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link.kompektiva.org/@anarchistfront Front Anarchiste (Iran et Afghanistan) – Chaîne française Cette chaîne propose des nouvelles et des analyses basées sur les publications en persan du Front Anarchiste, actif en Iran et en Afghanistan.
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🏴🚩 L’AVENIR POLITIQUE DE L’IRAN : ANALYSE DANS UNE PERSPECTIVE ANARCHO-SYNDICALISTE
Auteur : Hasse-Nima Golkar
Traduit de l'indonésien vers le français et publié sur le fb de Christophe Ennajoui
Texte initialement publié mardi 24 mars
Les développements géopolitiques récents au Moyen-Orient, en particulier l’escalade des tensions militaires impliquant les États-Unis, Israël et la République islamique d’Iran, soulèvent des questions importantes concernant l’avenir politique de l’Iran ainsi que la stabilité régionale.
Cet article de recherche analyse les orientations possibles de l’évolution politique de l’Iran en situation de guerre à travers le prisme théorique de l’anarcho-syndicalisme. Cette étude explore plusieurs scénarios, notamment la consolidation du pouvoir au sein des institutions militaro-sécuritaires, le maintien de la structure politique actuelle, ainsi que l’émergence de crises internes.
En outre, cette recherche prend également en compte la possibilité de conflits civils, de fragmentation des élites, ainsi que les implications plus larges sur la dynamique des rapports de force régionaux.
L’escalade du conflit militaire impliquant l’Iran et des acteurs extérieurs constitue l’une des crises géopolitiques les plus significatives du Moyen-Orient contemporain. Les opérations militaires à grande échelle visant des infrastructures stratégiques soulèvent de sérieuses interrogations quant à la stabilité des institutions politiques ainsi qu’au potentiel de transformation de l’ordre régional. Toutefois, analyser l’avenir politique de l’Iran uniquement à travers le cadre de la rivalité interétatique ne fournit qu’une compréhension partielle.
Une perspective critique, en particulier l’anarcho-syndicalisme, met l’accent sur le rôle des structures étatiques, des organisations sociales et des dynamiques de classe dans la formation des résultats politiques.
Le lancement de la seconde opération militaire conjointe entre les forces armées des États-Unis (Epic Rage) et d’Israël (Roaring Lion), ainsi que les bombardements intensifs, destructeurs et meurtriers qui se poursuivent depuis le 28 février 2026 jusqu’à présent, n’ont toujours pas réussi à contraindre le gouvernement islamique au pouvoir en Iran à capituler. Il est possible qu’ils n’aient pas anticipé que ce régime ne serait pas aussi facilement et rapidement contraint d’abandonner le pouvoir sans le déploiement de milliers de soldats d’infanterie sur le champ de bataille, même après l’élimination d’Ali Khamenei et de nombreuses autres figures importantes au sein du gouvernement.
Ce que l’on peut observer dans les rues des villes iraniennes est une forme d’état d’urgence militaire dissimulé, imposé par le « Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) » et son aile de soutien, le « Basij », afin de prévenir toute possibilité de manifestations ou d’insurrections dans les rues. Par conséquent, dans les conditions actuelles :
a) Un scénario tel qu’un coup d’État classique, reposant sur une coopération entre l’armée et une partie des politiciens opportunistes, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, peut-il être envisagé ?
b) La probabilité d’une guerre civile à grande échelle à court terme est-elle élevée ?
c) Une insurrection armée populaire visant à renverser l’ensemble du système de la République islamique est-elle possible ?
1⃣ Probabilité de trois scénarios réels mais complexes dépendant des conditions actuelles de guerre :
a) Concentration du pouvoir entre les mains de l’armée
Dans de nombreux pays en situation de guerre extérieure, les forces militaires tendent à prendre un contrôle politique accru. En Iran, le Corps des gardiens de la révolution ne dispose pas seulement d’une puissance militaire, mais également de vastes structures économiques et sécuritaires, ainsi que de réseaux politiques au sein du gouvernement. En conséquence, l’État peut, en pratique, être dirigé comme un État militaro-policier sans qu’un coup d’État ne soit officiellement déclaré, une situation qui s’apparente à un « coup d’État doux de l’intérieur du système ».
