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Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Murima 1 8 ***TRAVON Ce matin je me suis rĂ©veillĂ© avec la pĂšche. Ma conversation d’hier avec Murima m’a boostĂ©. Je suis prĂȘt Ă  rĂ©cupĂ©rer ma femme. DĂ©jĂ  avant l’aube j’étais debout Ă  chercher des endroits exotiques oĂč aller avec elle pour quelques semaines. J’en ai trouvĂ© plusieurs. Il me faut maintenant choisir le meilleur. Mais moi je suis plus tentĂ© par HawaĂŻ ou le Bahamas. Ces deux lieux sont gĂ©niaux pour des vacances en couple. Je demanderais bien l’avis de Murima. Je descends retrouver les autres autour de la table Ă  manger. Je bois d’une traite mon jus de fruit aprĂšs les avoir tous saluĂ©. ‒ Tu ne prends pas ton petit dĂ©jeuner ? S’enquiert mon pĂšre. ‒ Non. J’ai une tonne de chose Ă  faire. Je cherche Murima du regard. Elle entre dans la piĂšce une carafe d’eau en main. ‒ Bonjour Murima. Pourrais-je te voir un instant ? ‒ Bonjour chĂ©ri. Oui bien-sĂ»r. Tous relĂšvent la tĂȘte vers elle quand elle m’appelle chĂ©ri. J’en suis moi-mĂȘme surpris mais je ne le lui interdirai pas. Un peu de tendresse dans ma vie ne me ferait vraiment pas de mal. Elle pose la carafe et me suit jusque dans le salon. Je lui tends ma tablette. ‒ VoilĂ , j’ai visitĂ© diffĂ©rents sites Ă  la recherche d’un merveilleux endroit oĂč me rendre avec Imelda. ‒ Oh c’est mignon, s’exclame-t-elle avant de faire dĂ©filer sur la tablette les images. ‒ Mais je penche plus entre le Bahamas et HawaĂŻ. Elle a toujours voulu se rendre dans ces endroits. ‒ Oui ce serait aussi gĂ©nial. Vous pouvez commencer par l’un et terminer par l’autre. Combien de temps y resterez-vous ? ‒ Autant qu’il faudra pour la reconquĂ©rir. ‒ Mais et ton travail ? ‒ Je crois que j’ai assez bossĂ© comme ça. Une pause ne serait pas de refus. ‒ C’est bien, se rĂ©jouit-elle en posant sa main sur ma joue. ‒ Merci pour tes conseils. Ça m’a Ă©normĂ©ment aidĂ©. ‒ De rien. Mais avant, tu dois te sĂ©parer de ton assistante. ‒ Oui j’y ai dĂ©jĂ  rĂ©flĂ©chi. Merci ! Je lui baise la joue alors qu’elle ne s’y attend pas. Mais par son sourire je comprends que ça lui a fait plaisir. Je rĂ©cupĂšre ma tablette et je fonce Ă  ma voiture. Je me rends au travail, mettre un peu d’ordre autour de moi. En effet, j’ai dĂ©cidĂ© de transfĂ©rer mon assistante dans un autre dĂ©partement loin de moi. Je ne peux la virer pour avoir Ă©tĂ© moi-mĂȘme consentant pour ce qui s’est passĂ©. Je peux nĂ©anmoins l’éloigner de moi. Si je dois ramener ma femme, je dois d’abord m’éloigner de celle-lĂ . Je contacte le Directeur des ressources humaines pour s’en occuper. Je vĂ©rifie prestement un dossier important Ă  rendre Ă  mon pĂšre aujourd’hui pour un rendez-vous. Une fois terminĂ© je marche vers la sortie quand je rencontre Debby. ‒ Vous m’avez renvoyĂ© ? Me demande-t-elle en se mettant sur mon chemin. ‒ Non je t’ai juste transfĂ©rĂ© ailleurs. ‒ Pourquoi ? Parce que nous avons couchĂ© ensemble ? ‒ Que tu travailles pour moi ou pour quelqu’un d’autre, quelle diffĂ©rence ça fait ? Tu auras toujours un salaire. ‒ Mais je... Je continue mon chemin sans plus attendre. Je conduis avec enthousiaste jusque chez les parents d’Imelda. Je gare Ă  peine que je la vois descendre d’un taxi. Je me lance vers elle. ‒ Imelda ! ChĂ©rie ! Elle se retourne Ă  peine que je capture ses lĂšvres. Elle ne me repousse pas sur le champ. Ça me donne l’opportunitĂ© d’approfondir le baiser. Mais pas pour longtemps. ‒ ArrĂȘte ça Travon, me repousse-t-elle. ‒ Ma puce je te demande pardon. ‒ C’est trop tard Travon. Je veux refaire ma vie loin de toi et ta famille. ‒ Je vais me racheter. Laisse-moi juste une chance. ‒ Ça tombe bien que tu sois lĂ . Elle sort un document de son sac Ă  main. ‒ Ce sont les papiers du divorce. ‒ Quoi ? Si vite ? M’étonnĂ©-je en les prenant pour les examiner. ‒ Oui. Mon pĂšre s’est chargĂ© d’accĂ©lĂ©rer les choses. ‒ Tu es donc dĂ©cidĂ©e Ă  mettre un terme Ă  notre mariage ? ‒ N’étais-tu pas sur le point de le faire ? ‒ J’avais parlĂ© sous l’effet de la colĂšre. ‒ Peu importe. Les papiers sont lĂ . J’attends ton retour. Elle me plante et disparait dans la maison. Je regarde les papiers entre mes mains et je n’en reviens pas. C’est donc...

