Share-it #Readictđđ
Open in Telegram
Plongez dans un monde de lectures, d'histoires et de contenu éducatif ! #Readict
Show more1 139
Subscribers
No data24 hours
-57 days
-2430 days
Posts Archive
Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan
Murima 1
20
***MURIMA
JâĂ©coute les explications de mon fils et je nâen reviens pas. Non mais cette femme est malade. Derrick a Ă©pousĂ© la pire garce qui puisse exister.
â Tu me promets ne lâavoir plus touchĂ© depuis que ton pĂšre vous lâa prĂ©sentĂ©e ?
â Sur ma vie maman. Jâai tout arrĂȘtĂ© ce jour-lĂ . Mais câest elle qui me harcĂšle
â Bien !
Je tourne les talons.
â OĂč vas-tu ?
â Lui rĂ©gler son compte Ă cette mĂ©gĂšre.
Jâai assez laissĂ© celle-lĂ faire ses conneries. Il est temps quâelle sache qui je suis vraiment. Quâelle sache quâon ne touche pas Ă mes bĂ©bĂ©s. Oser harceler sexuellement mon fils tout en Ă©tant mariĂ©e, je ne peux lâaccepter. Il nâest pas question que je laisse passer. Il est impĂ©ratif que je lâarrĂȘte maintenant avant que ça ne devienne pire.
Je donne de gros coups sur la porte de leur appartement. Câest Derrick qui vient ouvrir.
â Murima ?
Je le pousse et entre. Elle sort justement de la chambre en attachant son peignoir en soi. Je fonce sur elle comme un Ă©clair et lĂ BIM BAM BOUM, je la foudroie. Je la projette au sol et je mâassois sur elle.
â Murima arrĂȘte, hurle Derrick en me relevant.
Je le mords au bras. Il hurle et me libĂšre. Je retourne sur sa femme. Jâentends William faire son entrĂ©e.
â Maman arrĂȘte !!
Il essaie de me toucher.
â Si tu me touches je te coupe les testicules.
Il recule. Pétra se débat sous moi.
â LĂąche-moi pĂ©tasse !
â La pĂ©tasse va te montrer de quoi elle est capable, dis-je en continuant Ă la bastonner. Utsi rembousse bawissi bami. Uba mang (Tu as rĂ©veillĂ© mes gĂ©nies. Tu vas seulement les goutter).
Je continue de lui infliger la raclée du siÚcle. Derrick me saisit cette fois violemment.
â TATIANA ĂA SUFFIT !
Je recule sans lĂącher du regard la garce. Elle a du mal Ă se relever.
â Je jure sur ce que jâai de plus cher au monde que tu vas me le payer, me menace-t-elle toujours au sol. Tu vas regretter tous ces coups.
â Et toi si tu tâapproches encore de mon fils je te brise la nuque.
Tout son visage est rempli de bleu et elle a la lĂšvre fendue. Je la regarde, prĂȘte Ă lui rebondir dessus.
â Derrick tu vas la regarder me traiter de la sorte ? Pleure-t-elle. Elle mâa humiliĂ© dans ma propre maison. Elle doit foutre le camp maintenant.
Le regard de Derrick vacille. Je profite du fait quâil ait baissĂ© sa garde pour foncer encore sur PĂ©tra. Avant mĂȘme que je ne la touche, Will mâattrape par la taille.
â Maman je tâen prie, ça suffit ! Chuchote-t-il Ă mon oreille.
Je fixe dangereusement PĂ©tra. Je me rapproche doucement dâelle.
â Demande encore Ă Derrick de me mettre Ă la porte et je prendrai un plaisir Ă lui expliquer comment tu harcĂšles son fils, lui murmurĂ©-je sans ciller.
Elle déglutit. Je vois la crainte traverser son regard. Je souris.
â Il mâa tout racontĂ© donc maintenant tu es dans mon collimateur. Si tu tentes quoi que ce soit contre mon bĂ©bĂ©, je dĂ©truis ta vie.
Je tourne les talons et sors avec Will. Lorsque nous arrivons devant sa chambre je me retourne vers lui.
â La prochaine fois quâelle te harcĂšle tu me le dis ok ?
â Maman je ne veux pas crĂ©er...
â Ok ? Le coupĂ©-je sĂšchement.
â Ok maman.
â Bien. Va te reposer maintenant.
Il mâembrasse et entre. Moi je me rends dans ma chambre. Mais Ă peine jây entre que Derrick entre Ă son tour sans frapper.
â Murima câĂ©tait quoi ça ?
â Tâa-t-elle demandĂ© de me virer ? Lui demandĂ©-je en commençant Ă ĂŽter mes vĂȘtements.
â Euh non !
â Donc ce nâest rien de grave.
â Rien de grave ? Tu lâas presque dĂ©figurĂ©e.
â Elle va sâen remettre.
â ArrĂȘte de me prendre pour un con et dis-moi ce qui se passe, hausse-t-il le ton.
Je le fixe, il me fixe. Je retire mon chemisier.
â Sors Derrick. Je dois prendre une douche.
Son regard descend sur ma poitrine englobée dans mon soutien. Il avale sa salive.
â Derrick !
Il lĂšve les yeux sur moi.
â Sors !
Il lutte contre lâenvie de se rapprocher de moi. Je le connais si bien et je sais comment mettre fin Ă une discussion.
â On en... en reparlera demain.
Il sort et referme derriĂšre lui. Mon portable me signale un appel. Câest Clinton.
â Coucou...
Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan
Murima 1
19
***DERRICK
Je fais un tour ce matin Ă la clinique. Jâai besoin dâexplication sur ce fameux test quâils ont effectuĂ©. Ils mâont induit en erreur et de ça ils doivent en rĂ©pondre. Le Docteur me reçoit Ă son bureau. Je lui tends sans perdre de temps le test fait Ă Birmingham.
â Je ne comprends pas, sâĂ©tonne-t-il en fixant le papier. Nous nâavons pourtant jamais fait dâerreur auparavant.
â Peut-ĂȘtre quâil y a eu falsification.
â Non pas du tout, se dĂ©fend-t-il vivement. Nous nous connaissons depuis des lustres. Toute la clinique vous connait. Ecoutez, je vais mâentretenir avec le Docteur FOLDER qui a effectuĂ© tous les tests ce jour-lĂ .
