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LaĂ«titia | Experte naissance physiologiqueđ§đŒ âąCertifiĂ©e et agrĂ©er âïž âąNon Ă la surmĂ©dicalisation âïž âąEnfante sans souffrance & sans complications ŰšŰ„Ű°Ù Ű§ÙÙÙ đ€ČđŒ âąAvec ma prĂ©pa đȘđŒ âą MEN â âą+966536301793
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đž FĂ©licitations Ă cette maman que jâai eu lâhonneur dâaccompagner.
Son tĂ©moignage me rappelle pourquoi je fais ce mĂ©tier, pourquoi je mâinvestis autant auprĂšs des sĆurs, et pourquoi ma façon de travailler peut parfois bousculer.
Je ne serai jamais cette doula qui regarde une maman baisser les bras devant une porte fermĂ©e en lui disant simplement : « Câest comme ça, ma sĆur, place ta confiance en Allah ça allait. »
Oui, je comprends les mamans qui se sentent rĂ©signĂ©es. Celles qui nâont pas les moyens de payer un hĂŽpital respectueux de la physiologie, celles qui ne se sentent pas capables dâaccoucher Ă domicile, celles qui lisent des dizaines de tĂ©moignages traumatisants et finissent par croire quâelles aussi devront forcĂ©ment subir tout cela. Je comprends leur peur, leur Ă©puisement, leur sentiment de nâavoir aucune issue.
Mais pourquoi se rĂ©signer comme si Allah nâĂ©tait plus capable de nous ouvrir une porte ? Comme si les miracles nâexistaient pas ? Comme si la derniĂšre porte fermĂ©e signifiait que nous devions dĂ©sormais accepter lâinacceptable ?
Câest prĂ©cisĂ©ment dans ces moments-lĂ que je veux vous voir vous accrocher Ă Allah. Que je veux vous voir faire des douas, demander pardon, vous lever la nuit pour Lui confier ce dĂ©sir qui vous tient tant Ă cĆur. Et continuer Ă chercher, mĂȘme lorsque vous ne voyez plus de solution.
Combien de sĆurs ont reçu une sadaqa inattendue qui leur a permis de financer un accouchement dans un Ă©tablissement rĂ©putĂ© pour respecter la physiologie ?
Combien ont finalement accouchĂ© Ă domicile alors quâelles en avaient une peur immense ?
Combien ont vu une issue apparaĂźtre lĂ oĂč elles pensaient quâil nây en avait plus ?
Je ne vous raconte pas cela pour vous promettre que tout se dĂ©roulera comme vous le souhaitez. Je vous le rappelle parce que nous ne pouvons pas prĂ©tendre faire confiance Ă Allah tout en dĂ©cidant Ă lâavance quâaucune autre possibilitĂ© nâexiste.
Les portes fermĂ©es ne sont pas toujours lĂ pour nous apprendre Ă renoncer. Parfois, elles nous poussent Ă invoquer davantage, Ă chercher autrement, Ă demander de lâaide et Ă placer notre espoir en Celui qui peut changer notre situation dâune maniĂšre que nous nâavions jamais imaginĂ©e.
Câest aussi pour cela que ma façon de travailler bouscule. Je ne juge pas ces mamans, je les comprends profondĂ©ment. Mais je refuse de banaliser leur rĂ©signation sans au moins les inviter Ă regarder plus loin.
Parce que mon rĂŽle nâest pas seulement de vous prĂ©parer Ă supporter ce qui vous attend. Câest aussi de vous aider Ă prendre conscience de ce que vous pouvez encore entreprendre avant dâaccepter que vous nâavez pas le choix.
Certaines ne comprennent pas mes paroles sur le moment. Puis, un jour, elles reviennent me remercier. Elles comprennent pourquoi jâai insistĂ©, pourquoi je les ai rĂ©veillĂ©es, pourquoi je ne les ai pas laissĂ©es abandonner leurs recherches sans les avoir encouragĂ©es Ă explorer toutes les possibilitĂ©s.
