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Ma Patrie Mon Combat

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📈 Telegram kanali Ma Patrie Mon Combat analitikasi

Ma Patrie Mon Combat (@bircvmapatriemoncombat) Fransuz til segmentidagi kanali faol ishtirokchi. Hozirda hamjamiyat 10 331 obunachidan iborat bo'lib, Siyosat toifasida 4 944-o'rinni va Fransiya mintaqasida 3 745-o'rinni egallagan.

📊 Auditoriya ko‘rsatkichlari va dinamika

ĐœĐ”ĐČŃ–ĐŽĐŸĐŒĐŸ sanasidan buyon loyiha tez o‘sib, 10 331 obunachiga ega bo‘ldi.

10 Iyul, 2026 dagi oxirgi ma’lumotlarga ko‘ra kanal barqaror faollikka ega. Oxirgi 30 kunda obunachilar soni 903 ga, so‘nggi 24 soatda esa 35 ga o‘zgardi va umumiy qamrov yuqori darajada qolmoqda.

  • Tasdiqlash holati: Tasdiqlanmagan
  • Jalb etish (ER): Auditoriya o‘rtacha 19.65% darajada jalb etiladi. Nashrdan keyingi dastlabki 24 soatda kontent odatda umumiy obunachilar sonining 13.21% ini tashkil etuvchi reaksiyalarni to‘playdi.
  • Post qamrovi: Har bir post o‘rtacha 2 031 marta ko‘riladi; birinchi sutkada odatda 1 365 ta ko‘rish yig‘iladi.
  • Reaksiyalar va o‘zaro ta’sir: Auditoriya faol: har bir postga o‘rtacha 11 ta reaksiya keladi.
  • Tematik yo‘nalishlar: Kontent faso, burkina, ministre, prĂ©sident, dĂ©veloppement kabi asosiy mavzularga jamlangan.

📝 Tavsif va kontent siyosati

Kanal uchun tavsif kiritilmagan.

Yuqori yangilanish chastotasi (oxirgi ma’lumot 11 Iyul, 2026 da olingan) sababli kanal doimo dolzarb va katta qamrovli bo‘lib qoladi. Analitika auditoriya kontent bilan faol hamkorlik qilishini, uni Siyosat toifasidagi muhim ta’sir nuqtasiga aylantirishini ko‘rsatadi.

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Obunachilar
+3524 soatlar
+1787 kunlar
+90330 kunlar
Postlar arxiv
Quand Le capitaine IB fit une visite surprise dans l'autre cÎté pour galvaniser les éléments des unités GUMI. C'est comme cela qu'un chef de guerre livre un message à ses éléments. Rien que des paroles pleines de sens. Notons que GUMI fût et est toujours une des unités les plus redoutables qui ont réinstallés des villages aprÚs avoir neutralisés des milliers de tERRO. Nous leurs disons encore un infini Bravo et demandons que Dieu les protÚge !

Nous allons rendre Ă  l’AES sa grandeur passĂ©e L’Alliance des États du Sahel (AES) n’est pas seulement une union de circonstances, mais le symbole vivant d’une souverainetĂ© retrouvĂ©e, d’une dignitĂ© dĂ©fendue, et d’un avenir reconstruit par nous et pour nous. Nous allons rendre Ă  l’AES sa grandeur passĂ©e — celle des royaumes et empires d’Afrique de l’Ouest qui, bien avant les frontiĂšres coloniales, brillaient par leur courage, leur organisation, leur culture et leur indĂ©pendance. Ensemble, peuples du Sahel, nous Ă©crivons une nouvelle page d’histoire, enracinĂ©e dans nos valeurs, notre foi en la justice, et notre volontĂ© inĂ©branlable de prendre notre destin en main. Ce ne sera ni facile ni immĂ©diat. Mais dans chaque village, chaque camp, chaque cƓur libre, naĂźt la certitude que l’AES redeviendra un pĂŽle de force, de stabilitĂ© et de fiertĂ© pour les gĂ©nĂ©rations Ă  venir. L'heure est venue. Nous ne marchons pas vers l'inconnu, mais vers la mĂ©moire de notre propre grandeur.

