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Alexis Haupt Philosophie

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MĂ©ditation du jour : Le cerveau est capable d’effectuer un grand nombre de traitements de maniĂšre inconsciente. Il peut, par exemple, analyser un problĂšme, tester des solutions et mĂȘme le rĂ©soudre sans que la conscience n’y participe directement. Ces processus inconscients laissent des traces qui sont ensuite stockĂ©es et consolidĂ©es dans la mĂ©moire. Plus tard, la conscience — qui n’a pas pris part au travail initial — peut accĂ©der Ă  cette mĂ©moire et y « piocher » les rĂ©sultats de ces traitements inconscients. C’est ainsi qu’elle prend soudainement conscience de ces Ă©lĂ©ments et a l’impression d’avoir compris ou rĂ©solu quelque chose par elle-mĂȘme. Ce phĂ©nomĂšne explique aussi ce qu’on appelle l’intuition : la conscience pioche dans la mĂ©moire, laquelle a intĂ©grĂ© et conservĂ© le travail rĂ©alisĂ© par les processus inconscients du cerveau. L’intuition apparaĂźt alors comme un sentiment soudain de comprĂ©hension ou de justesse, sans que l’on ait l’impression d’avoir raisonnĂ© Ă©tape par Ă©tape. C’est particuliĂšrement visible avec les problĂšmes mathĂ©matiques : une personne peut observer une Ă©quation ou un exercice sans le comprendre consciemment sur le moment. Pourtant, son cerveau continue Ă  l’analyser, Ă  faire des associations et Ă  rĂ©flĂ©chir inconsciemment. Ces rĂ©flexions inconscientes sont progressivement intĂ©grĂ©es dans la mĂ©moire. À un moment donnĂ©, la conscience accĂšde Ă  ces rĂ©sultats stockĂ©s et Ă©prouve alors le sentiment clair : « Ah ! J’ai compris ! » ou encore « Mon intuition me dit que c’est comme ça ». En rĂ©sumĂ©, la conscience n’est pas toujours l’acteur principal de la comprĂ©hension. Elle est souvent celle qui prend connaissance, aprĂšs coup, des solutions Ă©laborĂ©es par les processus inconscients du cerveau, via la mĂ©moire. L’intuition n’est donc pas magique : elle est simplement la façon dont ces rĂ©sultats inconscients se manifestent Ă  la conscience.

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Ma seule certitude est que nous devons douter. Avec mĂ©thode et pour avancer, certes, mais douter quand mĂȘme. Nous devons le faire au moins une fois pour toutes les informations qui parviennent Ă  nos oreilles. Puis, aprĂšs ce travail, nous devons nous forger une opinion tout en restant ouverts Ă  un Ă©ventuel nouveau doute.Les mĂ©dias ont un tel pouvoir de fabriquer l’opinion que la question se pose de savoir si ce ne serait pas lĂ , entre autres, un de leurs objectifs. En d’autres mots, il incombe au citoyen de se demander si les puissances financiĂšres s’achĂštent les mĂ©dias par passion de l’information ou par dĂ©sir de la contrĂŽler. AprĂšs s’ĂȘtre sincĂšrement posĂ© ces questions, il nous incombe, face Ă  chaque information reçue, de nous demander si le mĂ©dia que l’on suit souhaite nous informer ou nous orienter. HĂ©las, le complosophisme tente de faire passer cette prudente attitude pour du dĂ©lire. Pire encore, il tente de faire passer le simple fait de poser des questions, de chercher les rĂ©ponses ou de suspendre son jugement pour de la dĂ©viance. Au rythme oĂč vont les choses, on peut craindre que le jour viendra oĂč le simple fait de regarder Ă  droite et Ă  gauche avant de traverser la route relĂšvera du complotisme ! MĂ©diavers, mĂ©diathĂ©isme et complosophisme https://amzn.eu/d/0ehwmL3U