Je ne veux pas ĂȘtre la doula qui vous dit ce que vous voulez entendre pour prĂ©server votre affection ou obtenir un bon commentaire.
Je veux ĂȘtre celle qui vous accompagne avec sincĂ©ritĂ©, mĂȘme lorsque la vĂ©ritĂ© bouscule, parce que cet accouchement, câest vous qui allez le vivre. Pas moi.
Parfois, ce que tu crois impossible aujourdâhui est prĂ©cisĂ©ment ce que tu Le supplieras demain de tâaccorder.
QuâAllah raffermisse nos cĆurs sur le tawhid et nous donne la force de continuer Ă frapper aux portes, mĂȘme lorsque nous nâavons plus la force de croire quâelles peuvent sâouvrir. đ€
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Cette journĂ©e, ce souffle, cette possibilitĂ© de faire mieux quâhier.
Alors, si tu traverses une Ă©preuve qui te donne lâimpression que tout est fini, je veux te rappeler une chose : ne laisse pas la douleur de ce que tu vis te faire oublier la valeur de la vie quâAllah tâaccorde encore.
RelĂšve-toi, mĂȘme lentement. Reviens vers Lui, mĂȘme avec un cĆur brisĂ©. Invoque-Le, mĂȘme si tes mots se mĂ©langent Ă tes larmes. Continue Ă faire le bien, mĂȘme si personne ne voit tes efforts.
Tu nâas pas besoin dâattendre que tout aille mieux pour te rapprocher dâAllah. Tu peux commencer maintenant, au milieu du chaos, au milieu de tes peurs, au milieu de tout ce que tu ne comprends pas encore.
Et si demain nâĂ©tait pas une promesse, mais simplement une possibilitĂ© ?
Alors aujourdâhui, tant que tu respires encore, ne renonce pas Ă devenir la personne que tu espĂšres ĂȘtre lorsque tu te tiendras devant ton Seigneur.
La vie peut basculer en une seconde. Ne remettons pas Ă demain le retour vers Celui auprĂšs de qui nous espĂ©rons trouver lâĂ©ternitĂ©.
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Et je crois que câest peut-ĂȘtre cela, le plus bouleversant : parfois, il faut ĂȘtre confrontĂ© Ă la fragilitĂ© de la vie pour rĂ©aliser Ă quel point nous avons encore des raisons de nous battre.
Non pas de nous battre pour retrouver exactement la vie que nous avions avant, mais pour construire une vie qui ait davantage de sens. Une vie dans laquelle notre cĆur ne soit pas uniquement prĂ©occupĂ© par ce que nous risquons de perdre ici-bas, mais aussi par ce que nous espĂ©rons retrouver auprĂšs dâAllah.
Aujourdâhui, je vis moi-mĂȘme des choses qui me dĂ©passent. Et lorsque lâon traverse des Ă©preuves aussi lourdes au milieu dâun climat de peur, avec des enfants Ă protĂ©ger, entendre les murs trembler sous le bruit des missiles est une rĂ©alitĂ© quâaucun parent ne devrait avoir Ă affronter.
Il y a cette peur que lâon ravale, ces regards que lâon pose sur ses enfants en essayant de rester forte pour eux, ces pensĂ©es qui nous traversent sans que lâon ose toujours les exprimer. Et au milieu de tout cela, il faut continuer. PrĂ©parer Ă manger, prendre soin des siens, rĂ©pondre aux besoins du quotidien, rassurer de petites Ăąmes alors que la nĂŽtre aurait parfois besoin dâĂȘtre rassurĂ©e.
De lâextĂ©rieur, les gens ne voient pas toujours lâampleur de ce que nous traversons. Ils ne savent pas ce qui se passe derriĂšre les portes fermĂ©es, dans le secret de nos maisons et au plus profond de nos cĆurs.
