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Recharge de foi - Dr Abderrahman

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✹Ceci est un groupe de cours et de rappels sur l’Islam du Dr Abderrahman Nahik -qu’Allah le prĂ©serve- đŸ€Č 💡 https://www.institut-firdaws.fr/parcours-du-superviseur-de-linstitut/ ❓Questions sur Whatsapp au 0681443270 uniquement par Ă©crit

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La religion est facilitée

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Mais quelque temps plus tard, une deuxiĂšme personne arrive avec une vĂ©ritable preuve Ă©tablissant que l’objet lui appartenait. Les juristes ont divergĂ© sur les consĂ©quences de cette situation. Ibn al-Qāsim Ű±Ű­Ù…Ù‡ Ű§Ù„Ù„Ù‡ considĂšre notamment que celui qui avait trouvĂ© l’objet n’a rien Ă  rembourser, car il Ă©tait simplement dĂ©positaire et avait agi conformĂ©ment Ă  ce qu’il devait faire. Il n’avait ni dĂ©tournĂ© le bien ni volontairement fait preuve de nĂ©gligence. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Une belle leçon sur l’amāna Au-delĂ  des dĂ©tails juridiques, l’Islam nous enseigne quelque chose de trĂšs important : l’amāna, la confiance et l’honnĂȘtetĂ©. Trouver le bien d’autrui est une Ă©preuve. Personne n’a peut-ĂȘtre vu ce que nous avons ramassĂ©, mais Allah le sait. Le croyant ne se demande donc pas seulement : « Est-ce que quelqu’un m’a vu ? » Il se demande avant tout : « Quelle est ma responsabilitĂ© devant Allah ? » ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Ne profitons pas de l’ignorance du propriĂ©taire Celui qui trouve un objet doit sincĂšrement chercher son propriĂ©taire conformĂ©ment aux rĂšgles applicables. Il ne convient pas de faire une annonce volontairement vague ou discrĂšte uniquement pour pouvoir dire ensuite : « J’ai cherchĂ© le propriĂ©taire, mais personne n’est venu. » L’objectif de l’annonce est rĂ©ellement de permettre au propriĂ©taire de retrouver son bien. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 PrĂ©server Ă©galement le propriĂ©taire contre les imposteurs L’amāna ne consiste pas seulement Ă  ne pas voler l’objet. Elle consiste aussi Ă  ne pas le remettre au premier venu. C’est pourquoi le ProphĂšte ï·ș a enseignĂ© de mĂ©moriser ses caractĂ©ristiques. Nous devons donc rĂ©unir deux qualitĂ©s : ‱ faire notre possible pour retrouver le propriĂ©taire ; ‱ rester prudent afin de ne pas remettre son bien Ă  quelqu’un qui ment. ━━━━━━━━━━━━━━ đŸ€Č Qu’Allah fasse de nous des personnes dignes de confiance, honnĂȘtes dans ce qui nous est confiĂ© et scrupuleuses concernant les biens et les droits d’autrui !

