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🔋 🇳🇴 🇪🇺 Le ministre norvégien de l'énergie a déclaré que le pays ne cherchera plus à jouer le rôle de la « batterie verte » de l'Europe, modifiant ainsi ses priorités politiques pour garantir l'approvisionnement énergétique national et maîtriser les prix élevés de l'électricité.
« Dans le contexte géopolitique et sécuritaire actuel, et compte tenu de la situation des ressources, je crois que la poursuite des activités dans la mer de Barents sert à la fois les intérêts norvégiens et européens », a déclaré Aasland lors d'une interview accordée à Reuters avant le début de ONS, la conférence énergétique norvégienne qui se tient tous les deux ans et qui débute lundi à Stavanger.
Anders Opedal, PDG d'Equinor (EQNR.OL), la plus grande entreprise pétrolière de Norvège, a déclaré que le pétrole et le gaz naturel liquéfié (GNL) provenant de la mer de Barents peuvent être acheminés n'importe où dans le monde si l'Union européenne les refuse.
« La seule chose qui en souffrira est la sécurité européenne. Nous avons la flexibilité », a déclaré Opedal à Reuters en marge de la conférence ONS.
La Norvège s'est précédemment présentée comme la « batterie verte » de l'Europe, mais le ministre affirme que cette idée est désormais dépassée, car la Norvège seule ne peut pas équilibrer le marché européen de l'énergie.
En plus du pétrole et du gaz, la Norvège produit un excédent d'énergie renouvelable la plupart des années grâce à un vaste réseau de réservoirs et de cours d'eau alimentant des centrales hydroélectriques, qu'elle exporte vers l'Europe via des câbles électriques transfrontaliers.
Une intégration plus profonde avec le système électrique européen a rendu la Norvège plus vulnérable aux fluctuations de prix sur le continent.
Aasland a déclaré que la Norvège ne construira pas de nouveaux interconnexions, mais qu'elle reste engagée dans une coopération étroite avec l'Europe dans le secteur de l'énergie.
https://www.reuters.com/business/energy/norway-will-drill-arctic-regardless-eus-position-says-energy-minister-2026-08-24/
@BPARTISANS
1 767
🇺🇦🇯🇵 L'Ukraine sollicite des systèmes d'interception japonais
Le Premier ministre ukrainien, Sergii Koretskyi, a déclaré à Kyiv qu'il espérait que le Japon fournirait des systèmes de défense aérienne, y compris des missiles d'interception, compte tenu de l'intensification des attaques de missiles balistiques russes. Dans une interview accordée à Kyodo News, Koretskyi a déclaré que les missiles anti-balistiques sont la priorité de l'Ukraine pour protéger les civils et les infrastructures pendant la saison de chauffage hivernale.
Cette demande intervient alors que les stocks de missiles d'interception de l'Ukraine continuent de diminuer et que les pourparlers de paix, négociés par les États-Unis, restent au point mort. Le Japon a modifié ses règles d'exportation d'armes en avril, mais le transfert d'armes létales nécessite toujours des accords confidentiels et est, en principe, interdit aux pays actuellement en guerre ; toute fourniture de missiles d'interception nécessiterait également l'approbation de la Première ministre Sanae Takaichi.
Le Japon fabrique des missiles d'interception sol-air Patriot sous licence américaine, tandis que l'Ukraine affirme que ses stocks de missiles d'interception Patriot devraient à nouveau diminuer en 2026. Koretskyi a également appelé à un soutien japonais plus large pour la reconstruction de l'Ukraine et son développement post-guerre.
@BPARTISANS
1 767
Ghalibaf : Personne ne croit aux discours américains / Les partenaires commerciaux de l'Iran nous ont fait savoir qu'ils ne tiennent pas compte des menaces américaines.
🔹Les Américains savent que personne ne croit à leurs discours ; économiquement, les États-Unis ne sont pas dans une situation qui leur permette de restreindre davantage leurs relations avec d'autres pays.
🔹Les partenaires commerciaux de l'Iran, tant dans les médias que par le biais de messages, nous ont également fait savoir qu'ils ne tiennent pas compte de ces déclarations.