â Parce que ce nâĂ©tait pas vous ?
â Non. JâĂ©tais occupĂ© au bloc sur Alexandra. Je veillais Ă ce que tout se fasse bien.
â Pourquoi ne pas lâappeler maintenant ?
â Aujourdâhui câest son jour de repos et il est en dĂ©placement. A son retour demain je vous ferai signe pour une confrontation.
â Si je nâobtiens pas dâexplication rationnelle je me verrais dans lâobligation de porter plainte contre lui.
â Ce serait logique. Mais jâespĂšre que nous nâen arriverons pas lĂ .
â Je lâespĂšre aussi.
Je prends congé. En montant dans ma voiture je lance le numéro de Murima. Elle met du temps avant de répondre.
â « AllĂŽ Derrick ! » RĂ©pond-t-elle dâune voix presque sourde.
â Câest quoi cette voix ? Tu es malade ?
â « Bof, juste une petite migraine mais rien de grave. Je crois que câest dĂ» Ă la fatigue. Oui quoi de neuf ? »
Je lui fais le compte rendu de ma rencontre avec le Docteur. Le timbre de sa voix mâinquiĂšte. Je dĂ©cide de faire un tour Ă la maison. Ce matin elle nâa pas fait le service. Jâai cru quâelle nâĂ©tait pas dâhumeur. Ăa lui arrive souvent surtout quand la tension est au top avec PĂ©tra.
Avant mĂȘme que je nâarrive Ă la cuisine, je la vois qui se tient la tĂȘte entre les mains. Seules DjĂ©nĂ©b et Aurelle sont actives. Quand celles-ci me voient, avant Murima qui est toujours tĂȘte baissĂ©e, elles sortent en silence.
â Rima ! LâappelĂ©-je.
Elle relĂšve vivement la tĂȘte.
â Derrick ? Que fais-tu lĂ ? Tu ne devais pas te rendre au boulot ?
â Si, mais ta voix au tĂ©lĂ©phone Ă©tait inquiĂ©tante. Je me devais de venir te voir.
â Mais fallait pas. Ce nâest rien du tout.
Moi jâai plutĂŽt lâimpression quâelle ne va pas bien. Je pose ma main sur son front.
â Mais tu es brulante Rima.
â Ce nâest...
â Non lĂšve-toi !
Elle veut rechigner mais je la fais lever de force.
â Derrick !
â Chut ! Tu tâoccupes de tout le monde mais tu tâoublies, lui fais-je remarquer en la conduisant Ă sa chambre.
â Je vais bien.
â La derniĂšre fois que tu mâas dit ça, tu as fini hospitalisĂ© Ă la clinique.
â En mĂȘme temps ce nâĂ©tait pas ma faute. Tu ne me laissais pas respirer. Ni le jour ni la nuit.
â Normal. Je voulais profiter de chaque seconde avec ma prĂ©cieuse femme.
â Câest ça, sourit-elle.
Je lâincite Ă sâallonger.
â Tu exagĂšre Derrick.
â Je veux te voir en forme. Si tu es malade tu nâauras plus ta grande gueule des Gabonais.
Elle éclate de rire. Je me rends dans sa salle de bain lui prendre des médocs.
â Avoues que tu lâaimes bien ma grande gueule.
â Câest elle qui mâa dâabord sĂ©duite, rĂ©pondĂ©-je en revenant dans la chambre. MĂȘme enceinte tu ne la bouclais pas. Tiens avale ça.
Elle me prend le comprimĂ© et le verre dâeau des mains. Elle prend les comprimĂ©s et se recouche.
â Merci !
â Maintenant tu vas prendre deux jours pour mieux reprendre.
â Non ! Je ne vais pas rester Ă ne rien faire pendant deux jours.
Elle se relĂšve mais je la refais coucher.
â Murima tu te couches maintenant et tu ne touches Ă rien pendant deux jours. Câest un ordre de ton patron.
â CarrĂ©ment !
Elle essaie encore de se lever.
â Tatiana je vais te taper.
â Dussur vane (DĂ©gage). Mtchrrr.
Elle se recouche. Nous nous regardons un moment et finissons par nous sourire.
â Au fait, jâai reçu ma paie et câĂ©tait beaucoup plus que la normale.
â Tu nâes pas une domestique. Je te donne ce qui te reviens de droit. Je pense mĂȘme te verser de lâargent en plus sur ton compte.
â Derrick, tu ne me dois rien.
â...
SI SEULEMENT ILS SAVAIENT CE QU'ELLE FAISAIT AVEC LEURS SOUS-VĂTEMENTS #conteafricain
J'aime les histoires (YouTube)
Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan
Murima 1
18
***MURIMA
De lâAĂ©roport nous nous rendons directement Ă la clinique. Câest aujourdâhui que Xandra sort. Elle continuera sa convalescence Ă la maison. Tiger sĂ©journe en ce moment en prison. JâespĂšre quâil y restera assez longtemps. Nous retrouvons le reste de la famille dans la chambre. Imelda vient mâembrasser en affichant un grand sourire.
â Je suis heureuse de te voir, me dit-elle.
â Moi aussi ma chĂ©rie. Tout sâest bien passĂ© ici ?
â Oh tâinquiĂšte, jâai gĂ©rĂ© tout ce qui nâallait pas.
â Câest bien.
Xandra est installĂ©e dans un fauteuil roulant. Câest Travon qui la conduit jusquâĂ la voiture et lâaide Ă sây installer. Nous nous dĂ©partageons dans les autres voitures. Je monte avec Imelda. Je suis heureuse que ma fille aille bien. Elle nâest pas encore rĂ©tablie mais elle a plutĂŽt bonne mine. Durant le trajet, Imelda me raconte ce que jâai ratĂ© en mon absence. Je vois que PĂ©tra sâest aussi donnĂ©e pour mission de sâen prendre Ă ma belle-fille. Je vais bien finir par lui rĂ©gler son compte. Une fois Ă la maison, je concocte Ă Xandra son plat prĂ©fĂ©rĂ© que je lui apporte.
â Tiens ça ma chĂ©rie. Mange pour vite te remettre sur pieds.
