil : Ancien imam et prĂ©dicateur de la Grande MosquĂ©e de La Mecque et ancien juge. Raison officielle/gouvernementale : CondamnĂ© pour des faits liĂ©s Ă  l’ordre public et Ă  des prises de position jugĂ©es contraires aux orientations de l’État. Raison avancĂ©e par ses soutiens : Son arrestation en 2018 aurait Ă©tĂ© liĂ©e Ă  un sermon critiquant certaines rĂ©formes sociales et culturelles mises en Ɠuvre dans le royaume. 3. Dr Awad al-Qarni Profil : PrĂ©dicateur, Ă©crivain et universitaire influent. Raison officielle/gouvernementale : Poursuivi pour diverses infractions liĂ©es Ă  ses activitĂ©s mĂ©diatiques et Ă  ses prises de position publiques. Raison avancĂ©e par ses partisans : Son arrestation s’inscrirait dans la vague d’interpellations visant des personnalitĂ©s religieuses et intellectuelles influentes en 2017. 4. Dr Ali al-Omari Profil : Universitaire, thĂ©ologien et responsable d’un mĂ©dia religieux destinĂ© Ă  la jeunesse. Raison officielle/gouvernementale : AccusĂ© de liens avec des organisations considĂ©rĂ©es comme illĂ©gales et d’activitĂ©s portant atteinte Ă  la sĂ©curitĂ© nationale. Raison avancĂ©e par ses soutiens : Son arrestation aurait visĂ© Ă  limiter l’influence de mĂ©dias religieux indĂ©pendants du pouvoir. 5. Dr Safar al-Hawali Profil : Érudit religieux et figure historique du courant Sahwa. Raison officielle/gouvernementale : AccusĂ© d’incitation Ă  la discorde, de diffusion d’informations jugĂ©es nuisibles Ă  la sĂ©curitĂ© nationale et d’atteinte Ă  l’ordre public. Raison avancĂ©e par ses partisans : Son arrestation en 2018 est intervenue aprĂšs la publication d’un ouvrage critiquant plusieurs orientations politiques du royaume.

Les FDS et les VDP, toutes confessions confondues, versent leur sang chaque jour pour libĂ©rer notre pays du terrorisme, face Ă  des Ă©garĂ©s qui tuent, pillent et terrorisent les populations au nom d’une religion qu’ils salissent eux-mĂȘmes par leurs actes. Aucune religion ne prĂŽne la barbarie, le meurtre et la haine. Et toi, que ces mĂȘmes criminels ont chassĂ© de ton propre village, tu viens aujourd’hui nous expliquer que ta religion passe avant le pays ? Pose-toi une seule question : et si nos FDS et nos VDP avaient la mĂȘme mentalitĂ© ? Et s’ils dĂ©cidaient, eux aussi, de faire passer leur religion avant la nation ? Que deviendrait alors le Burkina Faso ? Qui resterait debout pour dĂ©fendre les populations, protĂ©ger les villages et sauver les innocents ? La rĂ©ponse, tout le monde la connaĂźt dĂ©jĂ . Tenir un tel discours revient, consciemment ou non, Ă  minimiser le sacrifice de nos combattants et Ă  donner plus d’importance aux terroristes qui prĂ©tendent agir au nom de Dieu qu’à ceux qui meurent rĂ©ellement pour dĂ©fendre le peuple. Nos soldats et nos volontaires, eux, ne demandent ni l’ethnie ni la religion de ceux qu’ils protĂšgent. Ils se battent pour tous les BurkinabĂš, sans distinction. Manquer de respect Ă  cet engagement, c’est manquer de respect Ă  ceux qui tombent pour la patrie. C’est un discours anti-FDS, anti-VDP et, qu’on le veuille ou non, un discours qui sert indirectement la propagande terroriste.

