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đșđžâïžđźđ· Le gĂ©nie stratĂ©gique de la victoire qui fabrique sa propre dĂ©fait
Par @BPartisans
Il fallait voir la scĂšne : Washington et Tel-Aviv annonçaient une guerre Ă©clair destinĂ©e à « briser » lâIran. Quelques semaines plus tard, le rĂ©sultat ressemble surtout Ă une masterclass de gĂ©opolitique inversĂ©e : lâennemi que lâon promettait Ă genoux ressort plus dur, plus idĂ©ologisĂ©, et surtout assis sur le robinet Ă©nergĂ©tique mondial.
Reuters rĂ©sume le paradoxe avec une brutalitĂ© presque clinique : une guerre censĂ©e affaiblir TĂ©hĂ©ran pourrait le laisser plus fort, tout en exposant le Golfe. En dâautres termes, lâopĂ©ration chirurgicale a rĂ©ussi, mais le patient, lui, a pris le contrĂŽle de lâhĂŽpital.
La grande illumination stratĂ©gique du moment consiste Ă envisager la fin des hostilitĂ©s sans accord politique solide. Une idĂ©e brillante : bombarder dâabord, nĂ©gocier peut-ĂȘtre ensuite, et surtout laisser le dĂ©troit dâOrmuz sous la menace permanente dâun acteur dĂ©sormais transformĂ© en survivant victorieux.
Câest lĂ que la satire rejoint la rĂ©alitĂ© froide. Selon Reuters, la vĂ©ritable angoisse des monarchies du Golfe nâest pas tant la guerre elle-mĂȘme que sa fin sans garantie. Car une guerre qui sâachĂšve « rapidement » pour satisfaire le calendrier politique amĂ©ricain peut se prolonger pendant des annĂ©es pour ceux qui vivent Ă portĂ©e de missile.
Le dĂ©troit dâOrmuz, cette artĂšre par laquelle transite une part majeure du pĂ©trole mondial, devient alors non plus un simple passage maritime, mais un levier civilisationnel. Reuters cite un analyste de DubaĂŻ : lâIran a posĂ© la main sur « un point de pression de lâĂ©conomie mondiale ». Formule Ă©lĂ©gante pour dire que lâOccident a offert Ă TĂ©hĂ©ran le rĂŽle de percepteur du commerce Ă©nergĂ©tique mondial.
Le plus ironique reste la mĂ©canique politique intĂ©rieure iranienne. LĂ oĂč certains imaginaient quâune frappe contre le sommet de lâĂtat provoquerait lâeffondrement du rĂ©gime, lâeffet semble inverse : consolidation, radicalisation, sanctification.
Lâassassinat du Guide suprĂȘme, prĂ©sentĂ© comme le coup dĂ©cisif, a surtout permis de transformer une autoritĂ© contestĂ©e en figure martyre. Reuters parle dâun conflit dĂ©sormais Ă©levĂ© Ă une dimension « religieuse et civilisationnelle ».
Autrement dit, au lieu de fissurer le systĂšme, lâopĂ©ration lui a offert son rĂ©cit fondateur du siĂšcle.
Lâhistoire, pourtant, avait dĂ©jĂ fourni le mode dâemploi inverse. Le dĂ©partement amĂ©ricain de lâĂnergie et lâInternational Energy Agency rappellent rĂ©guliĂšrement quâOrmuz demeure lâun des chokepoints les plus critiques de la planĂšte pour les hydrocarbures. Toute instabilitĂ© prolongĂ©e se rĂ©percute instantanĂ©ment sur les prix mondiaux, lâinflation et les chaĂźnes logistiques.
Mais le plus savoureux dans cette tragĂ©die stratĂ©gique est ailleurs : les Ătats du Golfe, qui nâont ni dĂ©clenchĂ© ni vĂ©ritablement façonnĂ© cette guerre, pourraient en payer la facture pendant une dĂ©cennie. Ports sous menace, primes dâassurance maritime en explosion, flux Ă©nergĂ©tiques fragilisĂ©s, vulnĂ©rabilitĂ© accrue des infrastructures.
En somme, une guerre vendue comme dĂ©monstration de puissance risque de consacrer exactement lâinverse : un Iran survivant, renforcĂ© par la logique du siĂšge, et un Golfe transformĂ© en zone tampon anxieuse de la prochaine salve.