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Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Murima 1 7 ***MURIMA Je regarde ma fille allongĂ©e sur ce lit d’hĂŽpital et je ne cesse de me maudire de n'avoir pas Ă©tĂ© lĂ  pour suivre son Ă©ducation. Mais je maudis encore plus Derrick d'avoir foutu n'importe quoi. Un avortement ? A son si jeune Ăąge ? Dieu, qu’a cette fille dans la tĂȘte ? J’ai cru mourir lorsque je l'ai retrouvĂ©e Ă©vanouie dans son sang Ă  l’entrĂ©e de la maison. J’ai tout de suite pensĂ© au pire jusqu’à ce que je sente son pouls battre, faiblement, mais il battait quand mĂȘme. Toute sorte de scĂ©nario m'est passĂ© par la tĂȘte. J’ai d’abord pensĂ© Ă  un accident, puis une agression, aprĂšs un empoisonnement. Mais j’étais loin de me douter qu'il s'agissait d'un avortement qui a mal tournĂ©. Cinq minutes de plus Ă  la maison et je la perdais. J’ai voulu prĂ©venir son pĂšre mais lorsque le Docteur m'a annoncĂ© qu’il s’agissait d'un avortement je m'en suis abstenue. J’attends d’avoir une conversation avec elle avant tout. Elle ouvre lentement les yeux. Elle pose sa main sur son ventre en mimant une grimace de douleur. ‒ OĂč suis-je ? Demande-t-elle les yeux se promenant partout. ‒ Dans une clinique. Elle braque son regard sur moi avec surprise. ‒ C’est toi qui m'as conduite ici ? ‒ Oui. Elle essaie de se redresser. Je vais l'aider Ă  mieux se positionner. Je reviens ensuite sur mon siĂšge. Elle garde les yeux baissĂ©s. ‒ Alors... comment je vais ? ‒ Cinq minutes de plus et tu passais de vie Ă  trĂ©pas. Elle ferme les yeux. J’ai envie de la claquer mais en mĂȘme temps de la prendre dans mes bras. ‒ Alors je t’écoute, dis-je en croisant les bras. ‒ Pourquoi te dirais-je... ‒ Un seul mot dĂ©placĂ© et j'appelle ton pĂšre, la menacĂ©-je en brandissant mon portable. ‒ Non s'il te plaĂźt, se prĂ©cipite-t-elle de me stopper. Je vais tout te dire mais je t'en supplie, pas un mot Ă  mon pĂšre. Il serait vraiment déçu de moi. ‒ Je t’écoute donc. Elle se triture les doigts. ‒ Mon petit ami m'a demandĂ© d’avorter aprĂšs que je lui ai annoncĂ© mon Ă©tat. Il m'a donnĂ© des comprimĂ©s Ă  avaler. La suite tu la connais. ‒ J'ai plusieurs fois aperçu des bleus sur ton corps. Et mĂȘme en ce moment tu en as. Il te bat ? ‒ Oui. Mais il n'est pas mĂ©chant je t'assure. C’est moi qui le pousse souvent Ă  bout. Mon cƓur se brise de voir ma fille souffrir pour un homme qui abuse de sa naĂŻvetĂ©. J’ai mal de voir qu'elle fait partie de la League de ces femmes battues qui ‘‘supportent’’ soi-disant par amour et qui vont jusqu’à se mettre la faute dessus. Elle continue Ă  me parler de son petit ami, de leur relation et tout ce que je dois savoir pour me donner une raison d'aller lui rĂ©gler son compte. ‒ OĂč vit-il ? ‒ C’est pourquoi ? Demande-t-elle perplexe. ‒ Il m'est familier. Juste savoir si c’est la mĂȘme personne. ‒ Je ne crois pas. ‒ Dis toujours. Elle me regarde longuement comme pour essayer de lire dans mes pensĂ©es puis se dĂ©cide Ă  me donner son adresse. Je cale dans un coin de ma tĂȘte. Elle continue de parler jusqu’à ce que le Docteur nous rejoigne. Il nous informe qu'il n'y a pas eu de