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Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Murima 1 Prologue MURIMA TATIANA ITSIEMBOU J’ouvre difficilement les yeux et je remarque tout de suite que je suis dans une chambre d’hĂŽpital. Je suis frappĂ©e par une atroce migraine. Je grimace de douleur en tentant de me lever. Des mains me retiennent. ‒ Hey reste tranquille ! Je reconnais la voix de Daniel sans l'avoir encore vu. Je le regarde enfin. ‒ Pourquoi suis-je ici ? Que s'est-il passĂ© ? L’expression de son visage devient grave. ‒ Tu as consommĂ©. ‒ QUOI ???? De brefs souvenirs me reviennent. Je me vois me dĂ©shabiller devant Derrick et... ‒ Non, non non ! Oh mon Dieu ! Daniel dis-moi que vous n'Ă©tiez pas avec les partenaires ? ‒ Si ! ‒ Oh mon Dieu !! Qu’ai-je fait ? Non ce n’est pas possible. Et Ricky ? Il se passe nerveusement la main sur son visage. Je comprends que quelque chose ne va pas. ‒ Il m'a demandĂ© de te conduire ici. Il n'a pas voulu venir. Une boule se forme sur mon cƓur. ‒ Non ! Seigneur pas ça ! Daniel je n’ai rien fait. Je n'ai rien pris depuis deux ans. Je te le jure. Il baisse la tĂȘte encore plus embarrassĂ©. Je retire d'un coup la seringue de ma main. ‒ Je dois aller lui parler. Je dois lui expliquer. ‒ Non attends, reste tranquille, me retient-il. Tu as beaucoup vomi et tu as perdu beaucoup de force. Tu dois bien te reprendre avant de te lever. ‒ Non. Je dois lui expliquer. Il doit ĂȘtre déçu. Je t'en prie ramĂšne-moi. Il ouvre la bouche. ‒ Je t'en prie, le suppliĂ©-je la voix cassĂ©e. ‒ Ok laisse-moi parler au Docteur. Une heure plus tard, j'entre Ă  petits pas chez moi. Je me rappelle maintenant de tout. J'avais mis la petite au lit lorsqu'on a sonnĂ© Ă  la porte. J'ai ouvert et n'ai vu personne. Mais au moment de refermer la porte j'ai senti quelque chose ĂȘtre aspergĂ©e dans mes yeux. Je ne sais pas si j'ai perdu connaissance mais je sais que quand j'ai ouvert les yeux je n’étais plus dans mon Ă©tat normal. J’étais droguĂ©e au plus haut point. Je n’étais plus maitresse de moi. Il y avait des seringues sur la table et de la cocaĂŻne. Dans mon Ă©tat second j'ai aspirĂ© une grande quantitĂ©. AprĂšs j'ai vu Derrick rentrer avec des hommes. J'ai fait plein de bĂȘtises et parmi elles je me suis dĂ©shabillĂ©e devant tous avant de vomir sur l'un des hommes qui accompagnaient mon mari. Seigneur c'Ă©tait les partenaires qui devaient signer un contrat avec lui pour faire dĂ©coller notre entreprise. Qu’ai-je fait mon Dieu ? Derrick est assis dans le fauteuil la tĂȘte entre les mains. Non loin de lui sont posĂ©es mes valises. Mes larmes se mettent Ă  couler Ă  flot. Je marche doucement vers lui, le corps tremblant comme une feuille morte qu’on piĂ©tine. ‒ BĂ©bĂ© ! Il ne me rĂ©pond pas. Il demeure dans sa position. Tout mon corps est pris d’horrible frisson. J’étouffe mes sanglots pour avoir assez de force devant cette situation. ‒ BĂ©bĂ©, je t'en prie parle-moi ! ‒ Ramasse tes affaires et sors de ma maison. ‒ BĂ©bĂ©, je n'ai rien fait. ‒ VRAIMENT ? Hurle-t-il en se levant