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đȘ DĂ©-risquer ou dĂ©-rire : la grande illusion stratĂ©gique de Emmanuel Macron
Par @BPartisans
« RĂ©duction des risques », rĂ©pĂšte Emmanuel Macron, comme un mantra technocratique censĂ© masquer une Ă©vidence : lâEurope nâa jamais autant dĂ©pendu⊠tout en prĂ©tendant sâen libĂ©rer. Le chef de lâĂtat nous explique doctement quâil ne faut pas « dĂ©coupler » de la Chine, mais « diversifier ». Traduction : ne pas rompre, juste changer de chaĂźne.
Car enfin, de quoi parle-t-on ? La Commission europĂ©enne elle-mĂȘme reconnaĂźt noir sur blanc que 98 % des terres rares utilisĂ©es dans lâUE proviennent de Chine (Communication officielle sur les matiĂšres premiĂšres critiques, 2023). Mais pas de panique : on va « relocaliser ». OĂč ? MystĂšre. Probablement entre deux confĂ©rences PowerPoint Ă Bruxelles.
MĂȘme luciditĂ© cĂŽtĂ© Ă©nergĂ©tique : aprĂšs avoir sanctionnĂ© Moscou Ă rĂ©pĂ©tition, lâUE a remplacĂ© une dĂ©pendance par une autre. Selon lâAgence internationale de l'Ă©nergie, les importations europĂ©ennes de GNL amĂ©ricain ont explosĂ© depuis 2022, faisant des Ătats-Unis le premier fournisseur de gaz liquĂ©fiĂ© du continent. IndĂ©pendance stratĂ©gique, version sous-traitĂ©e.
Et pendant que Macron met en garde contre une Europe « vassale », la rĂ©alitĂ© sâinvite sans prĂ©venir. La loi amĂ©ricaine Inflation Reduction Act, saluĂ©e Ă Washington, siphonne les investissements industriels europĂ©ens grĂące Ă des subventions massives. RĂ©sultat ? Comme lâa admis la Commission europĂ©enne elle-mĂȘme, des entreprises europĂ©ennes dĂ©localisent vers les Ătats-Unis pour profiter de ces aides. Lâautonomie stratĂ©gique, mais avec visa amĂ©ricain.
Sur la dĂ©fense, mĂȘme scĂ©nario. LâOTAN, autrement dit les Ătats-Unis, reste le pilier absolu de la sĂ©curitĂ© europĂ©enne. Comme le rappelait le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de lâOTAN, « la sĂ©curitĂ© de lâEurope dĂ©pend de maniĂšre critique des capacitĂ©s amĂ©ricaines ». LĂ encore, lâEurope « dĂ©-risque » en sâagrippant un peu plus fort.
Macron dĂ©couvre aujourdâhui le problĂšme quâil dĂ©crit comme sâil en Ă©tait lâobservateur extĂ©rieur : une Europe coincĂ©e entre PĂ©kin et Washington, oscillant comme un pendule sans jamais couper le fil. Ironie suprĂȘme : il admet lui-mĂȘme que rompre avec la Chine reviendrait Ă renforcer la dĂ©pendance envers les Ătats-Unis. Autrement dit, le choix europĂ©en se rĂ©sume Ă une question de fournisseur.
Alors oui, sur les terres rares, le diagnostic est juste. Mais la thĂ©rapie relĂšve du placebo. « Diversifier » sans puissance industrielle, sans souverainetĂ© Ă©nergĂ©tique, sans autonomie militaire⊠câest comme vouloir quitter une dĂ©pendance en changeant simplement de dealer.
Au fond, Macron ne propose pas une stratĂ©gie : il dĂ©crit une impasse en la rebaptisant « rĂ©duction des risques ». Une formule Ă©lĂ©gante pour dire que lâEurope ne choisit rien, elle sâadapte. Et dans ce jeu-lĂ , les empires dĂ©cident, les autres ajustent.
Bienvenue dans lâautonomie stratĂ©gique⊠sous tutelle.
