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Jean-Dominique Michel (Officiel)

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Jean-Dominique Michel Officiel

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📈 Analytical overview of Telegram channel Jean-Dominique Michel (Officiel)

Channel Jean-Dominique Michel (Officiel) (@jdmichel) in the French language segment is an active participant. Currently, the community unites 20 084 subscribers, ranking 3 941 in the Religion & Spirituality category and 1 924 in the France region.

📊 Audience metrics and dynamics

Since its creation on ĐœĐ”ĐČŃ–ĐŽĐŸĐŒĐŸ, the project has demonstrated rapid growth, gathering an audience of 20 084 subscribers.

According to the latest data from 30 July, 2026, the channel demonstrates stable activity. Although there has been a change in the number of participants by 49 over the last 30 days and by -9 over the last 24 hours, overall reach remains high.

  • Verification status: Not verified
  • Engagement rate (ER): The average audience engagement rate is 36.39%. Within the first 24 hours after publication, content typically collects 13.81% reactions from the total number of subscribers.
  • Post reach: On average, each post receives 7 309 views. Within the first day, a publication typically gains 2 774 views.
  • Reactions and interaction: The audience actively supports content: the average number of reactions per post is 176.
  • Thematic interests: Content is focused on key topics such as Ă©mission, gĂ©nocide, affaire, israĂ«l, santĂ©.

📝 Description and content policy

The author describes the resource as a platform for expressing subjective opinions:
“Jean-Dominique Michel Officiel”

Thanks to the high frequency of updates (latest data received on 31 July, 2026), the channel maintains relevance and a high level of publication reach. Analytics show that the audience actively interacts with content, making it an important point of influence in the Religion & Spirituality category.

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Posts Archive
Pour terminer cette quatriĂšme semaine, je vous invite Ă  contempler une valeur fondamentale : la bienveillance. Non pas comme une vertu Ă  bon compte, dĂ©goulinante de bons sentiments, mais comme une vĂ©ritable stratĂ©gie de vie. Plus le monde est dur et brutalisant autour de nous, plus il devient essentiel de pratiquer la bienveillance pour garder notre flottaison. Il existe une pratique simple et puissante : la mĂ©ditation de la bienveillance. On se souhaite Ă  soi-mĂȘme, puis aux personnes qu’on aime, aux inconnus, d’ĂȘtre en paix, heureux et en bonne santĂ©. Faites-le pendant dix minutes et observez l’effet. On peut aussi le faire dans les moments ordinaires : Ă  l’arrĂȘt de bus, dans les magasins, en croisant des inconnus. Face au dĂ©luge d’agressivitĂ© actuel, la bienveillance envers soi et envers les autres n’est pas de "l’opium du peuple". C’est l’une des stratĂ©gies les plus puissantes dont nous disposons pour prĂ©server notre vitalitĂ©.

Je nous propose aujourd’hui de revenir sur une notion absolument spectaculairement intĂ©ressante, mais aussi aux limites de ce qui est confortable pour nous habituellement : l’acceptation radicale. En français, ces mots crĂ©ent souvent de la rĂ©sistance. On a l’impression qu’accepter radicalement signifie ĂȘtre d’accord, consentir. Or ce n’est pas du tout de cela qu’il s’agit. Pourquoi en parler ? Parce que la recherche en thĂ©rapies psychologiques cognitives montre de maniĂšre convaincante que l’une des stratĂ©gies les plus efficaces pour surmonter une difficultĂ© commence prĂ©cisĂ©ment par l’acceptation. Nous avons hĂ©ritĂ© d’un modĂšle moderne trĂšs simple : problĂšme – outil – solution. Si mon carburateur est en panne, je vais chez le garagiste. Il change la piĂšce et le problĂšme est rĂ©glĂ©. Ce modĂšle fonctionne parfaitement dans le domaine mĂ©canique ou matĂ©riel. Il fonctionne en revanche assez mal dĂšs qu’on entre dans la sphĂšre de la psychothĂ©rapie, du coaching ou de la relation d’aide. Pourquoi ? Parce que nous ne sommes ni des vĂ©hicules ni des meubles. L’anxiĂ©tĂ© n’est pas un « problĂšme » Ă  supprimer. C’est un vĂ©cu. Bien sĂ»r qu’elle peut ĂȘtre dĂ©plaisante et entraĂźner des dysfonctionnements. Mais vouloir ne plus jamais ressentir d’angoisse n’est pas une solution rĂ©aliste. Il s’agit plutĂŽt de grandir dans une direction oĂč les choses prennent leur juste place : suffisamment d’anxiĂ©tĂ© pour ĂȘtre attentif, pas assez pour ĂȘtre submergĂ©. Ce que la recherche montre clairement, c’est que ce contre quoi on lutte se renforce. Plus on part d’un point d’acceptation – « Oui, j’ai des crises d’anxiĂ©tĂ©. Oui, c’est ma rĂ©alitĂ© du moment. Cela ne fait pas de moi quelqu’un d’indigne » – plus on ouvre des portes pour vivre les choses diffĂ©remment. Le mĂȘme raisonnement vaut pour la timiditĂ© ou n’importe quelle autre difficultĂ©. L’enjeu n’est pas de l’éradiquer, mais de conserver ou de reconstruire le sentiment d’avoir de la valeur et de la dignitĂ©, mĂȘme avec ce qui est lĂ . Chaque fois que nous refusons le rĂ©el en disant « c’est terrible », nous perdons de la puissance intĂ©rieure. Dire « c’est difficile, c’est prĂ©occupant, mais oui, c’est comme ça » nous permet d’intĂ©grer la difficultĂ© sans fuite d’énergie.Oui, c’est vrai. Oui, il faut faire avec. Et non, nous ne sommes pas privĂ©s de ressources.