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La preuve que les autoritĂ©s ne prenaient vraiment pas des mesures comme ils le disaient Ă  chaque drame. Le pire est que Jusqu'Ă  prĂ©sent ya d'autres prĂ©sidents africains qui croient Ă  cette mĂȘme France. Un jour

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Encore du matĂ©riel pour Faso MĂȘbo et pour nos combattants✊

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[#Burkina_Faso] Costumes jetĂ©s, dignitĂ© retrouvĂ©e : La tenue militaire, le Faso Dan Fani et le Koko Dunda, Ă©tendard de la RĂ©volution Progressiste Populaire Depuis l’avĂšnement de la RĂ©volution Progressiste Populaire conduite par le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, le Burkina Faso connaĂźt une transformation profonde, Ă  la fois dans ses orientations politiques et dans les symboles de sa gouvernance. Cette transformation s’incarne dĂšs le premier regard, Ă  travers les tenues portĂ©es par les plus hautes autoritĂ©s de l’État. Le PrĂ©sident du Faso, fidĂšle Ă  sa tenue militaire, incarne l’engagement total pour la dĂ©fense du peuple. À ses cĂŽtĂ©s, plusieurs ministres, notamment ceux chargĂ©s de la DĂ©fense, de l'Agriculture, de la SĂ©curitĂ© et de l’Action humanitaire, arborent Ă©galement la tenue militaire, signe d’une mobilisation permanente au service de la Nation. Pour les autres membres du gouvernement, le costume-cravate Ă  l'ancienne a Ă©tĂ© abandonnĂ©. Place dĂ©sormais au Faso Dan Fani et au Koko Dunda, tissus traditionnels emblĂ©matiques du savoir-faire burkinabĂš. FabriquĂ©s par des artisans locaux, ces vĂȘtements impriment une identitĂ© culturelle assumĂ©e, un patriotisme Ă©conomique revendiquĂ©, une volontĂ© politique de rupture avec les codes vestimentaires hĂ©ritĂ©s de l’Occident. Ce style vestimentaire n’est pas qu’un choix esthĂ©tique. Il est rĂ©solument porteur de sens. Il traduit la fin d’une Ă©poque marquĂ©e par le formalisme stĂ©rile, les privilĂšges Ă©litistes, la dĂ©connexion des Ă©lites politiques. Aujourd’hui, un nouveau modĂšle de gouvernance se construit, plus sobre, plus enracinĂ©, plus proche du peuple. Le tissu est devenu discours. Le Faso Dan Fani, longtemps relĂ©guĂ© aux cĂ©rĂ©monies folkloriques, devient l’uniforme du renouveau patriotique. Le Koko Dunda, autre fiertĂ© vestimentaire nationale, s’affiche comme un marqueur de souverainetĂ© culturelle. Ces tissus portĂ©s fiĂšrement par les ministres donnent une visibilitĂ© concrĂšte au projet rĂ©volutionnaire. Valoriser ce que nous sommes, produire ce que nous portons, assumer notre identitĂ©. Quant Ă  la tenue militaire, elle s’impose comme le symbole d’un État en rĂ©sistance, en pleine reconquĂȘte de sa souverainetĂ©. En la portant, le PrĂ©sident du Faso et les ministres concernĂ©s envoient un message clair. Le temps n’est pas Ă  la parade mais Ă  la lutte rĂ©elle. Ils rappellent par leur apparence mĂȘme que le pouvoir en place est lĂ  pour agir, protĂ©ger, bĂątir, et non pour briller dans les salons. À la diffĂ©rence des gouvernements dĂ©mocratiques, souvent enfermĂ©s dans les logiques Ă©lectoralistes, les dirigeants actuels prĂ©fĂšrent le terrain Ă  la tribune, l’action Ă  la communication, l’exemple Ă  la parole. Leur habillement est Ă  l’image de leur posture, dĂ©pouillĂ© de superficialitĂ©, chargĂ© de sens, profondĂ©ment alignĂ© avec les valeurs de la RĂ©volution. Ainsi, au Burkina Faso, le vĂȘtement devient symbole d’un projet politique. Il incarne une volontĂ©, celle de se libĂ©rer de la domination culturelle, de reconnecter le pouvoir au peuple, d’affirmer une identitĂ© nationale forte. Le Faso Dan Fani, le Koko Dunda et la tenue militaire ne couvrent pas seulement les corps. Ils enveloppent une vision, portent un idĂ©al, dessinent un avenir sĂ»r. La RĂ©volution burkinabĂš conduite par le Capitaine Ibrahim TRAORÉ redonne sens, cohĂ©rence et dignitĂ© Ă  l’action publique. Elle fait le choix de la vĂ©ritĂ© dans les actes, dans les mots et dans les symboles. Et ce choix s’exprime avec clartĂ© et courage jusque dans l’étoffe des dirigeants.

