en
Feedback
Share-it #Readict📚📖

Share-it #Readict📚📖

Open in Telegram

Plongez dans un monde de lectures, d'histoires et de contenu éducatif ! #Readict

Show more
1 139
Subscribers
No data24 hours
-57 days
-2430 days
Posts Archive
Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Est-ce qu'il y a quelqu'un mĂȘme ???

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan 21 ~CHRIS IVANOV Un homme saoul sorti de nulle part lui tombe dessus. Sa crispation et sa rĂ©action vive se font tout de suite remarquer. L’homme est projetĂ© sur une table un peu derriĂšre et elle se brise sous lui avec toute la boisson qui s’y trouvait. — J’ai horreur d’ĂȘtre touchĂ©, geint-il en se nettoyant. Quatre hommes trĂšs imposants, qui Ă©taient assis autour de la malheureuse table, se lĂšvent de toute leur hauteur. Ce sont des motards. — Vous avez brisĂ© toutes nos biĂšres, gronde l’un d’eux en espagnol. — Allez en prendre d’autres Ă  notre compte, lui dis-je. — Vous essayez de dire que nous n’avons pas les moyens de nous repayer des boissons ? — Vous ne seriez pas si Ă©nervĂ©s sinon. Écoutez, nous n’avons pas de temps Ă  perdre. Nous faisons deux pas en avant, mais nous sommes vite stoppĂ©s. Ces hommes sont visiblement prĂȘts Ă  en venir aux mains. Ça risque d’ĂȘtre compliquĂ©. Je ne suis plus le jeune homme fort et puissant d’antan. J’ai une prothĂšse Ă  la jambe qui, bien qu’elle soit confortable, ne me permettra pas de me battre confortablement et une nouvelle main robotique portĂ©e sur ma main paralysĂ©e qui lui permet de bouger normalement. Ça peut cependant ĂȘtre un atout. Puis il y a cet homme beaucoup trop propre sur lui qui ne supporte pas les contacts physiques. Sait-il seulement se battre ? — Nous devrions nous en aller avant de dĂ©clencher une bagarre, me chuchote mon acolyte circonstanciel. — Je ne savais pas qu’un homme comme vous pouvait fuir. — Nous sommes deux vieux mecs au milieu d’une cinquantaine de motards, sans nos gardes du corps. En plus, toi tu es un handicapĂ©. — Idiot ! — Toi-mĂȘme ! Aussi, je ne veux pas sentir les pattes de ces gars sur mon costume. Ça m’a coĂ»tĂ© une fortune. J’avais dit qu’il Ă©tait trop propre et j’ajoute imbu de sa personne. Les gars foncent sur nous. — Sors ton arme ! lui dis-je rapidement. Nous sortons nos armes et je tire en l’air. Un lustre Ă©clate. — Le premier qui approche, je lui explose la tĂȘte. Nous avons des problĂšmes plus sĂ©rieux Ă  rĂ©gler, donc faisons comme si rien ne s’était passĂ©. Je pointe mon arme contre eux et Terry YOUL en fait de mĂȘme. — MĂȘme si vous rĂ©ussissez Ă  faire de nous ce que vous voulez, ajoute-t-il, nous aurons au moins dĂ©glinguĂ© cinq parmi vous. Alors comme l’autre l’a dit, laissez nous tout simplement partir. Il y a un long moment de silence et d’échange de regard. Les motards se dĂ©calent pour nous cĂ©der le passage. À pas lents et mĂ©fiants, nous les traversons jusque dehors oĂč nous prĂ©cipitons nos pas. Comme je m’y attendais, ils sortent tous derriĂšre nous. — Filez-moi la clĂ©, tonne Terry YOUL quand nous sommes proches de la voiture. — Jamais. Je