⚠️Nouvelles reçues d'Iran⚠️
(publiées hier mardi 24/03)
Même en ce moment, les agents du régime n'arrêtent pas de réprimer le peuple.
Dans un cas, un témoin oculaire rapporte qu'une trentaine d'agents masqués et armés ont débarqué dans un appartement, cassé les portes, dégradant la propriété et faisant énormément de bruit, hurlant des insultes pour intimider et terroriser et ont brutalement arrêté les membres de la famille qui vivaient là. Quand les voisins ont réagi et protesté, ils les ont menacé avec leurs armes à feu.
Beaucoup de soutiens du régime continuent d'arrêter les rues et d'installer une présence menaçante dans l'espace urbain.
Des affrontements avec la population sont rapportés et insistent sur le rôle répressif de ces groupes. Des messages circulent en continu pour menacer les citoyen·nes de répression et d'élimination.
Les inquiétudes sont profondes en ce qui concerne le rôle de celles et ceux arrêté•es et disparu•es dans les mains du régime et de ses soutiens, tout comme c'est aussi le cas pour celles et ceux détenu•es depuis le soulèvement de Dey 1404 (décembre 2025 - janvier 2026).
Dans le contexte d'une coupure généralisée d'Internet, les actes judiciaires visant à réprimer la population sont publiés et exécutés plus rapidement qu'à l'accoutumée et à une échelle plus large encore.
Plusieurs cas d'exécutions à Qom et Ilam, la répression brutale des prisonnier•es à Chabahar, ne sont que quelques expressions qui nous sont parvenues en dépit de l'obscurité communicationnelle de cette répression généralisée.
L'ambiance sociale est devenue très bizarre et les relations sociales se dégradent à vue d'œil. Une partie de la population est comme séparée de ses sentiments réels, profonds. Tout est fait pour prétendre qu'il n'y a pas de peur de la guerre ou de danger qui menace les gens ordinaires.
La possibilité d'exprimer du doute, du désarroi ou même de porter le deuil pour les civil•es tué•es est extrêmement limitée, de crainte de se voir étiqueté•e comme soutiens du régime ou membre de l'axe de résistance.
Dans un tel contexte, les voix indépendantes qui refusent et la République Islamique et la monarchie, et "l'axe de la résistance" et la guerre, sont renvoyées aux marges. Il semble que la situation actuelle ait été dessinée sous influence de la propagande médiatique.
Une partie de la société, influencée par le narratif et les promesses de boutiques comme Iran International [chaîne monarchiste très suivie] et Manoto (émission de télé populaire) et bien sûr sous le coup de la désespérance provoquée par la répression brutale du régime, a pu voir l'intervention étrangère comme une solution ; une solution qui, depuis, a toutefois clairement perdu de son attrait, car beaucoup des attentes créées dans la population par les analyses et les prévisions de ces médias restent toujours du domaine du fantasme.
Les gens qui se sont distancés des médias de la République Islamique en raison de leurs mensonges haineux et stupides, en l'absence de médias indépendants et leur silence, ont été orientés vers ce genre de boutiques. Mais on espère que la vacuité enfin exposée de leurs revendications et leur description simpliste du changement de régime et de la révolution agira comme un électrochoc sur la société.
Les recherches sur les conséquences environnementales et en santé publique de la guerre montrent que les dommages vont bien au-delà des victimes directes : contaminations des sols et de l'eau, destructions des écosystèmes, crises sanitaires sur des générations. La guerre Iran-Irak a laissé derrière elle des millions de mines antipersonnelles qui continuent de tuer jusqu'à aujourd'hui. Cette guerre-ci menace de détruire à une échelle bien plus grande.
🔹L'analyse anarchiste n'est pas une analyse abstraite. C'est ce que nous vivons en ce moment même.
La concentration du pouvoir dans les structures étatiques et le monopole de la violence organisée produit la destruction systématique, pas seulement de l' "ennemi" mais aussi du peuple qui vit dans les territoires controlés par ce même État. Se reposer sur l’État pour sa sécurité est devenu un danger structurel.