La libertĂ© religieuse n’est pas dirigĂ©e contre une religion en particulier ; elle vise au contraire Ă  garantir le respect de toutes les croyances. Imaginons un service de l’État oĂč plusieurs confessions cohabitent. Si, par exemple, un collĂšgue animiste commence Ă  pratiquer des rites ou des sacrifices sur son lieu de travail parce que cela fait partie de sa maniĂšre de prier, cela pourrait mettre d’autres collĂšgues mal Ă  l’aise ou provoquer des tensions. Chaque religion possĂšde en effet des pratiques qui peuvent ĂȘtre perçues diffĂ©remment par les autres. C’est justement pour Ă©viter ce genre de conflits que l’État demande, dans la plupart des services publics, que les pratiques religieuses se dĂ©roulent dans les lieux de culte — mosquĂ©es, Ă©glises, temples ou autres espaces dĂ©diĂ©s — plutĂŽt que dans le cadre professionnel. Ce principe s’applique Ă  toutes les religions, sans distinction. PrĂ©senter une telle mesure comme une loi visant une seule religion revient donc Ă  dĂ©tourner son objectif rĂ©el. L’idĂ©e n’est pas d’empĂȘcher les gens de croire ou de prier, mais de prĂ©server la neutralitĂ© des services publics et de favoriser une cohabitation apaisĂ©e entre citoyens de diffĂ©rentes convictions. Personne n’est empĂȘchĂ© de pratiquer sa foi ni de se rendre dans son lieu de culte pour prier. Le but est simplement d’éviter que les diffĂ©rences religieuses deviennent, Ă  l’avenir, une source de tensions ou de divisions dans les espaces publics et professionnels.

Beaucoup de gens n’ont pas encore saisi ce que Wassim Nassr cherche Ă  dire dans cette vidĂ©o. En mentionnant explicitement les Peuls, il veut en rĂ©alitĂ© faire passer un message prĂ©cis. D’une part, il veut vous faire comprendre que les terroristes qui sĂšment la terreur au centre du Mali, en posant des mines, en brĂ»lant des camions, ceux-lĂ  mĂȘmes qui ont tuĂ© Sadio Camara et qui continuent de causer tous ces dĂ©gĂąts, seraient des Peuls. D’autre part, il oppose Ă  ces derniers les Touaregs, prĂ©sentĂ©s comme les seuls autres acteurs du conflit : il n’y aurait plus de JNIM, il n’y aurait que les Peuls et les Touaregs. Son objectif est clair : attribuer Ă  l’ethnie peule le caractĂšre de terroriste, et Ă  l’ethnie touarĂšgue celui d’indĂ©pendantiste, comme si cette derniĂšre n’était nullement responsable des violences et des souffrances que les populations endurent actuellement. C’est prĂ©cisĂ©ment pour cela qu’il s’exprime de cette façon. Retenez-le bien. J’ai vu ça venir de loin depuis 2016.

Petit Ă  petit, ils finiront par dire la vĂ©ritĂ©. Moi, j’ai passĂ© des annĂ©es Ă  mettre les gens en garde, car ils sont utilisĂ©s pour un projet qu’ils ne maĂźtrisent pas. Ce n’est pas une guerre religieuse.

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Pendant ce temps, ils vous ont utilisĂ©s pour faire dĂ©guerpir tous vos villages et humilier vos leaders communautaires, alors qu’eux Ă©coutent les leurs et trouvent des pactes pour s’épargner mutuellement et travailler ensemble, tout en vous utilisant contre vous-mĂȘmes, en mentant et en vous manipulant avec des objectifs religieux.

Depuis le dĂ©but, leur objectif au Sahel a toujours Ă©tĂ© d’opposer les communautĂ©s en utilisant divers arguments afin de les pousser Ă  s’entretuer, pour ensuite se coaliser et venir occuper leurs terres. Ils ont dĂ©jĂ  commencĂ© Ă  importer leurs frĂšres du front Polisario. Pendant que vous ĂȘtes en train de faire dĂ©guerpir vos propres villages, les leurs restent intacts. Pendant que vous volez le bĂ©tail des vĂŽtres pour le leur remettre, leur propre cheptel reste intact. Pendant que vous brĂ»lez les Ă©coles dans vos zones de vie et enrĂŽlez vos enfants dans le terrorisme, leurs enfants Ă©tudient dans des Ă©coles de pays voisins qui les soutiennent. Pendant qu’ils vous disent qu’ils se battent pour l’islam, ils collaborent avec des pays qui interdisent Ă  une femme de porter le voile au nom de leurs principes. Vous finirez inĂ©vitablement par comprendre que vous vous ĂȘtes fait avoir. J’espĂšre seulement qu’il ne sera pas trop tard.

