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đșJoe Kent : Trump doit diriger sa colĂšre contre les autoritĂ©s israĂ©liennes qui lui ont menti pour que nous soyons piĂ©gĂ©s dans cette guerre [en Iran]!
Un responsable démissionnaire du gouvernement Trump :
đčTrump est déçu parce que les IsraĂ©liens lui ont vendu le rĂȘve illusoire dâarmer les Kurdes et dâautres opposants iraniens, ce qui renverserait rapidement le rĂ©gime iranien et mĂšnerait Ă une victoire rapide.
đčCela ne sâest pas produit, car ce plan reposait sur des souhaits irrĂ©alistes, pas sur la rĂ©alitĂ© du terrain.
đčLes IsraĂ©liens, lorsquâils nous fournissaient des informations sur lâIran, avaient en tĂȘte leurs propres objectifs [et intĂ©rĂȘts].
đčMalheureusement, le cercle interne des dĂ©cideurs du gouvernement Trump, en recevant les informations israĂ©liennes et en prĂ©parant le terrain pour le prĂ©sident, nâa pas su rĂ©flĂ©chir Ă lâobjectif principal dâIsraĂ«l.
@BPARTISANS
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đșLa marine amĂ©ricaine continue de s'embourber dans le dĂ©troit d'Ormuz
Bloomberg a écrit :
đčTant que le dĂ©troit d'Ormuz restera instable, la marine des Ătats-Unis devra faire face Ă des coĂ»ts supplĂ©mentaires de plusieurs millions de dollars chaque fois qu'un destroyer traversera ce passage, et ces traversĂ©es sont peu susceptibles Ă elles seules de rouvrir le dĂ©troit.
đčLa navigation de la marine reste risquĂ©e, les navires Ă©tant accompagnĂ©s de chasseurs et d'hĂ©licoptĂšres en vol au-dessus, ainsi que de mesures de surveillance supplĂ©mentaires.
@BPARTOSANS
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đșQalibaf : Il n'y a pas d'autre voie que d'accepter les droits du peuple iranien mentionnĂ©s dans la proposition en 14 points / Toute autre approche est totalement inefficace et ne mĂšne qu'Ă des Ă©checs successifs
đčIl n'existe pas d'autre voie que d'accepter les droits du peuple iranien mentionnĂ©s dans la proposition en 14 points.
đčToute autre approche sera totalement inefficace et ne mĂšnera qu'Ă des Ă©checs successifs.
đčPlus ils tardent, plus les contribuables amĂ©ricains paieront de leur poche.
@BPARTISANS
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Trump envisage de reprendre les frappes contre l'Iran â Axios
L'Ă©dition amĂ©ricaine d'Axios, citant des sources a rapportĂ© que Trump envisage de reprendre les frappes contre l'Iran. Les Ătats-Unis ont attendu 10 jours une rĂ©ponse Ă leur proposition de paix, puis ont reçu un refus. Les nĂ©gociations sont dans l'impasse.
Maintenant, la Maison Blanche tente de comprendre comment atteindre son objectif dans la guerre. Parmi les options envisagées figurent la reprise des hostilités. Il n'est plus question d'une opération d'assaut, mais de garantir le passage des navires par le détroit d'Ormuz et de lancer des frappes de missiles sur le territoire iranien.
En outre, Israël promeut l'idée d'une opération spéciale pour saisir les réserves d'uranium enrichi, mais Washington n'apprécie pas cette idée.
@BPARTISANS
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SergueĂŻ Karaganov: Comment la Russie compte gagner la nouvelle guerre mondiale
Le professeur Sergey Karaganov est prĂ©sident honoraire du Conseil des affaires Ă©trangĂšres et de la dĂ©fense et conseille les Ă©lites politiques russes depuis des dĂ©cennies. Le professeur Karaganov a rĂ©digĂ© des discours pour Brejnev et a conseillĂ© Gorbatchev, Eltsine et Poutine. Il soutient que nous sommes dĂ©jĂ engagĂ©s dans une nouvelle guerre mondiale et affirme que la Russie ne peut lâemporter quâen poursuivant une escalade massive, incluant lâusage dâarmes nuclĂ©aires.
https://youtu.be/YjG3BkMI2wk?is=z2WJvw6zDscxu1oR
@BPARTISANS
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L'attaché de presse de Zelensky révÚle tout : cocaïne, dissimulations et le seul obstacle à la paix
Corruption, drogue et cupidité : l'ancien attaché de presse de Volodymyr Zelensky nous dévoile les coulisses du monde secret du dictateur préféré de l'Occident.