d'un coup me faisant reculer. Dans ce cas pourquoi t'ai-je trouvĂ© complĂštement shootĂ©e ? Pourquoi il y avait toutes ces poudres et ces seringues sur cette table ? ‒ Je... ‒ Donc tout ce temps tu te foutais de ma gueule ? Tu me faisais croire que tu Ă©tais clean alors que tu te shootais en cachette. ‒ BĂ©bĂ©, je te jure sur la vie des enfants que je n'ai rien pris depuis deux ans. Je suis guĂ©rie. ‒ FOUTAISE ! Il balance Ă  mes pieds une boite qui contient tout type de drogue. Je ne la reconnais pas. ‒ Je t’ai pardonnĂ© toutes les fois que tu as chutĂ©. Je t'ai pardonnĂ© d'avoir plus d'une fois mis la vie de Travon et Will en danger. Je t'ai soutenu tout le temps. J'ai tournĂ© dos Ă  ma famille, Ă  mon hĂ©ritage, Ă  mes privilĂšges, POUR TOI. Mon pĂšre est mort en me dĂ©testant parce que je voulais vaille que vaille Ă©pouser une junkie. Je ferme les yeux, accusant le coup. ‒ Moi, gosse de riche, j'ai acceptĂ© de vivre dans la misĂšre rien que pour ĂȘtre avec toi. Je t'ai Ă©pousĂ© avec le peu d'argent qui me restait, je t'ai sorti des fumoirs, je t'ai donnĂ© un toit, de l’amour, une famille. Que diable ne t'ai-je pas...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Bjr bjr 😊 j'espĂšre vraiment que vous avez aimĂ© End of Legacy 😀 en tout cas moi j'ai pris un rĂ©el plaisir Ă  l'Ă©crire pour vous đŸ„°đŸ„°đŸ„° En attendant la prochaine sortie qui ne saurait durer par la grĂące de Dieu, nous allons revoir dĂšs lundi Murima 1 et enchaĂźner avec le tome 2 👌👌 Bon week-end et Ă  lundi ❀

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan 25 ~INAYAH IVANOV Je suis une mĂšre comblĂ©e. Mes trois bĂ©bĂ©s se marient tous ensemble aujourd’hui. Je ne sais pas comment ils ont rĂ©ussi Ă  convaincre leurs compagnes, mais ils sont tous les six debout devant le pasteur pour la cĂ©rĂ©monie. L’homme de Dieu, le rĂ©vĂ©rend Malcom BEYNAUD, vient de la famille de Laurraine. Ils sont tous magnifiques. Les garçons dans leurs smokings noirs et les filles dans leurs robes Ă  couper le souffle avec des modĂšles diffĂ©rents. Ils me donnent trop envie de revivre mon mariage. Je glisse mes doigts entre ceux de mon mari qui est trĂšs concentrĂ© sur la cĂ©rĂ©monie derriĂšre ses lunettes fumĂ©es. Il comprend mon Ă©motion et me serre la main. Je pose ma tĂȘte sur son Ă©paule. C’est trop Ă©mouvant de voir des frĂšres partager ce jour si important. J’ai dĂ» les accompagner Ă  tour de rĂŽle et c’était excitant comme expĂ©rience. Je suis tout Ă©mue. Je finis par fondre en larmes quand ils scellent tous leur union par le baiser solennel. Toute l’assemblĂ©e se lĂšve pour les ovationner. Tout le monde sort faire une haie d’honneur pour les accueillir dehors. Pendant que tout le monde y va, je me rapproche de Trisha YOUL. Je m’accroche Ă  son bras et nous marchons. Elle a aussi les yeux rougis. — Enfin, nous avons rĂ©ussi, dis-je, plus que fiĂšre de nous. — Oh, je ne te le fais pas dire. Ça a Ă©tĂ© un combat rude, mais nous avons rĂ©ussi. — Ils sont trop beaux. — Je fonds. Nous Ă©clatons de rire. — J’espĂšre ne plus vivre une telle