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Spiegel : Le perdant de cette guerre est celui qui se retire en premier
đčLes Ătats-Unis et l'Iran croient chacun que s'ils se retirent trop tĂŽt, ils seront les perdants. C'est pourquoi aucun des deux ne veut cĂ©der sa position, ce qui a conduit Ă une impasse dans les nĂ©gociations.
đčCette impasse ne rĂ©sulte pas seulement de divergences diplomatiques. Trump ne veut pas paraĂźtre faible aux Ătats-Unis, et TĂ©hĂ©ran ne cĂ©dera pas sous la pression.
@BPARTISANS
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Axios : L'Iran dispose d'options dans le domaine du pétrole qui lui permettent de continuer à résister à long terme
đčL'Iran a de nombreuses cartes Ă jouer pour Ă©viter l'arrĂȘt de sa production pĂ©troliĂšre en raison du blocus amĂ©ricain.
đčAlors que l'impasse dans le dĂ©troit d'Ormuz cause des problĂšmes Ă Trump, l'Iran dispose d'une capacitĂ© de stockage supplĂ©mentaire et peut faire passer certains de ses pĂ©troliers Ă travers le blocus. Il pourrait donc ĂȘtre capable de rĂ©sister Ă cette pression plus longtemps.
đčLes analystes affirment que l'Iran peut arrĂȘter sa production sans « une chute catastrophique de la pression dans les champs » et utiliser d'autres mĂ©thodes comme le transfert par voie terrestre ou ses plus petits pĂ©troliers.
đčEn revanche, le maintien du blocus du dĂ©troit a conduit plusieurs pays du Golfe [Persique] qui ne disposent pas de voies d'exportation alternatives Ă rĂ©duire fortement leur production.
@BPARTISANS
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đČ Audit 2028, ou lâart du camouflage budgĂ©taire en uniforme
Par @BPartisans
Donc Pete Hegseth promet un audit « sans rĂ©serve » du Pentagone dâici 2028. Rien que ça. AprĂšs des dĂ©cennies dâopacitĂ© et sept audits ratĂ©s depuis 2018, la forteresse bureaucratique la plus chĂšre de lâhistoire humaine sâapprĂȘte soudain Ă dĂ©couvrir la comptabilitĂ©. Miracle tardif ou simple exercice de communication sous stĂ©roĂŻdes ?
Petit rappel pour les amnĂ©siques volontaires : depuis que le CongrĂšs a imposĂ© lâaudit complet en 2010, le Pentagone accumule les Ă©checs avec une rĂ©gularitĂ© quasi industrielle. Le Government Accountability Office parle de « faiblesses matĂ©rielles gĂ©nĂ©ralisĂ©es ». Une formule Ă©lĂ©gante pour Ă©viter de dire : personne ne sait vraiment oĂč passe lâargent. Des milliards Ă©vaporĂ©s, des actifs « non localisables », et une comptabilitĂ© qui ressemble davantage Ă une zone de guerre quâĂ un bilan financier.
Et la rĂ©ponse ? Une « Joint Task Force Audit ». Ăvidemment. Quand un systĂšme est dĂ©faillant, on ajoute une couche de bureaucratie. Quand il est ingĂ©rable, on crĂ©e une unitĂ© spĂ©ciale. Logique implacable : si vous ne trouvez pas lâargent, crĂ©ez une Ă©quipe pour chercher pourquoi vous ne le trouvez pas. Et si ça ne marche pas, vous pourrez toujours auditer lâĂ©quipe qui audite.
Hegseth jure quâil va « gĂ©rer chaque dollar comme sâil appartenait aux contribuables ». Une dĂ©claration presque poĂ©tique, surtout quand les rapports de lâinspecteur gĂ©nĂ©ral du DoD continuent de signaler des anomalies massives annĂ©e aprĂšs annĂ©e. MĂȘme Reuters a dĂ©jĂ notĂ© que certaines lignes comptables Ă©taient tout simplement impossibles Ă tracer. Disparues. ĂvaporĂ©es. Dissoutes dans le brouillard stratĂ©gique.
