en
Feedback
Share-it #Readict📚📖

Share-it #Readict📚📖

Open in Telegram

Plongez dans un monde de lectures, d'histoires et de contenu éducatif ! #Readict

Show more
1 139
Subscribers
No data24 hours
-57 days
-2430 days
Posts Archive
Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan 17 ~TEYANA Ce soir, Chris m’a fait sortir. SoirĂ©e cinĂ©ma au cinĂ©ma. Nous n’avons pas passĂ© beaucoup de temps ensemble ces derniĂšres semaines. Lui, il Ă©tait trop pris par le boulot et moi, avec mes petits bobos de grossesse, je n’avais l’esprit qu’à une seule chose : dormir. Nous nous contentions des nuits que nous passions, entrelacĂ©s. Chris a dĂ» renoncer Ă  son parfum pour pouvoir me prendre dans ses bras. J’ai le meilleur mari du monde. Oui, il est dorĂ©navant mon Ă©poux. Je suis officiellement madame IVANOV. Nous avons fait une cĂ©rĂ©monie civile avec la mĂšre de Chris qui Ă©tait prĂ©sente et ma mĂšre qui a assistĂ© par vidĂ©o-confĂ©rence. Oui, ça fait Ă©trange, mais je ne voulais pas prendre le risque de voir dĂ©barquer mon pĂšre pour empĂȘcher la cĂ©rĂ©monie. Cependant, je prie chaque jour pour que les choses rentrent dans l’ordre assez rapidement, pour avoir mes deux parents Ă  mes cĂŽtĂ©s le jour de mon accouchement, afin que l’on puisse procĂ©der au mariage religieux par la suite. J’attends Chris dans le hall pendant qu’il part faire un tour dans la salle d’eau. Je regarde les gens dĂ©ambuler devant moi quand mon regard croise celui de l’ex de Chris. Comment s’appelle-t-elle dĂ©jĂ  ? Ah oui, Monica. Elle s’approche de moi. Son regard glisse rapidement sur mon ventre rebondi. — Bonsoir, Teyana YOUL ! Mes fĂ©licitations ! — Merci ! Je sais que je ne suis pas la mieux placĂ©e pour en parler, mais je tenais tout de mĂȘme Ă  m’excuser pour la façon dont les choses se sont dĂ©roulĂ©es. Vous avez dĂ» vous sentir trahie, abusĂ©e et... — Non, je vous arrĂȘte. Vous n’avez rien fait. Ce n’est pas comme si Chris et moi Ă©tions un couple amoureux qui vivait un conte de fĂ©es avant votre rĂ©apparition. Chris n’a jamais Ă©tĂ© amoureux de moi. Je gardais juste l’espoir que cela se rĂ©alise un de ces jours. Vous n’avez pas Ă  vous excuser, d’autant plus que je suis passĂ©e Ă  autre chose. Et je comprends ce qu’elle veut dire. Elle doit se douter que je sais pour elle et mon frĂšre. Chris arrive et pose sa main dans le bas de mon dos. — Bonsoir, Monica. Ravi de te revoir. — Bonsoir, Chris. Moi aussi. Je vais y aller, ma cousine m’attend. Bonne soirĂ©e Ă  vous. — Merci ! À toi Ă©galement. Elle nous fait un lĂ©ger sourire et tourne les talons. — Tout va bien ? s’inquiĂšte Chris. Elle n’a pas Ă©tĂ© dĂ©sagrĂ©able ? — Bien sĂ»r que non. Elle est trĂšs posĂ©e comme femme. Je comprends pourquoi mon frĂšre est tombĂ© sous son charme lorsqu’il l’a revue. — Ils sortent ensemble ? demande-t-il pendant que nous marchons vers la sortie. — Oui. Je te l’avais dĂ©jĂ  dit. — Vraiment ? Je n’ai pas dĂ» saisir. Ils feront un bon couple. Pour le peu de temps que j’ai eu Ă  Ă©changer avec ton frĂšre, j’ai vu quelqu’un de trĂšs posĂ© et responsable, tout comme Monica. — Ça ne te fait pas Ă©trange la probabilitĂ© de