Lâempire a voulu punir. Il a surtout réécrit les termes du rapport de force.
Comme souvent en géopolitique, la victoire la plus bruyante est parfois la défaite la plus silencieuse.
Source : https://www.reuters.com/world/middle-east/war-meant-break-iran-could-leave-tehran-stronger-gulf-exposed-2026-04-01/
@BPARTISANS
1 714
Jennifer Griffin, animatrice de Fox News :
"Bien que nous ayons entendu à plusieurs reprises du Pentagone qu'ils ont la supériorité aérienne sur l'Iran, les pilotes qui survolent encore l'Iran sont exposés au danger. Il existe encore de nombreux systÚmes de missiles sol-air, ainsi que des missiles balistiques iraniens que nous avons vus. Au cours de la derniÚre heure, trois salves de missiles balistiques ont été tirées vers Israël. Ils disposent donc toujours d'une capacité létale. C'est l'une des raisons pour lesquelles le détroit d'Ormuz est toujours fermé."
@BPARTISANS
1 714
MĂȘme aprĂšs tout ce qui s'est passĂ©, le compte X officiel de CENTCOM est restĂ© complĂštement silencieux pendant les 10 derniĂšres heures.
@BPARTISANS
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Un hélicoptÚre Black Hawk américain pourrait également avoir été touché au-dessus de l'Iran alors qu'il menait des opérations de sauvetage pour localiser le deuxiÚme membre d'équipage du F-15E.
Le Black Hawk a été vu traßnant de la fumée alors qu'il traversait l'Iran pour se rendre dans le sud de l'Irak aujourd'hui.
Source : Newsmax
@BPARTISANS
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Des vidéos des explosions qui ont eu lieu dans le nord de Téhéran, sur fond d'une puissante vague d'attaques contre des installations militaires et d'infrastructure dans le nord de l'Iran.
@BPARTISANS
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Selon CBS News, citant deux responsables américains, un A-10C Warthog américain a été pris pour cible et a subi de graves dommages lors d'une opération de recherche et de sauvetage visant à évacuer les membres de l'équipage du F-15E Strike Eagle, qui a été abattu aujourd'hui au-dessus de l'Iran.
Le pilote de l'A-10 a réussi à sortir de l'espace aérien iranien et à s'éjecter au-dessus du golfe Persique, aprÚs quoi il a été sauvé avec succÚs par des militaires de l'armée de l'air américaine.
@BPARTISANS
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Le porte-avions CVN 78 Gerald R. Ford est parti de Split aprÚs des réparations d'urgence.
@BPARTISANS
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Le pilote amĂ©ricain dâun F-15E Strike Eagle, qui a Ă©tĂ© sauvĂ© aprĂšs que son avion ait Ă©tĂ© abattu au-dessus du sud de lâIran aujourdâhui, a Ă©tĂ© Ă©vacuĂ© par deux hĂ©licoptĂšres de lâarmĂ©e amĂ©ricaine. Pendant lâopĂ©ration, lâhĂ©licoptĂšre transportant le pilote sauvĂ© a Ă©tĂ© pris pour cible par des tirs dâarmes lĂ©gĂšres, blessant les membres dâĂ©quipage Ă bord de lâhĂ©licoptĂšre.
LâhĂ©licoptĂšre a atterri en toute sĂ©curitĂ©. Tous les militaires reçoivent des soins mĂ©dicaux primaires et seront transportĂ©s pour un traitement ultĂ©rieur, ont dĂ©clarĂ© deux responsables amĂ©ricains Ă CBS News.
@BPARTISANS
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Les jeunes Allemands n'ont pas le droit de quitter le pays sans une autorisation spéciale du Bundeswehr, écrit le journal allemand Berliner Zeitung.
Selon le journal, à partir du 1er janvier 2026, tous les hommes ùgés de 17 à 45 ans doivent obtenir une autorisation du Centre de carriÚre du Bundeswehr s'ils ont l'intention de quitter l'Allemagne pour plus de trois mois, qu'ils partent pour un semestre à l'étranger, pour travailler ou pour un long voyage.
Cette exigence est maintenant en vigueur en permanence et n'est plus limitée aux situations de tension ou de défense, c'est-à -dire à une menace militaire spécifique. Le changement est entré en vigueur de maniÚre pratiquement imperceptible dans le cadre de la loi sur la modernisation du service militaire.