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J'espùre qu'il n'aura pas de problùme aprùs hein 😂😂😂

🔮 Aguelhoc: Les yeux reconnaissent les fardeaux qui pĂšsent lourd. Situation sous contrĂŽle, les amis de quelqu'un ont libĂ©rĂ© le passage, chape chape.

Du lourd en cours.... Vraiment IB est béni Confirmer le code
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Du lourd en cours.... Vraiment IB est béni Confirmer le code

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Les gens sont fort dĂšh !
Les gens sont fort dĂšh !

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URGENT Un rapport de Africom envoyé à la DGSE sur l'etat d'agonie du JNIM au sahel de 2022 à 2025. Ce rapport a ete intercept
URGENT Un rapport de Africom envoyé à la DGSE sur l'etat d'agonie du JNIM au sahel de 2022 à 2025. Ce rapport a ete intercepté par les renseignement de l'AES. Preuve que la DGSE est le plu nul de service secret occidental... IL est clairement stiuler que 2026 pourrai etre la fin du JNIM Lisez vous meme

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Le film intitulĂ© " Ibrahim Traore, the last african hero" en cour de rĂ©alisation par des acteurs ghanĂ©ens sera disponible au plus tard 19 AoĂ»t 2025. L'acteur principal avait dĂ©clarĂ© avoir refusĂ© 20.000 dollars pour arrĂȘter ce film. Dans le film, Alassane Dramane Ouattara est le bandit-chef et il sera exĂ©cutĂ© Ă  la fin.