faire partie de la mĂȘme famille que ton ex ? dis-je pour le taquiner. — On ne peut pas dire que nous Ă©tions ‘‘ex’’. Nous allions Ă  peine entamer la relation quand tu as montrĂ© Ă  nouveau ton joli petit visage, madame IVANOV. Je me mets Ă  rire. Il m’embrasse la tempe puis m’ouvre la portiĂšre. Sur le chemin retour, je remarque un food truck. Je hurle Ă  Chris de garer et nous descendons en prendre et nous rentrons dĂ©guster le tout dans notre nouvelle maison, confortablement installĂ©s dans le long canapĂ©, mes pieds posĂ©s sur les jambes de Chris. — Ça ne te rappelle pas notre premier dĂźner ? je lui demande en m’essuyant le coin des lĂšvres. — Comment oublier ce jour oĂč tu as mangĂ© avec gloutonnerie ? — (Éclatant de rire) Glouton quoi ? Tu es malade ? J’avais faim. — Oh ça tu l’as dit ! Mais ça, ça m’a permis de savoir que tu ferais une bonne femme Ă  Ă©pouser. Naturelle et simple, des qualitĂ©s qui m’attirent chez une femme. — Avoue que tu es tombĂ© sous mon charme. — Non, ça, c’était le jour de notre rencontre. Je me suis dit : merde, c’est qui cette dĂ©licieuse petite femme ? — Tu es con ! Je le pousse avec ma jambe. Il Ă©clate de rire et pose un baiser sur mes orteils. — Tu es la plus belle chose qui me soit arrivĂ©e, Teyana. Son regard devient si doux, si...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan 16 ~ALEXEÏ Aujourd’hui c’est moi qui aide Cameron. Je lui fais faire des exercices qui amĂ©lioreront sa diction. Il suit des thĂ©rapies avec un orthophoniste et des exercices sportifs avec nous qui l’aideront Ă  vaincre son bĂ©gaiement. Il est encore jeune, donc il a plus de chance de dominer ce handicap. Il doit courir sur le tapis de course et chanter en mĂȘme temps. Ça lui permettra de maĂźtriser son souffle. Laurraine devait ĂȘtre prĂ©sente, mais elle a eu un rendez-vous de derniĂšre minute Ă  son travail qu’elle m’a confiĂ© exercer par dĂ©pit. À ce propos, je compte m’entretenir avec son pĂšre. Il m’a demandĂ© de rĂ©ussir Ă  lui faire oublier son rĂȘve. Je trouve ça un peu absurde, d’autant plus qu’elle est une grande fille. Je pense sincĂšrement qu’il doit exister une alternative pour satisfaire tous les deux. Je le vois rentrer de l’autre cĂŽtĂ© et se diriger vers son bureau. Je demande Ă  Cameron de continuer seul. Je frappe Ă  la porte du bureau et rentre quand on m’y autorise. — Bonjour, monsieur KINGSLEY. Puis-je vous parler ? — Vas-y. Prends place. Que se passe-t-il ? Je prends une grande inspiration avant d’entamer ce sujet un peu dĂ©licat. — C’est concernant ce que vous m’avez confiĂ© Ă  propos l’ambition de votre fille. Au fait, je trouve injuste de vouloir faire renoncer son rĂȘve Ă  votre fille. — Sauf si ce rĂȘve est dangereux pour elle. — Dans ce cas, prenez le temps d’en discuter et de lui confier vos craintes. Je ne sais vraiment pas de quoi il s’agit, toutefois s’il y a une chose que j’ai remarquĂ©e, c’est que votre fille vous idolĂątre presque. Vous ĂȘtes son idole et lorsqu’elle parle de vous, elle a le regard en feu. Elle rĂȘve de vous ressembler, de suivre vos traces et mĂȘme d’ĂȘtre meilleure que vous. Si vous