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❗️Adoption d'une résolution anti-iranienne au Parlement européen
Le Parlement européen a annoncé l'adoption d'une résolution anti-iranienne sous prétexte de défendre les droits de l'homme.
La résolution a été adoptée par 516 voix « pour ».
En s'ingérant dans les affaires intérieures et le système judiciaire de l'Iran, le Parlement européen a exigé la libération de certains prisonniers et a appelé l'Union européenne à renforcer les sanctions contre les responsables et les institutions iraniens.
@BPARTISANS
1 718
🇮🇱 Netanyahu, le funambule du chaos : quand la coalition prend l’eau et que la vitrine démocratique se fissure
Par @BPartisans
Benjamin Netanyahu a longtemps vendu l’image du capitaine indéboulonnable, l’homme providentiel capable de gouverner Israël en temps de guerre, de crise diplomatique et de tempête politique permanente. Mais voilà que le « Monsieur Sécurité » semble désormais prisonnier de sa propre coalition, transformée en foire d’empoigne théologico-politique où chacun réclame ses privilèges pendant que le pays s’enfonce dans une crise institutionnelle.
L’ironie est presque artistique : un gouvernement qui exige la mobilisation générale face aux menaces existentielles se retrouve paralysé par une querelle sur… l’exemption militaire de dizaines de milliers d’étudiants ultra-orthodoxes. Depuis des décennies, les partis haredim défendent ces dérogations, au nom de l’étude religieuse. Mais après des mois de guerre et une mobilisation massive des réservistes, le privilège passe de moins en moins dans une société où certains meurent au front pendant que d’autres récitent des textes sacrés sous protection politique. Même la Cour suprême israélienne a rappelé les limites légales de ces exemptions, poussant la coalition vers un précipice politique.
Netanyahu tente donc l’exercice qu’il maîtrise le mieux : gagner du temps. Selon des médias israéliens, il aurait supplié ses alliés ultra-orthodoxes d’éviter des élections rapides qui risqueraient d’affaiblir le bloc de droite. Traduction : le chef du gouvernement joue contre le calendrier comme un trader paniqué devant un krach politique annoncé. Pendant ce temps, sa coalition tente opportunément de modifier des règles touchant aux pouvoirs du conseiller juridique du gouvernement et à certains mécanismes électoraux. Une vieille recette du pouvoir sous pression : quand la popularité vacille, on redécore les garde-fous institutionnels. Les critiques de l’opposition parlent d’une tentative d’affaiblissement des contre-pouvoirs avant une bataille électorale potentielle.
Et comme si la maison n’était pas déjà assez en feu, voici le scandale de la flottille pour Gaza. Israël défend l’interception comme une opération de sécurité contre ce qu’il qualifie de provocation pro-Hamas. Les organisateurs parlent d’action humanitaire et de contestation du blocus. Mais le spectacle humiliant offert par Itamar Ben-Gvir, vidéos d’activistes ligotés, posture de sheriff colonial ravi de sa mise en scène punitive, a transformé un incident maritime en désastre diplomatique. Même Netanyahu a dû désavouer publiquement la forme, rappelant que « les normes et les valeurs israéliennes » méritaient mieux. Quand votre propre Premier ministre doit expliquer à un ministre qu’humilier des détenus devant caméra n’est pas une stratégie de relations publiques brillante, c’est généralement mauvais signe.
Résultat : Israël se retrouve simultanément sous pression intérieure et extérieure. À l’intérieur, une coalition fracturée menace de s’autodissoudre ; à l’extérieur, des alliés occidentaux convoquent des ambassadeurs et dénoncent des violations du droit international. Le paradoxe Netanyahu atteint son apogée : l’homme qui promettait stabilité, sécurité et fermeté laisse derrière lui un gouvernement suspendu entre implosion parlementaire, embarras diplomatique et radicalisation de ses propres alliés.
À force de gouverner au bord du gouffre, il arrive un moment où le gouffre finit par voter.