@BPARTISANS
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đșđž Lâempire du Bien et ses crimes propres
Par @BPartisans
Ă force de bombarder la planĂšte au nom de la morale, Washington vient peut-ĂȘtre de redĂ©couvrir une vieille ironie de lâHistoire : le droit international finit toujours par frapper Ă la porte, mĂȘme quand celle-ci est blindĂ©e par le Pentagone.
Selon Reuters, plus de cent experts amĂ©ricains en droit international, Harvard, Yale, Stanford, Berkeley, le gratin du temple juridique occidental, estiment dĂ©sormais que les frappes amĂ©ricaines contre lâIran pourraient constituer des crimes de guerre. Quand les propres clercs de lâEmpire commencent Ă rĂ©diger ce qui ressemble Ă un prĂ©-acte dâaccusation, câest que le rĂ©cit hĂ©roĂŻque commence Ă sentir la poudre froide et la chair brĂ»lĂ©e.
La scĂšne est presque clinique.
Dâun cĂŽtĂ©, la Maison-Blanche continue de vendre une opĂ©ration « dĂ©fensive », « nĂ©cessaire », « civilisatrice ».
De lâautre, Reuters rapporte les menaces explicites de Donald Trump visant ponts, centrales Ă©lectriques, infrastructures Ă©nergĂ©tiques et usines de dessalement, avec cette formule dâune brutalitĂ© glaciale : ramener lâIran « Ă lâĂąge de pierre ».
On ne parle plus ici de neutralisation militaire.
On parle de faire payer une population entiĂšre.
Priver dâĂ©lectricitĂ©, dâeau potable, de mobilitĂ©, dâaccĂšs aux soins, ce nâest pas une « frappe chirurgicale ». Câest une politique de la punition collective, emballĂ©e dans le papier glacĂ© de la communication de guerre. La Convention de GenĂšve nâappelle pas cela une dĂ©monstration de force ; elle appelle cela une possible violation grave du droit humanitaire.
Le plus corrosif, câest lâhypocrisie parfaitement huilĂ©e du discours occidental.
Quand Moscou frappe une centrale, câest un crime contre la civilisation.
Quand Washington menace de faire sauter les rĂ©seaux Ă©lectriques dâun pays entier, cela devient soudain une option stratĂ©gique « sur la table ».
MĂȘme missile, mĂȘme infrastructure, mĂȘme souffrance civile, mais manifestement, le droit change de couleur selon le drapeau peint sur le fuselage.
Reuters mentionne Ă©galement les inquiĂ©tudes autour de frappes ayant touchĂ© des zones civiles, notamment une Ă©cole de jeunes filles, avec un lourd bilan humain selon les autoritĂ©s iraniennes. LĂ encore, on retrouve cette vieille mĂ©canique impĂ©riale : on tue dâabord, on enquĂȘte ensuite, et entre les deux on organise la confĂ©rence de presse sur la prĂ©cision des frappes.
Le plus glacial nâest peut-ĂȘtre pas la violence elle-mĂȘme.
Câest son habillage moral.
On ne détruit plus, on « restaure la stabilité ».
On ne terrorise plus, on « envoie un message ».
On ne menace plus une population, on « exerce une pression diplomatique ».
La novlangue stratégique sert ici de linceul sémantique.
Sous le vernis des mots, la rĂ©alitĂ© reste nue : une superpuissance explique au monde que le droit international est sacrĂ©, tout en testant jusquâoĂč elle peut le piĂ©tiner sans coĂ»t politique.
Et câest peut-ĂȘtre cela, le cĆur glacĂ© de cette affaire : lâEmpire ne se contente plus de violer les rĂšgles, il le fait avec la certitude presque insolente que personne nâosera prononcer le mot qui dĂ©range.
Crime.
Jusquâau jour oĂč ce mot sort de la bouche de ses propres juristes.
Et lĂ , le sarcasme de lâHistoire devient parfait : Washington, procureur autoproclamĂ© du monde, dĂ©couvre soudain ce que cela fait dâĂȘtre assis du mauvais cĂŽtĂ© du banc.