Mais Thomas SANKARA n’en eut cure. DĂšs la fin de son discours, avant mĂȘme de regagner Ouagadougou, il commença le travail, ou plutĂŽt, le nettoyage. Hic et nunc, Ă  Bamako, il fit mettre aux arrĂȘts M. Mohamed DIAWARA, ancien Ministre du plan de FĂ©lix HOUPHOUET-BOIGNY, considĂ©rĂ© comme l’un des principaux artisans de ce qu’il Ă©tait convenu de qualifier de « miracle ivoirien ». Manu militari, il l’embarqua Ă  bord du vol prĂ©sidentiel retour et encombrĂ© de son prisonnier de luxe, il mit le cap sur Ouagadougou. Illico presto, Ă  Ouaga, M. DIAWARA comparut Ă  la barre du Tribunal Populaire de la RĂ©volution (TPR). Principal motif : dĂ©tournement de 6,5 Milliards de francs CFA du Fonds de solidaritĂ© de la CEAO (FOSIDEC). Au finish, Mohamed DIAWARA est reconnu coupable, condamnĂ© Ă  15 ans de prison ferme et dĂ©fĂ©rĂ© Ă  la Maison d’ArrĂȘt et de Correction de Ouagadougou (MACO). Un mois plus tard, deux de ses principaux complices dans ce scandale financier le plus retentissant des AnnĂ©es 80, iront le rejoindre en prison : le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la CEAO himself, Moussa NGOM et le Directeur du FOSIDEC, Moussa DIAKITE. Ainsi tonna dans le ciel de la CommunautĂ© Economique de l’Afrique de l’Ouest, le mĂ©morable COUP DE SANK DE BAMAKO. MĂȘme s’il n’y a pas de liens de causalitĂ© avĂ©rĂ©s entre ce COUP DE SANK de 1984 et le rĂ©cent COUP DE SANG des Ministres des Finances de l’AES, il est aisĂ© de constater la prĂ©sence de troublantes similitudes entre les deux faits : en octobre 1983, soit une annĂ©e avant la rencontre de Bamako, FĂ©lix HOUPHOUET-BOIGNY s’était opposĂ© Ă  la dĂ©signation de Thomas SANKARA Ă  la tĂȘte de la confĂ©rence des Chefs d’Etat de la CEAO. Cinquante ans plus tard, en juillet 2025, bis repetita : Alassane OUATTARA pose son vĂ©to Ă  la dĂ©signation du Burkina Ă  la prĂ©sidence du Conseil des ministres de l’UEMOA, apparemment, du fait de divergences de vues avec le PrĂ©sident du Faso. Certes, en 1983, Ibrahim TRAORE n’était pas encore au berceau, mais Alassane OUATTARA Ă©tait dĂ©jĂ  aux affaires. Et, en bon catĂ©chumĂšne moulĂ© Ă  la sainte Ă©cole des institutions financiĂšres occidentales, il a dĂ» suivre de son regard avisĂ© les diffĂ©rentes pĂ©ripĂ©ties du COUP DE SANK, qui ont conduit Ă  l’incarcĂ©ration de la bande des trois de la CEAO. Certes, rien ne prouve que l’UEMOA traĂźne des casseroles Ă  l’instar de son ancĂȘtre de CEAO. Mais rien ne dĂ©montre non plus que les siennes, s’il en existe, ne sont encore plus sales, voire innommables. Et, dans un contexte sous-rĂ©gional dynamitĂ© par le terrorisme, dans ce contexte oĂč au moins un des pays membre _ la CĂŽte-d’Ivoire en l’occurrence _ figure sur une cĂ©lĂšbre liste noire qui fait l’actualitĂ©, pour manque de transparence dans ses transactions financiĂšres et soupçons de financement du terrorisme, c’est peu d’affirmer que la derniĂšre hypothĂšse vaut son pesant de stocks de CFA susceptibles d’ĂȘtre orientĂ©s vers des destinations obscures. Sinon, pourquoi perdre son sang-froid Ă  l’idĂ©e d’une prĂ©sidence assumĂ©e par le Burkina ? Pourquoi vouloir prĂ©cipiter le dĂ©part des Etats de l’AES de l’union ? Quel crime y a-t-il pour des pays supposĂ©s indĂ©pendants, Ă  revendiquer leur souverainetĂ© monĂ©taire ? Face Ă  une telle absurditĂ©, l’on est tentĂ© de convenir avec la femme de Gauche française, Martine Aubry, qui, paraphrasant sa grand-mĂšre, soutenait en 2011 que « quand il y a un flou, il y a un loup ». En tout Ă©tat de cause, il semble y avoir anguille sous roche. Malheureusement, d’aucuns feignent d’ignorer que le mensonge est Ă  l’image de certains poissons des lagunes. Ils ont beau se dissimuler dans les profondeurs de l’eau, ils finissent toujours leurs courses dans les filets infranchissables de la vĂ©ritĂ©.

