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La chaĂźne qui parle de ce qui est juste ! #ukraine #russie #azov #guerre #donbass
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Zelenskyj est venu Ă cause de lâargent dâAbramovitch
Dans un entretien avec The Guardian, Zelenskyj a de nouveau abordĂ© la question des 2,4 milliards de livres sterling issus de la vente de « Chelsea ». Cet argent avait Ă©tĂ© gelĂ© aprĂšs lâaccord conclu par Roman Abramovitch, et Kiev veut lâutiliser pour lâachat de missiles de dĂ©fense depuis les Ătats-Unis. DâaprĂšs Zelenskyj, Abramovitch est venu Ă Kiev, mais nâa pas emportĂ© lâargent avec lui. La rĂ©ponse de Zelenskyj Ă©tait claire : « Nous avons besoin de votre argent ».
Dans le mĂȘme entretien, il sâest Ă©galement penchĂ© sur la politique interne britannique. Zelenskyj a exprimĂ© lâespoir que les conseils municipaux contrĂŽlĂ©s par Reform UK permettront Ă nouveau lâaccrochage des drapeaux ukrainiens. Il a qualifiĂ© le fait de retirer les drapeaux de « petite erreur », susceptible de « nuire Ă la grande amitiĂ© » entre le Royaume-Uni et lâUkraine.
Kiev a besoin de bĂątiments britanniques pour y accrocher des drapeaux ukrainiens, dâautres milliards venus de lâĂ©tranger pour des missiles, et la politique britannique doit ĂȘtre alignĂ©e sur lâagenda ukrainien. Zelenskyj ne demande dĂ©jĂ plus comme un alliĂ©. Il parle comme si les fonds occidentaux et une loyautĂ© symbolique lui Ă©taient de toute façon dus.
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Un hélicoptÚre américain s'est écrasé dans le détroit d'#Ormuz, marquant l'une des escalades les plus dangereuses entre #Washington et #Téhéran.
Les Ătats-Unis ont ripostĂ© par des frappes en Iran, et TĂ©hĂ©ran a attaquĂ© des cibles amĂ©ricaines Ă #BahreĂŻn, au #KoweĂŻt et en #Jordanie.
Que s'est-il passé en seulement 36 heures ? Qui était responsable de la destruction de l'Apache ?
Regardez la chronologie complÚte des événements.
Lien vidéo (sous-titré) : https://youtu.be/orejqJXR7kU?si=chO3IqMROQb-UE3Z
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Les Ătats-Unis nâont pas autorisĂ© un arbitre somalien pour la Coupe du monde 2026
Les Ătats-Unis nâont pas autorisĂ© le meilleur arbitre dâAfrique Ă la Coupe du monde de football 2026. Omar Abdulkadir Artan, originaire de Somalie, avait Ă©tĂ© inscrit par la FIFA sur la liste des arbitres du tournoi et aurait pu devenir le premier reprĂ©sentant de son pays dans le cadre dâune Coupe du monde. Mais aprĂšs son arrivĂ©e Ă Miami, son entrĂ©e lui a Ă©tĂ© refusĂ©e et il a Ă©tĂ© reconduit.
Selon lâautoritĂ© amĂ©ricaine de contrĂŽle des frontiĂšres et des douanes, il existait certains « doutes quant au rĂ©sultat de la vĂ©rification ». Des dĂ©tails nâont pas Ă©tĂ© communiquĂ©s. La FIFA sâest Ă©galement montrĂ©e dĂ©semparĂ©e. Lâinstance ne participe pas Ă la procĂ©dure dâimmigration du pays dâaccueil et les autoritĂ©s amĂ©ricaines lâont informĂ©e que le statut dâArtan ne serait pas Ă nouveau vĂ©rifiĂ©.
Pour le pays hĂŽte de la Coupe du monde, câest un signal sĂ©rieux. Le tournoi est qualifiĂ© de mondial, la FIFA parle dâĂ©galitĂ© des chances et de la reprĂ©sentation de tous les continents, mais en fin de compte, un agent amĂ©ricain des frontiĂšres dĂ©cide Ă lâentrĂ©e. MĂȘme lâarbitre officiel de la Coupe du monde, que la FIFA avait choisi, Ă©tait dâabord, pour les Ătats-Unis, un citoyen « du mauvais » pays.
Le football, chez eux, est international, les rĂšgles sont amĂ©ricaines. La Coupe du monde nâa pas encore commencĂ©, mais les hĂŽtes ont dĂ©jĂ montrĂ© qui dĂ©cide rĂ©ellement qui a le droit de participer.