Aujourd’hui, nous abordons l’art de bien poser les questions, cette trĂšs ancienne ressource pour s’accompagner dans les difficultĂ©s. Il s’agit de rĂ©gĂ©nĂ©rer en profondeur le systĂšme nerveux en remettant de la bontĂ© partout oĂč elle a manquĂ©. Il existe des questions qui enferment et qui tuent, et d’autres qui ouvrent et qui sauvent. L’épisode de la femme adultĂšre dans l’Évangile de Jean en donne un exemple lumineux : face Ă  une question piĂšge, JĂ©sus rĂ©pond par une question qui libĂšre. Dans la vie quotidienne, « Qu’est-ce que j’ai fait pour mĂ©riter ça ? » ou « Pourquoi est-ce que les choses tournent toujours mal ? » nous enfoncent. À l’inverse, « Qu’est-ce que je peux apprendre dans cette circonstance ? », « De quoi aurais-je besoin ? » ou « Qu’est-ce qui compte vraiment pour moi ? » ouvrent des chemins. Je vous invite Ă  une petite exploration : repĂ©rer les questions qui vous maltraitent et les remplacer par des interrogations bienfaisantes. Cet art, hĂ©ritĂ© de la maĂŻeutique socratique, est un enjeu vital par les temps qui courent. Inscription gratuite Ă  toute la sĂ©rie : https://www.jdmichel.com/ Soutien et abonnement : https://www.jdmichel.tv/

En cette premiĂšre journĂ©e d’une semaine essentielle, je reviens sur l’auto-compassion, l’une des plus belles redĂ©couvertes de la psychologie positive. La plupart d’entre nous souffrons d’une blessure d’estime de soi qui nous pousse Ă  ĂȘtre extrĂȘmement durs envers nous-mĂȘmes. On se dit : « Si je me critique rudement, je vais me corriger. » C’est faux. Cette duretĂ© n’est que l’introjection de jugements passĂ©s. Elle dĂ©clenche exactement les mĂȘmes marqueurs de stress qu’une agression extĂ©rieure. À l’inverse, la recherche montre que l’auto-compassion produit les bĂ©nĂ©fices que l’on espĂšre de la sĂ©vĂ©rité  sans le poison. Cela ne signifie pas devenir complaisant, mais s’adresser Ă  soi comme on s’adresserait Ă  un ĂȘtre aimĂ© : avec exigence, jamais avec mĂ©chancetĂ©. La pratique fondamentale est simple : 1. Observer ce que la difficultĂ© produit en soi 2. Humaniser l’expĂ©rience (« des millions de personnes vivent la mĂȘme chose en ce moment mĂȘme ») 3. Se parler avec bienveillance Et bannir dĂ©finitivement les phrases toxiques : « Je suis nul », « Je n’y arriverai jamais ». À demain pour la suite.