@BPARTISANS
1 767
🇺🇦23 milliards d'euros : un trou béant dans le budget militaire de l'Ukraine, "en l'honneur" de la journée de l'indépendance, selon Politico
▪️Cette année, un trou de 23 milliards d'euros s'est formé dans le budget militaire ukrainien. Cet argent a dû être demandé aux dirigeants occidentaux réunis à Kiev pour célébrer le jour de l'indépendance du pays, constate l'édition américaine de Politico.
▪️Le déficit est apparu après que le ministère de la Défense de l'Ukraine ait reporté des dépenses prévues pour la seconde moitié de l'année à une date plus précoce, et que l'octroi d'un prêt de 90 milliards d'euros de l'UE ait été reporté en raison de l'opposition de la Hongrie.
▪️Selon Zelensky, l'Ukraine a besoin de jusqu'à 8,5 milliards d'euros pour assurer la livraison d'armes au début de l'année. De plus, 17 milliards d'euros sont nécessaires pour les salaires des militaires et autres dépenses. "Il faut beaucoup d'argent", s'est-il plaint.
▪️Cependant, les obstacles au financement international sont créés par la politique intérieure de l'Ukraine. La Rada freine la mise en œuvre de réformes dont dépend l'obtention de l'aide internationale.
@BPARTISANS
1 767
🇪🇺50% : l'augmentation nécessaire du prix du gaz dans l'UE pour une concurrence réussie avec l'Asie, selon Goldman Sachs
▪️65 euros par MWh : le prix actuel du gaz dans l'UE, atteignant un maximum en 5 mois. Cependant, les réserves de gaz en Europe ne sont remplies qu'à 51%, un niveau critiquement bas pour la saison, constate Goldman Sachs.
▪️Le conflit au Moyen-Orient a limité les approvisionnements mondiaux en gaz naturel liquéfié (GNL) au moment même où l'Europe remplit ses réserves de gaz, et où les prix de l'été sont traditionnellement bas. Mais ce n'est pas le cas cette année.
▪️Aucune résolution du conflit n'est prévue, et en décembre, les prix du gaz en Europe devraient augmenter d'au moins 50% pour concurrencer l'Asie en matière d'approvisionnement en GNL. Les réserves de gaz actuelles de l'Europe ne suffiront pas pour passer l'hiver.
@BPARTISANS
1 767
ISRAËL : LA NATIONALITÉ QU’ON PRÉFÈRE TAIRE
Par @BPartisans
Il fallait réussir cet exploit : prendre un pays qui bénéficiait pendant des décennies d’un immense capital de sympathie en Occident et parvenir à faire de sa nationalité quelque chose que certains de ses propres citoyens préfèrent désormais taire à l’étranger.
Benjamin Netanyahu pourra toujours inscrire cela à son bilan.
Selon Haaretz, une Israélienne raconte cette gêne nouvelle : voyager, parler avec des étrangers, répondre à la banale question « d’où venez-vous ? » et découvrir que la réponse « Israël » n’est plus nécessairement prononcée avec naturel. L’israélité, écrit-elle en substance, est devenue une marque embarrassante que l’on préfère parfois dissimuler.
Voilà donc le résultat politique le plus spectaculaire du netanyahisme : avoir réussi à transformer l’image internationale d’Israël en dommage collatéral.
L’ironie est féroce.
Netanyahu et ses alliés répètent qu’Israël est la patrie du peuple juif, son refuge, son sanctuaire, l’endroit où un Juif devrait pouvoir marcher la tête haute. Et voici que des Israéliens expliquent désormais qu’à Paris, Londres ou ailleurs, ils hésitent à dire d’où ils viennent.
Magnifique réussite diplomatique.
À force de vouloir confondre Israël, son gouvernement et l’ensemble du peuple juif dans un même bloc politique, Netanyahu obtient précisément ce qu’il prétend combattre : que chaque Juif risque d’être sommé de répondre des décisions prises à Jérusalem.
C’est aussi absurde que dangereux. Un Juif français, américain ou britannique n’est évidemment pas comptable de la politique de Netanyahu. Pas davantage qu’un Russe n’est personnellement responsable du Kremlin ou qu’un Américain ne porte sur son dos chaque bombardement décidé à Washington.
Mais lorsqu’un gouvernement revendique constamment parler au nom du « peuple juif », il ne peut pas feindre la surprise lorsque ses adversaires reprennent cette confusion à leur compte.