Mais Allah le sait.
Il sait ce que nous supportons. Il sait ce que nous taisons. Il sait les larmes que nous versons lorsque personne ne nous regarde, les peurs que nous essayons de maĂźtriser et les efforts que nous faisons simplement pour tenir jusquâau lendemain.
Et peut-ĂȘtre quâau milieu de ce que nous considĂ©rons comme une catastrophe, il y a aussi des choses que nous ne comprenons pas encore.
Peut-ĂȘtre que certaines Ă©preuves nous obligent Ă ralentir, Ă revoir nos prioritĂ©s, Ă nous dĂ©tacher de ce qui nous Ă©loignait de lâessentiel et Ă revenir vers Celui que nous invoquons lorsque nous nâavons plus personne vers qui nous tourner.
Cela ne signifie pas que la douleur nâexiste pas. Cela ne signifie pas quâil faut prĂ©tendre que tout va bien, ni que chaque souffrance doit ĂȘtre immĂ©diatement transformĂ©e en leçon. Nous avons le droit dâavoir peur, de pleurer, dâĂȘtre Ă©puisĂ©s et de demander de lâaide. La foi nâefface pas toujours les larmes. Parfois, elle nous donne simplement la force de continuer Ă avancer avec elles.
Mais je refuse de croire que tout ce que nous traversons de mal nous Ă©loigne dâAllah. Je veux croire que, mĂȘme au cĆur de cette Ă©preuve, il est encore possible de trouver un chemin vers Lui.
Car au fond, quâavons-nous rĂ©ellement perdu si cette Ă©preuve nous rapproche de notre Seigneur ?
Quâavons-nous perdu si elle nous apprend Ă regarder nos enfants autrement, Ă mesurer la valeur dâune journĂ©e ordinaire, Ă ne plus remettre Ă demain notre repentir, nos priĂšres, notre amour et nos bonnes actions ?
Nous passons tellement de temps Ă vouloir que la vie redevienne comme avant. Mais peut-ĂȘtre que la vraie question nâest pas de savoir si nous retrouverons notre ancienne vie.
Peut-ĂȘtre est-ce de savoir qui nous serons devenus lorsque cette Ă©preuve sera derriĂšre nous.
Serons-nous plus proches dâAllah ? Aurons-nous compris que rien ici-bas ne nous appartient dĂ©finitivement ? Aurons-nous appris Ă aimer davantage, Ă nous accrocher moins Ă ce monde et Ă prĂ©parer plus sĂ©rieusement notre rencontre avec Lui ?
Je ne sais pas ce que demain me rĂ©serve. Personne ne le sait. Et câest prĂ©cisĂ©ment pour cela que je veux essayer de ne plus vivre comme si jâavais une Ă©ternitĂ© devant moi.
Je veux continuer Ă me battre, mais sans oublier pourquoi je me bats. Je veux protĂ©ger mes enfants, mais aussi leur transmettre une foi qui ne sâeffondre pas lorsque le monde autour dâeux tremble. Je veux sortir de mes Ă©preuves, bien sĂ»r, mais je veux surtout quâelles ne soient pas traversĂ©es en vain.
Parce quâau bout du compte, nous ne sommes que de passage. Nous ne savons ni quand, ni oĂč, ni comment notre heure viendra. Mais nous avons encore aujourdâhui.
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Parfois, la vie tâamĂšne dans des endroits si sombres que tu ne sais mĂȘme plus comment retrouver la lumiĂšre.
Les Ă©preuves sâaccumulent, les problĂšmes sâenchaĂźnent, ton cĆur sâĂ©puise en silence et tu as cette impression terrible que tout ce que tu as construit est en train de sâeffondrer.
Tu essaies de tenir debout, de protĂ©ger les tiens, de continuer Ă avancer, alors quâau fond de toi, tu es Ă bout. Personne ne voit rĂ©ellement ce que tu portes. Personne ne mesure le poids de tes nuits, la violence de tes pensĂ©es, les larmes que tu retiens pour ne pas inquiĂ©ter ceux qui comptent sur toi.
