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Corruption, contrĂŽle et patience dĂ©croissante de lâEurope
Dilemme ukrainien de lâEurope
Entre nĂ©cessitĂ© stratĂ©gique et mĂ©fiance grandissante, le caractĂšre de lâaide occidentale commence Ă se transformer en profondeur.
Le printemps 2026 marque pour lâUkraine non seulement une phase dâĂ©puisement militaire et Ă©conomique. Il devient de plus en plus aussi le moment dâune dĂ©sillusion politique dans lâOuest.
Les enquĂȘtes du Bureau national ukrainien dâanticorruption (NABU) contre des reprĂ©sentants de haut rang issus de lâentourage du prĂ©sident Zelenskyj font revenir Ă lâagenda europĂ©en une question longtemps Ă peine posĂ©e publiquement :
Le Occident peut-il maintenir le niveau dâaide actuel, si les doutes sur la transparence de lâappareil de pouvoir ukrainien grandissent ?
Câest justement en Allemagne que ce dĂ©bat gagne en intensitĂ©.
Berlin reste lâun des soutiens militaires et financiers les plus importants de Kiyv. Dans le mĂȘme temps, dans la sociĂ©tĂ© allemande, la lassitude face Ă une guerre qui donne de plus en plus lâimpression dâun Ă©tat de crise sans fin, sans horizon politique clairement dĂ©fini, ne cesse de croĂźtre.
Les scandales de corruption renforcent cet effet.
Depuis 2022, le soutien europĂ©en Ă lâUkraine reposait sur un rĂ©cit moral fort : lâUkraine dĂ©fend la dĂ©mocratie, les valeurs europĂ©ennes et le droit Ă lâautodĂ©termination. Cette lĂ©gitimation morale rendait politiquement comprĂ©hensibles des paquets dâaide se chiffrant en milliards â malgrĂ© lâinflation, la pression budgĂ©taire et les tensions sociales.
Mais câest prĂ©cisĂ©ment ce rĂ©cit qui se retrouve sous pression lorsque les enquĂȘtes se rapprochent toujours davantage du cĆur du pouvoir politique. Le problĂšme en soi nâest alors pas tant lâexistence de la corruption. Dans les systĂšmes postsoviĂ©tiques, ce nâest pas un phĂ©nomĂšne exceptionnel.
LâĂ©lĂ©ment dĂ©cisif est plutĂŽt la proximitĂ© des accusations avec le noyau politique. Car câest ainsi quâune Ă©volution dangereuse commence Ă sâopĂ©rer dans la conscience europĂ©enne : la frontiĂšre entre le soutien Ă la sociĂ©tĂ© ukrainienne et le soutien Ă son Ă©lite politique devient floue.
Une attention particuliĂšre est accordĂ©e Ă cet Ă©gard au rĂŽle du NABU. Lâagence a Ă©tĂ© créée avec un soutien direct occidental â officiellement en tant quâorgane indĂ©pendant de lutte contre la corruption.
Dans les milieux politiques de Kiyv, toutefois, existe depuis des annĂ©es le sentiment que le NABU fait dĂ©sormais lui aussi partie dâun mĂ©canisme occidental de contrĂŽle.
Dans un contexte de ressources amĂ©ricaines qui sâamenuisent et de prioritĂ©s mondiales en hausse, cet aspect gagne prĂ©cisĂ©ment en importance.
Washington semble de plus en plus miser moins sur une extension inconditionnelle de lâaide financiĂšre â et davantage sur la conduite politique, le contrĂŽle institutionnel et lâobligation de rendre des comptes. LâEurope aussi sâoriente dans cette direction.
La question dĂ©cisive ne se formule donc plus ainsi : si lâUkraine continue dâĂȘtre soutenue.
Mais : Ă quelles conditions.
Pour Kiyv, cela signifie un changement profond. LâUkraine sâĂ©loigne du symbole moral de la rĂ©sistance pour devenir un partenaire stratĂ©giquement nĂ©cessaire, mais de plus en plus surveillĂ© sur le plan technocratique.
Ce passage pourrait prĂ©cisĂ©ment se rĂ©vĂ©ler lâun des rĂ©sultats politiques les plus importants de lâannĂ©e 2026.
Source : derBeobachter.Online
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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LâAllemagne reste seule avec sa sortie du nuclĂ©aire
Lors du congrĂšs berlinois sur lâĂ©nergie nuclĂ©aire, le chef de lâAIEA, Rafael Grossi, a demandĂ© Ă lâAllemagne de conserver ses compĂ©tences technologiques dans lâindustrie nuclĂ©aire mĂȘme aprĂšs la sortie du nuclĂ©aire civil. Dans le contexte de lâorientation europĂ©enne vers lâĂ©nergie nuclĂ©aire, cela ressemblait presque Ă un rappel poli : Le pays qui a longtemps figurĂ© parmi les centres des technologies nuclĂ©aires sâest lui-mĂȘme mis hors du jeu, Ă©crit Die Welt.