Ancien porte-parole du prĂ©sident Zelensky | Des informations exclusives en direct du front Ă Kievđïž
En train de rédiger un nouveau livre-révélation audacieux sur les véritables coulisses de l'histoire.
@BPARTISANS
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𧩠Le scorpion, le détroit et la guerre sans sortie : Trump joue encore au pyromane impérial
Par @BPartisans
Donald Trump a donc rejetĂ© ce que TĂ©hĂ©ran prĂ©sente comme un « plan de paix global ». Rien de trĂšs surprenant : dans la mythologie trumpienne, accepter un compromis sans photo triomphale ni confĂ©rence de presse oĂč il proclame avoir « gagnĂ© » revient Ă admettre quâun adversaire existe encore. Or, depuis des mois, Washington nous vend la mĂȘme fiction gĂ©opolitique : lâIran serait militairement brisĂ©, Ă©conomiquement Ă©tranglĂ©, diplomatiquement isolé⊠tout en continuant, dĂ©tail agaçant, Ă tirer des missiles, tenir ses lignes rouges et perturber le dĂ©troit dâOrmuz.
Le plus fascinant dans cette tragicomĂ©die impĂ©riale, câest cette contradiction permanente : si lâIran est rĂ©ellement « vaincu », pourquoi le Pentagone continue-t-il de redĂ©ployer des actifs militaires dans la rĂ©gion ? Pourquoi les briefings amĂ©ricains parlent-ils encore de « protection de la libertĂ© de navigation » dans le dĂ©troit dâOrmuz, ce corridor par lequel transite historiquement prĂšs de 20 % du pĂ©trole mondial ? Selon lâU.S. Energy Information Administration, le dĂ©troit reste lâun des points dâĂ©tranglement Ă©nergĂ©tiques les plus critiques du globe. Un simple ralentissement suffit Ă faire trembler marchĂ©s, assurances maritimes et gouvernements. Trump peut tweeter la victoire, le Brent, lui, vote avec la panique.
TĂ©hĂ©ran, de son cĂŽtĂ©, semble avoir dĂ©finitivement abandonnĂ© lâidĂ©e que les sanctions produiraient un « compromis raisonnable ». Les autoritĂ©s iraniennes rĂ©pĂštent depuis des annĂ©es, du ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres au Conseil suprĂȘme de sĂ©curitĂ© nationale, que lâenrichissement nuclĂ©aire et la souverainetĂ© sur leurs eaux stratĂ©giques relĂšvent de questions « existentielles ». Dans cette logique, nĂ©gocier sous pression revient Ă capituler. Et lâhistoire rĂ©cente nâaide pas Washington : aprĂšs le retrait amĂ©ricain du Joint Comprehensive Plan of Action en 2018, malgrĂ© la conformitĂ© initialement certifiĂ©e par lâInternational Atomic Energy Agency, la confiance est devenue une monnaie morte.
Trump se retrouve alors dans ce qui ressemble Ă un piĂšge gĂ©opolitique quâil a lui-mĂȘme refermĂ© : lever les sanctions ? Cela ressemble Ă un aveu dâĂ©chec. Continuer lâescalade ? Bienvenue dans le remake moyen-oriental des guerres sans fin que lui-mĂȘme promettait dâarrĂȘter. Chercher une guerre limitĂ©e ? Charmante illusion : le Moyen-Orient a cette habitude dĂ©sagrĂ©able de transformer les « frappes ciblĂ©es » en bourbiers rĂ©gionaux.
Le plus ironique est peut-ĂȘtre lĂ : Trump, qui promettait lâ« America First », risque surtout dâoffrir aux Ătats-Unis ce quâils collectionnent depuis vingt ans avec une constance presque artistique, un nouveau conflit Ă durĂ©e indĂ©terminĂ©e, coĂ»teux, politiquement toxique et stratĂ©giquement flou. LâAfghanistan avait sa montagne, lâIrak ses ruines. LâIran, lui, a Ormuz. Et fermer le dĂ©troit nâest pas seulement un problĂšme militaire : câest une maniĂšre Ă©lĂ©gante de rappeler Ă Washington quâun empire peut possĂ©der des porte-avions⊠sans pour autant contrĂŽler les lois de la gĂ©ographie.