estimez que ce chemin est beaucoup trop dangereux pour elle, vous n’avez qu’à trouver un contentieux ensemble. Trouver une solution qui vous arrangera tous les deux sans qu’elle n’ait l’impression d’avoir renoncĂ© Ă  son rĂȘve. Je ne veux pas me retrouver au milieu de ceci et risquer de la perdre parce que... j’aime votre fille. Il reste plusieurs secondes sans parler. J’espĂšre n’avoir pas fait de gaffe. — Merci d’ĂȘtre venu me parler. — J’y retourne. Je retourne prĂšs de Cameron qui est Ă  fond. Sa mĂšre ne m’a pas encore donnĂ© son approbation pour que je lance la procĂ©dure judiciaire qui fera de moi son tuteur lĂ©gal. Elle m’observe plus ou moins. AprĂšs la gym, nous partons dĂ©jeuner dans un restaurant et nous rentrons chez moi pour passer du temps ensemble. Je le laisse plutĂŽt devant la PlayStation 5 et je me rĂ©fugie dans un coin pour Ă©crire et enregistrer mes nouvelles inspirations. La journĂ©e se termine bien assez vite. Je n’ai pas vu l’heure s’écouler. Je vais dĂ©poser Cameron qui s’endort dans ma voiture. Il passe parfois la nuit chez moi quand il n’a pas cours le lendemain, disons certains week-ends. Sa mĂšre veille au grain pour ne pas qu’il se laisse distraire par tous ces changements dans sa vie. J’aime le fait qu’elle ne se laisse pas impressionner ni distraire par l’argent. Elle garde la tĂȘte sur ses Ă©paules malgrĂ© tout. Ça me donne deux fois plus envie de lui venir en aide. Je songe sĂ©rieusement Ă  ce que je peux faire pour elle. Sur le chemin retour, je reçois un message de Laurraine qui me fait sourire. Elle m’invite Ă  leur dĂ©jeuner familial demain. C’est un pas en avant. Je la sens baisser la garde peu Ă  peu mĂȘme si elle se refuse de l’admettre. Si elle veut que je rencontre les siens, ça voudrait dire que je commence Ă  compter pour elle, ou plutĂŽt que je compte pour elle. C’est Ă  moi de me montrer convaincant et digne de confiance envers sa famille. AprĂšs cette Ă©tape, ce sera Ă  moi de la prĂ©senter Ă  ma mĂšre. Pour mon pĂšre, ça attendra. Je sais pertinemment comment il rĂ©agira. * * Je ne savais quoi offrir Ă  mes hĂŽtes alors j’ai apportĂ© deux bouteilles de vin. Un alcoolisĂ© et l’autre non alcoolisĂ©. Je fais signe Ă  Laurraine quand je gare devant leur maison. Il y a plusieurs autres vĂ©hicules garĂ©s. Elle vient m’ouvrir la porte. Comme je suis content de la voir !...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Les 4 derniers livres disponibles 😍😍😍 Tu es en CĂŽte d'Ivoire ? Ou tu es dans un autre pays mais tu connais quelqu'un en CĂŽte d'Ivoire qui peut rĂ©cupĂ©rer pour toi ? C'est possible de faire les livraisons, mĂȘme les expĂ©ditions Ă  l'intĂ©rieur du pays sont possibles 👌👌 L'intĂ©gralitĂ© de "End of Legacy" disponible Ă  3000fcfa en pdf (Bookfunnel). Papier : 6500fcfa WhatsApp : https://wa.me/22553517670 Sur Amazon : 👉FRANCE : https://www.amazon.fr/dp/B0F6QWHZSG 👉USA : https://www.amazon.com/dp/B0F6QWHZSG 👉CANADA : https://www.amazon.ca/dp/B0F6QWHZSG 👉ITALIE : https://www.amazon.it/dp/B0F6QWHZSG 👉ALLEMAGNE : https://www.amazon.de/dp/B0F6QWHZSG 👉 ROYAUME UNI https://www.amazon.co.uk/dp/B0F6QWHZSG