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L’inversion accusatoire qui consiste Ă  taxer d’antiscience ceux qui doutent sur une question scientifique est aussi grave que honteuse. Celui qui doute ne croit ni qu’une chose est vraie ni qu’elle est fausse, il sait qu’il ne sait pas et investigue pour savoir. Il interroge, pense. À nouveau, douter, ou ce qui est pareil, penser, n’a rien d’une attitude dĂ©lirante, bien au contraire. Comprenons-le et pratiquons un scepticisme contrĂŽlĂ©, doutons, investiguons, tirons nos conclusions tout en restant ouverts au doute, c’est-Ă -dire Ă  la possibilitĂ© d’avoir tort.AprĂšs tout, c’est bien notre attitude lorsque nous traversons la route. Nous doutons, investiguons, puis avançons. Mais mĂȘme lorsque la voie est libre, nous gardons dans un coin de notre esprit qu’une voiture, absente au moment oĂč nous regardions, peut arriver en trombe. Ce scepticisme contrĂŽlĂ© ne nous empĂȘche pas d’avancer, il nous demande seulement de douter, d’analyser, de nous faire notre propre avis tout en gardant Ă  l’esprit que nous pouvons aussi avoir tort. Cette derniĂšre Ă©tape qui consiste Ă  rester ouverts quant Ă  la possibilitĂ© de se tromper est importante et n’empĂȘche pas de nous fonder sur un certain savoir, d’avancer dans la recherche de la connaissance ou d’avoir nos propres convictions. Elle nous rend capables de les remettre en question ou d’écouter sereinement ceux qui les remettent en question. On ne doute plus, mais on laisse la porte ouverte au doute. Les sceptiques doutaient de tout et en permanence. Descartes prĂŽnait le doute mĂ©thodique ; douter un temps pour se rapprocher de la vĂ©ritĂ©. Le scepticisme Ă©tait pour lui le premier pas vers la connaissance. Une Ă©tape nĂ©cessaire, mais Ă  dĂ©passer pour se rapprocher de la vĂ©ritĂ©. C’était un « sceptique temporaire ». Je prĂŽne pour ma part un scepticisme contrĂŽlĂ©. C’est-Ă -dire le doute mĂ©thodique cartĂ©sien pour se rapprocher de la vĂ©ritĂ© : Ă©couter, douter, investiguer, puis se faire sa propre opinion tout en gardant Ă  l’esprit qu’elle est peut-ĂȘtre imparfaite. Autrement dit, je prĂŽne le doute cartĂ©sien comme mĂ©thode de recherche de la vĂ©ritĂ©, mais je ne ferme pas pour autant totalement la porte Ă  un nouveau doute une fois que j’affirme avoir dĂ©busquĂ© un savoir, une vĂ©ritĂ©. ProcĂ©der ainsi permet d’avancer avec un « bagage de connaissances » en restant ouvert Ă  une critique de ces connaissances. Ma mĂ©thode diffĂšre du scepticisme qui prĂŽne le doute comme fin en soi et affirme que la vĂ©ritĂ© est inaccessible, mais diffĂšre Ă©galement lĂ©gĂšrement de celle de Descartes en cela que je refuse de fermer totalement la « machine Ă  douter » au sujet des choses que je considĂšre comme certaines aprĂšs les avoir passĂ©es une fois sous le filtre du doute. Je ne crois pas que le savoir soit inaccessible, je dis que le premier de tous les savoirs est que nous ne sommes pas omniscients et qu’il faut donc ne jamais fermer la porte au doute concernant ce que l’on considĂšre comme un acquis.Je vois le doute comme un outil, mieux, comme une expĂ©rience de pensĂ©e. À nouveau, le scepticisme contrĂŽlĂ© n’empĂȘche pas de s’appuyer sur des connaissances, il n’est pas stĂ©rile quant Ă  la quĂȘte du savoir ; il nous rappelle seulement de ne jamais oublier que nous ne sommes que des ĂȘtres humains limitĂ©s, imparfaits, et donc non omniscients. Avec ce principe, nous ne doutons pas indĂ©finiment de tout, mais nous gardons dans un coin de notre tĂȘte que ce que nous tenons pour vrai ne l’est peut-ĂȘtre pas et nous nous tenons ainsi prĂȘts Ă  douter encore une fois, en tout Ă©tat de cause. Cette mĂ©thode est le meilleur moyen pour traquer les Ă©ventuelles failles dans nos connaissances et pour remettre Ă  jour notre logiciel de pensĂ©es, d’opinions et mĂȘme l’état actuel de nos connaissances scientifiques. Descartes prĂŽne un doute temporaire, les sceptiques un doute permanent, je pense qu’il convient de trouver l’alchimie entre les deux : douter temporairement, mĂ©thodiquement de ses opinions, des rĂ©cits, des dogmes, pour se rapprocher de la vĂ©ritĂ©, puis se faire son propre avis, sans pour autant s’interdire de le remettre en question un jour.