â Tu peux retourner avec. Je nâen veux rien qui vienne de toi.
â Quâai-je fait ?
â Tout. Tu portes la poisse. Depuis que tu es dans cette maison il ne sâenchaine que des tragĂ©dies. Câest toi qui mâas laissĂ© partir avec Tiger plutĂŽt que de me retenir. Sors tout de suite de ma chambre, sale sorciĂšre.
Je prends sur moi ses propos qui me font mal au plus profond de moi. Mais je sais quâelle a mal.
â DĂ©teste-moi mais pour ta santĂ© mange ton repas.
Quand je sors de sa chambre, je tombe sur Derrick. Je crois quâil a tout entendu.
â Ne tâinquiĂšte pas, ça va lui passer.
â Je lâespĂšre.
â Tu viens avec moi sâil te plaĂźt ?
â OĂč ?
â Viens !
Il me prend la main. Je me laisse guider par lui. Nous nous rendons aux bas des escaliers, prĂ©cisĂ©ment devant cette piĂšce interdite dâaccĂšs.
â Que faisons-nous lĂ Derrick ?
Il ouvre la porte. A mon premier pas je me fige sur place.
â Derrick ! ChuchotĂ©-je avec grande surprise.
Il me fait entrer et referme derriĂšre nous. Mes yeux se promĂšnent dans toute la piĂšce. Il y a nos anciennes affaires. Ce qui avait Ă©tĂ© autrefois notre lit conjugal, ce lit sur lequel nous avons conçu nos trois enfants. Nos photos de mariage encadrĂ©es. Notre album photo posĂ© sur une table. Il y a aussi dâautres objets qui nous Ă©taient prĂ©cieux dans le passĂ©.
â Tu as gardĂ© tout ça ? Tout ce temps ? Vingt-deux ans Derrick.
â Oui. Je nâavais pas eu assez de volontĂ© de mâen dĂ©barrasser. Tout ça nous Ă©tait prĂ©cieux. Jâavais besoin de te garder prĂšs de moi et tout ça... ça me faisait te sentir proche. Chaque soir je venais mây enfermer et revivre tous nos moments. Je ne tâai jamais oubliĂ© Murima.
Tout ça, ça me fait me sentir morose. Jâai envie de pleurer. Tous ces objets me ramĂšnent en arriĂšre. Trop de beaux souvenirs. De beaux souvenirs qui sont en mĂȘme temps douloureux. Je feuillette notre album de mariage. Nous Ă©tions tellement heureux. Un petit mariage mais qui Ă©tait magnifique pour nous. Il y a aussi mes bijoux et quelques robes Ă moi. Celles que Derrick aimait plus que les autres.
â Regarde !
Je me retourne et avec stupĂ©faction je regarde ce quâil tient.
â Mon alliance !
Je la prends. Elle est toujours intacte. Jâai du mal Ă le croire. Je lĂšve les yeux larmoyants vers Derrick.
â Derrick !
Il prend ma tĂȘte en coupe.
â Je ne tâai jamais oubliĂ©. Je pensais Ă toi nuit et jour. Je tâaime tellement tu nâas pas idĂ©e.
Il capture mes lÚvres, éparpillant un brasier en moi. Il me hisse sur la table et se glisse entre mes jambes. Ses mains se faufilent sous ma jupe. Je le repousse lorsque ses doigts touchent ma féminité.
â Ricky non arrĂȘte.
â Jâai envie de me perdre encore en toi.
â ArrĂȘte je tâen prie !
Il sâexĂ©cute.
â Je ne veux pas jouer le rĂŽle de maitresse. Ăa ne fait pas partie de mes principes.
â Demande-moi de divorcer et je le ferais.
â Je ne suis pas ce genre de femme et tu le sais. Je refuse de faire Ă une femme ce que je...
Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan
Murima 1
17
***PETRA
â Comment peux-tu me manquer de respect de la sorte Derrick ? Lui criĂ©-je dessus au tĂ©lĂ©phone. Disparaitre de la sorte avec une autre femme dans une autre ville sans mĂȘme avoir lâaudace de me prĂ©venir. Ăa fait deux jours que je suis sans nouvelle.
â « Je suis dĂ©solĂ©. »
â JE SUIS TA FEMME PUTAIN.
â « Nous devions retrouver Will avant quâil ne fasse une bĂȘtise. »
â La bĂȘtise câest moi qui la ferais si je ne te vois dans les prochaines 24h.
Je raccroche avec rage et je balance mon portable contre le mur. Non mais cet homme se fout de qui ? Oser me traiter de la sorte pour cette garce ? Câest plus que je ne peux accepter. Ils vont tous les deux me le payer. Depuis que cette femme est lĂ , Derrick nâa plus de temps ni dâattention pour moi. Chaque heure, chaque seconde, chaque minute, câest Murima par-ci, Murima par-lĂ . Il nây en a que pour elle. Il faut quâelle quitte cette maison. Je me rends dans sa chambre. Je la parcours du regard Ă la recherche de je ne sais quoi. Cette femme mâĂ©nerve tout simplement. Tout allait pour le mieux quand elle Ă©tait en prison. Derrick me cĂ©dait tout. JâĂ©tais sa prioritĂ© aprĂšs ses enfants. Mais maintenant tout a changĂ©. Je hais cette femme. Je remarque un cadre photo au chevet de son lit. Je le prends. Câest une photo dâelle, des enfants et Derrick. Alexandra Ă©tait encore bĂ©bĂ©. Les voir si heureux sur cette photo me met encore plus en rogne.
â Je vais te faire regretter ta venue dans cette maison Murima.
Jâentreprends de jeter le cadre par terre lorsquâune main me lâarrache.
â Que fais-tu dans cette chambre ? Me demande Imelda dâun ton injurieux.
â De quoi je me mĂȘle ?
Elle repose le cadre photo.
â Tout ce qui concerne ma belle-mĂšre me concerne. Tu nâas aucun droit dâĂȘtre ici.
â Au cas oĂč ton cerveau aurait saturĂ©, laisse-moi te rappeler que cette maison est la mienne.
â Elle est celle de M. Derrick, nuance.
â Je dĂ©teste ta condescendance.
