Recharge de foi - Dr Abderrahman
Open in Telegram
âšCeci est un groupe de cours et de rappels sur lâIslam du Dr Abderrahman Nahik -quâAllah le prĂ©serve- đ€Č đĄ https://www.institut-firdaws.fr/parcours-du-superviseur-de-linstitut/ âQuestions sur Whatsapp au 0681443270 uniquement par Ă©crit
Show more2 157
Subscribers
+224 hours
+177 days
+3530 days
Data loading in progress...
Similar Channels
Tags Cloud
Incoming and Outgoing Mentions
---
---
---
---
---
---
Attracting Subscribers
September '26
September '26
+18
in 0 channels
August '26
+37
in 0 channels
Get PRO
July '26
+13
in 0 channels
Get PRO
June '26
+39
in 0 channels
Get PRO
May '26
+41
in 0 channels
Get PRO
April '26
+33
in 0 channels
Get PRO
March '26
+120
in 0 channels
Get PRO
February '26
+155
in 0 channels
Get PRO
January '26
+48
in 0 channels
Get PRO
December '25
+25
in 0 channels
Get PRO
November '25
+31
in 0 channels
Get PRO
October '25
+46
in 0 channels
Get PRO
September '25
+119
in 0 channels
Get PRO
August '25
+62
in 1 channels
Get PRO
July '25
+16
in 0 channels
Get PRO
June '25
+22
in 0 channels
Get PRO
May '25
+33
in 0 channels
Get PRO
April '25
+52
in 0 channels
Get PRO
March '25
+140
in 0 channels
Get PRO
February '25
+100
in 0 channels
Get PRO
January '25
+21
in 0 channels
Get PRO
December '24
+27
in 0 channels
Get PRO
November '24
+17
in 0 channels
Get PRO
October '24
+25
in 0 channels
Get PRO
September '24
+21
in 0 channels
Get PRO
August '24
+33
in 0 channels
Get PRO
July '24
+23
in 0 channels
Get PRO
June '24
+25
in 1 channels
Get PRO
May '24
+22
in 0 channels
Get PRO
April '24
+51
in 0 channels
Get PRO
March '24
+150
in 0 channels
Get PRO
February '24
+20
in 0 channels
Get PRO
January '24
+23
in 0 channels
Get PRO
December '23
+30
in 0 channels
Get PRO
November '23
+22
in 1 channels
Get PRO
October '23
+27
in 0 channels
Get PRO
September '23
+21
in 0 channels
Get PRO
August '23
+29
in 0 channels
Get PRO
July '23
+26
in 0 channels
Get PRO
June '23
+22
in 0 channels
Get PRO
May '23
+15
in 0 channels
Get PRO
April '23
+39
in 0 channels
Get PRO
March '23
+80
in 0 channels
Get PRO
February '23
+10
in 0 channels
Get PRO
January '23
+14
in 0 channels
Get PRO
December '22
+16
in 0 channels
Get PRO
November '22
+9
in 0 channels
Get PRO
October '22
+6
in 0 channels
Get PRO
September '22
+5
in 0 channels
Get PRO
August '22
+12
in 0 channels
Get PRO
July '22
+32
in 0 channels
Get PRO
June '22
+67
in 0 channels
Get PRO
May '22
+53
in 0 channels
Get PRO
April '22
+220
in 0 channels
Get PRO
March '22
+17
in 0 channels
Get PRO
February '22
+660
in 0 channels
| Date | Subscriber Growth | Mentions | Channels | |
| 08 September | 0 | |||
| 07 September | +2 | |||
| 06 September | +6 | |||
| 05 September | +2 | |||
| 04 September | +6 | |||
| 03 September | 0 | |||
| 02 September | +2 | |||
| 01 September | 0 |
Channel Posts
| 2 | La religion est facilitée | 242 |
| 3 | L'eÌducation.mp3 | 320 |
| 4 | No text... | 378 |
| 5 | ChatGPT Image 3 sept. 2026, 11_11_10.png | 1 |
| 6 | No text... | 392 |
| 7 | No text... | 426 |
| 8 | No text... | 525 |
| 9 | No text... | 449 |
| 10 | No text... | 1 |
| 11 | https://www.institut-firdaws.fr/boutique/ | 966 |
| 12 | No text... | 923 |
| 13 | No text... | 666 |
| 14 | Mais quelque temps plus tard, une deuxiĂšme personne arrive avec une vĂ©ritable preuve Ă©tablissant que lâobjet lui appartenait.