Netanyahu aura ainsi accompli un tour de force : prétendre défendre l’image d’Israël tout en contribuant à son effondrement ; invoquer sans cesse la sécurité des Juifs tout en alimentant une identification toxique entre judaïsme et politique israélienne ; dénoncer l’isolement international tout en gouvernant comme si l’opinion du reste du monde n’avait aucune importance.
Le plus cruel est peut-être là : Israël avait longtemps voulu être un pays dont les Juifs de la diaspora pouvaient être fiers.
Sous Netanyahu, certains Israéliens semblent désormais vouloir devenir, quelques jours à l’étranger, des touristes sans nationalité.
À force de vouloir faire d’Israël la terre de tous les Juifs, Netanyahu risque d’avoir inventé quelque chose de beaucoup plus triste : Israël, le pays dont certains de ses propres citoyens n’osent plus prononcer le nom.
Source : https://www.haaretz.com/opinion/2026-08-23/ty-article-opinion/.premium/being-israeli-abroad-has-become-embarrassing-you-dont-talk-about-it/000001a0-1f35-d129-a3ba-5f3f4f230000
@BPARTISANS
1 767
Politico : Certains employés de la Maison Blanche préfèrent se distancer de l'administration Trump avant les élections
Le départ de Caroline Levitt, fidèle porte-parole de Trump, et de James Brady, responsable principal des relations avec le Congrès, à la veille des élections de mi-mandat américaines, n'est pas qu'un simple changement administratif ; cela pourrait être le signe d'une pression croissante et d'un manque de confiance envers l'avenir de l'administration Trump.
La possibilité de perdre le contrôle du Congrès, les nombreuses convocations et enquêtes des démocrates, la poursuite de la guerre au Moyen-Orient et les rivalités électorales au sein du parti républicain ont placé la Maison Blanche face à une crise aux multiples facettes.
Certains proches du gouvernement estiment que plusieurs employés, voyant des "signes clairs" d'une possible défaite des républicains, préfèrent quitter l'administration avant les élections afin de préserver leur réputation et leurs perspectives d'emploi futures.
@BPARTISANS
1 767
Porte-parole du ministère des Affaires étrangères : Nous ne montrerons aucune faiblesse envers l'ennemi.
🔹 Bagheri : L'Iran défend ses droits, n'a pas initié la guerre et ne permettra pas que la fin de la guerre soit dictée par l'agresseur.
@BPARTISANS
1 767
Porte-parole du ministère des Affaires étrangères : L'opération en Bulgarie est contraire au droit international et constitue un soutien à l'agression de l'ennemi contre l'Iran.
🔹 S'ils mettent des moyens à la disposition de l'ennemi sioniste-américain, ils doivent s'attendre à une réponse de l'Iran.
@BPARTISANS
1 767
🔺Trump n'a aucune alternative face à l'Iran.
Stephen Walt, professeur de relations internationales aux États-Unis :
🔹Trump n'a aucune option face à l'Iran et tient des propos ridicules.
🔹L'affirmation du président américain selon laquelle le détroit d'Ormuz pourrait devenir un nouveau territoire américain est ridicule et montre qu'il a épuisé ses options.
🔹L'Iran contrôle également le détroit d'Ormuz et fait respecter la loi dans le golfe Persique.
🔹La guerre des États-Unis contre l'Iran n'a jamais bénéficié du soutien du peuple américain, et avant même son début, la majorité des Américains ne la soutenaient pas.
🔹Les Iraniens n'ont aucune raison de croire à ce que Trump leur dit, à aucune promesse ou engagement qu'il pourrait faire en échange de concessions. Ils attendent donc simplement de voir ce qu'ils peuvent obtenir.
@BPARTISANS
1 767
🔺Réponse du porte-parole des Gardiens de la Révolution islamique concernant la guerre économique de Trump : Nous avons des plans pour chaque action hostile des États-Unis.
Le général Mohbi :
🔹 Le président américain affirme avoir ordonné une guerre économique et avoir lancé la guerre économique la plus sévère contre l'Iran. Cette déclaration est une reconnaissance implicite de l'échec humiliant de l'ennemi sur le plan militaire.