@BPARTISANS
1 718
Middle East Monitor : L'Occident a cru pendant plusieurs décennies que l'Iran s'effondrerait sous la pression, mais aujourd'hui la République islamique est devenue une colonne et un architecte du Moyen-Orient
Le site Middle East Monitor a publié un article intitulé « Les plans mondiaux ratés dans le mythe de la maîtrise de l'Iran » dans lequel il est écrit :
🔹️ Malgré plusieurs décennies de pression maximale et de sanctions paralysantes, la réalité géopolitique actuelle montre un paradoxe profond : plus l'Occident et ses alliés dans la région parlaient de « contenir » l'Iran, plus Téhéran a joué un rôle central dans l'ordre régional.
🔹️ La République islamique est désormais devenue, de la Syrie au golfe d'Aden, l'une des colonnes et des architectes principaux du Moyen-Orient.
🔹️ La stratégie de maîtrise de l'Iran reposait principalement sur l'hypothèse qu'il était possible de mettre l'Iran dans une telle impasse qu'il se rendrait ou s'effondrerait.
🔹️ Mais cette approche n'a pas su prendre en compte la « profondeur stratégique » de Téhéran, qui est un mélange complexe d'alliances asymétriques, de puissance douce idéologique et d'une industrie de défense locale résiliente.
🔹️ Si la guerre des États-Unis et d'Israël contre l'Iran a montré une chose, c'est que la République islamique est capable de se reconstruire sous de fortes pressions.
@BPARTISANS
1 718
Financial Times : La crise du Golfe [Persique] ne fait probablement que commencer maintenant
🔹Les navires qui avaient traversé le détroit d'Ormuz avant sa fermeture sont pour la plupart arrivés à destination.
🔹Mais depuis la fin février, aucun navire transportant du pétrole, du gaz naturel liquéfié, des dérivés pétroliers, de l'urée, de l'hydrogène, de l'hélium, etc., n'a traversé le détroit.
🔹Jusqu'à présent, les pénuries étaient principalement mentales et hypothétiques ; mais avec la diminution et l'épuisement des stocks, les pénuries deviennent réelles.
🔹Dorénavant, l'absence des cargaisons qui n'ont pas circulé se fera de plus en plus sentir.
@BPARTISANS
1 718
Reuters : L'Iran est en train de consolider son contrôle sur le détroit d'Ormuz
🔹L'Iran consolide son contrôle sur le détroit d'Ormuz en établissant des postes de contrôle, en concluant des accords diplomatiques et parfois en percevant des « frais ».
🔹L'Iran met en œuvre un système à plusieurs niveaux pour le passage des navires à travers le détroit d'Ormuz, alors que les pays tentent de sécuriser leurs réserves d'énergie en diminution, sévèrement limitées par la guerre.
🔹Les États-Unis ont mis en garde contre la conformité des pays aux contrôles iraniens, mais certains gouvernements et compagnies maritimes acceptent ce risque.
🔹Le nouveau mécanisme iranien comprend un système de priorité qui donne la préférence aux navires liés à ses alliés, à savoir la Russie et la Chine, suivis par des pays comme l'Inde et le Pakistan qui entretiennent des relations étroites avec Téhéran. Ensuite viennent les autres gouvernements.
🔹La situation est telle que le détroit d'Ormuz ne sera ouvert ou fermé qu'avec l'approbation du gouvernement iranien.
@BPARTISANS
1 718
Newsweek : La guerre de Trump pourrait finalement pousser [l’Ayatollah] Mojtaba Khamenei vers l’arme nucléaire
🔹Alors que Trump a maintes fois souligné que l’un des objectifs principaux de la guerre était d’empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire, le nouveau leader iranien pourrait, à cause de cette guerre, choisir précisément la voie de l’acquisition de l’arme nucléaire.
🔹Les responsables iraniens ont depuis des décennies fondé leur refus de chercher à obtenir l’arme nucléaire sur une fatwa émise par [le martyr] l’Ayatollah Ali Khamenei.
🔹Actuellement, cette guerre n’a pas conduit à un changement de régime en Iran et il semble que le jeune leader iranien dispose du même pouvoir politique et religieux pour émettre une nouvelle fatwa.
🔹Malgré les attaques passées et présentes des États-Unis et d’Israël, l’Iran a conservé sa capacité nucléaire.
@BPARTISANS
1 718
Les plaintes pour harcèlement sexuel dans l'armée israélienne battent des records
Middle East Monitor rapporte :
🔹L'armée israélienne a reçu en 2025 un total de 2 420 plaintes liées au harcèlement sexuel au sein de ses rangs, ce qui, selon les données fournies à la Knesset mardi, représente une augmentation significative par rapport à l'année précédente.