La République Islamique met en danger son propre peuple depuis 47 ans. Maintenant, les États qui l'attaquent complètent cette destruction.
En attendant, une alerte de sécurité : les camarades en Iran doivent avoir connaissance du fait que des acteurs proches du régime utilisent des pubs suspicieuses sur Telegram pour pirater les utilisateurs et utilisatrices pour accéder à leurs appareils. Ne cliquez pas sur ces publicités. Ne les ouvrez pas. Votre sécurité digitale, c'est votre sécurité physique.
🔸Notre position est et reste claire :
Nous ne voulons pas de la République Islamique. Nous ne voulons pas des bombes étasuniennes et israéliennes. Nous ne voulons pas de la restauration de la monarchie. Nous voulons que le peuple d'Iran, les travailleuses et les travailleurs, les femmes, les minorités nationales, celles et ceux qui s'organisent et celles et ceux qui ne s'organisent pas, que ce peuple puisse déterminer son propre futur, sans intervention extérieure et sans un nouveau maître pour remplacer l'ancien.
Les gens en Iran n'ont pas choisi cette guerre. Ils et elles la paient de leur vie, de leurs infrastructures et de leur futur. Cette dette est celle des États qui mènent cette guerre. Chacun de ces États.
Non à la guerre impérialiste et au terrorisme d'État !
Non à la criminelle République Islamique !
Ni Mollah ni Shah !
Femme, Vie, Liberté !
Front Anarchiste, le 23 mars 2026
🔥 La terre brûlée : les États détruisent l'Iran par-dessus et par en-dessous
Communiqué du Front Anarchiste
Nous sommes maintenant au 23ème jour de guerre. Et c'est de pire en pire.
Donald Trump a publié un ultimatum de 48 heures : ouvrez le détroit d'Ormuz ou je frappe les centrales électriques d'Iran. À l'heure où nous écrivons ces mots, il reste moins de 15 heures. La République Islamique refuse de plier. La chaîne israélienne Kan (Channel 11) rapporte que Netanyahou se tient prêt à donner l'ordre de frapper les infrastructures énergétiques au moment où le délai est atteint.
Ce qui a commencé par des frappes sur des cibles militaires et sécuritaires est tout autre désormais : une destruction systématique de l'infrastructure civile dont dépendent 90 millions de personnes. Électricité. Eau. Hôpitaux. Les conditions de base pour la vie même.
🔸La terre brûlée promise par le régime depuis toujours, apportée par un autre.
Depuis des années, la République Islamique a menacé de laisser derrière elle une terre brûlée si jamais elle venait à etre renversée. Tout détruire plutôt que de laisser le peuple vivre libéré de son joug. Aujourd'hui, par l'effet combiné des frappes étasuniennes et israéliennes et de la décision du régime lui-même de fermer le détroit d'Ormuz, cette terre brûlée est désormais notre réalité. Pas une conséquence de la révolution, mais une conséquence de ce que les États font en permanence : détruire la vie des gens ordinaires pour défendre leurs intérêts propres.
Trump l'a dit clairement : il ne recherche pas le changement de régime. Il dit que l'Iran doit payer pour les 47 ans de politiques de la République Islamique. Netanyahou, quant à lui, dit que c'est aux iranien•nes de faire elles et eux-mêmes leur révolution. Son boulot à lui, c'est d'éliminer la menace qui pèse sur Israël. Washington et Tel Aviv n'agissent que selon leurs intérêts nationaux. Les médias de l'opposition monarchiste qui nous ont bassiné des semaines entières à nous raconter que ces bombes étaient des cadeaux de libération se sont tus. Leur crédibilité s'effondre en même temps que les infrastructures civiles.