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan 15 TROIS MOIS PLUS TARD ~TEYANA Je suis sortie de mon sommeil par des bisous dans mon cou. Je rechigne. — LĂšve-toi, marmotte, me chuchote Chris. Tu as bossĂ© toute la nuit ou quoi ? — Je n’ai pas pu bosser, je rĂ©ponds le sommeil dans la voix en m’étirant. Je me sentais extrĂȘmement fatiguĂ©e alors je me suis endormie dans le bureau avant de monter te rejoindre. Toi aussi tu Ă©tais trĂšs extĂ©nuĂ©. Tu n’as rien senti. — Oui, le voyage m’avait Ă©puisĂ©. Il veut m’embrasser, mais je le repousse. — Ton parfum est beaucoup trop fort. — C’est pourtant le mĂȘme que j’utilise depuis qu’on se connaĂźt. Tu l’adorais pourtant. — Oui, mais maintenant je le trouve trop fort. Les fabricants ont certainement modifiĂ© les composants. — C’est ton odorat qui est modifiĂ©. Je lui lance un coussin qu’il rattrape et le pose sur le lit. — Tu as prĂ©vu quoi de ta journĂ©e ? me questionne-t-il en enfilant sa veste. — Bosser toute la journĂ©e avec Urielle. Nous aurons une rĂ©union avec les clients turcs. Nous devons entamer le projet trĂšs bientĂŽt. Je dois aussi sortir faire les courses. — À ce soir donc. Je vais te laisser la voiture. — Non, je vais prendre un Uber. Je me sens trop fatiguĂ©e pour conduire. — Mais qu’est-ce qui t’épuise autant ? — Certainement ces longs mois de travail acharnĂ© sans repos. J’irai faire un tour chez ton docteur pour avoir des remontants. — N’oublie pas que j’ai connectĂ© Niki Ă  ton portable. Tu peux la solliciter en cas de besoin. Il m’envoie un baiser du bout des doigts et part pour le boulot. Quant Ă  moi, je fais un effort pour sortir du lit et me prendre un bain plus chaud que d’habitude. AprĂšs quoi je descends prendre mon petit-dĂ©jeuner. Urielle m’appelle en visio. — Niki, s’il te plaĂźt affiche l’appel. Niki dĂ©croche et affiche le visage d’Urielle sur l’écran pratiquement invisible incrustĂ© dans le mur de la cuisine. Je m’assieds et commence Ă  dĂ©guster mon plat. Elle me fait le briefing de ce qui doit ĂȘtre Ă©noncĂ© lors de notre vidĂ©oconfĂ©rence avec les clients. Je travaille Ă  distance, je donne des instructions et coordonne tout. Elle exĂ©cute et jusque-lĂ  je n’ai rien Ă  lui reprocher. « — Qu’est-ce que tu manges depuis ? » — Je n’en sais rien. J’ai ramassĂ© tout ce que j’ai vu dans le frigo. Carotte, brocolis et camembert, aspergĂ©s de sel et accompagnĂ©s d’un verre de lait. « — Es-tu souffrante ? Ou en dĂ©pression ? Tu dĂ©testes manger les lĂ©gumes crus. Et c’est quoi ce mĂ©lange dĂ©gueulasse ? » — Je n’en sais rien. Je ne sais pas pourquoi je mange tout ça depuis quelques jours. C’est peut-ĂȘtre le changement du pays. « — Quand une femme mange des cochonneries comme ça, c’est que gĂ©nĂ©ralement elle est enceinte. » — Non, je ne suis pas... Je ravale ma phrase et quand je regarde Urielle, elle est figĂ©e comme si elle aussi se rendait compte de ce qu’elle venait de dire. Je recrache ce qui est dans ma bouche dans mon assiette. Je m’essuie la bouche, je descends de mon siĂšge et je cours chercher la montre connectĂ©e que Chris m’a offerte qui permet Ă  Niki de suivre mes constantes. — Niki, peux-tu