ne peux pas mettre ma vie entre les mains d’un fou. — Et il n’est pas question que je laisse un handicapĂ© faire du rallye avec moi Ă  bord. Ne m’obligez pas Ă  vous tirer une balle dans l’autre jambe. — Pff ! Je ne suis pas d’humeur Ă  discuter, de plus je suis fatiguĂ©. Je lui lance la clĂ© qu’il rĂ©ceptionne en l’air. Nous sautons dans la voiture et il dĂ©marre en trombe en soulevant la poussiĂšre. Quatre des motards nous suivent avec leurs Ă©normes engins. ~TERRY YOUL Ça m’avait manquĂ© cette montĂ©e d’adrĂ©naline quand je suis en pleine vitesse. Je n’ai plus conduit ainsi depuis de nombreuses annĂ©es. Je ne saurais dire pourquoi. Peut-ĂȘtre dĂ» Ă  mes nombreuses occupations. La voiture ralentit tout Ă  coup. — Euh, que se passe-t-il ? demande Chris IVANOV. — Merde ! Plus de carburant. Comme si c’était le moment. MalgrĂ© toute mon Ă©nergie mise Ă  appuyer sur l’accĂ©lĂ©rateur, la voiture s’arrĂȘte. Les quatre motards nous encerclent. Nous n’avons plus le choix. Nous devons les affronter. Nous descendons en levant nos mains. — Vous croyiez vous en tirer aussi facilement ? — Que nous voulez-vous ? demande Chris IVANOV. — Juste nous amuser avec vous. Nous ne sommes pas des assassins, mais nous aimons bien jouer avec nos proies. — Proies ? je rĂ©pĂšte, estomaquĂ©. Vous vous prenez pour qui ? Des dangereux fĂ©lins ? — Oui, papi ! — Papi ? Je suis certainement plus jeune que ton...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan 20 ~TERRY YOUL — Donc Terry, tu ne vas pas parler avec ta fille jusqu’à ce qu’elle accouche ? On parle de tes trois premiers petits-enfants. C’est quelle rancune qui ne finit pas ? Elle a fait quoi de si grave que toi tu ne m’as jamais fait, mais que je t’ai pardonnĂ© ? Il n’y a pas plus rebelle que toi comme enfant. Tu veux que je te cite toutes les fois oĂč tu as fait des choses contre ma volontĂ© ? Je m’attrape l’arĂȘte du nez parce que je sais qu’elle va quand mĂȘme citer mĂȘme si je dis non. Ma mĂšre s’est donnĂ© pour mission aujourd’hui de me passer un savon. Je suis conscient de l’erreur que je commets en restant cloĂźtrĂ© sur ma position. D’ailleurs, elle me manque atrocement. Le souci est que je ne sais pas comment rĂ©parer les choses. Je dĂ©teste ĂȘtre en position de faiblesse vis-Ă -vis de qui que ce soit. Ma fille me manque et la savoir Ă  l’autre bout du monde, enceinte de mes trois petits-enfants, ça me tue silencieusement. J’espĂ©rais qu’elle m’appelle pour essayer d’arranger les choses, mais elle est demeurĂ©e silencieuse vis-Ă -vis de moi. Ça prouve que je ne compte plus rĂ©ellement pour ma fille, ma petite princesse, mon hĂ©ritiĂšre. Trisha s’excuse pour rĂ©pondre Ă  un appel dans une autre piĂšce. — Terry, moi ma petite-fille me manque. Si toi, elle ne te dit plus rien, moi elle me manque. J’irai rester avec elle aprĂšs son accouchement. Tu devrais venir pour enterrer... pour enterrer quoi lĂ  mĂȘme ? Comment on dit ? — Pour enterrer la hache de guerre. — C’est ça. On doit enterrer hache lĂ . Mes arriĂšre-petits-enfants ne vont pas grandir dans... Le cri strident de