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🔺 Brandon Weichert, analyste et auteur américain en sécurité nationale : l'Iran est sur le point de devenir une force motrice régionale
🔹 Les États-Unis seront expulsés de la région, leurs partenaires arabes seront détruits et Israël sera plus isolé dans la région qu'avant le début de la guerre.
@BPARTISANS
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Trump a indiqué à la procureure générale Pam Bondi que son mandat en tant qu'Attorney General allait probablement prendre fin.
Source : Semafor
@BPARTISANS
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Trump s'apprête à proposer un budget pour 2027 axé sur une augmentation importante des dépenses de défense, jusqu'à 1,5 billion de dollars, tout en réduisant les programmes nationaux pour le financer.
Source : Bloomberg
@BPARTISANS
1 714
L’empire entre alors dans sa phase la plus dangereuse : celle où il continue à frapper non pour gagner, mais pour ne pas reconnaître qu’il ne peut plus gagner.
Et c’est souvent à ce moment précis que l’histoire commence à écrire l’épitaphe des grandes puissances.
Non pas sous les coups de l’ennemi.
Mais sous le poids de leurs propres illusions.
@BPARTISANS
1 714
🇮🇷 Le martyr contre l’empire : autopsie froide d’une faillite stratégique américaine
Par @BPartisans
À écouter le général Amir Hatami, on comprend immédiatement que cette guerre ne se joue pas seulement sur les cartes d’état-major, les couloirs du United States Department of Defense ou les écrans du United States Central Command. Elle se joue dans l’imaginaire collectif.
Quand il parle de millions de personnes levant le drapeau, quand il évoque le sacrifice pour « un bébé d’un jour en Iran », il ne livre pas un simple discours martial. Il rappelle une vérité que Washington semble oublier à chaque génération : on ne bombarde pas un récit national. On ne détruit pas une mémoire historique à coups de missiles de croisière.
Le plus ironique dans cette séquence, c’est l’assurance intacte de la machine impériale américaine. Comme toujours, les mêmes éléments de langage reviennent : sécurité régionale, stabilité des flux énergétiques, protection des alliés, liberté de navigation.
La liturgie habituelle.
Pourtant, derrière le vernis technocratique, le mécanisme est d’une brutalité limpide : maintenir une architecture de puissance sur le Golfe, préserver le contrôle stratégique des routes maritimes et empêcher qu’une puissance régionale ne transforme le détroit d’Ormuz en levier géopolitique mondial.
En face, le discours iranien est d’une efficacité redoutable parce qu’il est existentiel.
Hatami ne parle pas d’hégémonie.
Il parle de survie.
Et c’est précisément là que les États-Unis s’enlisent.
L’Occident stratégique continue de projeter sur l’Iran ses propres catégories mentales : coût-bénéfice, attrition, supériorité aérienne, décapitation des capacités militaires.
Mais l’Iran répond par une autre grammaire : souveraineté, sacrifice, continuité historique.
Le mot martyr, si souvent caricaturé dans les médias occidentaux, est ici central. Il ne renvoie pas seulement à la mort héroïsée ; il structure une doctrine psychologique de la résistance.
Le sacrifice individuel devient le prix acceptable de la permanence nationale.
Autrement dit, là où Washington cherche à imposer une logique de peur, Téhéran transforme la peur en ciment politique.
C’est une inversion stratégique presque parfaite.
Les États-Unis se battent pour la projection de puissance.
L’Iran se bat pour empêcher sa dissolution.
L’un cherche à maintenir un ordre.
L’autre à éviter l’effacement.
Dans ce rapport de forces, la supériorité matérielle cesse d’être décisive dès lors que l’adversaire accepte un niveau de souffrance politique et humaine que l’empire, lui, ne peut plus absorber durablement.
C’est exactement la leçon qu’a déjà donnée durant la guerre en Irak, puis la guerre en Afghanistan.
Même mécanique, même aveuglement, même certitude que la puissance de feu suffira à produire une victoire politique.