J’espùre que c’est clair pour ceux qui en doutaient : la France ne lutte pas contre les terroristes, elle les soutient pour lutter contre nos pays.

Ces jeunes qui ont osĂ© porter cette rĂ©volution sur leurs Ă©paules ont tout sacrifiĂ© : leur jeunesse, leur paix, leur sĂ©curitĂ©, et parfois mĂȘme celle de leurs familles. Ils ont acceptĂ© de vivre dans la peur pour que d’autres puissent un jour vivre libres. Ils l’ont fait pour ceux qui tombent au front, pour ce pays qui saigne, pour cette terre qui refuse de mourir. Dans un combat aussi grand, il ne peut pas y avoir de place pour l’hĂ©sitation. Soutenir une rĂ©volution sans ĂȘtre prĂȘt Ă  prendre de risques, ce n’est pas la soutenir. Les causes nobles exigent des sacrifices, du courage et une loyautĂ© qui dĂ©passe la peur. Et si l’idĂ©e d’ĂȘtre vu te terrifie encore, alors peut-ĂȘtre que ton cƓur n’est pas encore prĂȘt pour la rĂ©volution.

Les services de sĂ©curitĂ© cherchent dĂ©sormais Ă  cartographier l’ensemble des intermĂ©diaires informels entourant les dĂ©cideurs, y compris ceux issus de milieux religieux ou traditionnels. Ce qu’il faudra finir par dire La souverainetĂ© d’un État dĂ©pend de ses institutions formelles, mais aussi de la maĂźtrise de ses zones informelles de dĂ©cision. Lorsqu’un dirigeant dĂ©pend de mĂ©diateurs non institutionnels, la question n’est pas celle du surnaturel, mais celle de la gouvernance des influences. Le sujet ne relĂšve pas du folklore ni de la croyance, mais de la structuration du pouvoir. La transparence des cercles d’influence, la rĂ©gulation des conseillers officiels et la traçabilitĂ© des flux financiers liĂ©s aux rĂ©seaux d’influence constituent des leviers institutionnels classiques. Ce n’est pas l’existence de pratiques spirituelles qui pose problĂšme dans l’analyse politique. C’est leur absence d’encadrement dans les circuits de dĂ©cision publique. Ibrahima Maiga