dommage majeur pour le moment. Il faudra qu’elle revienne faire d’autres examens plus tard. Cependant elle pourra rentrer d’ici ce soir mais devra rester au lit un moment, histoire de mieux rĂ©cupĂ©rer. Elle ne tarde pas Ă  ĂȘtre frappĂ©e par le sommeil. Lorsqu'elle s'endort, je m’autorise Ă  prendre son portable. A l'aide de son pouce, je le dĂ©verrouille par l’empreinte digitale. Je fouille dans sa messagerie ses conversations avec son type. Je commence Ă  lui Ă©crire un message lorsqu’il me devance. ‒ « J'ai besoin de fric pour un business. Aujourd’hui. » ‒ Ok. Est-ce qu'on peut se voir, pas chez toi. Je ne me sens pas trĂšs bien pour y arriver. ‒ « Ok. Mais avant, la chose est-elle passĂ©e ? » ‒ Oui t’inquiĂšte. J’ai eu un peu mal mais ça va. ‒ « Cool. On se voit oĂč ? » Je rĂ©flĂ©chis Ă  un endroit isolĂ© et je lui envoie l'adresse en prĂ©textant ĂȘtre dans les parages pour une course urgente. Le rendez-vous est dans deux heures de temps. J’ai donc le temps de rentrer Ă  la maison enfiler une tenue plus adĂ©quate pour ce que je dois...

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Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Murima 1 6 TRAVON YITU WILLAR Je bois la derniĂšre goutte du thĂ© qui me permet d’ĂȘtre encore Ă©veillĂ© jusqu’à cette heure tardive de la nuit. Je fais craquer ma nuque en exaltant un soupir. Je me dois de boucler certains dossiers cette nuit. Je peux trĂšs bien le faire plus tard mais j’ai pris l’habitude de travailler tardivement. Le silence m’aide Ă  mieux me concentrer. Le calme de la nuit m’aide Ă  rĂ©flĂ©chir plus posĂ©ment. Il faut que j’aille me faire une autre tasse de thĂ© Ă  la cuisine si je veux tenir encore longtemps. En me massant l’arĂȘte du nez je sors de la piĂšce nouvellement amĂ©nagĂ©e pour qu'elle me serve de bureau. Une fois dans la cuisine, je lave la tasse dĂ©jĂ  utilisĂ©e et je commence Ă  me prĂ©parer une autre tasse de thĂ©. ‒ Tu ne dors pas ? J’émets un lĂ©ger sursaut en me retournant vers la voix. C'est Murima, la nouvelle gouvernante. ‒ Non j’ai du boulot. J’avais besoin de thĂ©. ‒ Laisse je t'en fais. Avant que je ne puisse lui dire de ne pas se dĂ©ranger elle m'a dĂ©jĂ  pris le sachet de thĂ© des mains. Je m’éloigne en la regardant faire. ArrĂȘtĂ© derriĂšre elle je me creuse les mĂ©ninges la concernant. C’est fou mais j’ai cette sensation de la connaĂźtre. Peut-ĂȘtre que ça remonte Ă  mon enfance ou peut-ĂȘtre l'ai-je dĂ©jĂ  vu lors d'un de mes nombreux voyages d’affaires. Je remarque sur le dos de son Ă©paule, un tatouage. Je vois juste trois lettres ‘‘TRA’’ ‒ VoilĂ . Tiens. Elle me tend la tasse avec un sourire et un regard plein de tendresse. ‒ Merci, lui dis-je doucement. ‒ Je ne veux pas me mĂȘler de ce qui ne me regarde pas mais il est peut-ĂȘtre temps de rejoindre ta femme dans le lit. Elle doit se sentir seule. ‒ Je ne vais plus tarder. Encore merci pour le thĂ©. Je retourne Ă  mon bureau en buvant le thĂ© qui est beaucoup mieux fait que ce que je m’étais fait la premiĂšre fois. Je reprends le boulot lĂ  oĂč je l'avais stoppĂ©. Je suis ce qu'on peut appeler un obsĂ©dĂ© du travail. Mon pĂšre m'a Ă©levĂ© ainsi. Le