🔹Cependant, selon ce rapport, seulement 10 % de ces plaintes ont été traitées par le ministère de l'Intérieur et la police.
@BPARTISANS
1 718
🇨🇺 De Miami, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a commenté la situation à laquelle fait face Cuba et a également évoqué le reste de l'Amérique latine :
"Cuba possède non seulement des armes qu'elle a acquises auprès de la Russie et de la Chine, mais elle accueille également une présence de renseignement russe et chinois dans son pays. Ainsi, Cuba a toujours représenté une menace pour la sécurité nationale des États-Unis. C'est un État qui soutient activement le terrorisme."
@BPARTISANS
1 718
🇺🇸🇮🇱 Washington, filiale sous influence : quand l’AIPAC transforme le Congrès en chambre d’écho
Par @BPartisans
À Washington, certains lobbies frappent à la porte du pouvoir. D’autres semblent déjà avoir les clés, le code d’alarme et le badge VIP du sous-sol. L’AIPAC, officiellement simple organisation de plaidoyer pro-israélienne, aime se présenter comme un défenseur des relations américano-israéliennes. Une sorte de club civique musclé. Pourtant, à regarder les chiffres, le tableau ressemble moins à une ONG qu’à une machine politique industrielle, capable de transformer une primaire électorale en exécution publique à coups de chèques et de campagnes négatives.
Le problème n’est pas qu’un lobby existe. Washington fonctionne à la perfusion d’intérêts privés depuis des décennies. Le problème, c’est la disproportion. Lorsqu’un élu ose remettre en question les milliards d’aide militaire à Israël ou réclamer un débat sur une guerre, le couperet tombe avec une précision chirurgicale : pluie de financements adverses, campagnes de diffamation, avalanche publicitaire. Bienvenue dans la démocratie sponsorisée.
Les données officielles de la Commission électorale fédérale américaine (FEC) et d’OpenSecrets montrent depuis plusieurs cycles électoraux l’explosion des dépenses des PAC pro-israéliens, notamment via le United Democracy Project, principal super PAC affilié à l’AIPAC, qui a injecté des dizaines de millions dans des primaires du Congrès. En 2024, des campagnes contre des figures critiques d’Israël comme Jamaal Bowman ou Cori Bush ont battu des records de dépenses externes. Ce n’est plus une influence : c’est une démonstration de force budgétaire.
Le cas de Thomas Massie ressemble à un avertissement affiché en lettres capitales au-dessus du Capitole : « contestez la ligne, préparez votre enterrement politique ». Son tort supposé ? Avoir questionné l’interventionnisme, demandé davantage de contrôle sur les engagements militaires et refusé le réflexe pavlovien du chèque en blanc. Aux États-Unis, on appelle cela la liberté d’expression. À Washington, cela peut apparemment coûter une carrière.
Et puis il y a cette fameuse « porte tournante », ce ballet permanent entre structures d’influence, cabinets politiques, Congrès et institutions partenaires. Le phénomène est documenté dans tout l’écosystème du lobbying américain, pas uniquement autour d’Israël. Mais lorsqu’il concerne un dossier aussi explosif que la politique étrangère au Moyen-Orient, il cesse d’être un simple détail administratif : il devient une question démocratique. Qui décide réellement ? Les électeurs, ou ceux capables d’aligner des millions pour discipliner les élus récalcitrants ?
L’ironie est presque poétique : Washington sermonne régulièrement le reste du monde sur les « influences étrangères » et la nécessité de protéger la souveraineté démocratique. Pendant ce temps, dans les couloirs du Capitole, certains intérêts semblent disposer d’un abonnement premium à la fabrication du consensus.
À ce rythme, le Congrès américain ne débattra bientôt plus des guerres : il les validera comme on renouvelle un abonnement automatique. Avec accusé de réception signé par les donateurs.