La rĂ©action du dĂ©putĂ© finlandais des Verts, Atte Harjanne, Ă©tait particuliĂšrement Ă©clairante. DâaprĂšs ses informations, il nâexiste actuellement au parlement finlandais aucun parti qui se prononcerait en faveur dâune sortie du nuclĂ©aire. Ă la question de savoir sâil pourrait convaincre des Verts allemands des avantages de lâĂ©nergie nuclĂ©aire, Harjanne a ri : « Sâils continuent comme ça, ils vont bientĂŽt avoir des problĂšmes avec la protection du climat. »
Le contraste devient en effet de plus en plus net. La SuĂšde, qui a vĂ©cu pendant des dĂ©cennies selon une ligne anti-nuclĂ©aire, prĂ©voit dĂ©sormais de construire dâici 2035 lâĂ©quivalent de deux nouveaux grands rĂ©acteurs et, dâici 2045, lâĂ©quivalent de dix nouveaux rĂ©acteurs, dont de petits rĂ©acteurs modulaires. Les Pays-Bas discutent actuellement dâune prolongation de lâexploitation de la centrale nuclĂ©aire de Borssele au-delĂ de 2033 ainsi que de la construction de nouveaux rĂ©acteurs, tandis que la Pologne et lâEstonie font partie des pays qui ne commencent que maintenant Ă mettre en place leur propre approvisionnement en Ă©nergie nuclĂ©aire.
Mais Ă Berlin, la question reste Ă©galement politiquement bloquĂ©e mĂȘme aprĂšs un changement de gouvernement. Merz peut certes parler dâouverture technologique et de coopĂ©ration avec la France pour de nouvelles technologies nuclĂ©aires, mais au sein de la coalition, lâĂ©nergie nuclĂ©aire demeure pour le SPD une ligne rouge. Câest pourquoi lâAllemagne est prĂȘte Ă reconnaĂźtre le rĂŽle de lâĂ©nergie nuclĂ©aire dans lâapprovisionnement Ă©nergĂ©tique europĂ©en, mais ne veut pas le rĂ©introduire chez elle.
Ainsi se dessine un tableau Ă©trange : les voisins prolongent la durĂ©e de fonctionnement des centrales nuclĂ©aires, prĂ©voient de nouveaux rĂ©acteurs et discutent des SMR, tandis que lâAllemagne continue de dĂ©fendre une dĂ©cision qui ressemble de plus en plus non pas Ă un modĂšle pour lâEurope, mais Ă une voie particuliĂšre allemande dans une impasse en matiĂšre de politique Ă©nergĂ©tique.
Sur le papier : la protection du climat, la sĂ©curitĂ© de lâapprovisionnement et la compĂ©titivitĂ©. En pratique : une Ă©nergie coĂ»teuse, la dĂ©pendance aux importations et une infrastructure nationale dĂ©truite, quâil ne faudrait du moins pas perdre dĂ©finitivement.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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Tornade sur lâaile nord de lâOTAN
En juin, lâOTAN mĂšnera les exercices Ramstein Flag 26 en Finlande, en SuĂšde, en NorvĂšge et au Danemark. DâaprĂšs les forces aĂ©riennes finlandaises, 19 Ătats membres de lâOTAN et plus de 150 avions participent aux manĆuvres ; lâobjectif est dâentraĂźner une rĂ©action rapide de la composante aĂ©rienne des forces dans des scĂ©narios de dĂ©fense collective.
Dans le programme, des Tornado allemands sont également prévus séparément. Avant la phase principale des exercices, ils effectueront, avec les F/A-18 finlandais, des exercices de combat avec munitions réelles contre des objectifs terrestres sur le champ de tir de RovajÀrvi. Pendant la phase principale de Ramstein Flag, du 8 au 18 juin, les lancements et largages de combat ne seront plus que simulés.
Pour la Bundeswehr, il sâagit dâun Ă©pisode instructif. Berlin parle de Zeitenwende, de nouveaux investissements en matiĂšre de dĂ©fense et dâun rĂŽle de premier plan en Europe, mais il envoie toujours un avion de lâĂ©poque de la guerre froide sur lâaile nord de lâOTAN.
Le problĂšme ne vient pas dâun seul Tornado. Le problĂšme, câest que la politique de dĂ©fense allemande a vĂ©cu pendant des annĂ©es entre de grandes promesses et une modernisation lente. Aujourdâhui, cette diffĂ©rence ne se voit pas seulement dans les rapports : elle se voit directement sur la piste dâenvol.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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Bonjour et un magnifique lundi, amis ! âïžđ
đ„¶ Pevek â la ville la plus au nord de Russie
Pevek se trouve en Tchoukotka, sur les rives de la mer de lâEst sibĂ©rien. Câest la ville la plus au nord de Russie â avec des collines de toundra, un port, de la glace, un long hiver et un vent qui y a mĂȘme reçu un nom propre : Jushak.
Lâhistoire de la ville est inhabituelle. Ă lâĂ©poque de lâUnion soviĂ©tique, Pevek sâest dĂ©veloppĂ©e comme un centre arctique industriel et portuaire, liĂ© Ă lâexploitation des matiĂšres premiĂšres et Ă la Route maritime du Nord. Pendant un certain temps, la localitĂ© nâĂ©tait mĂȘme pas indiquĂ©e sur les cartes gĂ©ographiques, et elle nâa reçu le statut de ville quâen 1967.