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Doute instinctif et scepticisme contrĂŽlĂ© Le doute est naturel. D’une certaine façon, nous le pratiquons tous en permanence pour un tas de choses au quotidien sans forcĂ©ment nous en rendre compte. FrĂ©quemment dans les actes de tous les jours, nous suspendons notre jugement et investiguons. Cette posture intellectuelle est tellement naturelle qu’elle se fait souvent de maniĂšre non consciente, presque instinctive. On l’a par exemple lorsqu’on traverse la rue, on tourne la tĂȘte d’un cĂŽtĂ© puis de l’autre. En faisant cela, on intĂ©riorise le doute suivant « Peut-ĂȘtre qu’une voiture arrive, peut-ĂȘtre pas, tout ce que je sais, c’est qu’il me faut vĂ©rifier pour le savoir », puis on vĂ©rifie, on investigue en regardant des deux cĂŽtĂ©s. Cela se produit de maniĂšre extrĂȘmement rapide dans le cerveau. En moins d’une seconde, l’esprit doute sans mĂȘme conscientiser le doute. Cette suspension du jugement est naturelle, car celui qui s’apprĂȘte Ă  traverser sait au fond de lui qu’il ignore si une voiture arrive ou pas. IntĂ©rioriser le savoir « Je ne sais pas » est ce qui l’a conduit Ă  suspendre son jugement, Ă  douter. Celui qui ne regarde pas quand il traverse, et ce, parce qu’il est dans la croyance, est fou. Croire Ă  la prĂ©sence ou Ă  l’absence d’une voiture, sans investiguer, c’est bien le dĂ©but de la folie. Il en va de mĂȘme pour ce qui est de croire Ă  des rĂ©cits sans avoir suspendu son jugement. La majoritĂ© des humains de la planĂšte ne sont pas fous, mais se comportent souvent comme tels. En effet, ils ne sont pas fous en ce sens qu’ils ne sont pas dans la croyance avant de traverser la rue et doutent et investiguent, mais ils se comportent comme des fous en refusant de le faire face au rĂ©cit de l’autoritĂ© ou face Ă  l’opinion de la majoritĂ©. Ils Ă©touffent ainsi ce que leur cerveau fait naturellement : suspendre le jugement et investiguer.Revenons sur ce qu’il se passe dans le cerveau de notre piĂ©ton juste avant qu’il vĂ©rifie en tournant la tĂȘte Ă  droite et Ă  gauche. Une action mentale trĂšs importante se produit dans son esprit : il suspend son jugement. Il ne croit rien, ni qu’il y a une voiture ni qu’il n’y en a pas ; il ne croit rien, car il sait qu’il ne sait pas. Conscientisant son ignorance, il vĂ©rifie, il regarde Ă  droite, Ă  gauche, et enfin il traverse s’il constate qu’il n’y a pas de danger. Mais mĂȘme lorsqu’il traverse, il garde dans un coin de son esprit qu’une voiture peut dĂ©bouler Ă  toute vitesse Ă  l’angle de la rue, que la faible luminositĂ© l’empĂȘche de voir correctement le danger au loin, qu’un vĂ©lo peut arriver sans qu’il l’ait entendu, etc. L’attitude qui consiste Ă  suspendre son jugement, Ă  investiguer, puis Ă  continuer de rester un minimum sur ses gardes aprĂšs ĂȘtre arrivĂ© Ă  une conclusion porte un nom : la prudence. Mais pourquoi diable cette attitude est-elle assimilĂ©e Ă  de la paranoĂŻa quand il s’agit de vĂ©rifier une information mĂ©diatique, politique ou d’analyser une doxa ? Alors que tout le monde est parfaitement conscient que les mensonges politiques et mĂ©diatiques ont toujours existĂ©, la posture intellectuelle consistant Ă  ĂȘtre dans le doute vis-Ă -vis de ceux-ci relĂšverait du dĂ©lire, de la paranoĂŻa ? Comprenons-le, le paranoĂŻaque n’est pas celui qui vĂ©rifie en tournant la tĂȘte avant de traverser la rue, mais celui qui refuse de traverser, car il est persuadĂ© que des voitures veulent l’écraser. Face aux informations, le paranoĂŻaque n’est pas celui qui suspend son jugement pour les analyser, mais celui qui est d’emblĂ©e certain qu’on lui ment. Regarder les informations en doutant, c’est-Ă -dire en intĂ©riorisant une fois l’idĂ©e « Ce qu’on me dit est peut-ĂȘtre vrai, peut-ĂȘtre pas, il me faut vĂ©rifier pour le savoir », et investiguer, ne relĂšve pas de la paranoĂŻa, mais de la prudence. Il s’agit d’un remĂšde contre l’erreur, la prĂ©cipitation et la manipulation. Si le doute est probablement le dĂ©but de la sagesse, il est Ă  coup sĂ»r celui de la prudence. Le doute est l’inverse de la croyance. C’est en cela que le doute est l’attitude du scientifique.