Les juristes ont divergé sur les conséquences de cette situation.
Ibn al-QÄsim ۱ŰÙ
Ù Ű§ÙÙÙ considĂšre notamment que celui qui avait trouvĂ© lâobjet nâa rien Ă rembourser, car il Ă©tait simplement dĂ©positaire et avait agi conformĂ©ment Ă ce quâil devait faire.
Il nâavait ni dĂ©tournĂ© le bien ni volontairement fait preuve de nĂ©gligence.
ââââââââââââââ
đ Une belle leçon sur lâamÄna
Au-delĂ des dĂ©tails juridiques, lâIslam nous enseigne quelque chose de trĂšs important : lâamÄna, la confiance et lâhonnĂȘtetĂ©.
Trouver le bien dâautrui est une Ă©preuve.
Personne nâa peut-ĂȘtre vu ce que nous avons ramassĂ©, mais Allah le sait.
Le croyant ne se demande donc pas seulement :
« Est-ce que quelquâun mâa vu ? »
Il se demande avant tout :
« Quelle est ma responsabilité devant Allah ? »
ââââââââââââââ
đ Ne profitons pas de lâignorance du propriĂ©taire
Celui qui trouve un objet doit sincÚrement chercher son propriétaire conformément aux rÚgles applicables.
Il ne convient pas de faire une annonce volontairement vague ou discrĂšte uniquement pour pouvoir dire ensuite :
« Jâai cherchĂ© le propriĂ©taire, mais personne nâest venu. »
Lâobjectif de lâannonce est rĂ©ellement de permettre au propriĂ©taire de retrouver son bien.
ââââââââââââââ
đ PrĂ©server Ă©galement le propriĂ©taire contre les imposteurs
LâamÄna ne consiste pas seulement Ă ne pas voler lâobjet.
Elle consiste aussi Ă ne pas le remettre au premier venu.
Câest pourquoi le ProphĂšte ï·ș a enseignĂ© de mĂ©moriser ses caractĂ©ristiques.
Nous devons donc réunir deux qualités :
⹠faire notre possible pour retrouver le propriétaire ;
âą rester prudent afin de ne pas remettre son bien Ă quelquâun qui ment.
ââââââââââââââ
đ€Č QuâAllah fasse de nous des personnes dignes de confiance, honnĂȘtes dans ce qui nous est confiĂ© et scrupuleuses concernant les biens et les droits dâautrui ! | 591 |
| 15 | âïž Le musulman et les objets trouvĂ©s
Il peut arriver Ă chacun de trouver de lâargent ou un objet de valeur appartenant Ă une autre personne.
LâIslam nous enseigne alors une rĂšgle importante : ce que nous trouvons ne devient pas automatiquement notre propriĂ©tĂ©.
Le musulman doit chercher Ă prĂ©server le bien de son propriĂ©taire et faire son possible pour quâil puisse le rĂ©cupĂ©rer.
ââââââââââââââ
đ Lâenseignement du ProphĂšte ï·ș
Ubayy ibn KaÊżb Ű±Ű¶Ù Ű§ÙÙÙ ŰčÙÙ raconte quâil trouva une bourse contenant cent dinars.
Il demanda au ProphĂšte ï·ș ce quâil devait faire.
Le ProphĂšte ï·ș lui ordonna dâen faire lâannonce afin de rechercher son propriĂ©taire.
Il lui enseigna également de bien mémoriser les caractéristiques de la bourse :
âą son contenant ;
âą le nombre de piĂšces ;
⹠la maniÚre dont elle était fermée.
Ainsi, si quelquâun venait ensuite rĂ©clamer lâargent, il serait possible de vĂ©rifier sâil en Ă©tait rĂ©ellement le propriĂ©taire.
ââââââââââââââ
đ Combien de temps faut-il rechercher le propriĂ©taire ?
La majoritĂ© des savants considĂšrent quâun objet trouvĂ© ayant une certaine valeur doit ĂȘtre annoncĂ© pendant une annĂ©e.
Câest notamment lâavis rapportĂ© de :
âą ÊżUmar ibn al-KhaáčáčÄb Ű±Ű¶Ù Ű§ÙÙÙ ŰčÙÙ ;
âą ÊżAlÄ« ibn AbÄ« áčŹÄlib Ű±Ű¶Ù Ű§ÙÙÙ ŰčÙÙ ;
âą Ibn ÊżAbbÄs Ű±Ű¶Ù Ű§ÙÙÙ ŰčÙÙÙ
ۧ ;
âą SaÊżÄ«d ibn al-Musayyib ۱ŰÙ
Ù Ű§ÙÙÙ ;
âą ShaÊżbÄ« ۱ŰÙ
Ù Ű§ÙÙÙ.
