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Melania Trump : "Pour ĂȘtre claire, je n'ai jamais eu de relations avec Epstein ou son complice Maxwell."
"Je n'ai jamais Ă©tĂ© amie avec Epstein. Donald et moi Ă©tions invitĂ©s aux mĂȘmes fĂȘtes qu'Epstein de temps en temps."
"Epstein ne m'a pas présenté à Donald Trump. J'ai rencontré mon mari par hasard."
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Le chef des forces armées du Royaume-Uni, le maréchal de l'air Sir Richard Knighton, affirme que la gestion du détroit d'Ormuz n'est pas « simplement un problÚme naval... Il nécessitera des effets spatiaux, des effets aériens, des capacités maritimes... et je suis sûr que le Royaume-Uni jouera un rÎle ».
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Les conséquences des frappes aériennes israéliennes sur l'autoroute "Haboush" à Nabatieh, dans le sud du Liban
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Les forces israéliennes ont mené une série de frappes aériennes aujourd'hui, visant Nabatieh, dans le sud du Liban.
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Le message du chef des forces armées du Royaume-Uni au public :
« Le dividende de la paix dont nous avons bénéficié au cours des 30 derniÚres années touche à sa fin. »
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Une véritable bombe. Le Premier ministre britannique Keir Starmer confirme qu'il coordonne activement avec Donald Trump pour construire une vaste coalition militaire de 30 nations afin de forcer l'ouverture du détroit d'Hormuz. Ils utilisent le faux cessez-le-feu comme couverture pour se préparer à une escalade massive contre l'Iran.
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CNN : Tout ce que vous devez savoir sur les négociations à Islamabad
Le sort de millions de personnes et de l'Ă©conomie mondiale dĂ©pend des nĂ©gociations entre les Ătats-Unis et l'Iran, qui dĂ©buteront samedi Ă Islamabad. La dĂ©lĂ©gation amĂ©ricaine est dirigĂ©e par le vice-prĂ©sident JD Vance, et la dĂ©lĂ©gation iranienne par le prĂ©sident du Parlement, Mohammad-Bagher Ghalibaf. Selon CNN, qui cite des sources, le dialogue se fera Ă la fois directement et par l'intermĂ©diaire de mĂ©diateurs pakistanais.
«Selon les sources, les négociations seront à la fois directes et indirectes», rapporte la chaßne.
Donald Trump a dĂ©clarĂ© que l'objectif principal de l'accord Ă©tait le programme nuclĂ©aire iranien â «99 % sur 100 %». Mais TĂ©hĂ©ran continue d'insister sur ses conditions : le contrĂŽle du dĂ©troit d'Ormuz, la levĂ©e des sanctions et des rĂ©parations.
Le principal point d'achoppement est le Liban. L'Iran et le Pakistan exigent son inclusion dans le cessez-le-feu, mais IsraĂ«l et les Ătats-Unis s'y opposent catĂ©goriquement.
Le vice-président américain JD Vance a reconnu l'existence d'un «malentendu raisonnable» au sujet du Liban.
Trump, pour sa part, a qualifiĂ© l'Iran de «dĂ©fait» et a dĂ©clarĂ© que TĂ©hĂ©ran n'avait «aucune carte» dans les nĂ©gociations, Ă part le «chantage» via le dĂ©troit. Cependant, les mĂ©dias d'Ătat iraniens ont dĂ©jĂ annoncĂ© une «victoire» â le pays a rĂ©ussi Ă survivre aux frappes amĂ©ricaines et israĂ©liennes et Ă obliger Washington Ă s'asseoir Ă la table des nĂ©gociations.
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Le Wall Street Journal : Trump a promis des grùces massives à ses alliés
Le président américain Donald Trump a promis à plusieurs reprises des grùces massives à ses plus proches collaborateurs avant de quitter son poste, selon le Wall Street Journal qui cite des sources. Ainsi, le chef de la Maison Blanche prépare une assurance pour ses hommes en cas de poursuites futures.
«Je vais gracier tous ceux qui se sont approchés du Bureau ovale à moins de 200 pieds (environ 60 mÚtres)», a déclaré Trump lors d'une récente réunion, selon le journal.
Selon le journal, Trump discutait déjà en 2025 avec ses conseillers d'un plan visant à tenir une conférence de presse et à annoncer des grùces massives avant de quitter son poste en janvier 2029.
