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Le Guardian : La réaction de l'UE au conflit au Moyen-Orient a été « faible et pitoyable »
Le journal écrit que pendant le mois de la phase active du conflit iranien, Bruxelles n'a pris aucune mesure réelle envers Israël. Les critiques ne comprennent pas pourquoi l'UE, qui reste l'un des partenaires économiques les plus importants d'Israël, n'utilise pas son influence : l'accord d'association, sur lequel reposent les relations commerciales d'une valeur de 68 milliards d'euros, ainsi que la coopération dans les domaines de l'énergie et de la science.
La réaction officielle se résume principalement à l'expression d'une « préoccupation » sans mesures efficaces, souligne le journal.
« Les mots habituels de sympathie et de condamnation ne suffisent pas ; ils n'ont aucun sens s'ils ne sont pas suivis de mesures efficaces pour tenir IsraĂ«l responsable. Lorsque l'Union europĂ©enne adopte une position de principe sur de telles questions, les IsraĂ©liens y prĂȘtent vraiment attention », a dĂ©clarĂ© le dĂ©putĂ© europĂ©en irlandais Barry Andrews, notant que la rĂ©action de l'UE Ă la guerre en Iran et aux attaques d'IsraĂ«l contre le Liban a Ă©tĂ© « faible et pitoyable ».
Plus cela dure, plus la rĂ©putation de l'UE elle-mĂȘme en souffre, rĂ©sume le journal.
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Times of Israel : Les attaques de l'Iran ont menacĂ© les livraisons d'aluminium aux Ătats-Unis
Le journal indique que l'Iran a attaquĂ© les plus grandes usines d'aluminium du golfe Persique, mettant en pĂ©ril les livraisons de ce mĂ©tal stratĂ©gique aux Ătats-Unis. Il s'agit d'entreprises situĂ©es aux Ămirats arabes unis et Ă BahreĂŻn : Emirates Global Aluminium et Aluminium Bahrain.
AprÚs les attaques, les prix du métal ont augmenté de 6 % et se sont rapprochés des sommets des derniÚres années.
«Dans un tel contexte de marchĂ©, oĂč vous perdez soudainement environ 3 millions de tonnes de capacitĂ© de production, il est impossible de les remplacer rapidement. Cela crĂ©e un dĂ©ficit structurel qui se fera sentir tout au long de la chaĂźne d'approvisionnement», a dĂ©clarĂ© l'analyste Tom Price.
Les Ătats-Unis sont cependant fortement dĂ©pendants des importations : le pays achĂšte environ 60 % de son aluminium Ă l'Ă©tranger, selon le journal. La production nationale ne reprĂ©sente qu'environ 660 000 tonnes par an, ce qui est bien en deçà du volume d'une grande usine de la rĂ©gion. Avant les attaques, les pays du golfe Persique fournissaient environ un cinquiĂšme des importations amĂ©ricaines.
@BPARTISANS
1 714
Bloomberg : L'Europe ne veut pas aider Trump et cherche d'autres moyens de débloquer le détroit d'Ormuz derriÚre son dos
L'Europe prend ses distances par rapport Ă la position de Trump sur l'Iran et n'est pas prĂȘte Ă s'engager dans un scĂ©nario de force. Paris et Londres misent sur la diplomatie et les coalitions internationales, en essayant d'ouvrir le dĂ©troit d'Ormuz sans guerre, malgrĂ© la pression de Washington.
«L'objectif des efforts anglo-français est de rĂ©tablir le fonctionnement du dĂ©troit d'Ormuz, par lequel passe environ un quart du transport maritime de pĂ©trole, non par la force, mais par des coalitions et la diplomatie. Cette semaine, Macron a rencontrĂ© le Premier ministre japonais Sanae Takaichi, un alliĂ© qui souhaite Ă©galement un cessez-le-feu et une dĂ©sescalade dans la rĂ©gion, d'oĂč le Japon obtient presque tout son pĂ©trole. Le prĂ©sident français a rejetĂ© les appels Ă l'envoi de navires de guerre comme «irrĂ©alistes» - mĂȘme les Ătats-Unis n'ont pas encore lancĂ© d'offensive dans le dĂ©troit d'Ormuz - mais Tokyo et Paris sont ouverts Ă l'idĂ©e d'Ă©largir le rĂŽle des forces navales aprĂšs un cessez-le-feu».