Câest Ă©galement lâavis de MÄlik, AbĆ« កanÄ«fa, ShÄfiÊżÄ« et Aáž„mad ۱ŰÙ
ÙÙ
ۧÙÙÙ.
Il existe certes un rĂ©cit mentionnant trois annĂ©es, mais le narrateur lui-mĂȘme avait un doute : il ne savait plus sâil sâagissait de trois annĂ©es ou dâune seule.
Câest donc la durĂ©e dâune annĂ©e qui a Ă©tĂ© retenue par la majoritĂ©.
ââââââââââââââ
đ Pourquoi faut-il mĂ©moriser les caractĂ©ristiques de lâobjet ?
Imaginons que vous trouviez une enveloppe contenant de lâargent.
Vous ne devez pas annoncer publiquement :
« Jâai trouvĂ© une enveloppe contenant 500 âŹ. »
Sinon, nâimporte qui pourrait prĂ©tendre quâelle lui appartient.
Il faut plutÎt conserver certaines informations que seul le véritable propriétaire est normalement capable de donner.
On peut alors lui demander, par exemple :
« Ă quoi ressemblait lâenveloppe ? »
« Quelle somme contenait-elle ? »
« OĂč pensez-vous lâavoir perdue ? »
« Y avait-il quelque chose de particulier Ă lâintĂ©rieur ? »
Le but est de vĂ©rifier que la personne connaĂźt rĂ©ellement lâobjet.
ââââââââââââââ
đ La description suffit-elle pour rĂ©cupĂ©rer lâobjet ?
Les savants ont divergé sur cette question.
Selon MÄlik, al-Layth, Aáž„mad et un groupe de savants du hadith, si la personne fournit prĂ©cisĂ©ment les signes distinctifs de lâobjet, celui-ci peut lui ĂȘtre remis sans lui demander dâapporter des tĂ©moins.
Ils sâappuient notamment sur lâordre du ProphĂšte ï·ș de mĂ©moriser les caractĂ©ristiques de lâobjet.
Si celles-ci nâavaient aucune utilitĂ© pour identifier son propriĂ©taire, pourquoi aurait-il ordonnĂ© de les mĂ©moriser ?
ââââââââââââââ
đ Un autre avis exige une preuve
AbĆ« កanÄ«fa et ash-ShÄfiÊżÄ« ۱ŰÙ
ÙÙ
ۧÙÙÙ considĂšrent, quant Ă eux, que la personne qui rĂ©clame lâobjet doit apporter une preuve Ă©tablissant quâil lui appartient.
Ils sâappuient notamment sur le principe prophĂ©tique selon lequel la preuve incombe Ă celui qui formule une prĂ©tention.
Nous voyons donc ici une divergence juridique reconnue entre les savants.
ââââââââââââââ
đ Certains savants ajoutent le serment
Au sein de lâĂ©cole malikite, certains savants ont considĂ©rĂ© quâil Ă©tait prudent de demander Ă celui qui dĂ©crit correctement lâobjet de prĂȘter Ă©galement serment.
Câest notamment lâavis rapportĂ© de Saáž„nĆ«n et dâAshhab ۱ŰÙ
ÙÙ
ۧ ۧÙÙÙ.
Dâautres considĂšrent que la description prĂ©cise des signes distinctifs suffit et quâil nâest pas nĂ©cessaire dâajouter un serment.
ââââââââââââââ
đ Et si lâon remet lâobjet Ă la mauvaise personne ?
Voici une situation plus complexe.
Une premiĂšre personne vient et dĂ©crit parfaitement lâobjet. Celui qui lâa trouvĂ© le lui remet conformĂ©ment Ă lâavis permettant de se satisfaire des signes distinctifs. | 410 |
| 16 | ۧÙÙÙÙ
Ű”Ù ÙŰłÙÙ
ÙŰšŰ§Ű±Ù ŰčÙÙ ÙŰšÙÙۧ Ù
ŰÙ
ŰŻ ÙŰčÙÙ ŰąÙÙ ÙŰ”ŰŰšÙ ŰŁŰŹÙ
ŰčÙÙ | 406 |
| 17 | Mais Ibn al-កÄjj, le savant malikite ۱ŰÙ
Ù Ű§ÙÙÙ attire lâattention sur un point important : mĂȘme si lâon retire toutes ces choses et que lâon se contente dâun repas et dâun rassemblement religieux spĂ©cifiquement organisĂ© chaque annĂ©e pour le Mawlid, la question de lâinnovation reste prĂ©sente en raison de cette spĂ©cification religieuse elle-mĂȘme.