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"Ce que j’appelle moi-pensant est ce moi intĂ©rieur capable de poser des questions et de douter des rĂ©ponses. Ce moi intĂ©rieur est chercheur de vĂ©ritĂ© et est inhĂ©rent Ă  l’ĂȘtre humain en cela qu’il est prĂ©sent en chaque enfant Ă  l’état embryonnaire. Ce moi-pensant est aussi le moi qui doute. Revenons un instant sur l’importance de cette posture intellectuelle : le doute. Nous vivons une Ă©trange Ă©poque oĂč l’on tente de nous faire croire que douter relĂšve du complotisme, c’est-Ă -dire du dĂ©lire. N’est-ce pas paradoxal, pour ne pas dire orwellien ?Je retiens plutĂŽt la pensĂ©e d’Aristote : « Le doute est le commencement de la sagesse. » Mais encore faut-il savoir ce que douter signifie. Nombre de gens assimilent Ă  tort le doute Ă  la nĂ©gation. Il n’y a rien de plus inexact. Douter d’un rĂ©cit ne veut pas dire croire qu’il est faux. Au contraire, douter c’est prĂ©cisĂ©ment refuser de croire. Le doute, c’est la prise de conscience de son incertitude et de son ignorance, et les accepter. Ainsi, tout l’art du doute consiste Ă  ne pas prĂ©cipiter son jugement devant un rĂ©cit ou une information, c’est-Ă -dire ĂȘtre capable d’intĂ©rioriser l’idĂ©e : « Ce qu’on me dit est peut-ĂȘtre vrai, peut-ĂȘtre pas, je vais creuser avant d’approuver ou de rĂ©futer. »Ce dont il est question ici, la suspension du jugement, est une vĂ©ritable discipline Ă  laquelle l’école prĂ©pare mal les Ă©lĂšves. Comprendre cela, c’est comprendre la crise de l’esprit critique qui frappe le monde des adultes ainsi que leur forte tendance Ă  se rĂ©fugier aveuglĂ©ment dans le rĂ©cit de l’autoritĂ©. Tous les rĂ©cits qui parviennent Ă  nos oreilles doivent passer par un sas d’entrĂ©e. Ce sas, c’est le « doute mĂ©thodique ». Si les gens qui lisent ces lignes ne doivent retenir qu’une chose de cet essai, c’est celle-ci : doutez de tout discours, y compris du mien. Oui, l’attitude Ă  adopter devant un rĂ©cit quel qu’il soit n’est ni le rejet ni l’adhĂ©sion, mais le passage sous le filtre de l’esprit critique, en chercher les Ă©ventuelles failles. Et mĂȘme aprĂšs ĂȘtre parvenu Ă  une conclusion personnelle, bref, mĂȘme aprĂšs avoir fait son devoir d’ĂȘtre pensant, il faut toujours garder dans un coin de son esprit que l’on n’est pas omniscient et que la conclusion Ă  laquelle on est parvenu est peut-ĂȘtre vraie, peut-ĂȘtre erronĂ©e, peut-ĂȘtre lacunaire. En suivant cette mĂ©thode, on se tient prĂȘt Ă  remettre en question ses opinions Ă  tout instant, on acquiert une façon d’ĂȘtre au monde qui nous permet de progresser dans la quĂȘte de la vĂ©ritĂ© et d’ĂȘtre ouvert au dĂ©bat. ReconnaĂźtre que l’on n’est pas omniscient est la premiĂšre Ă©tape pour finir par connaĂźtre quelque chose. Ainsi se forge la souverainetĂ© intellectuelle.RĂ©sumons : douter tĂ©moigne d’une grande force intĂ©rieure. Aussi paradoxal que cela puisse paraĂźtre de prime abord, celui qui doute, c’est-Ă -dire celui qui suspend son jugement devant tout rĂ©cit, est une personne pleine d’assurance. Pour douter d’une chose, il faut ĂȘtre confiant. Et l’expression maximale de la confiance en soi, c’est la capacitĂ© Ă  douter de ses propres opinions. Mieux, Ă  douter de soi-mĂȘme Ă  la maniĂšre de Descartes, se demander si on existe et arriver Ă  la conclusion qu’on existe indubitablement en tant qu’ĂȘtre qui doute, qui pense, qui est conscient." MĂ©diavers, mĂ©diathĂ©isme et complosophisme
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"À propos des mĂ©dias. Je tiens Ă  rajouter un mot car ce sujet est d’une importance capitale. En effet, si celui qui possĂšde les mĂ©dias possĂšde la mentalitĂ© populaire, alors celui qui possĂšde les mĂ©dias possĂšde le pouvoir d’orienter, voir de piloter l’esprit des gens, et ce pour les faire voter de telle façon ou de telle autre. En d’autres termes, lecteur, celui qui possĂšde les mĂ©dias possĂšdera le pouvoir puisqu’il pourra faire en sorte que son candidat soit Ă©lu. Mais ce n’est pas tout. Ce sujet est trĂšs important pour une autre raison. Je soutiens que le pouvoir des mĂ©dias est tellement important que ces