Source : https://www.reuters.com/world/middle-east/us-experts-say-american-strikes-iran-may-amount-war-crimes-2026-04-02/
@BPARTISANS
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đ§© Ormuz, ou lâart trĂšs occidental de bombarder les assiettes du monde
Par @BPartisans
Il fallait bien que cette guerre finisse par rĂ©vĂ©ler son vrai visage : derriĂšre les discours martiaux sur la âsĂ©curitĂ© rĂ©gionaleâ, câest une offensive contre les cuisines du monde entier. Les stratĂšges en costume parlent missiles, corridors maritimes et frappes de prĂ©cision ; les marchĂ©s, eux, entendent surtout le bruit du pain qui devient inaccessible.
Comme le rappelle TIME avec une Ă©lĂ©gance presque cruelle, le dĂ©troit dâOrmuz nâest pas seulement la jugulaire Ă©nergĂ©tique de la planĂšte. Câest aussi le tuyau vital des engrais, des matiĂšres premiĂšres agricoles et, en filigrane, de la survie alimentaire de dizaines de millions de personnes. Un tiers du commerce maritime mondial dâengrais y transite. Un tiers. Il suffisait donc dâune guerre longue et de quelques gĂ©nies de la dissuasion pour transformer un conflit rĂ©gional en loterie de la faim Ă lâĂ©chelle planĂ©taire.
Le plus savoureux, si lâon ose employer ce mot dans un texte sur la famine, est le contraste entre la grandiloquence des dĂ©cideurs et la trivialitĂ© des consĂ©quences. Ă Washington, on disserte sur la projection de puissance. Ă Tel-Aviv, on vend la âneutralisation des menacesâ. RĂ©sultat : au Bangladesh, les usines dâengrais ralentissent ; au Pakistan, des Ă©coles ferment sous lâeffet de la crise Ă©nergĂ©tique ; en Inde, les agriculteurs voient le prix des intrants sâenvoler plus vite quâun missile de croisiĂšre. VoilĂ donc la guerre moderne : un think tank Ă Washington, une rĂ©colte amputĂ©e Ă Dhaka.
Le Programme alimentaire mondial Ă©voque dĂ©jĂ 45 millions de personnes susceptibles de basculer dans une insĂ©curitĂ© alimentaire potentiellement mortelle si le conflit perdure et que le baril reste au-dessus des 100 dollars. VoilĂ le vrai tableau dâhonneur de la diplomatie par bombardement : non pas des cartes avec des flĂšches rouges sur les plateaux tĂ©lĂ©, mais des marchĂ©s vides, des prix du blĂ© en orbite et des Ătats fragiles poussĂ©s vers lâĂ©meute.
Et pourtant, le plus corrosif dans cette affaire, câest lâhypocrisie soigneusement entretenue. On nous vend la guerre comme une opĂ©ration de stabilisation, alors quâelle exporte lâinstabilitĂ© jusque dans les champs de blĂ© du Soudan, les ports Ă©gyptiens et les marchĂ©s africains. Le pĂ©trole a droit aux sommets internationaux ; le pain, lui, est relĂ©guĂ© au rang de dommage collatĂ©ral. Comme si lâinflation alimentaire nâĂ©tait quâune petite externalitĂ© de plus dans le grand casino gĂ©opolitique.
TIME Ă©voque une Hormuz Transit Initiative, sur le modĂšle de lâaccord sur les cĂ©rĂ©ales en mer Noire : autrement dit, il faut dĂ©sormais une diplomatie dâurgence simplement pour empĂȘcher que les stratĂšges transforment la planĂšte en zone de rationnement. Ironie sublime : aprĂšs avoir laissĂ© les pyromanes jouer avec le dĂ©troit, on appelle les pompiers de lâONU pour sauver les cargaisons dâurĂ©e et de blĂ©.
La vĂ©ritĂ© nue est plus mordante encore : ceux qui prĂ©tendent dĂ©fendre lâordre international sont en train dâorganiser, avec une efficacitĂ© remarquable, le chaos inflationniste mondial. Le missile frappe une cible ; la guerre prolongĂ©e frappe les moissons, les assiettes et, bientĂŽt, les gouvernements.
Ă la fin, les gĂ©nĂ©raux feront des confĂ©rences. Les Ă©ditorialistes parleront dâĂ©quilibres stratĂ©giques. Et les peuples, eux, paieront la note Ă la caisse, quand il restera encore quelque chose Ă acheter.