ââââââââââââââ
đ Pourquoi certains savants insistent-ils autant sur ce principe ?
Parce que les adorations reposent sur le suivi.
Nous ne dĂ©cidons pas nous-mĂȘmes :
âą quel jour devient une fĂȘte religieuse ;
⹠quelle nuit reçoit une pratique particuliÚre ;
âą quelle quantitĂ© dâadoration doit ĂȘtre accomplie ;
âą quelle forme prĂ©cise de rapprochement dâAllah doit devenir rĂ©guliĂšre.
Ces choses nécessitent une preuve.
Sinon, avec le temps, chaque génération pourrait ajouter de nouvelles pratiques en pensant bien faire, et la religion changerait progressivement.
ââââââââââââââ
đ La vĂ©ritable maniĂšre dâaimer le ProphĂšte ï·ș
Le refus de cĂ©lĂ©brer le Mawlid ne signifie absolument pas que lâon aime moins le ProphĂšte ï·ș.
Au contraire, les savants insistent sur le fait que lâamour vĂ©ritable se manifeste par le suivi.
Allah ŰȘŰčۧÙÙ dit :
ïŽż ÙÙÙÙ Ű„ÙÙÙ ÙÙÙÙŰȘÙÙ
Ù ŰȘÙŰÙŰšÙÙÙÙÙ Ű§ÙÙÙÙÙÙ ÙÙۧŰȘÙÙŰšÙŰčÙÙÙÙÙ ÙÙŰÙŰšÙŰšÙÙÙÙ
Ù Ű§ÙÙÙÙÙ٠
« Dis : si vous aimez Allah, suivez-moi, Allah vous aimera. »
[Sourate Äl ÊżImrÄn, v. 31]
Aimer le ProphĂšte ï·ș consiste donc notamment Ă :
âą apprendre sa biographie ;
⹠étudier sa Sunna ;
âą appliquer ses enseignements ;
âą multiplier les priĂšres et salutations sur lui ;
⹠défendre son honneur ;
âą aimer ce quâil aimait ;
âą dĂ©laisser ce quâil a interdit ;
âą transmettre sa voie Ă nos enfants.
Et cela ne se limite pas Ă un seul jour de lâannĂ©e.
ââââââââââââââ
đ Sa biographie doit ĂȘtre Ă©tudiĂ©e toute lâannĂ©e
Il nây a aucun problĂšme Ă organiser un cours sur la vie du ProphĂšte ï·ș.
Au contraire, apprendre sa biographie fait partie des meilleures sciences.
Mais il faut distinguer entre :
« Nous Ă©tudions aujourdâhui la vie du ProphĂšte ï·ș parce que nous avons un cours de sÄ«ra »
et :
« Nous consacrons religieusement chaque année cette date particuliÚre à une célébration spécifique de sa naissance. »
Câest cette deuxiĂšme forme de spĂ©cification que les savants citĂ©s dans le texte considĂšrent comme une innovation.
ââââââââââââââ
đ Attention Ă©galement Ă lâexagĂ©ration dans son Ă©loge
Le ProphĂšte ï·ș nous a lui-mĂȘme mis en garde :
« NâexagĂ©rez pas dans mes Ă©loges comme les chrĂ©tiens ont exagĂ©rĂ© concernant le fils de Marie. Je ne suis quâun serviteur. Dites donc : le serviteur dâAllah et Son Messager. »
RapportĂ© par al-BukhÄrÄ«.
Le vĂ©ritable amour doit donc rester dans les limites quâil nous a lui-mĂȘme enseignĂ©es.
Nous lâaimons plus que nos propres personnes, mais nous ne lui attribuons pas ce qui appartient exclusivement Ă Allah.
ââââââââââââââ
đ Comment se comporter avec ceux qui cĂ©lĂšbrent le Mawlid ?
Cette question doit Ă©galement ĂȘtre abordĂ©e avec sagesse.
Le fait de considérer une pratique comme une innovation ne donne pas le droit :
âą dâinsulter les musulmans ;
⹠de mépriser les gens ;
âą de provoquer inutilement des conflits ;
âą de soupçonner leur amour du ProphĂšte ï·ș.
Beaucoup cĂ©lĂšbrent le Mawlid prĂ©cisĂ©ment parce quâils pensent manifester leur amour pour lui.