C'est ce que nous disions depuis toujours. Les États ne libèrent pas le peuple. Ils ne servent qu'eux-mêmes. Ca vaut le coup de comprendre précisément comment les États-Unis peuvent couper le courant à tout un pays. Une des méthodes les mieux documentées, c'est la bombe au graphite (particulièrement la BLU-114/B), une arme qui n'est pas prévue pour détruire de façon permanente une infrastructure mais pour la rendre inopérante. Cette bombe relâche un nuage de filaments de graphite chimiquement traité et extrêmement fins. Quand ces fibres conductrices entre en contact avec des équipements à haute tension qui ne sont pas isolés (des transformateurs, des lignes électriques, des stations électriques), elles occasionnent des court-circuits et des arcs électriques et plongent des régions entières dans l'obscurité. Ce n'est pas une arme récente. Pendant la 1ère guerre du Golfe, en 1991, on estime que ces munitions ont incapacité près de 85% des capacités électriques de l'Irak. En 2003, elles ont été de nouveau utilisées pour paralyser des stations de transformation électrique dans tout l'Irak. La station de 400Kw de Nassiriyya n'a pas fourni d'électricité pendant 30 jours. Les États-Unis ont utilisé cette arme à deux reprises contre un pays voisin. Le réseau électrique iranien est désormais clairement dans la ligne de mise de Trump. Les gens qui s'apprêtent à vivre dans le noir ne sont pas des généraux. Ce sont des patient•es branché•es sur des respirateurs. Des nouveaux-nés dans des couveuses. La destruction du réseau électrique, des systèmes d'acheminement de l'eau et des infrastructures médicales tue. De façon indirecte, certes, mais tout aussi assurément. Par le manque de capacités des hopitaux, les ruptures d'approvisionnement en médicaments et l'effondrement du système de santé y compris à ses niveaux les plus basiques.
🔥La terre brûlée : les États détruisent l'Iran par-dessus et par en-dessous
Communiqué du Front Anarchiste
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[Message du traducteur : deux textes ont été publiés vendredi dans de multiples langues par le Front Anarchiste, à propos de Nowruz, le nouvel an perse (tradition célébrée par de nombreux peuples d'Asie centrale et du Caucase). Je n'aurais pas le temps de les traduire mais vous pouvez les retrouver en farsi, en anglais et dans de multiples autres langues sur les canaux du Front Anarchiste.
En anglais :
https://t.me/AnarchistFront_English
En farsi :
https://t.me/AnarchistFront
Mais aussi en indonésien, en italien, en turc, en kurde sorani etc...
Bonne lecture]
🐶 Arrêtons d'associer les animaux à des étiquettes qu'ils ne méritent pas !
Par Hasse-Nima Golkar
Avant toute chose, il faut faire attention à comment nous parlons des animaux. Les recherches en éthologie et en comportement animal montrent que le comportement animal est principalement orienté par les instincts, les mécanismes de l'évolution et, dans une certaine mesure, par l'apprentissage.
À la différence des humains, les animaux ne possèdent pas de systèmes moraux conscients. Pour cette raison, la philosophie morale et les systèmes juridiques ne considèrent pas les animaux comme moralement ou légalement responsables de leurs actes.
En conséquence, attribuer des caractéristiques morales humaines aux animaux, en les disant trompeur, déloyaux, stupides, menaçants, est scientifiquement faux.
De telles expressions et façons de parler peuvent provoquer des perceptions biaisées sur les animaux et détourner sans le vouloir l'attention de la responsabilité morale des êtres humains en projetant des attitudes humaines sur les animaux.
Pour cette raison, il est préférable de parler avec davantage de prudence et de justesse, et éviter d'associer des étiquettes humaines négatives aux animaux.
Pensez-y (en référence à la vidéo) :
- un chien n'est pas une insulte.
- un chat n'est pas ingrat ou ne manque pas de loyauté.
- un renard n'est pas rusé/trompeur.
- une vache n'est pas stupide.
- un âne n'est pas têtu.
- une chouette n'est pas une mauvaise augure
- un corbeau n'est pas annonciateur de mauvaises nouvelles...
Dans ce monde, seul•es les humain•es sont capables de charrier de tels traits de caractère. Faisons donc preuve de davantage d'esprit dans nos paroles et arrêtons d'associer les animaux à des étiquettes qu'ils ne méritent pas !
🐶 Arrêtons d'associer les animaux à des étiquettes qu'ils ne méritent pas !
Par Hasse-Nima Golkar
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#AtheistDay #March23
#23Mars #JournéedelAtheisme
NORMALISONS L'ATHÉISME !