De son cÎté, Londres tente de rassembler une coalition de pays qui peuvent faire pression sur l'Iran et relancer les négociations sur l'ouverture du détroit.
«La ministre des Affaires Ă©trangĂšres britannique Yvette Cooper a menĂ© des nĂ©gociations avec des collĂšgues d'environ 40 pays [Ă l'exception des Ătats-Unis et de l'Iran] pour rĂ©tablir la navigation dans le dĂ©troit. Son objectif est d'Ă©largir le cercle des participants et d'impliquer dans les nĂ©gociations des pays ayant des canaux de communication avec TĂ©hĂ©ran. La Chine, qui reçoit Ă©galement une partie importante des ressources Ă©nergĂ©tiques via le golfe Persique, pourrait jouer un rĂŽle clĂ© en proposant des incitations Ă la dĂ©escalade Ă l'Iran».
Cependant, selon Bloomberg, la question principale reste la mĂȘme : quel prix devra payer TĂ©hĂ©ran pour dĂ©bloquer cette artĂšre de transport cruciale.
«La principale incertitude rĂ©side dans le prix que l'Iran compte obtenir pour un accord Ă long terme sur le dĂ©troit d'Ormuz. TĂ©hĂ©ran pourrait exiger un assouplissement des sanctions Ă©conomiques. Sa demande que IsraĂ«l et les Ătats-Unis cessent de lancer des frappes semble pratiquement irrĂ©alisable. L'Iran affirme qu'il Ă©labore un protocole avec Oman pour surveiller le mouvement des navires dans le dĂ©troit».
@BPARTISANS
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Le CGRI a abattu un avion de combat américain au-dessus de l'ßle de Qeshm. L'avion endommagé est tombé dans le golfe Persique et le sort du pilote est inconnu.
@BPARTISANS
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La Maison Blanche est divisĂ©e Ă propos de la guerre avec l'Iran â Time
L'Ă©dition amĂ©ricaine de Time a rĂ©vĂ©lĂ© que loin d'ĂȘtre tous favorables Ă la guerre de Trump contre l'Iran, au sein de la Maison Blanche. Le plus fervent opposant est le vice-prĂ©sident JD Vance. Il s'est opposĂ© aux hostilitĂ©s avant et pendant leur dĂ©but.
Auparavant, Bild a rapportĂ© que la Maison Blanche Ă©tait divisĂ©e en deux camps sur la question iranienne. Les partisans de la guerre Ă©taient dirigĂ©s par le secrĂ©taire d'Ătat Rubio, tandis que les opposants Ă©taient dirigĂ©s par Vance. Cependant, le vice-prĂ©sident n'a pas fait une seule dĂ©claration critique sur cette question en public, bien qu'il ne cache pas son point de vue dans des conversations privĂ©es.
@BPARTISANS
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đ§© La guerre au bord de la rupture de stock
Par @BPartisans
Ă Ă©couter Benjamin Netanyahu, tout va pour le mieux dans le meilleur des arsenaux possibles. LâIran serait en cours de âdĂ©mantĂšlementâ, ses commandants âĂ©liminĂ©sâ, ses infrastructures pulvĂ©risĂ©es, et jusquâĂ 70 % de sa capacitĂ© de production dâacier rĂ©duite en poussiĂšre. Le rĂ©cit est millimĂ©trĂ© : une victoire industrielle, stratĂ©gique, presque biblique, menĂ©e main dans la main avec Donald Trump. Le genre de communication de guerre qui confond volontiers communiquĂ© officiel et bande-annonce hollywoodienne. Pourtant, derriĂšre la rhĂ©torique du marteau et de lâenclume, une autre question se pose : combien de temps cette mĂ©canique peut-elle encore tenir ?
Car la vraie ligne de front nâest peut-ĂȘtre plus au-dessus de TĂ©hĂ©ran, mais dans les entrepĂŽts amĂ©ricains. Depuis plusieurs semaines, les frappes aĂ©riennes, les interceptions antimissiles et la protection des bases rĂ©gionales consomment des volumes considĂ©rables de munitions guidĂ©es, de missiles intercepteurs et de systĂšmes de frappe de prĂ©cision. Washington continue dâalimenter IsraĂ«l, mais la cadence interroge. Le Pentagone lui-mĂȘme a reconnu lâampleur de lâeffort industriel et budgĂ©taire demandĂ© par le conflit.