On leur explique donc le sujet avec douceur, preuves et respect.
Lâobjectif du conseil en Islam nâest pas de gagner le dĂ©bat, mais de rapprocher les gens de la Sunna.
ââââââââââââââ
đ Un principe important
Nous devons distinguer entre la personne et lâacte.
On peut considĂ©rer une pratique comme incorrecte tout en reconnaissant que celui qui la pratique peut ĂȘtre sincĂšre, aimer le ProphĂšte ï·ș et rechercher le bien.
Notre rĂŽle est alors de conseiller avec sagesse et de montrer que le meilleur amour est celui qui suit la voie de celui que lâon aime.
ââââââââââââââ
đ€Č QuâAllah remplisse nos cĆurs dâun amour sincĂšre pour Son Messager ï·ș, nous fasse vivre et mourir sur sa Sunna, nous accorde de suivre sa voie intĂ©rieurement et extĂ©rieurement et nous rassemble avec lui dans le plus haut degrĂ© du Paradis. | 450 |
| 18 | âïž Le Mawlid : aimer le ProphĂšte ï·ș en suivant sa voie
ۧÙŰÙ
ŰŻ ÙÙÙ Ű±Űš ۧÙŰčۧÙÙ
ÙÙŰ ÙۧÙŰ”Ùۧ۩ ÙۧÙŰłÙۧÙ
ŰčÙÙ ÙŰšÙÙۧ Ù
ŰÙ
ŰŻ ÙŰčÙÙ ŰąÙÙ ÙŰ”ŰŰšÙ ŰŁŰŹÙ
ŰčÙÙ.
Parmi les sujets qui reviennent souvent au mois de RabÄ«Êż al-Awwal figure la cĂ©lĂ©bration de la naissance du ProphĂšte ï·ș.
Il est donc important dâaborder cette question avec science, calme et attachement aux principes de la religion.
ââââââââââââââ
đ La religion a Ă©tĂ© parachevĂ©e
Allah ŰȘŰčۧÙÙ dit :
ïŽż ۧÙÙÙÙÙÙÙ
Ù ŰŁÙÙÙÙ
ÙÙÙŰȘÙ ÙÙÙÙÙ
Ù ŰŻÙÙÙÙÙÙÙ
Ù ÙÙŰŁÙŰȘÙÙ
ÙÙ
ÙŰȘÙ ŰčÙÙÙÙÙÙÙÙ
Ù ÙÙŰčÙÙ
ÙŰȘÙÙ ÙÙ۱Ù۶ÙÙŰȘÙ ÙÙÙÙÙ
Ù Ű§ÙÙŰ„ÙŰłÙÙÙۧÙ
Ù ŰŻÙÙÙÙۧ 
« Aujourdâhui, Jâai parachevĂ© pour vous votre religion, accompli sur vous Mon bienfait et agréé pour vous lâIslam comme religion. »
[Sourate al-MÄÊŸida, v. 3]
Ce verset constitue un principe fondamental : la religion est complĂšte.
Nous nâavons donc pas besoin dâajouter de nouvelles pratiques religieuses pour nous rapprocher dâAllah.
Lâimam MÄlik ۱ŰÙ
Ù Ű§ÙÙÙ disait :
« Ce qui nâĂ©tait pas une religion Ă cette Ă©poque ne peut pas devenir aujourdâhui une religion. »
ââââââââââââââ
đ Une bonne intention ne suffit pas
Il est possible quâune personne cĂ©lĂšbre le Mawlid avec une intention sincĂšre : manifester son amour pour le ProphĂšte ï·ș, rappeler sa vie, nourrir des gens ou rĂ©unir les musulmans.
Mais dans les actes dâadoration, la bonne intention seule ne suffit pas.
Il faut Ă©galement que la maniĂšre dâagir soit conforme Ă ce quâAllah et Son Messager ï·ș ont lĂ©gifĂ©rĂ©.
Le ProphĂšte ï·ș a dit :
« Celui qui introduit dans notre affaire-ci ce qui nâen fait pas partie, cela est rejetĂ©. »
RapportĂ© par al-BukhÄrÄ« et Muslim.
Ainsi, la question nâest pas seulement :
« Est-ce que jâaime le ProphĂšte ï·ș ? »
Mais également :
« Est-ce que cette maniÚre de manifester mon amour a été légiférée ? »
ââââââââââââââ
đ Les Compagnons aimaient le ProphĂšte ï·ș plus que nous
Câest lâun des arguments les plus importants mentionnĂ©s par Shaykh al-IslÄm Ibn Taymiyya ۱ŰÙ
Ù Ű§ÙÙÙ.