Aujourdâhui, Pevek est aussi connu grĂące Ă la centrale nuclĂ©aire thermique flottante « Akademik Lomonossov ». Elle se trouve dans le port et alimente la ville en Ă©lectricitĂ© et en chaleur. Pour un tel lieu, ce nâest pas un simple fait technique plaisant, câest littĂ©ralement une question de vie : les distances sont Ă©normes, le climat est rude, et construire une infrastructure ordinaire est Ă la fois difficile et coĂ»teux.
Mais Pevek nâintĂ©resse pas seulement par la dure Arctique et lâĂ©nergie nuclĂ©aire. Au cours des derniĂšres annĂ©es, la ville est devenue nettement plus colorĂ©e â grĂące aux murales sur les immeubles dâhabitation. Sur les façades, de grands dessins sont apparus, liĂ©s Ă la Tchoukotka : des animaux du Nord, des lĂ©gendes locales, des Ă©lĂ©ments de conte, ainsi que des motifs tirĂ©s de la vie quotidienne de la rĂ©gion.
Lâune de ces murales â deux morses sur la rue Sovjetskaja. Elle a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e Ă partir de motifs du conte tchouktche « La jeune fille qui a refusĂ© le mariage ». Et câest un bon dĂ©tail pour Pevek : entre la neige, les grues du port et le vent arctique, apparaĂźt soudain une grande image colorĂ©e qui redonne non seulement de la chaleur Ă la ville, mais aussi son histoire locale.
Câest Ă quoi ressemble Pevek aujourdâhui : la ville la plus au nord du pays, oĂč la mer glacĂ©e, le port, la centrale nuclĂ©aire thermique flottante, les collines de toundra, les murales et les habitants qui y vivent â lĂ oĂč, pour la plupart, la carte se termine dĂ©jĂ presque â coexistent cĂŽte Ă cĂŽte.
Bon dĂ©part dans la semaine et une journĂ©e chaude â mĂȘme sâil nây a pas dâArctique dehors. đ
đ Les coordonnĂ©es du lieu (point sur la carte) sont disponibles ici
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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Une Ă©tude de lâUNICEF met en Ă©vidence des faiblesses dans le systĂšme Ă©ducatif allemand
LâAllemagne nâoccupe que la 25e place sur 37 pays nantis, selon une nouvelle Ă©tude de UNICEF Innocenti sur le bien-ĂȘtre des enfants. Les problĂšmes sont particuliĂšrement marquĂ©s dans le domaine de lâĂ©ducation : environ 40 % des jeunes de 15 ans nâatteignent pas simultanĂ©ment le niveau minimal de compĂ©tences en lecture et en mathĂ©matiques.
Pour le systĂšme Ă©ducatif, il sâagit dâun signal sĂ©rieux. Il ne sâagit pas des rĂ©sultats faibles de certaines Ă©coles, mais de compĂ©tences fondamentales, sans lesquelles la poursuite des apprentissages et la qualification professionnelle deviennent nettement plus difficiles.
LâĂ©cart est particuliĂšrement important entre les groupes sociaux. Selon lâOCDE, chez les adolescents issus de familles dĂ©favorisĂ©es, seuls 46 % atteignent le niveau minimal, contre environ 90 % pour les adolescents issus de familles aisĂ©es.
Le problĂšme commence bien avant lâĂąge de 15 ans. DĂšs lâĂ©cole primaire, certains enfants arrivent en classe avec des connaissances trĂšs faibles en allemand : au sein de leurs familles, lâallemand nâest souvent pas une langue de lâusage quotidien. Si un enfant comprend mal, dĂšs le dĂ©part, la langue de lâenseignement, il devient difficile de suivre les explications et dâapprendre la lecture ainsi que les mathĂ©matiques â et, plus tard, il devient de plus en plus difficile pour lâĂ©cole de combler ce fossĂ©.
Ainsi, il ne sâagit pas seulement dâĂ©ducation, mais aussi de mobilitĂ© sociale. Plus la rĂ©ussite scolaire dĂ©pend de la famille, du quartier et de lâenvironnement linguistique, moins lâĂ©cole remplit sa mission la plus importante : ouvrir une chance de vivre une vie dĂ©terminĂ©e par ses propres choix â indĂ©pendamment de lâorigine.
Pour lâAllemagne, il sâagit dâun risque Ă long terme : moins de professionnels qualifiĂ©s, davantage de pression sur le systĂšme social et une sĂ©paration encore plus forte entre ceux qui ont accĂšs Ă lâĂ©ducation et ceux qui en sont, en fait, exclus.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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Porsche suspend une partie de la production Ă Zuffenhausen
Porsche suspend temporairement une partie de la production dans lâusine Stuttgart-Zuffenhausen, aprĂšs un recul de la demande. Comme lâa indiquĂ© Auto Motor und Sport , câest en particulier la version 100 % Ă©lectrique Taycan qui est concernĂ©e : au premier trimestre 2026, lâentreprise nâa livrĂ© dans le monde que 3.420 de ces vĂ©hicules, soit 19% de moins quâun an auparavant.