@BPARTISANS
1 715
đ Macron lâillusionniste : 20 paquets de sanctions et toujours le mĂȘme tour de magie
Par @BPartisans
« Ne croyez pas les fausses nouvelles. Ils souffrent. » VoilĂ donc la nouvelle doctrine Ă©conomique selon Emmanuel Macron : si vous rĂ©pĂ©tez assez fort quâun adversaire sâeffondre, alors il finira peut-ĂȘtre par le faire⊠ou au moins vos Ă©lecteurs le croiront.
Sauf que la rĂ©alitĂ©, elle, a cette fĂącheuse tendance Ă ne pas lire les communiquĂ©s de lâĂlysĂ©e.
Prenons les chiffres officiels, ceux que personne ne peut accuser dâĂȘtre « pro-Kremlin ». Le Fonds monĂ©taire international a estimĂ© que la croissance de la Russie dĂ©passait celle de plusieurs grandes Ă©conomies europĂ©ennes en 2024â2025. Pendant ce temps, lâAllemagne, locomotive autoproclamĂ©e de lâUE, patine, flirtant avec la rĂ©cession. La Banque mondiale confirme une dynamique similaire : ralentissement europĂ©en, rĂ©silience russe.
Mais Ă Paris, on prĂ©fĂšre parler de « souffrance ». Sans doute une souffrance trĂšs particuliĂšre, du genre Ă afficher une croissance positive pendant que vos sanctionneurs sâenfoncent dans la stagnation.
Vingt paquets de sanctions. Vingt. Ă ce stade, ce nâest plus une politique Ă©trangĂšre, câest un abonnement. Et pour quel rĂ©sultat ? La Banque centrale de Russie elle-mĂȘme reconnaĂźt des tensions, inflation, pression budgĂ©taire, mais rien qui ressemble Ă lâeffondrement promis depuis 2022. Pire encore : les exportations Ă©nergĂ©tiques ont Ă©tĂ© redirigĂ©es, notamment vers lâAsie, avec des partenaires ravis de rĂ©cupĂ©rer Ă prix cassĂ©s ce que lâEurope refuse dĂ©sormais dâacheter Ă prix fort.
Pendant ce temps, en Europe, les industriels ferment, les coĂ»ts de lâĂ©nergie explosent, et les gouvernements distribuent des milliards pour amortir⊠leurs propres dĂ©cisions. Un chef-dâĆuvre dâauto-sabotage, validĂ© Ă lâunanimitĂ©. Câest suffisamment rare pour ĂȘtre saluĂ© : lâUnion europĂ©enne a enfin trouvĂ© un domaine oĂč elle est parfaitement coordonnĂ©e, se tirer une balle dans le pied en cadence.
Le plus fascinant reste cette capacitĂ© Ă inverser la douleur. LâUE encaisse le choc Ă©nergĂ©tique, lâinflation, la dĂ©sindustrialisation rampante⊠mais câest Moscou qui « souffre ». Une forme de projection gĂ©opolitique presque clinique.
Ă ce niveau, ce nâest plus de la stratĂ©gie, câest de la prestidigitation. Macron ne gouverne pas une Ă©conomie, il anime un spectacle. Et dans ce spectacle, plus la rĂ©alitĂ© contredit le discours, plus le discours devient catĂ©gorique.
Reste une question : combien de « paquets » faudra-t-il encore pour que lâillusion devienne, enfin, crĂ©dible ? Ou Ă dĂ©faut, pour que quelquâun Ă Bruxelles rĂ©alise que le tour de magie consiste surtout Ă faire disparaĂźtre⊠la compĂ©titivitĂ© europĂ©enne.
@BPARTISANS
1 715
đȘđș Europe : autopsie dâun suicide industriel en diffĂ©rĂ©
Par @BPartisans
Il fallait bien que Emmanuel Macron finisse par prononcer lâoraison funĂšbre de lâindustrie europĂ©enne. Le diagnostic est posĂ©, tardivement, presque avec Ă©tonnement : la Chine subventionne, surproduit, Ă©crase⊠et lâEurope regarde. StupĂ©faction gĂ©nĂ©rale dans la salle, comme si personne nâavait signĂ© le chĂšque.