derniers ont la capacitĂ© de faire vivre le peuple dans un monde « factice ». Et cela en prĂŽnant un rĂ©cit mĂ©diatique contraire au rĂ©el. En effet, les mĂ©dias font tellement la pluie et le beau temps, leurs propriĂ©taires sont les maĂźtres du rĂ©cit avec une. Si le rĂ©cit historique est Ă©crit par les vainqueurs, le rĂ©cit mĂ©diatique, lui, est Ă©crit par les puissants du moment telle force, qu'ils ont le pouvoir de faire vivre les peuples dans un monde "chimĂ©rique" : un monde oĂč le rĂ©cit n'est pas seulement diffĂ©rent du rĂ©el mais oĂč il est totalement inventĂ©." Je pense, donc je lĂ©gifĂšre : Le Cogito citoyen https://amzn.eu/d/0ggoN0uZ
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MĂ©ditation du jour : Le cerveau est capable d’effectuer un grand nombre de traitements de maniĂšre inconsciente. Il peut, par exemple, analyser un problĂšme, tester des solutions et mĂȘme le rĂ©soudre sans que la conscience n’y participe directement.Ces processus inconscients laissent des traces qui sont ensuite stockĂ©es et consolidĂ©es dans la mĂ©moire. Plus tard, la conscience — qui n’a pas pris part au travail initial — peut accĂ©der Ă  cette mĂ©moire et y « piocher » les rĂ©sultats de ces traitements inconscients. C’est ainsi qu’elle prend soudainement conscience de ces Ă©lĂ©ments et a l’impression d’avoir compris ou rĂ©solu quelque chose par elle-mĂȘme.Ce phĂ©nomĂšne explique aussi ce qu’on appelle l’intuition : la conscience pioche dans la mĂ©moire, laquelle a intĂ©grĂ© et conservĂ© le travail rĂ©alisĂ© par les processus inconscients du cerveau. L’intuition apparaĂźt alors comme un sentiment soudain de comprĂ©hension ou de justesse, sans que l’on ait l’impression d’avoir raisonnĂ© Ă©tape par Ă©tape.C’est particuliĂšrement visible avec les problĂšmes mathĂ©matiques : une personne peut observer une Ă©quation ou un exercice sans le comprendre consciemment sur le moment. Pourtant, son cerveau continue Ă  l’analyser, Ă  faire des associations et Ă  rĂ©flĂ©chir inconsciemment. Ces rĂ©flexions inconscientes sont progressivement intĂ©grĂ©es dans la mĂ©moire. À un moment donnĂ©, la conscience accĂšde Ă  ces rĂ©sultats stockĂ©s et Ă©prouve alors le sentiment clair : « Ah ! J’ai compris ! » ou encore « Mon intuition me dit que c’est comme ça ».En rĂ©sumĂ©, la conscience n’est pas toujours l’acteur principal de la comprĂ©hension. Elle est souvent celle qui prend connaissance, aprĂšs coup, des solutions Ă©laborĂ©es par les processus inconscients du cerveau, via la mĂ©moire. L’intuition n’est donc pas magique : elle est simplement la façon dont ces rĂ©sultats inconscients se manifestent Ă  la conscience.
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Ma seule certitude est que nous devons douter. Avec mĂ©thode et pour avancer, certes, mais douter quand mĂȘme. Nous devons le faire au moins une fois pour toutes les informations qui parviennent Ă  nos oreilles. Puis, aprĂšs ce travail, nous devons nous forger une opinion tout en restant ouverts Ă  un Ă©ventuel nouveau doute.Les mĂ©dias ont un tel pouvoir de fabriquer l’opinion que la question se pose de savoir si ce ne serait pas lĂ , entre autres, un de leurs objectifs. En d’autres mots, il incombe au citoyen de se demander si les puissances financiĂšres s’achĂštent les mĂ©dias par passion de l’information ou par dĂ©sir de la contrĂŽler. AprĂšs s’ĂȘtre sincĂšrement posĂ© ces questions, il nous incombe, face Ă  chaque information reçue, de nous demander si le mĂ©dia que l’on suit souhaite nous informer ou nous orienter. HĂ©las, le complosophisme tente de faire passer cette prudente attitude pour du dĂ©lire. Pire encore, il tente de faire passer le simple fait de poser des questions, de chercher les rĂ©ponses ou de suspendre son jugement pour de la dĂ©viance. Au rythme oĂč vont les choses, on peut craindre que le jour viendra oĂč le simple fait de regarder Ă  droite et Ă  gauche avant de traverser la route relĂšvera du complotisme ! MĂ©diavers, mĂ©diathĂ©isme et complosophisme https://amzn.eu/d/08PX7UFz