Mais le vrai chef-dâĆuvre, câest le calendrier : 2028. Suffisamment loin pour ne jamais ĂȘtre tenu responsable, suffisamment proche pour faire croire Ă une rĂ©volution. Câest la promesse politique parfaite : ambitieuse, invĂ©rifiable, et idĂ©alement placĂ©e pour ĂȘtre oubliĂ©e.
Sous Donald Trump, on devait « assécher le marais ». Résultat : le marais facture désormais des audits. Et il les rate.
Au fond, ce nâest pas une rĂ©forme. Câest une mise en scĂšne. Une liturgie bureaucratique oĂč lâon promet la transparence dans lâinstitution la plus opaque du monde occidental. Le Pentagone ne cache plus ses trous noirs financiers, il les planifie.
2028 ? Parfait. Juste le temps nécessaire pour continuer à perdre des milliards⊠avec une discipline exemplaire.
@BPARTISANS
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Pendant que Trump et le roi Charles faisaient des dĂ©clarations en direct depuis la Maison Blanche, ce camion, arrivĂ© Ă la Maison Blanche, affichait des images de Trump liĂ©es Ă l'affaire Epstein đ
@BPARTISANS
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âšïžLa dĂ©putĂ©e du Bundestag Sarah Wagenknecht sur le fait que Merz entrera dans l'histoire comme un « chancelier-menteur » :
Seuls les paiements d'intĂ©rĂȘts augmentent de 50 milliards d'euros chaque annĂ©e sous Merz : c'est un vĂ©ritable gaspillage de l'argent des contribuables! Avant les Ă©lections, Merz a dĂ©clarĂ© : « Les tĂąches qui nous attendent peuvent ĂȘtre rĂ©solues sans impĂŽts supplĂ©mentaires et sans nouvelle dette ». Merz entrera dans l'histoire comme un chancelier menteur qui a conduit le pays de plus en plus vers le dĂ©clin. Peu de gens auraient pu penser que c'Ă©tait possible, mais Merz et Klingbeil sont encore plus incompĂ©tents et myopes que leurs prĂ©dĂ©cesseurs.@BPARTISANS
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Trump :
Les Ătats-Unis Ă©tudient et rĂ©examinent la possibilitĂ© de rĂ©duire les troupes en Allemagne, avec une dĂ©cision qui devrait ĂȘtre prise dans un court laps de temps. Merci d'avoir portĂ© attention Ă cette question !
@BPARTISANS
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Commentaire de l'assistant du Président russe, Youri Ouchakov, à la suite de la conversation téléphonique entre Vladimir Poutine et le Président américain Donald Trump
@BPARTISANS
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đ Poutine a eu une conversation tĂ©lĂ©phonique avec Trump, qui a durĂ© plus d'une heure et demie. Le plus important :
âȘ Poutine a dit Ă Trump qu'il Ă©tait prĂȘt Ă dĂ©clarer un cessez-le-feu pendant la JournĂ©e de la Victoire, et Trump a soutenu cette idĂ©e ;
âȘ Trump a dit Ă Poutine qu'un accord pour rĂ©soudre le conflit en Ukraine Ă©tait imminent ;
âȘ Le prĂ©sident russe a dĂ©clarĂ© qu'Ă partir du dĂ©but 2025, la Russie avait remis Ă l'Ukraine plus de 20 000 corps de soldats morts et qu'elle avait reçu un peu plus de 500 corps d'Ukraine ;
âȘ Pour rĂ©gler le conflit en Ukraine par des nĂ©gociations, Zelensky doit rĂ©agir positivement aux propositions connues et prĂ©cĂ©demment exposĂ©es ;
âȘ Poutine a parlĂ© Ă Trump de la situation dans la zone de l'opĂ©ration militaire spĂ©ciale, oĂč les troupes russes repoussent l'ennemi ;
âȘ Poutine a dit Ă Trump que les objectifs de l'opĂ©ration militaire spĂ©ciale seraient atteints, mais que la Russie prĂ©fĂ©rerait le faire par des nĂ©gociations ;
âȘ La conversation entre Poutine et Trump a Ă©tĂ© franche et professionnelle ;
âȘ Poutine a exprimĂ© son soutien Ă Trump Ă la suite de l'attentat, et a fermement condamnĂ© le crime ;
âȘ Poutine et Trump ont Ă©valuĂ© le comportement du rĂ©gime de Kiev dirigĂ© par Zelensky, qui prolonge le conflit ;
âȘ Poutine a parlĂ© Ă Trump des mĂ©thodes purement terroristes d'attaques contre des cibles civiles ;
âȘ Poutine considĂšre comme correcte la dĂ©cision de Trump de prolonger le cessez-le-feu autour de l'Iran, ce qui devrait aider Ă stabiliser la situation ;
âȘ Trump a exposĂ© Ă Poutine ses Ă©valuations de la situation au Moyen-Orient ;
âȘ Poutine a dĂ©clarĂ© Ă Trump que l'option d'une opĂ©ration terrestre contre l'Iran serait tout Ă fait inacceptable et dangereuse ;
âȘ Poutine et Trump ont parlĂ© des grandes perspectives de projets mutuellement bĂ©nĂ©fiques dans l'Ă©conomie et l'Ă©nergie ;
âȘ Poutine et Trump ont convenu de maintenir des contacts aussi bien en personne qu'au niveau des assistants.