expĂ©rience, reprend-elle. — Moi, tous mes fils sont mariĂ©s. Il n’y a plus moyen que je vive ça de nouveau. Elle me regarde et lĂšve les yeux au ciel. — Rharr, grogne-t-elle. Je pouffe de rire. EspĂ©rons que cette expĂ©rience ait fait s’adoucir son Ă©poux, sinon elle a encore du pain sur la planche. ~TERRY YOUL Je sirote ma boisson en regardant ma fille danser avec son mari. Comme je suis fier d’elle. Elle a toujours souhaitĂ© ĂȘtre une femme accomplie sur tous les plans de sa vie Ă  35 ans et elle a rĂ©ussi. MĂȘme si j’ai fait quelques erreurs par moment, force est de reconnaĂźtre que j’ai fait un bon boulot quand mĂȘme par les valeurs que je lui ai transmises. Chris IVANOV, avec sa canne qu’il utilise juste pour frimer, me rejoint sur ma table aprĂšs avoir fini de discuter avec sa sƓur. Nous sommes assis de sorte Ă  faire face aux autres. — Nous voilĂ  dĂ©finitivement condamnĂ©s dans la mĂȘme famille. — Eh oui. — Je voudrais qu’on passe un deal. — Lequel ? — AndreĂŻ a dĂ©cidĂ© de s’installer en CĂŽte d’Ivoire. C’est lĂ -bas qu’il veut se relancer dans le monde des affaires. — Tu veux que je veille sur lui, c’est bien ça ? — Oui. De mon cĂŽtĂ© je veillerai sur ta fille mĂȘme si je sais que mon fils fera l’affaire. Tu sais comment ça se passe pour nous qui avons de grands noms. — Tu n’as pas Ă  t’inquiĂ©ter. Je ferai plus que veiller sur lui. — Merci ! Il me lĂšve son verre et boit. — Alors, quelles sont tes impressions sur la famille de ta belle-fille flic ? — AprĂšs les recherches que j’ai faites sur eux, sincĂšrement, mieux vaut ne pas les chercher. Je n’ai d’ailleurs plus la force pour les rĂšglements de compte. J’ai un rire que j’étouffe par une prise de gorgĂ©e de mon vin. — Toi par contre, tu as une future belle-fille en chemin. Je tourne les yeux sur Tayron et sa copine. — Ne m’en parle pas. Une BrĂ©silienne ? Pourquoi est-il allĂ© chercher si loin ? Une Novelas ? Le mec vit pourtant en Europe. Pourquoi diable n’a-t-il pas pris une Ivoirienne pour au moins sauver l’honneur ? J’espĂšre qu’ils ne se marieront pas. Tss ! C’est Ă  son tour de rire de moi. Ma femme vient de me tirer de ma chaise pour que je lui accorde une danse. Nous avons dĂ©jĂ  dansĂ©, il s’agit donc d’une conversation. — Tu sais que tu n’éviteras pas dĂ©finitivement ton fils et sa petite amie ? — Je ne suis pas encore prĂȘt pour accueillir un autre membre dans la famille. Laissez-moi souffler. Je te laisse gĂ©rer. Comment tu la trouves ? — PosĂ©e, polie et ambitieuse. J’espĂšre que ça marchera entre eux. J’espĂšre que non. Je n’ai pas envie une fois de plus de mener des enquĂȘtes sur quelqu’un. Je dois...