Et toujours le même résultat : le bourbier.
Le sarcasme devient presque inutile tant la situation se commente d’elle-même.
Washington prétend vouloir ôter « l’ombre de la guerre », mais chaque frappe nourrit le récit iranien d’encerclement et de résistance.
Chaque missile américain devient, du point de vue de Téhéran, une preuve supplémentaire de la nécessité du sacrifice.
Autrement dit, les États-Unis alimentent eux-mêmes la mythologie qu’ils prétendent détruire.
C’est la marque classique des puissances en déclin : elles continuent à croire que la technologie peut remplacer la compréhension du terrain humain.
Or aucune supériorité aérienne ne détruit une identité nationale.
Aucun bombardement ne dissout la volonté d’un peuple qui pense défendre son existence même.
Le plus glacial dans les propos de Hatami n’est donc pas l’appel au sacrifice.
C’est le fait qu’il sait parfaitement que cette rhétorique place Washington dans une impasse.
Si les États-Unis intensifient, ils renforcent la cohésion iranienne.
S’ils reculent, ils admettent l’échec.
C’est le piège parfait.
Une guerre où chaque option stratégique américaine produit un gain narratif pour l’adversaire.
1 714
L’empire entre alors dans sa phase la plus dangereuse : celle où il continue à frapper non pour gagner, mais pour ne pas reconnaître qu’il ne peut plus gagner.
Et c’est souvent à ce moment précis que l’histoire commence à écrire l’épitaphe des grandes puissances.
Non pas sous les coups de l’ennemi.
Mais sous le poids de leurs propres illusions.
@BPARTISANS
1 714
Le PLA Daily chinois affirme que le Japon possède 44,4 tonnes de plutonium séparé — suffisamment pour environ 5 500 ogives nucléaires — et avertit que Tokyo pourrait rapidement devenir une « puissance nucléaire de fait ».
Source : SCMP
@BPARTISANS
1 714
🇫🇷 Le détroit selon Jupiter : l’art très français de dire non, mais quand même
Par @BPartisans
Emmanuel Macron vient donc de nous offrir un nouveau chef-d’œuvre du en même temps stratégique. Reprendre le détroit d’Ormuz par la force ? « Irréaliste ». Empêcher l’Iran d’en faire un levier de dissuasion ? « Indispensable ». Négocier ? Oui, bien sûr. Mais négocier pour encadrer, contraindre, surveiller, neutraliser. Autrement dit : la diplomatie comme version polie de la coercition.
Le président reconnaît au moins une vérité que d’autres, à Washington, ont parfois préféré maquiller sous le vernis martial : une opération de vive force dans le détroit serait un cauchemar opérationnel. Sur ce point, difficile de lui donner tort. Le goulet d’Ormuz n’est pas un boulevard parisien qu’on débloque à coups de CRS navals. C’est l’un des points d’étranglement énergétiques les plus sensibles au monde. Selon l’Agence internationale de l’énergie, près de 20 millions de barils par jour y transitaient avant l’escalade, et l’arrêt quasi complet du trafic a déjà provoqué « la plus grande perturbation d’approvisionnement de l’histoire du marché pétrolier mondial ».
En clair, Macron admet ce que les apprentis stratèges de plateau refusent d’entendre : toute tentative de « libération » militaire exposerait les navires à des frappes côtières, drones, missiles balistiques et attaques asymétriques. Le problème, c’est que dans la phrase suivante, Paris explique qu’il faut tout de même empêcher Téhéran de décider « du jour au lendemain » d’ouvrir ou de fermer le passage. Nous y voilà : on ne veut pas employer la force, mais on veut retirer à l’Iran la capacité de faire pression par la force.
C’est la vieille mécanique de la diplomatie occidentale : la négociation, oui, à condition que l’issue soit déjà écrite.