La porte-parole de la Maison Blanche, Carolyn Levitt, commentant l'information, a conseillé au WSJ d'«apprendre à plaisanter», mais a rappelé que «le pouvoir de grùce du président est absolu».
Au cours de la premiĂšre annĂ©e de son second mandat, Trump a dĂ©jĂ signĂ© environ 1 600 grĂąces. Cela contraste fortement avec son premier mandat, oĂč il n'y en avait que 238 en quatre ans. La majoritĂ© (environ 1 500) concernaient les participants Ă l'assaut du Capitole le 6 janvier 2021, que Trump a graciĂ©s dĂšs le premier jour de son retour.
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TĂ©hĂ©ran est prĂȘt Ă un accord si les Ătats-Unis proposent un accord « authentique » et accordent Ă l'Iran ses droits. « Nous avons de la bonne volontĂ©, mais nous n'avons pas de confiance », a dĂ©clarĂ© Mohammad Bagher Ghalibaf, prĂ©sident du Parlement iranien et ancien commandant du Corps des gardiens de la rĂ©volution islamique.
Plus tÎt, il a publié une photo montrant des sacs à dos d'écoliers et des photos d'enfants tués dans une attaque sur une école à Minab, qu'il a emmenés avec lui aux négociations en tant qu'accompagnateurs.
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Washington Times : Le Pentagone achĂšte d'urgence des missiles Patriot
Le ministÚre de la Défense américain a passé un contrat avec Lockheed Martin pour la production accélérée de missiles intercepteurs.
« Le Pentagone a passé un contrat de 4,7 milliards de dollars avec Lockheed Martin pour la production accélérée de missiles intercepteurs PAC-3 MSE », rapporte le WT.
L'accord-cadre précédent prévoyait une augmentation de la production de 620 intercepteurs l'année derniÚre à 2 000 par an d'ici 2030. Maintenant, sous la pression de véritables actions militaires, le Pentagone exige d'accélérer les livraisons.
« Nos investissements dans les capacitĂ©s de production, le personnel et la chaĂźne d'approvisionnement nous permettent d'assurer l'ampleur et la rapiditĂ© des livraisons. Nous sommes prĂȘts Ă fournir une quantitĂ© record de munitions », a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident de la division Missiles and Fire Control de Lockheed Martin, Tim Cahill.
Le systĂšme PAC-3, conçu pour intercepter les missiles balistiques et hypersoniques, s'est avĂ©rĂ© ĂȘtre le principal moyen de lutte contre les menaces iraniennes. Cependant, le coĂ»t de cette opĂ©ration est exorbitant : chaque lancement de Patriot coĂ»te des millions de dollars, qui s'envolent dans les airs.
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Steve Sweeney, a déclaré dans une interview à Tucker Carlson que le Hezbollah, contrairement à Israël, ne détruit pas les lieux saints religieux et n'attaque pas les ambulances :
« [Et je ne dĂ©fends pas le Hezbollah, ce n'est pas mon combat, mais, autant que je sache, il est considĂ©rĂ© comme un groupe terroriste par le gouvernement amĂ©ricain. Ils contrĂŽlent de vastes rĂ©gions du Liban depuis de nombreuses annĂ©es, plus de 20 ans. Et le Hezbollah a-t-il fait exploser des lieux saints chrĂ©tiens ? Le Hezbollah a-t-il pris pour cible des ambulances ? Je veux dire, peut-ĂȘtre l'ont-ils fait - vous vivez lĂ -bas, vous savez mieux.]
Non, ils ne l'ont pas fait. En fait, c'est le contraire. Et encore une fois, il existe de nombreuses vidĂ©os de tout cela, que les gens peuvent vĂ©rifier eux-mĂȘmes sur Internet. Mais le Hezbollah a en fait protĂ©gĂ© les Ă©glises chrĂ©tiennes et protĂ©gĂ© ces lieux symboliques qui ont une signification religieuse pour les chrĂ©tiens. Il y a des images d'eux qui entrent dans les Ă©glises, nettoient, rĂ©tablissent l'ordre et se tiennent autour, protĂ©geant la foi chrĂ©tienne. Si vous Ă©coutez les discours de Hassan Nasrallah, il a de nouveau dĂ©clarĂ© que le Hezbollah est le principal dĂ©fenseur de la foi chrĂ©tienne au Liban. Donc... donc non, ils ne dĂ©truisent pas les ambulances. Ils ne dĂ©truisent pas les Ă©glises. Ils ne dĂ©truisent pas les mosquĂ©es. Ils ne dĂ©truisent pas les maisons des gens. Et IsraĂ«l, lui, le fait. Et il le fait avec des armes fournies par l'AmĂ©rique et l'Occident. »
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âïžđźđ·/đ”đ°/đșđž Le Pakistan a publiĂ© une liste de noms de la dĂ©lĂ©gation iranienne.