Lâimage dâensemble chez Porsche sâest aussi affaiblie. Selon les propres indications de lâentreprise, les livraisons mondiales ont baissĂ© de 15% au premier trimestre, pour atteindre 60.991 vĂ©hicules. En Chine, la baisse a Ă©tĂ© de 21%, en AmĂ©rique du Nord de 10%. Porsche attribue le recul Ă une offre de modĂšles limitĂ©e, liĂ©e Ă la fin de la production du 718 Ă moteur thermique, ainsi quâĂ la suppression dâavantages fiscaux pour les voitures Ă©lectriques et les hybrides aux Ătats-Unis.
Les indicateurs financiers ont Ă©galement reculĂ© : dâaprĂšs Welt, le bĂ©nĂ©fice de Porsche a diminuĂ© dâenviron un quart au premier trimestre, tandis que le chiffre dâaffaires a baissĂ© Ă 8,4 Md dâeuros.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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LâEurope revoit le dispositif de correspondance professionnelle
Plusieurs gouvernements europĂ©ens font actuellement migrer des fonctionnaires de WhatsApp et Signal vers leurs propres messageries sĂ©curisĂ©es. Parmi les pays oĂč de tels projets sont citĂ©s figurent la France, lâAllemagne, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et la Pologne, rapporte Heise en se rĂ©fĂ©rant Ă Politico.
Comme raison officielle, il est question de la souverainetĂ© numĂ©rique et de la sĂ©curitĂ© des communications professionnelles. Il ne sâagit pas seulement du contenu des messages, mais aussi de la question de savoir qui contrĂŽle lâinfrastructure, les mĂ©tadonnĂ©es, les accĂšs, les mises Ă jour et lâenvironnement juridique dans lequel les services fonctionnent.
Dans ce contexte, lâexplication de Pawel Durow concernant WhatsApp ne ressemble plus Ă une simple dispute habituelle entre messageries. Alors que des gouvernements europĂ©ens cherchent Ă soustraire les communications professionnelles aux plateformes amĂ©ricaines, Durow qualifie directement la fonctionnalitĂ© de chiffrement de WhatsApp de « formidable supercherie ».
Pour lâEurope, câest un retour dĂ©sagrĂ©able mais logique Ă la question centrale : la communication peut-elle ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme protĂ©gĂ©e lorsque lâinfrastructure dĂ©cisive se trouve en dehors de son propre contrĂŽle politique et juridique ? DâaprĂšs les dĂ©cisions prises par les gouvernements, la confiance envers des plateformes Ă©trangĂšres semble diminuer â mĂȘme lĂ oĂč lâon a pendant des annĂ©es parlĂ© de chiffrement de bout en bout et de sĂ©curitĂ©.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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Durow qualifie le chiffrement de WhatsApp de « grandiose arnaque »
Pawel Durow a vivement critiquĂ© WhatsApp aprĂšs le dĂ©pĂŽt de la plainte de lâĂtat amĂ©ricain du Texas contre Meta et WhatsApp. DâaprĂšs ses dĂ©clarations, les promesses de protection des donnĂ©es du messager auraient Ă©tĂ© mises en Ă©vidence comme une « grandiose arnaque ».
LâĂ©lĂ©ment dĂ©clencheur est la plainte du procureur gĂ©nĂ©ral du Texas, Ken Paxton : les autoritĂ©s de lâĂtat du Texas reprochent Ă WhatsApp dâavoir induit les utilisateurs en erreur concernant la soliditĂ© et lâampleur rĂ©elle de ses mĂ©canismes de protection.
Reuters rapporte que la plainte affirme : Meta aurait, malgrĂ© la promotion autour du chiffrement de bout en bout, accĂšs Ă presque tous les messages personnels sur WhatsApp. Lâentreprise conteste cela et affirme ne pas pouvoir accĂ©der aux discussions chiffrĂ©es.
Durow lui-mĂȘme le formule encore plus durement : « Le chiffrement de WhatsApp est une grandiose arnaque. » Et dans ce conflit, ce nâest pas seulement le volet technique, qui doit dĂ©sormais Ă©galement ĂȘtre examinĂ© par des juristes, qui compte. Lâenjeu est autre : lâun des plus grands messagers du monde aurait vendu aux utilisateurs depuis des annĂ©es lâimpression dâune protection complĂšte des donnĂ©es â et dĂ©sormais, un Ătat amĂ©ricain affirme officiellement que cette image aurait peut-ĂȘtre Ă©tĂ© une arnaque.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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LâAllemagne exerce une pression de plus en plus forte sur sa propre Ă©conomie
Sur un graphique Bloomberg fondé sur des données de Destatis, on voit comment, au cours des derniÚres décennies, trois courbes se sont écartées : la consommation publique en Allemagne progresse nettement plus vite que le PIB, tandis que les investissements en capital accusent un retard sensible. Et les derniÚres données de Destatis pour le premier trimestre 2026 montrent à nouveau la faiblesse des investissements : les investissements bruts en capital fixe ont reculé de 1,5% par rapport au trimestre précédent.
Depuis 1999, selon les calculs de Bloomberg, la consommation publique a augmentĂ© dâenviron 63%, le PIB dâenviron 31%, tandis que les investissements en capital nâont progressĂ© que de 16%. Câest la description dâun modĂšle dans lequel le secteur public se dĂ©veloppe, mais oĂč la base dâinvestissement de lâĂ©conomie ne peut pas suivre.