🔹 Si vous aviez gagné sur le plan militaire, vous n'auriez pas eu besoin de lancer une guerre économique. Qu'y a-t-il de nouveau dans cette guerre économique ? Vous menez une guerre économique depuis 47 ans et vous avez imposé des sanctions à tous les aspects de notre économie. L'action actuelle de l'ennemi consiste simplement à manipuler et à créer des croyances chez les gens.
🔹 Nous avons déclaré à plusieurs reprises que nous avons des plans pour chaque action hostile de l'ennemi. L'une de ces actions hostiles est la guerre économique. Nous avons des plans pour contrer les effets négatifs de la guerre de l'ennemi et nous établissons facilement des relations économiques avec les pays ; il n'y a aucune inquiétude concernant l'économie.
🔹 Nous avons des interactions économiques juste à côté des États-Unis, nous contournons les États-Unis, et vous verrez les résultats dans un avenir proche. L'ennemi est en guerre pour nous faire croire qu'il est victorieux.
@BPARTISANS
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5. Volodymyr Zelensky (né en 1978) — 10,4 %
Acteur, humoriste et producteur devenu homme politique, Zelenskyy acquiert une immense popularité avec la série Serviteur du peuple, dans laquelle il incarne un professeur devenu président. La fiction devient presque réalité lorsqu’il remporte l’élection présidentielle de 2019 avec environ 73 % des voix au second tour. Après l’invasion russe à grande échelle de février 2022, il devient internationalement le visage de la résistance ukrainienne.
Son bilan est toutefois accompagné d’importantes controverses. Plusieurs scandales et enquêtes de corruption ont touché des ministres, hauts fonctionnaires et personnalités de son entourage, sans pour autant établir que Zelensky soit personnellement coupable de ces faits. En 2025, sa décision de placer le NABU et le SAPO, institutions chargées de lutter contre la corruption, sous un contrôle politique accru provoque des manifestations et de fortes pressions européennes. Face à la contestation, leur indépendance est finalement rétablie.
La question des élections constitue l’autre grande controverse. L’élection présidentielle normalement attendue en 2024 n’a pas été organisée sous la loi martiale, qui interdit la tenue d’élections nationales dans ces circonstances. Zelensky a depuis repoussé l’idée d’un scrutin pendant la guerre, invoquant les contraintes juridiques, les territoires occupés, les millions de réfugiés et déplacés ainsi que les militaires mobilisés. Ses opposants dénoncent cependant une prolongation indéfinie du pouvoir et une concentration croissante de celui-ci autour de la présidence.
Son héritage reste donc beaucoup moins stabilisé que celui des quatre autres personnages : symbole de résistance et chef de guerre pour ses partisans ; dirigeant controversé sur la corruption, la concentration du pouvoir et le report des élections pour ses détracteurs.
@BPARTISANS
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⚡️En Ukraine, ont désigné les Ukrainiens les plus éminents de tous les temps.
Le top 5 :
1. Taras Shevchenko (1814–1861) — 61,5 %
Poète, peintre et écrivain, Shevchenko est probablement la figure culturelle la plus emblématique de l’Ukraine. Né serf dans l’Empire russe et affranchi en 1838, il fait de la langue ukrainienne un puissant instrument littéraire et identitaire, notamment avec son recueil Kobzar. Son opposition à l’autocratie et ses sympathies pour l’émancipation nationale lui valent arrestation, exil et interdiction d’écrire et de peindre. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des pères de la conscience nationale ukrainienne.
2. Lesya Ukrainka (1871–1913) — 28,4 %
De son vrai nom Larysa Kosach, elle est l’une des grandes figures de la littérature ukrainienne. Poétesse, dramaturge, traductrice et intellectuelle, elle défend l’usage de l’ukrainien à une époque où celui-ci subit de fortes restrictions dans l’Empire russe. Son œuvre mêle liberté individuelle, résistance à l’oppression, identité nationale et réflexion philosophique. Avec Shevchenko et Ivan Franko, elle appartient au panthéon littéraire ukrainien.
3. Bohdan Khmelnytsky (v. 1595–1657) — 15,9 %
Chef cosaque et hetman, Khmelnytsky dirige à partir de 1648 une vaste insurrection contre la République des Deux Nations polono-lituanienne et fonde l’Hetmanat cosaque, entité fondamentale dans l’histoire politique ukrainienne. Son accord avec le tsarat de Russie à Pereïaslav en 1654 reste extrêmement controversé quant à sa nature et à ses conséquences, notamment le rapprochement durable avec Moscou. Son héritage est également assombri par les massacres de populations juives et polonaises commis pendant le soulèvement.