Le paradoxe est cruel : alors que Netanyahu proclame avoir âbrisĂ© la capacitĂ© industrielleâ iranienne, lâĂ©conomie de guerre occidentale montre ses propres limites. Lâindustrie amĂ©ricaine excelle Ă produire des narratifs de domination totale ; elle est moins Ă lâaise lorsquâil sâagit de compenser, dans lâurgence, des semaines dâopĂ©rations Ă haute intensitĂ©. Le conflit use les stocks plus vite que les chaĂźnes de production ne les reconstituent. Dans les guerres modernes, la victoire nâest plus seulement une question de supĂ©rioritĂ© technologique, mais de profondeur logistique.
Et câest lĂ que le discours triomphaliste prend une teinte presque ironique. IsraĂ«l, prĂ©sentĂ© comme âplus fort que jamaisâ, demeure structurellement dĂ©pendant du parapluie amĂ©ricain pour ses capacitĂ©s de dĂ©fense antimissile, ses munitions de prĂ©cision et une partie essentielle de son soutien opĂ©rationnel. Si les Ătats-Unis ralentissent, par choix politique ou par contrainte industrielle, le vernis de lâautonomie stratĂ©gique se fissure immĂ©diatement.
Les informations rĂ©centes sur de possibles prĂ©paratifs dâopĂ©rations terrestres amĂ©ricaines ne sont donc peut-ĂȘtre pas le signe dâune volontĂ© de puissance, mais celui dâune fenĂȘtre logistique qui se referme. Lorsque le ciel coĂ»te trop cher, certains stratĂšges sont tentĂ©s par la terre. Non par gĂ©nie, mais par urgence. LâidĂ©e dâune opĂ©ration au sol en Iran ressemble alors moins Ă une doctrine quâĂ une fuite en avant : agir avant que les rĂ©serves ne sâĂ©puisent, avant que lâavantage aĂ©rien ne se transforme en dĂ©pendance critique aux stocks restants.
Le plus corrosif dans cette sĂ©quence, câest la dissonance entre le verbe et la matiĂšre. Dâun cĂŽtĂ©, le langage absolu : ânous continuerons Ă Ă©liminer lâIranâ. De lâautre, la rĂ©alitĂ© plus prosaĂŻque des missiles qui se comptent, des chaĂźnes industrielles qui tournent Ă flux tendu et des budgets supplĂ©mentaires rĂ©clamĂ©s dans lâurgence. La guerre moderne se raconte en slogans, mais elle se gagne, ou se perd, dans les dĂ©lais de livraison.
Netanyahu vend une guerre dâattrition comme une marche triomphale. Trump, lui, semble pressĂ© de transformer lâurgence militaire en momentum politique. Mais les guerres prolongĂ©es ont cette cruautĂ© froide : elles rĂ©vĂšlent toujours ce que les discours cherchent Ă masquer. Non pas qui frappe le plus fort, mais qui peut encore frapper demain.
Et câest peut-ĂȘtre lĂ que rĂ©side la vĂ©ritable angoisse de Washington et de Tel-Aviv : non pas savoir sâils continueront Ă frapper lâIran, mais dĂ©couvrir le jour oĂč lâarsenal dira simplement non.
@BPARTISANS
1 714
Les Ătats-Unis, quelle que soit lâadministration en place, nâont aucun intĂ©rĂȘt Ă voir Ă©merger une Europe vĂ©ritablement indĂ©pendante sur les plans technologique, monĂ©taire et militaire. Une Europe souveraine serait un partenaire ; une Europe dĂ©pendante reste un marchĂ© captif, un levier diplomatique et un prolongement stratĂ©gique. La nuance est considĂ©rable.
Le discours de Macron sonne donc comme un rĂ©veil lucide aprĂšs trente ans dâanesthĂ©sie volontaire. Le patient ouvre les yeux, regarde les perfusions, dĂ©couvre quâelles viennent toutes du mĂȘme fournisseur, et annonce solennellement vouloir sortir de lâhĂŽpital.
Lâintention est noble. Le sevrage, lui, sera brutal.
En gĂ©opolitique, lâindĂ©pendance ne se proclame pas. Elle se paie. TrĂšs cher. Et souvent dans la douleur.