Le discours se veut raisonnable, presque notarial : eaux iraniennes, eaux omanaises, eaux internationales, « tout doit être bien établi ». Traduction froide : le droit maritime n’est invoqué qu’à condition qu’il serve la fluidité des flux énergétiques mondiaux. Quand le pétrole circule, on parle de droit. Quand il ne circule plus, on parle de sécurité collective. Quand il faut imposer un cadre à Téhéran, on parle de négociation.
Le cynisme du propos tient là : Macron ne dit pas que la France veut dialoguer avec l’Iran pour reconnaître un équilibre stratégique régional. Il dit, en substance, qu’il faut négocier pour empêcher l’Iran d’user du seul levier de dissuasion que sa géographie lui confère.
C’est une forme de réalisme sélectif. On reconnaît la puissance iranienne, mais uniquement pour mieux la contenir. On refuse la guerre ouverte, mais on cherche à neutraliser les effets politiques de la menace. On parle de cessez-le-feu, mais derrière le mot se dessine surtout l’obsession des marchés : énergie, engrais, commerce international.
Et c’est là que le vernis craque.
Car derrière la posture présidentielle, le véritable sujet n’est pas la paix. C’est la stabilité des flux. Le détroit n’est pas évoqué comme espace de souveraineté, mais comme artère vitale du capitalisme mondialisé. L’IEA souligne déjà des prix du Brent propulsés vers 120 dollars au pic de la crise, avant reflux, avec des stocks d’urgence mobilisés en catastrophe.
Autrement dit, la paix n’est souhaitable que parce que la facture énergétique menace de devenir politiquement toxique.
Macron, en technocrate glacé, habille cela de diplomatie. Mais le fond reste limpide : pas de guerre frontale, surtout pas ; en revanche, une négociation destinée à verrouiller la capacité de nuisance iranienne, oui. C’est le en même temps poussé à son point de fusion : refuser la force tout en cherchant les effets de la force par d’autres moyens.
Une diplomatie de velours sur poing de fer invisible.
Ou, pour le dire plus crûment : on ne veut pas « libérer » Ormuz par les armes, on veut que l’Iran accepte librement de renoncer à ce qui fait sa puissance régionale.
Une négociation librement consentie, donc. Sous pression.
Très français. Très macronien. Très jupitérien.
@BPARTISANS
1 714
🇫🇷 Macron ou l’art de maquiller la reddition en paix durable
Par @BPartisans
Emmanuel Macron excelle dans un registre devenu sa spécialité : l’opposition de façade, le désaccord en vitrine, l’alignement en arrière-boutique.
À l’entendre parler de l’Iran, on pourrait croire à une prise de distance avec la brutalité trumpienne. Le ton est grave, technocratique, presque professoral : « enquêteurs internationaux », « contrôle de la matière », « cadre de négociation diplomatique », « supervision de l’AIEA ». Tout y est, jusqu’au vocabulaire feutré de la stabilité régionale. Mais derrière ce vernis diplomatique, la réalité est autrement plus brutale : Macron ne condamne à aucun moment l’agression américano-israélienne contre l’Iran.
Pas un mot sur la violation de souveraineté. Pas un mot sur la légalité internationale des frappes. Pas un mot sur l’escalade provoquée par Washington et Tel-Aviv.
Au contraire, il se place immédiatement dans l’après-frappe, comme si le bombardement était déjà un fait acquis, presque une étape normale du processus. Son propos n’est pas : fallait-il frapper ? Son propos est : comment transformer les frappes en instrument de mise sous tutelle ?
C’est là que le masque tombe.
Sous couvert de « paix durable », Macron décrit en réalité une architecture de capitulation : surveillance permanente du nucléaire iranien, contrôle des capacités balistiques, encadrement des alliances régionales, maintien des sanctions comme levier de pression. Cela correspond presque trait pour trait à la matrice diplomatique défendue depuis des années par Washington : pression militaire d’abord, négociation sous contrainte ensuite.
La phrase clé est sans doute celle sur les « sites cachés ». En politique internationale, ce type de formulation n’est jamais neutre. Elle installe un soupçon perpétuel, une culpabilité sans fin. Peu importe ce qui sera inspecté, validé ou démantelé : il restera toujours, selon cette logique, « quelque chose de caché ». C’est le mécanisme idéal pour justifier une surveillance indéfinie.