Cette quatriĂšme semaine de notre « Trousse de secours estivale » constitue le centre de gravitĂ© de la sĂ©rie. AprĂšs avoir examinĂ© ce qui nous vient du dehors – submersion informationnelle, alarme corporelle entretenue, attaque des liens –, nous regardons comment cette violence s’introjecte et se retourne contre nous-mĂȘmes. Le procĂ©dĂ© commence par le dĂ©ni du perçu : on nie ce que vous avez vu jusqu’à ce que vous doutiez de vos perceptions plutĂŽt que de la parole qui les contredit. Je m’appuie ensuite sur Gouvernance perverse de Marion Saint-Michel pour nommer l’inversion accusatoire et l’ostracisation. Au cƓur du dispositif se trouve la double contrainte de Bateson : une relation dont on ne peut sortir, deux injonctions contradictoires, et l’interdiction de nommer la contradiction. « ProtĂ©gez vos aĂźnĂ©s mais ne les approchez plus. » « Pensez par vous-mĂȘme mais ne croyez que l’information vĂ©rifiĂ©e. » « Prenez soin de votre santĂ© mentale pendant que nous produisons Ă  haute dose les conditions qui l’abĂźment. » Le piĂšge s’intĂ©riorise : le juge extĂ©rieur devient procureur intĂ©rieur. La sĂ©vĂ©ritĂ© envers soi-mĂȘme n’amĂ©liore rien ; elle Ă©puise. La sortie passe par le refus des termes du piĂšge, le droit de nommer, et quatre antidotes : l’auto-compassion, l’art des bonnes questions, l’acceptation radicale et la bienveillance non comme vertu mais comme stratĂ©gie d’auto-prĂ©servation. Le vertige ressenti face Ă  la dĂ©rive n’est pas une maladie. C’est un organe de perception qui signale une incohĂ©rence pathologique rĂ©elle – non pas en vous, mais dans ce qui nous est infligĂ©. Abonnement gratuit Ă  la sĂ©rie complĂšte sur www.jdmichel.com

DeuxiĂšme Ă©mission dominicale sur la priĂšre. AprĂšs avoir dit la semaine passĂ©e tout ce que la priĂšre n'est pas, j'aborde ici ce qu'elle est. Je m'exprime en anthropologue de la santĂ©, non en prosĂ©lyte. Or l'anthropologie tient le sacrĂ© pour une structure constitutive de notre ĂȘtre : on peut le nier, non s'en dĂ©barrasser, et niĂ©, il se transcrit en formes profanes souvent plus redoutables. Les sciences de la santĂ©, de leur cĂŽtĂ©, comptent la priĂšre parmi les pratiques les mieux Ă©tudiĂ©es du dernier quart de siĂšcle, et lui reconnaissent un bouquet de bienfaits impressionnant : apaisement physique et psychique, rĂ©gulation des Ă©motions, sentiment de cohĂ©rence intĂ©rieure. La priĂšre ne donne pas de pouvoir sur le monde, mais cultive notre puissance intĂ©rieure. Elle prolonge notre discours intĂ©rieur, cette parole adressĂ©e, dialogique, par laquelle nous cherchons Ă  tĂ©moigner de ce que nous vivons et Ă  nous sentir en rĂ©sonance avec la vie. La priĂšre est ce chant de l'Ăąme qui met en forme ce que nous vivons, et nous redonne une capacitĂ© d'Ă©merveillement face au monde, sans dĂ©pendre d'aucune conviction particuliĂšre.

QUAND LE GROUPE VEUT VOUS REMETTRE DANS VOTRE BOÎTE... Pour bien des gens, leurs convictions ne sont pas tant le fruit d'une rĂ©flexion personnelle qu'un ticket d'appartenance Ă  un groupe social. On adhĂšre Ă  une idĂ©e moins par conviction que parce que les autres y adhĂšrent, et qu'il est rassurant d'ĂȘtre entourĂ© de gens qui pensent comme nous. À la condition, bien sĂ»r, de penser comme eux. Cela vaut dans les familles, les entreprises, les associations, les partis. Une fois qu'un rĂŽle vous a Ă©tĂ© attribuĂ©, s'en Ă©carter devient pĂ©rilleux. Et si une expĂ©rience de vie vous a fait changer sur quelque chose de fondamental, vous verrez les autres chercher, automatiquement, Ă  vous remettre Ă  votre place. Souvent par de petites remarques souriantes qui ont leur lame. Il n'y a pas de remĂšde absolu, mais il existe des stratĂ©gies. La premiĂšre : renvoyer chacun Ă  son opinion, en Ă©vitant de mordre Ă  l'hameçon.