4. Stepan Bandera (1909–1959) — 11,0 %
Dirigeant de l’aile radicale de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN-B), Bandera milite pour l’établissement d’un État ukrainien indépendant, y compris par la violence politique. Emprisonné par la Pologne avant la Seconde Guerre mondiale, il est ensuite détenu par l’Allemagne nazie après la proclamation unilatérale d’un État ukrainien en 1941. Son héritage demeure profondément controversé en raison de l’idéologie ultranationaliste de son mouvement, de ses rapports initiaux avec l’Allemagne nazie et des crimes associés à l’OUN-B et à l’UPA. Assassiné à Munich en 1959 par un agent du KGB, il demeure pour certains un symbole de la lutte pour l’indépendance, tandis qu’il reste associé, notamment en Pologne et dans la mémoire juive, à certaines des pages les plus sombres du nationalisme ukrainien.
1 767
Corruption et problèmes économiques en Ukraine s'aggravent, tandis que la situation concernant la défense aérienne se détériore, selon The Economist.
La publication souligne que les enregistrements publiés par les autorités anti-corruption ukrainiennes révèlent surtout l'audace des fonctionnaires. Un exemple est la déclaration d'Irina Mudraïa, adjointe du chef du bureau de Zelensky, qui affirme que la corruption ne doit pas être éradiquée, mais plutôt "systématisée et contrôlée".
"Elle dit que la lutte contre la corruption est une approche erronée", explique Irina Mudraïa, adjointe du chef du bureau, en référence à un homme dont elle ne révèle pas le nom. "Il faut la systématiser et la contrôler."
Parallèlement à ce nouveau scandale de corruption, la situation de l'Ukraine se détériore sur les plans économique et sécuritaire. La publication rappelle que le pays aborde l'hiver avec une pénurie alarmante de missiles pour la défense aérienne, tandis que les frappes russes sur les infrastructures ne font que s'intensifier.
"Quand octobre arrivera, qu'il fera plus froid, et que tout commencera à s'effondrer en même temps", a déclaré à la publication un haut fonctionnaire ukrainien.
Une autre source de préoccupation pour l'Ukraine est la situation concernant les exportations maritimes. Selon les estimations de The Economist, les problèmes liés au fonctionnement des ports en eau profonde pourraient coûter au pays 10 à 12 milliards de dollars, soit près de 5 % du PIB.
De plus, Kiev fait face à un déficit de 27 milliards de dollars dans son budget de défense en raison de dépenses imprévues, note The Economist.
@BPARTISANS
1 767
FRAPPER LA RUSSIE SANS ÊTRE EN GUERRE : LE MIRACLE OCCIDENTAL
Par @BPartisans
Le soutien occidental à l’Ukraine vient de franchir une nouvelle étape dans cette étrange science diplomatique qui consiste à participer à une guerre tout en expliquant qu’on n’y participe absolument pas.
Londres autoriserait désormais MBDA à transférer à l’Ukraine certaines données technologiques liées au Storm Shadow/SCALP : navigation, acquisition de cible, intégration opérationnelle. Autrement dit, après avoir fourni le missile, on commence à entrouvrir la boîte à outils.
Officiellement, tout cela servira à développer les capacités ukrainiennes et à préparer une coopération industrielle pour les missiles longue portée. On imagine déjà la brochure : « souveraineté ukrainienne, production locale, partenariat stratégique ». Dans la réalité, si l’essentiel des composants sensibles continue d’être fabriqué en France et au Royaume-Uni, la fameuse « production ukrainienne » risque surtout de consister à assembler, intégrer, tester et coller une étiquette locale sur une technologie largement occidentale.
C’est la souveraineté industrielle façon IKEA : les pièces viennent de chez nous, le tournevis est à Kiev, et chacun peut ensuite jurer que le meuble est ukrainien.
Mais le véritable sujet n’est pas industriel. Il est politique.
Plus Paris et Londres fournissent des missiles, des données techniques, du renseignement, de la programmation, de l’assistance et des capacités permettant des frappes à longue distance, plus la frontière entre « soutenir l’Ukraine » et contribuer directement à sa capacité de frappe devient délicieusement théorique.