me faire le point de mes constantes, s’il te plaĂźt ? je demande la voix tremblante. « — Votre rythme cardiaque est anormal et votre tension est un peu plus Ă©levĂ©e que d’habitude. Vous devriez aller consulter un docteur, car il est clair que vous n’allez pas bien. Vous voulez que je contacte le docteur Doug pour qu’il vienne ? » — Non, non je vais y aller moi-mĂȘme. Merci et s’il te plaĂźt, ne signale rien Ă  Chris. Je ne voudrais pas qu’on l’affole pour rien. Ce doit ĂȘtre un excĂšs de fatigue. Je vais y aller tout de suite. (Je regarde Urielle.) Et si j’étais enceinte ? « — Ce serait la fĂȘte. Mais va d’abord consulter. On ne veut pas de faux espoirs. Tiens-moi au courant. » * — FĂ©licitations, madame, vous ĂȘtes enceinte de huit semaines. Je regarde le docteur sans savoir comment rĂ©agir. Je n’arrive pas Ă  le croire. Je touche mon ventre et me mets Ă  sourire malgrĂ© mes larmes. Je ne savais pas si c’était possible pour moi de retomber enceinte aprĂšs le cancer. Mon docteur m’avait rassurĂ©e, mais je...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan 13 ~TEYANA Je pose tout de mĂȘme ma main dans la sienne. — On y va ! — Tu en es sĂ»re ? Je me jette sur lui et l’embrasse. — Plus que jamais. Il sourit. Diantre, comme son sourire m’avait manquĂ©. ~TRISHA YOUL Je laisse Terry en communication en bas et je monte retrouver ma fille. Je me sens tellement soulagĂ©e qu’elle soit saine et sauve. J’ai senti mes entrailles bouger douloureusement quand j’ai vu Tayron et qu’il m’a dit qu’il n’avait aucune nouvelle de sa sƓur. Perdre son enfant ? Je ne le souhaite mĂȘme pas Ă  mon pire ennemi. Maintenant que nous allons rentrer chez nous, je peux souffler et respirer normalement. J’entre dans sa chambre et je la trouve vide. Je me rends devant la salle de bain et je frappe. — Ty ? Ty, tu es lĂ  ? Aucune rĂ©ponse. Je regarde autour de moi. Son petit sac n’est pas lĂ . Urielle rentre en tenant un paquet. — OĂč est Teyana ? — Hum ? Je l’ai laissĂ©e ici. Je sors de la chambre et je demande aux infirmiĂšres que je rencontre si elles ne l’ont pas vue et elles me rĂ©pondent toutes par la nĂ©gative. Ça commence Ă  m’inquiĂ©ter. Je vois Terry de loin sortir de l’ascenseur. Je veux appeler Teyana, mais je me souviens que son portable a pris un coup avec cette histoire d’incendie. — Elle n’est pas encore prĂȘte ? — Je ne la trouve nulle part. — Comment ça ? — Je ne sais pas oĂč elle se trouve et aucune infirmiĂšre ne l’a vue. — Ça ne peut pas ĂȘtre possible. Nous entendons des voix s’élever de l’autre cĂŽtĂ© du couloir. Nous nous y prĂ©cipitons, pour voir au cas oĂč il s’agirait de notre fille. Il s’agit plutĂŽt du pĂšre IVANOV qui saisit le col du docteur. — Comment est-ce que mon fils peut disparaĂźtre de votre hĂŽpital sans que personne ne le voie ? — Je je je... bĂ©gaie le docteur. — L’avez-vous endormi pour le sĂ©questrer ? — Bien sĂ»r que non. Il a demandĂ© lui-mĂȘme Ă  s’en aller. — Mensonge ! Il n’est pas en Ă©tat d’aller oĂč que ce soit tout seul. — Il n’était pas seul. Il y avait une fille avec lui. Cette rĂ©ponse nous pique au vif. Nous nous rapprochons encore plus