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan 24 ~TEYANA Chris, les enfants et moi nous sommes Ă  New York Ă  la demande de mon beau pĂšre. Il a tenu Ă  ce que nous venions pour diverses raisons et la premiĂšre est pour que nous soyons les premiers Ă  jeter un coup d’Ɠil aux travaux de fin de construction du gratte-ciel parce que c’est nous deux qui avions Ă©tĂ© lĂ  au dĂ©but. Tout est fin prĂȘt. Les peintures, les carrelages et autres ont Ă©tĂ© dĂ©jĂ  faits. Le hall est en train d’ĂȘtre dĂ©corĂ© pour lui donner une allure trĂšs chaleureuse. Certains endroits, principalement ceux qui seront utilisĂ©s par les IVANOV seront dĂ©corĂ©s et amĂ©nagĂ©s selon leur goĂ»t. Pour le reste du bĂątiment, on laissera Ă  chaque entreprise cliente de faire ce dont elle a envie. — Voici le rĂ©sultat de ton travail acharnĂ©, C.J., dit le pĂšre au fils. Et personne d’autre que toi ne pourra mieux diriger ce navire. Je veux que tu reprennes ta place et fasses les choses Ă  ta maniĂšre. Je te fais confiance. Mon mari ne rĂ©pond pas. Nous continuons la visite et en toute sincĂ©ritĂ©, ça donne envie de bosser ici. Tout est si parfait. Oh ! c’est mon plan Ă  moi et il a Ă©tĂ© respectĂ© Ă  la lettre. J’en suis trop fiĂšre. Ça me donne des idĂ©es. Ça ne serait pas si mal que j’ouvre mon cabinet d’architecture ici. Mon beau-pĂšre s’éloigne un moment pour rĂ©pondre Ă  un appel. Je me carre dans les bras de Chris en lui caressant le torse. — Imagine que nous deux travaillions ici. Toi Ă  un Ă©tage et moi Ă  un autre. On pourrait se voir entre midi et deux pour dĂ©jeuner ensemble et bien plus, si tu vois ce que je veux dire. Son sourire me confirme qu’il a bien compris le fond de ma pensĂ©e. — Tu devrais accepter de revenir. Tout ce par quoi nous sommes tous passĂ©s a servi de leçon Ă  chacun. Reprenons tout sur de nouvelles bases. — J’avais dĂ©jĂ  pris ma dĂ©cision. J’attendais de voir jusqu’oĂč irait cet homme pour me faire revenir. Chris IVANOV revient et nous prĂ©vient que nous devons nous rendre dans un autre lieu qu’il se retient de dĂ©finir. Nous le suivons sans broncher. Sur le chemin, j’appelle au penthouse de Chris pour avoir des nouvelles des enfants. Chris a embauchĂ© trois nounous pour s’occuper des bĂ©bĂ©s afin que je puisse avoir le temps de me reposer, de me divertir et de travailler sans stress. J’avoue que ça me soulage Ă©normĂ©ment. Ça ne signifie pas non plus que je ne touche plus mes enfants. Je leur donne leur bain, les vĂȘtis, les nourris au biberon, vu que mes seins ne peuvent pas faire l’affaire. Bref, je fais tout ce que je dois faire sauf quand je me sens Ă©puisĂ©e ou occupĂ©e. La voiture du pĂšre de Chris ralentit quand nous approchons d’un domaine. Chris ralentit Ă©galement notre voiture et nous continuons de suivre son pĂšre. Se dessine devant nous une maison, que dis-je, un manoir. DĂ©jĂ  l’extĂ©rieur est Ă  couper le souffle. Nous descendons tous et suivons encore mon beau-pĂšre Ă  l’intĂ©rieur. Celui-ci ne marche plus aussi frĂ©quemment avec sa canne. Surtout depuis qu’il a trouvĂ© la solution parfaite pour utiliser sa main invalide. — Waouh ! je lĂąche dans un souffle. Je tombe littĂ©ralement sous le charme de cette maison. Je ne fais que regarder partout pendant que nous nous rendons dans la plus grande salle de sĂ©jour. Tout est parfaitement amĂ©nagĂ©. La maison est complĂšte. — Comment trouvez-vous cette maison ? nous demande-t-il. — Elle est magnifique, papa, rĂ©pond Chris. — C’est mon cadeau pour mes petits-enfants. Elle est