✒ Le musulman et les objets trouvĂ©s Il peut arriver Ă  chacun de trouver de l’argent ou un objet de valeur appartenant Ă  une autre personne. L’Islam nous enseigne alors une rĂšgle importante : ce que nous trouvons ne devient pas automatiquement notre propriĂ©tĂ©. Le musulman doit chercher Ă  prĂ©server le bien de son propriĂ©taire et faire son possible pour qu’il puisse le rĂ©cupĂ©rer. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 L’enseignement du ProphĂšte ï·ș Ubayy ibn KaÊżb Ű±Ű¶ÙŠ Ű§Ù„Ù„Ù‡ Űčنه raconte qu’il trouva une bourse contenant cent dinars. Il demanda au ProphĂšte ï·ș ce qu’il devait faire. Le ProphĂšte ï·ș lui ordonna d’en faire l’annonce afin de rechercher son propriĂ©taire. Il lui enseigna Ă©galement de bien mĂ©moriser les caractĂ©ristiques de la bourse : ‱ son contenant ; ‱ le nombre de piĂšces ; ‱ la maniĂšre dont elle Ă©tait fermĂ©e. Ainsi, si quelqu’un venait ensuite rĂ©clamer l’argent, il serait possible de vĂ©rifier s’il en Ă©tait rĂ©ellement le propriĂ©taire. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Combien de temps faut-il rechercher le propriĂ©taire ? La majoritĂ© des savants considĂšrent qu’un objet trouvĂ© ayant une certaine valeur doit ĂȘtre annoncĂ© pendant une annĂ©e. C’est notamment l’avis rapportĂ© de : ‱ ÊżUmar ibn al-Khaáč­áč­Äb Ű±Ű¶ÙŠ Ű§Ù„Ù„Ù‡ Űčنه ; ‱ ÊżAlÄ« ibn AbÄ« áčŹÄlib Ű±Ű¶ÙŠ Ű§Ù„Ù„Ù‡ Űčنه ; ‱ Ibn ÊżAbbās Ű±Ű¶ÙŠ Ű§Ù„Ù„Ù‡ ŰčÙ†Ù‡Ù…Ű§ ; ‱ SaÊżÄ«d ibn al-Musayyib Ű±Ű­Ù…Ù‡ Ű§Ù„Ù„Ù‡ ; ‱ ShaÊżbÄ« Ű±Ű­Ù…Ù‡ Ű§Ù„Ù„Ù‡. C’est Ă©galement l’avis de Mālik, AbĆ« កanÄ«fa, ShāfiÊżÄ« et Aáž„mad Ű±Ű­Ù…Ù‡Ù… Ű§Ù„Ù„Ù‡. Il existe certes un rĂ©cit mentionnant trois annĂ©es, mais le narrateur lui-mĂȘme avait un doute : il ne savait plus s’il s’agissait de trois annĂ©es ou d’une seule. C’est donc la durĂ©e d’une annĂ©e qui a Ă©tĂ© retenue par la majoritĂ©. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Pourquoi faut-il mĂ©moriser les caractĂ©ristiques de l’objet ? Imaginons que vous trouviez une enveloppe contenant de l’argent. Vous ne devez pas annoncer publiquement : « J’ai trouvĂ© une enveloppe contenant 500 €. » Sinon, n’importe qui pourrait prĂ©tendre qu’elle lui appartient. Il faut plutĂŽt conserver certaines informations que seul le vĂ©ritable propriĂ©taire est normalement capable de donner. On peut alors lui demander, par exemple : « À quoi ressemblait l’enveloppe ? » « Quelle somme contenait-elle ? » « OĂč pensez-vous l’avoir perdue ? » « Y avait-il quelque chose de particulier Ă  l’intĂ©rieur ? » Le but est de vĂ©rifier que la personne connaĂźt rĂ©ellement l’objet. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 La description suffit-elle pour rĂ©cupĂ©rer l’objet ? Les savants ont divergĂ© sur cette question. Selon Mālik, al-Layth, Aáž„mad et un groupe de savants du hadith, si la personne fournit prĂ©cisĂ©ment les signes distinctifs de l’objet, celui-ci peut lui ĂȘtre remis sans lui demander d’apporter des tĂ©moins. Ils s’appuient notamment sur l’ordre du ProphĂšte ï·ș de mĂ©moriser les caractĂ©ristiques de l’objet. Si celles-ci n’avaient aucune utilitĂ© pour identifier son propriĂ©taire, pourquoi aurait-il ordonnĂ© de les mĂ©moriser ? ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Un autre avis exige une preuve AbĆ« កanÄ«fa et ash-ShāfiÊżÄ« Ű±Ű­Ù…Ù‡Ù… Ű§Ù„Ù„Ù‡ considĂšrent, quant Ă  eux, que la personne qui rĂ©clame l’objet doit apporter une preuve Ă©tablissant qu’il lui appartient. Ils s’appuient notamment sur le principe prophĂ©tique selon lequel la preuve incombe Ă  celui qui formule une prĂ©tention. Nous voyons donc ici une divergence juridique reconnue entre les savants. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Certains savants ajoutent le serment Au sein de l’école malikite, certains savants ont considĂ©rĂ© qu’il Ă©tait prudent de demander Ă  celui qui dĂ©crit correctement l’objet de prĂȘter Ă©galement serment. C’est notamment l’avis rapportĂ© de Saáž„nĆ«n et d’Ashhab Ű±Ű­Ù…Ù‡Ù…Ű§ Ű§Ù„Ù„Ù‡. D’autres considĂšrent que la description prĂ©cise des signes distinctifs suffit et qu’il n’est pas nĂ©cessaire d’ajouter un serment. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Et si l’on remet l’objet Ă  la mauvaise personne ? Voici une situation plus complexe. Une premiĂšre personne vient et dĂ©crit parfaitement l’objet. Celui qui l’a trouvĂ© le lui remet conformĂ©ment Ă  l’avis permettant de se satisfaire des signes distinctifs.