presque en courant. — Quelle fille ? je demande, tout anxieuse. — La vĂŽtre. — Il a sĂ©questrĂ© ma fille ? s’écrie Terry. Comment avez-vous pu laisser faire ça ? — Mon fils n’a pas sĂ©questrĂ© votre fille, rĂ©pond monsieur IVANOV. C’est elle qui lui a certainement montĂ© la tĂȘte ou mĂȘme qu’elle l’a menacĂ© avec une arme. Et c’est reparti pour une autre dispute sans tĂȘte ni queue entre les deux hommes. Inayah et moi nous nous regardons, conscientes de ce qui est en train de se passer et se passera si nos soupçons sont fondĂ©s. — Emmenez-nous voir les camĂ©ras de surveillance, ordonne Terry. — Oui, allons les voir, soutient Chris IVANOV. Le docteur tout effrayĂ© par ces deux hommes nous conduit Ă  la salle d’enregistrement. L’agent en charge nous montre les Ă©crans aprĂšs avoir fait des retours en arriĂšre de quelques minutes. Nous voyons sur le premier Ă©cran Teyana et Chris se diriger vers l’ascenseur. Teyana soutient Chris, bien qu’il tienne des bĂ©quilles. Le deuxiĂšme Ă©cran nous les montre dans le parking. Ils s’engouffrent dans un vĂ©hicule, je dirai un Uber puis ils disparaissent. Inayah et moi Ă©changeons encore un regard. Étrangement, elle sourit. Ça me fait comprendre l’importance de cet acte posĂ© par nos enfants et je souris Ă©galement. Ils sont juste amoureux. — Ils ne doivent pas ĂȘtre bien loin, dit Chris IVANOV. Je vais appeler la police pour qu’on les arrĂȘte. Les deux hommes sortent leurs portables en se tournant vers la porte de sortie. J’arrache le portable de Terry et Inayah en fait de mĂȘme avec son mari. Je me place devant la porte pour leur barrer le passage. — Non, vous n’allez rien faire. Laissez ces enfants tranquilles. — Madame, libĂ©rez le passage, me menace monsieur IVANOV. — Sinon quoi ? Vous allez me taper ? Impossible. Vous ĂȘtes trop bien Ă©levĂ© pour ça. Il me fixe mĂ©chamment. — Comme je disais, laissez ces enfants tranquilles. Ils veulent vivre leur amour, alors foutez-leur la paix. — Vous ĂȘtes donc leurs complices ? nous accuse Terry. — Non, mais nous comprenons pourquoi ils ont...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan 12 ~CHRIS JUNIOR AllongĂ© dans mon lit et les yeux fermĂ©s, je rĂ©flĂ©chis Ă  ma conversation d’hier avec Teyana. J’avoue que sa dĂ©cision m’a enchantĂ© l’espace d’une seconde. Le problĂšme qui se pose, c’est moi qui ne me sens pas prĂȘt Ă  me lancer Ă  l’aveugle dans cette aventure avec elle. Et si elle regrettait plus tard pendant que moi je serais Ă  fond ? Rien ne me prouve qu’elle serait prĂȘte Ă  tenir tĂȘte Ă  son pĂšre. Je ne veux pas me bercer d’illusions. Je ne pourrai accepter une autre dĂ©ception d’elle. Il m’a Ă©tĂ© difficile de la sortir de ma tĂȘte. J’ai fait du chemin avant de parvenir Ă  faire toute une journĂ©e sans penser Ă  elle. Alors lĂ , je ne veux rien rĂ©veiller qui devra mourir aussitĂŽt. J’ouvre les yeux quand j’entends la porte de ma chambre s’ouvrir. AlexeĂŻ s’avance doucement, les mains dans les poches. — Comment te sens-tu aujourd’hui ? — Ça va. Toi, comment ça va ? — Mal. Il s’assied dans le canapĂ© non loin de mon lit. — Je prĂ©voyais engager des dĂ©tectives pour