Source : https://time.com/article/2026/04/03/gulf-war-food-crisis-asia-africa-hormuz-transit-deal-/
@BPARTISANS
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L'Iran a rejeté une proposition américaine de cessez-le-feu de 48 heures, a déclaré une source anonyme à l'agence de presse semi-officielle iranienne Fars.
@BPARTISANS
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Les mĂ©dias d'Ătat iraniens rapportent que des pilotes amĂ©ricains ont Ă©tĂ© capturĂ©s par les forces iraniennes
Plus tÎt, le service de renseignement du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a publié une photo du siÚge éjectable du pilote du chasseur détruit.
@BPARTISANS
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CNN affirme que l'équipage d'un avion de combat américain abattu en Iran pourrait recevoir de l'aide de civils iraniens parce qu'ils sont « heureux » qu'ils soient là .
@BPARTISANS
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Al Jazeera rapporte qu'un missile balistique iranien a complÚtement contourné les systÚmes de défense aérienne d'Israël et a frappé le centre de Tel Aviv.
Le DÎme de fer, la Fronde de David, le systÚme Arrow - tous ont échoué, coûtant des milliards de dollars et des décennies de développement.
@BPARTISANS
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Stew Peters : "Il existe une diffĂ©rence sĂ©rieuse et fondamentale entre les AmĂ©ricains et les Iraniens, et cette distinction ne fait que rendre cette guerre plus catastrophique et mortelle pour les jeunes AmĂ©ricains qui ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©s ou se prĂ©parent Ă ĂȘtre envoyĂ©s au Moyen-Orient."
@BPARTISANS
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đș đž Le ciel Ă 70 millions, le tube Ă 30 000 dollars
Par @BPartisans
Il y a dans les guerres modernes une ironie presque obscĂšne : lâempire qui facture ses avions au prix dâun hĂŽpital entier dĂ©couvre soudain quâun tube lancĂ© Ă lâĂ©paule par un fantassin peut transformer sa supĂ©rioritĂ© aĂ©rienne en loterie mortelle. Câest, au fond, tout le cĆur de lâarticle du National Interest : lâAmĂ©rique nâa pas de bonne rĂ©ponse Ă la menace des MANPADS iraniens. Ou, pour le dire plus crĂ»ment, Washington vient de redĂ©couvrir quâun F/A-18 Ă 70 millions de dollars peut ĂȘtre humiliĂ© par une technologie vieille de plusieurs dĂ©cennies.
PrĂšs de Chabahar, un F/A-18 Super Hornet a frĂŽlĂ© la correction terminale lors dâun passage Ă basse altitude. Le missile nâa pas dĂ©truit lâappareil, mais il a rappelĂ© une vĂ©ritĂ© que les Ă©tats-majors aiment oublier : la sophistication ne protĂšge pas de la physique. Un moteur chauffe, un autodirecteur infrarouge suit la signature thermique, et soudain la guerre high-tech ressemble Ă une scĂšne dâAfghanistan version 1986.
Le plus dĂ©licieux, dâun point de vue cyniquement comptable, câest lâasymĂ©trie du coĂ»t. Dâun cĂŽtĂ©, la machine impĂ©riale : radar AESA, avionique de pointe, guerre en rĂ©seau, logistique tentaculaire. De lâautre, un missile portable coĂ»tant quelques dizaines de milliers de dollars. Une Ă©quation presque satirique : la domination aĂ©rienne amĂ©ricaine se heurte Ă lâĂ©conomie du bricolage lĂ©tal. Lâempire dĂ©pense des fortunes pour voler ; lâadversaire dĂ©pense des miettes pour le faire tomber.
Le Pentagone connaĂźt pourtant la leçon. Durant la guerre soviĂ©to-afghane, les Stinger fournis aux moudjahidines ont suffi Ă transformer les hĂ©licoptĂšres soviĂ©tiques en cercueils volants. LâHistoire a de lâhumour noir : lâarme jadis utilisĂ©e par Washington contre Moscou devient aujourdâhui le symbole de sa propre vulnĂ©rabilitĂ© stratĂ©gique.