Dans 13 pays islamiques, être athée est passible de peine capitale :
1. Afghanistan
2. Iran
3. Malaisie
4. Maldives
5. Mauritanie
6. Nigeria
7. Pakistan
8. Qatar
9. Arabie Saoudite
10. Somalie
11. Soudan
12. Émirats Arabes Unis
13. Yémen
Dans plusieurs autres pays, la peine capitale n'est pas formellement inscrite dans les codes pénaux, mais les athées et les humanistes sont assassiné•es par des extrémistes religieux sur la base de leur foi islamique.
✍
Salut,
Si vous lisez ce message, c'est signe que je ne suis plus de ce monde. Eh, soyez pas tristes,
Je vais bien, je n'ai pas de regrets. Je suis mort en faisant ce que je pensais être la chose à faire : défendre les faibles et restez fidèles à mes idéaux de justice, d'égalité et de liberté.
Donc, en dépit de mon départ prématuré, ma vie a été un succès et je suis à peu près sûr que je suis parti avec le sourire aux lèvres. Je n'aurais pas pu demandé mieux.
Je vous souhaite le meilleur et j'espère que vous aussi un jour, vous déciderez de donner votre vie pour les autres (si vous ne l'avez pas déjà fait). Parce que c'est que comme ça que le monde peut changer.
Seulement en dépassant l'individualisme et l'égoïsme qui réside en chacun de nous, seulement ainsi on pourra faire la différence.
Les temps sont durs, je sais, mais ne vous laissez pas aller à la résignation, ne perdez pas l'espoir. Jamais ! Pas à un seul instant.
Même quand tout va mal et que les maux qui affectent les hommes et le monde semblent insoutenables, continuez de trouver la force et de l'insuffler à vos camarades.
C'est justement dans ces moments d'obscurité que votre flamme compte.
Et souvenez-vous toujours : tous les orages commencent par une simple goutte. Faites en sorte d'être cette goutte.
Je vous aime toutes et tous. Et j'espère que vous chérirez ces mots.
Serkeftin! (Salut en kurde)
Orso,
Tekoşer,
Lorenzo.
Le 18 mars 2019, le camarade (Heval) Tekoşer Piling est tombé en martyr (şehîd) au combat à Baghouz Fawqani, dans la région de Deir Ezzor. Voilà sa dernière lettre :
➡️
[Traduction automatique depuis le farsi, sans vérification]
L'armée pakistanaise a de nouveau bombardé certaines parties de Kaboul après l'attaque sanglante de la nuit de lundi à mardi [qui a fait plus de 400 morts, en visant notamment l'hôpital de Kaboul].
Des avions de combat ont bombardé certaines zones vers 2 heures du matin mercredi. Le lieu exact du bombardement n'est pas encore clair.
☣ Anniversaire du bombardement chimique de Halajba au Kurdistan irakien
#Anniversaire #GuerreChimique #ChemicalWar #Iraq_Iran #Kurdistan_Halabja #Genocide
Par Hasse-Nima Golkar, publié le 16 mars 2026
Les 26 et 27 Esfand 1366 (16-17 mars 1988), dans les derniers moments de la guerre entre les deux gouvernements qui régnaient alors sur l'Iran et l'Irak, les forces militaires du régime baathiste irakien, sous la houlette de Saddam Hussein, ont bombardé la ville de Halajba avec des agents chimiques mortels.
Cette attaque fasciste faisait partie d'une opération de grande envergure intitulée "Al-Anfal", du nom du verset 1 de la 8ème sourate du Coran (le butin/les récompenses de la guerre), dirigée contre le peuple du Kurdistan au nord de l'Irak.
Dans cette attaque, environ 5000 personnes sont mortes et 11000 autres ont été blessées, la plupart des civil•es. Les victimes qui avaient survécu à ce crime atroce atroce ont souffert de diverses maladies de peau et maladies respiratoires pendant plusieurs années, et c'est encore le cas jusqu'à maintenant pour certain•es d'entre elles et eux.
Ce génocide a été la plus grande attaque chimique sur une zone civile qui ait jamais eu lieu dans l'histoire humaine.
🔸Poème de Yaghma Golrouei :
N'exécute pas Saddam.