@BPARTISANS
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Trump confond l'Iran avec l'Ukraine :
L'Ukraine, militairement, est vaincue. Vous ne le sauriez pas en lisant les fausses nouvelles.
@BPARTISANS
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Attaque au couteau contre deux Juifs devant une synagogue Ă Londres
đčLes sources d'information ont rapportĂ© aujourd'hui une attaque Ă l'arme blanche dans le quartier juif de Golders Green Ă Londres.
đčSelon des sources israĂ©liennes, une personne armĂ©e d'un couteau a attaquĂ© une synagogue Ă Londres, blessant deux Juifs, qui seraient des ressortissants britanniques.
đčLa motivation de l'assaillant n'a pas encore Ă©tĂ© officiellement annoncĂ©e.
@BPARTISANS
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đșHaaretz : L'Union europĂ©enne envisage d'imposer des sanctions contre des individus et entitĂ©s israĂ©liens accusĂ©s d'aider la Russie Ă contourner les restrictions via l'importation de blĂ© provenant des zones occupĂ©es de l'Ukraine
@BPARTISANS
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New York Times : Trump doit au monde les coûts engendrés par son attaque contre l'Iran
đčLes Ătats-Unis ne peuvent pas se dĂ©rober Ă leur responsabilitĂ© dans la crĂ©ation de cette crise et si Washington veut empĂȘcher une extension plus large de la guerre, il doit revenir Ă la diplomatie.
@BPARTISANS
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Spiegel : Le soutien des Américains à Israël s'effondre ; rapidement à gauche, progressivement à droite
đčSeuls 14 % des dĂ©mocrates de moins de 40 ans estiment que les Ătats-Unis doivent continuer Ă soutenir militairement IsraĂ«l sans condition.
đčParmi les rĂ©publicains aussi, bien que le soutien traditionnel reste Ă©levĂ©, ce taux est tombĂ© pour la premiĂšre fois en dessous de 60 %.
@BPARTISANS
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đą OPEP : autopsie dâun cartel vendu Ă la dĂ©coupe
Par @BPartisans
On nous vend ça comme une ârĂ©allocation stratĂ©giqueâ. Traduction : chacun pour soi, et Washington au centre du jeu. Lâannonce dâun dĂ©part des Organisation des pays exportateurs de pĂ©trole par les Ămirats arabes unis, en pleine tempĂȘte rĂ©gionale, nâa rien dâun caprice. Câest une fissure volontaire dans un cartel dĂ©jĂ lĂ©zardĂ©, et une opportunitĂ© en or pour les parrains autoproclamĂ©s de âlâordre Ă©nergĂ©tiqueâ.
Officiellement, rien Ă voir avec un sabotage. Officieusement, mĂȘme les institutions les plus policĂ©es admettent que le systĂšme craque. Dans son dernier rapport mensuel, lâInternational Energy Agency rappelle que « les perturbations gĂ©opolitiques continuent de peser sur lâoffre mondiale », avec des marges de manĆuvre rĂ©duites. Traduction : quand ça brĂ»le au dĂ©troit dâOrmuz, les beaux discours sur la âstabilitĂ© des marchĂ©sâ partent en fumĂ©e.