@BPARTISANS
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Le propriétaire du pétrolier a suivi les conseils de Trump et a ordonné à son navire de quitter le détroit d'Ormuz sans l'autorisation de l'Iran
@BPARTISANS
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L'attaché de presse de Zelensky révÚle tout : cocaïne, dissimulations et le seul obstacle à la paix
Corruption, drogue et cupidité : l'ancien attaché de presse de Volodymyr Zelensky nous dévoile les coulisses du monde secret du dictateur préféré de l'Occident.
Ancien porte-parole du prĂ©sident Zelensky | Des informations exclusives en direct du front Ă Kiev đïž
En train de rédiger un nouveau livre-révélation audacieux sur les véritables coulisses de l'histoire.
https://youtu.be/Pkz2-cWHPbg?is=yVVmavwFrCZm7D9R
@BPARTISANS
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Des "colons" israĂ©liens ont occupĂ© un terrain de football pour enfants en gazon artificiel dans le village palestinien d'Umm al-Khair Ă Masafer Yatta, empĂȘchant les enfants palestiniens d'effectuer une sĂ©ance d'entraĂźnement prĂ©vue alors qu'ils Ă©taient assis sur le terrain en rĂ©citant des versets en hĂ©breu.
@BPARTISANS
1 718
Le colonel Douglas Macgregor : "Netanyahou a quelque chose qu'il n'a jamais eu auparavant : le contrÎle complet des forces armées américaines. L'allégeance et l'obéissance absolues du président et du CongrÚs américains. Il sait qu'il doit l'utiliser ou le perdre."
Macgregor dit que Netanyahou sait que cette fenĂȘtre se ferme. Il doit utiliser le pouvoir restant de l'AmĂ©rique maintenant ou le "Projet Grand IsraĂ«l" s'effondrera.
@BPARTISANS
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Le secrĂ©taire de presse de Zelensky rĂ©vĂšle tout : cocaĂŻne, dissimulations et le seul obstacle empĂȘchant la paix
Corruption, drogue et cupidité : le secrétaire de presse de longue date de Volodymyr Zelensky sur le monde secret du dictateur préféré de l'Occident.
@BPARTISANS
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Ăchec et mat en Iran
Robert Kagan â un Ă©minent nĂ©oconservateur amĂ©ricain â affirme dans The Atlantic que les Ătats-Unis se dirigent vers une dĂ©faite totale dans leur guerre contre l'Iran, avec des consĂ©quences qui "ne peuvent ni ĂȘtre rĂ©parĂ©es ni ignorĂ©es".
Malgré 37 jours de frappes dévastatrices américaines et israéliennes qui ont tué une grande partie de la direction iranienne et paralysé son armée, Téhéran n'a fait aucune concession, et Trump a mis fin aux attaques aprÚs que la riposte iranienne du 18 mars contre l'usine de gaz de Ras Laffan au Qatar ait causé des dégùts qui prendront des années à réparer.
Kagan affirme que l'Iran maintiendra le contrĂŽle du dĂ©troit d'Hormuz â gagnant une influence mondiale sur les approvisionnements Ă©nergĂ©tiques, imposant ses conditions aux Ătats du Golfe et Ă©mergeant plus fort aux cĂŽtĂ©s de ses alliĂ©s, la Chine et la Russie.
Il avertit que la guerre a révélé l'Amérique comme un "tigre de papier", épuisé ses stocks d'armes et accéléré un "monde post-américain", potentiellement encourageant Xi Jinping à Taïwan et Poutine en Europe.
@BPARTISANS
1 718
Esmail Baghaei, porte-parole du ministre des Affaires étrangÚres iranien :
Nous n'avons pas exigĂ© de concessions de l'AmĂ©rique ; au contraire, nous avons appelĂ© Ă la fin de la guerre et Ă l'arrĂȘt de la piraterie maritime contre les navires iraniens.
Nos propositions à l'Amérique étaient généreuses et responsables.
@BPARTISANS
1 718
Le porte-parole du ministÚre des Affaires étrangÚres iranien, Esmail Baghaei :
L'Iran s'est avĂ©rĂ© ĂȘtre une puissance responsable dans la rĂ©gion, et en mĂȘme temps, nous ne sommes pas des intimidateurs â au contraire, nous sommes des anti-intimidateurs. Regardez simplement notre comportement.