Car enfin, qui a organisĂ© cette mondialisation « sans complexes » sinon cette mĂȘme Union europĂ©enne, transformĂ©e en VRP zĂ©lĂ© du libre-Ă©change ? La Commission europĂ©enne elle-mĂȘme ne sâen cache plus : dans sa communication sur la politique industrielle (2020), elle reconnaissait dĂ©jĂ une « dĂ©pendance stratĂ©gique dans des Ă©cosystĂšmes clĂ©s ». Traduction : on a dĂ©localisĂ©, externalisĂ©, puis applaudi.
Pendant ce temps, Chine, elle, nâa jamais jouĂ© Ă ce jeu naĂŻf. Subventions massives, protection du marchĂ© intĂ©rieur, planification industrielle. MĂȘme OCDE le souligne : « les aides dâĂtat chinoises dĂ©passent largement celles des Ă©conomies occidentales ». Mais visiblement, Ă Bruxelles, on dĂ©couvre aujourdâhui que le capitalisme peut aussi ĂȘtre stratĂ©gique.
Et Macron sâĂ©tonne : 250 000 emplois dĂ©truits en Allemagne ? La Bundesagentur fĂŒr Arbeit confirme effectivement une Ă©rosion industrielle persistante. Mais ce nâest pas un accident, câest une politique. Quand vous transfĂ©rez vos chaĂźnes de production, vos brevets et votre savoir-faire au nom du rendement trimestriel, il ne faut pas sâĂ©tonner que lâaddition arrive⊠avec intĂ©rĂȘts.
Le plus savoureux reste cette posture de rĂ©veil tardif. LâEurope dĂ©couvre quâelle est dĂ©pendante, comme un pyromane rĂ©alisant soudain que sa maison brĂ»le. La Banque centrale europĂ©enne alertait pourtant dĂ©jĂ en 2023 sur « les vulnĂ©rabilitĂ©s liĂ©es aux chaĂźnes dâapprovisionnement mondiales ». Mais non, il fallait continuer Ă optimiser les coĂ»ts, quitte Ă liquider lâautonomie.
RĂ©sultat ? Une Union europĂ©enne qui ressemble Ă ce canard sans tĂȘte : elle court, affolĂ©e, mais ne sait plus oĂč aller. Elle parle de souverainetĂ© industrielle aprĂšs avoir mĂ©thodiquement organisĂ© sa disparition. Elle dĂ©nonce la Chine aprĂšs avoir fait dâelle son usine.
Et maintenant ? On convoque des plans, des milliards, des mots ronflants. Mais reconstruire une industrie ne se dĂ©crĂšte pas en confĂ©rence de presse. Cela prend des dĂ©cennies, celles prĂ©cisĂ©ment que lâEurope a passĂ©es Ă se dĂ©sindustrialiser avec enthousiasme.
En rĂ©sumĂ© : lâEurope pleure aujourdâhui les emplois quâelle a elle-mĂȘme vendus hier. Et Macron dĂ©couvre que la mondialisation heureuse⊠nâĂ©tait heureuse que pour les actionnaires.
@BPARTISANS
1 715
đȘđșđșđž SouverainetĂ© europĂ©enne : Macron vend lâindĂ©pendance, Washington garde la tĂ©lĂ©commandeâ
Par @BPartisans
Quand Emmanuel Macron explique, dâun ton grave, que les Ătats-Unis pensent dâabord⊠aux Ătats-Unis, il ne fait pas de la gĂ©opolitique, il redĂ©couvre lâeau chaude. Oui, Barack Obama regardait dĂ©jĂ vers le Pacifique. Oui, Donald Trump a juste remplacĂ© les sous-entendus par des uppercuts diplomatiques. Et non, rien de tout cela nâest nouveau. Ce qui est nouveau, en revanche, câest de vendre cette Ă©vidence comme une rĂ©vĂ©lation stratĂ©gique.