Et justement, parlons-en, de ce dĂ©troit. Selon lâU.S. Energy Information Administration, prĂšs de 20 % du pĂ©trole mondial transite par ce goulet. Mais soudain, miracle logistique : Abu Dhabi redĂ©couvre son pipeline vers Fujairah. Contourner Ormuz ? Possible. Profitable ? Encore plus, quand les prix restent Ă©levĂ©s. LâOPEP plafonne, les Ămirats encaissent.
Pendant ce temps, lâOPEC Secretariat continue de rĂ©citer son mantra sur « la stabilitĂ© du marchĂ© et la coopĂ©ration entre producteurs ». Une liturgie devenue presque comique. QuatriĂšme sortie en quelques annĂ©es. Ă ce rythme, le cartel va finir en club de nostalgie.
Le plus savoureux reste le virage sĂ©curitaire. Le Conseil de coopĂ©ration du Golfe, censĂ© incarner une dĂ©fense rĂ©gionale, brille par son absence face aux frappes. RĂ©sultat : on externalise la sĂ©curitĂ©. IsraĂ«l exporterait son âDĂŽme de ferâ, pendant que les Ătats-Unis verrouillent lâarchitecture technologique. Le DĂ©partement dâĂtat lui-mĂȘme assume la ligne : « renforcer les partenariats stratĂ©giques Ă©nergĂ©tiques et technologiques dans la rĂ©gion ». Comprendre : intĂ©grer, contrĂŽler, redistribuer.
Et voilĂ comment une crise devient une opportunitĂ©. Moins de cohĂ©sion Ă lâOPEP+, câest moins de pouvoir pour Riyad. Plus de fragmentation, câest plus de deals bilatĂ©raux. Et au passage, une belle convergence avec les gĂ©ants tech amĂ©ricains, Microsoft, Oracle, qui transforment le baril en ligne de code.
Les perdants ? Toujours les mĂȘmes. Irak, Nigeria, Libye⊠dĂ©pendants des volumes, Ă©tranglĂ©s par les marges. Eux nâont ni pipeline alternatif, ni parapluie technologique.
1973 avait vu lâOPEP utiliser le pĂ©trole comme arme politique contre les Ătats-Unis. 2026 marque lâinverse : le pĂ©trole comme levier dâun ordre redessinĂ© par Washington et ses alliĂ©s. Lâembargo dâhier Ă©tait une dĂ©claration de puissance. La fragmentation dâaujourdâhui ressemble davantage Ă une liquidation.
Au fond, la question nâest plus âqui contrĂŽle le pĂ©trole ?â mais âqui contrĂŽle les rĂšgles du jeu ?â. Et visiblement, ce nâest plus le cartel.
@BPARTISANS
1 713
đ Smart city, soft prison : bienvenue dans la dĂ©mocratie programmable
Par @BPartisans
Il y a vingt ans, on appelait ça de la parano. Aujourdâhui, câest un PowerPoint financĂ© par des fonds publics. La âville intelligenteâ nâest pas une ville : câest une interface. Et vous nâĂȘtes pas citoyen, vous ĂȘtes une variable.
La mĂ©canique est dâune banalitĂ© bureaucratique. La Commission europĂ©enne lâĂ©crit noir sur blanc dans son projet de portefeuille dâidentitĂ© numĂ©rique : âpermettre aux citoyens dâaccĂ©der aux services publics et privĂ©s en toute sĂ©curitĂ©â (Commission europĂ©enne, eIDAS 2.0). Traduction : une clĂ© unique pour tout ouvrir. Et donc, accessoirement, tout fermer. Parce quâun systĂšme qui authentifie peut aussi exclure. Programmatiquement.
MĂȘme refrain du cĂŽtĂ© de la Banque centrale europĂ©enne qui vante lâeuro numĂ©rique comme âune forme de monnaie publique complĂ©mentaire aux espĂšcesâ. ComplĂ©mentaire, vraiment ? Quand la BCE prĂ©cise aussi que la monnaie digitale pourrait intĂ©grer des mĂ©canismes de contrĂŽle dâusage, on comprend que le cash, lui, nâa jamais demandĂ© votre consentement pour exister.