Emmène-le à Halajba
Et laisse le inspirer profondément,
De grandes inspirations
Grandes,
Grandes comme les multiples tombes du Kurdistan.
N'exécute pas Saddam.
Envoie le à Shalamja
Et dis lui de pleurer si fort
Que les palmiers brûlés du Khuzestan
Finiront par refleurir.
N'exécute pas Saddam,
Confie-le aux mères
Qui encore,
A chaque bruit de sonnette, imagine
Leur enfant disparu
Enfin revenir à la maison.
☢ Halabja : une tragédie au cœur d'une guerre entre Etats
Communiqué du Front Anarchiste du 16 mars 2026
Le 16 mars 1988, dans les derniers mois de la guerre Iran-Irak, la ville kurde d'Halajba (Kurdistan du sud / Başûr) a fait l'objet d'une attaque chimique contre les civil•es les plus meurtrières du XXème siècle. A ce moment là, les forces militaires iraniennes avaient avancé dans la zone de Halajba. En réponse, l'armée iranienne, sous le commandement de Saddam Hussein, a ciblé la ville et les villages alentours avec des armes chimiques, une attaque qui faisait partie d'une campagne plus large de répression contre les populations kurdes connue sous le nom de campagne Al-Anfal.
Bilan du bombardement : environ 5000 civil•es, principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées, ont été tué•es dans les premières heures et des milliers d'autres ont souffert d'empoisonnement sévère et de séquelles irréversibles. Les photos prises dans les rues et les maisons de la ville, qui montraient des familles entières mortes à l'endroit même où elles étaient quand l'attaque a eu lieu, sont devenues depuis l'un des symboles les plus terribles des crimes de guerre.
Les conséquences de l'attaque ont perduré bien au-delà de cette fameuse journée. De nombreuses et nombreux survivant•es en ont gardé des maladies respiratoires chroniques, des dommages neurologiques, ont perdu la vue etc. Les taux de cancer ont largement augmenté. La recherche médicale a démontré également que l'exposition à ces agents chimiques avait contribué à des taux plus élevés de maladies congénitales sur les générations qui ont succédé ensuite.
La tragédie de Halajba a aussi montré comment, dans les guerres entre États, les régions frontalières et les communautés locales sont souvent transformées en arènes de confrontation militaire. Pendant la guerre, les populations kurdes du Kurdistan du Sud (Başûr) et du Kurdistan de l'Est (Rojhelat) se sont régulièrement retrouvées coincées entre des forces d'Etats concurrents et ont payé un lourd tribut.
Cette expérience soulève aussi d'importantes questions à propos de la dépendance des forces politiques locales aux dynamiques de pouvoir des États et aux conséquences que de tels imbroglios peuvent avoir pour la sécurité et le bien-être de la société.
Aujourd'hui, Halabja n'est pas seulement une bout de l'histoire et de la mémoire historique du peuple kurde, c'est aussi une alerte globale sur les conséquences humaines de la guerre et l'utilisation d'armes de destruction massive contre les populations civiles.
Front Anarchiste
☢ Halabja : une tragédie au cœur d'une guerre entre Etats
Communiqué du Front Anarchiste du 16 mars 2026
Le 16 mars 1988, dans les derniers mois de la guerre Iran-Irak, la ville kurde d'Halajba (Kurdistan du sud / Başûr) a fait l'objet d'une attaque chimique contre les civil•es les plus meurtrières du XXème siècle.
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🔴 La guerre intérieure et l'obscurité digitale
Communiqué du Front Anarchiste du 16 mars
[Titre ajouté par le traducteur]
Pendant que les bombes tombent sur l'Iran depuis l'étranger, la République Islamique mène une deuxième guerre contre son propre peuple, depuis l'intérieur du pays.
Le commandant des forces de police de la République Islamique a annoncé l'arrestation de 500 personnes, pour "espionnage" pour avoir prétendument envoyé des informations à des médias étrangers. Les "Gardiens de la Révolution" au Lorestan ont arrêté 3 personnes supplémentaires pour "trouble à l'opinion publique, diffusion de rumeurs et envoi d'images aux médias ennemis". Au cours des 16 jours depuis le début des frappes étasuniennes et israéliennes, des arrestations ont été rapportées presque tous les jours.