Quand quelqu'un se montre agressif ou dĂ©sobligeant, notre premier mouvement est de nous barricader. Nous resserrons notre interface sensorielle, et nous perdons du mĂȘme coup Ă  la fois notre ancrage et la sensibilitĂ© Ă  ce que cette personne est en train de communiquer. L'Ă©coute profonde fait exactement l'inverse. Elle ouvre la perception : le choix des mots, mais aussi le ton, le grain, la hauteur de la voix, les micro-expressions, la maniĂšre dont l'autre respire, les tensions logĂ©es dans son corps. Cet ancrage sensoriel nous met en sĂ©curitĂ©. Et il se passe alors quelque chose dans la relation. La rĂ©action attendue par la personne qui se montre agressive envers nous est que nous nous crispions. En entrant plutĂŽt dans une Ă©coute panoramique, nous induisons autre chose : de quoi dĂ©stabiliser heureusement notre interlocuteur, non pour le mettre en difficultĂ©, mais pour rester libre et peut-ĂȘtre lui donner une chance de sortir de son enfermement. Aucune baguette magique lĂ -dedans. Une puissance d’agir, plutĂŽt qu'un pouvoir sur l’autre.

Quand on nous accuse de mauvaise foi alors que nous nous sommes donnĂ© la peine de nous informer, la colĂšre qui monte n'a rien d'un dĂ©faut. Elle signale une atteinte Ă  notre intĂ©gritĂ©, et Ă  ce titre elle est salutogĂšne. Reste Ă  ne pas la laisser filer en rĂ©activitĂ©. Il existe une fenĂȘtre de six Ă  dix secondes oĂč tout se joue : soit nous partons dans le toboggan Ă©motionnel, soit nous suspendons, et l'Ă©nergie redevient disponible. Disponible pour la juste rĂ©partie – celle qui ne cherche pas Ă  aplatir l'autre, mais qui ouvre : « Si je t'apporte la preuve par les mĂ©dias auxquels tu fais toi-mĂȘme confiance de ce que je dis, cela te conduirait-il Ă  changer de point de vue ? » Apprivoiser la colĂšre, c'est apprendre Ă  la mettre au service du vĂ©ridique... et cela devient redoutable !

Pourquoi le rejet nous touche-t-il autant ? Parce que l'appartenance n'a jamais Ă©tĂ©, pour notre espĂšce, une question de confort mais de survie. Dans les environnements ancestraux, ĂȘtre mis Ă  l'Ă©cart du groupe signifiait perdre la protection et les ressources : une condamnation diffĂ©rĂ©e. La pression de sĂ©lection a favorisĂ© une vigilance sociale aiguĂ«, capable de dĂ©tecter tĂŽt les signes de dĂ©saffection. Nous en avons hĂ©ritĂ©. Et cela s'inscrit jusque dans notre biologie. Les travaux d'Eisenberger et Lieberman ont montrĂ© que l'exclusion sociale active des rĂ©gions cĂ©rĂ©brales impliquĂ©es dans la composante de dĂ©tresse de la douleur physique. Le rejet fait littĂ©ralement mal. C'est lĂ  que la disqualification prend tout son relief. Un simple dĂ©saccord ne remet fondamentalement rien en question. Le « Tu ne serais pas complotiste ? » atteint autre chose : il met en cause mon rapport au rĂ©el, ma tenue Ă©pistĂ©mique, mais aussi mon acceptabilitĂ© groupale. On comprend pourquoi ce type d'attaque, mĂȘme feutrĂ© et poli, est tout aussi violent qu'une franche hostilitĂ©... Observer attentivement cette mĂ©canique, c'est dĂ©jĂ  s’en protĂ©ger.