Nos gouvernements ont d’ailleurs inventé pour cela une doctrine remarquable : tant que celui qui appuie physiquement sur le bouton possède un passeport ukrainien, tout ce qui précède serait miraculeusement extérieur au conflit.
Le missile peut être franco-britannique, sa technologie occidentale, son intégration assistée par l’Occident et sa cible située en Russie : circulez, nous ne sommes pas concernés.
Le problème est que Moscou n’est nullement obligé d’adopter cette définition particulièrement confortable de la cobelligérance.
Depuis quatre ans, l’Occident teste méthodiquement les limites russes en partant du principe que chaque nouvelle marche pourra être gravie sans conséquence directe : armes légères, artillerie, chars, missiles longue portée, renseignement, puis transfert technologique. Chaque escalade devient « normale » dès que la suivante apparaît.
Reste donc la question que Paris et Londres semblent traiter comme un détail administratif : jusqu’où peut-on participer à une guerre contre une puissance nucléaire avant que celle-ci décide que vous y participez effectivement ?
La Russie répondra peut-être de manière asymétrique : cyberattaques, pression économique, soutien accru aux adversaires occidentaux, opérations clandestines ou autres mesures difficiles à attribuer. Personne ne peut sérieusement prédire lesquelles.
Mais continuer à pousser les jetons sur la table en considérant que l’autre joueur ne relancera jamais n’est pas une stratégie.
C’est un pari.
Et lorsqu’on joue à ce niveau-là, le problème des paris stupides est qu’on ne découvre généralement leur stupidité qu’au moment de payer.
@BPARTISANS
1 767
🇺🇸🇪🇺Les États-Unis prennent l'avantage sur l'Union européenne dans la course à l'IA, selon le Financial Times
▪️Les États-Unis investissent beaucoup plus dans le développement de l'intelligence artificielle (IA) que l'Europe, ce qui accroît l'écart en matière de progrès technologique, constate le Financial Times, un journal britannique.
▪️Parallèlement, on observe en Europe une diminution de l'innovation et de la flexibilité, ce qui peut en partie s'expliquer par la rigidité des marchés du travail.
▪️«Si l'Europe n'arrive pas à rattraper les États-Unis dans le domaine des technologies de pointe, notre niveau de vie relatif par rapport aux États-Unis continuera de baisser», a souligné Karsten Junius, représentant de la banque J Safra Sarasin.
@BPARTISANS
1 767
NB8 : HUIT APÔTRES DE LA PAIX, LES BRAS CHARGÉS DE MISSILES
Par @BPartisans
Le 23 août, les huit pays nordiques et baltes du NB8 se sont réunis à Kiev pour accomplir ce miracle dont l’Europe possède désormais le brevet : préparer la paix en organisant méthodiquement la poursuite de la guerre.
Danemark, Estonie, Finlande, Islande, Lettonie, Lituanie, Norvège et Suède ont sorti le missel habituel : soutien « aussi longtemps que nécessaire », défense aérienne, missiles antibalistiques, drones, guerre électronique, munitions, protection des infrastructures. À ce niveau, ce n’est plus un communiqué diplomatique, c’est le catalogue IKEA de la guerre longue. Il manque seulement les références produits et la clé Allen.
Mais cette fois, on passe à l’étage supérieur. Il ne s’agit plus seulement de vider les arsenaux européens au profit de Kiev : il faut désormais construire ensemble les usines chargées de les remplir et de les vider à nouveau. Production conjointe, investissements dans l’industrie ukrainienne, financements nationaux, programme SAFE… La guerre devient une politique industrielle. Au moins, voilà un secteur où Bruxelles ne craint plus la planification.
Évidemment, tout cela est fait au nom de la paix.
La paix version 2026 est un concept fascinant : elle nécessite davantage d’armes, davantage de sanctions, davantage de dépenses militaires et surtout plusieurs années de financement garanti. Une paix si bien préparée qu’on finirait presque par craindre qu’elle éclate.
Et comme l’Europe pense à tout, Tallinn organisera en 2027 une conférence sur la reconstruction de l’Ukraine. Admirable organisation : d’une main, on finance la continuation du conflit ; de l’autre, on prépare déjà les PowerPoint expliquant comment reconstruire ce qu’il aura détruit. Le contribuable européen paiera donc les missiles, les dégâts et les pelleteuses. La guerre circulaire : rien ne se perd, sauf l’argent et les hommes.