â Et moi je dĂ©teste que tu veuilles Ă chaque instant chercher des noises Ă la mĂšre de mon mari. Sors de cette chambre maintenant.
Nous nous jaugeons du regard. Je crois que je dois rĂ©gler son compte Ă cette garce aussi. En fait je dois rĂ©gler le compte de tous ceux qui feront alliance avec Murima. Je sors de la chambre en prenant le soin de lui cogner lâĂ©paule. Jâappelle mon nouvel associĂ© qui me donne rendez-vous dans sa chambre dâhĂŽtel.
Je fais comprendre ma colĂšre par le bruit assourdissant que je fais avec la porte quand je la claque.
â Oulaa tu es Ă©nervĂ©e dis-donc, remarque-t-il.
â Oui, confirmĂ©-je en jetant mon sac Ă main dans le fauteuil. Ăa fait deux jours quâils sont tous les deux je ne sais oĂč et Dieu seul sait ce quâil se passe lĂ -bas.
â Du calme ma douce, dit-il sereinement en Ă©jectant la fumĂ©e de son cigare. Peu importe ce quâils y font. Jamais ils ne seront ensemble. Câest pour ça que nous sommes ensemble nâest-ce pas ?
â Je le sais mais ça me fout les boules quâils fricotent ensemble.
â Ne fais pas la femme amoureuse. Nous savons tous les deux que celui que tu aimes câest William.
â Ce ne sont pas tes oignons.
Il marche lentement vers moi.
â Tu sais, Ă dĂ©faut dâavoir le pĂšre ou le fils, tu peux mâavoir moi.
Il pose des baisers dans mon cou. Sa main descend sur mon fessier quâil presse.
â Tu es une belle femme. Derrick ne sait pas la chance quâil a.
Il me fait retourner contre le mur, descend mon dessous et me pĂ©nĂštre dâun seul coup.
â Oh !
â Câest ça gĂ©mis ma belle.
***DERRICK
â Ok Ă plus fiston.
â « A plus papa. »
Je raccroche avec Travon au mĂȘme moment que Murima sort de la salle de bain toute habillĂ©e. Je la dĂ©vore littĂ©ralement du regard. Cette femme est magnifique malgrĂ© tout ce quâelle a traversĂ© en prison.
â Tu as eu des nouvelles de Xandra ? Me demande-t-elle en mettant ses boucles.
â Oui. Travon mâa rassurĂ© quâelle va mieux. Elle sâest remise Ă parler.
â Dieu merci. On devrait aller voir Will. Il doit ĂȘtre maintenant habillĂ©.
Elle ne fait quâĂ©viter mon regard. Je la retiens avant quâelle nâouvre la porte.
â Murima, lâappelĂ©-je en lâobligeant Ă me...
Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan
Murima 1
15
***IMELDA
Je prends un grand souffle avant de pĂ©nĂ©trer la maison des WILLAR. Ăa nâa pas Ă©tĂ© facile pour moi de me dĂ©cider Ă y revenir. Mais aprĂšs mure rĂ©flexion, jâai trouvĂ© que Murima avait raison. Je ne peux pas laisser une autre venir me prendre ce qui mâappartient, en plus sous mon toit. Mon enfant a aussi besoin de son pĂšre. De plus, je suis celle qui est lĂ©galement mariĂ©e Ă Travon. Cette fille ne va pas quitter son monde et venir bousiller le mien. Alors je reviens auprĂšs de mon mari. Mais avant je dois parler Ă ma belle-mĂšre. Jâai conscience dâavoir Ă©tĂ© vache avec elle. Je le regrette amĂšrement.
Je rencontre DjĂ©nĂ©b et Aurelle qui partent faire les courses. Elles mâinforment que Murima est seule Ă la cuisine. Je lây retrouve effectivement en train de faire du rangement.
â Bonjour maman.
Elle lĂšve les yeux sur moi et les retourne sur ce quâelle faisait sans me rĂ©pondre. Je me rapproche.
â Je suis dĂ©solĂ©e pour...
â Ton mari est lĂ -haut. Câest Ă lui que tu devrais parler.
â Je te demande pardon.
â Kokolu uya kambise (Pardon ne me dĂ©range pas). Jâai plein de chose Ă faire.
Elle manque de briser une assiette. Je crois quâelle est en colĂšre.
â Que tâarrive-t-il ? Lui demandĂ©-je en posant ma main sur la sienne.
Elle souffle et sâassoit.
â Jâai vu Derrick et PĂ©tra faire lâamour. Cette garce Ă fait en sorte que je les vois.
â Oh, je suis sincĂšrement dĂ©solĂ©e.
â Ce nâest rien.
Elle retourne Ă ses tĂąches.
â Alors tu tâes enfin dĂ©cidĂ©e Ă revenir ?
â Oui. Et je voudrais mâexcuser pour la façon dont je tâai parlĂ©.
â Ce nâest rien. Tu devrais monter parler Ă ton Ă©poux. Il se prĂ©pare pour un voyage.
â Ok. Je reviens.
Je monte avec mes affaires dans ma chambre. Travon enfile sa chemise lorsque jâentre. Il interrompt son geste quand il me voit.
â Salut ! Dis-je dâune petite voix.
Il se prĂ©cipite sur mes lĂšvres quâil prend entre les siennes. Un poids me libĂšre les Ă©paules. Je nâaurais jamais dĂ» partir.
â Je suis heureux de te revoir ma puce.
â Moi aussi.
â Ne pars plus sâil te plaĂźt.
â Je nâirai plus. On affrontera tout ensemble. OĂč est-elle ?
â Je lui ai pris un appartement. Je lui verserais de lâargent chaque fin de mois jusquâĂ lâaccouchement et une fois le bĂ©bĂ© nĂ© on le rĂ©cupĂšrera. Si tu le dĂ©sires bien-sĂ»r.
â Bien-sĂ»r. Je suis prĂȘte Ă lâaccepter comme le mien.
â Merci.
Il me serre dans ses bras. Mais moi jâen veux plus. Mon mari mâa manquĂ©. Je lâembrasse suavement. Il comprend le message.
â Comment va notre fils ? Me demande-t-il contre mes lĂšvres.
â Il va bien. Encore plus maintenant que tu es lĂ .