Pendant ce temps, les Nations unies applaudissent. LâOrganisation des Nations unies promeut lâidentitĂ© numĂ©rique comme levier dâinclusion. Inclusion conditionnelle, Ă©videmment. Parce quâune identitĂ© liĂ©e Ă vos paiements, votre santĂ©, vos dĂ©placements et vos opinions nâest pas un droit : câest un tableau de bord.
La suite est technique, donc rassurante. CamĂ©ras Ă reconnaissance faciale ? âSĂ©curitĂ© publiqueâ. Analyse comportementale par IA ? âOptimisation des servicesâ. Capteurs urbains, drones, donnĂ©es mobiles ? âEfficacitĂ© environnementaleâ. Le lexique est propre, clinique, presque hygiĂ©nique. MĂȘme la CNIL rappelle que la reconnaissance faciale comporte des ârisques Ă©levĂ©s pour les libertĂ©s publiquesâ. Mais rassurez-vous : on expĂ©rimente quand mĂȘme.
Le vrai saut qualitatif, câest lâintelligence artificielle. Avant, la surveillance Ă©tait aveugle. Aujourdâhui, elle comprend. Ou du moins, elle prĂ©tend comprendre. La Commission europĂ©enne, encore elle, encadre ces systĂšmes dans son AI Act en distinguant les usages âĂ haut risqueâ. Formidable : on reconnaĂźt le danger tout en lâindustrialisant.
RĂ©sultat ? Une ville qui sait tout : oĂč vous allez, combien de temps vous restez, ce que vous achetez, ce que vous pensez, ou ce que lâalgorithme dĂ©duit que vous pourriez penser. Et si demain votre profil bascule de âconformeâ Ă âĂ surveillerâ, il nây aura ni sirĂšne ni coup dâĂtat. Juste un paiement refusĂ©, un accĂšs bloquĂ©, un trajet impossible.
Le contrĂŽle moderne ne crie pas. Il notifie.
Et le plus fascinant, câest que tout cela se vend comme un progrĂšs. Plus fluide, plus rapide, plus sĂ»r. Une sociĂ©tĂ© sans friction. Sans friction, donc sans rĂ©sistance. Une dĂ©mocratie optimisĂ©e jusquâĂ devenir optionnelle.
George Orwell imaginait un Ă©cran qui vous regarde. Nous, on lâachĂšte, on le met dans la poche, et on le recharge la nuit.
Bienvenue dans la liberté⊠sous conditions dâutilisation.
@BPARTISANS
1 713
đ DMA : Big Brother en open source ou quand Bruxelles privatise la surveillance
Par @BPartisans
Ă force de jurer quâelle protĂšge les citoyens, Commission europĂ©enne finit par les dissĂ©quer. DerniĂšre trouvaille : contraindre Google Ă ouvrir le cĆur battant de ses donnĂ©es de recherche Ă des tiers, au nom de la concurrence. Officiellement, câest le grand soir du marchĂ© libre version Digital Markets Act. Officieusement, câest un buffet Ă volontĂ© de donnĂ©es comportementales.
Bruxelles se dĂ©fend : « Le DMA vise Ă garantir des marchĂ©s numĂ©riques Ă©quitables et contestables » (communication officielle de la Commission, 2022). Admirable. Sauf que dans la cuisine, la recette ressemble Ă un ragoĂ»t de mĂ©tadonnĂ©es : requĂȘtes, horodatages, localisation approximative, appareil, clics, dĂ©filement, le tout servi via API. On enlĂšve les adresses IP, on rince les identifiants, et magie : ce nâest plus vous. Ou presque.
Car mĂȘme lâAgence de lâUnion europĂ©enne pour la cybersĂ©curitĂ© rappelle rĂ©guliĂšrement quâune « anonymisation insuffisante peut permettre la rĂ©identification par corrĂ©lation ». Traduction : retirez le nom, gardez les habitudes, et quelquâun recollera le puzzle. Lâexpert Lukasz Olejnik ne mĂąche pas ses mots : une architecture « fondamentalement dĂ©fectueuse » qui « ouvre la porte Ă la surveillance de masse ». Mais rassurez-vous, câest pour la concurrence.