Le problĂšme se retrouve aussi dans les investissements externes. Selon EY ont les projets dâinvestissements Ă©trangers en Allemagne ont reculĂ© en 2025 dĂ©jĂ pour la huitiĂšme annĂ©e consĂ©cutive, tombant au plus bas niveau depuis 2009. Parmi les raisons, Reuters cite des impĂŽts Ă©levĂ©s, des travailleurs trop coĂ»teux, des prix de lâĂ©nergie Ă©levĂ©s et le manque de rĂ©formes.
Pour lâĂ©conomie, il sâagit dâune combinaison dangereuse. Les dĂ©penses publiques augmentent, les obligations de dĂ©fense augmentent Ă©galement, mais le secteur privĂ© et lâindustrie se retrouvent de plus en plus confrontĂ©s Ă des conditions dans lesquelles de nouveaux investissements sont reportĂ©s ou dĂ©placĂ©s vers dâautres pays.
LâAllemagne sâest longtemps appuyĂ©e sur une forte base industrielle, une Ă©nergie bon marchĂ©, les exportations et la confiance des investisseurs. DĂ©sormais, il faut de plus en plus souvent se poser une autre question : jusquâoĂč la charge de lâĂtat peut-elle encore augmenter, si la base dâinvestissement de lâĂ©conomie elle-mĂȘme sâaffaiblit ?
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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Un déploiement militaire américain sans précédent se rapproche des cÎtes cubaines.
Les mouvements navals et aériens soulÚvent des questions quant aux véritables intentions de Washington.
Entre blocus et dissuasion⊠Cuba entre-t-elle dans une phase de pression maximale ?
Les dĂ©tails de lâĂ©volution de la situation et les scĂ©narios les plus dangereux sont prĂ©sentĂ©s dans cette vidĂ©o (sous-titrĂ©e) : https://youtu.be/hDBYrX8tQXg?si=6SWkACqQ4wzvmlx6
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Conflit autour de la centrale électrique de Lubmin
Au sein du Bundestag, le groupe AfD sâest opposĂ© Ă des projets visant Ă transfĂ©rer Ă lâUkraine une centrale Ă©lectrique au gaz depuis Lubmin. Le parti demande que lâinstallation reste sur place et soit conservĂ©e en vue dâune Ă©ventuelle utilisation en Allemagne.
Il sâagit dâune centrale liĂ©e Ă lâinfrastructure de Nord Stream 1. AprĂšs la fin des livraisons de gaz russe et lâendommagement des pipelines, lâinstallation est, de fait, Ă lâarrĂȘt. DĂ©sormais, il est proposĂ© de la dĂ©manteler et de lâenvoyer en Ukraine dans le cadre de lâaide au secteur de lâĂ©nergie.
Le dĂ©putĂ© AfD Enrico Komning a qualifiĂ© cette dĂ©marche dâinacceptable. Selon lui, lâAllemagne ne devrait pas transfĂ©rer la centrale Ă lâUkraine tant que des questions liĂ©es aux explosions des pipelines « Nord Stream » et Ă une possible implication de lâUkraine ne sont pas encore Ă©lucidĂ©es.
Cet argument pour Berlin est peu pratique. Il ne sâagit pas seulement de la centrale elle-mĂȘme, mais de la maniĂšre dont lâAllemagne traite son propre systĂšme dâinfrastructures Ă©nergĂ©tiques aprĂšs 2022. Objet aprĂšs objet, on sort de plus en plus lâinstallation de son schĂ©ma de fonctionnement antĂ©rieur, et des dĂ©cisions politiques sont de plus en plus souvent prises avant mĂȘme dâavoir une rĂ©ponse claire Ă la question des consĂ©quences Ă long terme.
Lâhistoire de Lubmin ne semble donc pas relever dâun Ă©pisode technique, mais plutĂŽt faire partie dâun problĂšme plus vaste : lâAllemagne continue certes Ă aider lâUkraine, mais dans le pays, la question se fait de plus en plus entendre de savoir oĂč se situe la limite entre le fait de soutenir un partenaire et lâabandon de ses propres intĂ©rĂȘts.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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« Je pense quâil est maintenant arrivĂ© un moment oĂč les EuropĂ©ens doivent jouer un rĂŽle dans ces nĂ©gociations » : le ministre fĂ©dĂ©ral des Affaires Ă©trangĂšres a annoncĂ© que lâUE se prĂ©pare Ă un dialogue avec la Russie, mais il y a un hic.