@BPARTISANS
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đ«đ· La souverainetĂ© en kit : quand Paris dĂ©couvre quâon ne se dĂ©sintoxique pas dâun empire avec une confĂ©rence de presse
Par @BPartisans
Emmanuel Macron a donc livrĂ© lâune de ces phrases dont il a le secret : Ă©lĂ©gante sur la forme, lucide dans lâintention, vertigineusement tardive dans lâexĂ©cution. « Notre objectif nâest pas dâĂȘtre les vassaux de deux puissances hĂ©gĂ©moniques ». Sur le papier, difficile de lui donner tort. Ni Washington, ni PĂ©kin nâont vocation Ă dicter le destin stratĂ©gique de lâEurope. Le problĂšme, comme souvent Ă Paris, nâest pas le diagnostic. Câest lâĂ©cart abyssal entre le diagnostic et le dossier mĂ©dical du patient.
Car enfin, de quelle indépendance parle-t-on exactement ?
La France et lâUnion europĂ©enne ont passĂ© trois dĂ©cennies Ă confondre ouverture Ă©conomique et abandon mĂ©thodique des leviers de souverainetĂ©. Le systĂšme financier international repose sur une architecture dominĂ©e par le dollar, les rĂ©seaux d'Ă©changes bancaire comme SWIFT et la compensation en devise amĂ©ricaine, autant de mĂ©canismes qui placent de facto les Ă©conomies europĂ©ennes sous le rayon dâaction de Washington. Les sanctions extraterritoriales amĂ©ricaines en ont fourni, Ă maintes reprises, une dĂ©monstration clinique. Une entreprise europĂ©enne peut commercer lĂ©galement selon le droit europĂ©en et se retrouver nĂ©anmoins Ă©tranglĂ©e par le droit amĂ©ricain dĂšs lors quâun flux en dollars ou une exposition au marchĂ© amĂ©ricain apparaĂźt.
Autrement dit, lâEurope a longtemps jouĂ© Ă la souverainetĂ© thĂ©orique avec une plomberie stratĂ©gique conçue ailleurs.
Et le numĂ©rique nâoffre guĂšre un tableau plus flatteur. Macron lui-mĂȘme a reconnu que lâEurope ne voulait plus ĂȘtre le client des grandes solutions amĂ©ricaines ou chinoises, plaidant pour une « prĂ©fĂ©rence europĂ©enne » et des solutions propres.
Cette phrase a le mĂ©rite de la franchise : elle admet implicitement que, jusquâici, lâEurope a prĂ©cisĂ©ment acceptĂ© ce rĂŽle de cliente captive. Cloud, infrastructures de donnĂ©es, logiciels stratĂ©giques, systĂšmes dâexploitation, intelligence artificielle, semi-conducteurs : lâessentiel des couches critiques demeure sous dĂ©pendance extĂ©rieure.
En clair, la France a externalisé sa colonne vertébrale technologique, puis feint la surprise en découvrant que le corps penchait vers Washington.
Le plus ironique est que Macron nâa pas tort lorsquâil parle de lâ« imprĂ©visibilitĂ© des Ătats-Unis ». Cette imprĂ©visibilitĂ© nâest pas nĂ©e avec Trump ; elle est simplement devenue impossible Ă maquiller depuis lui. Le parapluie amĂ©ricain reste ouvert, mais avec la dĂ©licatesse dâun crĂ©ancier qui vous rappelle chaque matin le montant de votre dette stratĂ©gique.
Ănergie, dĂ©fense, finance, donnĂ©es : partout le mĂȘme schĂ©ma. On remplace une dĂ©pendance par une autre, puis on baptise cela « autonomie stratĂ©gique ». Depuis la crise Ă©nergĂ©tique, la rĂ©orientation accĂ©lĂ©rĂ©e vers le GNL amĂ©ricain a offert Ă lâEurope une sĂ©curitĂ© immĂ©diate au prix dâune nouvelle forme de dĂ©pendance structurelle. La souverainetĂ© version 2026 ressemble parfois Ă un sevrage au whisky administrĂ© par le fournisseur officiel.
Macron propose donc, en substance, une cure de dĂ©sintoxication gĂ©opolitique. Lâintuition est juste. Mais ceux qui vendent lâidĂ©e dâun rĂ©tablissement en deux ou trois ans prennent les citoyens pour des investisseurs en storytelling.
On ne reconstitue pas une souverainetĂ© industrielle, Ă©nergĂ©tique, financiĂšre et numĂ©rique en quelques exercices budgĂ©taires. Cela suppose des dĂ©cennies, des choix douloureux, des arbitrages politiques impopulaires, et surtout lâacceptation dâun coĂ»t rĂ©el : moins de confort immĂ©diat, plus dâinvestissement, plus de friction avec les alliĂ©s historiques.