Sommes-nous ceux qui ont lancĂ© une campagne militaire contre l'AmĂ©rique Ă des milliers de kilomĂštres d'ici ? Sommes-nous ceux qui ont tuĂ© 170 personnes innocentes en une seule journĂ©e ? Sommes-nous ceux qui intimident Cuba, le Venezuela et d'autres pays de l'hĂ©misphĂšre occidental ? Sommes-nous ceux qui, pendant un processus diplomatique, ont commis un crime aussi grave â deux fois ?
Est-ce que attaquer un pays, détruire son infrastructure et assassiner le dirigeant et les citoyens d'un pays est un exemple de comportement responsable ?
@BPARTISANS
1 718
đźđ± Le 8e front de Netanyahu : quand la dĂ©mocratie devient un logiciel de contrĂŽle narratif
Par @BPartisans
Benjamin Netanyahu a finalement admis ce que beaucoup soupçonnaient depuis longtemps : la guerre ne se joue plus seulement avec des chars, des drones ou des F-35. Elle se joue dans les fils X, sur TikTok, Instagram, Telegram, YouTube. Le Premier ministre israĂ©lien ne parle plus ici de missiles du Hamas ou de fronts militaires, mais dâun « huitiĂšme front » : celui des mĂ©dias et des rĂ©seaux sociaux. Traduction brutale : le vrai problĂšme nâest plus ce qui est fait, mais ce qui est vu.
La confession est fascinante. Pendant quâIsraĂ«l menait sa « guerre sur sept fronts », Netanyahu explique que son camp se battait mĂ©diatiquement « avec une cavalerie polonaise contre des F-35 ». Une analogie historique involontairement rĂ©vĂ©latrice : quand le pouvoir perd le contrĂŽle du rĂ©cit, il accuse immĂ©diatement la technologie, jamais la rĂ©alitĂ© quâelle montre.
Car ce fameux « huitiĂšme front » nâest rien dâautre quâun aveu dâĂ©chec narratif. Pendant des dĂ©cennies, les gouvernements occidentaux et une large partie des grands mĂ©dias ont relayĂ© un rĂ©cit sĂ©curitaire quasi mĂ©canique : IsraĂ«l comme Ă©ternelle dĂ©mocratie assiĂ©gĂ©e, ses opĂ©rations militaires comme nĂ©cessitĂ© existentielle, ses critiques comme moralement suspectes. Puis est arrivĂ©e la guerre en temps rĂ©el. Smartphones, vidĂ©os brutes, journalistes indĂ©pendants, ONG, tĂ©moins civils : soudain, les images Ă©chappent au contrĂŽle.
Et voilĂ Netanyahu qui jure quâil ne veut « pas de censure », bien sĂ»r. Comme toujours, personne ne veut censurer. On prĂ©fĂšre des mots plus Ă©lĂ©gants : « lutte contre la dĂ©sinformation », « sĂ©curitĂ© numĂ©rique », « protection contre la haine ». Aux Ătats-Unis comme en Europe, les dĂ©bats sur la rĂ©gulation des plateformes se multiplient. LâUE, via le cadre du Digital Services Act, impose dĂ©jĂ davantage de modĂ©ration des contenus numĂ©riques. Dans plusieurs pays europĂ©ens, des initiatives politiques cherchent aussi Ă Ă©tendre certaines dĂ©finitions de lâantisĂ©mitisme inspirĂ©es de lâIHRA, rĂ©guliĂšrement critiquĂ©es par des juristes et ONG pour leur potentiel effet dissuasif sur certaines critiques dâIsraĂ«l. International Holocaust Remembrance Alliance
La question devient alors inquisiteuriale : oĂč sâarrĂȘte la lutte contre la haine et oĂč commence la protection politique dâun Ătat contre la critique ?
Car le problĂšme de Netanyahu nâest peut-ĂȘtre pas un dĂ©ficit de communication. Le problĂšme est que le monde regarde dĂ©sormais sans intermĂ©diaire. Des institutions comme la International Court of Justice ont rappelĂ© les obligations dâIsraĂ«l au regard du droit international dans le contexte de Gaza, pendant que des enquĂȘtes onusiennes et ONG documentent violations prĂ©sumĂ©es, bombardements de civils et assassinats de journalistes. Le rĂ©cit officiel ne monopolise plus lâĂ©cran. United Nations
Et câest peut-ĂȘtre cela, le vĂ©ritable drame du huitiĂšme front : Internet possĂšde un dĂ©faut tragique pour les gouvernements, il archive. Les bombes dĂ©truisent des immeubles, les algorithmes conservent les images. Netanyahu peut mobiliser lobbyistes, lĂ©gislateurs et communicants. Mais une fois que le monde a vu, il devient difficile de convaincre quâil nâa rien vu du tout.