Trisha depuis la piĂšce voisine nous fait sursauter. Elle revient en courant juste au moment oĂč nous nous levions pour aller la rejoindre. — Terry, Terry, ta fille a Ă©tĂ© sĂ©questrĂ©e. Mon bĂ©bĂ© a disparu. Elle s’effondre dans mes bras. Mon cerveau a du mal Ă  capter l’information. De quelle fille parle-t-elle ? La mienne ? — Terry, tu dois faire quelque chose. Nous devons nous y rendre. Terry, il s’agit de notre unique fille et de nos petits-enfants. Terry ! — Allons prĂ©parer nos valises. Ils vont m’entendre, ces gens qui ont osĂ© toucher Ă  ma fille. * * Nous sommes arrivĂ©s au BrĂ©sil et tout ce qui me passe par la tĂȘte, c’est comment enfoncer une balle dans la tĂȘte de cet enfoirĂ© qui avait pour mission de veiller sur ma fille et qui a lamentablement Ă©chouĂ©. — ChĂ©ri, s’il te plaĂźt calme-toi, me souffle ma femme aprĂšs avoir sonnĂ© Ă  la porte de la maison oĂč vit ma fille avec ce fils de mafieux. Nous y pĂ©nĂ©trons et tout ce que je dĂ©sire, c’est savoir oĂč se trouve ma fille. En apercevant son supposĂ© mari debout au milieu de la salle de sĂ©jour, je ne parviens plus Ă  me retenir. De façon naturelle, je m’avance vers lui et dĂšs qu’il est Ă  portĂ©e de main, j’écrase mon poing dans son visage. Ma mĂšre me hurle dessus en me ramenant en arriĂšre. Toute la famille IVANOV se montre. Enfin, il manque l’un des fils. — OĂč est ma fille ? je demande Ă  ce Chris qui se relĂšve en s’essuyant le coin des lĂšvres. — Si je le savais, elle serait dĂ©jĂ  ici. Je veux encore lui en coller une, mais ma mĂšre me retient et me ramĂšne prĂšs d’elle. Je les laisse entamer la discussion avec l’autre famille. — Elle Ă©tait sortie faire encore des courses pour les bĂ©bĂ©s, rĂ©pond Chris IVANOV Ă  la question de savoir ce qui s’était passĂ©. Comme elle tardait, j’ai essayĂ© de la joindre sans succĂšs jusqu’à ce que son garde me rappelle pour m’informer qu’ils avaient eu un accident et que des hommes armĂ©s avec des cagoules leur sont tombĂ©s dessus et ont enlevĂ© Teyana. J’ai Ă©tĂ© contactĂ© le mĂȘme jour par ses ravisseurs qui m’ont demandĂ© des rançons Ă  deux reprises que j’ai donnĂ©es. Puis, ils ont fini par me dire qu’il s’agissait d’une affaire personnelle qu’ils devaient rĂ©gler avec nos familles et qu’ils me recontacteraient le moment venu. Mais ils m’ont rassurĂ© qu’ils ne lui feraient pas de mal, enfin, jusqu’à ce qu’ils aient obtenu ce qu’ils dĂ©siraient. — Et tu n’as pas jugĂ© bon d’informer la police. — Je l’ai fait. Il y a une Ă©quipe en ce moment dans l’autre salon. ne...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan En deux semaines, les Lyseurs du cƓur ont rĂ©pondu Ă  deux cas et apportĂ© de la joie Ă  deux familles 😀. **1er cas au BĂ©nin (Oui nous sommes partout 😀) pour une jeune maman et ses deux enfants : - Nous avons payĂ© le reste de la scolaritĂ© de l'ainĂ©e pour qu'il termine son annĂ©e scolaire. -AidĂ© Ă  payer la caution d'une nouvelle maison car il y avait un risque d'expulsion. - AidĂ© la maman a renforcĂ© ses activitĂ©s et achetĂ© des vivres pour la maison 💃💃💃 **2e cas en CĂŽte d'Ivoire pour