Et parfois, tu te sens tellement seule face Ă ce que tu traverses que tu finis par te demander combien de temps encore tu vas pouvoir tenir.
Puis, au milieu de tes propres tempĂȘtes, la mort vient frapper Ă quelques kilomĂštres de toi.
Elle emporte des mamans, des papas, des tatas, des tontons⊠Des personnes qui, quelques instants plus tÎt, étaient encore là .
Elles pensaient peut-ĂȘtre Ă leurs enfants, Ă leurs projets, Ă ce quâelles feraient demain. Elles avaient des choses Ă terminer, des paroles Ă prononcer, des bras Ă serrer, des rĂȘves Ă rĂ©aliser. Elles aussi pensaient avoir encore du temps. Et puis, en une fraction de seconde, tout sâarrĂȘte.
Leurs proches, eux, restent lĂ , face Ă un vide quâaucun mot ne pourra combler. Des enfants grandiront avec une absence. Des familles apprendront Ă vivre avec une chaise vide, une voix quâelles nâentendront plus, un numĂ©ro quâelles ne pourront plus appeler.
Et toi, tu réalises à quel point la vie tient à peu de chose. à quel point nous pouvons nous coucher en pensant à demain sans savoir si ce demain nous appartient réellement.
Et cette réalité te traverse de part en part.
Tu regardes tes propres épreuves différemment. Tu ne minimises pas ta douleur, parce que ce que tu vis reste difficile, parfois insupportable.
Mais quelque chose change Ă lâintĂ©rieur de toi. Tu comprends que tu es encore lĂ . Que malgrĂ© tout ce qui tâa brisĂ©e, malgrĂ© la fatigue, les inquiĂ©tudes, les nuits sans repos et les combats que personne ne connaĂźt, tu respires encore.
Tu as encore la possibilitĂ© dâembrasser tes enfants, de leur dire que tu les aimes, de demander pardon, de rĂ©parer ce qui peut lâĂȘtre, de changer, de te rapprocher de ton Seigneur et de reprendre le chemin que tu avais presque abandonnĂ©.
Et soudain, une question devient plus importante que toutes les autres : si ma vie devait sâarrĂȘter aujourdâhui, quâest-ce que jâaurais prĂ©parĂ© pour rencontrer Allah ?
Pas ce que jâaurais achetĂ©. Pas ce que jâaurais accumulĂ©. Pas ce que les gens auraient pensĂ© de moi. Mais ce que jâaurais rĂ©ellement fait de ma vie.
Les priĂšres que jâaurais prĂ©servĂ©es, les pĂ©chĂ©s que jâaurais essayĂ© de dĂ©laisser, les cĆurs que jâaurais rĂ©parĂ©s, les bonnes Ćuvres que jâaurais accomplies, lâamour que jâaurais donnĂ© et le bien que jâaurais semĂ© sur cette terre.
Et là , quelque chose se réveille.
Tu comprends que tu as peut-ĂȘtre passĂ© tellement de temps Ă pleurer ce qui tâĂ©chappait que tu en as oubliĂ© ce qui Ă©tait encore entre tes mains. Tu as tellement regardĂ© les portes qui se fermaient que tu nâas plus vu celles que tu pouvais encore pousser.
Tu as tellement eu peur de perdre ta vie telle que tu la connaissais que tu as oubliĂ© de te demander ce que tu voulais faire du temps quâAllah tâaccorde encore.
Alors tu respires. Tu essuies tes larmes. Non pas parce que tout va mieux, non pas parce que tes problĂšmes ont disparu, mais parce que tu comprends que tu ne peux pas laisser tes Ă©preuves te voler jusquâĂ lâenvie de te relever.
Tu es encore lĂ . Et tant que tu es lĂ , tu peux encore revenir vers Allah.