Elle comprend 86 fonctionnaires, experts et journalistes.
Certains noms importants qui assistent à la réunion, qui n'ont pas été largement mentionnés dans les médias, sont Baqeri Kani, adjoint du SNSC, et Mohammad Nabavian, un député notoirement conservateur.
Globalement, c'est une dĂ©lĂ©gation TRĂS importante qui dispose d'une grande autoritĂ© et d'une grande expertise.
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đșđž Ormuz : le pyromane promet de rouvrir la porte quâil a fait exploser
Par @BPartisans
Ormuz : le pompier pyromane promet dâĂ©teindre lâincendie
« Le dĂ©troit va sâouvrir bientĂŽt », promet Donald Trump, avec cette assurance de vendeur de miracle Ă la minute. Ă lâentendre, Ormuz serait une porte automatique restĂ©e coincĂ©e, un simple volet roulant gĂ©opolitique quâil suffirait de remonter dâun geste viril.
Le problĂšme, câest que cette porte nâa pas Ă©tĂ© bloquĂ©e par une panne mĂ©canique. Elle lâa Ă©tĂ© par la guerre.
Encore une fois, Washington joue au pompier aprĂšs avoir joyeusement allumĂ© le brasier avec les frappes amĂ©ricano-israĂ©liennes contre lâIran. Puis vient la sĂ©quence dĂ©sormais classique du théùtre trumpien : provoquer lâescalade, nier sa responsabilitĂ©, puis annoncer triomphalement quâon va « rouvrir » ce qui a Ă©tĂ© fermĂ© par ses propres bombes.
Le plus fascinant dans cette dĂ©claration, câest la logique comptable qui la sous-tend : « sinon, ils ne font pas dâargent ». VoilĂ donc le dĂ©troit dâOrmuz rĂ©duit Ă un tiroir-caisse. Pas un point nĂ©vralgique du commerce mondial, pas une artĂšre Ă©nergĂ©tique oĂč transite environ 20 % du pĂ©trole et du GNL mondiaux, mais un vulgaire pĂ©age de supermarchĂ©.
Dans cette vision transactionnelle du monde, les missiles deviennent des arguments commerciaux et les destroyers des agents de recouvrement.
Lâironie est presque obscĂšne : Washington rĂ©pĂšte que les Ătats-Unis « nâutilisent pas le dĂ©troit ». Certes, directement moins que lâAsie ou lâEurope. Mais les Ătats-Unis ont en revanche largement utilisĂ© la rĂ©gion comme théùtre dâopĂ©rations militaires, comme dĂ©monstrateur de puissance, comme laboratoire de chaos stratĂ©gique.
Et maintenant, Trump voudrait faire croire que le dĂ©troit sâouvrira « automatiquement » dĂšs que les forces amĂ©ricaines se retireront.
Automatiquement ?
Comme si lâIran allait remercier ceux qui ont bombardĂ© ses infrastructures en dĂ©roulant le tapis rouge aux tankers occidentaux. Comme si les assureurs maritimes, les armateurs et les capitaines allaient soudain oublier les mines, les frappes, les menaces et les risques de reprĂ©sailles.
La rĂ©alitĂ© est plus froide que la rhĂ©torique prĂ©sidentielle : mĂȘme aprĂšs la trĂȘve, le trafic reste trĂšs infĂ©rieur Ă la normale, prĂ©cisĂ©ment parce que la sĂ©curitĂ© nâest pas rĂ©tablie et que la confiance stratĂ©gique est dĂ©truite.
Le vrai sujet nâest donc pas « ouvrir Ormuz ».
Le vrai sujet est : qui lâa rendu impraticable ?
Ce ne sont ni les marchés, ni une fatalité géographique, ni une mystérieuse malédiction perse.