La Trousse d’étĂ© estivale dĂ©passe dĂ©jĂ  les 3200 inscriptions ! 🙏 Je suis vraiment touchĂ© et heureux de voir qu'autant d’entr
La Trousse d’étĂ© estivale dĂ©passe dĂ©jĂ  les 3200 inscriptions ! 🙏 Je suis vraiment touchĂ© et heureux de voir qu'autant d’entre vous ont envie d’explorer ces outils de rĂ©cupĂ©ration et de rĂ©gĂ©nĂ©ration du systĂšme nerveux pendant l’étĂ©. Voici quelques retours qui m’ont particuliĂšrement touchĂ© : « Merci Jean-Dominique. TrĂšs utile ces outils de rĂ©cupĂ©ration neurologique. Merci infiniment ! » « Vos mots Ă©clairent intelligemment les situations que je rencontre et qui me plongent, parfois, dans des abĂźmes d’impuissance dĂ©vastatrice !!! Votre capsule est tout Ă  la fois baume, remĂšde et antidote ! Gratitude
 » « Passionnant. Un grand merci pour ces suggestions astucieuses. » Vous ĂȘtes encore les bienvenus, c’est entiĂšrement gratuit et accessible Ă  tous. âžĄïž Lien d’inscription : https://www.jdmichel.com/trousse-de-secours-d-ete

Dans cette troisiĂšme semaine de la trousse estivale pour rĂ©gĂ©nĂ©rer notre systĂšme nerveux, j’aborde frontalement ce qui fait sans doute le plus mal : l’attaque systĂ©matique sur nos liens essentiels (familiaux, amicaux, communautaires). Ces divisions, ces conversations impossibles, ces repas de famille devenus champs de mines ne sont pas un Ă©chec relationnel personnel. C’est l’effet d’une machinerie de guerre – et d’un procĂ©dĂ© : la fragmentation sociale par ingĂ©nierie du conflit. Diviser pour neutraliser, multiplier les clivages, armer les camps les uns contre les autres. Je partage ici les clĂ©s pour repĂ©rer ces mĂ©canismes (cadrage, Ă©tiquetage, inversion accusatoire, théùtrocratie) et nous en protĂ©ger : discernement, Ă©coute profonde, gestion de la colĂšre, maintien de notre intĂ©gritĂ© et de notre mobilitĂ© intĂ©rieure. Un Ă©pisode pour guĂ©rir nos blessures relationnelles et reprendre puissance. À demain !

Depuis deux semaines, je diffuse sur cette chaĂźne la Trousse de secours estivale : des ressources salutogĂšnes, pragmatiques et concrĂštes, pour rĂ©gĂ©nĂ©rer en profondeur notre systĂšme nerveux, dans une Ă©poque de tension, de pression et de maltraitance collective. Vos retours me touchent, et ils me confirment ce que j'ai passĂ© ma vie Ă  observer dans les processus de rĂ©tablissement : ce sont les petites stratĂ©gies concrĂštes qui, couche aprĂšs couche, changent quelque chose. Cultiver notre puissance de vie n'est pas un luxe, c'est une nĂ©cessitĂ© vitale. Puisque nous sommes dimanche, je reviens sur une force intĂ©rieure ancienne, structurelle Ă  l'espĂšce humaine, mais aujourd'hui mal comprise : la priĂšre. À rebours du rejet contemporain du religieux, et dans le sillage du « retour du sacrĂ© » que signalait Michel Maffesoli, j'en dĂ©poussiĂšre les malentendus. Prier, ce n'est pas d'abord demander, mais une posture d'attention et de gratitude – « l'attention absolument pure Ă  ce qui est », disait Simone Weil. Cela ne requiert ni appartenance religieuse ni croyance en un Dieu prĂ©cis : structure anthropologique, la priĂšre prĂ©cĂšde et dĂ©borde les religions. Elle n'est ni faiblesse – Gandhi y voyait « un instrument indispensable d'action », Frankl « l'acte le plus lucide » au cƓur des camps de la mort – ni naĂŻvetĂ© d'avant la science : nombre de savants priaient, tel Max Planck, et l'Ă©merveillement laisse des traces mesurables dans le cerveau. Je nomme alors ces figures que tant de choses sĂ©parent – le gĂ©nĂ©ral de Gaulle, Nelson Mandela, Martin Luther King, Victor Hugo, Jean-SĂ©bastien Bach, LĂ©onard Cohen, Muhammad Ali, PelĂ©, Novak Djokovic – qui toutes ont puisĂ© leur force dans la priĂšre : preuve qu'elle est humaine avant d'ĂȘtre religieuse. Elle m'apparaĂźt comme un chant de l'Ăąme, cette souverainetĂ© que l'extĂ©rieur ne peut ni donner ni dĂ©truire. Ce qu'elle est vraiment, et comment elle devient simple et accessible quelles que soient vos convictions : je vous donne rendez-vous dimanche prochain.