Tu peux encore changer. Tu peux encore te repentir. Tu peux encore devenir cette personne que tu as toujours voulu ĂȘtre. Tu peux encore aimer davantage, pardonner, faire le bien, transmettre le meilleur Ă tes enfants et donner un sens Ă ce que tu traverses.
Il nâest pas trop tard.
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Attention les sistas je clĂŽture demain matin Ă 10h20 heure saoudienne incha Allah
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đ€ Tu as prĂ©parĂ© ton accouchement avec moi et tu as aimĂ© ton expĂ©rience ?
Alors pense Ă une maman de ton entourage qui pourrait, elle aussi, avoir besoin dâĂȘtre accompagnĂ©e et de savoir exactement Ă quoi sâattendre le jour J.
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« Câest naturel, on nâa pas besoin de doula. » â€ïž
Jâai entendu cette phrase plusieurs fois, et je comprends ce quâelle veut dire.
Oui, accoucher est naturel.
Oui, allaiter est naturel.
Oui, un bĂ©bĂ© va apprendre naturellement Ă marcher, Ă parler, Ă mangerâŠ
Mais parfois, je me demande si on ne confond pas « naturel » avec « facile », ou pire, avec « quelque chose pour lequel on nâa besoin dâaucune aide ».
Pourtant, dans tellement de domaines de notre vie, on accepte naturellement dâĂȘtre accompagnĂ©s.
Une maman peut avoir besoin dâaide pour son allaitement parce quâelle pense ne pas avoir assez de lait.
Un enfant peut avoir besoin dâun orthophoniste alors que parler est pourtant naturel.
On peut découvrir un diabÚte ou un problÚme de cholestérol alors que notre corps fonctionne pourtant naturellement.
Et personne ne trouve Ă©trange de demander de lâaide.
Alors pourquoi lâaccouchement devrait-il ĂȘtre diffĂ©rent ? đ€
Accoucher est naturel, oui.
Mais une naissance naturelle peut aussi rencontrer des difficultés.
Le corps peut faire quelque chose de merveilleux et, malgrĂ© tout, avoir besoin dâaide Ă un moment donnĂ©.
Et câest peut-ĂȘtre justement lĂ que lâaccompagnement prend tout son sens.
Pas pour nous faire peur.
Pas pour nous retirer notre confiance.
Pas pour nous faire croire que notre corps est incapable.
Mais pour nous aider Ă comprendre ce qui se passe, Ă nous prĂ©parer, Ă reconnaĂźtre ce qui est normal⊠et parfois Ă reconnaĂźtre ce qui ne lâest plus.
On mâa racontĂ© lâhistoire dâune sĆur en Ăgypte qui est malheureusement dĂ©cĂ©dĂ©e lors de son accouchement Ă domicile.
DâaprĂšs ce qui mâa Ă©tĂ© racontĂ©, plusieurs doulas lui auraient expliquĂ© que, compte tenu de son Ă©tat clinique, ce projet nâĂ©tait pas adaptĂ© Ă sa situation. MalgrĂ© cela, elle aurait choisi de poursuivre son projet dâaccouchement Ă domicile.
QuâAllah lui fasse misĂ©ricorde et accorde Ă©normĂ©ment de patience Ă sa famille. đ€
Je prĂ©cise avec beaucoup de pudeur que je ne connais pas personnellement cette sĆur ni tous les dĂ©tails mĂ©dicaux de son histoire. Je ne voudrais donc jamais utiliser son dĂ©cĂšs pour juger sa famille ou prĂ©tendre connaĂźtre exactement ce qui aurait pu ĂȘtre Ă©vitĂ©.
Mais cette histoire mâa fait rĂ©flĂ©chir.
Parce que parfois, Allah nous enseigne Ă travers des histoires qui nous bouleversent.
Et peut-ĂȘtre que la leçon nâest pas de choisir entre le naturel et la science.