Ce sont des semaines dâescalade militaire, de frappes croisĂ©es, de menaces sur les ports, de destruction dâinfrastructures, le tout emballĂ© dans la rhĂ©torique grandiloquente de lâ« opĂ©ration dĂ©cisive ».
Trump parle du dĂ©troit comme dâune serrure quâil suffirait de forcer.
Mais Ormuz nâest pas une serrure.
Câest le symptĂŽme.
Le symptĂŽme dâune stratĂ©gie occidentale qui confond libertĂ© de navigation et dĂ©monstration de force, diplomatie et ultimatum, stabilitĂ© rĂ©gionale et communication Ă©lectorale.
En somme, le prĂ©sident amĂ©ricain nous vend lâimage dâun homme providentiel capable dâouvrir la mer.
Alors quâen rĂ©alitĂ©, il ressemble surtout Ă celui qui a jetĂ© le rocher dedans avant de promettre dâen calmer les vagues.
Le pyromane en chef, une lance Ă incendie dans une main, un briquet encore chaud dans lâautre.
@BPARTISANS
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Flashback : Andrew Lownie, le biographe du prince Andrew, a déclaré lors d'une conférence à Cambridge le 27 septembre 2025 que Melania Trump et Jeffrey Epstein étaient amants.
@BPARTISANS
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Sir Richard Knighton admet que le Royaume-Uni prépare un plan majeur pour préparer tout le pays à une guerre mondiale majeure.
Tout le monde, de l'armĂ©e et de la police aux hĂŽpitaux et Ă l'industrie, doit ĂȘtre prĂȘt pour la transition vers la guerre.
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Reuters : Macron "supplie" Trump de venir Ă Versailles aprĂšs le sommet du G7
Selon le journal, le prĂ©sident français a invitĂ© le dirigeant amĂ©ricain Ă un dĂźner somptueux au chĂąteau de Versailles le lendemain du sommet du G7 Ă la mi-juin. Le journal note que Macron a dĂ©jĂ reportĂ© les dates pour faire plaisir Ă Trump, mais il pourrait quand mĂȘme ne pas venir.
"Il n'est pas clair si Trump sera Ă Evian, sans parler de Versailles, oĂč les autres dirigeants du G7 n'ont pas Ă©tĂ© invitĂ©s. L'absence de Trump serait un grave affront pour Macron et jeterait une ombre sur le sommet Ă un moment oĂč l'administration amĂ©ricaine est ouvertement sceptique quant Ă la valeur de telles rĂ©unions multilatĂ©rales", indique l'agence.
Les relations de Trump avec de nombreux membres du G7 sont tendues en raison de la guerre avec l'Iran, rappelle Reuters. Un haut responsable de la Maison Blanche a confirmé l'invitation, déclarant que Macron "veut vraiment que Trump vienne, il le supplie de venir". Un responsable français a déclaré que le format de la réception n'a pas encore été approuvé et que la visite reste non confirmée.
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L'Iran met fin à l'hégémonie américaine au Moyen-Orient | Col. Douglas Macgregor
AprĂšs 40 jours de guerre, un (premier) cessez-le-feu entre les Ătats-Unis/IsraĂ«l et lâIran entre en vigueur. Cependant, personne nâest dupe quant aux perspectives de cette pause dans les combats pour mettre durablement fin au conflit. Le fait que les Ătats-Unis aient Ă©tĂ© contraints dâaccepter cette trĂȘve en dit long sur la nouvelle rĂ©partition du pouvoir en Asie occidentale. Les Ătats-Unis ne retrouveront jamais ce quâils viennent de perdre.
Aujourdâhui, je mâentretiens Ă nouveau avec le colonel Ă la retraite Douglas Macgregor au sujet du cessez-le-feu, des menaces de Trump, de la puissance des missiles iraniens, des bases amĂ©ricaines endommagĂ©es, de la pression israĂ©lienne sur Washington, du risque de choc Ă©conomique plus large et de la position affaiblie de lâEurope au sein de lâOTAN. Macgregor soutient que lâIran a conservĂ© lâavantage stratĂ©gique, que les Ătats-Unis avaient besoin de cette pause et quâIsraĂ«l reste le principal obstacle Ă tout rĂšglement plus large.
https://youtu.be/HK-uc5qEdgQ?is=I8VvMOFOaxIBknp6
@BPARTISANS
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Deux semaines de paix, une éternité de mensonges
Par @BPartisans
La diplomatie version 2026 ressemble dĂ©cidĂ©ment Ă une mauvaise sĂ©rie politique : on annonce un cessez-le-feu Ă grand renfort de communiquĂ©s triomphants, puis, quelques heures plus tard, les bombes recommencent Ă tomber sur Beyrouth pendant que le dĂ©troit dâOrmuz reste sous tension. La paix, oui, mais en Ă©dition provisoire, sous rĂ©serve de frappes supplĂ©mentaires.