travail, toujours le travail et rien que le travail. Il n'a cessĂ© de me dire que je serais celui qui prendrait les rĂȘnes de l’entreprise familiale. Il m'a formĂ© comme le prochain chef de famille. J’ai grandi sans connaĂźtre ce que c’était que de s'amuser en boite et tout le reste. Mon quotidien c’était Maison-Ecole, Ecole-Entreprise, Entreprise-Maison. Ça a Ă©tĂ© comme ça toute ma vie. Je ne connais rien d’autre. J’ai Ă©tĂ© initiĂ© Ă  l’entreprise dĂšs mes 16 ans. C’est seulement lorsque j’ai atteint la majoritĂ© que j’ai commencĂ© peu Ă  peu Ă  me dĂ©tendre, Ă  faire des sorties mĂȘme si je les faisais que trĂšs rarement parce que j'avais toujours mieux Ă  faire. Je ne suis pas trĂšs sociable donc les amis, je n'en ai pas vraiment. Mais des connaissances j’en ai plein Ă  faire craquer mon carnet d’adresses. ‒ Travon ? Je lĂšve les yeux sur mon pĂšre qui entre dans mon bureau en desserrant sa cravate. Il revient d'un diner d’affaires. ‒ Que fais-tu encore debout ? M’interroge-t-il. ‒ J'analysais le contrat que tu m’as apportĂ© hier. La personne qui t'a prĂ©venu que les chiffres Ă©taient truquĂ©s avait raison. Nous allions nous faire gruger des millions en un clin d’Ɠil. Tu le sors d’oĂč ce partenaire ? ‒ Une connaissance Ă  PĂ©tra. ‒ Tu ne devrais pas faire confiance aux gens si facilement simplement parce qu’ils sont des connaissances Ă  ta femme. ‒ Je sais fiston. J’ai manquĂ© de tact sur ce coup mais ça ne saurait se reproduire. ‒ Bien. Comment Ă©tait le diner ? ‒ TrĂšs bien ? Au fait, j’ai besoin que tu me reprĂ©sentes aprĂšs demain Ă  une confĂ©rence. C’est en Suisse et le vol est prĂ©vu dans la nuit de demain. ‒ Ok j’irai. ‒ Merci. Je monte me coucher. Tu devrais en faire autant. ‒ Tout de suite papa. ‒ Bonne nuit fiston. ‒ Bonne nuit. Il se retourne vers la porte. ‒ Papa attends. ‒ Quoi ? Fait-il en se retournant vers moi. ‒ Cette femme, Murima, la nouvelle gouvernante. Était-elle dans le mĂȘme quartier que nous avant ou quelque chose du genre ? ‒ Pourquoi ? Demande-t-il les sourcils froncĂ©s. ‒ Elle m'est familiĂšre. Je ne me rappelle pas l'avoir vu dans mon Ă©tat adulte alors c’est...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Murima 1 5 MURIMA J’écoute DjĂ©nĂ©b d'une oreille distraite. J'ai perdu le fil aprĂšs sa premiĂšre phrase. Je pense Ă  mon fils. William. Ça fait deux semaines qu'il est parti en cure de dĂ©sintoxe en France. Je ne comprends vraiment pas pourquoi Derrick l’a emmenĂ© si loin. Nous avons tous Ă©tĂ© surpris qu’il accepte de partir sans rechigner. A peine Derrick le lui a annoncĂ© qu’il a approuvĂ©. Mais depuis qu’il est parti je n’ai plus aucune nouvelle de lui. Derrick n’appelle mĂȘme pas le centre pour prendre de ses nouvelles. Je me demande pourquoi il est si froid avec Will. J’ai mal de les voir en ennemis. J’ai mal de voir mon fils vivre sans aucun amour. Il n'a connu ni l’amour maternel ni celui d'un pĂšre puisqu’il est en conflit depuis des annĂ©es avec Derrick. Il faut que les choses s’arrangent entre eux. Ce n’est pas normal que pĂšre et fils soient comme chien et chat. Ça n'a pas de sens. Derrick aimait pourtant Will lorsqu’il Ă©tait enfant. Je me