Peut-ĂȘtre que la leçon est de comprendre quâAllah nous a donnĂ© notre corps, mais quâIl nous a aussi donnĂ© la raison, la connaissance et des personnes capables de nous accompagner.
Faire confiance Ă son corps ne devrait pas vouloir dire refuser toute aide.
Vouloir un accouchement physiologique ne devrait pas vouloir dire refuser la science.
Vouloir allaiter ne devrait pas vouloir dire avoir honte de demander de lâaide.
Et accepter une intervention mĂ©dicale lorsque câest nĂ©cessaire ne signifie pas avoir « Ă©chouĂ© ».
On peut profondĂ©ment faire confiance Ă la crĂ©ation dâAllah tout en prenant les moyens quâIl nous a donnĂ©s. đ€
Alors peut-ĂȘtre quâau lieu de dire :
« Câest naturel, je nâai besoin de personne. »
On pourrait simplement se dire :
« Câest naturel⊠et justement, jâai envie de comprendre, dâapprendre et dâĂȘtre bien accompagnĂ©e. » â€ïž
Parce quâĂȘtre accompagnĂ©e ne signifie pas ĂȘtre faible.
Parfois, câest simplement prendre soin de soi et de son bĂ©bĂ© avec encore plus de conscience. đ·
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Je partage trĂšs rarement des comptes ici, et si je le fais aujourdâhui, câest vraiment parce que câest une personne qui compte Ă©normĂ©ment pour moi. đ€
Câest une amie trĂšs proche de moi depuis de nombreuses annĂ©es, et je connais son travail, sa passion et tout lâamour quâelle met dans ce quâelle fait. đ„č
Elle crĂ©e de magnifiques doudous et poupĂ©es 100 % faits main, avec Ă©normĂ©ment de soin et de douceur. đ§žđȘĄ Et franchement, si vous cherchez un joli cadeau de naissance, un cadeau pour un enfant ou simplement un petit doudou unique et personnalisĂ©, allez jeter un Ćil Ă son compte. đ€
En ce moment, elle traverse une pĂ©riode particuliĂšrement difficile et elle a vraiment besoin de faire fonctionner son activitĂ©. Alors aujourdâhui, jâai envie de lui donner un petit coup de pouce.
Si vous pouvez commander, partager son compte, parler dâelle autour de vous ou simplement lui laisser un petit mot, faites-le. đ„čđ€ MĂȘme une petite commande ou un simple partage peut faire une vraie diffĂ©rence pour elle.
Et puis regardez-moi ces petites merveilles⊠đđ§ž On est clairement dans le thĂšme des naissances ici, alors si vous avez une future maman dans votre entourage, pensez Ă elle pour un cadeau vraiment original et fait avec amour. đđ€
Je compte sur vous pour lui donner de la force et faire fonctionner cette belle entraide. đ«¶đŒ
Allez découvrir son travail :
https://www.instagram.com/minimouslim?igsi=MTlmaGFlcjN5b2hnYw==
QuâAllah mette de la baraka dans son activitĂ© et lui facilite cette pĂ©riode. đ€ČđŒđ€
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Parce que nous ne savons pas ce que cette femme vit derriÚre son écran.
Nous ne savons pas depuis combien de temps elle tient.
Nous ne savons pas combien de fois elle a pleuré seule.
Nous ne savons pas combien de nuits elle a passées à demander à Allah de lui donner la force de continuer.
Et surtoutâŠ
Nous ne savons pas Ă quel point elle est dĂ©jĂ proche de sâeffondrer.
Alors mes sĆursâŠ
Quand vous voyez une femme Ă terre, ne vous contentez pas de lui dire :
« Patiente. »
Prenez-lui la main.
Accompagnez-la.
Montrez-lui COMMENT patienter.
Donnez-lui des exemples concrets.
Expliquez-lui ce quâelle peut mettre en pratique dans sa journĂ©e.