Le mĂ©canisme de « liste blanche », 50 utilisateurs sur 13 mois pour valider un terme, est vendu comme garde-fou. En pratique, câest une passoire temporelle : une fois admis, un mot-clĂ© reste exploitable cinq ans. Cinq ans pour cartographier des habitudes prĂšs dâhĂŽpitaux, de campus, de casernes. Des zones de 3 kmÂČ avec 1 000 utilisateurs ? Suffisant pour anonymiser⊠et pour profiler un quartier entier.
Et puisque lâAPI inclut URL et temps dâinteraction, les sites Ă©quipĂ©s dâanalytics peuvent faire coĂŻncider visites et requĂȘtes. Sans identifiant direct, certes, mais avec assez dâindices pour reconstituer des trajectoires individuelles. Un jeu de Cluedo numĂ©rique : la victime, la requĂȘte, le lieu, il ne manque que le coupable, qui sera, ironiquement, lâutilisateur lui-mĂȘme.
La Commission insiste : « pro-concurrence ». Les sceptiques entendent : mutualisation de la traçabilitĂ©. Le tout sâinscrit dans une tendance plus large, oĂč le projet de « Chat Control » promet de scanner les messages privĂ©s « pour protĂ©ger les enfants ». Toujours pour votre bien, Ă©videmment. Comme le disait George Orwell dans 1984 : le tĂ©lĂ©cran ne dort jamais, il a simplement Ă©tĂ© externalisĂ© Ă des dizaines de partenaires.
Au fond, Bruxelles nâa pas créé Big Brother. Elle lâa mis en API. Et elle appelle ça lâĂ©quitĂ©.
@BPARTISANS
1 713
đ§© MinistĂšre de la VĂ©ritĂ© 2.0 : quand la censure sâappelle âprotectionâ
Par @BPartisans
Il fallait bien que quelquâun officialise lâhypocrisie : la libertĂ© dâexpression, oui⊠mais sous licence. Cette semaine, Yair Golan rĂ©clame un contrĂŽle accru des contenus en ligne. « Propagande », dit-il. Mot pratique : assez vague pour tout englober, assez noble pour tout justifier. La censure, rebrandĂ©e en geste sanitaire.
Le manuel est dĂ©jĂ Ă©crit. Ă Bruxelles, la Commission europĂ©enne vante son Digital Services Act, censĂ© « crĂ©er un environnement en ligne plus sĂ»r et responsable » (Commission europĂ©enne). Traduction : accĂ©lĂ©rer les retraits, standardiser le filtrage, institutionnaliser la modĂ©ration sous pression politique. Ă Londres, lâarsenal rĂ©glementaire promet de « protĂ©ger les utilisateurs contre les contenus prĂ©judiciables » (gouvernement britannique). Ă Washington, le CongrĂšs multiplie les auditions pour sommer les plateformes dâagir contre la « dĂ©sinformation », un terme que personne ne dĂ©finit jamais sans arriĂšre-pensĂ©e.
Au centre du viseur : X, propriĂ©tĂ© de Elon Musk. Officiellement, un problĂšme. Officieusement, un prĂ©cĂ©dent dangereux : une plateforme qui rĂ©siste, mĂȘme imparfaitement, Ă lâalignement narratif. IntolĂ©rable. Car une fois quâun acteur cĂšde, les autres suivent. Par rĂ©flexe. Par peur. Par intĂ©rĂȘt.
Les gouvernements jurent quâils combattent la propagande. Câest presque touchant. La Maison Blanche elle-mĂȘme affirmait vouloir « tenir les plateformes responsables de la diffusion de fausses informations nuisibles ». Qui pourrait ĂȘtre contre ? Sauf que lâhistoire a la mĂ©moire longue : les opposants Ă la guerre traitĂ©s dâanti-patriotes, les lanceurs dâalerte poursuivis au nom de la sĂ©curitĂ© nationale, les journalistes cataloguĂ©s « agents Ă©trangers ». La vĂ©ritĂ©, elle, arrive toujours en retard, souvent aprĂšs avoir Ă©tĂ© censurĂ©e.