Ă  vous. J’écarquille grand mes yeux. Chris et moi sommes estomaquĂ©s. — Je vous offre cette maison pour entamer ce nouveau dĂ©part et pour que mes petits-enfants y grandissent. Venez, que je vous fasse faire le tour du propriĂ©taire. Ça vous aidera peut-ĂȘtre Ă  prendre une dĂ©cision. Il nous devance. Je tire mon mari en arriĂšre qui emboĂźtait le pas Ă  son pĂšre. — Tu n’as pas intĂ©rĂȘt Ă  refuser. J’adore dĂ©jĂ  cette maison. Il sourit et reprend sa marche en me tirant Ă  son tour. Je n’ai jamais vu une maison aussi belle. Je fonds carrĂ©ment quand il nous fait voir la chambre des petits. Il y a le nom de chaque enfant sur le mur au-dessus de son lit. La chambre principale...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan 23 ~TERRY YOUL Mon verre Ă  la main, je quitte la fĂȘte pour aller me rĂ©fugier dans le salon. Les femmes ont tenu Ă  organiser une fĂȘte familiale pour non seulement cĂ©lĂ©brer la naissance des bĂ©bĂ©s, mais aussi le nouveau dĂ©part de nos deux familles. Mes garçons, Tayron et Tyler, nous ont rejoints. Il a fallu ces Ă©vĂ©nements pour rĂ©unir toute ma famille en un seul lieu. Je ne me souviens pas la derniĂšre fois oĂč ma femme, moi et nos trois enfants avions dĂ©jeunĂ© ou dĂźnĂ© ensemble. Il y avait toujours au moins un absent. Aujourd’hui, ils sont tous lĂ  pour accueillir les nouveaux membres de notre famille. Je vois Chris qui lui aussi semble s’ĂȘtre rĂ©fugiĂ© ici pour avoir un peu de calme. Il est plutĂŽt pensif au point de ne remarquer ma prĂ©sence que lorsque je me racle la gorge. — Toi aussi tu as besoin d’un peu de calme pour rĂ©flĂ©chir ? me demande-t-il. — Oui. Je me permets de m’asseoir prĂšs de lui dans le canapĂ©. Nous apportons nos verres Ă  nos lĂšvres en mĂȘme temps. Nous demeurons silencieux de longues minutes Ă  nous entendre rĂ©flĂ©chir l’un et l’autre. — On est d’accord qu’ils ne peuvent pas rester vivre ici non ? se plaint tout Ă  coup Chris. C’est beaucoup trop loin. — Que vais-je dire, moi ? Je suis carrĂ©ment sur un autre continent. Je vais devoir apprendre Ă  vivre sans elle, sans la voir tous les jours. — L.A, c’est beaucoup mieux que le BrĂ©sil. — Oui, je prĂ©fĂšre. — Nous devons les convaincre de revenir s’installer Ă  Los Angeles. Ici, ils sont tous seuls alors que lĂ -bas, ils seront mieux entourĂ©s. Je vais devoir parler Ă  mon fils. Mais je ne sais pas quoi lui dire. — Bah, tu lui dis ce que tu viens de me dire. — Ça ressemble trop Ă  des supplications non ? Je ne vais quand mĂȘme pas supplier mon fils ? Je suis Chris IVANOV aprĂšs tout. — Ces petits bouts de nous que nous avons sortis de nos couilles veulent carrĂ©ment prendre le dessus sur nous. Petits enfoirĂ©s ! Il a un rire. Son autre fils fait son apparition avec Urielle dont il tient la main. — DĂ©solĂ©, je ne savais pas que tu Ă©tais occupĂ©, dit-il Ă  son pĂšre. Nous allons repasser. — Non, venez ! — (Ils s’approchent) Euh, je voulais profiter de l’occasion pour te prĂ©senter ma copine et future femme, car je compte l’épouser. Je regarde Urielle qui affiche toutes ses dents. Je lĂšve