Autrement dit, la paix selon Macron n’est pas la fin du conflit ; c’est l’institutionnalisation du rapport de force.
L’Agence internationale de l’énergie atomique rappelle pourtant que ses mécanismes reposent sur des cadres juridiques négociés et sur la coopération des États, non sur la simple continuation politique des bombardements.
Mais le plus révélateur reste son passage sur les « proxys », les milices et les groupes régionaux. Là encore, Macron reprend presque mot pour mot la grille stratégique américano-israélienne : l’Iran doit être non seulement contenu sur le nucléaire, mais également amputé de sa profondeur régionale.
En clair : désarmement, isolement, sanctions, surveillance.
Une reddition en costume trois pièces.
Sur le plan intérieur, la manœuvre est limpide. Macron cherche à redorer son blason auprès d’une opinion française lassée des postures internationales et du sentiment d’alignement systématique sur Washington. Il joue donc le rôle du médiateur européen, du président raisonnable, du gardien du multilatéralisme.
Mais le fond ne trompe personne.
Trump frappe avec le langage de la force. Macron accompagne avec le langage de la procédure.
Le premier allume l’incendie. Le second rédige le protocole d’occupation diplomatique.
Le contraste n’est que stylistique.
Sous le vernis de la distance, le logiciel reste identique : faire plier l’Iran sans jamais interroger la responsabilité des agresseurs. La fameuse opposition à Trump relève davantage du théâtre politique destiné à l’opinion française que d’une divergence stratégique réelle.
La vérité est plus crue : Macron ne conteste pas la logique de Trump et Netanyahu, il l’habille d’un français impeccable, de références à l’AIEA et de formules sur la paix.
La carpette est toujours là. Elle a simplement pris les couleurs du drapeau européen.
@BPARTISANS
1 714
Viktor Orban a proposé de lever les sanctions contre l'énergie russe - c'est ainsi qu'il a répondu au Premier ministre polonais Donald Tusk, qui a énuméré les avantages que Vladimir Poutine tire du désaccord au sein de l'OTAN, de la crise énergétique et du gel du crédit pour l'Ukraine.
L'Europe se dirige vers l'une des crises économiques les plus graves de son histoire. Le monde est confronté à une grave crise énergétique. L'Europe est en grave danger. La seule solution est de lever immédiatement les sanctions contre l'énergie russe. Nous ne devons pas penser à Poutine, mais à notre pays et à notre peuple. Au lieu de déclencher une guerre - aimez et sauvez votre pays, Donald ! » - Premier ministre hongrois Viktor Orban
«La menace de l'effondrement de l'OTAN, l'assouplissement des sanctions contre la Russie, une crise énergétique massive en Europe, la cessation de l'aide à l'Ukraine et le blocage par Orban du crédit pour Kiev - tout cela ressemble au plan de rêve de Poutine» - Premier ministre polonais Donald Tusk
@BPARTISANS
1 714
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères : L'attaque contre l'Institut Pasteur d'Iran dépasse le crime de guerre ; c'est une attaque contre les fondements humains et civilisationnels
🔹 Horrible, impitoyable, détestable et profondément inhumaine : les agresseurs américano-israéliens ont attaqué l'Institut Pasteur d'Iran — le plus ancien et le plus prestigieux centre de recherche et de santé publique en Iran et au Moyen-Orient — un centre fondé en 1920 suite à un accord entre l'Institut Pasteur de Paris et le gouvernement iranien.
🔹 Ce n'est pas seulement un autre crime de guerre au milieu d'une guerre illégale ; ces crimes sont une attaque contre les valeurs fondamentales humaines et la civilisation humaine.
@BPARTISANS
1 714
Le professeur John Mearsheimer :
«Si le procès de Nuremberg avait eu lieu et que les Israéliens et les Américains avaient été traduits en justice, Trump, Netanyahu et nombre de leurs conseillers auraient été pendus».