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L’inversion accusatoire qui consiste Ă  taxer d’antiscience ceux qui doutent sur une question scientifique est aussi grave que honteuse. Celui qui doute ne croit ni qu’une chose est vraie ni qu’elle est fausse, il sait qu’il ne sait pas et investigue pour savoir. Il interroge, pense. À nouveau, douter, ou ce qui est pareil, penser, n’a rien d’une attitude dĂ©lirante, bien au contraire. Comprenons-le et pratiquons un scepticisme contrĂŽlĂ©, doutons, investiguons, tirons nos conclusions tout en restant ouverts au doute, c’est-Ă -dire Ă  la possibilitĂ© d’avoir tort.AprĂšs tout, c’est bien notre attitude lorsque nous traversons la route. Nous doutons, investiguons, puis avançons. Mais mĂȘme lorsque la voie est libre, nous gardons dans un coin de notre esprit qu’une voiture, absente au moment oĂč nous regardions, peut arriver en trombe. Ce scepticisme contrĂŽlĂ© ne nous empĂȘche pas d’avancer, il nous demande seulement de douter, d’analyser, de nous faire notre propre avis tout en gardant Ă  l’esprit que nous pouvons aussi avoir tort. Cette derniĂšre Ă©tape qui consiste Ă  rester ouverts quant Ă  la possibilitĂ© de se tromper est importante et n’empĂȘche pas de nous fonder sur un certain savoir, d’avancer dans la recherche de la connaissance ou d’avoir nos propres convictions. Elle nous rend capables de les remettre en question ou d’écouter sereinement ceux qui les remettent en question. On ne doute plus, mais on laisse la porte ouverte au doute. Les sceptiques doutaient de tout et en permanence. Descartes prĂŽnait le doute mĂ©thodique ; douter un temps pour se rapprocher de la vĂ©ritĂ©. Le scepticisme Ă©tait pour lui le premier pas vers la connaissance. Une Ă©tape nĂ©cessaire, mais Ă  dĂ©passer pour se rapprocher de la vĂ©ritĂ©. C’était un « sceptique temporaire ». Je prĂŽne pour ma part un scepticisme contrĂŽlĂ©. C’est-Ă -dire le doute mĂ©thodique cartĂ©sien pour se rapprocher de la vĂ©ritĂ© : Ă©couter, douter, investiguer, puis se faire sa propre opinion tout en gardant Ă  l’esprit qu’elle est peut-ĂȘtre imparfaite. Autrement dit, je prĂŽne le doute cartĂ©sien comme mĂ©thode de recherche de la vĂ©ritĂ©, mais je ne ferme pas pour autant totalement la porte Ă  un nouveau doute une fois que j’affirme avoir dĂ©busquĂ© un savoir, une vĂ©ritĂ©. ProcĂ©der ainsi permet d’avancer avec un « bagage de connaissances » en restant ouvert Ă  une critique de ces connaissances. Ma mĂ©thode diffĂšre du scepticisme qui prĂŽne le doute comme fin en soi et affirme que la vĂ©ritĂ© est inaccessible, mais diffĂšre Ă©galement lĂ©gĂšrement de celle de Descartes en cela que je refuse de fermer totalement la « machine Ă  douter » au sujet des choses que je considĂšre comme certaines aprĂšs les avoir passĂ©es une fois sous le filtre du doute. Je ne crois pas que le savoir soit inaccessible, je dis que le premier de tous les savoirs est que nous ne sommes pas omniscients et qu’il faut donc ne jamais fermer la porte au doute concernant ce que l’on considĂšre comme un acquis.Je vois le doute comme un outil, mieux, comme une expĂ©rience de pensĂ©e. À nouveau, le scepticisme contrĂŽlĂ© n’empĂȘche pas de s’appuyer sur des connaissances, il n’est pas stĂ©rile quant Ă  la quĂȘte du savoir ; il nous rappelle seulement de ne jamais oublier que nous ne sommes que des ĂȘtres humains limitĂ©s, imparfaits, et donc non omniscients. Avec ce principe, nous ne doutons pas indĂ©finiment de tout, mais nous gardons dans un coin de notre tĂȘte que ce que nous tenons pour vrai ne l’est peut-ĂȘtre pas et nous nous tenons ainsi prĂȘts Ă  douter encore une fois, en tout Ă©tat de cause. Cette mĂ©thode est le meilleur moyen pour traquer les Ă©ventuelles failles dans nos connaissances et pour remettre Ă  jour notre logiciel de pensĂ©es, d’opinions et mĂȘme l’état actuel de nos connaissances scientifiques. Descartes prĂŽne un doute temporaire, les sceptiques un doute permanent, je pense qu’il convient de trouver l’alchimie entre les deux : douter temporairement, mĂ©thodiquement de ses opinions, des rĂ©cits, des dogmes, pour se rapprocher de la vĂ©ritĂ©, puis se faire son propre avis, sans pour autant s’interdire de le remettre en question un jour.