une mĂ©mĂ© de 70 ans vivant avec ses 4 petits enfants en difficultĂ© alimentaire : Nous avons achetĂ© des vivres et donnĂ© quelque chose en espĂšces pour accompagner 💃💃💃 Nous avons vu des larmes de joie, des sourires et reçu des bĂ©nĂ©dictions đŸ„°đŸ„°đŸ„°đŸ„° P.S 1 : Je ne publie pas pour nous vanter, mais pour encourager ceux qui hĂ©sitaient Ă  nous rejoindre car il n'y a pas d'arnaque. Nous travaillons avec nos petits moyens rassemblĂ©s 👌 P.S 2 : Si toi aussi tu aimes venir en aide aux gens dans le besoin mais que tu n'as pas assez de moyen pour le faire, rejoins-nous pour qu'ensemble nous fassions de grandes choses 😊😊 Nous cotisons chacun 2000f/mois et lançons des collectes pour des cas urgents. Lien du groupe : https://chat.whatsapp.com/GiBEtueT2AG4rqFrgX3Bbj Merci encore aux Lyseurs du cƓur pour votre dĂ©vouement. Dieu vous bĂ©nisse ❀❀❀❀❀

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan 19 ~URIELLE Le type au sol se relĂšve dans l’intention de se battre avec AndreĂŻ. Un autre coup violent le ramĂšne d’oĂč il vient. AndreĂŻ lui lance des paroles en turc. Donc c’est moi seule je ne comprends pas ça ici quoi ? Une responsable arrive enfin. Lol ! Donc quand c’était pour moi, il n’y avait personne pour intervenir, mais dĂšs qu’ils ont vu un joli mec blanc bien baraquĂ© et beau comme un dieu, ils rappliquent. Oui je sais, j’ai dit deux fois qu’il Ă©tait beau. Il me tient fermement la main en me sĂ©curisant derriĂšre lui. Je ramasse une serviette de table pour m’essuyer le visage. AndreĂŻ n’a pas l’air de vouloir laisser passer cette humiliation. Il lance une derniĂšre phrase et me tire hors du restaurant. Au-dehors, il sort un mouchoir de la poche de son pantalon et m’essuie dĂ©licatement le visage. — Tout va bien ? — Oui. Je ne m’attendais pas Ă  vivre pareille situation. — Tu comptais rĂ©ellement l’agresser avec la bouteille brisĂ©e ? — Bah oui. Je sais ĂȘtre aussi sauvage. Il rit. Ce rire m’avait manquĂ©. « ArrĂȘte tes conneries », me souffle ma conscience. — Tu es dans un hĂŽtel ? Une rĂ©sidence ? — Dans un hĂŽtel pas trĂšs loin. — Allons que je te dĂ©pose. Il m’ouvre la portiĂšre et une fois que je suis installĂ©e, il va prendre place derriĂšre le volant. Je lui indique la direction de l’hĂŽtel qui est juste Ă  deux rues d’ici. Je garde le visage tournĂ© de l’autre cĂŽtĂ© de la rue. Nous n’étions plus censĂ©s nous revoir ni nous reparler pour Ă©viter d’autres soucis entre son frĂšre et lui. — VoilĂ , c’est l’hĂŽtel juste devant. — LĂ  ? me montre-t-il du doigt. — Oui. — Ça alors. C’est lĂ  aussi que je sĂ©journe. — Tu blagues ? — Je suis sĂ©rieux, sourit-il. Qu’est-ce que la vie est en de me faire lĂ  ? Il gare et nous descendons tous les deux. Par la rĂ©vĂ©rence que lui fait le portier, je comprends qu’il ne plaisante pas. J’espĂšre au moins que nous ne sommes pas sur le mĂȘme Ă©tage. — À quel Ă©tage es-tu ? me questionne-t-il quand nous montons dans l’ascenseur. — Au troisiĂšme, je lui rĂ©ponds le cƓur battant Ă  tout rompre. — Moi au quatriĂšme. Je souffle de soulagement intĂ©rieurement. Nous demeurons