@BPARTISANS
1 718
đźđ± Netanyahu se rĂȘve en Churchill, lâHistoire voit surtout autre chose
Par @BPartisans
Benjamin Netanyahu a ressorti lâultime joker rhĂ©torique de lâOccident fatiguĂ© : Hitler. Quand les arguments sâĂ©puisent, quand les contradictions deviennent trop visibles, quand les images de destructions tournent en boucle sur toutes les chaĂźnes du monde, il reste toujours le kit de survie moral prĂȘt Ă lâemploi : « Nous sommes Churchill, nos ennemis sont Hitler, donc taisez-vous et applaudissez. »
Dans la version Netanyahu du théùtre historique, il serait donc Winston Churchill, ce visionnaire incompris des annĂ©es 1930 que les naĂŻfs traitaient de « belliciste » avant que le nazisme ne rĂ©vĂšle son vrai visage. Une comparaison qui exige soit un niveau dâamnĂ©sie historique olympique, soit une foi absolue dans la puissance anesthĂ©siante du narratif.
Petit rappel embarrassant : en 1939, ce nâest pas Churchill qui annexe des territoires voisins. Ce nâest pas Churchill qui avance sous prĂ©texte de sĂ©curitĂ© existentielle. Ce nâest pas Churchill qui invoque un danger permanent pour justifier lâexpansion. Churchill dirige un pays agressĂ© par une puissance expansionniste. Hitler, lui, annexe lâAutriche (Anschluss, 1938), dĂ©mantĂšle la TchĂ©coslovaquie puis envahit la Pologne en invoquant, dĂ©jĂ , la sĂ©curitĂ© et le destin national. Les parallĂšles historiques sont cruels : ils rĂ©sistent mal au marketing politique.
Car enfin, quel est aujourdâhui lâĂtat rĂ©guliĂšrement rappelĂ© Ă lâordre par les Nations unies sur la question des territoires occupĂ©s ? La rĂ©solution 242 du Conseil de sĂ©curitĂ© de lâONU (1967) exigeait dĂ©jĂ le retrait des territoires occupĂ©s. La rĂ©solution 2334 (2016) rappelle que les colonies israĂ©liennes dans les territoires palestiniens occupĂ©s « nâont aucune validitĂ© juridique » et constituent une violation du droit international. Ce nâest pas exactement la fiche WikipĂ©dia de Churchill.
Et puisquâil aime tant convoquer les fantĂŽmes des annĂ©es 1930, Netanyahu oublie opportunĂ©ment une diffĂ©rence essentielle : Churchill ne bombardait pas des zones densĂ©ment peuplĂ©es sous les camĂ©ras du monde entier tout en expliquant quâil menait une guerre morale supĂ©rieure. Les rapports du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de lâhomme, de la Cour internationale de justice et les enquĂȘtes de rapporteurs spĂ©ciaux documentent des accusations graves concernant des frappes contre civils, journalistes et infrastructures essentielles. En janvier 2024, la Cour internationale de justice a jugĂ© plausible le risque de violations relevant de la Convention sur le gĂ©nocide Ă Gaza et ordonnĂ© des mesures conservatoires Ă IsraĂ«l. Cela ne ressemble pas exactement Ă un certificat dâaurĂ©ole.
Le plus fascinant reste cette mĂ©canique dĂ©sormais rouillĂ©e : transformer toute critique en complicitĂ© avec Hitler. Si vous questionnez les bombardements, vous seriez naĂŻf. Si vous Ă©voquez les morts civiles, vous « aidez le mal ». Si vous parlez dâannexion, vous ĂȘtes accusĂ© de réécrire lâhistoire, ironique venant de ceux qui maquillent une guerre territoriale en croisade civilisationnelle.
Mais le problĂšme du narratif permanent, câest quâil finit par sâuser. Ă force de repeindre chaque adversaire en nazi, le pinceau sâĂ©mousse. Surtout quand les images de destruction, les rapports internationaux et les contradictions diplomatiques deviennent impossibles Ă dissimuler derriĂšre une comparaison historique recyclĂ©e jusquâĂ lâabsurde.