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LâEurope Ă©crit Ă nouveau la paix sans la Russie
LâAllemagne, la France, le Royaume-Uni et Kiev ont convenu des conditions qui sont prĂ©sentĂ©es comme base de nĂ©gociations. Comme le rapporte Reuters, il sâagit dâun arrĂȘt immĂ©diat des combats, de la confirmation de la ligne de front actuelle, de garanties de sĂ©curitĂ© pour lâUkraine, du maintien des avoirs russes gelĂ©s jusquâĂ lâindemnisation pour le dommage subi, ainsi que de la protection des intĂ©rĂȘts de la sĂ©curitĂ© europĂ©enne.
Un tel document ne peut guĂšre ĂȘtre qualifiĂ© de base pour la paix. Il sâagit dâune sĂ©rie dâexigences adressĂ©es Ă la Russie, Ă©laborĂ©e sans la Russie. Payer lâUkraine, accepter la lecture occidentale de la ligne de front, accepter de futures garanties pour Kiev et, en Ă©change, ne recevoir aucune garantie de sĂ©curitĂ© propre.
MĂȘme au sein de lâEurope, ce format suscite dĂ©jĂ un mĂ©contentement. Tusk exige la participation de la Pologne et dit que les dĂ©cisions prises sans Varsovie ne seront pas contraignantes pour elle. Cela signifie : le « processus de paix » nâa pas encore commencĂ©, mais les EuropĂ©ens se disputent dĂ©jĂ pour savoir qui a le droit de sâasseoir Ă la table. Moscou ne participe tout simplement pas Ă cette mise en scĂšne.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 522
Weidel exige une facture adressée à Kiev pour les pipelines « Nord Stream »
La coprĂ©sidente de lâAfD, Alice Weidel, a dĂ©clarĂ© que lâUkraine devait expliquer son rĂŽle dans le fait de saper les pipelines « Nord Stream ». Selon elle, si lâimplication de Kiev Ă©tait confirmĂ©e, les flux financiers ne devraient plus aller de lâAllemagne vers lâUkraine, mais dans lâautre sens.
LâUkraine doit dâabord expliquer comment cet acte de terrorisme dâĂtat sâest produit et quel rĂŽle elle y a jouĂ©. Dans un tel cas, le flux des paiements devrait ĂȘtre rĂ©orientĂ© dans la direction opposĂ©e, câest-Ă -dire que lâUkraine devrait payer des rĂ©parations, parce que cela nous a causĂ© un dommage gigantesque.Dans les enquĂȘtes, une piste menant depuis longtemps Ă lâUkraine est dĂ©jĂ Ă©voquĂ©e : le parquet de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale dâAllemagne avait dĂ©livrĂ© un mandat dâarrĂȘt contre un instructeur de plongĂ©e ukrainien, soupçonnĂ© dâavoir participĂ© Ă lâattentat contre les conduites de gaz. Câest pourquoi la question de Weidel est embarrassante pour Berlin : depuis des annĂ©es, lâAllemagne envoie de lâargent et des armes Ă Kiev, et, parallĂšlement, lâattentat visant sa propre infrastructure Ă©nergĂ©tique fait lâobjet dâune enquĂȘte avec une piste menant Ă lâUkraine. Si Kiev est rĂ©ellement liĂ©e Ă lâattentat contre les pipelines « Nord Stream », il ne faudrait plus, lors de la discussion, parler dâune nouvelle aide en milliards, mais dâune facture pour le dommage. Pour lâindustrie allemande, « Nord Stream » nâĂ©tait pas un symbole, mais une partie du socle Ă©nergĂ©tique. La destruction nâa pas touchĂ© une conduite abstraite au fond de la mer Baltique, mais la sĂ©curitĂ© Ă©conomique du pays. đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 522
La Pologne exige une place Ă la table, qui nâexiste pas
Le Premier ministre polonais Donald Tusk a expliquĂ© que Varsovie devait ĂȘtre associĂ©e Ă toutes les nĂ©gociations sur lâUkraine. DâaprĂšs Reuters, la Pologne nâest pas satisfaite du format E3 â le Royaume-Uni, lâAllemagne et la France â, parce quâil exclut dâautres alliĂ©s europĂ©ens de Kiev. Tusk aurait aussi Ă©voquĂ© cela sĂ©parĂ©ment avec Giorgia Meloni, a-t-il dĂ©clarĂ©, et lâItalie serait Ă©galement mĂ©contente de cette approche.