Nous basculons sur le lit oĂč les minutes qui suivent nous faisons lâamour comme deux affamĂ©s. Jâavais besoin de me sentir aimĂ©e. Surtout par mon mari. Nous restons entrelacĂ©s sur le lit Ă reprendre notre souffle.
â Je tâaime ma puce, dĂ©clare-t-il en posant un baiser dans mes cheveux.
â Je tâaime aussi. Tu pars en voyage ?
â Oui. Pour le boulot mais je serai lĂ dans deux jours maxi. Jây vais seul tâinquiĂšte.
â Tu vas me manquer.
â Toi aussi.
***DERRICK
Depuis ce matin je me sens mal dans ma peau. Il y a quelque chose qui me chiffonne. Je ne sais encore quoi mais il y a un truc qui ne va pas. Je me concentre sur la signature de certains dossiers espérant faire passer ce malaise.
â Derrick !
Je sursaute face à Clinton qui est rentré en trombe dans mon bureau.
â Merde tu mâa foutu la trouille Clinton.
â DĂ©solĂ© de dĂ©barquer de la sorte. Jâai essayĂ© de te joindre mais pas de rĂ©seau. Câest Alexandra.
â Quâa ma fille ? DemandĂ©-je en me levant de mon siĂšge.
â Le garde qui veillait sur elle vient de me contacter. Tiger lui a tirĂ© dessus.
â Quoi ? Comment ? OĂč est-elle ?
â Jâai demandĂ© quâil la conduise Ă la clinique du Docteur de votre famille.
â Allons-y !
â Tu devrais appeler Murima, me dit-il alors que je cours dĂ©jĂ vers lâascenseur.
Ce nâest quâune fois dans ma voiture que jâappelle ma mĂšre et PĂ©tra pour les informer. Je crains maintenant dâappeler Murima. Elle risque de faire une crise. Il faut quand mĂȘme que je le lui dise. Je demande Ă Clinton de sâen...
Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan
Murima 1
14
***WILLIAM
A peine Aurelle entre dans ma chambre que je tombe sur ses lĂšvres. Depuis notre premiĂšre nuit il y a trois jours nous nâavons plus remis ça. Faut dire quâentre les disputes avec Derrick et la peinture je nâai pas vraiment eu de temps. Mais câest dingue comme je brulais dâenvie dâelle.
â Will attend, essaie-t-elle de se dĂ©faire de mon emprise. Jâai du boulot.
â Tu mâas manquĂ©, dis-je en continuant Ă lâembrasser.
â Toi aussi tu mâas manquĂ©. Mais si je ne descends pas maintenant ta mĂš... Tantine Murima me passera un savon.
â Ok mais tu viens ce soir ?
â Je voulais avant tout quâon parle de nous.
â De nous ? RĂ©pĂ©tĂ©-je en mâĂ©loignant.
â Nous avons couchĂ© ensemble une fois mais jâaimerais savoir si ça avait vraiment de lâimportance pour toi ou si câĂ©tait juste du sexe de plus ?
â OĂč veux-tu en venir ?
Elle baisse la tĂȘte.
â Câest que... pour moi câĂ©tait vraiment important. Je suis amoureuse de toi.
Je recule dâun pas. Je ne mây attendais pas. La sonnerie de mon portable nous interrompt. Câest Mirabelle.
â AllĂŽ !
â « Coucou mon amour. Je suis devant chez toi. »
â Comment ça ? Tu es dĂ©jĂ revenue de voyage ?
â « Oui en matinĂ©e. Je nâen pouvais plus dâĂȘtre loin de toi. »
â Ok je descends.
Je raccroche.
â On en reparlera plus tard sâil te plaĂźt.
Je sors avant quâelle ne dise quoi que ce soit. Sa dĂ©claration mâa comme qui dirait troublĂ©e. Je ne mây attendais pas vraiment et là ça me trouble pour Dieu ne sait quelle raison. DĂšs que jâouvre la porte dâentrĂ©e ma cougar me saute dessus. Elle mâembrasse passionnĂ©ment et elle me tient tellement fort que jâai du mal Ă la repousser. Jâouvre les yeux et je croise ceux dâAurelle. Je rĂ©ussi Ă me dĂ©gager. Le regard quâelle me lance est tellement profond que ça me transperce. Elle est triste. SacrĂ©ment triste et je nâaime bizarrement pas la voir ainsi.
â Tu mâas tellement manquĂ© mon amour. On y va ?
â Euh, oui. On y va.
Aurelle part non sans que je nâai vu ses larmes traverser les barriĂšres de ses pupilles. Pourquoi ça mâaffecte tant que ça quâelle soit mal ? A la base elle est juste un passe-temps.
â On va chez moi ? Mes enfants sont chez leur pĂšre.
â Ok.
Le regard dâAurelle nâarrĂȘte pas de me hanter durant toute la journĂ©e. Jâai constamment la tĂȘte dans les nuages. Je ne savais pas quâelle Ă©tait amoureuse. Je sais juste quâelle me dĂ©sirait uniquement comme toutes ces femmes ĂągĂ©es que je frĂ©quente. Je nâai jamais mis lâamour au centre de toutes mes mĂ©saventures malgrĂ© les petits mots doux. On prend juste du bon temps et quand il commence Ă y avoir de lâattachement je mets mes distances. Juste une nuit et elle mâavoue ĂȘtre amoureuse de moi ?
â BĂ©bĂ© Ă quoi penses-tu ? Tu ne rĂ©agis pas Ă ma fellation.
â Je suis dĂ©solĂ©. Jâai la tĂȘte pleine. On remet ça sâil te plaĂźt ?
â AprĂšs tout ce temps passĂ© sĂ©parĂ© tu nâas pas envie de me faire lâamour ? Tu as rencontrĂ© quelquâun dâautre ?
â Ne me fait pas de crise de jalousie. Je ne suis pas dâattaque, rien de plus.
â Ok.
â Je vais rentrer.
â Maintenant ? Jâai cru quâon passerait la nuit ensemble. Le diner est presque prĂȘt.
â Jâai un truc Ă rĂ©gler.