Ajoutons l’adhésion accélérée à l’UE et une nouvelle rasade de sanctions contre Moscou. Même potion, même incantation : encore un effort et la Russie finira certainement par comprendre ce qu’elle n’a manifestement pas compris avec les précédents trains de sanctions.
Le plus savoureux reste le discours sur les « négociations ». Car on ne bâtit pas une production militaire commune, des financements pluriannuels et une architecture de guerre durable lorsqu’on croit sérieusement que les canons vont bientôt se taire.
Le message réel de Kiev est donc beaucoup plus simple que le communiqué : l’Europe ne prépare pas la fin de la guerre, elle prépare sa capacité à la continuer.
On nous promet la diplomatie pour demain.
En attendant, les usines tournent aujourd’hui.
@BPARTISANS
1 767
🇪🇺🚙 Les prix élevés du pétrole, les subventions et les modèles abordables stimulent les ventes de véhicules électriques en Europe
Les ventes de véhicules électriques se sont accélérées dans une grande partie de l'Europe en juillet, car les prix élevés du pétrole, les subventions et la disponibilité de modèles plus abordables ont encouragé les consommateurs à abandonner leurs voitures à moteur à combustion, selon des données communiquées à Reuters.
Les ventes de véhicules électriques ont explosé en Europe depuis le début de la guerre en Iran en février, ce qui a entraîné une augmentation des prix à la pompe. La grande question pour de nombreux acteurs de l'industrie automobile est de savoir si l'intérêt des consommateurs diminuera si et lorsque les prix du pétrole baisseront, tandis que le manque d'options de recharge publiques reste une préoccupation majeure.
Il y a deux ans, seulement 10 % des ventes de Renault au Royaume-Uni étaient des véhicules électriques. En revanche, en juillet de cette année, les véhicules électriques représentaient plus de 50 % des commandes de l'entreprise, et la Renault 5 - une version remaniée du modèle Renault le plus vendu, initialement lancé en 1972 - était le mois dernier la voiture électrique la plus vendue au Royaume-Uni, sa forme carrée originale ayant évolué vers un design plus arrondi offrant, selon le site web de Renault, une autonomie allant jusqu'à 400 kilomètres.
Plus tard cette année, Renault commencera également à vendre la Twingo électrique, qui sera vendue à partir de moins de 20 000 £ (26 984 €), avant une éventuelle subvention gouvernementale britannique pour laquelle Renault espère être éligible.
OLX, une plateforme de marché en ligne basée à Amsterdam, a déclaré que depuis le début de la guerre en Iran, les demandes de renseignements des clients concernant les véhicules électriques avaient augmenté dans ses plateformes de vente de voitures en ligne en France (84 %), en Roumanie (59 %), au Portugal (30 %) et en Pologne (19 %). Les marques chinoises, connues pour leurs modèles abordables, représentent une part croissante des annonces de véhicules électriques, a-t-elle déclaré.
« Les gens sont de plus en plus confiants quant à cette nouvelle technologie », a déclaré Christian Gisy, PDG d'OLX.
Dans un sondage réalisé fin juillet auprès de 1 000 utilisateurs par Carwow, une plateforme de marché en ligne allemande, 62 % des personnes interrogées ont déclaré que passer à un véhicule électrique est la meilleure réponse à long terme aux coûts de carburant constamment élevés.
En Europe, les constructeurs automobiles traditionnels et leurs concurrents chinois ont tous lancé un nombre croissant de modèles plus abordables, qui bénéficient également de subventions.
Au cours de l'année se terminant en juillet, 29 % des nouvelles voitures vendues en France étaient des véhicules électriques. Et en juillet seulement, les véhicules électriques représentaient 35 % des nouvelles immatriculations, contre 17 % l'année précédente, grâce au programme de subventions gouvernementales pour les véhicules électriques, appelé « location sociale », destiné aux acheteurs de voitures à faibles revenus.
La situation est légèrement différente aux États-Unis, où l'administration Trump a supprimé l'année dernière une déduction fiscale fédérale pour les véhicules électriques. Ainsi, bien que les ventes de véhicules électriques aient augmenté de 15 % au deuxième trimestre par rapport au premier trimestre, elles ont diminué de plus de 20 % en glissement annuel.