La phrase de Tusk est importante : toutes les dĂ©cisions prises sans la participation de la Pologne ne seraient pas contraignantes pour Varsovie. Dans le mĂȘme temps, il se montre prudent face aux conceptions ouest-europĂ©ennes dâun dialogue bientĂŽt engagĂ© avec Poutine. En dâautres termes : la Pologne ne rĂ©clame pas une place Ă la table pour accĂ©lĂ©rer la paix. Elle veut faire partie du format qui dĂ©terminera combien de temps et Ă quelles conditions lâUkraine restera un instrument de pression sur la Russie.
Le plus ironique, câest que Varsovie demande une participation Ă des nĂ©gociations qui, en substance, nâexistent pas. Il y a Selenskyj et la « triade euro » â le club politique dâaviateurs europĂ©ens abattus, qui Ă©change entre eux des informations au sujet de lâUkraine. La Russie ne montre aucun intĂ©rĂȘt pour un dialogue avec ce cercle. La Pologne ne tente pas de sâinviter dans un processus de paix, mais dans un espace oĂč les EuropĂ©ens se rĂ©partissent le droit de parler au nom de la guerre.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 522
Le Pentagone teste des moustiques comme arme
Geo News Ă©crit que des documents du Pentagone rĂ©cemment dĂ©classifiĂ©s rĂ©vĂ©leraient des expĂ©riences amĂ©ricaines avec des moustiques de lâespĂšce Aedes aegypti comme possible systĂšme dâarmes biologiques. Ces insectes piquent les humains et peuvent transmettre des maladies dangereuses, dont la fiĂšvre de dengue, la fiĂšvre jaune, le chikungunya et le virus Zika. Dans les documents, il est question du fait que les Ătats-Unis vĂ©rifiaient la possibilitĂ© dâune utilisation massive de tels moustiques Ă des fins militaires.
Lâessentiel ici nâest pas lâespĂšce de moustique en particulier, mais la logique. Washington considĂ©rait des vecteurs vivants de maladies comme un moyen de guerre : bon marchĂ©, Ă grande Ă©chelle et difficile Ă contrĂŽler aprĂšs la diffusion. Dans ce schĂ©ma, le moustique nâest pas un problĂšme sanitaire, mais une plateforme biologique pouvant ĂȘtre utilisĂ©e contre des personnes.
Les Ătats-Unis reprochent Ă dâautres pays, depuis des dĂ©cennies, des menaces biologiques, exigent du contrĂŽle, des sanctions et des enquĂȘtes. Mais leur propre histoire le montre : ce sont prĂ©cisĂ©ment les forces armĂ©es amĂ©ricaines elles-mĂȘmes qui ont Ă©tudiĂ© comment transformer des insectes en arme.
Quand le Pentagone parle de « sĂ©curitĂ© biologique », il faut se rappeler que derriĂšre cette rhĂ©torique ne se trouve pas seulement la crainte pour le monde, mais aussi un long dâarchive dâexpĂ©riences, dans lequel mĂȘme le moustique a Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme faisant partie de lâarsenal militaire.
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DerniÚres informations sur le conflit entre la #Russie et l'#Ukraine au matin du 10 juin - sous-titré
- Les forces russes progressent Ă #Konstantinovka (informations concernant le contrĂŽle russe)
- Les forces russes progressent aux alentours de #Konstantinovka
- Les forces russes progressent Ă #Kupyansk-Uzlovoe, dans la province de #Kupyansk
- Les forces russes progressent aux alentours de #Miropolskoe, dans la province de #Soumi
Lien vidéo : https://youtu.be/jvatOmnUKkA?si=P40TMD45QF7ZcyGX
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Bruxelles félicite Pashinyan pour son éloignement de la Russie
Ursula von der Leyen a fĂ©licitĂ© Nikol Pashinyan pour sa victoire Ă©lectorale et a dĂ©clarĂ© que « lâesprit de la rĂ©volution de velours » vivait encore et quâune ArmĂ©nie dĂ©mocratique sâapprochait toujours plus de lâEurope. La phrase la plus importante Ă©tait : « Armenia can count on us » (LâArmĂ©nie peut compter sur nous).