Jâarrive Ă la maison Ă lâheure du diner Ă cause des bouchons. Je monte prendre une douche avant de rejoindre tout le monde Ă table. Aurelle fait le service sans me regarder ne serait-ce quâune seule fois. Je veux pourtant croiser son regard. Je cherche ses yeux en vain. PĂ©tra fait un bruit de verre qui me fait tourner les yeux sur elle. Elle me dĂ©visage. Elle mâa surement vu regarder avec insistance Aurelle. Je profite du fait que Murima et DjĂ©nĂ©b soient occupĂ©es Ă faire le service pour retrouver Aurelle Ă la cuisine. Elle fait du rangement.
â Aurelle, lâappelĂ©-je en lui attrapant le bras.
Elle se dégage.
â Aurelle nous devons parler. Je crois quâil y a eu un quiproquo entre nous.
â Je suis occupĂ©e Monsieur.
â Aurelle !
Elle sort de la cuisine. Mais quâest-ce qui mâarrive Ă moi ? Depuis quand je me prĂ©occupe de ce que peut penser une femme, de surcroit une employĂ©e ? Je veux faire lâindiffĂ©rent mais jây arrive pas. Jâai...
Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan
INSTANT PUB...
Une nouvelle histoire débute sur cette page. Allez la découvrir.
https://www.facebook.com/profile.php?id=100092447737943
Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan
Murima 1
13
***IMELDA
Mes nuits sont agitĂ©es depuis lâannonce de cette nouvelle. Une autre femme porte lâenfant de mon homme. Et comme si cela ne suffisait pas elle vit Ă la maison. Ils nâont eu aucun respect pour moi. Tout le monde sâen fiche de moi dans cette famille. Ne pouvant supporter cette humiliation jâai quittĂ© la maison. Je vis Ă lâhĂŽtel depuis. Je nâai ni la force ni le courage de retourner chez mes parents. Sâils apprennent ça câest clair quâils vont me rabĂącher les oreilles avec des âon tâavait prĂ©venuââ, surtout venant de ma mĂšre. Je ne suis pas dâhumeur Ă supporter ça. Mon Dieu je ne vais donc jamais ĂȘtre heureuse ? Juste au moment oĂč je croyais sortir la tĂȘte de lâeau voici ce qui me tombe dessus. JusquâĂ quand encore vais-je souffrir dans ce mariage ?
Je vais ouvrir la porte Ă Murima. Si elle nâavait pas insistĂ© jusquâĂ mâen casser les tympans je ne lui aurais jamais dit oĂč je me trouvais. Travon, lui lâa devinĂ© tout seul. Ou du moins il a usĂ© de ses relations pour me retrouver.
â Je dis hein, câest comme ça tu vas faire ton mariage lĂ ? Mâattaque-t-elle en rentrant. Tu quittes la maison pour laisser une autre sâinstaller.
â Ce sont eux qui lâont laissĂ© sâinstaller Ă ma place. Pourquoi devrais-je donc y retourner ?
Elle me regarde avec tendresse.
â Viens lĂ !
Je mâĂ©tais promis ne plus pleurer mais quand elle me serre dans ses bras jâĂ©clate en sanglot.
â Ăa va, je suis lĂ .
â Jâai trĂšs mal maman. Elle porte lâenfant de mon mari.
â Les rĂ©sultats ne sont pas encore sortis.
Je quitte son étreinte.
â Il mâa dit quâil ne sâĂ©tait pas protĂ©gĂ©. Mon Dieu il lui a fait lâamour comme il mâen fait Ă moi. Câest douloureux.
â Ce nâest pas pareil. Avec toi il y a de lâamour, de la tendresse. Avec elle câĂ©tait juste une erreur.
On frappe Ă la porte. Câest elle qui va ouvrir. Je me nettoie rapidement le visage quand je vois Travon.
â Bon je vais vous laisser, dit Murima.
â Non reste sâil te plaĂźt, lui demandĂ©-je.
â Non vous devez...
â Tu peux rester ça ne me dĂ©range pas, lui dit Ă son tour Travon.
Elle referme la porte derriĂšre lui. Je croise les bras sur ma poitrine attendant ce quâil a Ă me dire.
â Comment vas-tu ?
â Va droit au but sâil te plaĂźt.
â Ok.
Il se passe la main dans les cheveux.
â Le rĂ©sultat du test est positif. Lâenfant est de moi.
â Câest bien. Toutes mes fĂ©licitations.
â Ma puce !
â Travon va-t-en sâil te plaĂźt.
â Ah câest comment ? Intervient Murima qui est arrĂȘtĂ© dans un coin de la chambre. Sile mulumi awu uvosse (Laisse ton mari parler).
Je mâassois sur le lit. Je fais vraiment un effort des plus surhumain pour ne pas pleurer devant lui.
â Je sais que câest difficile pour toi, ça lâest aussi pour moi. Câest pourquoi nous devons ĂȘtre ensemble. BĂ©bĂ© jâai besoin de toi. Cet enfant nous allons lâĂ©lever ensemble comme sâil Ă©tait le nĂŽtre. Je ne peux pas le renier parce quâil est mon sang mais je te promets de mettre une grande distance entre Debby et moi. Elle ne signifie rien pour moi. Câest toi ma femme, la femme que jâaime, la seule mĂšre de mes enfants parce que je sais que nous en aurons dâautres Ă nous.
â Ura mutsingul (Tu ne lui as rien dit) ? Demande Murima dans le dos de son fils.
Je baisse les yeux.
â UrĂ© mutsinguli (Tu ne lui dis pas) ?
â Que se passe-t-il ? Demande Travon.
Je demeure muette.
â Tu veux que je lui dise moi-mĂȘme ?
â Me dire quoi ?
â Je suis enceinte.
Les yeux hagards, son corps figĂ©, Travon me regarde, complĂštement sous le choc. Je baisse les yeux, ne pouvant plus mâempĂȘcher cette fois de pleurer.
â Câest ce que je voulais tâannoncer la nuit dans notre maison.
â Punaise ! Chuchote-t-il. BĂ©bĂ©... je... je ne sais...
â Laisse-moi sâil te plaĂźt. Jâai besoin de temps pour avaler tout ça.
Il nâinsiste pas. Dans le silence il part. Le regard de Murima pĂšse sur moi.
â Que vas-tu faire maintenant ?