silencieux jusqu’à ce que j’arrive Ă  mon Ă©tage. — VoilĂ , je suis arrivĂ©e. C’est ma chambre la cinquiĂšme porte. — Rentre bien et prends bien soin de toi. Je sors et lui fais face. — Merci encore plus pour ce soir. — C’est normal. Nous nous regardons et les portes de l’ascenseur se referment. Je me laisse tomber sur mon lit une fois dans ma chambre. La rencontre avec AndreĂŻ m’a plus chamboulĂ©e que mon agression. Je ne me fais pas de film, car nous devons nous Ă©viter. Il n’y a donc plus de chance qu’on se revoit. Je suis lĂ  pour le boulot, alors je vais me concentrer dessus et rentrer quand j’aurai terminĂ©. D’ici, je dois me rendre au BrĂ©sil auprĂšs de Teyana pour non seulement lui faire le point de ma mission ici, mais aussi pour l’assister aprĂšs son accouchement. Le reste n’a pas d’importance. * On frappe Ă  la porte de ma chambre. Je vais ouvrir en Ă©tant encore en pyjama. L’un des employĂ©s de l’hĂŽtel me tend un joli panier rempli du nĂ©cessaire pour un petit-dĂ©jeuner complet venant du restaurant oĂč je me suis fait agresser hier. Il y a un mot. « — Bonjour, madame. Nous sommes navrĂ©s pour l’incident d’hier. Cela ne se reproduira plus Ă  l’avenir. Acceptez ce petit-dĂ©jeuner comme excuse et cette carte qui vous donne droit Ă  une consommation gratuite dans nos locaux. En espĂ©rant vous revoir. Bien de choses Ă©galement Ă  monsieur IVANOV. » Ah, je vois ! Ils doivent certainement savoir qui il est. Mon cher, ça ne fait que m’arranger. Je m’installe et dĂ©guste tout ce qu’il y a dans le packaging. Quand c’est fini, je vais me vĂȘtir pour me rendre sur le chantier. La construction a dĂ©butĂ© et je dois superviser le montage de la fondation pour m’assurer que c’est bien fait. Ensuite, je ferai des allers et retours par moment entre la CĂŽte d’Ivoire et ici jusqu’à la fin des travaux. C’est nous qui devons rendre les clĂ©s Ă  la fin et certains de nos ingĂ©nieurs sont aussi sur le projet. Je rentre Ă  18 heures pour...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan 18 ~ALEXEÏ Ce soir, j’ai officiellement repris la scĂšne Ă  l’occasion d’un concert gĂ©ant organisĂ© par une grande structure Ă©vĂ©nementielle qui le fait chaque annĂ©e pour ses propres intĂ©rĂȘts et projets. J’ai hĂ©sitĂ© avant d’accepter leur invitation, puis j’ai finalement compris qu’il me fallait un jour ou l’autre remonter sur scĂšne ; et ce soir, je me suis Ă©clatĂ© sur scĂšne Ă  enchaĂźner plusieurs de mes tubes que le public a chantĂ©s Ă  tue-tĂȘte avec moi. C’était dingue, incroyable, fantastique. Et tout ce que je veux, c’est remonter sur scĂšne. Mais bof, je ne suis pas le seul artiste sur l’affiche. L’une des raisons qui m’ont permis de m’éclater encore sur scĂšne, c’est la prĂ©sence de Laurraine. J’ai voulu qu’elle soit Ă  mes cĂŽtĂ©s pour mon retour. Nous passons peu de temps ensemble Ă  cause de son boulot. Nous arrivons tout de mĂȘme Ă  le rattraper quand nous en avons l’opportunitĂ©. Cette fille... bordel c’est une perle. Elle l’est encore plus depuis qu’elle a pris la dĂ©cision de baisser sa garde. Elle se lĂąche avec moi et