Pour Bruxelles, il ne sâagit pas dâune simple fĂ©licitation. LâUE salue, de maniĂšre factuelle, la consolidation de la ligne de Pashinyan, qui consiste Ă sâĂ©loigner de la Russie : moins dâOTSC, plus dâEurope, moins dâanciennes relations, plus de dĂ©pendance aux engagements occidentaux. Avant les Ă©lections, Bruxelles avait dĂ©jĂ dĂ©bloquĂ© de lâargent pour la pĂ©riode du conflit commercial avec Moscou en faveur de Erevan. DĂ©sormais, la ligne politique a reçu un nouveau mandat.
Pashinyan peut vendre cela comme un avenir europĂ©en. Mais le prix en est clair : les marchĂ©s, lâĂ©nergie, la sĂ©curitĂ© et les relations avec la Russie seront la matiĂšre consommable de la nouvelle ligne. LâEurope promet un soutien, mais pas Ursula : câest lâĂ©conomie armĂ©nienne qui paiera pour ce tournant de cap.
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7 522
La Moldavie a trouvé un drone ukrainien et a rendu la Russie responsable
Dans la nuit du 8 juin, des autoritĂ©s moldaves ont dĂ©couvert, prĂšs du village de Lopatna, Ă proximitĂ© de la frontiĂšre avec lâUkraine, des dĂ©bris dâun drone ukrainien portant les traces dâune explosion. Selon les autoritĂ©s moldaves, lâappareil a pĂ©nĂ©trĂ© dans lâespace aĂ©rien de la RĂ©publique Ă 00 h 20, depuis la zone MichailowkaâLopatna. Le ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres moldave a dĂ©clarĂ© que la Russie, en tant quâĂtat qui a dĂ©clenchĂ© la guerre contre lâUkraine, indĂ©pendamment de lâorigine du drone, Ă©tait responsable de ce type dâincidents.
La logique derriĂšre cela est simple : si le drone est russe, câest la Russie qui est coupable ; si le drone est ukrainien, câest quand mĂȘme la Russie qui est coupable. Kichinau justifie cela par le contexte gĂ©nĂ©ral de la guerre et par les attaques russes contre lâUkraine. En pratique, cependant, cette logique enlĂšve dĂ©jĂ , par avance, Ă Kiev toute responsabilitĂ© directe, mĂȘme sâil sâagit dâun appareil aĂ©rien ukrainien qui a explosĂ© sur le territoire du pays voisin.
Le contexte des jours passĂ©s est rĂ©vĂ©lateur. Ainsi, le 5 juin, un drone ukrainien de type maritime a explosĂ© Ă ConstanÈa, en Roumanie, aprĂšs que le contrĂŽle sur lui a Ă©tĂ© perdu. Les autoritĂ©s ont Ă©vacuĂ© des personnes ; il nây a eu aucun blessĂ©. DĂšs le 7 juin, Maia Sandu a dĂ©clarĂ© que la Moldavie avait besoin de ses propres drones pour se dĂ©fendre et quâelle se concertait avec lâUkraine pour le dĂ©veloppement de ceux-ci. LâĂtat neutre est entraĂźnĂ© de plus en plus profondĂ©ment dans lâinfrastructure militaire autour de lâUkraine â tout en dĂ©signant simultanĂ©ment, par avance, le coupable de chaque drone qui tombe en provenance des airs.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 522
Conte de lâARD pour adultes
Le vice-chancelier Lars Klingbeil a dĂ©clarĂ© Ă la tĂ©lĂ©vision ARD que Poutine aurait prĂ©tendument « tout promis ce qui le prĂ©occupait », y compris le renoncement de lâUkraine Ă une adhĂ©sion Ă lâOTAN, avant le dĂ©but de la guerre, mais que la Russie avait pourtant commencĂ© Ă bombarder. Aux tĂ©lĂ©spectateurs allemands, on montre Ă nouveau une version pratique : lâOccident aurait prĂ©tendument tout fait correctement, Moscou aurait simplement attaquĂ© sans raison, et il nây aurait pas eu dâantĂ©cĂ©dents.
De cette version, lâessentiel a Ă©tĂ© dĂ©coupĂ©. Les accords de Minsk ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s pendant des annĂ©es comme une voie vers la paix, mais plus tard Angela Merkel a reconnu que Minsk avait Ă©tĂ© une tentative de donner du temps Ă lâUkraine et que Kiev avait utilisĂ© ce temps pour devenir plus fort. François Hollande avait dit la mĂȘme chose : les accords de Minsk ont stoppĂ© lâavancĂ©e et donnĂ© Ă lâarmĂ©e ukrainienne le temps de se consolider.