Apprenez-lui comment faire le dhikr lorsquâelle nâarrive mĂȘme plus Ă rĂ©flĂ©chir.
Expliquez-lui comment faire lâistighfar lorsque son cĆur est tellement lourd quâelle nâarrive plus Ă prononcer les mots.
Rappelez-lui Allah avec douceur.
Conseiller quelquâun ne signifie pas simplement lui donner une information.
Parfois, conseiller quelquâun, câest sâasseoir Ă cĂŽtĂ© de lui alors quâil est Ă terre et lui dire :
« Je reste là . RelÚve-toi doucement. On va avancer ensemble. »
Parce quâune personne qui est dĂ©jĂ Ă©corchĂ©e et qui saigne nâa pas besoin quâon vienne gratter sa plaie.
Elle a besoin quâon lâaide Ă cicatriser.
Et je crois que nous avons besoin de beaucoup plus de miséricorde entre nous.
Beaucoup plus de douceur.
Beaucoup plus dâamour.
Parce que les épreuves deviennent lourdes.
Les injustices sont partout.
La mĂ©chancetĂ© est devenue tellement banale quâelle finit presque par nous sembler normale.
Et si, au milieu de tout cela, nous ne sommes mĂȘme plus capables de nous faire misĂ©ricorde entre nousâŠ
Alors quâavons-nous rĂ©ellement compris de notre religion ?
Ne regarde jamais une sĆur de haut parce quâaujourdâhui tu es ferme dans une chose oĂč elle est faible.
Ne te sens jamais Ă lâabri grĂące Ă ton voile, Ă tes connaissances, Ă tes adorations ou Ă la fermetĂ© que tu penses avoir.
Parce que demain, Allah peut tâĂ©prouver exactement lĂ oĂč tu pensais ĂȘtre invincible.
Et peut-ĂȘtre quâun jour, tu te retrouveras toi aussi Ă terre.
Et câest peut-ĂȘtre seulement Ă ce moment-lĂ que tu comprendras pourquoi un rappel doit ĂȘtre donnĂ© avec douceur.
Pourquoi une parole peut sauver quelquâunâŠ
Et pourquoi une parole, prononcĂ©e sans sagesse, peut achever quelquâun qui Ă©tait dĂ©jĂ en train de se battre pour ne pas sombrer.
Alors soyons plus douces.
Soyons plus miséricordieuses.
Apprenons Ă nous relever les unes les autres.
Parce quâau fond, nous sommes toutes en train dâapprendre.
Toutes en train de tomber.
Toutes en train de nous relever.
Et toutes, dâune maniĂšre ou dâune autreâŠ
en train dâapprendre Ă patienter.
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Il y a encore quelques temps, je ne savais pas réellement ce que voulait dire patienter.
Et pourtant⊠des Ă©preuves, jâen ai vĂ©cues.
Cela fait bientĂŽt 14 ans que je suis musulmane. Et avec le recul, je rĂ©alise quâil y a Ă©normĂ©ment de choses que je nâavais jamais comprises sur la patience, les Ă©preuves, la foi⊠jusquâĂ ce que Allah me les fasse comprendre.
Quand je me suis convertie Ă lâIslam, on mâa beaucoup parlĂ© de sa beautĂ©. De ses bienfaits. De la paix quâelle apporte. De la priĂšre, du Coran, du tawhid, du voile, des bonnes ĆuvresâŠ
Mais on ne mâavait pas vraiment parlĂ© de ce que cela pouvait ĂȘtre de devoir tenir debout quand la dounya te met Ă genoux.
On ne mâavait pas expliquĂ© que ta foi serait Ă©prouvĂ©e.
Que parfois tu ferais tout ce qui est en ton pouvoir pour faire le bien, prĂ©server ton foyer, protĂ©ger tes enfants, aider ton mari, rester une bonne musulmane, rester douce⊠et que malgrĂ© tout, certaines Ă©preuves viendraient quand mĂȘme frapper Ă ta porte.