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Doute instinctif et scepticisme contrĂŽlĂ© Le doute est naturel. D’une certaine façon, nous le pratiquons tous en permanence pour un tas de choses au quotidien sans forcĂ©ment nous en rendre compte. FrĂ©quemment dans les actes de tous les jours, nous suspendons notre jugement et investiguons. Cette posture intellectuelle est tellement naturelle qu’elle se fait souvent de maniĂšre non consciente, presque instinctive. On l’a par exemple lorsqu’on traverse la rue, on tourne la tĂȘte d’un cĂŽtĂ© puis de l’autre. En faisant cela, on intĂ©riorise le doute suivant « Peut-ĂȘtre qu’une voiture arrive, peut-ĂȘtre pas, tout ce que je sais, c’est qu’il me faut vĂ©rifier pour le savoir », puis on vĂ©rifie, on investigue en regardant des deux cĂŽtĂ©s. Cela se produit de maniĂšre extrĂȘmement rapide dans le cerveau. En moins d’une seconde, l’esprit doute sans mĂȘme conscientiser le doute. Cette suspension du jugement est naturelle, car celui qui s’apprĂȘte Ă  traverser sait au fond de lui qu’il ignore si une voiture arrive ou pas. IntĂ©rioriser le savoir « Je ne sais pas » est ce qui l’a conduit Ă  suspendre son jugement, Ă  douter. Celui qui ne regarde pas quand il traverse, et ce, parce qu’il est dans la croyance, est fou. Croire Ă  la prĂ©sence ou Ă  l’absence d’une voiture, sans investiguer, c’est bien le dĂ©but de la folie. Il en va de mĂȘme pour ce qui est de croire Ă  des rĂ©cits sans avoir suspendu son jugement. La majoritĂ© des humains de la planĂšte ne sont pas fous, mais se comportent souvent comme tels. En effet, ils ne sont pas fous en ce sens qu’ils ne sont pas dans la croyance avant de traverser la rue et doutent et investiguent, mais ils se comportent comme des fous en refusant de le faire face au rĂ©cit de l’autoritĂ© ou face Ă  l’opinion de la majoritĂ©. Ils Ă©touffent ainsi ce que leur cerveau fait naturellement : suspendre le jugement et investiguer.Revenons sur ce qu’il se passe dans le cerveau de notre piĂ©ton juste avant qu’il vĂ©rifie en tournant la tĂȘte Ă  droite et Ă  gauche. Une action mentale trĂšs importante se produit dans son esprit : il suspend son jugement. Il ne croit rien, ni qu’il y a une voiture ni qu’il n’y en a pas ; il ne croit rien, car il sait qu’il ne sait pas. Conscientisant son ignorance, il vĂ©rifie, il regarde Ă  droite, Ă  gauche, et enfin il traverse s’il constate qu’il n’y a pas de danger. Mais mĂȘme lorsqu’il traverse, il garde dans un coin de son esprit qu’une voiture peut dĂ©bouler Ă  toute vitesse Ă  l’angle de la rue, que la faible luminositĂ© l’empĂȘche de voir correctement le danger au loin, qu’un vĂ©lo peut arriver sans qu’il l’ait entendu, etc. L’attitude qui consiste Ă  suspendre son jugement, Ă  investiguer, puis Ă  continuer de rester un minimum sur ses gardes aprĂšs ĂȘtre arrivĂ© Ă  une conclusion porte un nom : la prudence. Mais pourquoi diable cette attitude est-elle assimilĂ©e Ă  de la paranoĂŻa quand il s’agit de vĂ©rifier une information mĂ©diatique, politique ou d’analyser une doxa ? Alors que tout le monde est parfaitement conscient que les mensonges politiques et mĂ©diatiques ont toujours existĂ©, la posture intellectuelle consistant Ă  ĂȘtre dans le doute vis-Ă -vis de ceux-ci relĂšverait du dĂ©lire, de la paranoĂŻa ? Comprenons-le, le paranoĂŻaque n’est pas celui qui vĂ©rifie en tournant la tĂȘte avant de traverser la rue, mais celui qui refuse de traverser, car il est persuadĂ© que des voitures veulent l’écraser. Face aux informations, le paranoĂŻaque n’est pas celui qui suspend son jugement pour les analyser, mais celui qui est d’emblĂ©e certain qu’on lui ment. Regarder les informations en doutant, c’est-Ă -dire en intĂ©riorisant une fois l’idĂ©e « Ce qu’on me dit est peut-ĂȘtre vrai, peut-ĂȘtre pas, il me faut vĂ©rifier pour le savoir », et investiguer, ne relĂšve pas de la paranoĂŻa, mais de la prudence. Il s’agit d’un remĂšde contre l’erreur, la prĂ©cipitation et la manipulation. Si le doute est probablement le dĂ©but de la sagesse, il est Ă  coup sĂ»r celui de la prudence. Le doute est l’inverse de la croyance. C’est en cela que le doute est l’attitude du scientifique.