Comprendre la crise au sein de l’UEMOA. Lisez Yacouba Kouka TRAORE, Directeur de publication de Fadima Web TV (C’est long, mais faites un effort) CRISE A L’UEMOA DU COUP DE SANK AU COUP DE SANG La rencontre des ministres des finances des huit Etats membres de l’UEMOA, tenue le 11 juillet 2025 Ă  LomĂ©, s’est soldĂ©e par un coup d’éclat : les trois ministres des pays constituant l’Alliance des Etats du Sahel (AES) ont claquĂ© la porte de la rĂ©union pour dĂ©noncer le refus de la CĂŽte d’Ivoire, notamment, d’accorder la prĂ©sidence du conseil des ministres au Burkina qui la revendiquait fort lĂ©gitimement, conformĂ©ment aux clauses de l’article 11 des statuts de l’union. La plupart des analystes, pour justifier ce bras de fer entre Ouagadougou et Abidjan, allĂšguent la position du Burkina vis-Ă -vis de la France, ancienne puissance coloniale et toujours garante du Franc CFA, le Burkina conditionnant, prĂ©cisent-ils, sa prise de fonction Ă  la redĂ©finition des relations entre l’UEMOA et l’ancienne mĂ©tropole qui continue de jouer un rĂŽle clĂ© dans la convertibilitĂ© du CFA en Euro. Mais au delĂ  de ce qui pourrait s’assimiler Ă  des consĂ©quences des divergences de vues entre TRAORE et ses homologues de l’AES d’une part, OUATTARA, MACRON de mĂȘme que leurs affidĂ©s affichĂ©s et comparses non dĂ©clarĂ©s de l’autre, un prĂ©cĂ©dent coup d’éclat s’était dĂ©jĂ  produit dans la vie de cette union qui, en principe, devra cĂ©lĂ©brer ses cinquante annĂ©es d’existence le 17 avril 2027 : LE COUP DE SANK DE BAMAKO. Bamako, octobre 1984 : la capitale malienne accueille les Chefs d’Etat de la CommunautĂ© Economique de l’Afrique de l’Ouest (CEAO), ancĂȘtre de l’UEMOA, pour les travaux de leur dixiĂšme Rencontre au sommet. Le 29 octobre, au cours de la cĂ©rĂ©monie de clĂŽture du sommet, M. Moussa NGOM, alors SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de la CommunautĂ©, annonce Ă  la lecture du communiquĂ© final que la prĂ©sidence de la ConfĂ©rence des Chefs d’Etat est confiĂ©e au Capitaine Thomas SANKARA, PrĂ©sident du Conseil National de la RĂ©volution, PrĂ©sident du Faso, Chef de l’Etat. Cette annonce constitua la premiĂšre surprise de ce sommet car, un an auparavant, en octobre 1983, le PrĂ©sident de la CĂŽte-d’Ivoire, FĂ©lix HOUPHOUET-BOIGNY, avait opposĂ© son vĂ©to Ă  une telle dĂ©signation. Mais entre-temps, le ciel des relations entre Abidjan et Ouagadougou avait connu une lĂ©gĂšre embellie Ă  la faveur de laquelle le pĂšre de l’indĂ©pendance ivoirienne consentit Ă  effectuer une visite d’amitiĂ© et de travail auprĂšs de son jeune homologue du Burkina. Toutefois, cette relative accalmie n’était que la consĂ©quence Ă©phĂ©mĂšre d’une realpolitik temporairement partagĂ©e et le Sommet de Bamako dĂ©montra Ă  l’envie que les positions Ă©taient tranchĂ©es et que le PrĂ©sident du Faso demeurait droit dans ses rangers. En effet, une fois Ă  la tĂȘte de l’organisation sous-rĂ©gionale, Thomas SANKARA, sans attendre, porta son « opĂ©ration commando » au cƓur de l’institution et sa premiĂšre allocution en qualitĂ© de PrĂ©sident en exercice, celle de la clĂŽture des travaux, annonça les couleurs : il entendait, sous son mandat, « administrer une thĂ©rapie de choc au malade
 une chirurgie sans anesthĂ©sie qui, sans tuer le malade, tuera radicalement la maladie ». Il fit le serment de « mener une lutte intransigeante et sans compromission contre toutes les mauvaises herbes qui ont transformĂ© la CEAO en un navire sans commandement, livrĂ© aux caprices et aux humeurs d’une camarilla de tyrans profondĂ©ment convaincus de leur impunitĂ© ». La CEAO Ă©tait effectivement devenue une sorte de caverne d’Ali BABA. Des sommes faramineuses s’en Ă©taient volatilisĂ©es. Dans les rues des capitales sous-rĂ©gionales, ça se murmurait, mais au sommet des Etats, c’était silence et bouche cousue. Les prĂ©sumĂ©s auteurs Ă©taient des dĂ©linquants Ă  col blanc. Des personnalitĂ©s solidement adossĂ©es Ă  des personnalitĂ©s.

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