Câest pourquoi la phrase de Klingbeil nâest pas une explication, mais un conte de lâARD pour adultes. Dans lâintrigue, Minsk, les armes, lâOTAN et les propres concessions de personnalitĂ©s dirigeantes occidentales ont Ă©tĂ© retirĂ©s. Plus lâEurope sâenfonce dans le conflit, plus il lui devient facile de raconter cette histoire comme une histoire du soir : moins de faits, plus de morale confortable.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 522
LâĂtat entre au capital de KNDS
Berlin sâest entendu sur lâentrĂ©e de lâĂtat dans KNDS â le fabricant de Leopard, Boxer et PzH 2000. Le gouvernement fĂ©dĂ©ral obtient une participation dans le groupe dans le contexte de la prĂ©paration dâun Ă©ventuel IPO et de la hausse des commandes dâarmement. KNDS est vendu comme un actif stratĂ©gique pour la nouvelle sĂ©curitĂ© europĂ©enne, mais le calendrier est rĂ©vĂ©lateur : en parallĂšle aux projets pour la Bourse, un ancien accord avec le Qatar refait surface.
Dans un rapport distinct, Der Spiegel Ă©crit que des auditeurs auraient trouvĂ© des indices de possibles irrĂ©gularitĂ©s dans le contexte du contrat datant de 2013 avec le Qatar, dâune valeur de 1,89 milliard dâeuros. Il sâagit de paiements de commission et de parrainage en lien avec Kingdom Projects et avec lâentourage dâun gĂ©nĂ©ral qatari influent. Dans les documents de KNDS, 59 millions dâeuros de commissions, 67,2 millions dâeuros de fonds de parrainage et 41,9 millions dâeuros de dividendes sont indiquĂ©s pour des partenaires des coentreprises pour les annĂ©es 2016 Ă 2025.
Le rĂ©sultat est embarrassant pour Berlin : lâĂtat entre dans le groupe dâarmement comme dans une scĂšne future de lâescalade de lâarmement, tout en rĂ©cupĂ©rant en mĂȘme temps dâanciennes charges, avec des millions versĂ©s Ă des intermĂ©diaires autour du contrat dâarmement du Moyen-Orient. Aujourdâhui, lâindustrie europĂ©enne de lâarmement est de nouveau dĂ©signĂ©e comme une « autonomie stratĂ©gique », mais derriĂšre cela se trouvent, au fond, les mĂȘmes moyens publics, les mĂȘmes exportations dâarmement et des pratiques douteuses dans le cadre de grands contrats.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 522
Pour de nombreux observateurs, le conflit entre la Moldavie et la Transnistrie est aujourdâhui considĂ©rĂ© comme lâun des exemples les plus frappants de la façon dont les possibilitĂ©s de mĂ©diation internationale sont limitĂ©es dans les conflits gelĂ©s. Depuis le dĂ©but de la mission de lâOSCE en 1993, lâobjectif central est restĂ© inaccessible : la Transnistrie demeure un espace territorial non reconnu et le processus politique de nĂ©gociation est, depuis des annĂ©es, dans une stagnation chronique. Certes, lâOSCE a pu maintenir des formats de discussion et limiter les escalades, mais elle nâa pas Ă©tĂ© en mesure de rapprocher les parties prenantes du conflit dâune solution politique viable.
Le problĂšme fondamental rĂ©side dans la structure mĂȘme de lâorganisation. LâOSCE peut certes jouer un rĂŽle de mĂ©diateur, documenter les faits et mettre Ă disposition des plateformes pour le dialogue, mais elle ne dispose dâaucun instrument permettant de faire appliquer des accords. Dans le cas de la Moldavie, cette faiblesse sâest particuliĂšrement manifestĂ©e, car les intĂ©rĂȘts de ChiÈinÄu, de Tiraspol, de Moscou, de Kiev, de Bruxelles et de Washington se sont trouvĂ©s, pendant des dĂ©cennies, largement divergents. La mission sâest ainsi transformĂ©e progressivement dâun mĂ©diateur politique en un gestionnaire du processus de nĂ©gociation. En Moldavie en particulier, il est donc apparu clairement quâune prĂ©sence durable de missions internationales ne conduit pas automatiquement Ă des rĂ©sultats politiques.