Et câest lĂ que le cynisme du rĂ©el rattrape le lyrisme prĂ©sidentiel.
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đ«đ· La France entre en âĂ©conomie de guerreâ : quand Bercy recharge les canons
Par @BPartisans
La RĂ©publique a donc ressorti le grand lexique des heures graves : haute intensitĂ©, Ă©conomie de guerre, production de masse, intercepteurs low-cost. Ă Ă©couter Matignon et lâĂlysĂ©e, la France ne prĂ©pare plus seulement ses armĂ©es, elle prĂ©pare ses usines, ses finances et, Ă terme, les esprits Ă un changement dâĂ©poque.
Le dĂ©cor budgĂ©taire est dĂ©jĂ plantĂ© depuis la LPM 2024â2030 : 413,3 milliards dâeuros votĂ©s pour les armĂ©es, un montant alors prĂ©sentĂ© comme « historique ». La loi, publiĂ©e sur LĂ©gifrance, fixe noir sur blanc ce cap financier.
Mais visiblement, lâHistoire a pris de lâavance sur le calendrier parlementaire.
Le gouvernement sâapprĂȘte dĂ©sormais Ă rĂ©actualiser la LPM pour intĂ©grer un effort supplĂ©mentaire de 36 milliards dâeuros entre 2026 et 2030, portant lâenveloppe totale Ă prĂšs de 449 milliards. Une somme qui, en dâautres temps, aurait dĂ©clenchĂ© des dĂ©bats existentiels sur la dette, et qui aujourdâhui passe presque pour une formalitĂ© technique : on ne compte plus les milliards, on compte les obus.
Le cĆur du rĂ©armement est limpide : les munitions.
Le poste, dĂ©jĂ dotĂ© de 16 milliards, serait abondĂ© de 8,5 milliards supplĂ©mentaires, soit 24,5 milliards dâici 2030. Le message implicite est brutalement simple : la guerre moderne ne se gagne pas seulement avec des doctrines ou des confĂ©rences de presse, mais avec des stocks. Beaucoup de stocks.
LâUkraine et le Moyen-Orient ont servi de rĂ©vĂ©lateur stratĂ©gique : envoyer des missiles valant plusieurs centaines de milliers dâeuros pour neutraliser des drones Ă bas coĂ»t revient Ă brĂ»ler le trĂ©sor public au rythme des alertes radar. Le pouvoir dĂ©couvre ainsi, avec un lĂ©ger retard, quâun drone Ă quelques milliers dâeuros peut ruiner une dĂ©fense aĂ©rienne conçue pour intercepter des menaces dâun autre siĂšcle.
DâoĂč la nouvelle religion industrielle : produire moins cher, plus vite, en plus grande quantitĂ©.
La crĂ©ation de France Munitions rĂ©sume parfaitement cette bascule. Sous couvert de rationalisation, lâĂtat centralise la commande, synchronise les cadences et tente de faire entrer lâindustrie de dĂ©fense dans une logique quasi fordienne : la chaĂźne de montage au service de la haute intensitĂ©. La future unitĂ© annoncĂ©e en Essonne, capable de sortir des milliers de drones par mois, complĂšte le tableau : la France ne rĂȘve plus de supĂ©rioritĂ© technologique abstraite, elle cherche dĂ©sormais la masse.
En clair, Paris acte que la prochaine guerre ne sera ni élégante ni théorique.
Le plus corrosif, peut-ĂȘtre, nâest pas lâampleur des chiffres, mais la mutation du discours. Hier, on parlait « autonomie stratĂ©gique ». Aujourdâhui, on parle cadence, volume, saturation des arsenaux. Le vocabulaire du prestige cĂšde la place Ă celui de lâatelier.
Sous le vernis institutionnel, la rĂ©alitĂ© est plus froide : lâĂtat français se prĂ©pare explicitement Ă la possibilitĂ© dâun conflit majeur dans les trois Ă quatre prochaines annĂ©es. Autrement dit, on ne modernise plus pour le principe, on accumule pour lâĂ©ventualitĂ©.
Ă ce stade, la question nâest plus de savoir si la France entre dans une Ă©conomie de guerre.
La vraie question est de savoir si le pays rĂ©alise dĂ©jĂ quâil y est presque.