Nous avons tous connu ces intuitions trĂšs claires dont on se dit aprĂšs coup : comment ai-je fait pour sentir cela d'emblĂ©e ? Et nous connaissons tous aussi le coĂ»t de ne pas les Ă©couter. L’intuition est trĂšs largement fiable sans ĂȘtre pour autant infaillible : il importe de la mettre en dialogue avec notre raison et une contemplation intĂ©rieure. C’est un processus inconscient Ă  deux Ă©tages : le corps dĂ©code d’abord instinctivement la prĂ©sence de formes ou de schĂ©mas (patterns) et produit un ressenti corporel, qui interagit ensuite avec la conscience pour faire Ă©merger une intelligence plus profonde que ce que pourrait produire notre seule conscience analytique. Plus on dĂ©veloppe la prĂ©sence Ă  soi et la conscience corporelle (par la mĂ©ditation, le souffle, l’observation de la nature ou l’art), plus l’intuition s’affine. À l’inverse, la prĂ©cipitation mentale et les Ă©tats de sidĂ©ration ou d’anxiĂ©tĂ© (favorisĂ©s par les manipulateurs) en ferment l’accĂšs. Inscription gratuite Ă  toute la sĂ©rie : https://www.jdmichel.com/ Soutien et abonnement : https://www.jdmichel.tv/

Nous avons tous cette expĂ©rience : quelque chose surgit, et nous voilĂ  emportĂ©s. En cause, notre systĂšme de rĂ©action Ă  la menace, avec en particulier l'amygdale. Cette tour de garde qui signale ce qui compte, agrĂ©able ou menaçant, et rĂ©agit en cinquante millisecondes, soit dix fois plus vite que notre facultĂ© de rĂ©flĂ©chir. L'Ă©motion monte alors trĂšs vite, mais elle retombe aussi vite
 si nous ne l'entretenons pas. Notre difficultĂ© d'humains, c'est la pensĂ©e discursive : au lieu de laisser passer la vague, nous nous laissons facilement fasciner et nous mettons Ă  ruminer mentalement – avec une boucle entre le stress du corps et l’anxiĂ©tĂ© de l’esprit ! Or la recherche a repĂ©rĂ© une micro-fenĂȘtre de six Ă  dix secondes oĂč tout se joue. En saisissant l’opportunitĂ© de faire une pause pour nous rĂ©cupĂ©rer, nous pouvons arrĂȘter net ce qui, sinon, aurait cascadĂ© dans une succession d’états intĂ©rieurs. Inscription gratuite Ă  toute la sĂ©rie : https://www.jdmichel.com/ Soutien et abonnement : https://www.jdmichel.tv/

Pour Ă©chapper Ă  cette fascination du pire qui nous est infligĂ©e, il faut revenir au corps. Toute manipulation repose sur un dĂ©tournement d'attention : on capte notre regard, on le fixe sur ce qui blesse, et l'on nous arrache Ă  nous-mĂȘmes. Or le corps est un stabilisateur extraordinaire. DĂšs qu'on retrouve le senti, quelque chose se pose. J'Ă©voque ici la mĂ©thode TIPI, qui consiste Ă  suivre une Ă©motion lĂ  oĂč elle rĂ©sonne physiquement jusqu'Ă  ce qu'elle se dilue ; et la respiration en cohĂ©rence cardiaque, cinq secondes d'inspiration, cinq d'expiration, qui apaise ressentis, rĂ©activitĂ© et pensĂ©es. Nous portons en nous une myriade de ressources capables de nous sortir d'affaire dans presque toutes les situations. Encore faut-il avoir la prĂ©sence d'esprit de les convoquer. Si cette sĂ©rie vous parle ou que vous la trouvez utile, n'hĂ©sitez pas Ă  la partager autour de vous (le shadowbanning sĂ©vit lourdement sur toutes les plateformes...) Inscription gratuite Ă  toute la sĂ©rie : https://www.jdmichel.com/ Soutien et abonnement : https://www.jdmichel.tv/