Ű§Ù„Ù„Ù‡Ù… Ű”Ù„ ÙˆŰłÙ„Ù… ÙˆŰšŰ§Ű±Ùƒ Űčلى Ù†ŰšÙŠÙ†Ű§ Ù…Ű­Ù…ŰŻ وŰčلى ŰąÙ„Ù‡ ÙˆŰ”Ű­ŰšÙ‡ ŰŁŰŹÙ…Űčين

Mais Ibn al-កājj, le savant malikite Ű±Ű­Ù…Ù‡ Ű§Ù„Ù„Ù‡ attire l’attention sur un point important : mĂȘme si l’on retire toutes ces choses et que l’on se contente d’un repas et d’un rassemblement religieux spĂ©cifiquement organisĂ© chaque annĂ©e pour le Mawlid, la question de l’innovation reste prĂ©sente en raison de cette spĂ©cification religieuse elle-mĂȘme. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Pourquoi certains savants insistent-ils autant sur ce principe ? Parce que les adorations reposent sur le suivi. Nous ne dĂ©cidons pas nous-mĂȘmes : ‱ quel jour devient une fĂȘte religieuse ; ‱ quelle nuit reçoit une pratique particuliĂšre ; ‱ quelle quantitĂ© d’adoration doit ĂȘtre accomplie ; ‱ quelle forme prĂ©cise de rapprochement d’Allah doit devenir rĂ©guliĂšre. Ces choses nĂ©cessitent une preuve. Sinon, avec le temps, chaque gĂ©nĂ©ration pourrait ajouter de nouvelles pratiques en pensant bien faire, et la religion changerait progressivement. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 La vĂ©ritable maniĂšre d’aimer le ProphĂšte ï·ș Le refus de cĂ©lĂ©brer le Mawlid ne signifie absolument pas que l’on aime moins le ProphĂšte ï·ș. Au contraire, les savants insistent sur le fait que l’amour vĂ©ritable se manifeste par le suivi. Allah ŰȘŰčŰ§Ù„Ù‰ dit : ïŽż قُلْ Ű„ÙÙ†Ù’ كُنْŰȘُمْ ŰȘÙŰ­ÙŰšÙ‘ÙÙˆÙ†ÙŽ Ű§Ù„Ù„Ù‘ÙŽÙ‡ÙŽ ÙÙŽŰ§ŰȘÙ‘ÙŽŰšÙŰčُونِي ÙŠÙŰ­Ù’ŰšÙŰšÙ’ÙƒÙÙ…Ù Ű§Ù„Ù„Ù‘ÙŽÙ‡Ù  « Dis : si vous aimez Allah, suivez-moi, Allah vous aimera. » [Sourate Āl ÊżImrān, v. 31] Aimer le ProphĂšte ï·ș consiste donc notamment Ă  : ‱ apprendre sa biographie ; ‱ Ă©tudier sa Sunna ; ‱ appliquer ses enseignements ; ‱ multiplier les priĂšres et salutations sur lui ; ‱ dĂ©fendre son honneur ; ‱ aimer ce qu’il aimait ; ‱ dĂ©laisser ce qu’il a interdit ; ‱ transmettre sa voie Ă  nos enfants. Et cela ne se limite pas Ă  un seul jour de l’annĂ©e. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Sa biographie doit ĂȘtre Ă©tudiĂ©e toute l’annĂ©e Il n’y a aucun problĂšme Ă  organiser un cours sur la vie du ProphĂšte ï·ș. Au contraire, apprendre sa biographie fait partie des meilleures sciences. Mais il faut distinguer entre : « Nous Ă©tudions aujourd’hui la vie du ProphĂšte ï·ș parce que nous avons un cours de sÄ«ra » et : « Nous consacrons religieusement chaque annĂ©e cette date particuliĂšre Ă  une cĂ©lĂ©bration spĂ©cifique de sa naissance. » C’est cette deuxiĂšme forme de spĂ©cification que les savants citĂ©s dans le texte considĂšrent comme une innovation. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Attention Ă©galement Ă  l’exagĂ©ration dans son Ă©loge Le ProphĂšte ï·ș nous a lui-mĂȘme mis en garde : « N’exagĂ©rez pas dans mes Ă©loges comme les chrĂ©tiens ont exagĂ©rĂ© concernant le fils de Marie. Je ne suis qu’un serviteur. Dites donc : le serviteur d’Allah et Son Messager. » RapportĂ© par al-BukhārÄ«. Le vĂ©ritable amour doit donc rester dans les limites qu’il nous a lui-mĂȘme enseignĂ©es. Nous l’aimons plus que nos propres personnes, mais nous ne lui attribuons pas ce qui appartient exclusivement Ă  Allah. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Comment se comporter avec ceux qui cĂ©lĂšbrent le Mawlid ? Cette question doit Ă©galement ĂȘtre abordĂ©e avec sagesse. Le fait de considĂ©rer une pratique comme une innovation ne donne pas le droit : ‱ d’insulter les musulmans ; ‱ de mĂ©priser les gens ; ‱ de provoquer inutilement des conflits ; ‱ de soupçonner leur amour du ProphĂšte ï·ș. Beaucoup cĂ©lĂšbrent le Mawlid prĂ©cisĂ©ment parce qu’ils pensent manifester leur amour pour lui. On leur explique donc le sujet avec douceur, preuves et respect. L’objectif du conseil en Islam n’est pas de gagner le dĂ©bat, mais de rapprocher les gens de la Sunna. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Un principe important Nous devons distinguer entre la personne et l’acte. On peut considĂ©rer une pratique comme incorrecte tout en reconnaissant que celui qui la pratique peut ĂȘtre sincĂšre, aimer le ProphĂšte ï·ș et rechercher le bien. Notre rĂŽle est alors de conseiller avec sagesse et de montrer que le meilleur amour est celui qui suit la voie de celui que l’on aime. ━━━━━━━━━━━━━━ đŸ€Č Qu’Allah remplisse nos cƓurs d’un amour sincĂšre pour Son Messager ï·ș, nous fasse vivre et mourir sur sa Sunna, nous accorde de suivre sa voie intĂ©rieurement et extĂ©rieurement et nous rassemble avec lui dans le plus haut degrĂ© du Paradis.