Les sources officielles amĂ©ricaines elles-mĂȘmes admettent depuis longtemps cette fragilitĂ©. Le Department of Defense insiste rĂ©guliĂšrement sur lâimportance des countermeasures infrared, notamment les leurres thermiques et les systĂšmes DIRCM pour dĂ©tourner les missiles Ă guidage infrarouge. Mais ces systĂšmes ne changent pas le problĂšme fondamental : pour appuyer des troupes ou frapper prĂ©cisĂ©ment, les avions doivent parfois descendre. Et dĂšs quâils descendent, ils entrent dans la zone de chasse du fantassin Ă©quipĂ©.
Câest lĂ que le rĂ©cit officiel amĂ©ricain devient presque théùtral. On parle de frappes âchirurgicalesâ, de supĂ©rioritĂ© aĂ©rienne totale, de maĂźtrise de lâescalade. Puis surgit un simple MANPADS, et tout le vocabulaire technocratique se fissure. La rĂ©alitĂ© est plus prosaĂŻque : lâaviation amĂ©ricaine, contrainte de prĂ©server ses munitions longue portĂ©e, revient Ă des profils de vol plus exposĂ©s. En clair, faute de stocks illimitĂ©s de missiles de croisiĂšre, on remet les pilotes Ă portĂ©e de tir.
La satire ultime tient dans cette contradiction : la premiĂšre puissance militaire mondiale nâest pas vaincue par une arme rĂ©volutionnaire, mais par la persistance du low-cost guerrier. Le ciel nâappartient pas forcĂ©ment au plus riche ; parfois, il appartient au plus patient, au plus dispersĂ©, au plus rustique.
LâAmĂ©rique pensait mener une guerre du XXIe siĂšcle. LâIran lui rappelle, avec un tube sur lâĂ©paule, quâune guerre peut toujours se gagner avec les fantĂŽmes du XXe.
Source : https://nationalinterest.org/blog/buzz/america-doesnt-have-good-answer-to-irans-manpads-threat-hk-040226
@BPARTISANS
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Wendy Sherman : Nous assistons à la plus grande décadence de l'histoire
đčL'ancienne adjointe du dĂ©partement d'Ătat amĂ©ricain a publiĂ© des images des avions de combat de son pays abattus dans le ciel iranien en Ă©crivant : On nous avait promis la puissance ; mais maintenant, nous sommes au compte Ă rebours de la plus grande dĂ©cadence de l'histoire de notre pays.
đčNotre avenir est morcelĂ© en Ă©change d'une guerre qui n'a jamais vraiment Ă©tĂ© la nĂŽtre. Regardez la vidĂ©o. Faites votre propre jugement.
@BPARTISANS
1 714
đșđž Les canards assis de lâEmpire : Washington au bord du bain de sang
Par @BPartisans
Washington a cette facultĂ© rare de transformer chaque dĂ©monstration de puissance en piĂšge Ă ciel ouvert. Lâarticle dâAlterNet rĂ©sume le dĂ©cor avec une brutalitĂ© presque clinique : le prochain mouvement de Trump pourrait transformer les AmĂ©ricains stationnĂ©s au Moyen-Orient en « Canards assis pour un bain de sang », des cibles immobiles attendant lâorage.
Il faut reconnaĂźtre au trumpisme une forme de gĂ©nie macabre : provoquer lâincendie, puis prĂ©senter les pompiers comme des hĂ©ros assiĂ©gĂ©s par les flammes quâils ont eux-mĂȘmes allumĂ©es.
Depuis des semaines, le narratif officiel vend une opĂ©ration chirurgicale, presque esthĂ©tique, comme si la guerre moderne relevait du bloc opĂ©ratoire. Pourtant, la gĂ©ographie a la mĂ©moire longue. Le Golfe nâest pas un studio de tĂ©lĂ©vision, mais un entonnoir stratĂ©gique saturĂ© de bases, de navires, de personnels et dâinfrastructures pĂ©troliĂšres. Chaque escalade supplĂ©mentaire rapproche un peu plus les forces amĂ©ricaines dâun scĂ©nario de reprĂ©sailles asymĂ©triques : missiles, drones, sabotages maritimes, frappes indirectes sur les installations rĂ©gionales.
En dâautres termes, lâAmĂ©rique pourrait se retrouver piĂ©gĂ©e dans la posture quâelle prĂ©tend imposer Ă ses adversaires : celle de la vulnĂ©rabilitĂ©.