Le terme d' "espionnage" n'appelle aucune preuve. Il fait taire en imposant la peur. Il a toujours été l'arme préférée du régime contre quiconque documente, parle, refuse de rester silencieux.
Ce qui nous inquiète le plus, ce n'est pas ce que nous savons, c'est ce que nous ne savons pas.
L'obscurité digitale (la coupure d'Internet) dure maintenant depuis plus de 384 heures [400h à l'heure de la traduction], soit 17 jours pleins, et s'aggrave. Ces derniers jours, le signal s'est encore affaibli dans l'infrastructure du réseau de télécommunications préservée, ce qui réduit la possibilité de se connecter via des VPNs et qui a même forcé la déconnexion de services essentiels et quelques utilisateurs autorisés (whitelist). Il ne s'agit pas seulement d'un échec des communications. C'est un mur d'obscurité délibérément dressé devant nos yeux pour nous empêcher de voir les mouvements du régime, qui continuent d'arrêter, de placer en détention, de kidnapper et de faire disparaître. Des jeunes qui ont partagé des images des bombardements. Des militant·es qui ont documenté les morts civiles. Des journalistes qui ont refusé la propagande du régime. Des citoyen·nes ordinaires dont le seul crime est de dire la vérité sur ce qu'ils ont vu.
On ne sait pas combien ont été arrêté•es dans l'obscurité. On ne connaît pas les conditions de celles et ceux qui étaient déjà en détention avant que la guerre ne commence. On ne sait pas ce qui se passe en ce moment même à l'intérieur des cellules, dans les salles d'interrogatoire, dans les bases militaires où ont été transféré•es les détenu•es du mouvement de décembre et janvier dernier.
C'est ce non-savoir, le sujet. L'obscurité digitale existe précisément pour que le monde ne puisse pas voir et pour que nous ne puissions pas parler.
Nous sommes tres inquiet•es de la santé et de la sécurité de chacune et chacune des militant·es politiques et sociaux actuellement en Iran. Nous sommes inquiet•es de chaque jeune qui a pris son téléphone pour témoigner de cette guerre. Nous sommes aussi particulièrement inquiet•es pour nos camarades anarchistes qui sont à la fois sous les bombes impérialistes et la répression et l'emprisonnement.
A nos camarades en Iran : on ne vous oublie pas.
Au monde extérieur : le silence que vous entendez depuis l'Iran, ce n'est pas la paix. C'est un vernis pour cacher la répression. Craquelez-le et cassez-le partout où c'est possible.
Non à la guerre impérialiste et au terrorisme d'Etat !
Non à la criminelle République Islamique au pouvoir en Iran !
Ni Mollah ni Shah !
Jin — Jiyan — Azadî! Femme, Vie, Liberté !
Front Anarchiste
🔴 La guerre intérieure et l'obscurité digitale
Communiqué du Front Anarchiste du 16 mars
Pendant que les bombes tombent sur l'Iran depuis l'étranger, la République Islamique mène une deuxième guerre contre son propre peuple, depuis l'intérieur du pays.
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⚠️ SOHEIL ARABI : COMMUNIQUÉ DU FRONT ANARCHISTE ⚠️
Sur la foi de quelques publications sur les réseaux sociaux et devant l'absence de communication publique de sa part depuis le 8 mars 2026, des inquiétudes se sont faites jour parmi nos compagnes et compagnons du Front Anarchiste sur la possibilité de l'arrestation ou de la disparition de l'ancien prisonnier politique et camarade anarcho-syndicaliste Soheil Arabi.
A l'heure qu'il est, nous suivons cela et approfondissons nos recherches. Jusqu'à la clarification définitive de nos investigations, le Front Anarchiste ne peut ni confirmer ni infirmer l'exactitude de ces publications. Des mises à jour seront publiées sur les canaux du Front Anarchiste lorsque des informations fiables seront reçues.
Front Anarchiste, le 17 mars 2026
[Note du traducteur : voir le communiqué daté d'hier, à la suite... Affaire à suivre]