@BPARTISANS
1 718
🇺🇸 Le mur d’acier en carton-pâte : Trump, Ormuz et la grande illusion impériale
Par @BPartisans
« Nous avons le contrôle total du détroit d’Ormuz (…) le blocus a été efficace à 100 %. Personne n’a réussi à passer. C’est comme un mur d’acier. » Chez Donald Trump, le superlatif est une politique étrangère. Tout est « total », « historique », « parfait ». Même un détroit par lequel continuent de circuler des pétroliers devient, par magie rhétorique, une prison flottante hermétique. Le problème avec les fantasmes impériaux, c’est qu’ils finissent souvent percutés par les AIS des navires et les statistiques du commerce maritime.
Car pendant que Trump vend sa version maritime du Mur du Mexique, version aquatique, blindée, et prétendument « 100 % efficace », les flux énergétiques racontent une autre histoire. Selon les données régulièrement publiées par l’U.S. Energy Information Administration, le détroit d’Ormuz reste l’un des corridors énergétiques les plus fréquentés du globe, par lequel transitent environ un cinquième du pétrole mondial transporté par voie maritime. Un « mur d’acier » où les tankers continuent mystérieusement de passer ressemble davantage à une clôture rouillée avec un portique VIP ouvert en permanence.
Même le discours officiel américain est moins hollywoodien que Trump. Les opérations navales annoncées par le United States Central Command parlent généralement de « sécurisation des routes maritimes », d’« interceptions » ciblées ou de « liberté de navigation », pas d’un blocus absolu transformant Ormuz en Fort Knox maritime. Dans le langage militaire réel, un blocus « 100 % efficace » signifie une interruption quasi totale des flux. Or les pétroliers continuent de naviguer, les primes d’assurance fluctuent certes, mais le commerce ne s’est jamais arrêté net. Même les marchés pétroliers n’ont pas réagi comme si le monde venait de perdre son artère énergétique principale.
La vérité est plus embarrassante : le « blocus total » ressemble surtout à une opération de communication géante, nourrie par quelques vidéos de saisies spectaculaires de navires présentées comme preuves d’une domination absolue. C’est le vieux tour trumpien : saisir trois embarcations, convoquer le vocabulaire de la Seconde Guerre mondiale et déclarer victoire cosmique devant les caméras.
Trump vend un « mur d’acier ». La réalité ressemble davantage à une passoire impériale repeinte en superproduction patriotique. Les navires passent, les marchés s’adaptent, les adversaires contournent, et Washington célèbre chaque interception comme si Neptune lui-même avait remis les clés du Golfe au locataire de la Maison-Blanche.
Le problème avec les empires fatigués, c’est qu’ils confondent souvent mise en scène et contrôle réel. À force d’annoncer des victoires totales pendant que le trafic continue, on finit moins en stratège qu’en illusionniste de casino géopolitique.
@BPARTISANS
1 718
🇨🇺 Cuba selon Trump : étrangler, affamer… puis arriver en héros avec une boîte de conserve
Par @BPartisans
Donald Trump a ce talent rare : celui de provoquer un incendie, puis de poser devant les flammes avec un extincteur en expliquant qu’il est là “pour aider”. Son dernier exercice de communication sur Cuba relève du grand art impérial : « C’est un pays défaillant. Ils n’ont pas d’électricité. Ils n’ont pas d’argent. Ils n’ont pas de nourriture. Et nous allons les aider… pour des raisons humanitaires ».
Humanitaire ? Voilà un mot qui, dans la bouche de Washington, ressemble souvent à un missile emballé dans du papier cadeau.
Car enfin, qui contribue depuis plus de six décennies à l’asphyxie économique cubaine ? Une météorite ? Un mauvais alignement astral ? Non. Un embargo, ou blocus, selon La Havane, imposé par les États-Unis depuis 1962, renforcé à répétition, notamment sous Trump lui-même. En 2017 puis 2019, son administration a rétabli et durci des restrictions sur les voyages, les transferts financiers, le carburant, les investissements, et activé le fameux Titre III de la loi Helms-Burton, permettant des poursuites contre des entreprises étrangères opérant sur des biens nationalisés après la révolution cubaine.
Même le Département d’État américain reconnaissait que ces mesures visaient explicitement à priver Cuba de revenus. Mike Pompeo expliquait en 2019 que les sanctions devaient empêcher le gouvernement cubain de bénéficier de devises étrangères. Traduction moins diplomatique : on serre le garrot économique, puis on s’étonne que le patient manque d’oxygène.