est trĂšs Ă  l’aise quand j’ai des gestes affectueux envers elle dans les lieux publics. Je descends de la scĂšne et la premiĂšre chose que je fais, c’est aller embrasser ma copine. — Tu Ă©tais gĂ©nial, me complimente-t-elle. — Merci ! Donne-moi quelques minutes. Je te reviens. Je me presse d’aller me dĂ©barbouiller dans ma loge. Pendant ce temps, mon staff s’occupe de la paperasse. Laurraine m’a aidĂ© Ă  me choisir une meilleure Ă©quipe pour m’accompagner. Ils sont trĂšs douĂ©s, quoique peu connus dans le milieu. Laurraine m’a suggĂ©rĂ© de prioriser dans mes choix des personnes passionnĂ©es et non forcĂ©ment connues. Il y a d’énormes talents qui n’attendent qu’un coup de pouce pour faire montre de leurs talents et briller. Jusque-lĂ , je suis plus que satisfait de leurs prestations. Je reviens auprĂšs de ma douce petite amie qui m’attendait non loin de ma loge en train d’assister Ă  la prestation de la star montĂ©e aprĂšs moi. Elle ne me repousse pas quand je lui tiens la main. Je vois de loin mon garde du corps ouvrir la portiĂšre de ma voiture pour que nous puissions y monter assez rapidement afin d’échapper aux griffes des fans surexcitĂ©s et des paparazzis. Nous en sommes proches quand quelqu’un me rentre dedans. Quand je vois la personne en question, je comprends que ça a Ă©tĂ© fait intentionnellement, surtout par ce sourire dĂ©bile sur les lĂšvres de Jacques, mon ancien coĂ©quipier dans les J.A.X. — Ah ! Qui voilĂ  ? L’homme mort et ressuscitĂ©. Tu es quand mĂȘme un dur Ă  cuire, toi. Te faire renverser par un camion et survivre, mieux, retrouver l’usage de ses jambes et remonter sur scĂšne. Je te tire mon chapeau. (Il regarde Laurraine.) Et je vois que tu t’es trouvĂ© une autre copine pour te materner. — Il y a un adage qui dit : « Le silence est la meilleure des rĂ©ponses pour les imbĂ©ciles ». Bonne soirĂ©e, Jacques. Ah, dĂ©solĂ© pour les contacts et contrats que vous avez perdus ces deux derniĂšres annĂ©es et pour ceux des annĂ©es Ă  venir. Il lĂšve les yeux au ciel et continue son chemin. Je veux en faire de mĂȘme quand Laurraine se positionne devant moi. — C’est tout ? — Quoi ? — Cet enfoirĂ© vient de se foutre de toi et tu ne vas rien faire ? — Je ne vais quand mĂȘme pas me battre avec lui ? Ça serait me rabaisser Ă  son niveau. Je ne descends pas dans la boue. — (Elle pose son doigt sur mon torse) Parfois, il faut descendre dans la boue pour montrer aux porcs que tu peux ĂȘtre bien plus dĂ©gueulasse que lui si tu le veux. Va donc montrer Ă  ce con que tu peux danser sa danse. — Je ne suis pas du genre... — Prends tes couilles et va me casser la gueule de ce pauvre sac Ă  merde. Chris et AndreĂŻ ne sont plus lĂ  pour faire le sale boulot, donc tu le fais. — Et s’il porte plainte ? — Un, tu es un IVANOV. Deux, toute l’AmĂ©rique sait que ce type te jalouse depuis le dĂ©but et trois, ta copine est flic. J’assure tes arriĂšres. Bouge-toi maintenant. Tu as cinq minutes. À bien y rĂ©flĂ©chir, ce n’est pas si mal que je me dĂ©foule pour une fois sur Jacques. J’ai trop encaissĂ© et trop Ă©tĂ© fair-play. J’emprunte...