souviens que cela crĂ©ait des histoires avec Travon qui en Ă©tait jaloux. Il se plaignait que son pĂšre ne lui consacrait plus assez de temps, pourtant celui-ci leur consacrait Ă  tous les deux beaucoup de temps. Je souris rien qu'en repensant Ă  cette Ă©poque. Notre vie Ă©tait tellement plus belle. Nous n’avions pas d'autres prĂ©occupations que de nous aimer. Nos enfants Ă©taient les meilleures choses qui nous Ă©taient arrivĂ©es, surtout aprĂšs toute la crise et les disputes qu’il y avait eu entre Derrick et ses parents Ă  cause de moi. Ces gens ne voulaient pas me sentir. Leur niveau de racisme avait atteint son paroxysme. Mais cela n'avait pas empĂȘchĂ© Derrick de me choisir contre leur grĂ©. Comme j'aurais aimĂ© qu’il me choisisse dans les moments de trouble que nous avons connu. J'aurais aimĂ© qu’il me choisisse jusqu’à la fin. Faut croire que finalement ses parents ont gagnĂ©. Tout ce que nous avons traversĂ© n'a servi Ă  rien. Je pose ma tasse de cafĂ© dans un long soupir qui fait comprendre Ă  DjĂ©nĂ©b que je ne l'Ă©coutais pas. ‒ Tu penses Ă  Will ? Me questionne-t-elle. ‒ Oui. J’aimerais savoir comment il va. Derrick ne me dit rien. ‒ Tu devrais monter lui demander. Il n’est pas allĂ© au bureau aujourd’hui. ‒ Ah bon ? Je n'avais pas fait attention. Tu sais pourquoi ? ‒ Hum j'sais pas. ‒ Je prĂ©fĂšre donc attendre qu'il descende. Je ne veux pas d’histoire avec sa femme. Nous demeurons silencieuses lorsqu’apparaĂźt Aurelle. Puisque le couple est Ă  la maison nous allons devoir cuisiner un plus grand dĂ©jeuner. D'accoutumĂ© il n'y a jamais personne Ă  la maison donc nous ne cuisinons que pour nous, le jardinier et les gardes de la maison. Eux ils occupent une petite dĂ©pendante derriĂšre la maison tandis que nous les femmes occupons certaines chambres du bas des escaliers. La maison est tellement immense qu'on ne s’entendrait pas. DjĂ©nĂ©b rĂ©pond au tĂ©lĂ©phone de la cuisine qui sonnait et aprĂšs communication demande Ă  Aurelle de monter dans le bureau de Derrick avec du jus de fruit et du thĂ©. Je me propose d'y aller Ă  sa place. Je vais en profiter pour demander des nouvelles de Will. Lorsque Derrick me voit franchir la porte de son bureau, il bouge dans son siĂšge comme s’il Ă©tait mal Ă  l’aise. Sa femme, elle, me toise. Je ne m'en formalise pas. Si je veux rĂ©pondre Ă  ses provocations je la dĂ©monterais en mille piĂšces. Elle n'en vaut pas la peine. Derrick continue de discuter avec son invitĂ©. Un homme qui semble ĂȘtre lĂ  pour les affaires. Pendant que je sers, je saisis quelques brides de leur conversation. Il veut signer un contrat de partenariat avec la boite de Derrick. La curiositĂ© me poussant, je jette un coup d’Ɠil furtif sur les documents posĂ©s devant lui. Ceux que doit signer Derrick. Je remarque tout de suite quelque chose de louche dans les chiffres. Les maths, j’en ai toujours fait mon affaire. Cette matiĂšre n'avait aucun secret pour moi. J’étais la meilleure de tout le lycĂ©e si bien que je me prĂ©sentais Ă  des concours nationaux et j’en remportais les prix. En classe de 4e j'avais Ă©tĂ© reçu par le PrĂ©sident de la rĂ©publique en son temps pour fĂ©liciter mon...