Les Compagnons Ű±Ű¶Ù Ű§ÙÙÙ ŰčÙÙÙ
étaient ceux qui :
âą aimaient le plus le ProphĂšte ï·ș ;
âą connaissaient le mieux sa valeur ;
⹠étaient les plus empressés à accomplir le bien ;
⹠étaient les plus soucieux de suivre sa Sunna.
Pourtant, il nâest pas rapportĂ© quâils aient consacrĂ© chaque annĂ©e une journĂ©e particuliĂšre Ă cĂ©lĂ©brer sa naissance.
Il en va de mĂȘme des Successeurs et des premiĂšres gĂ©nĂ©rations de musulmans.
Si cette cĂ©lĂ©bration avait constituĂ© un moyen lĂ©gifĂ©rĂ© de se rapprocher dâAllah, ils auraient Ă©tĂ© les premiers Ă lâaccomplir.
ââââââââââââââ
đ La date mĂȘme de sa naissance nâest pas certaine
La cĂ©lĂ©bration est gĂ©nĂ©ralement fixĂ©e au 12 RabÄ«Êż al-Awwal.
Cependant, les historiens ont divergĂ© concernant la date exacte de la naissance du ProphĂšte ï·ș.
Le 12 RabÄ«Êż al-Awwal est une opinion connue, mais elle nâest pas unanimement Ă©tablie.
Certains savants ont retenu dâautres dates.
Cela montre Ă©galement que les premiĂšres gĂ©nĂ©rations nâont pas transmis une pratique religieuse particuliĂšre liĂ©e Ă une date annuelle prĂ©cise de sa naissance.
ââââââââââââââ
đ Quand les cĂ©lĂ©brations du Mawlid sont-elles apparues ?
Les ouvrages historiques mentionnent que les cĂ©lĂ©brations organisĂ©es du Mawlid sont apparues plusieurs siĂšcles aprĂšs le ProphĂšte ï·ș.
Elles nâexistaient ni Ă son Ă©poque, ni chez les Compagnons, ni chez les Successeurs, ni durant les premiĂšres gĂ©nĂ©rations privilĂ©giĂ©es.
Plusieurs historiens et savants attribuent leur apparition institutionnelle aux FÄáčimides en Ăgypte, plusieurs siĂšcles aprĂšs lâHĂ©gire.
Ainsi, il sâagit dâune pratique apparue tardivement dans lâhistoire musulmane.
ââââââââââââââ
đ MĂȘme sans actes interdits, la question demeure
Certaines célébrations peuvent contenir des choses clairement interdites :
âą exagĂ©ration dans les Ă©loges du ProphĂšte ï·ș ;
âą invocations adressĂ©es Ă autre quâAllah ;
âą croyance que le ProphĂšte ï·ș assiste personnellement au rassemblement ;
⹠mixité interdite ;
âą musique ou autres actes blĂąmables.
Ces éléments possÚdent évidemment leurs propres jugements. | 357 |
| 19 | De lâautre, on ne transforme pas cette prudence en dissimulation permanente de la science.
La science doit parvenir Ă ceux qui sont capables de la comprendre et de la transmettre correctement.
ââââââââââââââ
đ « Celui qui dit LÄ ilÄha illa Allah entrera au Paradis »
Certains textes annoncent une immense récompense à celui qui réalise sincÚrement le tawងīd.
Le ProphĂšte ï·ș a notamment dit :
« Celui qui rencontrera Allah sans rien Lui associer entrera au Paradis. »
Il a Ă©galement annoncĂ© que celui qui meurt sur « LÄ ilÄha illa Allah » entrera au Paradis.
Mais ces textes ne signifient pas que la personne peut prononcer cette parole puis délaisser volontairement toutes les obligations et commettre les interdits sans conséquence.
Les textes religieux doivent ĂȘtre compris ensemble et non isolĂ©ment.
ââââââââââââââ
đ RĂ©unir les textes plutĂŽt que les opposer
Dâautres textes montrent en effet la gravitĂ© des pĂ©chĂ©s.
Le ProphĂšte ï·ș a dit :
« Le fornicateur ne commet pas la fornication au moment oĂč il la commet tout en Ă©tant croyant ; le voleur ne vole pas au moment oĂč il vole tout en Ă©tant croyant⊠»
Les savants rĂ©unissent donc les textes relatifs Ă la promesse dâAllah avec ceux relatifs Ă Sa menace.