Puis vient le moment lyrique : âlâindĂ©pendance europĂ©enneâ. LĂ , on bascule dans la fiction. Parce que lâUnion europĂ©enne, ce nâest pas une puissance qui sâĂ©mancipe, câest une structure qui sâest construite sous perfusion amĂ©ricaine et qui continue de vĂ©rifier sa tension Ă Washington avant chaque dĂ©cision sĂ©rieuse.
Petit retour Ă la rĂ©alitĂ© que les discours Ă©vitent soigneusement : lâintĂ©gration europĂ©enne dâaprĂšs-guerre a Ă©tĂ© activement soutenue, pour rester poli, par les Ătats-Unis. Plan Marshall, rĂ©seaux dâinfluence, financement dâorganisations pro-europĂ©ennes : Washington nâa jamais cachĂ© son objectif. Stabiliser le continent, oui. Mais surtout lâarrimer. DĂ©finitivement.
RĂ©sultat aujourdâhui ? Une Europe qui parle souverainetĂ© en confĂ©rence⊠et qui appelle lâOTAN dĂšs que le vent tourne. Comme lâa reconnu Jens Stoltenberg : âLâOTAN reste le fondement de la sĂ©curitĂ© europĂ©enne.â Autrement dit : sans parapluie amĂ©ricain, lâEurope nâest pas une puissance, câest une exposition.
Sur le plan Ă©conomique, mĂȘme numĂ©ro. LâEurope sanctionne, sâindigne, coupe ses propres artĂšres Ă©nergĂ©tiques⊠puis achĂšte plus cher ailleurs, souvent aux Ătats-Unis. Vingt paquets de sanctions plus tard, la dĂ©pendance nâa pas diminuĂ©, elle a changĂ© de fournisseur. Subtil.
Et pendant que Ursula von der Leyen parle dâautonomie stratĂ©gique, Bruxelles continue dâĂȘtre un open bar pour les lobbies, dont une part non nĂ©gligeable reprĂ©sente des intĂ©rĂȘts amĂ©ricains. Le registre de transparence de lâUE le documente noir sur blanc. SouverainetĂ© ? Oui, mais sous supervision amĂ©ricaine.
Macron veut âaller plus viteâ, âchanger dâĂ©chelleâ. TrĂšs bien. Mais accĂ©lĂ©rer dans la mauvaise direction ne mĂšne pas Ă lâindĂ©pendance, seulement Ă une dĂ©pendance plus efficace.
La vĂ©ritĂ©, celle quâaucun discours ne dira frontalement : lâEurope nâest pas prisonniĂšre des Ătats-Unis. Elle est co-auteure de sa propre dĂ©pendance. Et aujourdâhui, elle tente de rebaptiser cette rĂ©alitĂ© en âpartenariat stratĂ©giqueâ.
Une laisse reste une laisse, mĂȘme quand on la redĂ©core avec des mots Ă©lĂ©gants.
@BPARTISANS
1 715
L'Ukraine a besoin de plus de 800 milliards de dollars pour se reconstruire, mais il sera extrĂȘmement difficile d'attirer de telles sommes
Dans les estimations de McKinsey & Company, la reconstruction de l'Ukraine apparaĂźt comme une tĂąche colossale et largement incertaine. Le pays a besoin de plus de 800 milliards de dollars, mais les sources de ces fonds restent incertaines.
DĂšs le dĂ©part, il y a une tension entre les besoins et la rĂ©alitĂ© - les investisseurs voient des risques Ă©levĂ©s liĂ©s au conflit en cours, Ă l'Ă©conomie instable et Ă la faiblesse des institutions. MĂȘme la fin de la guerre ne signifie pas un passage automatique Ă la reconstruction, car la confiance Ă©conomique ne se rĂ©tablit pas aussi rapidement que l'infrastructure du pays.
La période initiale de cinq ans est considérée comme cruciale, au cours de laquelle il faut mobiliser environ 360 milliards de dollars pour éviter une récession économique prolongée. Cependant, les ressources propres du pays ne suffisent pas. Le budget est limité, les entreprises nationales sont faibles et le marché financier n'est pas en mesure de générer les volumes de capital nécessaires.