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Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Murima 1 3 ALEXANDRA YESSI WILLAR Du revers de la main je balance la veilleuse qui ne cesse de sonner Ă  m'en casser les tympans. Je tĂąte de la main la place prĂšs de moi Ă  la recherche de mon portable. Je rĂ©ussi enfin Ă  mettre la main dessus. J'active le wifi sans toujours ouvrir les yeux. Je suis automatiquement bombardĂ©e de notifications de toutes sortes. Je me retourne sur le dos en relevant mon portable par-dessus mon visage. Je prends le temps de vĂ©rifier chaque notification et lire chaque message Ă©crit ou audio. Rien de nouveau sous le soleil. Je rĂ©ponds aux messages les plus importants, en l’occurrence celui de mon petit ami et de mon meilleur ami. Les deux hommes les plus importants de ma vie en dehors de mon pĂšre et de mes frĂšres. Je passe plus de deux heures Ă  me prĂ©parer pour l'UniversitĂ©. Je dĂ©teste allĂ©e Ă  l'Ă©cole. J'y vais uniquement parce que c’est la seule chose que mon pĂšre exige de moi. De bons retours dans mes Ă©tudes. Je lui fais honneur. En retour il me laisse faire tout ce qui me fait plaisir. Je suis une fille pourrie gĂątĂ©e, je ne m'en cache pas. Étant la seule fille de la famille, je suis traitĂ©e en Princesse par tous. Mes dĂ©sirs sont des ordres. Mes frĂšres n'ont d’ailleurs pas le temps de me contredire. L'un a tout le temps la tĂȘte dans ses dossiers quand l'autre passe tout son temps hors de la maison. Je les aime mĂȘme si nous ne sommes plus trĂšs proches. Lorsque je reviens dans la chambre aprĂšs avoir terminĂ© mon maquillage, je vois la nouvelle gouvernante poser mon petit dĂ©jeuner sur ma table de chevet comme je l’avais demandĂ©. ‒ Demande Ă  Aurelle de se ramener. J’ai du linge sale. Elle doit aussi ranger ma chambre. ‒ DĂ©solĂ©e mais elle ne pourra rien faire de tout ça. ‒ Pardon ? Fais-je en me tournant vers elle. ‒ Elle a d’autres choses Ă  faire. Donc toutes tes tĂąches, tu les feras toi-mĂȘme. ‒ Puisqu’elle est occupĂ©e fais-les toi. Elle rit. ‒ Il n’y a pas moyen que je range tout ce dĂ©sordre. Tu es une grande fille. Utilise tes doigts. Et elle sort de ma chambre. Non mais pour qui se prend cette femme ? J’appelle mon pĂšre. ‒ « Al... » ‒ Papa je ne supporte plus cette femme. Tu dois la renvoyer. ‒ « Quelle femme ? » ‒ La gouvernante. Elle ose me manquer de respect. Je l’entends soupirer. ‒ « Qu’a-t-elle dit ? » ‒ J’ai demandĂ© Ă  ce qu’elle ou Aurelle fasse le mĂ©nage dans ma chambre ainsi que ma lessive et elle ose me rĂ©pondre de les faire moi-mĂȘme. Non mais tu entends ça ? ‒ « Princesse je ne vois pas ce qu’elle a dit de si mĂ©chant. » ‒ Quoi ? ‒ « C’est ta chambre et tes vĂȘtements. Toute femme propre ferait ces choses sans l’aide de personne. Tu es une grande fille mon amour. » ‒ Tu ne peux pas me dire ça papa. Tu payes ces employĂ©es pour... ‒ « Nous aider. Pas pour faire toutes les tĂąches de nos vies. Ce sont des aides de maison. Pas des bonnes Ă  tout faire. Rends ta chambre propre et je te fais un cadeau de ce que tu veux en Ă©change. » ‒ Ok. Je raccroche complĂštement déçue. Je n’arrive pas Ă  croire que mon pĂšre se range du cĂŽtĂ© de cette femme. Depuis qu’elle est lĂ  il a en quelque sorte changĂ©. Quand je me plains