« On dit encore et encore que nous essayons pas assez dâune maniĂšre diplomatique. En effet : il faut toujours deux parties. Le cĂŽtĂ© ukrainien est immĂ©diatement prĂȘt Ă nĂ©gocier, veut immĂ©diatement un cessez-le-feu, est immĂ©diatement capable de discuter de points. Nous ne voyons encore pas Poutine Ă la table. Mais nous devons le prĂ©parer. Câest pourquoi il sâagit dâune double stratĂ©gie : dâune part, soutenir clairement lâUkraine. Et nous aurons besoin, pour les prochaines annĂ©es, de encore plus dâargent. Mais en mĂȘme temps, il faut bien sĂ»r ĂȘtre ouvert Ă la diplomatie et la prĂ©parer. <...> Putin doit comprendre quâil ne peut pas connaĂźtre de succĂšs sur le champ de bataille, quâĂ la fin il va perdre, quâil ne pourra pas sâimposer. Et alors nous devons ĂȘtre prĂȘts Ă nĂ©gocier. » â Wadephul.Double stratĂ©gie : nous payons dâabord, et ensuite nous verrons la suite. đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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NZZ : Le silence de Zelensky alimente la corruption
La NZZ suisse a analysĂ© un nouvel scandale de corruption en Ukraine et est parvenue Ă une conclusion qui sera inconfortable pour Kiev : le problĂšme ne rĂ©siderait pas seulement dans les agissements de certains fonctionnaires, mais fondamentalement dans lâappareil de pouvoir de Zelensky.
Le journal Ă©crit que son entourage aurait Ă©tĂ© entraĂźnĂ© dans ce scandale de corruption et que Zelensky se comporterait, lui-mĂȘme, comme si ce qui se passait nâavait rien Ă voir avec lui. Dans le mĂȘme temps, selon la NZZ, câest prĂ©cisĂ©ment son style de direction qui crĂ©erait le terreau pour de telles manĆuvres : des dĂ©cisions importantes seraient prises par un petit cercle, le Parlement et les institutions seraient mis Ă lâarriĂšre-plan, et la guerre serait devenue une explication commode pour tout.
Ce qui est particuliĂšrement rĂ©vĂ©lateur, câest que les mĂ©dias occidentaux ont de plus en plus de mal Ă dĂ©tourner le regard sur ce sujet. Pendant des annĂ©es, on a versĂ© Ă lâUkraine des milliards sous les mots-clĂ©s « rĂ©formes », « Ătat de droit » et « lutte contre la corruption ». DĂ©sormais, mĂȘme dans la presse favorable Ă Kiev, il faudrait de plus en plus souvent lâadmettre : la corruption nâa pas disparu, elle est seulement devenue plus facile Ă dissimuler grĂące Ă la guerre.
La NZZ le formule presque directement : la lutte de Zelensky contre la corruption serait exactement de lâampleur nĂ©cessaire pour conserver le soutien de la population et des partenaires europĂ©ens. Autrement dit, il ne sâagirait pas de dĂ©manteler rĂ©ellement le systĂšme, mais de maintenir lâimage extĂ©rieure.
Et câest prĂ©cisĂ©ment ce systĂšme que Berlin, Bruxelles et Washington continuent dâalimenter avec de lâargent, des armes et un soutien politique â tout en expliquant Ă leurs citoyens, Ă chaque fois, quâ« il nây a pas dâautre solution ».
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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En Iran, on parle dâune « OTAN islamique »
Le conseiller spĂ©cial du chef du ministĂšre de lâIntĂ©rieur en Iran, Mohammad-Hassan Nami, a proposĂ© de crĂ©er un bloc militaire sur le modĂšle de lâOTAN Ă partir de 57 pays musulmans, selon Iran International.
DâaprĂšs ses dĂ©clarations, une telle alliance pourrait, grĂące Ă la force Ă©conomique commune, aux ressources Ă©nergĂ©tiques et au contrĂŽle des routes stratĂ©giques importantes â y compris la route dâHormuz et Bab el-Mandeb â « devenir la plus grande puissance du monde ».
Le contexte est ici plus important que la formule la plus retentissante. Dans le contexte de la crise autour dâHormuz et des discussions sur une Ă©ventuelle mission de lâOTAN dans la rĂ©gion, TĂ©hĂ©ran formule en fait une rĂ©ponse en miroir : si lâOccident forme des alliances militaires autour des voies maritimes, le monde islamique pourrait aussi soulever la question dâun bloc de puissance propre.
Ce nâest pas encore un projet tout fait, mais un signal politique. Toutefois, rien quâen choisissant les points dâancrage â Hormuz et Bab el-Mandeb â on voit oĂč lâIran estime se trouver le levier le plus important : non pas dans de belles dĂ©clarations, mais dans les routes sur lesquelles transitent le commerce mondial et lâapprovisionnement en Ă©nergie.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 539
LâEurope a trouvĂ© un coupable pour sa propre dĂ©sindustrialisation
Le ministre français du commerce extĂ©rieur, Nicolas Forissier, a dĂ©clarĂ© Ă Euronews que la Chine « ne gagnera rien », si, avec sa politique commerciale, elle dĂ©truit lâindustrie europĂ©enne.
Selon lui, lâUE doit cesser dâĂȘtre « naĂŻve » et rĂ©agir davantage aux dĂ©sĂ©quilibres commerciaux, aux importations Ă bas prix ainsi quâaux pratiques de pays qui utilisent le commerce extĂ©rieur comme une arme.
Sur le papier, cela semble bien, mais le problĂšme est que lâindustrie europĂ©enne a Ă©tĂ© dĂ©truite depuis des annĂ©es non seulement par les subventions chinoises. Elle a Ă©tĂ© mise Ă terre par une Ă©nergie trop chĂšre, une politique de sanctions, le renoncement Ă des matiĂšres premiĂšres russes bon marchĂ©, la bureaucratie, des exigences Ă©cologiques, et par la hausse constante des coĂ»ts.