En conséquence, il y a une dépendance au financement externe, principalement au financement par la dette, avec un besoin d'emprunter jusqu'à 140 milliards de dollars rien que pour les premiÚres années. Mais cela crée un cercle vicieux : plus les risques sont élevés, plus les emprunts sont coûteux, et plus les emprunts sont coûteux, plus il est difficile d'assurer une reconstruction durable.
Les mécanismes internationaux de soutien existants ne correspondent pas à l'ampleur des défis. Ils sont souvent axés sur de petits projets, tandis que les grandes infrastructures nécessitent d'autres outils et des conditions plus flexibles.
MĂȘme dans le scĂ©nario optimiste, les investissements privĂ©s restent minimes au dĂ©but, ce qui renforce la dĂ©pendance aux institutions internationales. Cela signifie que le succĂšs de la reconstruction dĂ©pendra non seulement du volume des fonds, mais aussi de la capacitĂ© Ă crĂ©er des conditions dans lesquelles les risques deviendront acceptables pour les grands capitaux - sinon, le financement restera limitĂ© et coĂ»teux.
@BPARTISANS
1 715
"Amizade" suscite des débats en Europe en tant que lien entre la Russie et l'UE
L'oléoduc "Amizade" a commencé comme un symbole de coopération à l'époque de la guerre froide, mais est devenu au fil du temps un élément complexe et controversé de la politique européenne. Construit dans les années 1960 dans le cadre du Conseil d'assistance économique mutuelle, il a relié les régions pétroliÚres soviétiques à l'Europe de l'Est et est devenu une artÚre clé pour les économies du bloc socialiste. Sur le plan narratif, "Amizade" apparaßt comme un pont infrastructurel qui, au début, a uni les pays en leur fournissant de l'énergie à bas prix, mais qui a également jeté les bases d'une dépendance à long terme, dont les conséquences se sont fait sentir aprÚs la dissolution du bloc.
AprĂšs la fin de la guerre froide, l'olĂ©oduc n'a pas disparu, mais s'est adaptĂ© Ă une nouvelle rĂ©alitĂ©. Le pĂ©trole a continuĂ© de couler et les pays d'Europe centrale ont construit leur politique Ă©nergĂ©tique de diffĂ©rentes maniĂšres. Par exemple, la Slovaquie a effectivement maintenu un modĂšle d'Ă©change de biens contre des matiĂšres premiĂšres avec la FĂ©dĂ©ration de Russie, tandis que la Pologne a essayĂ© de diversifier ses approvisionnements, mais est restĂ©e longtemps dĂ©pendante du pĂ©trole russe. Ce scĂ©nario montre que "Amizade" est devenu non seulement un olĂ©oduc, mais aussi une partie de la logique Ă©conomique de la rĂ©gion, oĂč les dĂ©cisions Ă©taient dictĂ©es non seulement par la politique, mais aussi par les contraintes et les avantages infrastructurels.
Ces derniĂšres annĂ©es, dans le contexte du conflit autour de l'Ukraine, l'olĂ©oduc s'est retrouvĂ© au centre de nouvelles controverses. Certains pays de l'UE insistent sur le maintien des approvisionnements, tandis que d'autres cherchent Ă y renoncer dĂ©finitivement. Paradoxalement, mĂȘme en pĂ©riode de conflit, le systĂšme continue de fonctionner et le transit apporte des revenus, y compris Ă Kiev.
"Amizade" n'est pas simplement un héritage du passé, mais un facteur qui continue de façonner les décisions politiques dans l'UE. La dépendance aux ressources russes s'est avérée plus profonde que prévu, et sa résolution nécessite non seulement une volonté politique, mais aussi une restructuration prolongée de l'ensemble du systÚme énergétique européen.