d’elle, il trouve de quoi la dĂ©fendre. Je pense qu’elle fait des pratiques contre lui. Ces Africaines aiment bien faire ce genre de chose. Qu’elle ne se trompe pas, je lui mettrai les bĂątons dans les roues. Je ne la laisserai pas faire du mal Ă  mon papa. Les cours terminĂ©s, je fonce chez Samy mon meilleur ami. C’est le fils du meilleur ami de mon pĂšre, oncle Dani. Ayant le double de sa clĂ©, j’entre et je me mets Ă  mon aise. Je balance mon sac Ă  main dans le divan et je pars me prendre un carton de jus dans la cuisine que je bois directement. J’entends sa petite amie gĂ©mir depuis la chambre. Ça ne m’empĂȘche pas d’allumer la tĂ©lĂ©. Je suis habituĂ©e Ă  les entendre faire l’amour. Samy et moi sommes tellement proches que ces choses ne sont pas gĂȘnantes entre nous. Il est mon seul meilleur ami. Le reste ce sont juste des connaissances. Il apparait dans mon champ de vision avec sur lui uniquement son boxer. Il est tout luisant de sueur Ă ...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Murima 1 2 DERRICK WILLAR « ‒ Veux-tu m’épouser ? Elle ouvre grand les yeux de surprise. ‒ Ricky ! Elle pose Travon dans son berceau et se retourne vers moi. Je suis toujours Ă  genou attendant sa rĂ©ponse. Elle est de plus en plus choquĂ©e. ‒ BĂ©bĂ©, je... es-tu sĂ»r de vouloir m’épouser ? Je veux dire, nous sommes encore si jeunes. J'ai dix-huit ans et toi Vingt et un. Je n'ai pas encore rĂ©ussi Ă  me libĂ©rer Ă  100% de ma dĂ©pendance. Pour couronner le tout, tes parents ne m'aiment pas. ‒ Toutes ces choses sont sans importance Ă  mes yeux. MalgrĂ© notre jeune Ăąge nous nous aimons et je dirai beaucoup plus que des personnes totalement adultes. Tu m'as donnĂ© mon premier enfant malgrĂ© ton jeune Ăąge. Pour ta dĂ©pendance on relĂšvera ce dĂ©fi ensemble. Pour mes parents je m'en occupe. Ce n'est pas Ă  eux de me choisir une compagne. Dis oui je t'en prie, Murimami (Mon cƓur en Punu). Elle sourit. Elle adore quand je l'appelle ainsi. ‒ Je veux t'Ă©pouser mon Ricky d’amour. Je lui enfile la bague, le cƓur gonflĂ© de joie. Je me relĂšve et l'entraine dans un baiser langoureux. ‒ Je t'aime future Madame WILLAR. ‒ Je t'aime aussi. ÉnormĂ©ment. Merci de m’aimer malgrĂ© tout. Je la relĂšve de terre et la conduis dans notre chambre. Je l'allonge sur notre lit d’amour sur lequel j’entreprends de la dĂ©shabiller. MalgrĂ© la maternitĂ© elle est si belle et son corps si parfait. On ne croirait pas qu'elle a donnĂ© la vie. ‒ Quand veux-tu qu'on se marie ? DemandĂ©-je en parsemant son corps de baisers. ‒ Demain mĂȘme, si tu le... oh bĂ©bĂ©. Je n’attends pas qu'elle se remette de son orgasme que je me glisse en elle. » J’ouvre les yeux. Saloperie de rĂȘve. Saloperie d’érection. Saloperie de libido. Pourquoi faut-il que je ressasse le passĂ© ? ‒ Hum je vois que tu es debout de partout. Je tourne la tĂȘte vers la voix mielleuse de PĂ©tra. Elle fait tomber sa serviette qui Ă©tait nouĂ©e sur sa poitrine et telle une tigresse avançant vers sa proie, elle vient vers moi. Je me dĂ©tends et me laisse aller. Je ferme les yeux pour mieux profiter de ses caresses. Mais finalement c'est une mauvaise idĂ©e parce que l’image de Murima s’impose Ă  moi. Je sers les dents dans le seul but de retarder cette Ă©jaculation si prĂ©coce au