À l’oreille du Prince Marabouts, fĂ©ticheurs, services secrets : enquĂȘte sur l’angle mort du pouvoir africain Il y a, dans plusieurs capitales du continent, des villas oĂč un homme arrive aprĂšs vingt-deux heures. Sans rendez-vous officiel. Sans garde du corps. Sans agenda. Costume sans cravate parfois, boubou clair plus souvent. Il a, en revanche, le numĂ©ro personnel du chef de l’État. On l’appellera marabout, fĂ©ticheur, voyant, serigne, nganga, sangoma selon le pays, selon le contexte. Sa fonction est partout la mĂȘme : conseiller, et parfois davantage. Cet homme est l’un des rouages les plus mal compris du jeu politique africain. Pas la version folklorique avec poudres et fumigations, mais la version discrĂšte, celle qui peut influencer un remaniement, un ministre, ou la confiance accordĂ©e Ă  un Ă©tat-major. Une leçon coloniale qui n’a jamais Ă©tĂ© archivĂ©e L’erreur serait de croire Ă  un phĂ©nomĂšne rĂ©cent. Bien avant les indĂ©pendances, l’administration coloniale avait compris l’importance des marabouts. À Dakar, en 1906, naĂźt le Bureau des affaires musulmanes. Officiellement un service d’étude, en rĂ©alitĂ© un dispositif de renseignement sur l’islam confrĂ©rique en Afrique de l’Ouest. Aux archives, on retrouve des fiches dĂ©taillant les rĂ©seaux religieux, les talibĂ©s, les ressources, les dĂ©placements et les rivalitĂ©s. Les autoritĂ©s coloniales distinguaient les figures “ralliĂ©es” et “rĂ©sistantes”, avec des consĂ©quences concrĂštes sur leur destin politique ou personnel. Cette logique a perdurĂ©, sous d’autres formes et d’autres acteurs. Mieux qu’une Ă©coute tĂ©lĂ©phonique Certains anciens services de renseignement Ă©voquent en privĂ© une Ă©vidence opĂ©rationnelle : connaĂźtre l’entourage spirituel d’un dirigeant peut ĂȘtre plus dĂ©terminant que ses communications officielles. Non pas pour surveiller ce qu’il dit, mais pour anticiper ce qui influencera ses dĂ©cisions. Mobutu Sese Seko Ă  Kinshasa s’appuyait sur des rĂ©seaux mystiques intĂ©grĂ©s Ă  son systĂšme de pouvoir. FĂ©lix HouphouĂ«t-Boigny Ă  Abidjan entretenait des liens rĂ©guliers avec des marabouts venus de plusieurs pays. Blaise CompaorĂ© Ă  Ouagadougou a Ă©galement Ă©voluĂ© dans un environnement oĂč ces mĂ©diations informelles Ă©taient prĂ©sentes. Omar Bongo au Gabon combinait rĂ©seaux initiatiques et entourage politique classique. Dans tous ces cas, le recours au spirituel s’inscrivait dans une logique de gouvernance interne. Le retournement Le point sensible est ailleurs : l’influence. Un conseiller spirituel peut jouer un rĂŽle d’orientation. Il peut influencer des arbitrages, des nominations, ou des dĂ©cisions stratĂ©giques. Si ce conseiller est lui-mĂȘme influencĂ©, compromis ou instrumentalisĂ© par des intĂ©rĂȘts extĂ©rieurs, le risque devient politique. Les mĂ©canismes Ă©voquĂ©s incluent gĂ©nĂ©ralement des pressions financiĂšres, des rĂ©seaux de loyautĂ©, ou des dĂ©pendances personnelles. Dans ce schĂ©ma, l’impact ne passe pas par des canaux institutionnels mais par des circuits informels. L’autre pouvoir Au SĂ©nĂ©gal, l’influence des confrĂ©ries religieuses a Ă©tĂ© particuliĂšrement Ă©tudiĂ©e. Certaines figures maraboutiques ont servi de relais informels entre pouvoir politique, sociĂ©tĂ© et acteurs extĂ©rieurs. Des Ă©changes indirects ont parfois transitĂ© par ces rĂ©seaux, sans passer par les canaux diplomatiques classiques. L’influence ne s’exerce pas nĂ©cessairement sous forme de directives, mais plutĂŽt par orientation, mĂ©diation ou arbitrage symbolique. Le Sahel et la guerre invisible Dans le Sahel contemporain, les transitions politiques ont ravivĂ© l’attention portĂ©e aux rĂ©seaux informels autour du pouvoir. Les coups d’État, les tentatives de dĂ©stabilisation et les rivalitĂ©s rĂ©gionales ont renforcĂ© l’analyse des circuits non officiels d’influence. Certaines affaires rĂ©centes Ă©voquĂ©es par les autoritĂ©s de transition au Mali, au Burkina Faso ou au Niger ont mis en avant des rĂ©seaux de soutien extĂ©rieurs et des relais internes, sans que la part exacte des influences spirituelles puisse ĂȘtre objectivement Ă©tablie.