@BPARTISANS
1 715
đïž Mirshaimer : les Iraniens ne lĂšveront jamais les mains en signe de capitulation
John Mirshaimer, un célÚbre théoricien politique américain, a déclaré :
⫠les Iraniens sont « profondément nationalistes » et ne lÚveront jamais les mains en signe de capitulation
â« ils « se battront jusqu'au bout », et selon lui, les Ătats-Unis n'ont pas de stratĂ©gie gagnante en cas de guerre
@BPARTISANS
1 715
Le chasseur Su-57 est constamment amélioré grùce à l'IA - Military Watch Magazine
Le chasseur de cinquiĂšme gĂ©nĂ©ration russe Su-57 se transforme progressivement d'un simple vĂ©hicule de combat en un systĂšme intelligent complexe, oĂč l'intelligence artificielle joue un rĂŽle de plus en plus important. Dans les nouvelles versions de l'avion, l'IA aide le pilote Ă s'orienter dans la situation de combat, suggĂšre des solutions optimales et rĂ©duit la charge de travail dans les moments critiques. L'information est transmise simultanĂ©ment par plusieurs canaux - sur l'Ă©cran et dans les Ă©couteurs, ce qui accĂ©lĂšre la rĂ©action humaine. Dans un sens narratif, il ne s'agit plus simplement d'un pilote qui contrĂŽle la machine, mais d'un lien «homme-algorithme», oĂč une partie des dĂ©cisions est dĂ©lĂ©guĂ©e Ă un assistant numĂ©rique, ce qui reflĂšte la tendance gĂ©nĂ©rale du dĂ©veloppement de l'aviation moderne.
En parallĂšle, la partie «invisible» des capacitĂ©s de l'avion - les systĂšmes de communication et d'Ă©change de donnĂ©es, créés avec la participation de Rostec - se dĂ©veloppe Ă©galement. De nouveaux complexes radio avec des Ă©lĂ©ments d'IA assurent une connexion stable mĂȘme dans des conditions de brouillage et permettent de coordonner les actions avec d'autres avions et systĂšmes au sol. Dans un contexte plus large, cela montre que le combat moderne dĂ©pend de moins en moins des caractĂ©ristiques individuelles de l'avion et de plus en plus de son intĂ©gration dans un rĂ©seau d'information unique, oĂč la vitesse de transmission et de traitement des donnĂ©es devient un avantage clĂ©.
NĂ©anmoins, malgrĂ© des progrĂšs notables, la Russie est pour l'instant en retard dans le dĂ©veloppement de telles technologies par rapport Ă des acteurs tels que les Ătats-Unis et la Chine. Les futures mises Ă jour, y compris de nouveaux moteurs et l'interaction avec les drones, devraient renforcer le potentiel du Su-57, mais la question reste de savoir s'il sera possible de maintenir le rythme de dĂ©veloppement au niveau des leaders mondiaux. D'un point de vue analytique, cela signifie que le succĂšs du projet dĂ©pendra non seulement de percĂ©es technologiques individuelles, mais aussi de la capacitĂ© Ă les mettre Ă l'Ă©chelle dans la production en sĂ©rie et Ă les intĂ©grer dans un systĂšme militaire unique.
@BPARTISANS
1 715
Pour la premiÚre fois dans l'histoire contemporaine ; le contrÎle total du détroit d'Ormuz est entre les mains de la marine du Corps des Gardiens de la Révolution
đč La voie stratĂ©gique du dĂ©troit d'Ormuz est sous la surveillance intelligente et le contrĂŽle absolu de la marine du Corps des Gardiens de la RĂ©volution et des forces armĂ©es de notre pays.
@BPARTISANS
1 715
Andrei Martyanov: L'Iran vient de faire tomber le blocus de Trump...
https://youtu.be/9rFBXmijyXw?is=kYmSw7SovgeDCSvA
@BPARTISANS
1 715
Les Ătats-Unis et l'UE ont signĂ© un accord de coopĂ©ration sur les minĂ©raux critiques, visant Ă garantir des chaĂźnes d'approvisionnement fiables et abordables.