les yeux au ciel. Je me demande bien d’oĂč l’a sortie Teyana. — SincĂšrement, aprĂšs le coup foireux que j’ai subi de ton frĂšre, je ne me mĂȘlerai plus de vos histoires de cƓur. Je resterai juste en retrait pour veiller Ă  ce que rien ne vous arrive. — Tu acceptes donc notre relation ? Il les regarde avec hĂ©sitation. Cet homme veut Ă  tout prix trouver de quoi redire. — Dis oui s’il te plaĂźt, je lui chuchote. Il me regarde et je lui fais signe de la tĂȘte. — Bon, ok. Je ne m’y oppose pas. — Iyann, tonton yeux bleus, je te jure que tu ne vas pas regretter. Je serai ta meilleure belle-fille. Je vais toujours mettre la joie dans ton cƓur. Son fils rigole et tire Urielle pour la sortir d’ici. Chris me regarde, perplexe. — Tonton yeux bleus ? C’est qui cette fille ? — La pire belle-fille qui soit. Merci de m’avoir dĂ©barrassĂ© d’elle. — Comment ça ? J’ai cru que tu m’as dit d’accepter parce qu’elle Ă©tait une bonne personne. — J’en avais juste marre de sa bonne humeur et de son sourire dĂ©bile. Elle m’a surnommĂ© “Dracula’’. Tu t’en rends compte ? Elle pense que je ne le sais pas. Belle famille Ă  toi, "Tonton yeux bleus". Je me lĂšve et pars en riant. J’entends l’un des bĂ©bĂ©s pleurer depuis leur chambre. Je vais retrouver ma fille et ma mĂšre qui s’occupent toutes deux des bĂ©bĂ©s. Deux dorment paisiblement. C’est la fille qui pleure. — Elle a fini de manger, mais elle ne veut pas dormir, se plaint ma mĂšre. C’est pas comportement de son grand-pĂšre qui est lĂ  comme ça ? Esprit de caprice, sors de ce corps. — Donne-la-moi que j’essaie. Ma mĂšre me la pose dĂ©licatement dans les bras et elle sort. Je marche doucement dans toute la piĂšce en berçant ma petite-fille sous le regard admiratif de ma fille. — Cette petite ressemble dangereusement Ă  son arriĂšre-grand-mĂšre,...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Trois livres en mĂȘme temps ? Tchii c'est le feu đŸ”„đŸ’ƒđŸ’ƒđŸ’ƒđŸ’ƒđŸ’ƒđŸ’ƒ forcĂ© ça fait mĂȘme đŸ„°

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan 22 ~CHRIS IVANOV Finalement l’enfoirĂ© a dĂ©cidĂ© de revenir ici. LĂ  il vient d’arriver. Terry et moi attendons sagement de chaque cĂŽtĂ© de la porte avec de quoi assommer les deux gardes avec lui. L’autre garde est cachĂ© dans une autre piĂšce. Nous n’avons plus de balles dans nos armes, ce qui est trĂšs surprenant parce que l’un comme l’autre nous Ă©tions sĂ»rs de les avoir chargĂ©s avant de sortir de la maison. Ce n’est pas comme si nous les avions utilisĂ©s plusieurs fois depuis que nous nous sommes lancĂ©s dans cette mission. La poignĂ©e de la porte tourne. Je fais signe de la tĂȘte Ă  Terry qui me rĂ©pond de la mĂȘme maniĂšre. Nous laissons le chef entrer sans le toucher, puis quand c’est au tour des deux gardes, nous les frappons Ă  la tĂȘte pour leur faire perdre connaissance. Ils s’écroulent et juste au moment oĂč le chef se retourne, Terry se jette sur lui et le roue de coups. De mon cĂŽtĂ©, je ligote les gardes inconscients. Terry avait bien raison lorsqu’il affirmait qu’il pouvait refaire le portrait Ă  ce voyou si