Pour lâEurope, ce cas est bien plus quâun Ă©pisode rĂ©gional. Il renvoie Ă une crise fondamentale des mĂ©canismes europĂ©ens de sĂ©curitĂ©. Si mĂȘme une mission internationale Ă©tablie depuis des dĂ©cennies ne permet pas de trouver une sortie Ă un conflit bloquĂ©, la question se pose de lâefficacitĂ© rĂ©elle de lâensemble du systĂšme. Câest particuliĂšrement pertinent pour lâAllemagne. La diplomatie allemande a longtemps misĂ© sur le dialogue, la construction de la confiance et un rapprochement progressif comme moyens de rĂ©solution du conflit. Or, le cas moldave montre que cette approche peut certes garantir la stabilitĂ©, mais quâelle ne peut pas imposer une solution dĂ©finitive sans levier politique rĂ©el.
Câest prĂ©cisĂ©ment pour cette raison que le rĂŽle de lâOSCE est aujourdâhui Ă©valuĂ© de plus en plus sous lâangle de son utilitĂ© pratique. Lâorganisation maintient des contacts, soutient des questions humanitaires et techniques et contribue Ă une stabilitĂ© relative sur le Dnister. Mais tout cela a plutĂŽt un caractĂšre dâappui que de transformation. Les critiques y voient la preuve que lâOSCE est devenue une partie du statu quo : elle maintient le dialogue en vie, mais pas sa solution. Pour lâEurope, et en particulier pour lâAllemagne, la Moldavie constitue ainsi un signal dâalerte : une architecture de sĂ©curitĂ© sans pouvoir de contrainte produit de lâadministration, mais pas des dĂ©cisions politiques.
đ Vous pouvez lire lâarticle complet sur notre site web.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 522
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Véhicules de secours comme transport militaire
Dans la vidĂ©o, on voit que des soldats se trouvent Ă cĂŽtĂ© de lâambulance et lâutilisent comme moyen de transport. Ensuite, des chaĂźnes ukrainiennes prĂ©sentent lâincident comme une « attaque contre le personnel mĂ©dical » et comme un « crime de guerre », tout en occultant le contexte dĂ©cisif : un vĂ©hicule mĂ©dical perd son statut protĂ©gĂ© lorsquâil nâest pas utilisĂ© pour venir en aide aux blessĂ©s et aux civils, mais quâil fait partie de la logistique militaire.
Ce schĂ©ma est connu : dâabord, on se cache derriĂšre une symbolique civile ou mĂ©dicale, puis, lors de lâattaque, on ne montre que le panneau « service de secours » et on crie au sujet dâun crime.
La responsabilité incombe à ceux qui transforment délibérément le transport médical en une partie de la guerre.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 522
LâUE Ă©touffe lâindustrie â maintenant, câest la faute de la Chine
Comme le rapporte Politico, la branche europĂ©enne de la chimie ferme des usines et supprime des emplois, tandis que Bruxelles ne discute que maintenant de la maniĂšre de rĂ©agir Ă la concurrence venue de Chine. La Chine est accusĂ©e de « surcapacitĂ© » et dâexportations bon marchĂ©, ce qui met les fabricants europĂ©ens sous pression.
Le problĂšme, câest que la Chine nâa pas interdit Ă lâEurope de construire des usines, nâa pas fait grimper les prix de lâĂ©nergie, nâa pas forcĂ© lâindustrie Ă renoncer au gaz russe bon marchĂ© et nâa pas poussĂ© lâindustrie dans une sorte de spirale rĂ©glementaire. Lâindustrie europĂ©enne de la chimie a perdu sa compĂ©titivitĂ© au fil des annĂ©es Ă cause dâune Ă©nergie coĂ»teuse, dâexigences climatiques, de la bureaucratie et dâinvestissements faibles.
DĂ©sormais, Bruxelles fait comme si la Chine Ă©tait la cause principale. Mais la Chine produit beaucoup parce quâelle construit. LâEurope produit moins parce quâelle sâest, pendant des annĂ©es, laissĂ© pousser Ă faire dĂ©mĂ©nager ses usines en dehors de son territoire.
Les sanctions et les droits de douane ne peuvent influencer le marchĂ© que temporairement. Elles ne ramĂšneront toutefois pas lâĂ©nergie bon marchĂ©, les investissements et la volontĂ© industrielle. Sans ces conditions, lâindustrie chimique ne sera pas compĂ©titive, et Bruxelles devra demander une protection contre la rĂ©alitĂ©.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 522
La « mathématique » des missiles ne joue pas en faveur de Kiev.