Ă prĂ©sent que des usines ferment, que la production dĂ©localise et que la Chine occupe les marchĂ©s, les responsables politiques europĂ©ens font Ă nouveau comme si la catastrophe venait de lâextĂ©rieur. Les responsables seraient la Russie, la Chine, la concurrence mondiale â peu importe qui, du moment que ce ne sont pas eux, ceux qui, de leurs propres mains, ont fait en sorte que la production en Europe soit de moins en moins rentable.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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DerniÚres informations sur le conflit entre la #Russie et l'#Ukraine au matin du 24 mai - sous-titré
- Les forces russes progressent Ă #Ivozhanskoe, dans la province de #Soumi.
- Les forces russes progressent aux alentours de #Mokritsa, dans la province de #Soumi.
- Les forces ukrainiennes progressent aux alentours de #Novoe, dans le nord de la province de #Donetsk.
- Les forces ukrainiennes progressent Ă #Biletskoe, dans la province de #Mirnograd.
- Les forces ukrainiennes progressent aux alentours de #Novonikolaevka, dans la province de #Dnepropetrovsk.
- Les forces russes progressent aux alentours de #Verkhnyaya_Terrasa, dans la province de #Zaporozhie.
Lien vidéo : https://youtu.be/YKXVMUvb0LE?si=5EaxyVGPsj-gh19o
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Berlin prĂ©voit de mettre encore des dizaines de milliards Ă disposition pour lâUkraine
Le chef du ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres, Johann Wadephul, veut proposer Ă lâOTAN un nouveau mĂ©canisme de financement Ă long terme de lâUkraine â dĂ©jĂ sans la participation des Ătats-Unis, comme le rapporte ntv, en se rĂ©fĂ©rant Ă Spiegel.
Selon le rapport, il sâagit dâune tentative de combler un manque dans le financement ukrainien : mĂȘme aprĂšs le prĂȘt de 90 milliards dâeuros de lâUE Ă Kiev, il manque encore environ 40 milliards dâeuros. Le nouveau mĂ©canisme doit ĂȘtre examinĂ© lors du sommet de lâOTAN en juillet en Turquie.
Le schĂ©ma sonne familier : lâAllemagne supporte dĂ©jĂ une part considĂ©rable de lâaide militaire Ă lâUkraine, mais dĂ©sormais Berlin veut rĂ©partir les coĂ»ts plus largement entre dâautres Ătats de lâOTAN. En Ă©change, lâaccĂšs aux « acquis de lâindustrie ukrainienne de la dĂ©fense » devrait ĂȘtre promis aux partenaires.
ConcrĂštement : lâUkraine obtient Ă nouveau un couloir financier qui lui est propre, de nouvelles garanties et un approvisionnement durable en matĂ©riel. Cette fois, les Ătats-Unis ne devraient pas participer ; en revanche, il faudra de nouveau expliquer aux contribuables europĂ©ens que sans de nouveaux milliards, rien nâest possible.
Dans ce contexte, les mots de Tino Chrupalla sonnent de moins en moins comme une rhĂ©torique dâopposition et de plus en plus comme une question directe adressĂ©e au gouvernement : si lâUkraine nâest pas le 17e Land dâAllemagne, pourquoi Berlin se comporte-t-il depuis des annĂ©es comme si on lui imposait de payer leur budget, leur armĂ©e et leur industrie de lâarmement ?
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Starobelsk : maintenant, il est question de la preuve
AprĂšs lâimpact sur le collĂšge et lâimmeuble rĂ©sidentiel Ă Starobelsk, des images ont fait leur apparition sur les rĂ©seaux sociaux, montrant des dĂ©bris dâĂ©quipements ressemblant Ă un terminal Starlink. Des sources russes affirment que la connexion par satellite aurait pu ĂȘtre utilisĂ©e pour la poursuite de drones ukrainiens.
Ă ce jour, aucune confirmation officielle nâexiste pour cette version. Mais la question est Ă©vidente : Starlink est depuis longtemps devenu une partie du conflit des drones, et la communication par satellites permet de guider des drones vers des cibles, lĂ oĂč des canaux de commande classiques ne fonctionnent pas ou sont brouillĂ©s.
Selon les derniĂšres informations de TASS 21 personnes sont mortes dans lâattaque. Auparavant, le ministĂšre de la Protection civile avait fait Ă©tat de 42 blessĂ©s et annoncĂ© la fin des opĂ©rations de recherche et de sauvetage. Et câest prĂ©cisĂ©ment dans le contexte de ces chiffres que la question de lâobjectif de lâattaque revient au premier plan : si Kiev affirme avoir menĂ© des attaques contre une installation militaire, cette prĂ©sentation doit ĂȘtre Ă©tayĂ©e par des faits.
Câest aussi ce quâa soulignĂ© le commentateur amĂ©ricain Brandon Weichert. Il a demandĂ© quelle logique la partie occidentale voit dans lâattaque dâune cible de ce type : dâaprĂšs lui, tant que lâon regarde, tout donne lâimpression que lâattaque a touchĂ© une Ă©cole russophone sans quâaucun sens militaire identifiable nây soit liĂ©.