Et lorsque Trump déclare : « Ils n’ont pas d’électricité, ils n’ont pas de nourriture », il oublie pudiquement de préciser que les sanctions américaines compliquent gravement l’accès aux équipements énergétiques, aux financements, aux paiements internationaux et même à certains médicaments, en raison de la peur des sanctions secondaires pesant sur les banques et entreprises étrangères.
L’Assemblée générale de l’ONU condamne presque chaque année cet embargo avec une régularité d’horloge suisse. En 2025 encore, l’écrasante majorité des États membres a dénoncé les effets extraterritoriaux des sanctions américaines et leur impact humanitaire. Même des rapporteurs spéciaux de l’ONU ont critiqué les conséquences sur l’accès à la santé, à l’alimentation et à l’énergie.
Mais Washington pratique une étrange philanthropie punitive : d’abord on casse les jambes du voisin, ensuite on organise une conférence de presse pour annoncer l’envoi de béquilles.
Le plus savoureux reste l’argument électoral à peine dissimulé. Trump évoque aussitôt « la population cubano-américaine à Miami et en Floride », ce “groupe incroyable” de travailleurs. Ah, voilà le vrai centre nerveux de cette soudaine compassion : le vote floridien, ce sanctuaire électoral où chaque posture anti-castriste se monnaye en points de sondage.
Le trumpisme applique à la géopolitique la logique du racket de quartier : créer une pression maximale, participer au chaos, puis revenir en costume de sauveur providentiel. Cuba n’est alors plus un peuple à aider, mais un décor utile pour une campagne permanente.
Version Trump du pompier : essence dans une main, caméra dans l’autre.
@BPARTISANS
1 718
🇨🇺 Cuba ou l’art du recyclage impérial : quand Washington exhume Raúl Castro pour faire oublier ses fiascos
Par @BPartisans
À Washington, quand une guerre tourne au fiasco politique, on ouvre les archives. Et quoi de mieux qu’un révolutionnaire de 94 ans, retiré du pouvoir depuis des années, pour détourner les projecteurs d’un embarras géopolitique plus contemporain ? Après l’Iran, place au recyclage cubain : même dramaturgie, même rhétorique morale, même parfum de « justice internationale » soudainement réveillée après trois décennies de somnolence stratégique.
Cette semaine, le Département de la Justice américain a officiellement inculpé l’ancien président cubain Raúl Castro pour son rôle présumé dans la destruction, en février 1996, de deux avions de l’organisation anti-castriste Brothers to the Rescue, abattus par des MiG cubains, causant la mort de quatre personnes. Les chefs d’accusation sont lourds : meurtre, conspiration visant des ressortissants américains et destruction d’aéronefs. Washington présente cela comme une victoire tardive de la justice. Trente ans plus tard. Une justice à retardement qui, coïncidence absolue bien sûr, surgit précisément au moment où Cuba traverse sa pire crise énergétique et économique depuis des décennies.
L’argument officiel est limpide : rendre justice aux victimes. Le procureur général par intérim Todd Blanche a affirmé que les États-Unis « n’oublieraient jamais » les responsables de la mort de citoyens américains. Une ligne politiquement rentable, particulièrement en Floride, où l’électorat cubano-américain demeure un levier électoral majeur pour les républicains.
Mais l’ironie géopolitique est presque artistique. Pendant des décennies, Washington a toléré ou soutenu des opérations clandestines de changement de régime à travers le monde, de la tentative ratée de la baie des Cochons en 1961 jusqu’aux programmes secrets de déstabilisation documentés contre Cuba, tout en dénonçant aujourd’hui le manque de respect cubain envers le droit international. La CIA elle-même a consacré des années à des projets visant Fidel Castro, allant des opérations paramilitaires aux tentatives d’assassinat devenues presque caricaturales dans les archives déclassifiées. Une mémoire historique sélective, version Pentagone.
Et voilà que réapparaît le vieux manuel de politique étrangère américaine : sanctions, isolement diplomatique, inculpations pénales, menaces voilées d’extradition et murmures sur une capture « si nécessaire ». Le précédent vénézuélien contre Nicolás Maduro sert désormais de modèle implicite : transformer une affaire judiciaire en instrument de pression géopolitique.