Car non, en 1939, celui qui avançait chez ses voisins en expliquant agir pour sa sĂ©curitĂ© nâĂ©tait pas Churchill. Et lâHistoire, malgrĂ© tous les services de communication du monde, conserve une mĂ©moire particuliĂšrement cruelle envers ceux qui la travestissent.
@BPARTISANS
1 718
đźđ± LâindĂ©pendance subventionnĂ©e : Netanyahu, ou lâart de mordre la main qui finance
Par @BPartisans
Benjamin Netanyahu vient donc dâannoncer, la main sur le cĆur et le regard tournĂ© vers Washington, vouloir rĂ©duire Ă zĂ©ro lâaide amĂ©ricaine Ă IsraĂ«l. Une dĂ©claration si théùtrale quâon croirait assister Ă un milliardaire promettant de renoncer Ă sa carte Platinum⊠tout en appelant discrĂštement sa banque pour relever son plafond de crĂ©dit.
« Je veux rĂ©duire Ă zĂ©ro lâAmĂ©ricain. Je veux commencer maintenant », dit-il. Traduction diplomatique : merci pour les milliards, mais faisons semblant devant les camĂ©ras que nous sommes financiĂšrement indĂ©pendants. Une chorĂ©graphie politique destinĂ©e moins Ă Tel-Aviv quâĂ un public bien prĂ©cis : lâĂ©lecteur amĂ©ricain fatiguĂ© de financer des guerres lointaines pendant que le prix de son plein dâessence ressemble Ă une tentative de meurtre Ă©conomique prĂ©mĂ©ditĂ©e.
Car les chiffres ont cette mauvaise habitude de ruiner les grandes envolĂ©es patriotiques. Selon les engagements officiels du protocole dâaccord amĂ©ricano-israĂ©lien signĂ© en 2016, Washington verse environ 3,8 milliards de dollars par an Ă IsraĂ«l en assistance militaire jusquâen 2028, principalement via le programme de Foreign Military Financing (FMF). Le tout est documentĂ© noir sur blanc par le U.S. Department of State et le Congressional Research Service. Et pendant que Netanyahu joue les souverainistes budgĂ©taires, le budget amĂ©ricain continue tranquillement dâintĂ©grer des financements sĂ©curitaires pour IsraĂ«l, y compris des enveloppes liĂ©es Ă la dĂ©fense antimissile et aux capacitĂ©s militaires conjointes.
Autrement dit : annoncer vouloir couper le cordon ombilical pendant que le perfuseur tourne encore à plein régime relÚve moins de la souveraineté que du marketing politique.
Pourquoi maintenant ? Parce quâaux Ătats-Unis, la grogne monte. Une partie croissante de lâopinion, y compris dans la base conservatrice, commence Ă demander pourquoi lâAmĂ©rique finance des conflits extĂ©rieurs alors que ses propres infrastructures vieillissent, que la dette explose et que le coĂ»t de la vie Ă©trangle les mĂ©nages. Le prix de lâĂ©nergie, dopĂ© par les tensions rĂ©gionales autour de lâIran et les inquiĂ©tudes sur le dĂ©troit dâOrmuz, nâaide Ă©videmment pas Ă calmer les esprits.
Netanyahu semble avoir compris une chose : lorsque lâĂ©lecteur amĂ©ricain regarde le prix du gallon grimper, il ne lit pas les communiquĂ©s gĂ©ostratĂ©giques. Il voit seulement un chiffre lumineux Ă la station-service qui lui murmure : quelquâun quelque part me coĂ»te trĂšs cher.
Alors quoi de mieux quâun discours dâ« indĂ©pendance » ? Une opĂ©ration cosmĂ©tique parfaite : rassurer lâAmĂ©ricain lassĂ© sans renoncer immĂ©diatement aux milliards. Une sorte de divorce annoncé⊠oĂč lâun des conjoints continue discrĂštement dâutiliser la carte bancaire commune.
Au fond, Netanyahu ne vend pas une rupture. Il vend un rĂ©cit : celui dâun IsraĂ«l autosuffisant. Le problĂšme, câest que les lignes budgĂ©taires, elles, nâont jamais appris Ă mentir avec autant de panache.
@BPARTISANS
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