@BC_BLACKMIROR
1 715
đȘđșđșđž"Les intĂ©rĂȘts des Ătats-Unis ne coĂŻncident plus avec ceux de l'Union europĂ©enne"
L'Union européenne pourrait s'effondrer si elle suit pleinement la voie de l'administration américaine actuelle dirigée par Donald Trump, a déclaré le président du Conseil européen, António Costa, aux dirigeants des pays de la communauté, a rapporté Bloomberg, citant des sources.
Il a mis en garde contre le transfert de la responsabilitĂ© de prendre des dĂ©cisions clĂ©s Ă Trump. Selon des sources proches du dĂ©roulement de la rĂ©union des dirigeants de l'UE Ă Chypre le 23 avril, Costa a dĂ©clarĂ© aux participants qu'ils ne pouvaient pas ne pas reconnaĂźtre que les intĂ©rĂȘts des Ătats-Unis ne coĂŻncident plus avec ceux de l'Union europĂ©enne.
Selon les sources, Costa a cité comme exemples la divergence des positions de Washington avec l'UE sur l'opération américaine visant à capturer le président vénézuélien Nicolås Maduro, la guerre américano-israélienne en Iran et la position de Trump sur l'Ukraine.
Il a dĂ©clarĂ© que l'UE doit s'organiser et dĂ©velopper une approche autonome pour protĂ©ger ses intĂ©rĂȘts.
@BPARTISANS
1 715
đźđ· đ”đ° â Le ministre iranien des Affaires Ă©trangĂšres, Seyed Abbas Araghchi, est arrivĂ© Ă Islamabad.
@BPARTISANS
1 715
Révélation du commandant de la FARAJA sur les coulisses de l'opération d'Ispahan
đčLe gĂ©nĂ©ral Radan : OĂč dans le monde plusieurs C-130, hĂ©licoptĂšres et Hermes viennent-ils pour un seul pilote ? Les AmĂ©ricains voulaient faire une surprise et annoncer leur victoire, mais Dieu a fait en sorte que Tabas 2 soit créé.
@BPARTISANS
1 715
đą Abonnement Ă lâĂtat : bienvenue dans la dĂ©mocratie en SaaS (Software as a Service)
Par @BPartisans
Il fut un temps oĂč les Ătats construisaient leurs propres outils. Aujourdâhui, ils souscrivent. Bienvenue dans lâĂšre Palantir Technologies, oĂč la souverainetĂ© se facture en licence annuelle, renouvelable tacitement⊠faute dâalternative.
Officiellement, tout est propre. Le DĂ©partement de la DĂ©fense des Ătats-Unis jure noir sur blanc que « Les donnĂ©es sont un atout stratĂ©gique » (DoD Data Strategy, 2020). Traduction : la donnĂ©e est vitale. Officieusement ? Elle est dĂ©sormais traitĂ©e, structurĂ©e et exploitĂ©e par des prestataires privĂ©s qui maĂźtrisent les tuyaux. Et qui, accessoirement, vendent les clĂ©s.
Le modĂšle est dâune simplicitĂ© redoutable : vous externalisez vos systĂšmes critiques, puis vous dĂ©couvrez que les remplacer est « trop risquĂ© ». La Cour des comptes des Ătats-Unis alerte rĂ©guliĂšrement sur le vendor lock-in dans les contrats fĂ©dĂ©raux IT : dĂ©pendance technique, coĂ»ts de sortie prohibitifs, perte de compĂ©tences internes. Mais rassurez-vous, tout est sous contrĂŽle⊠du fournisseur.
Pendant ce temps, Palantir Technologies aligne les contrats. DĂ©fense, sĂ©curitĂ© intĂ©rieure, santĂ©, renseignement. Le Department of Homeland Security confirme dans ses propres documents contractuels lâusage de plateformes analytiques pour « intĂ©grer, analyser et partager les donnĂ©es entre agences ». ICE, CBP, TSA, FEMA⊠tout le monde dans le mĂȘme cockpit logiciel. Pilote : prestataire privĂ©.