Leur cas montre clairement que le pouvoir, si tu le laisses te submerger en écoutant des opportunistes, devient une malédicti
Leur cas montre clairement que le pouvoir, si tu le laisses te submerger en Ă©coutant des opportunistes, devient une malĂ©diction. On peut tout dire d’un chef sans problĂšme , sauf qu’il est ingrat. Diomaye, il faut te revoir.

Parfois, j’étouffe face Ă  la lĂąchetĂ© de certains qui n’ont toujours pas compris l’objectif de la lutte et cherchent Ă  dĂ©truire ceux qui sacrifient tout pour cette cause. Ces gens sont au service de l’ennemi, car ils prient pour notre division, et le premier ennemi de toute rĂ©volution, ce sont les divisions internes. J’ai parlĂ© !

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Les familles des otages exercent chaque jour des pressions, des interviews tĂ©lĂ©visĂ©es, des dĂ©clarations d'avocats, des marches de protestation. Dans un tel climat, Hollande est affaibli en France et mĂȘme dans son propre camp. Il comprend qu'Ă  la tĂȘte de l'État, sa seule volontĂ© ne suffit pas. Il y a plus fort que le PrĂ©sident. Les intĂ©rĂȘts de la France, dont les membres de la sociĂ©tĂ© secrĂšte se sont autoproclamĂ©s garants au nom de la rĂ©publique française. C'est ainsi que les officiers militaires proposent plus tard l'opĂ©ration Barkhane, dĂ©nuĂ©e de mandat offensif en remplacement de Serval. Une grande campagne est menĂ©e en France pour faire croire que Barkhane sera l'outil pour retrouver les otages. Hollande, affaibli, accepte la proposition. La suite, on la connaĂźt : l'expansion terroriste au Mali et dans le Sahel, sous le nez et la barbe de Barkhane. À la fin de son premier mandat, Hollande dĂ©cide de ne pas briguer un second mandat. Il part en mai 2017. Aujourd'hui, en 2024, il vient d'ĂȘtre Ă©lu dĂ©putĂ© du parti PS dans sa circonscription de "CorrĂšze", lĂ  oĂč il a toujours tirĂ© sa lĂ©gitimitĂ©. L'affaiblissement de François Hollande par la sociĂ©tĂ© secrĂšte de Paris rappelle l'affaiblissement du GĂ©nĂ©ral De Gaulle lorsqu'il reconnaissait aux AlgĂ©riens leur droit Ă  l'autodĂ©termination, par sa dĂ©sormais phrase cĂ©lĂšbre qui raisonne en France comme une trahison de la nation française : "Je vous ai compris", avait-il dĂ©clarĂ©. De Gaulle fut dĂ©testĂ© pour cela. En clair, les Africains devront se battre eux-mĂȘmes pour obtenir et maintenir en permanence leur souverainetĂ©.

Lisez attentivement: Ce que j’évoquais dĂ©jĂ  il y a trois ans se confirme aujourd’hui : Sedane Ag Hitta, prĂ©sentĂ© comme le commanditaire de l’enlĂšvement et de l’exĂ©cution de deux journalistes français, apparaĂźt dĂ©sormais publiquement Ă  Tessalit, une zone reprise par le JNIM et le FLA. Ces groupes bĂ©nĂ©ficieraient d’un certain soutien de la France, tandis qu’une partie de la presse française est accusĂ©e d’en relayer le discours. 