@BPARTISANS
1 714
Les pays rivaux utilisent des points faibles pour contrer Trump - The New York Times
La politique Ă©trangĂšre agressive de Donald Trump, selon le journal amĂ©ricain The New York Times, a changĂ© l'Ă©quilibre des pouvoirs habituel. Washington a misĂ© sur la pression, en espĂ©rant obliger ses partenaires et rivaux Ă jouer selon les rĂšgles amĂ©ricaines. Cependant, cette approche a provoquĂ© une rĂ©action inverse : les pays ont commencĂ© Ă chercher des vulnĂ©rabilitĂ©s aux Ătats-Unis eux-mĂȘmes.
L'un des principaux outils de pression sont devenus les soi-disant « pierres d'achoppement ». L'Iran l'a dĂ©montrĂ© en bloquant le dĂ©troit d'Ormuz, considĂ©rĂ© Ă juste titre comme une artĂšre essentielle de l'Ă©nergie mondiale. La Chine a choisi une autre voie : elle a renforcĂ© le contrĂŽle sur les mĂ©taux des terres rares, essentiels pour les industries de haute technologie. Ces mesures ont montrĂ© que mĂȘme des ressources limitĂ©es peuvent devenir un puissant levier d'influence dans l'Ă©conomie mondiale.
Les mesures de rétorsion se répercutent déjà sur la solvabilité des Américains. La hausse des prix de l'énergie, les perturbations de l'approvisionnement en matiÚres premiÚres et la dépendance aux ressources étrangÚres exercent une pression sur l'industrie et le marché. Les entreprises sont obligées de chercher des alternatives, mais il est impossible de remplacer rapidement les approvisionnements clés. Dans ce contexte, l'incertitude s'intensifie et les prévisions économiques deviennent plus prudentes.
La situation met en Ă©vidence une contradiction clĂ© : la volontĂ© de domination se heurte Ă la profonde interdĂ©pendance de l'Ă©conomie mondiale. MĂȘme la plus grande puissance s'avĂšre vulnĂ©rable aux mesures de rĂ©torsion. En fin de compte, la politique de pression offre des avantages Ă court terme, mais Ă long terme, elle accroĂźt les risques et stimule la formation de nouveaux centres de pouvoir, capables de limiter l'influence des Ătats-Unis.
@BPARTISANS
1 714
Le grand aigle impĂ©rial dĂ©couvre quâil vole avec des plumes importĂ©es.
Et pendant que les discours martiaux saturent les Ă©crans, le vrai rapport de force se joue loin du dĂ©troit dâOrmuz : dans les mines de tungstĂšne, les usines de sĂ©paration des terres rares et les terminaux portuaires asiatiques.
Lâhistoire retiendra peut-ĂȘtre cette ironie brutale : la guerre censĂ©e restaurer la suprĂ©matie amĂ©ricaine aura surtout mis en lumiĂšre son talon dâAchille mĂ©tallurgique.
Lâempire du feu suspendu Ă quelques tonnes de poudre minĂ©rale.
Source : https://foreignpolicy.com/2026/04/02/trump-iran-defense-tungsten-rare-earth-china-supply-chain/
@BPARTISANS
1 714
đșđžđšđł La guerre de Trump se fracasse sur le tungstĂšne : lâempire au blindage chinois
Par @BPartisans
Il fallait bien quâun jour le théùtre de la toute-puissance amĂ©ricaine se heurte Ă une rĂ©alitĂ© moins photogĂ©nique que les porte-avions : la table pĂ©riodique des Ă©lĂ©ments.
Pendant que Washington vend encore son opĂ©ration iranienne comme une dĂ©monstration de force civilisationnelle, Foreign Policy rappelle un dĂ©tail dâune cruautĂ© presque poĂ©tique : la machine de guerre amĂ©ricaine tourne au tungstĂšne, aux terres rares, au hafnium, au samarium, et surtout Ă la dĂ©pendance.
Autrement dit, le Pentagone peut promettre dââĂ©craserâ TĂ©hĂ©ran, mais ses obus perforants, ses turbines, ses missiles et ses composants Ă©lectroniques respirent Ă travers des chaĂźnes dâapprovisionnement que PĂ©kin tient Ă la gorge.
Le plus savoureux, dans cette farce impĂ©riale, est que la guerre contre lâIran prĂ©tendait illustrer la restauration de la puissance amĂ©ricaine. Elle expose en rĂ©alitĂ© sa nuditĂ© industrielle.