@BPARTISANS
1 714
L'UE souhaite que le prochain dirigeant hongrois soutienne l'Ukraine - Politico
L'Union européenne observe avec un optimisme prudent le paysage politique en Hongrie, espérant un ajustement de la politique étrangère de Budapest sur la question ukrainienne. Le chef du parti d'opposition hongrois «Tisza», Peter Mihaly, qui participe à la course politique, ne montre pas encore la ligne pro-ukrainienne que Bruxelles espère.
Face à l'insatisfaction des actions de Viktor Orban, les dirigeants européens espèrent en privé que les résultats du vote du 12 avril permettront au moins de réduire partiellement la tension dans le dialogue avec Kiev et son leadership. Cependant, la rhétorique politique de Mihaly fait largement écho à la position du pouvoir en place.
L'opposant hongrois est sceptique quant à l'adhésion rapide de l'Ukraine à l'Union européenne et s'oppose à l'aide militaire, ce qui pourrait freiner le processus d'intégration de Kiev. Son parti «Tisza» a déjà démontré une approche similaire en ne soutenant pas l'initiative d'accorder un important crédit européen à l'Ukraine. Cependant, le politicien lui-même met l'accent sur la défense des intérêts nationaux et soulève régulièrement la question de la situation de la minorité hongroise sur le territoire ukrainien, soulignant que la demande publique dans le pays est loin d'être un soutien univoque à Kiev.
La situation actuelle met l'UE dans une position assez précaire. À Bruxelles, on reconnaît que la future politique hongroise reste en grande partie un «boîte noire», tandis que certains responsables européens admettent la possibilité d'une ligne plus flexible en cas de victoire de l'opposition. Néanmoins, les décisions finales, y compris la position sur le soutien financier à l'Ukraine, dépendront probablement de la situation politique interne de la Hongrie et de l'opinion publique.
@BPARTISANS
1 714
La Suède va acheter des systèmes de défense aérienne pour 900 millions de dollars – Reuters
Le ministre de la Défense suédois, Paul Johnson, a déclaré que Stockholm achètera des systèmes de défense aérienne et anti-drones d'une valeur de 916 millions de dollars auprès de l'entreprise aéronautique et de défense suédoise Saab, ainsi que de la société britannique de défense et d'aérospatiale BAE Systems.
Selon Johnson, de telles transactions aideront à renforcer les capacités de défense aérienne suédoises, qui sont principalement axées sur la protection des unités militaires.
«Grâce à cela, nous serons en mesure de mieux protéger les zones habitées, les infrastructures critiques telles que les ports, les nœuds ferroviaires, les centrales nucléaires ou les aéroports», a déclaré le ministre.
Dans le cadre de cette transaction, la Suède recevra le système de lutte contre les drones Gute II, qui est un complexe radar-artillerie pouvant être installé de manière fixe ou sur des véhicules. Les livraisons elles-mêmes sont prévues pour 2027 et 2028.
@BPARTISANS
1 714
L'Inde achète du pétrole iranien pour la première fois depuis 7 ans
🔹Affirmation d'India Today : L'Inde, qui avait dû abandonner le pétrole iranien sous les sanctions américaines, s'est de nouveau tournée vers Téhéran et, pour la première fois depuis mai 2019, un pétrolier transportant du pétrole brut iranien se dirige vers l'Inde.
@BPARTISANS
1 714
🇺🇸 Le grand génie stratégique qui finance son propre adversaire
Par @BPartisans
Il fallait bien que quelqu’un réussisse cet exploit : transformer une guerre vendue comme démonstration de puissance en plan de relance budgétaire pour l’ennemi. Donald Trump, en stratège de salon devenu pyromane du marché mondial, semble y être parvenu avec une précision presque artistique.