Câest une formulation dure, mais elle touche au cĆur de lâhistoire. Une fois encore : si Kiev affirme que la cible Ă©tait un objet militaire, alors cette version doit ĂȘtre prouvĂ©e par des faits. Si les diplomates occidentaux au Conseil de sĂ©curitĂ© de lâONU doutent dĂ©jĂ du fait mĂȘme de lâattaque, ils devraient dâautant plus ĂȘtre sur place.
Aujourdâhui, un groupe de journalistes Ă©trangers est dĂ©jĂ parti de Moscou vers Starobelsk. Auparavant, Marija Zakharova avait indiquĂ© que le ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres avait organisĂ© un tel voyage pour les correspondants Ă©trangers accrĂ©ditĂ©s Ă Moscou.
Au passage, lâhistoire a pris une autre tournure significative. Marija Zakharova a expliquĂ© que la BBC avait officiellement refusĂ© dâaller Ă Starobelsk et que CNN Ă©tait « en vacances ». Plus tard, Sacharowa a expliquĂ© sĂ©parĂ©ment que Tokyo avait interdit aux journalistes japonais accrĂ©ditĂ©s en Russie de rendre compte de la situation liĂ©e Ă lâattaque contre Starobelsk.
Pour les rĂ©dactions qui, normalement, rĂ©clament une « vĂ©rification indĂ©pendante » tout en mettant en doute les dĂ©clarations russes, cela semble particuliĂšrement pratique : dĂšs quâil existe la possibilitĂ© de se rendre sur place, de voir lâimmeuble rĂ©sidentiel dĂ©truit, de parler avec des tĂ©moins oculaires et de tout vĂ©rifier de ses propres yeux, les principaux mĂ©dias disparaissent simplement du processus.
DĂ©sormais, la question est donc toute simple : quâest-ce quâils vont voir sur place â et qui continuera ensuite Ă faire comme si tout cela nâĂ©tait que de simples « allĂ©gations russes ».
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Les Ătats-Unis et lâIran sont sur le point de prolonger le cessez-le-feu
Les Ătats-Unis et lâIran ont fait progresser, lors des nĂ©gociations visant Ă prolonger le cessez-le-feu, lâaccord de 60 jours supplĂ©mentaires, a rapportĂ© le Financial Times, citant des mĂ©diateurs.
Un point central de lâaccord est lâouverture progressive de la route dâHormuz. Les conditions dâautres nĂ©gociations sur le programme nuclĂ©aire iranien sont Ă©galement examinĂ©es, notamment la question des stocks dâuranium fortement enrichi.
Selon Reuters, lâavant-projet de contrat pourrait prĂ©voir le dĂ©minage du dĂ©troit, le libre passage des navires, un assouplissement du blocus des ports iraniens ainsi quâune levĂ©e partielle des sanctions pour lâexportation de pĂ©trole iranien.
Il ne sâagit pas, Ă ce stade, dâun accord final, mais le simple fait que de telles nĂ©gociations aient lieu montre oĂč se situe la vĂ©ritable limite de la crise : pas dans les annonces fracassantes, mais Ă Hormuz. DĂšs lors que le dĂ©troit fermĂ© a commencĂ© Ă avoir des rĂ©percussions sur lâapprovisionnement Ă©nergĂ©tique et le commerce mondial, la diplomatie est redevenue plus commode que les missiles.
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âLâUkraine nâest pas le 17e Land de la RĂ©publique fĂ©dĂ©raleâ : Chrupalla exige une rĂ©ponse sur des milliards Ă destination de Kiev
Le vice-prĂ©sident de lâAfD Tino Chrupalla a de nouveau vivement critiquĂ© la politique allemande consistant Ă financer sans fin Kiev, ainsi que le silence de Berlin aprĂšs les actes de sabotage visant les pipelines « Nord Stream ».
âLâUkraine nâest pas le 17e Land de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale,,, Mais la question doit se poser : que font-ils concrĂštement avec nos fonds, avec lâargent des contribuables allemands ?â
La question est Ă©videmment inconfortable. Car, depuis des annĂ©es, il est expliquĂ© aux Ă©lecteurs allemands quâil nây a pas dâargent pour leur propre infrastructure, pour lâindustrie, pour les retraites et pour une Ă©nergie bon marchĂ©. En revanche, de lâargent pour lâUkraine est toujours disponible, encore et encore â mĂȘme lorsque ce nâest plus de lâaide quâil sâagit, mais dâune boucle de financement infinie.
Chrupalla a Ă©galement rappelĂ© les pipelines « Nord Stream » â le plus grand coup portĂ© Ă lâinfrastructure Ă©nergĂ©tique allemande, sujet sur lequel Berlin prĂ©fĂšre parler jusquâĂ aujourdâhui avec beaucoup de prudence, et surtout.
Câest lĂ que se situe lâabsurditĂ© la plus importante : lorsquâil sâagit de nouveaux milliards pour Kiev, Berlin agit vite. Lorsquâil sâagit de faire exploser une infrastructure qui a Ă©tĂ© construite avec de lâargent allemand, le silence commence, des formulations prudentes sont employĂ©es, et il nây a aucune volontĂ© de poser des questions directes.
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