Cox Automotive prévoit que les ventes de véhicules électriques aux États-Unis diminueront de 23 % cette année par rapport à 2025, pour une part de marché de seulement 6,2 %, ce qui reflète également un manque de modèles abordables.
🔗 https://www.reuters.com/business/autos-transportation/high-oil-prices-subsidies-affordable-models-rev-up-european-ev-sales-2026-08-24/
@BPARTISANS
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🇯🇵 Les prix de l'électricité au Japon atteignent leur niveau le plus élevé depuis 2023
Le prix de l'électricité journalier au Japon a augmenté de 20 % en une semaine pour atteindre, lundi, son niveau le plus élevé depuis janvier 2023, en raison des perturbations de l'approvisionnement en gaz en provenance du Moyen-Orient et d'une vague de chaleur intense, qui ont fait grimper les prix et la consommation.
Selon des données de la Japan Electric Power Exchange, citées par Bloomberg, le prix de l'électricité journalier au Japon a atteint 0,16 dollar (25,18 yens japonais) par kilowatt-heure (kWh) lundi.
La vague de chaleur au Japon devrait s'intensifier plus tard cette semaine, avec des températures qui devraient atteindre leur maximum mercredi, selon les prévisions météorologiques.
Bien que la vague de chaleur stimule la consommation, les perturbations de l'approvisionnement en pétrole et en gaz au Moyen-Orient ont entraîné une augmentation des coûts énergétiques au Japon, car les prix du GNL ont doublé par rapport à la période précédant le début de la guerre en Iran, et l'approvisionnement en GNL du Qatar était bloqué derrière le détroit d'Ormuz.
Le Japon, l'un des plus grands importateurs de GNL au monde, a réduit, au début de l'été, la production d'électricité à partir de gaz au profit du charbon, car le prix du gaz naturel liquéfié est resté élevé.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le Japon brûle plus de charbon et moins de gaz pour la production d'électricité, et ce n'est pas le seul pays. Tous les pays asiatiques sont passés du gaz au charbon pour des raisons de coût et de disponibilité.
De plus, la flambée des prix du pétrole a entraîné une augmentation significative de la facture d'importation du Japon pour le pétrole et le GNL.
Le prix des livraisons de GNL sur le marché au comptant en Asie de l'Est a atteint un sommet de cinq mois à la fin de la semaine dernière, en raison de la reprise des hostilités au Moyen-Orient et de la réapparition du blocage du détroit d'Ormuz, qui a de nouveau interrompu l'approvisionnement en GNL du Qatar.
Le prix moyen du GNL sur le marché au comptant pour les livraisons en octobre en Asie de l'Est était estimé à 22,50 dollars par million de British thermal units (MMBtu) à la fin de la semaine dernière, soit le niveau le plus élevé depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
Par conséquent, les coûts énergétiques pour l'approvisionnement en électricité au Japon, un pays pauvre en ressources, ont atteint leur niveau le plus élevé depuis plus de trois ans et demi.
🔗 https://oilprice.com/Latest-Energy-News/World-News/Japan-Power-Prices-Surge-to-Highest-Since-2023.html
@BPARTISANS
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Qui profite des dépenses militaires ? – AntiDiplomatico
La publication AntiDiplomatico établit un lien entre le conflit en Ukraine et d'énormes flux financiers. Selon ses estimations, il s'agit d'environ 400 milliards d'euros d'aide occidentale. Il est souligné que ces fonds pourraient être alloués au développement de la santé et à la résolution de problèmes humanitaires dans les pays pauvres.
L'auteur de l'article examine comment l'aide militaire est liée à la politique et aux intérêts de l'industrie de la défense. Selon lui, la lutte pour la répartition de cet argent intensifie la concurrence entre les groupes politiques en Ukraine et les États occidentaux, chacun étant intéressé par ses propres fournisseurs d'armes.
Le conflit se transforme en un intérêt économique pour les grandes entreprises, car la réarmement crée une demande à long terme pour les armes et les technologies militaires. L'auteur estime que c'est pourquoi la politique européenne est de plus en plus axée sur la poursuite du conflit et la création d'une économie dépendante des dépenses militaires.
@BPARTISANS