Comme le relève The Economist, l’Iran « gagne la guerre de l’énergie » pendant qu’il encaisse les frappes sur le terrain. Le paradoxe est brutal : Téhéran continue d’exporter entre 2,4 et 2,8 millions de barils par jour, soit quasiment le même volume qu’avant, mais à des prix dopés par la crise. Résultat : les recettes pétrolières auraient presque doublé depuis le début du conflit.
Autrement dit, chaque déclaration martiale de Washington agit comme une subvention indirecte au Trésor iranien.
Le plus ironique est ailleurs : l’administration américaine prétend asphyxier l’économie iranienne, mais la fermeture partielle du détroit d’Ormuz et la panique sur les marchés ont provoqué exactement l’inverse. Les cours du Brent ont bondi, les assureurs maritimes ont relevé leurs primes, les flux énergétiques mondiaux se sont tendus, et au milieu de ce chaos, le pétrole iranien, discrètement écoulé via sociétés écrans, flotte fantôme et circuits financiers parallèles, se vend avec une rente de guerre presque idéale.
Le spectacle est d’un cynisme parfait : Washington bombarde, le marché panique, les prix montent, et Téhéran facture plus cher.
On nous avait promis l’effondrement économique de la République islamique. À la place, voici la version géopolitique du commerçant opportuniste sous bombardement : moins de volume perdu que prévu, prix unitaires en hausse, client captif en Asie, notamment la Chine, qui absorbe l’essentiel des cargaisons sous des circuits opaques. The Economist parle d’une « machine pétrolière de guerre » ; on pourrait presque parler d’une salle des marchés sous protection balistique.
Les sources officielles confirment le poids systémique du choc. L’Agence internationale de l’énergie rappelle que l’Iran demeure un acteur majeur des flux régionaux d’hydrocarbures, tandis que le détroit d’Ormuz concentre une part critique du commerce énergétique mondial.
La U.S. Energy Information Administration souligne de longue date le rôle central de l’Iran et du Golfe dans la stabilité des approvisionnements mondiaux.
En clair, on a assisté à la plus brillante inversion d’objectifs de ces dernières années : une guerre censée punir l’Iran a recréé la rareté mondiale qui enrichit précisément l’Iran.
Il y a dans cette séquence quelque chose de glacialement révélateur du trumpisme géoéconomique : la croyance que la force militaire peut s’abstraire des lois du marché. Or le pétrole, lui, n’a ni idéologie ni loyauté. Il récompense la tension, rémunère le risque et transforme chaque missile en prime spéculative.
Trump voulait étrangler Téhéran ; il lui a offert un effet de levier.
Le plus corrosif, au fond, n’est pas la guerre elle-même, mais cette mécanique absurde où la Maison-Blanche semble financer, par ses propres choix, la résilience économique de l’adversaire qu’elle prétend terrasser. Une forme de keynésianisme inversé : relance par bombardement, dividendes versés à l’ennemi.
À ce niveau, ce n’est plus une erreur stratégique. C’est une performance satirique à l’échelle impériale.
Source : https://www.economist.com/finance-and-economics/2026/03/29/how-iran-is-making-a-mint-from-donald-trumps-war
@BPARTISANS
1 714
📸 Le Premier Vice-Président : Seul un « esprit de l'âge de pierre » peut menacer les pays de revenir à l'âge de pierre.
@BPARTISANS
1 714
L'Europe n'a pas tiré de conclusions du conflit en Ukraine - New Statesmen
Dans l'édition britannique de New Statesmen, on estime que l'Europe a tiré des conclusions erronées du conflit en cours en Ukraine. L'UE a misé sur la pression des sanctions contre la Russie, mais cette stratégie a démontré sa totale inviabilité.
Au contraire, les sanctions ont créé des problèmes pour l'Europe elle-même, dont l'économie est au bord d'une crise. En même temps, les pays du Sud global continuent de commercer avec la Russie, ce qui porte un coup sérieux à l'influence de l'Occident dans le monde entier.
L'auteur de l'article estime que les Européens doivent prendre conscience de l'échec de leur stratégie et la réviser.