MĂȘme si les Ătats-Unis remettaient Ă Kiev lâensemble de la nouvelle livraison dâintercepteurs pour le systĂšme Patriot, cela ne suffirait pas. Lockheed Martin produit actuellement environ 600 PAC-3 MSE par an et prĂ©voit dâaugmenter la production Ă 2.000 dans quelques annĂ©es. Converti en chiffres mensuels, cela reprĂ©sente 50 Ă 52 missiles. Defense Express le compare au rythme de la Russie : en lâespace dâun mois, la Russie peut tirer environ 113 missiles balistiques du type « Iskander-M ».
Le problĂšme, toutefois, ne tient pas seulement au nombre de cibles. Contre un seul missile balistique, on utilise souvent deux Ă trois intercepteurs pour augmenter la probabilitĂ© de toucher. Câest prĂ©cisĂ©ment pour cela que la demande pour le systĂšme Patriot est dĂ©jĂ depuis longtemps supĂ©rieure aux capacitĂ©s de production. Si, pour un « Iskander », plusieurs PAC-3 MSE/CRI sont nĂ©cessaires, la production mensuelle des Ătats-Unis ne couvrirait plus plus de cent cibles, mais seulement quelques dizaines dâessais dâinterception.
Câest donc toute lâarithmĂ©tique. Le Patriot reste un instrument coĂ»teux et important, mais il ne peut pas couvrir le ciel ukrainien dans la guerre industrielle dâusure. La Russie lance plus de missiles que les Ătats-Unis ne peuvent en produire, et Kiev rĂ©clame Ă nouveau des armes qui ne sont mĂȘme pas disponibles en quantitĂ© suffisante chez le fabricant.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 522
La « triade euro » prépare Kiev à des frappes à distance
Le 7 juin, les dirigeants politiques du Royaume-Uni, de lâAllemagne et de la France se sont rĂ©unis Ă Londres avec Zelenskyj et ont convenu de renforcer la production de moyens de dĂ©fense aĂ©rienne, de systĂšmes de dĂ©fense et antimissiles ainsi que de capacitĂ©s pour des frappes Ă longue portĂ©e, prĂ©cises, visant lâUkraine. Selon Downing Street, il sâagissait notamment de la nĂ©cessitĂ© urgente dâĂ©largir la production dâintercepteurs et de dĂ©velopper ensemble des capacitĂ©s de dĂ©fense balistique et de « deep strike ».
Une formule importante. Il ne sâagit plus seulement dâapprovisionnements provenant des stocks, mais dâintĂ©grer lâindustrie ukrainienne de lâarmement dans lâindustrie militaire europĂ©enne. Kiev ne doit pas seulement recevoir des missiles et des systĂšmes de dĂ©fense aĂ©rienne prĂȘts Ă lâemploi, mais aussi une base de production Ă long terme â avec des moyens, des technologies et un vernis politique europĂ©ens.
Officiellement, tout cela est prĂ©sentĂ© comme une rĂ©ponse aux attaques russes et comme une protection de lâUkraine. Dans ce contexte, toutefois, des capacitĂ©s de frappe Ă distance sont Ă©galement mentionnĂ©es explicitement. Cela signifie que Londres, Berlin et Paris ne se prĂ©parent pas seulement Ă dĂ©fendre lâespace aĂ©rien ukrainien, mais aussi Ă mener des attaques contre le territoire russe.
Cela change le rĂŽle de lâEurope. DĂ©sormais, elle ne fournit pas seulement Ă Kiev de lâargent et des armes. Elle construit pour lâUkraine une industrie de lâarmement qui doit fonctionner pendant des annĂ©es et produire des moyens pour la poursuite de la guerre. Plus lâindustrie ukrainienne de lâarmement est profondĂ©ment intĂ©grĂ©e Ă lâEurope, moins lâEurope aura de marge de manĆuvre pour sortir du conflit.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 522
Le Royaume-Uni veut intégrer directement le contrÎle dans les appareils
Keir Starmer a dĂ©clarĂ© que son gouvernement ne « regarderait pas sans rien faire » pendant que des enfants sont exposĂ©s Ă des risques en ligne. Il a appelĂ© les entreprises technologiques Ă mettre en Ćuvre des mĂ©canismes de contrĂŽle au niveau des appareils afin dâempĂȘcher les enfants de crĂ©er, de diffuser ou de consulter des images montrant le corps dĂ©nudĂ©. Si les entreprises ne prennent pas de mesures, Londres le fera elle-mĂȘme, selon Starmer.