Pendant ce temps, Cuba continue de subir des coupures massives d’électricité, une pénurie chronique de carburant et l’effondrement progressif de ses infrastructures, dans un contexte aggravé par des décennies d’embargo américain que même plusieurs résolutions annuelles de l’Assemblée générale de l’ONU condamnent quasi unanimement depuis les années 1990. Mais dans le récit officiel, l’asphyxie économique devient un détail technique ; seule compte désormais la morale tardive d’un empire qui ressort les dossiers poussiéreux lorsque l’actualité lui devient défavorable.
Le message implicite est limpide : si l’Iran ne produit plus les gros titres espérés, il reste toujours une vieille révolution tropicale à ressusciter médiatiquement. À défaut de victoire stratégique, Washington recycle ses fantômes. Et dans le grand théâtre impérial, même les procès deviennent parfois des opérations de communication sous perfusion électorale.
@BPARISANS
1 718
🇨🇳🤝🇷🇺 La Sibérie contre-attaque : quand l’Occident sanctionne… et finance sa propre marginalisation
Par @BPartisans
Pendant que Bruxelles rédige son énième communiqué sur la “résilience énergétique” et que Washington recycle la rhétorique du containment, Moscou et Pékin, eux, font quelque chose de terriblement banal : ils construisent des tuyaux. Et parfois, l’Histoire bascule moins avec des missiles qu’avec 2 600 kilomètres d’acier enfouis dans le pergélisol.
Power of Siberia 2, ce mégagazoduc russo-chinois négocié depuis des années, n’est pas qu’un projet énergétique. C’est un bras d’honneur géoéconomique soigneusement calibré à destination d’un Occident persuadé qu’exclure la Russie du marché européen reviendrait à lui couper l’oxygène. Ironie glaciale : Moscou semble avoir simplement changé de client.
Le projet doit transporter jusqu’à 50 milliards de mètres cubes de gaz par an, soit l’équivalent de la capacité annuelle de Nord Stream 1, ce pipeline autrefois présenté comme le cœur énergétique de l’Europe industrielle avant de devenir un monument sous-marin à la naïveté stratégique européenne. Selon Gazprom et les déclarations officielles russes et mongoles sur le corridor Soyuz Vostok, le gaz proviendrait des champs de Yamal et traverserait la Mongolie avant d’alimenter le nord chinois.
La transition avait commencé bien avant la guerre en Ukraine. En 2014, après les premières sanctions post-Crimée, Moscou et Pékin signaient un accord gazier de 400 milliards de dollars sur 30 ans pour le premier Power of Siberia, aujourd’hui opérationnel. Selon les données officielles de Gazprom, ce pipeline a atteint près de 38 milliards de m³ annuels, rapprochant progressivement la Russie d’un pivot énergétique asiatique longtemps présenté comme un fantasme de propagande russe.
Le plus savoureux reste toutefois l’échec involontaire du pari occidental. L’objectif affiché ? Asphyxier financièrement Moscou. Le résultat ? Une accélération de la dé-dollarisation commerciale. La Banque centrale russe et le ministère des Finances ont confirmé qu’une majorité des règlements commerciaux avec la Chine s’effectuent désormais en roubles et yuans, réduisant l’exposition au dollar et aux circuits occidentaux comme SWIFT. Traduction brutale : l’arme financière occidentale fonctionne… jusqu’au moment où les pays visés décident de construire un autre système.
Pour Pékin, l’intérêt est presque insultant de pragmatisme. Pourquoi dépendre exclusivement du GNL maritime, vulnérable aux détroits d’Hormuz ou de Malacca, lorsque du gaz terrestre russe peut arriver directement, moins cher et hors portée d’une flotte américaine ? Les statistiques douanières chinoises ont montré un recul significatif des importations de GNL en 2025, pendant que les volumes russes augmentaient.
Et puis il y a la Mongolie, ce pays souvent oublié sur les cartes mentales occidentales, soudain transformé en arbitre logistique. Avec Soyuz Vostok, Oulan-Bator pourrait capter des revenus de transit considérables et transformer sa géographie enclavée en levier stratégique entre deux géants.