On ne prend pas uniquement les textes qui donnent de lâespoir en oubliant ceux qui appellent Ă la crainte dâAllah.
Et on ne prend pas uniquement les textes de menace en oubliant lâimmensitĂ© de Sa misĂ©ricorde.
ââââââââââââââ
đ Le tawងīd nâest pas une simple formule
Al-កasan ۱ŰÙ
Ù Ű§ÙÙÙ fut interrogĂ© au sujet de la parole :
« Celui qui dit LÄ ilÄha illa Allah entrera au Paradis. »
Il répondit en substance :
« Celui qui dit LÄ ilÄha illa Allah et sâacquitte de son droit et de ses obligations entrera au Paradis. »
La parole du tawងīd possÚde donc un sens, des implications et des exigences.
Elle implique de vouer lâadoration Ă Allah seul, de croire en Son Messager ï·ș et de se soumettre Ă ce quâAllah a lĂ©gifĂ©rĂ©.
ââââââââââââââ
đ Le croyant pĂ©cheur ne sort pas nĂ©cessairement de lâIslam
Un principe important de la croyance des gens de la Sunna :
Un musulman qui commet un grand péché ne devient pas automatiquement mécréant en raison de ce péché.
Sa foi peut ĂȘtre diminuĂ©e et il peut mĂ©riter un chĂątiment.
Mais sâil meurt sur le tawងīd, il ne demeurera pas Ă©ternellement dans le Feu.
Câest notamment ainsi que les savants expliquent la parole :
« Allah lui interdira le Feu. »
Câest-Ă -dire quâAllah lui interdira dây demeurer Ă©ternellement.
Cela ne signifie pas nĂ©cessairement quâil ne pourra subir aucun chĂątiment.
ââââââââââââââ
đ Les droits des personnes ne doivent pas ĂȘtre oubliĂ©s
Le tawងīd ne fait pas disparaßtre automatiquement les injustices commises envers les autres.
Une personne peut avoir lĂ©sĂ© quelquâun, pris son argent, portĂ© atteinte Ă son honneur ou commis une autre injustice.
Elle doit se repentir et, lorsque cela est requis, restituer les droits ou obtenir le pardon de la personne lésée.
Câest pourquoi la bonne comprĂ©hension des textes empĂȘche de transformer les hadiths sur la misĂ©ricorde dâAllah en justification des pĂ©chĂ©s.
ââââââââââââââ
đ Une leçon Ă©galement importante Ă notre Ă©poque
Aujourdâhui, une parole de quelques secondes peut ĂȘtre extraite dâun cours, diffusĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux et entendue par des milliers de personnes qui nâont ni le contexte ni les connaissances nĂ©cessaires pour la comprendre.
Une question trĂšs subtile de jurisprudence ou de croyance peut ainsi ĂȘtre prĂ©sentĂ©e comme une rĂšgle gĂ©nĂ©rale.
Une divergence savante peut ĂȘtre transformĂ©e en permission ouverte Ă tous.
Une exception peut ĂȘtre comprise comme Ă©tant la rĂšgle.
Cela doit pousser celui qui transmet la science Ă davantage de prudence.
ââââââââââââââ
đ€Č QuâAllah nous accorde une science bĂ©nĂ©fique, une comprĂ©hension juste de Sa religion, la sagesse dans sa transmission et la sincĂ©ritĂ© dans nos paroles et nos Ćuvres ! | 432 |
| 20 | đ Transmettre la science avec sagesse
La science est une immense responsabilité. Il ne suffit pas de connaßtre une information vraie : il faut également savoir à qui la transmettre, quand la transmettre et de quelle maniÚre la présenter.
ÊżAlÄ« Ű±Ű¶Ù Ű§ÙÙÙ ŰčÙÙ disait :
« Parlez aux gens de ce quâils sont capables de comprendre. Voulez-vous donc quâAllah et Son Messager soient traitĂ©s de menteurs ? »
Cette parole nous enseigne un principe essentiel : toutes les vĂ©ritĂ©s ne sont pas nĂ©cessairement exposĂ©es de la mĂȘme maniĂšre Ă tout le monde.
Une personne peut entendre une parole authentique mais, faute de connaissances suffisantes, la comprendre incorrectement, en tirer une mauvaise conclusion ou mĂȘme rejeter dâautres textes Ă cause de son incomprĂ©hension.