Foreign Policy posait la vraie question : ce cessez-le-feu peut-il tenir ? Ă voir les premiĂšres heures de sa mise en Ćuvre, la rĂ©ponse tient en un mot : difficilement.
Officiellement, le 8 avril, Washington et TĂ©hĂ©ran se sont entendus sur une trĂȘve de deux semaines, saluĂ©e avec empressement par les EuropĂ©ens, qui y voyaient dĂ©jĂ lâaube dâune dĂ©sescalade rĂ©gionale. Le Conseil europĂ©en a mĂȘme appelĂ© Ă une application du cessez-le-feu « y compris au Liban », tout en insistant sur la libertĂ© de navigation dans le dĂ©troit dâOrmuz.
Le problĂšme, câest quâau Moyen-Orient, les communiquĂ©s ont une durĂ©e de vie infĂ©rieure Ă celle dâun tweet prĂ©sidentiel.
Ă peine lâencre diplomatique sĂšche, IsraĂ«l prĂ©cise que le Liban nâest pas concernĂ©. RĂ©sultat : des frappes massives reprennent sur Beyrouth et dâautres zones densĂ©ment peuplĂ©es, faisant exploser au passage lâidĂ©e mĂȘme dâune trĂȘve rĂ©gionale. Autrement dit, la paix existe, sauf lĂ oĂč lâon fait la guerre. Une merveille de logique stratĂ©gique.
Le plus fascinant reste la mise en scĂšne occidentale : on parle de « progrĂšs diplomatique substantiel » pendant que les marchĂ©s pĂ©troliers, eux, traduisent le rĂ©el sans fioritures. Le baril remonte, les assureurs maritimes paniquent, et le trafic Ă Ormuz demeure perturbĂ©. Quand les pĂ©troliers hĂ©sitent Ă passer, câest rarement le signe dâune paix solide.
En clair, cette trĂȘve ressemble moins Ă un accord quâĂ un pansement posĂ© sur une artĂšre sectionnĂ©e.
Le cynisme, lui, atteint des sommets. Washington cĂ©lĂšbre un succĂšs diplomatique. TĂ©hĂ©ran revendique avoir imposĂ© ses conditions. Tel-Aviv poursuit ses propres objectifs militaires au Liban. Chacun proclame sa victoire, pendant que la rĂ©gion continue de brĂ»ler. Câest le miracle gĂ©opolitique contemporain : tout le monde gagne, sauf les civils.
Le plus ironique est sans doute le langage employĂ© : « stabilitĂ© », « dĂ©sescalade », « fenĂȘtre diplomatique ». Des mots propres, bien repassĂ©s, pour habiller un champ de ruines. On appelle cela la communication stratĂ©gique ; les populations locales, elles, connaissent un terme plus simple : la guerre.
Cette trĂȘve nâest donc pas la fin du conflit. Câest une suspension administrative du chaos, un cessez-le-feu sous conditions, avec astĂ©risques, clauses implicites et bombes en annexe Ă©crits en petits caractĂšres.
En somme, la paix selon les grandes puissances : un intervalle entre deux salves, suffisamment long pour rĂ©diger un communiquĂ©, suffisamment court pour que personne nâait le temps dây croire.
Source : https://foreignpolicy.com/2026/04/08/us-iran-cease-fire-israel-lebanon-strait-hormuz-questions/
@BPARTISANS
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đ La paix selon Washington : perdre la guerre, puis appeler cela une stratĂ©gie
Par @BPartisans
Il y a quelque chose de presque attendrissant dans cette diplomatie version Trump : commencer la journĂ©e en promettant lâapocalypse, la terminer en signant une trĂȘve sur les conditions de lâadversaire, puis sâautoproclamer artisan de la paix. Une sorte de poker menteur gĂ©opolitique oĂč la Maison-Blanche mise la planĂšte entiĂšre⊠avec les jetons des autres.