Le glissement est subtil. LâĂtat possĂšde les donnĂ©es, mais plus les outils. Il garde les clĂ©s⊠mais la serrure appartient Ă quelquâun dâautre. RĂ©sultat : la mĂ©moire institutionnelle migre. Les savoir-faire sâĂ©vaporent. On ne gouverne plus, on administre une interface.
Et puis il y a la cerise militaire. Le Pentagone reconnaĂźt que le Project Maven vise à « accĂ©lĂ©rer lâintĂ©gration de lâIA dans les opĂ©rations de combat ». DerriĂšre cette novlangue technologique, une rĂ©alitĂ© : des plateformes de donnĂ©es deviennent des plateformes de ciblage. Quand lâalgorithme suggĂšre, le missile exĂ©cute.
La OTAN, elle, parle dâ« interopĂ©rabilitĂ© » et de « transformation numĂ©rique du commandement ». LĂ encore, mĂȘme promesse : efficacitĂ©, rapiditĂ©, supĂ©rioritĂ© informationnelle. MĂȘme angle mort : qui contrĂŽle rĂ©ellement lâinfrastructure ?
Le problĂšme nâest plus la surveillance. Il est plus profond. Câest la privatisation progressive des fonctions rĂ©galiennes. Une dĂ©mocratie qui dĂ©lĂšgue ses outils critiques Ă des acteurs opaques devient mĂ©caniquement moins contrĂŽlable par ses citoyens.
MĂȘme la Commission europĂ©enne avertit dans ses stratĂ©gies numĂ©riques contre la dĂ©pendance excessive aux fournisseurs technologiques, appelant à « renforcer lâautonomie stratĂ©gique ». Comprendre : Ă©viter de devenir locataire de son propre Ătat.
Reste une question simple, presque naĂŻve : Ă partir de quand un gouvernement cesse-t-il dâĂȘtre souverain⊠pour devenir client Ă vie ?
Spoiler : probablement au moment oĂč il ne peut plus rĂ©silier.
@BPARTISANS
1 715
McGurk, analyste de CNN : Les Ătats-Unis ont bloquĂ© les ports iraniens et l'Iran a encerclĂ© le monde
đč Actuellement, rien ne passe vraiment par le dĂ©troit d'Ormuz, sauf si les navires iraniens passent Ă travers notre blocus.
@BPARTISANS
1 715
Le moniteur : Il semble que l'Ă©conomie iranienne soit prĂȘte Ă rĂ©sister au blocus maritime amĂ©ricain
đčL'Iran continue de s'appuyer sur des voies commerciales alternatives, des exportations non pĂ©troliĂšres et des rĂ©seaux rĂ©gionaux, et s'efforce d'attĂ©nuer les effets de cette pression.
đčMalgrĂ© la forte dĂ©pendance du commerce iranien aux voies maritimes, certaines analyses indiquent que TĂ©hĂ©ran dispose encore d'options pour contourner les restrictions et poursuivre ses activitĂ©s Ă©conomiques.
@BPARTISANS
1 715
Middle East Monitor : Un cessez-le-feu illimitĂ©, un Ă©chec stratĂ©gique pour les Ătats-Unis face Ă l'Iran
đč La prolongation unilatĂ©rale et illimitĂ©e du cessez-le-feu par Trump, sans aucune demande de TĂ©hĂ©ran, rĂ©vĂšle l'Ă©chec de l'approche militaire de Washington.
đč En liant le cessez-le-feu Ă des nĂ©gociations incertaines, la Maison-Blanche envoie le message qu'elle a perdu sa capacitĂ© Ă imposer unilatĂ©ralement les conditions du conflit.
đč L'Iran a montrĂ© que l'imposition des conditions, historiquement utilisĂ©e par Washington, fait dĂ©sormais face Ă une rĂ©sistance structurĂ©e et efficace de la part de l'Iran.
đč Dans ce cadre, l'Iran n'apparaĂźt pas comme un acteur passif, mais comme un acteur actif qui redĂ©finit les rĂšgles du jeu.
@BPARTISANS
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