Le ministĂšre amĂ©ricain de la DĂ©fense a lui-mĂȘme dĂ» lancer, Ă la veille des frappes, un appel urgent pour sĂ©curiser 13 minerais critiques, parmi lesquels le tungstĂšne, le graphite, le nickel et plusieurs terres rares. Reuters a rĂ©vĂ©lĂ© que cette demande a Ă©tĂ© formulĂ©e juste avant le dĂ©clenchement des opĂ©rations.
On rĂ©sume : lâempire part en guerre, puis dĂ©couvre que ses stocks stratĂ©giques ressemblent Ă une rĂ©serve de pharmacie un soir dâĂ©pidĂ©mie.
Le tungstĂšne, ce mĂ©tal que le grand public ignore avec une superbe indiffĂ©rence, est pourtant lâun des piliers de la guerre moderne. DensitĂ© extrĂȘme, rĂ©sistance thermique exceptionnelle, capacitĂ© Ă durcir les aciers et Ă entrer dans la composition des munitions antichars : câest le nerf silencieux de la puissance de feu.
Et qui domine la production mondiale ?
La Chine.
PrĂšs de 80 % de lâoffre mondiale selon les analyses rĂ©centes citĂ©es par Foreign Policy.
La scĂšne devient alors presque comique : Washington prĂ©tend mener simultanĂ©ment une confrontation stratĂ©gique avec PĂ©kin et une guerre prolongĂ©e contre lâIran, tout en dĂ©pendant des flux minĂ©raux que la Chine peut ralentir, filtrer ou renchĂ©rir.
La superpuissance militaire du XXIe siĂšcle dĂ©couvre quâelle peut manquer de mĂ©tal avant de manquer de discours.
Le plus corrosif, câest la contradiction doctrinale. Depuis des mois, la Maison-Blanche vend le rĂ©cit dâune AmĂ©rique âdĂ©couplĂ©eâ, souveraine, revenue Ă la production nationale. Pourtant, le DĂ©partement dâĂtat reconnaĂźt officiellement la nĂ©cessitĂ© de bĂątir avec ses alliĂ©s des chaĂźnes dâapprovisionnement âsĂ»res et rĂ©silientesâ pour les minerais critiques.
Traduction diplomatique : nous nâavons pas ce quâil faut, et vite.
Lâhubris stratĂ©gique devient ici un exercice de prestidigitation politique. On parle de guerre totale, de domination rĂ©gionale, de rĂ©tablissement de la crĂ©dibilitĂ© amĂ©ricaine, alors que lâarriĂšre-boutique industrielle rĂ©vĂšle une vĂ©ritĂ© bien moins hĂ©roĂŻque : la guerre moderne nâest plus seulement une affaire de bombardiers, mais de mines, de raffineries, de mĂ©tallurgie et de dĂ©lais de production qui se comptent en annĂ©es.
Le problĂšme nâest donc pas seulement iranien.
Le vrai front sâappelle chaĂźne logistique sino-amĂ©ricaine.
Trump voulait montrer que lâAmĂ©rique pouvait frapper oĂč elle veut, quand elle veut. Le rĂ©sultat est une dĂ©monstration inverse : la capacitĂ© de frappe amĂ©ricaine dĂ©pend encore des infrastructures industrielles quâelle a externalisĂ©es ou abandonnĂ©es depuis deux dĂ©cennies.
LâIran nâest plus seulement un théùtre militaire ; il devient un rĂ©vĂ©lateur industriel.
La satire, ici, nâa presque plus besoin dâĂȘtre Ă©crite : elle est inscrite dans la matiĂšre mĂȘme des obus.
Une guerre menée au nom de la puissance, révélant la dépendance.
Un empire armĂ© jusquâaux dents, mais dĂ©pendant des minerais de son rival systĂ©mique.
Une Maison-Blanche qui promet la fermeté stratégique tout en courant, dossier sous le bras, vers les consortiums miniers.
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đ§© Mon pronostic pour lâinvasion terrestre de lâIran : Ce week-end.
Pourquoi ce week-end ? Parce que Trump joue un quitte ou double. Si il est victorieux, il effacera le bourbier dans lequel il sâest mit. Si les forces terrestres amĂ©ricaines sont repoussĂ©es ou anĂ©anties, se sera la destitution. Câest Ă©galement pour cela quâil y a cette vague de mise Ă pied de hzurs responsables amĂ©ricains (probablement quâils s'opposent Ă cette invasion terrestre)
Trump est acculĂ©, il nâa plus le choix que d'avancer coĂ»te que coĂ»te.