. Les Coulisses du Pouvoir : L'OpĂ©ration Serval et les Enjeux de la SociĂ©tĂ© SecrĂšte Janvier 2013, Le prĂ©sident français François Hollande lance l'opĂ©ration serval contre les terroristes qui avançaient dangereusement vers Bamako au Mali. Le mandat de serval est clair, prĂ©cis, opĂ©rationnel et offensif. Le rĂ©sultat de serval est une rĂ©ussite. Les terroristes sont stoppĂ©s et dĂ©sorganisĂ©s. Partout au Mali, le prĂ©sident Hollande est cĂ©lĂ©brĂ© en libĂ©rateur. Une foule en liesse l'accueille Ă  Bamako. Jamais un prĂ©sident français n'avait bĂ©nĂ©ficiĂ© d'un tel accueil en terre africaine. François Hollande dĂ©clare : "C'est le plus beau jour de ma vie". Il y avait de l'Ă©motion et toute l'Afrique a saluĂ© François Hollande qui n'avait que 7 mois Ă  la tĂȘte de l'État Français. Pendant ce temps, Ă  Paris, il y a des grincements de dents contre Hollande. Une sociĂ©tĂ© secrĂšte, installĂ©e au cƓur de Paris depuis le 18Ăšme siĂšcle et qui dĂ©tient la rĂ©alitĂ© du pouvoir d'État en France, commence Ă  s'agiter : "Hollande va payer ça". En effet, un an et demi plus tĂŽt, Sarkozy formait une alliance militaire pour dĂ©truire la Libye de Kadhafi. MalgrĂ© les appels contre ce projet qui pourrait avoir des rĂ©percussions graves sur le Sahel, Obama aux cĂŽtĂ©s de Sarkozy Ă  Deauville en France dĂ©clarait ceci pour afficher leur volontĂ© offensive militaire en France : "WE will finish the Job", c'est-Ă -dire que "nous irons jusqu'au bout de ce qui a Ă©tĂ© planifiĂ©". Et la Libye fut bombardĂ©e pendant 6 mois. Les terroristes d'Al QaĂŻda du Maghreb Islamique qui combattaient aux cĂŽtĂ©s de la coalition europĂ©enne en Libye se sont ensuite rĂ©pandus dans le Sahel, d'abord au Mali. C'est dans ce contexte que Hollande arrive au pouvoir puisqu'il a battu Sarkozy dans les urnes. DĂšs son installation au pouvoir, Hollande affiche sa ferme volontĂ© de combattre les terroristes et de stopper leur expansion dans le Sahel. L'opĂ©ration serval en est la preuve. Contre la popularitĂ© africaine de Hollande, Ă  Paris, des initiatives sordides vont ĂȘtre lancĂ©es par la sociĂ©tĂ© secrĂšte pour l'affaiblir auprĂšs des populations françaises. L'objectif est de faire reculer Hollande du Mali afin de poursuivre le plan de dĂ©stabilisation et de partition du Mali et l'expansion des terroristes au Sahel. Alors que les militaires français de l'opĂ©ration serval sont toujours au Mali avec un mandat offensif, voilĂ  que deux membres de RFI en reportage au Mali sont capturĂ©s par les terroristes du MNLA, une branche de Al-QaĂŻda au Maghreb Islamique. La journaliste Ghislaine Dupont et le technicien Claude Verlon seront retrouvĂ©s morts le mĂȘme jour, assassinĂ©s par leurs ravisseurs. L'opĂ©ration Serval ne pourra rien. Un coup dur en France pour le PrĂ©sident François Hollande. L'opinion publique française commence Ă  gronder. Un invitĂ© dira sur ItĂ©lĂ© Ă  l'Ă©poque : "C'est bien d'ĂȘtre populaire au Mali ou ailleurs en Afrique ou mĂȘme dans le monde, mais c'est en France qu'on Ă©lit le PrĂ©sident". La campagne contre Hollande est lancĂ©e. Au mĂȘme moment, partout dans le Sahel, de nombreux Français sont faits otages par AQMI. Hollande se dĂ©mĂšne pour leur libĂ©ration. Un nouveau coup dur va survenir. Des journalistes amĂ©ricains du New York Times publient une enquĂȘte qui fait grand Ă©cho en France. Le dossier est titrĂ© : "La France, premier banquier de Al Qaida au Sahel par le paiement des rançons". MĂȘme si l'administration de Hollande n'avait pas payĂ© de rançons Ă  aucun groupe terroriste, c'est le PrĂ©sident Hollande en poste qui prend le coup au nom de la continuitĂ© de l'administration. DĂšs lors, il devient difficile pour l'administration Hollande d'obtenir la libĂ©ration des otages.