on les laissait en tĂȘte Ă  tĂȘte. Il n’y va pas de main morte. Le visage du gars est tout ensanglantĂ©. — Terry, ça suffit ! Si tu veux qu’il nous dise oĂč se trouve Teyana, tu dois le laisser parler. — Apporte-moi de l’eau et une serviette, s’il te plaĂźt. Il fait asseoir le type sur la chaise. Je lui rapporte ce qu’il demande et il fait exactement ce Ă  quoi je m’attendais aprĂšs que je l’aie aidĂ© Ă  ligoter le type. Il place la serviette sur son visage et renverse de l’eau au fur et Ă  mesure pour le noyer. — OĂč as-tu cachĂ© ma fille ? Il ne lui laisse pas le temps de parler, qu’il continue de le noyer. — OĂč est-elle ? lui hurle-t-il. — Peut-ĂȘtre que tu devrais lui laisser le temps de parler. — Qu’il parle donc. Il s’éloigne de lui et se dirige vers la cuisine. Il revient avec encore de l’eau. — A-t-il rĂ©pondu ? — Je, je, elle va bien. — Ce n’est pas ce que j’ai demandĂ©. Il recommence sa torture. L’homme s’agite de plus en plus. Il frappe du pied comme s’il voulait dire quelque chose. — Il veut parler, dis-je Ă  Terry. Il arrĂȘte. — Elle est... elle est chez elle. — OĂč chez elle ? — Avec son mari. Vous pouvez les appeler. Terry et moi, nous nous regardons. — Comment ça, elle est avec Chris ? je demande cette fois. Ils nous auraient prĂ©venus non ? — Appelez-les et vous aurez la confirmation. Beh, je ne vais pas me gĂȘner. J’appelle AlexeĂŻ vu que je n’ai pas le contact de son frĂšre et il me le passe. — Nous tenons le fils de pute qui a sĂ©questrĂ© ta femme et il nous fait savoir qu’elle est rentrĂ©e. Est-ce vrai ? « — Oui. Elle est avec moi. » — Mais comment ça ? À quel moment a-t-elle Ă©tĂ© relĂąchĂ©e ? Et pourquoi vous ne nous avez rien... Terry me coupe en m’arrachant le portable puis il met le haut-parleur. — Je veux parler Ă  ma fille. Il y a un moment de vent. « — Je vais bien, papa. Rentrez ! Nous avons quelque chose Ă  vous dire. Et ne faites rien Ă  Rulio, s’il vous plaĂźt. » Cette histoire devient de plus en plus Ă©trange. Nous n’y comprenons rien. — Tu y comprends quelque chose, toi ? me demande Terry. — Je suis aussi blasĂ© que toi. (Je regarde notre otage.) Que se passe-t-il ? — Je n’ai pas le droit de vous le dire. Mes clĂ©s sont dans la voiture. Vous pouvez y aller avec. Mais dĂ©tachez-moi avant. — RĂȘve toujours, lui lance Terry en se dirigeant vers la sortie. Je le rejoins. Durant tout le trajet, nous passons en revue toutes les hypothĂšses possibles et la seule qui tienne, c’est que Chris et les flics ont rĂ©ussi Ă  sauver Teyana avant nous. Quand nous arrivons, Terry rentre en courant dans la maison. Je me dĂ©pĂȘche moi aussi de rentrer pour comprendre les choses. Terry enlace sa fille au point oĂč elle est obligĂ©e de le repousser pour pouvoir respirer. Tout le monde est prĂ©sent. MĂȘme AndreĂŻ et l’amie de Teyana. — Est-ce que tu vas bien ? C’est la police qui est intervenue ? T’es-tu Ă©chappĂ©e ? — Je n’ai jamais Ă©tĂ© kidnappĂ©e, papa. Tout ça, c’était un coup montĂ©. ~CHRIS JUNIOR Si l’expression “se liquĂ©fier’’ Ă©tait une personne, ce seraient ces deux hommes devant...