✒ Le Mawlid : aimer le ProphĂšte ï·ș en suivant sa voie Ű§Ù„Ű­Ù…ŰŻ لله ۱ۚ Ű§Ù„ŰčŰ§Ù„Ù…ÙŠÙ†ŰŒ ÙˆŰ§Ù„Ű”Ù„Ű§Ű© ÙˆŰ§Ù„ŰłÙ„Ű§Ù… Űčلى Ù†ŰšÙŠÙ†Ű§ Ù…Ű­Ù…ŰŻ وŰčلى ŰąÙ„Ù‡ ÙˆŰ”Ű­ŰšÙ‡ ŰŁŰŹÙ…Űčين. Parmi les sujets qui reviennent souvent au mois de RabÄ«Êż al-Awwal figure la cĂ©lĂ©bration de la naissance du ProphĂšte ï·ș. Il est donc important d’aborder cette question avec science, calme et attachement aux principes de la religion. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 La religion a Ă©tĂ© parachevĂ©e Allah ŰȘŰčŰ§Ù„Ù‰ dit : ïŽż Ű§Ù„Ù’ÙŠÙŽÙˆÙ’Ù…ÙŽ ŰŁÙŽÙƒÙ’Ù…ÙŽÙ„Ù’ŰȘُ لَكُمْ ŰŻÙÙŠÙ†ÙŽÙƒÙÙ…Ù’ ÙˆÙŽŰŁÙŽŰȘْمَمْŰȘُ Űčَلَيْكُمْ نِŰčْمَŰȘِي ÙˆÙŽŰ±ÙŽŰ¶ÙÙŠŰȘُ لَكُمُ Ű§Ù„Ù’Ű„ÙŰłÙ’Ù„ÙŽŰ§Ù…ÙŽ ŰŻÙÙŠÙ†Ù‹Ű§  « Aujourd’hui, J’ai parachevĂ© pour vous votre religion, accompli sur vous Mon bienfait et agréé pour vous l’Islam comme religion. » [Sourate al-Māʟida, v. 3] Ce verset constitue un principe fondamental : la religion est complĂšte. Nous n’avons donc pas besoin d’ajouter de nouvelles pratiques religieuses pour nous rapprocher d’Allah. L’imam Mālik Ű±Ű­Ù…Ù‡ Ű§Ù„Ù„Ù‡ disait : « Ce qui n’était pas une religion Ă  cette Ă©poque ne peut pas devenir aujourd’hui une religion. » ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Une bonne intention ne suffit pas Il est possible qu’une personne cĂ©lĂšbre le Mawlid avec une intention sincĂšre : manifester son amour pour le ProphĂšte ï·ș, rappeler sa vie, nourrir des gens ou rĂ©unir les musulmans. Mais dans les actes d’adoration, la bonne intention seule ne suffit pas. Il faut Ă©galement que la maniĂšre d’agir soit conforme Ă  ce qu’Allah et Son Messager ï·ș ont lĂ©gifĂ©rĂ©. Le ProphĂšte ï·ș a dit : « Celui qui introduit dans notre affaire-ci ce qui n’en fait pas partie, cela est rejetĂ©. » RapportĂ© par al-BukhārÄ« et Muslim. Ainsi, la question n’est pas seulement : « Est-ce que j’aime le ProphĂšte ï·ș ? » Mais Ă©galement : « Est-ce que cette maniĂšre de manifester mon amour a Ă©tĂ© lĂ©gifĂ©rĂ©e ? » ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Les Compagnons aimaient le ProphĂšte ï·ș plus que nous C’est l’un des arguments les plus importants mentionnĂ©s par Shaykh al-Islām Ibn Taymiyya Ű±Ű­Ù…Ù‡ Ű§Ù„Ù„Ù‡. Les Compagnons Ű±Ű¶ÙŠ Ű§Ù„Ù„Ù‡ Űčنهم Ă©taient ceux qui : ‱ aimaient le plus le ProphĂšte ï·ș ; ‱ connaissaient le mieux sa valeur ; ‱ Ă©taient les plus empressĂ©s Ă  accomplir le bien ; ‱ Ă©taient les plus soucieux de suivre sa Sunna. Pourtant, il n’est pas rapportĂ© qu’ils aient consacrĂ© chaque annĂ©e une journĂ©e particuliĂšre Ă  cĂ©lĂ©brer sa naissance. Il en va de mĂȘme des Successeurs et des premiĂšres gĂ©nĂ©rations de musulmans. Si cette cĂ©lĂ©bration avait constituĂ© un moyen lĂ©gifĂ©rĂ© de se rapprocher d’Allah, ils auraient Ă©tĂ© les premiers Ă  l’accomplir. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 La date mĂȘme de sa naissance n’est pas certaine La cĂ©lĂ©bration est gĂ©nĂ©ralement fixĂ©e au 12 RabÄ«Êż al-Awwal. Cependant, les historiens ont divergĂ© concernant la date exacte de la naissance du ProphĂšte ï·ș. Le 12 RabÄ«Êż al-Awwal est une opinion connue, mais elle n’est pas unanimement Ă©tablie. Certains savants ont retenu d’autres dates. Cela montre Ă©galement que les premiĂšres gĂ©nĂ©rations n’ont pas transmis une pratique religieuse particuliĂšre liĂ©e Ă  une date annuelle prĂ©cise de sa naissance. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Quand les cĂ©lĂ©brations du Mawlid sont-elles apparues ? Les ouvrages historiques mentionnent que les cĂ©lĂ©brations organisĂ©es du Mawlid sont apparues plusieurs siĂšcles aprĂšs le ProphĂšte ï·ș. Elles n’existaient ni Ă  son Ă©poque, ni chez les Compagnons, ni chez les Successeurs, ni durant les premiĂšres gĂ©nĂ©rations privilĂ©giĂ©es. Plusieurs historiens et savants attribuent leur apparition institutionnelle aux Fāáč­imides en Égypte, plusieurs siĂšcles aprĂšs l’HĂ©gire. Ainsi, il s’agit d’une pratique apparue tardivement dans l’histoire musulmane. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 MĂȘme sans actes interdits, la question demeure Certaines cĂ©lĂ©brations peuvent contenir des choses clairement interdites : ‱ exagĂ©ration dans les Ă©loges du ProphĂšte ï·ș ; ‱ invocations adressĂ©es Ă  autre qu’Allah ; ‱ croyance que le ProphĂšte ï·ș assiste personnellement au rassemblement ; ‱ mixitĂ© interdite ; ‱ musique ou autres actes blĂąmables. Ces Ă©lĂ©ments possĂšdent Ă©videmment leurs propres jugements.

De l’autre, on ne transforme pas cette prudence en dissimulation permanente de la science. La science doit parvenir Ă  ceux qui sont capables de la comprendre et de la transmettre correctement. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 « Celui qui dit Lā ilāha illa Allah entrera au Paradis » Certains textes annoncent une immense rĂ©compense Ă  celui qui rĂ©alise sincĂšrement le tawងīd. Le ProphĂšte ï·ș a notamment dit : « Celui qui rencontrera Allah sans rien Lui associer entrera au Paradis. » Il a Ă©galement annoncĂ© que celui qui meurt sur « Lā ilāha illa Allah » entrera au Paradis. Mais ces textes ne signifient pas que la personne peut prononcer cette parole puis dĂ©laisser volontairement toutes les obligations et commettre les interdits sans consĂ©quence. Les textes religieux doivent ĂȘtre compris ensemble et non isolĂ©ment. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 RĂ©unir les textes plutĂŽt que les opposer D’autres textes montrent en effet la gravitĂ© des pĂ©chĂ©s. Le ProphĂšte ï·ș a dit : « Le fornicateur ne commet pas la fornication au moment oĂč il la commet tout en Ă©tant croyant ; le voleur ne vole pas au moment oĂč il vole tout en Ă©tant croyant
 » Les savants rĂ©unissent donc les textes relatifs Ă  la promesse d’Allah avec ceux relatifs Ă  Sa menace. On ne prend pas uniquement les textes qui donnent de l’espoir en oubliant ceux qui appellent Ă  la crainte d’Allah. Et on ne prend pas uniquement les textes de menace en oubliant l’immensitĂ© de Sa misĂ©ricorde. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Le tawងīd n’est pas une simple formule Al-កasan Ű±Ű­Ù…Ù‡ Ű§Ù„Ù„Ù‡ fut interrogĂ© au sujet de la parole : « Celui qui dit Lā ilāha illa Allah entrera au Paradis. » Il rĂ©pondit en substance : « Celui qui dit Lā ilāha illa Allah et s’acquitte de son droit et de ses obligations entrera au Paradis. » La parole du tawងīd possĂšde donc un sens, des implications et des exigences. Elle implique de vouer l’adoration Ă  Allah seul, de croire en Son Messager ï·ș et de se soumettre Ă  ce qu’Allah a lĂ©gifĂ©rĂ©. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Le croyant pĂ©cheur ne sort pas nĂ©cessairement de l’Islam Un principe important de la croyance des gens de la Sunna : Un musulman qui commet un grand pĂ©chĂ© ne devient pas automatiquement mĂ©crĂ©ant en raison de ce pĂ©chĂ©. Sa foi peut ĂȘtre diminuĂ©e et il peut mĂ©riter un chĂątiment. Mais s’il meurt sur le tawងīd, il ne demeurera pas Ă©ternellement dans le Feu. C’est notamment ainsi que les savants expliquent la parole : « Allah lui interdira le Feu. » C’est-Ă -dire qu’Allah lui interdira d’y demeurer Ă©ternellement. Cela ne signifie pas nĂ©cessairement qu’il ne pourra subir aucun chĂątiment. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Les droits des personnes ne doivent pas ĂȘtre oubliĂ©s Le tawងīd ne fait pas disparaĂźtre automatiquement les injustices commises envers les autres. Une personne peut avoir lĂ©sĂ© quelqu’un, pris son argent, portĂ© atteinte Ă  son honneur ou commis une autre injustice. Elle doit se repentir et, lorsque cela est requis, restituer les droits ou obtenir le pardon de la personne lĂ©sĂ©e. C’est pourquoi la bonne comprĂ©hension des textes empĂȘche de transformer les hadiths sur la misĂ©ricorde d’Allah en justification des pĂ©chĂ©s. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Une leçon Ă©galement importante Ă  notre Ă©poque Aujourd’hui, une parole de quelques secondes peut ĂȘtre extraite d’un cours, diffusĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux et entendue par des milliers de personnes qui n’ont ni le contexte ni les connaissances nĂ©cessaires pour la comprendre. Une question trĂšs subtile de jurisprudence ou de croyance peut ainsi ĂȘtre prĂ©sentĂ©e comme une rĂšgle gĂ©nĂ©rale. Une divergence savante peut ĂȘtre transformĂ©e en permission ouverte Ă  tous. Une exception peut ĂȘtre comprise comme Ă©tant la rĂšgle. Cela doit pousser celui qui transmet la science Ă  davantage de prudence. ━━━━━━━━━━━━━━ đŸ€Č Qu’Allah nous accorde une science bĂ©nĂ©fique, une comprĂ©hension juste de Sa religion, la sagesse dans sa transmission et la sincĂ©ritĂ© dans nos paroles et nos Ɠuvres !

📌 Transmettre la science avec sagesse La science est une immense responsabilitĂ©. Il ne suffit pas de connaĂźtre une information vraie : il faut Ă©galement savoir Ă  qui la transmettre, quand la transmettre et de quelle maniĂšre la prĂ©senter. ÊżAlÄ« Ű±Ű¶ÙŠ Ű§Ù„Ù„Ù‡ Űčنه disait : « Parlez aux gens de ce qu’ils sont capables de comprendre. Voulez-vous donc qu’Allah et Son Messager soient traitĂ©s de menteurs ? » Cette parole nous enseigne un principe essentiel : toutes les vĂ©ritĂ©s ne sont pas nĂ©cessairement exposĂ©es de la mĂȘme maniĂšre Ă  tout le monde. Une personne peut entendre une parole authentique mais, faute de connaissances suffisantes, la comprendre incorrectement, en tirer une mauvaise conclusion ou mĂȘme rejeter d’autres textes Ă  cause de son incomprĂ©hension. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Le ProphĂšte ï·ș et MuÊżÄdh Ű±Ű¶ÙŠ Ű§Ù„Ù„Ù‡ Űčنه Un jour, alors que MuÊżÄdh Ű±Ű¶ÙŠ Ű§Ù„Ù„Ù‡ Űčنه se trouvait derriĂšre le ProphĂšte ï·ș sur sa monture, celui-ci lui annonça une immense bonne nouvelle : « Il n’est personne qui atteste qu’il n’y a aucune divinitĂ© digne d’adoration en dehors d’Allah et que Muáž„ammad est le Messager d’Allah, avec sincĂ©ritĂ© dans son cƓur, sans qu’Allah ne lui interdise le Feu. » MuÊżÄdh Ű±Ű¶ÙŠ Ű§Ù„Ù„Ù‡ Űčنه, heureux d’entendre cette parole, demanda : « Ô Messager d’Allah, ne devrais-je pas en informer les gens afin qu’ils s’en rĂ©jouissent ? » Le ProphĂšte ï·ș rĂ©pondit : « Ils risqueraient alors de s’en remettre Ă  cela. » Le problĂšme n’était donc pas dans la vĂ©racitĂ© de l’enseignement. La parole Ă©tait parfaitement vraie. Mais le ProphĂšte ï·ș craignait que certaines personnes comprennent : « Puisque j’atteste Lā ilāha illa Allah, cela me suffit. » Elles auraient alors pu se relĂącher dans les obligations et les bonnes Ɠuvres. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Une parole vraie peut ĂȘtre mal comprise C’est une leçon importante dans la transmission de la religion. Une parole peut ĂȘtre : ‱ authentique ; ‱ correcte ; ‱ rapportĂ©e d’un grand savant ; et malgrĂ© cela, ĂȘtre prĂ©sentĂ©e au mauvais moment ou Ă  une personne qui n’est pas encore capable de la comprendre correctement. Le transmetteur doit donc rĂ©flĂ©chir non seulement Ă  ce qu’il dit, mais Ă©galement aux consĂ©quences que sa parole peut produire chez celui qui l’écoute. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Toutes les connaissances ne conviennent pas nĂ©cessairement Ă  tous les niveaux Al-Muhallab explique que certaines questions subtiles doivent ĂȘtre rĂ©servĂ©es Ă  ceux qui possĂšdent suffisamment de comprĂ©hension et de maĂźtrise. Il ne convient pas d’exposer des questions complexes Ă  celui dont on craint qu’il les utilise pour rechercher systĂ©matiquement les facilitĂ©s ou pour dĂ©laisser certaines obligations. Mālik ibn Anas Ű±Ű­Ù…Ù‡ Ű§Ù„Ù„Ù‡ disait : « Il est avilissant pour le savant de rĂ©pondre Ă  toute personne qui l’interroge. » Cela ne signifie Ă©videmment pas qu’il faille cacher la religion aux gens. Cela signifie que le savant doit savoir : ‱ quelle rĂ©ponse convient Ă  la personne ; ‱ quel niveau de dĂ©tail elle peut comprendre ; ‱ quelle question nĂ©cessite des prĂ©requis ; ‱ et quelle information risque d’ĂȘtre dĂ©tournĂ©e de son vĂ©ritable sens. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 La pĂ©dagogie fait partie de la transmission Enseigner ne consiste donc pas simplement Ă  accumuler des informations puis Ă  les transmettre toutes indistinctement. Le bon enseignant tient compte du niveau de ses Ă©lĂšves. Certaines questions peuvent ĂȘtre expliquĂ©es Ă  un dĂ©butant de maniĂšre simple. Puis, lorsqu’il progresse, on lui expose les nuances, les divergences, les exceptions et les questions plus complexes. Ce n’est pas cacher la science. C’est enseigner progressivement avec sagesse. ━━━━━━━━━━━━━━ 📌 Pourquoi MuÊżÄdh Ű±Ű¶ÙŠ Ű§Ù„Ù„Ù‡ Űčنه transmit-il finalement le hadith ? MuÊżÄdh Ű±Ű¶ÙŠ Ű§Ù„Ù„Ù‡ Űčنه conserva cette parole pendant longtemps. Puis, Ă  l’approche de sa mort, il la transmit par crainte de commettre le pĂ©chĂ© de dissimuler une connaissance reçue du ProphĂšte ï·ș. Cela montre qu’il existe un Ă©quilibre. D’un cĂŽtĂ©, on ne transmet pas une connaissance d’une maniĂšre susceptible d’égarer ou de tromper les gens.