â Je nâen sais rien. Mais je ne veux juste plus retourner dans cette maison.
â Tu vas donc laisser cette gamine te prendre ton mari ?
â Elle me lâa dĂ©jĂ prise. Il a couchĂ© avec elle et maintenant elle est enceinte. Mon mariage...
Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan
Murima 1
12
***MURIMA
J'Ă©coute d'une oreille distraite les anecdotes racontĂ©es par Clinton. Jâai du mal Ă me concentrer sur ce dĂźner qui a pourtant Ă©tĂ© bien organisĂ©. Je suis tellement inquiĂšte pour Alexandra. Je suis morte dâinquiĂ©tude de la savoir vivre dans ce quartier de dealer. Il faut qu'elle rentre pour que je puisse ĂȘtre tranquille. La savoir chez ce type me mortifie. Jâai peur qu'on nous appelle Ă nâimporte quel moment pour nous annoncer le pire. Je ne cesse de prier depuis hier que Dieu la garde et qu'elle nous revienne saine et sauve.
â Tu es prĂ©sente ?
â Hum ?
Je souffle.
â Je suis sincĂšrement dĂ©solĂ©e Clinton. Je gĂąche complĂštement cette soirĂ©e.
â Tu ne gĂąche absolument rien. Dis-moi, que tâarrive-t-il ?
â Câest Alexandra.
â WILLAR ?
â Oui. Elle a quittĂ© le domicile familial pour suivre son dealer de petit ami.
â Le mĂȘme que son pĂšre avait foutu en prison ? Il est sorti ?
â Oui. Faut croire qu'il est intouchable. Elle l'a suivi sans savoir dans quel merdier elle se mettait. Je suis morte dâinquiĂ©tude tu n'as pas idĂ©e. Et le pire câest que câest moi qui l'ai laissĂ© partir.
â Pourquoi ?
â Parce que je ne savais pas trop comment rĂ©agir, dis-je pour Ă©viter de trop en dire. Son pĂšre a pĂ©tĂ© un cĂąble, mâaccuse d'avoir guidĂ© sa fille Ă lâabattoir. Il m'a demandĂ© de quitter le domicile et que j'avais pour responsabilitĂ© de lui ramener sa fille saine et sauve sinon je finirai en prison.
â Il t'a dit ça ?
â Oui. Je dois donc trouver le moyen de garder un Ćil sur Alexandra et me trouver un toit demain. Jâai lâimpression que ma tĂȘte va exploser.
Je me tiens la tĂȘte entre les mains. Il faut que je trouve comment mâassurer que ma fille aille bien durant son sĂ©jour lĂ -bas. Je nâai pas suffisamment dâargent pour penser engager quelquâun. La seule chose que je vois câest que j'aille moi aussi habiter le quartier mais ça ne fera quâenvenimer les choses. Elle se sentira surveillĂ©e et Dieu seul sait ce quâelle fera.
â Je ne sais pas pourquoi mais jâai lâimpression quâil y a beaucoup de zones d'ombre dans ta vie, dit subitement Clinton. Je ne comprends vraiment pas ton affection pour les enfants WILLAR. Tu pleures pour Travon, tu aides William Ă rĂ©aliser ses rĂȘves et maintenant tu portes le poids de la sĂ©curitĂ© de Xandra. J'en viens Ă penser que tu es peut-ĂȘtre parentĂ©e Ă leur dĂ©funte mĂšre. Elle Ă©tait aussi Gabonaise je crois.
Je me redresse dans ma chaise.
â Je ne suis parentĂ©e Ă qui que ce soit. Je les affectionne juste câest tout.
â Ils sont oĂč tes enfants ?
â Jâai trop de souci en ce moment pour parler de ma vie privĂ©e.
â Je comprends. DĂ©solĂ© dâĂȘtre allĂ© sur ce terrain.
â Tu n'as pas Ă tâexcuser. Câest moi qui ne suis pas trop dâhumeur. Je gĂąche mĂȘme cette si belle soirĂ©e. Encore dĂ©solĂ©e.
â Tu ne gĂąche rien. Tant que tu es lĂ , ma soirĂ©e est belle.
â Tu es gentil.
Il rĂ©ussit Ă mâarracher un sourire.
â Bon voici ce que je propose, dit-il en sortant son portable de la poche de sa veste. Je vais engager un garde qui aura pour mission de veiller sur la sĂ©curitĂ© dâAlexandra. Il mâappellera ou tâappellera si tu veux pour te faire le point de ses journĂ©es Ă elle et aura aussi pour mission dâintervenir en cas de danger. Ăa te va ?
â Je ne peux pas te demander de faire une telle chose pour moi Clinton. Câest trop.
â ArrĂȘte avec ça. Tu fais partie de ma courte liste d'amis et câest un plaisir pour moi de redonner le sourire Ă une brave dame comme toi. Un instant.
Il communique un moment et cale un rendez-vous pour demain.
â VoilĂ , câest fait. J'aurai besoin dâinformation supplĂ©mentaire.
Je reste abasourdie par son geste.
â Je nâarrive pas Ă croire que tu fasses ça pour moi.
â Ne vas surtout pas tâimaginer que je le fais en Ă©change du sexe. Je le fais en toute amitiĂ©. Mais jâaccepte que tu me fasses des crĂȘpes en guise de remerciement.
J'éclate de rire.
â Câest ça, je te prĂ©fĂšre ainsi. Demain je t'aiderais avec ton appartement.
â Merci Clinton, le remerciĂ©-je la main posĂ©e sur la sienne. Ăa faisait une Ă©ternitĂ© que personne n'avait pris soin de moi de la sorte.
â Tu...
Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan
Murima 1
11
***PETRA
Il faut quâil me fasse lâamour. Il faut quâil Ă©teigne ce feu en moi. Je nâen peux plus de le voir dans cette maison, si sexy, si beau, sans pouvoir lâavoir dans mon lit. Je ne savais pas que jâallais ĂȘtre Ă ce point obnubilĂ© par ce jeune, qui plus est le fils de mon Ă©poux. Mais nâempĂȘche que je suis amoureuse de lui. Il nây a pas que le sexe qui mâintĂ©resse chez lui, mais tout. Je suis certes tombĂ©e amoureuse de lui par rapport au sexe puis les choses sont devenues plus intenses.