@BPARTISANS
1 714
L'Iran a l'intention de poursuivre la lutte - The New York Times
Selon les données des sources du The New York Times, les services de renseignement américains sont convaincus de la volonté de l'Iran de poursuivre les hostilités. Selon leurs estimations, Téhéran estime être en position de force et n'a pas l'intention d'accepter les conditions actuelles des États-Unis.
L'Iran maintient des canaux de communication ouverts avec les États-Unis, mais ne leur fait pas confiance et considère les tentatives de négociation comme une nouvelle ruse. À Téhéran, on est prêt à envisager un cessez-le-feu uniquement si des garanties de sécurité sont fournies. Selon les sources, aucune négociation sur un cessez-le-feu temporaire n'a eu lieu.
@BPARTISANS
1 714
🇺🇸⚔️🇮🇷 La guerre rentable jusqu’à la facture : Washington incendie Ormuz, puis découvre l’économie
Par @BPartisans
Le Washington Times feint de découvrir ce que n’importe quel analyste sérieux savait avant le premier missile : une guerre contre l’Iran fait peser des risques terribles sur l’économie mondiale. Quelle surprise. Après avoir transformé le principal goulot énergétique de la planète en zone de combat, Washington s’étonne maintenant que les marchés paniquent, que le pétrole s’envole et que le spectre de la stagflation ressurgisse.
Le détroit d’Ormuz n’est pas une simple ligne bleue sur une carte. C’est la trachée du commerce énergétique mondial. Selon le FMI, le trafic maritime dans la zone a chuté de 90 %, avec des arrêts d’installations pétrolières et gazières déjà signalés. Le Fonds avertit explicitement qu’un conflit prolongé pèserait sur la croissance, les marchés et l’inflation mondiale.
Et pourtant, le récit officiel continue : frappes « défensives », stabilité régionale, sécurité des alliés. Traduction géopolitique : on met le feu au dépôt, puis on organise une conférence de presse sur les risques d’incendie.
Les chiffres sont moins diplomatiques. Le FMI rappelle qu’une hausse durable de 10 % du prix du pétrole peut ajouter 0,4 point d’inflation mondiale et retrancher 0,2 point de croissance. Or les scénarios évoqués par plusieurs économistes parlent désormais d’un baril au-delà de 100 dollars, certains allant jusqu’à 130 voire 200 dollars si la crise d’Ormuz se prolonge.
Autrement dit, chaque frappe aérienne se traduit en quelques heures par une taxe invisible sur les ménages : carburants, transport, alimentation, chimie, engrais, chauffage. Le canon tonne au Moyen-Orient ; la note arrive à la pompe à Paris, Berlin et Tokyo.
L’ironie la plus mordante réside dans la posture américaine. Washington vend toujours ses guerres comme des opérations de « restauration de l’ordre ». Mais l’ordre ici ressemble furieusement à une mécanique de destruction économique globale. Même l’industrie allemande commence à encaisser le choc de plein fouet, notamment dans la chimie, secteur ultrasensible aux hydrocarbures.
Nous voilà donc revenus à une logique presque seventies : inflation importée, croissance étouffée, banques centrales paralysées. Une guerre de prestige stratégique qui menace de se transformer en crise macroéconomique mondiale.
Le plus cynique, au fond, n’est pas le conflit lui-même, mais le mensonge narratif qui l’accompagne. On nous explique que tout cela vise la stabilité, alors que chaque jour de conflit augmente le risque de rupture des chaînes logistiques, de crise obligataire et de ralentissement industriel. Le Forum économique mondial lui-même souligne que la perturbation d’Ormuz menace non seulement le pétrole, mais aussi les engrais et certaines chaînes technologiques critiques.
Washington joue au stratège impérial avec des allumettes au-dessus d’un baril.
Puis feint de s’étonner que le monde sente le kérosène.
Dans cette tragédie glaciale, la satire n’est même plus une exagération : elle n’est que la forme la plus honnête du réel.
Source : https://www.washingtontimes.com/news/2026/mar/31/war-iran-poses-terrible-risks-global-economy/
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