Vos commentaires sur l'Ă©mission d'hier, oĂč je montrais comment on cherche Ă  nous terroriser et Ă  nous exposer Ă  la haine, ont Ă©tĂ© nombreux et lumineux. Ils confirment cette rĂ©alitĂ© : la conscience de cette rĂ©alitĂ© nous en prĂ©serve dĂ©jĂ  en partie, surtout adossĂ©e Ă  des ressources positives. Une auditrice, VĂ©ronique, l'a dit magnifiquement : l'arbre qui tombe fait plus de bruit que la forĂȘt qui pousse, et une forĂȘt splendide pousse en ce moment mĂȘme. Hier, je vous montrais comment on cherche Ă  prendre en otage notre esprit ; aujourd'hui, je vous propose une premiĂšre clĂ© pour nous en prĂ©server : repĂ©rer les dĂ©clencheurs. Nous sommes pris en tenaille, entre un discours intĂ©rieur qui penche spontanĂ©ment vers la rumination et un Ă©cosystĂšme d'« information » qui oriente nos affects dans une mauvaise direction. Vous ĂȘtes-vous dĂ©jĂ  surpris Ă  basculer, en une heure, d'une humeur au beau fixe vers la tension ou l'amertume ? C'est souvent qu'un dĂ©clencheur, intĂ©rieur ou extĂ©rieur, conscient ou non, a captĂ© votre attention. Comme le prestidigitateur fixe le regard des spectateurs pour agir en-dehors de leur champ de vision, le dĂ©clencheur fascine pour mieux nous manipuler. La parade tient en une observation bienveillante : accueillir ce qui monte en nous sans perdre l'ancrage, et cultiver dĂ©libĂ©rĂ©ment les dĂ©clencheurs positifs. Inscription gratuite Ă  toute la sĂ©rie : https://www.jdmichel.com/ Soutien et abonnement : https://www.jdmichel.tv/

Cette deuxiĂšme semaine de la trousse estivale, je vous prĂ©viens, sera difficile Ă  entendre — elle l'a Ă©tĂ© Ă  prĂ©parer. AprĂšs avoir explorĂ© la vulnĂ©rabilitĂ© endogĂšne de notre cerveau au nĂ©gatif, j'en aborde le pendant exogĂšne : ce dĂ©luge d'informations qui ne vous informe pas, mais qui forme vos convictions et vos rĂ©actions. Je reprends le concept platonicien de théùtrocratie, rĂ©activĂ© par Maffesoli, pour dĂ©crire une scĂšne mĂ©diatico-politique oĂč l'on nous somme d'applaudir ou de trembler au signal. Terroriser, dĂ©signer l'ennemi, renverser les repĂšres, sidĂ©rer : j'en dĂ©monte les ressorts, exemples Ă  l'appui. Puis j'ouvre le travail de la semaine — repĂ©rer nos dĂ©clencheurs, Ă©couter le corps, retrouver l'intuition — pour apprendre Ă  nous prĂ©server de cet empoisonnement mĂ©diatoco-politique. Abonnement & soutien : https://www.jdmichel.tv/store Retrouvez ces stratĂ©gies et bien d'autres dans mon dernier livre "28 Jours de Neuro-Sagesse" : https://www.28jours.com

Ce soir Ă  20 h (heure de Paris), le Dr Édouard Broussalian prĂ©sente l'EncyclopĂ©die IHS en direct — avec, surtout, plusieurs analyses de cas cliniques dĂ©roulĂ©es en temps rĂ©el (et la participation du Dr Daniel Saelens). C'est en accĂšs libre, gratuit, sans inscription : il suffit de cliquer. https://www.youtube.com/watch?v=cByJDSxFZec

Plus d'1h40 d'Ă©change avec Didier Gastaud, qui prĂ©side l'association LUMINAME depuis plus de vingt ans. À partir de « 28 jours de neuro-sagesse », nous avons explorĂ© ce que devient le cerveau lorsqu'on cesse de le confondre avec la conscience : non pas son siĂšge ultime, peut-ĂȘtre, mais un alliĂ© prĂ©cieux pour clarifier notre rapport aux pensĂ©es, traverser les Ă©motions, retrouver une prĂ©sence habitĂ©e. Nous avons parlĂ© du mythe cerveau droit / cerveau gauche, de la joie sans objet, de la gratitude comme pratique qui transforme, de la peur du manque, et de la priĂšre lue Ă  la lumiĂšre des neurosciences. Un dialogue Ă  bĂątons rompus entre science et expĂ©rience, sans rien rejeter a priori ni rien gober. À vous d'en juger.