ââââââââââââââ
đ Le ProphĂšte ï·ș et MuÊżÄdh Ű±Ű¶Ù Ű§ÙÙÙ ŰčÙÙ
Un jour, alors que MuÊżÄdh Ű±Ű¶Ù Ű§ÙÙÙ ŰčÙÙ se trouvait derriĂšre le ProphĂšte ï·ș sur sa monture, celui-ci lui annonça une immense bonne nouvelle :
« Il nâest personne qui atteste quâil nây a aucune divinitĂ© digne dâadoration en dehors dâAllah et que Muáž„ammad est le Messager dâAllah, avec sincĂ©ritĂ© dans son cĆur, sans quâAllah ne lui interdise le Feu. »
MuÊżÄdh Ű±Ű¶Ù Ű§ÙÙÙ ŰčÙÙ, heureux dâentendre cette parole, demanda :
« Ă Messager dâAllah, ne devrais-je pas en informer les gens afin quâils sâen rĂ©jouissent ? »
Le ProphĂšte ï·ș rĂ©pondit :
« Ils risqueraient alors de sâen remettre Ă cela. »
Le problĂšme nâĂ©tait donc pas dans la vĂ©racitĂ© de lâenseignement.
La parole était parfaitement vraie.
Mais le ProphĂšte ï·ș craignait que certaines personnes comprennent :
« Puisque jâatteste LÄ ilÄha illa Allah, cela me suffit. »
Elles auraient alors pu se relĂącher dans les obligations et les bonnes Ćuvres.
ââââââââââââââ
đ Une parole vraie peut ĂȘtre mal comprise
Câest une leçon importante dans la transmission de la religion.
Une parole peut ĂȘtre :
âą authentique ;
âą correcte ;
âą rapportĂ©e dâun grand savant ;
et malgrĂ© cela, ĂȘtre prĂ©sentĂ©e au mauvais moment ou Ă une personne qui nâest pas encore capable de la comprendre correctement.
Le transmetteur doit donc rĂ©flĂ©chir non seulement Ă ce quâil dit, mais Ă©galement aux consĂ©quences que sa parole peut produire chez celui qui lâĂ©coute.
ââââââââââââââ
đ Toutes les connaissances ne conviennent pas nĂ©cessairement Ă tous les niveaux
Al-Muhallab explique que certaines questions subtiles doivent ĂȘtre rĂ©servĂ©es Ă ceux qui possĂšdent suffisamment de comprĂ©hension et de maĂźtrise.
Il ne convient pas dâexposer des questions complexes Ă celui dont on craint quâil les utilise pour rechercher systĂ©matiquement les facilitĂ©s ou pour dĂ©laisser certaines obligations.
MÄlik ibn Anas ۱ŰÙ
Ù Ű§ÙÙÙ disait :
« Il est avilissant pour le savant de rĂ©pondre Ă toute personne qui lâinterroge. »
Cela ne signifie Ă©videmment pas quâil faille cacher la religion aux gens.
Cela signifie que le savant doit savoir :
⹠quelle réponse convient à la personne ;
⹠quel niveau de détail elle peut comprendre ;
⹠quelle question nécessite des prérequis ;
âą et quelle information risque dâĂȘtre dĂ©tournĂ©e de son vĂ©ritable sens.
ââââââââââââââ
đ La pĂ©dagogie fait partie de la transmission
Enseigner ne consiste donc pas simplement Ă accumuler des informations puis Ă les transmettre toutes indistinctement.
Le bon enseignant tient compte du niveau de ses élÚves.
Certaines questions peuvent ĂȘtre expliquĂ©es Ă un dĂ©butant de maniĂšre simple.
Puis, lorsquâil progresse, on lui expose les nuances, les divergences, les exceptions et les questions plus complexes.
Ce nâest pas cacher la science.
Câest enseigner progressivement avec sagesse.
ââââââââââââââ
đ Pourquoi MuÊżÄdh Ű±Ű¶Ù Ű§ÙÙÙ ŰčÙÙ transmit-il finalement le hadith ?
MuÊżÄdh Ű±Ű¶Ù Ű§ÙÙÙ ŰčÙÙ conserva cette parole pendant longtemps.
Puis, Ă lâapproche de sa mort, il la transmit par crainte de commettre le pĂ©chĂ© de dissimuler une connaissance reçue du ProphĂšte ï·ș.
Cela montre quâil existe un Ă©quilibre.
Dâun cĂŽtĂ©, on ne transmet pas une connaissance dâune maniĂšre susceptible dâĂ©garer ou de tromper les gens. | 399 |