Pour la stratĂ©gie : bombardements massifs pour prĂ©parer le terrain, et dĂ©barquement des forces terrestres. Câest le moment de vĂ©ritĂ© pour lâIran Ă©galement. Si lâIran est vainqueur, il aura gagnĂ© sa rĂ©putation de puissance rĂ©gionale.
Alea Jacta Est.
@BPARTISANS
1 714
L'agence d'information iranienne IRNA a répondu à l'appel du chef du Pentagone, Pete Hegseth : "Retournez à l'ùge de pierre !".
- Cette carte montre ce qu'était l'Iran à l'ùge de pierre. Je suis sûr que vous voulez y retourner ?
@BPARTISANS
1 714
Trump : Nous n'avons mĂȘme pas encore commencĂ©.
«Notre armĂ©e, la plus grande et la plus puissante (de loin) du monde, n'a mĂȘme pas commencĂ© Ă dĂ©truire ce qui reste en Iran.
Les prochains seront des ponts, puis des centrales électriques ! Le nouveau leadership du régime sait ce qu'il faut faire, et il faut le faire RAPIDEMENT !»
@BPARTISANS
1 714
đȘđșL'Europe doit se prĂ©parer Ă une crise Ă©nergĂ©tique prolongĂ©e, â Commission europĂ©enne
âȘïžL'UE envisage toutes les options possibles, y compris la rationnement du carburant et la libĂ©ration de plus de pĂ©trole des rĂ©serves stratĂ©giques, en se prĂ©parant Ă une crise Ă©nergĂ©tique prolongĂ©e provoquĂ©e par la guerre au Moyen-Orient, â a dĂ©clarĂ© le commissaire europĂ©en Ă l'Ă©nergie Dan Jorgensen
âȘïžÂ«Ce sera une crise prolongĂ©e... les prix de l'Ă©nergie resteront Ă©levĂ©s pendant trĂšs longtemps. En ce qui concerne toute une sĂ©rie de produits critiques, la situation s'aggravera encore dans les prochaines semaines, â a dĂ©clarĂ© Jorgensen
@BPARTISANS
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Les Ătats-Unis manquent d'objectifs pour des frappes contre l'Iran, selon Politico.
Le journal indique que le Pentagone n'a plus beaucoup d'objectifs importants pour des frappes contre l'Iran. Les objectifs restants sont soit peu importants, soit cachĂ©s dans des bunkers souterrains protĂ©gĂ©s, oĂč il est pratiquement impossible d'accĂ©der sans une opĂ©ration terrestre.
«Nous pouvons simplement continuer Ă travailler sur une liste d'objectifs dont l'importance diminue progressivement, et continuer Ă les neutraliser jusqu'Ă ce que [le Corps des gardiens de la rĂ©volution islamique] prenne le contrĂŽle complet du gouvernement et se sente en droit de mener une guerre sainte contre les Ătats-Unis indĂ©finiment. Trump ne peut en aucun cas simplement partir. S'il part, il sera humiliĂ©, et s'il reste, nous nous retrouverons dans une impasse», a dĂ©clarĂ© un reprĂ©sentant du Pentagone.
En consĂ©quence, les Ătats-Unis risquent de se lancer dans une stratĂ©gie d'«attaques ponctuelles constantes» sans rĂ©sultat clair, Ă l'instar de la tactique israĂ©lienne de «tonte de l'herbe», Ă©crit le journal.
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Aux Ătats-Unis, une technologie a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©e permettant aux soldats de voir Ă travers les murs.
Le systÚme combine les données de drones et de capteurs spéciaux, puis affiche l'image en temps réel sur des lunettes intelligentes.
Les développeurs affirment que cela pourrait considérablement améliorer l'efficacité des opérations et la sécurité des soldats.
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"La Russie, la Chine et la France bloquent le plan de l'ONU d'autoriser l'usage de la force dans le détroit d'Ormuz".
C'est ce que rapporte le New York Times, affirmant que les Ătats arabes du Golfe persique souhaitent des actions plus dĂ©cisives.
Il est notĂ© qu'en raison de la position de ces trois pays, qui s'opposent Ă une formulation large sur l' "usage de la force", l'adoption d'une rĂ©solution est extrĂȘmement improbable.
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Le sĂ©nateur Lindsey Graham : « Je suis trĂšs heureux ce soir â IL VA FAIRE SAUTER TOUT CE QU'ILS ONT ! »
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