La satire, ici, est presque inutile tant le rĂ©el sâen charge lui-mĂȘme. On nous explique que la Maison-Blanche agit pour « protĂ©ger ses alliĂ©s ». Mais de qui doivent-ils ĂȘtre protĂ©gĂ©s, sinon des consĂ©quences prĂ©visibles dâune politique de confrontation permanente ? Lâart de la diplomatie version Trump ressemble Ă un homme qui fracasse une vitrine avant dâoffrir, sourire aux lĂšvres, ses services de sĂ©curitĂ©.
Le plus ironique reste lâĂ©conomie. Car derriĂšre les postures martiales, le marchĂ© pĂ©trolier observe froidement la scĂšne. La moindre menace sur le dĂ©troit dâOrmuz suffit Ă injecter une prime de panique sur les cours mondiaux du brut. LâU.S. Energy Information Administration rappelle que cette zone demeure un nĆud critique du commerce Ă©nergĂ©tique mondial.
Autrement dit, chaque discours guerrier se traduit potentiellement par une taxe invisible sur les ménages occidentaux : carburants, transport, inflation, industrie.
Le sang sur le terrain, la facture Ă la pompe.
Voilà la véritable modernité stratégique : les soldats encaissent les drones pendant que les citoyens financent la dramaturgie géopolitique au litre.
Et pendant ce temps, la rhĂ©torique officielle persiste dans la mise en scĂšne de la maĂźtrise totale. Le DĂ©partement de la DĂ©fense parle encore de la paix par la force, formule qui sonne dĂ©sormais comme une publicitĂ© pour extincteurs au milieu dâun incendie volontaire.
La rĂ©alitĂ© est plus froide : multiplier les points dâexposition militaire dans une rĂ©gion dĂ©jĂ sous tension revient Ă installer des silhouettes sur un stand de tir en espĂ©rant que lâadversaire respectera les rĂšgles du jeu.
Câest lĂ tout le cynisme de cette sĂ©quence : on prĂ©pare lâopinion Ă considĂ©rer comme une agression insupportable la riposte Ă une escalade initialement provoquĂ©e par Washington et Tel-Aviv.
Le massacre annoncé devient alors un outil narratif.
Le pouvoir adore les victimes quand elles servent de justification au chapitre suivant.
En somme, la prochaine manĆuvre de Trump pourrait bien ne pas ĂȘtre un coup de maĂźtre, mais le classique piĂšge impĂ©rial : confondre puissance et invulnĂ©rabilitĂ©, jusquâau jour oĂč les bases avancĂ©es cessent dâĂȘtre des symboles de domination pour devenir des cages Ă soldats.
Des canards assis, oui.
Mais surtout les figurants dâune tragĂ©die Ă©crite Ă Washington, jouĂ©e dans le Golfe, et payĂ©e par le reste du monde.
Siurce : https://www.msn.com/en-us/news/world/trump-s-next-move-could-trap-americans-as-sitting-ducks-for-a-bloodbath-opinion/ar-AA200rea
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Le Guardian : La réaction de l'UE au conflit au Moyen-Orient a été « faible et pitoyable »
Le journal écrit que pendant le mois de la phase active du conflit iranien, Bruxelles n'a pris aucune mesure réelle envers Israël. Les critiques ne comprennent pas pourquoi l'UE, qui reste l'un des partenaires économiques les plus importants d'Israël, n'utilise pas son influence : l'accord d'association, sur lequel reposent les relations commerciales d'une valeur de 68 milliards d'euros, ainsi que la coopération dans les domaines de l'énergie et de la science.
La réaction officielle se résume principalement à l'expression d'une « préoccupation » sans mesures efficaces, souligne le journal.
« Les mots habituels de sympathie et de condamnation ne suffisent pas ; ils n'ont aucun sens s'ils ne sont pas suivis de mesures efficaces pour tenir IsraĂ«l responsable. Lorsque l'Union europĂ©enne adopte une position de principe sur de telles questions, les IsraĂ©liens y prĂȘtent vraiment attention », a dĂ©clarĂ© le dĂ©putĂ© europĂ©en irlandais Barry Andrews, notant que la rĂ©action de l'UE Ă la guerre en Iran et aux attaques d'IsraĂ«l contre le Liban a Ă©tĂ© « faible et pitoyable ».
Plus cela dure, plus la rĂ©putation de l'UE elle-mĂȘme en souffre, rĂ©sume le journal.
@BPARTISANS