risque de mettre la puce Ă  l’oreille de PĂ©tra. Elle ne m'a encore rien fait pour que je puisse Ă©jaculer. Je refoule tellement fortement que mon Ă©rection tombe. ‒ Merde ! Je rencontre le regard incomprĂ©hensif de PĂ©tra qui commençait Ă  s'empaler sur moi. ‒ Ça va ? ‒ Oui. ‒ J'ai fait quelque chose ? ‒ Non ce n'est pas toi. Je ne suis pas trĂšs en forme. On reprendra ce soir. ‒ Ok Je sors du lit complĂštement frustrĂ©. Juste une semaine qu'elle est lĂ  et elle a une influence nĂ©gative sur ma sexualitĂ©. Je retire le prĂ©servatif que PĂ©tra m’avait enfilĂ© et le jette dans les toilettes. C'est en ruminant que je prends ma douche. Pourquoi est-elle sortie de prison si tĂŽt ? Pourquoi a-t-il fallu qu'elle revienne dans ma vie ? J'avais pourtant rĂ©ussi Ă  aller de l’avant. A accepter son absence. A me faire Ă  l'idĂ©e qu'elle m’avait plantĂ© un couteau dans le dos. J’ai rĂ©ussi tout seul Ă  Ă©lever mes enfants. J'avais rĂ©ussi Ă  effacer toutes traces d'elle dans ma vie. Ou du moins j'avais fermĂ© les yeux sur tout ce qui pouvait me la rappeler. MĂȘme si je ne m'en Ă©tais pas dĂ©barrassĂ© par manque de courage. Ce n'est pas si facile de se dĂ©barrasser de son premier amour encore moins de son premier mariage. Murima a Ă©tĂ© ma plus belle histoire d’amour qui s'est douloureusement terminĂ©e. Comment tout a commencĂ© ? Adolescents, nous faisions partie de la mĂȘme classe. Nous l'avons Ă©tĂ© de la seconde Ă  la terminale mais c’est en premiĂšre que tout a commencĂ©. Murima Ă©tait la premiĂšre de notre classe depuis la seconde oĂč je l'ai connu. Elle raflait ce rang dans chaque matiĂšre et de façon gĂ©nĂ©rale. Ce qui faisait d'elle la chouchoute de tous les professeurs. Tous la dĂ©signaient mĂȘme comme dĂ©lĂ©guĂ© de classe mais elle Ă©tait beaucoup trop timide pour assumer ce rĂŽle. Elle Ă©tait d'une discrĂ©tion sans nom. Pourtant quand elle avait commencĂ© Ă ...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Bjr bonsoir. Il n'y a pas de publication aujourd'hui. Ce sont plutĂŽt les lundis, mardis, jeudi et vendredi entre 11h et 12h. Cependant 👇 L'intĂ©gralitĂ© de Murima 1 Ă  disponible Ă  2500 fcfa (prix promo) en pdf (Bookfunnel) et tome 2 Ă  2500 fcfa. WhatsApp : https://wa.me/22553517670 Sur Amazon : 👉FRANCE : https://www.amazon.fr/dp/B08J5MZ9QZ 👉USA : https://www.amazon.com/dp/B08J5MZ9QZ 👉CANADA : https://www.amazon.ca/dp/B08J5MZ9QZ 👉ITALIE : https://www.amazon.it/dp/B08J5MZ9QZ 👉ALLEMAGNE : https://www.amazon.de/dp/B08J5MZ9QZ 👉 ROYAUME UNI https://www.amazon.co.uk/dp/B08J5MZ9QZ

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Vous lĂ  Murima 1 est chic dĂšh 😭😭 moi-mĂȘme j'ai lu le chapitre d'aujourd'hui j'ai dĂ©cidĂ© d'aller tout lire l'histoire pour revivre les sensations fortes entre les clashs de Murima et Derrick 😭 Je suis forte mĂȘme Yeu jure đŸ„șđŸ„ș L'intĂ©gralitĂ© de Murima 1 Ă  disponible Ă  2500 fcfa (prix promo) en pdf (Bookfunnel) et tome 2 Ă  2500 fcfa. WhatsApp : https://wa.me/22553517670 Sur Amazon : 👉FRANCE : https://www.amazon.fr/dp/B08J5MZ9QZ 👉USA : https://www.amazon.com/dp/B08J5MZ9QZ 👉CANADA : https://www.amazon.ca/dp/B08J5MZ9QZ 👉ITALIE : https://www.amazon.it/dp/B08J5MZ9QZ 👉ALLEMAGNE : https://www.amazon.de/dp/B08J5MZ9QZ 👉 ROYAUME UNI https://www.amazon.co.uk/dp/B08J5MZ9QZ