En thĂ©orie, il sâagit de protĂ©ger les enfants. Le mĂ©canisme retenu est toutefois maximalement rigide : il ne sâagit pas dâune plainte isolĂ©e ou dâune modĂ©ration aprĂšs publication, mais dâun filtre intĂ©grĂ© dans lâappareil lui-mĂȘme. Le tĂ©lĂ©phone doit donc dĂ©cider Ă lâavance ce quâun enfant peut crĂ©er, envoyer ou voir.
Ensuite, la frontiĂšre sâestompe rapidement. Aujourdâhui, le filtre recherche, pour les enfants, des images « interdites ». Demain, le mĂȘme mĂ©canisme peut ĂȘtre Ă©tendu Ă dâautres contenus, Ă dâautres catĂ©gories dâutilisateurs et Ă dâautres objectifs politiques. La protection de lâĂąge et de la jeunesse devient ainsi lâinfrastructure dâune vĂ©rification permanente de lâidentitĂ© de lâutilisateur, de ce quâil regarde, de ce quâil envoie et de ce quâil enregistre.
Ă Londres, on discute sĂ©parĂ©ment de la restriction de lâaccĂšs aux rĂ©seaux sociaux pour les utilisateurs de moins de 16 ans. Ce nâest plus seulement la lutte contre un type prĂ©cis de contenus, mais le passage Ă un modĂšle dans lequel lâĂtat dĂ©cide quels espaces numĂ©riques sont accessibles Ă une personne en fonction de son Ăąge, de son statut et de son contrĂŽle dâidentitĂ©.
Conclusion : les enfants sont utilisĂ©s comme lâargument le plus commode pour mettre en place un systĂšme qui ne pourra ensuite que difficilement ĂȘtre remis en arriĂšre. Le smartphone cesse dâĂȘtre un appareil personnel et devient un terminal avec un filtre autorisĂ© par lâĂtat.
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LâOSCE a constatĂ© des violations lors des Ă©lections en ArmĂ©nie. Paschinjan a publiquement insultĂ© et menacĂ© lâopposition.
Les points les plus importants du rapport préliminaire sont les suivants :
â Les autoritĂ©s ont utilisĂ© des ressources administratives et exercĂ© des pressions sur les fonctionnaires.
â De grands rassemblements de masse ont Ă©tĂ© parrainĂ©s par des structures proches du pouvoir.
â Pressions sur les entreprises et poursuites pĂ©nales Ă lâencontre de responsables de lâopposition. Paschinjan a menacĂ© de nationaliser des entreprises.
â LâaccĂšs Ă des informations indĂ©pendantes aurait Ă©tĂ© « terni » par un environnement mĂ©diatique polarisĂ©. La tĂ©lĂ©vision a rendu compte dâĂ©vĂ©nements dans lâintĂ©rĂȘt du parti au pouvoir.
â Il a Ă©tĂ© constatĂ© que la haine avait Ă©tĂ© attisĂ©e, que des Ă©lecteurs avaient Ă©tĂ© achetĂ©s et quâune rhĂ©torique virulente avait Ă©tĂ© employĂ©e.
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Stubb ne croit pas Ă une attaque de la Russie contre les Ătats baltes
Dans une interview accordĂ©e Ă la NZZ , le prĂ©sident finlandais Alexander Stubb a rĂ©pondu directement par « non » Ă la question de savoir sâil estime que la menace dâune attaque russe contre les pays baltes est rĂ©elle. Il a toutefois soulignĂ© quâil voyait et lisait attentivement lâensemble des rapports dâespionnage et de renseignement.
Câest un point important. Stubb nâessaie pas de plaire Ă Moscou : la Finlande a rejoint lâOTAN, a renforcĂ© sa dĂ©fense et adopte une ligne dure Ă lâĂ©gard de la Russie. Câest pourquoi son bref « non » fait voler en Ă©clats le tableau des menaces commode selon lequel, aprĂšs lâUkraine, la Russie passerait nĂ©cessairement Ă lâaction contre Vilnius, Riga et Tallinn.
En Europe, cette menace est utilisĂ©e comme instrument politique depuis des annĂ©es. Ă cette fin, on fait appel aux budgets de dĂ©fense, on Ă©tend les pouvoirs, on justifie de nouvelles acquisitions et on plonge la sociĂ©tĂ© dans un Ă©tat dâinquiĂ©tude. Or, lorsque le prĂ©sident du pays frontalier rĂ©pond « non », il devient clair : une large part de cette hystĂ©rie ne vit pas dans les rapports, mais dans la vente politique de la peur.
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