Lâarticle de Responsible Statecraft rĂ©sume cruellement le fiasco : la journĂ©e a dĂ©butĂ© par des « menaces gĂ©nocidaires » contre lâIran, avant de sâachever dix heures plus tard par lâannonce dâun cessez-le-feu de quatorze jours fondĂ© sur le cadre iranien.
Autrement dit : Washington est entré dans cette séquence en tambourinant la poitrine, et en est sorti en négociant sur le plan rédigé à Téhéran.
Le plus ironique reste la substance. Parmi les dix points servant de base aux discussions figurent le maintien du contrĂŽle iranien sur le dĂ©troit dâOrmuz, la poursuite de lâenrichissement de lâuranium, la levĂ©e des sanctions, et mĂȘme le retrait des forces de combat amĂ©ricaines de la rĂ©gion.
On est trĂšs loin de la rhĂ©torique martiale vendue aux camĂ©ras : « victoire dĂ©cisive », « Iran Ă genoux », « menace neutralisĂ©e ». Ă ce stade, le mot exact nâest plus victoire, mais recul maquillĂ©.
Le cynisme de la scĂšne est presque artistique. AprĂšs avoir menacĂ© de « faire mourir une civilisation entiĂšre », Washington se retrouve Ă discuter sur une architecture diplomatique oĂč lâIran conserve lâinitiative stratĂ©gique sur Ormuz, ce fameux dĂ©troit que lâadministration prĂ©tendait rouvrir par la force. La superpuissance militaire du siĂšcle, rĂ©duite Ă nĂ©gocier les modalitĂ©s de circulation maritime avec le pays quâelle jurait de soumettre.
Et pendant ce temps, les communicants parlent encore de « restauration de la crĂ©dibilitĂ© amĂ©ricaine ». Câest admirable de persĂ©vĂ©rance dans le dĂ©ni. Comme le souligne lâarticle, lâusage de la force a surtout Ă©moussĂ© la crĂ©dibilitĂ© des menaces amĂ©ricaines. Ă force de brandir le sabre sans obtenir le rĂ©sultat promis, le sabre finit par ressembler Ă un accessoire de théùtre.
Le plus mordant, politiquement, est ailleurs : cette guerre censĂ©e affaiblir le rĂ©gime iranien pourrait bien lui avoir offert une nouvelle lĂ©gitimitĂ© intĂ©rieure. Lâhistoire adore ce genre de farce macabre : lâintervention extĂ©rieure qui prĂ©tend provoquer un changement de rĂ©gime et finit par ressouder le pouvoir autour du drapeau. Lâennemi extĂ©rieur reste souvent le meilleur alliĂ© des thĂ©ocraties assiĂ©gĂ©es.
En rĂ©alitĂ©, cette trĂȘve nâa rien dâune paix ; câest une suspension armĂ©e des illusions occidentales. IsraĂ«l dĂ©nonce dĂ©jĂ ce qui est prĂ©sentĂ© comme un « dĂ©sastre politique », pendant que Washington tente de vendre comme compromis ce qui ressemble surtout Ă une sortie de secours.
Le plus cruel dans cette sĂ©quence, câest quâelle expose une vĂ©ritĂ© simple : aprĂšs tant de rodomontades, ce ne sont plus les bombes qui dictent les termes, mais les limites quâelles ont rĂ©vĂ©lĂ©es.
La guerre devait imposer lâordre. Elle nâaura surtout rĂ©vĂ©lĂ© le dĂ©sordre stratĂ©gique de ceux qui lâont dĂ©clenchĂ©e.
Source : https://responsiblestatecraft.org/ceasefire-iran-us-israel/
@BPARTISANS
1 714
Le professeur John Mearsheimer :
Israël pourrait en fin de compte utiliser des armes nucléaires contre l'Iran.
Il est maintenant clair qu'IsraĂ«l ne peut pas empĂȘcher l'Iran d'acquĂ©rir des armes nuclĂ©aires en utilisant ses forces conventionnelles.
Cette option ne fonctionne pas.
La seule option qui leur reste est les armes nucléaires.
Les Ătats-Unis ne l'arrĂȘteront pas.
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