Nous nous sommes rencontrĂ©s dans un bar. Je savais qui il Ă©tait. Je connaissais de loin tous les enfants de lâhomme que je dĂ©sirais. Mais celui-ci ne sâintĂ©ressait pas Ă moi malgrĂ© tout ce que ses parents lui ont dit me concernant. Prenant de lâĂąge et perdant espoir dâĂȘtre un jour avec Derrick, je me suis lancĂ©e dans des aventures sans lendemain. Câest ainsi que je suis tombĂ©e sur William. Il Ă©tait Ă tomber ce soir-lĂ . Tellement que mon cĆur sâest emballĂ© Ă sa vue. Il a ce truc propre Ă lui qui ne laisse aucune femme indiffĂ©rente. Je me suis rapprochĂ©e de lui sans lui faire savoir que jâĂ©tais la prĂ©tendante Ă son pĂšre. Je voulais juste mâamuser le temps que Derrick se dĂ©cide Ă me donner une chance. Mais aprĂšs notre premiĂšre nuit, jâai remis ça. Je contactais Will chaque jour pour me faire hurler de plaisir comme jamais aucun homme auparavant ne lâavait fait. Nous nous rapprochions lorsque Derrick a fait surface dans ma vie. JâĂ©tais entre mon plaisir charnel et la fortune des WILLAR que jâai toujours guettĂ©e. Ătre la grande Dame WILLAR a toujours Ă©tĂ© mon rĂȘve. Jâai alors choisi Derrick en nourrissant lâespoir que Will accepte de continuer notre idylle. Malheureusement non. Cet imbĂ©cile se la joue intĂšgre. Mais il ne perd rien pour attendre. Je finirai par le ramener entre mes jambes.
Je regarde Derrick sortir de la salle de bain pour son dressing. Une fois quâil y entre, je saute du lit. Ma robe de chambre toujours sur le dos, je descends vers la chambre de Will. Je suis certaine quâil dort encore. Hier il est rentrĂ© trĂšs tard. Heureusement que son pĂšre Ă©tait dĂ©jĂ couchĂ© sinon nous aurions eu droit Ă une scĂšne de boxe. Jâentre prudemment dans sa chambre aprĂšs mâĂȘtre assurĂ©e de nâĂȘtre vue par personne. Il est allongĂ© sur le dos, Ă moitiĂ© nu. Je me pince la lĂšvre. Je fais tomber mon mini peignoir, puis ma robe. Je me retrouve au-dessus de lui Ă admirer son corps dâathlĂšte. Quand je retire le drap sur ses hanches, je libĂšre un gĂ©missement de satisfaction. Je mâhumecte les lĂšvres que je referme par la suite sur lâobjet de mes dĂ©sirs. Ces grognements ne se font pas attendre. Comme ça mâavait manquĂ©. Lâentendre grogner me pousse Ă y aller deux fois plus vite et plus loin.
â Oh je viens ! Dit-il les yeux toujours clos.
Vas-y bĂ©bĂ©, donne-moi de ce jus que jâaime tant. Il empoigne ma chevelure mais quand il ouvre les yeux et me voit, il sursaute.
â Fais chier PĂ©tra !
Il me projette sur le sol Ă mâen faire mal au poignet. Merde !
â Non mais tu as perdu la boule ou quoi PĂ©tra ? Faire ça ici ? Dans la maison de mon pĂšre ?
Il enfile avec rage un jogging.
â Que ce soit la derniĂšre fois que tu tâincruste dans ma chambre sinon je ne rĂ©pondrai de rien.
â William !
â Sors de cette chambre ou je fais un scandale.
Je meurs dâenvie de le gifler. Je ne supporte plus quâil fasse autant le difficile. Je ressors toute rageuse. Jâai toujours autant envie de faire lâamour avec lui. Je vais devoir me contenter de son pĂšre. Mais je finirai par le faire flancher. Sâil faille que je passe par des stratĂ©gies absurdes, je le ferais. Je dĂ©teste quâon me rĂ©siste. La seule rĂ©sistance que jâai acceptĂ©e câĂ©tait celle de Derrick parce que je savais quâĂ la fin jâaurai le gros lot. Mais la rĂ©sistance de ce gamin me met hors de moi. Je suis du genre Ă obtenir tout ce que je veux et lui, je lâaurais.
Je descends faire un tour en cuisine afin dâavoir un alibi au cas oĂč Derrick venait Ă me demander dâoĂč je revenais. Je passe par la salle Ă manger quand jâentends des chuchotements. Je reconnais la voix de Il me...
Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan
Merci pour les premiers donateurs qui se sont dĂ©jĂ signalĂ©s đđ nous continuerons de prendre les dons jusqu'en septembre. Il y a des numĂ©ros pour chaque pays. WhatsApp https://wa.me/2250596604163
UN NOIR EST EXPULSĂ DE SON PROPRE MAGASIN PAR UN GĂRANT RACISTE. IL REVIENT ENSUITE RENDRE JUSTICE
J'aime les histoires (YouTube)
N'ADOPTE PAS UN ENFANT NOIR AVANT DE REGARDER CETTE VIDĂO | IL A RUINĂ SA FORTUNE HISTOIRE VRAIE
J'aime les histoires (YouTube)
Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan
Il reste encore beaucoup de chapitres et de suspenses et d'Ă©motions Ă traverser dans le tome 1 de Murima đđđđ
L'intégralité de Murima 1 à disponible à 2500 fcfa (prix promo) en pdf (Bookfunnel) et tome 2 à 2500 fcfa.
WhatsApp : https://wa.me/22553517670
Sur Amazon :
đFRANCE :
https://www.amazon.fr/dp/B08J5MZ9QZ
đUSA :
https://www.amazon.com/dp/B08J5MZ9QZ
đCANADA :
https://www.amazon.ca/dp/B08J5MZ9QZ
đITALIE :
https://www.amazon.it/dp/B08J5MZ9QZ
đALLEMAGNE :
https://www.amazon.de/dp/B08J5MZ9QZ
đ ROYAUME UNI
https://www.amazon.co.uk/dp/B08J5MZ9QZ