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"Ce que j’appelle moi-pensant est ce moi intĂ©rieur capable de poser des questions et de douter des rĂ©ponses. Ce moi intĂ©rieur est chercheur de vĂ©ritĂ© et est inhĂ©rent Ă  l’ĂȘtre humain en cela qu’il est prĂ©sent en chaque enfant Ă  l’état embryonnaire. Ce moi-pensant est aussi le moi qui doute. Revenons un instant sur l’importance de cette posture intellectuelle : le doute. Nous vivons une Ă©trange Ă©poque oĂč l’on tente de nous faire croire que douter relĂšve du complotisme, c’est-Ă -dire du dĂ©lire. N’est-ce pas paradoxal, pour ne pas dire orwellien ?Je retiens plutĂŽt la pensĂ©e d’Aristote : « Le doute est le commencement de la sagesse. » Mais encore faut-il savoir ce que douter signifie. Nombre de gens assimilent Ă  tort le doute Ă  la nĂ©gation. Il n’y a rien de plus inexact. Douter d’un rĂ©cit ne veut pas dire croire qu’il est faux. Au contraire, douter c’est prĂ©cisĂ©ment refuser de croire. Le doute, c’est la prise de conscience de son incertitude et de son ignorance, et les accepter. Ainsi, tout l’art du doute consiste Ă  ne pas prĂ©cipiter son jugement devant un rĂ©cit ou une information, c’est-Ă -dire ĂȘtre capable d’intĂ©rioriser l’idĂ©e : « Ce qu’on me dit est peut-ĂȘtre vrai, peut-ĂȘtre pas, je vais creuser avant d’approuver ou de rĂ©futer. »Ce dont il est question ici, la suspension du jugement, est une vĂ©ritable discipline Ă  laquelle l’école prĂ©pare mal les Ă©lĂšves. Comprendre cela, c’est comprendre la crise de l’esprit critique qui frappe le monde des adultes ainsi que leur forte tendance Ă  se rĂ©fugier aveuglĂ©ment dans le rĂ©cit de l’autoritĂ©. Tous les rĂ©cits qui parviennent Ă  nos oreilles doivent passer par un sas d’entrĂ©e. Ce sas, c’est le « doute mĂ©thodique ». Si les gens qui lisent ces lignes ne doivent retenir qu’une chose de cet essai, c’est celle-ci : doutez de tout discours, y compris du mien. Oui, l’attitude Ă  adopter devant un rĂ©cit quel qu’il soit n’est ni le rejet ni l’adhĂ©sion, mais le passage sous le filtre de l’esprit critique, en chercher les Ă©ventuelles failles. Et mĂȘme aprĂšs ĂȘtre parvenu Ă  une conclusion personnelle, bref, mĂȘme aprĂšs avoir fait son devoir d’ĂȘtre pensant, il faut toujours garder dans un coin de son esprit que l’on n’est pas omniscient et que la conclusion Ă  laquelle on est parvenu est peut-ĂȘtre vraie, peut-ĂȘtre erronĂ©e, peut-ĂȘtre lacunaire. En suivant cette mĂ©thode, on se tient prĂȘt Ă  remettre en question ses opinions Ă  tout instant, on acquiert une façon d’ĂȘtre au monde qui nous permet de progresser dans la quĂȘte de la vĂ©ritĂ© et d’ĂȘtre ouvert au dĂ©bat. ReconnaĂźtre que l’on n’est pas omniscient est la premiĂšre Ă©tape pour finir par connaĂźtre quelque chose. Ainsi se forge la souverainetĂ© intellectuelle.RĂ©sumons : douter tĂ©moigne d’une grande force intĂ©rieure. Aussi paradoxal que cela puisse paraĂźtre de prime abord, celui qui doute, c’est-Ă -dire celui qui suspend son jugement devant tout rĂ©cit, est une personne pleine d’assurance. Pour douter d’une chose, il faut ĂȘtre confiant. Et l’expression maximale de la confiance en soi, c’est la capacitĂ© Ă  douter de ses propres opinions. Mieux, Ă  douter de soi-mĂȘme Ă  la maniĂšre de Descartes, se demander si on existe et arriver Ă  la conclusion qu’on existe indubitablement en tant qu’ĂȘtre qui doute, qui pense, qui est conscient." MĂ©diavers, mĂ©diathĂ©isme et complosophisme https://amzn.eu/d/0aNjgiVi
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"À propos des mĂ©dias. Je tiens Ă  rajouter un mot car ce sujet est d’une importance capitale. En effet, si celui qui possĂšde les mĂ©dias possĂšde la mentalitĂ© populaire, alors celui qui possĂšde les mĂ©dias possĂšde le pouvoir d’orienter, voir de piloter l’esprit des gens, et ce pour les faire voter de telle façon ou de telle autre. En d’autres termes, lecteur, celui qui possĂšde les mĂ©dias possĂšdera le pouvoir puisqu’il pourra faire en sorte que son candidat soit Ă©lu. Mais ce n’est pas tout. Ce sujet est trĂšs important pour une autre raison. Je soutiens que le pouvoir des mĂ©dias est tellement important que ces derniers ont la capacitĂ© de faire vivre le peuple dans un monde « factice ». Et cela en prĂŽnant un rĂ©cit mĂ©diatique contraire au rĂ©el. En effet, les mĂ©dias font tellement la pluie et le beau temps, leurs propriĂ©taires sont les maĂźtres du rĂ©cit avec une. Si le rĂ©cit historique est Ă©crit par les vainqueurs, le rĂ©cit mĂ©diatique, lui, est Ă©crit par les puissants du moment telle force, qu'ils ont le pouvoir de faire vivre les peuples dans un monde "chimĂ©rique" : un monde oĂč le rĂ©cit n'est pas seulement diffĂ©rent du rĂ©el mais oĂč il est totalement inventĂ©." Je pense, donc je lĂ©gifĂšre : Le Cogito citoyen
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