te retrouver. Tu me manques, C.J. et je suis tellement navrĂ© de t’avoir tournĂ© le dos quand tu avais besoin de mon soutien. Je te demande sincĂšrement pardon. Ma vie n’est plus la mĂȘme depuis ton dĂ©part. Plus rien ne va. Je me suis fait trahir par Andy, j’ai Ă©tĂ© victime d’un grave accident, ma carriĂšre a Ă©tĂ© mise en pause encore une fois. LĂ , je suis dans une pĂ©riode post-traumatique et de page blanche. Je ne sais plus oĂč mettre la tĂȘte. Je ne... — Alex, je ne suis pas en mesure de faire quoi que ce soit pour toi. Je suis en convalescence. Il me regarde avec Ă©tonnement. Il sait que je ne lui aurais jamais parlĂ© de la sorte avant. Sauf que lĂ , je ne vis plus pour eux. Uniquement pour moi ; et ses problĂšmes, il peut les gĂ©rer tout seul. — Je suis dĂ©solĂ©. Tu as raison, je me montre encore une fois Ă©goĂŻste. Je, je vais te laisser te reposer. Il se lĂšve et sort. Je suis déçu. J’aurais aimĂ© qu’il me demande comment je vais aprĂšs ces annĂ©es de sĂ©paration, ce que je deviens, etc. Mais je ne lui en veux pas. Il n’a jamais eu ce rĂ©flexe puisque j’ai toujours Ă©tĂ© celui qui prend soin des autres et non le contraire. AndreĂŻ n’est pas encore venu me parler en tĂȘte-Ă -tĂȘte et il ne le fera pas. Il est rempli de remords, ce qui le maintient encore loin de moi. Il ne sait comment me parler ni par quoi commencer. Des deux, c’est lui qui Ă©tait le plus proche de moi, le seul qui malgrĂ© tout se souciait de moi, prenait de mes nouvelles puis quand il voyait que je forçais sur les charges, il appelait notre mĂšre en renfort. Je n’en veux pas rĂ©ellement Ă  AlexeĂŻ parce qu’il a toujours Ă©tĂ© le plus couvĂ©, donc il n’a pas appris Ă  prendre soin des autres. Par contre, AndreĂŻ, on s’est toujours complĂ©tĂ©, il savait lire en moi, comprendre mes non-dits et deviner mes besoins. De lui, j’aurais souhaitĂ© plus de soutien et son silence ce jour-lĂ  m’a le plus brisĂ©. Moi non plus je ne sais quoi lui dire et je ne sais pas si je pourrais lui refaire confiance. La porte s’ouvre Ă  nouveau et cette fois sur Monica. Je l’avais complĂštement oubliĂ©e. — Coucou ! — Comment vas-tu, Monica ? — Bien. Et toi ? — Je suis vivant. C’est dĂ©jĂ  ça. Elle a un petit sourire, mais qui disparaĂźt bien assez vite. — Je suis venue te dire au revoir. Je rentre. — Je voulais justement te le demander. Ta famille doit sĂ»rement ĂȘtre inquiĂšte. — Oui. J’aurais pu toutefois t’attendre pour qu’on retourne ensemble, mais ça ne servirait Ă  rien de continuer de t’attendre alors que ton cƓur appartient Ă  une autre. Je ne capte pas tout de suite sa phrase puis j’en comprends enfin le double sens. — J’ai vu comment tu la tenais hier et il est tellement clair qu’elle passera toujours avant n’importe quelle autre femme. Je ne peux pas rivaliser. Je prĂ©fĂšre donc me retirer. Je refuse d’insister auprĂšs d’un homme qui en aime une autre. — Tu as raison et je ne te retiendrai pas. J’espĂšre toutefois que nous pourrons rester amis et bons partenaires de travail, comme cela a toujours Ă©tĂ© le cas. — Je l’espĂšre aussi. — Merci ! dis-je en lui prenant la main. Elle m’enlace et s’en va. Elle...