Et quand les Ătats-Unis poussent, le reste du monde sâaligne. Pas par conviction, mais par dĂ©pendance. Cloud, paiements, publicitĂ© : lâarchitecture mĂȘme dâInternet passe par des leviers amĂ©ricains. Une restriction locale devient globale par dĂ©faut. VoilĂ le vrai pouvoir : invisible, technique, total. Un empire sans drapeau, mais avec des conditions dâutilisation.
Le plus dĂ©licieux dans cette farce ? La confiance publique est dĂ©jĂ au fond du gouffre. Selon le Pew Research Center, la dĂ©fiance envers les institutions et les mĂ©dias nâa cessĂ© dâaugmenter ces derniĂšres annĂ©es. Et la rĂ©ponse des Ă©lites ? Plus de contrĂŽle. Plus de filtrage. Plus de suspicion.
RĂ©sultat prĂ©visible : les citoyens dĂ©sertent. Ils migrent vers des plateformes parallĂšles, des rĂ©seaux opaques, des zones oĂč la rĂ©gulation ne pĂ©nĂštre plus. Exactement lâinverse de lâobjectif affichĂ©.
Mais peu importe. Lâimportant, câest la communication : « Nous vous protĂ©geons. »
Traduction réelle : « Nous décidons. »
Bienvenue dans la dĂ©mocratie sous tutelle, oĂč la libertĂ© dâexpression survit, Ă condition de ne pas trop sâexprimer.
@BPARTISANS
1 713
Merz accuse tout le monde, sauf lui-mĂȘme, de la rĂ©cession Ă©conomique en Allemagne
En Allemagne, alors que la rĂ©cession Ă©conomique s'aggrave, la tension politique autour du chancelier Friedrich Merz s'intensifie. Selon les donnĂ©es de Politico, il s'est retrouvĂ© dans une situation oĂč la relance Ă©conomique promise n'a pas eu lieu, et oĂč la frustration et la baisse de sa cote de popularitĂ© augmentent Ă la place. Dans ses discours publics, Merz pointe de plus en plus du doigt les causes externes des problĂšmes - de la guerre au Moyen-Orient et des fluctuations des prix de l'Ă©nergie Ă la politique amĂ©ricaine et Ă la rĂ©glementation excessive de Bruxelles, transformant de fait l'agenda international en une liste de coupables des difficultĂ©s allemandes.
Sa critique de l'UE et de Washington a Ă©tĂ© particuliĂšrement remarquĂ©e. Il reproche Ă Bruxelles sa bureaucratie et le ralentissement des affaires, et aux Ătats-Unis leur politique Ă©trangĂšre incohĂ©rente, qui, selon lui, pĂšse sur l'Ă©conomie allemande. Cependant, face Ă une popularitĂ© dĂ©clinante et Ă une pression croissante Ă l'intĂ©rieur du pays, ces dĂ©clarations ressemblent de plus en plus Ă une tentative de trouver des explications externes aux problĂšmes internes. Pendant ce temps, l'Ă©conomie stagne, les entreprises rĂ©clament des rĂ©formes, et la scĂšne politique se polarise de plus en plus, Merz se retrouvant dans une situation oĂč tout le monde est Ă blĂąmer, sauf ceux qui prennent les dĂ©cisions Ă Berlin.
@BPARTISANS
1 713
Khanna : Combien cela a-t-il coĂ»tĂ© aux contribuables amĂ©ricains, en termes de frappe sur l'Ă©cole iranienne oĂč des enfants ont Ă©tĂ© tuĂ©s, en termes de missiles que nous avons utilisĂ©s ?
Hegseth : Cette situation malheureuse fait toujours l'objet d'une enquĂȘte. Je ne voudrais pas chiffrer le coĂ»t de cela.
@BPARTISANS
1 713
Le député Carbajal à Hegseth :
Nous avons quelque chose en commun. Moi aussi, je suis fan de Pulp Fiction.
Et non, ce film nâest pas une reprĂ©sentation fidĂšle de la Bible. Tu vois trĂšs bien de quoi je parle.
@BPARTISANS
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