Jâai vĂ©cu des choses difficiles.
Jâai dĂ©jĂ partagĂ© ici une partie de mon enfance, de mon histoire, des blessures que jâai portĂ©es, des injustices, de la pauvretĂ©, des problĂšmes de santĂ©, des calomnies, de la sorcellerie, des Ă©preuves familialesâŠ
Et pendant tout cela, il fallait continuer.
Travailler.
Tenir son foyer.
Ătre une mĂšre.
Ătre une Ă©pouse.
Ătre prĂ©sente pour les autres.
Soutenir des femmes.
Les encourager.
Leur parler de leurs droits.
Leur dire de se relever.
Leur rappeler leur valeur.
Et surtout⊠ne rien laisser paraßtre.
Sourire.
Ătre motivante.
Ătre inspirante.
Donner de la force aux autres alors que parfois, intĂ©rieurement, je nâen avais plus beaucoup.
Câest difficile de remplir le verre de tout le monde quand ta propre coupe est vide.
Câest difficile de donner quand toi-mĂȘme, tu ne reçois presque rien.
Et cette page mâa Ă©normĂ©ment aidĂ©e.
Parce quâici, je pouvais parler.
Je pouvais déposer un peu de ce que je portais.
Ăcrire mes Ă©preuves me permettait de ne pas les porter entiĂšrement seule.
Ăa mâa permis de tenir.
Ăa mâa permis de patienter.
Puis un jour, jâai arrĂȘtĂ© de travailler.
Et quelque chose a changé.
Je me suis retrouvée davantage seule avec mes épreuves.
Jâai beaucoup moins parlĂ©.
Pas parce que je ne vous aime plus.
Pas parce que je nâai plus envie dâĂ©changer avec vous.
Mais parce que je me suis habituée à la solitude.
Je me suis habituée à tout garder.
Ă essayer de me rapprocher de mon Seigneur dans le silence.
Et lorsque je partageais certaines de mes Ă©preuves ici, je recevais souvent les mĂȘmes rappels en privĂ© :
« Patiente. »
« Il vaut mieux ne pas parler de tes épreuves. »
« Fais preuve dâune belle patience. »
« Ne te plains pas. »
Et Ă force de recevoir ces rappels, quelque chose mâa frappĂ©e.
Jâai rĂ©alisĂ© que moi-mĂȘme⊠je ne savais pas rĂ©ellement ce que signifiait patienter.
Je ne savais pas oĂč Ă©tait la limite.
Est-ce que patienter signifie tout garder pour soi ?
Est-ce que jâai le droit de pleurer ?
Est-ce que jâai le droit de dire que je nâen peux plus ?
Est-ce que jâai le droit de demander de lâaide ?
Ă quel moment dois-je parler ?
à quel moment dois-je me protéger ?
Ă quel moment dois-je accepter ?
Ă quel moment dois-je me relever ?
Et surtoutâŠ
JusquâoĂč dois-je aller pour pouvoir dire que jâai patientĂ© ?
Je vous raconte tt ça parce que je pense quâil y a une rĂ©alitĂ© dont nous devons prendre conscience.
Autour de nous, il y a Ă©normĂ©ment de sĆurs ignorantes.
Et je parle aussi de moi.
Ce nâest pas parce quâune sĆur parle de tawakul, porte le voile lĂ©gifĂ©rĂ©, pratique depuis dix ans, partage des rappels ou semble extĂ©rieurement ferme dans sa religion quâelle est une savante.
Et mĂȘme lorsquâon a appris beaucoup de choses, nous restons des ĂȘtres humains.
Je me considĂšre personnellement ignorante.
Jâai eu la chance de lire beaucoup de rappels, beaucoup de livres, dâapprendre certaines choses⊠mais je ne suis que un petit poisson dans un immense ocĂ©an de savoir.
Aucune dâentre nous ne devrait avoir la prĂ©tention de regarder une autre de haut