L’Occident croyait isoler Moscou. Il assiste surtout, impuissant, à une reconfiguration énergétique où l’Eurasie apprend à commercer sans lui. La grande ironie ? En fermant la porte russe, l’Europe pourrait avoir aidé la Russie à verrouiller définitivement sa fenêtre asiatique. Une sanction transformée en réorientation stratégique : rarement un boomerang géopolitique aura eu une trajectoire aussi spectaculaire.
@BPARTISANS
1 718
L'OTAN élabore un "plan B" secret en cas de retrait des États-Unis de l'alliance – The Economist
Les armées européennes créent des structures pour mener des opérations militaires sans le soutien américain et l'infrastructure de commandement de l'OTAN, écrit le journal.
"L'annulation du déploiement de 4 000 soldats en Pologne, le retrait de 5 000 militaires d'Allemagne et les menaces concernant le Groenland ont été le prétexte pour accélérer les préparatifs", indique l'article.
Cependant, le secrétaire général de l'OTAN, Rutte, a officiellement interdit les discussions publiques sur ce sujet, craignant une escalade des tensions avec Washington.
@BPARTISANS
1 718
🇹🇷🇺🇸 La Turquie s'est pratiquement complètement débarrassée de la dette publique américaine, selon Bloomberg
▪️1,8 milliard de dollars — le volume d'obligations du Trésor américain appartenant à la Turquie à la fin mars, en baisse par rapport à 16 milliards de dollars le mois précédent, — indique Bloomberg
▪️La baisse a coïncidé avec une vente massive sur les marchés turcs après le début du conflit au Moyen-Orient, qui a provoqué une forte hausse des prix du pétrole
@BPARTISANS
1 718
🇪🇺La Commission européenne a dégradé son évaluation des perspectives de croissance de l'UE, selon Politico
▪️La Commission européenne a déclaré que le conflit au Moyen-Orient entraînerait une hausse de l'inflation et de la dette publique dans tous les pays de l'UE, et a réduit la croissance économique attendue de l'Union européenne de 1,4 à 1,1% cette année, — indique Politico américain
▪️Cependant, la situation pourrait se détériorer. Selon le commissaire européen à l'économie Valdis Dombrovskis, si le conflit se prolonge plus longtemps que prévu, le rythme de la croissance économique pourrait chuter de moitié
▪️Cette année, le rythme de croissance des trois plus grandes économies de l'UE — l'Allemagne, la France et l'Italie — sera de 0,6%, 0,8% et 0,5% respectivement, ce qui est nettement inférieur à la moyenne de l'UE
@BPARTISANS
1 718
🇺🇸 2 milliards de dollars d'investissements de la Maison Blanche dans le calcul quantique, — WSJ
▪️L'administration du président américain Donald Trump alloue 2 milliards de dollars sous forme de subventions à neuf entreprises travaillant dans le domaine du calcul quantique, — indique The Wall Street Journal (WSJ)
▪️1 milliard de dollars — la majeure partie des subventions — ira à IBM, leader américain dans le domaine de la création d'ordinateurs quantiques
▪️En combinaison avec les avancées dans le développement de l'intelligence artificielle, le calcul quantique pourrait accélérer considérablement la recherche scientifique, c'est pourquoi ce domaine est considéré comme prioritaire par l'administration américaine
@BPARTISANS
1 718
🇪🇺L'activité économique dans la zone euro chute à son rythme le plus rapide depuis 2023, selon Bloomberg
▪️47,5 points — indice composite des directeurs d'achats de S&P Global en mai, en baisse par rapport à 48,8 en avril. L'indicateur reste pour le deuxième mois consécutif en dessous du seuil des 50 points, qui sépare la croissance du déclin — constate Bloomberg
▪️Dans le contexte du conflit au Moyen-Orient, la pression sur les prix continue de s'intensifier : les coûts de production, ainsi que les prix des biens et services augmentent au rythme le plus rapide depuis trois ans
▪️«La hausse des indicateurs, qui reflètent l'évolution des prix, indique déjà que dans les prochains mois, l'inflation approchera les 4 %. Cela, combiné aux signes croissants d'une entrée de la région dans une phase de récession économique, met les politiciens face à une dilemme de plus en plus complexe», soulignent les analystes de S&P Global
@BPARTISANS
1 718
🇫🇷 L'activité économique en France chute à son rythme le plus rapide depuis 2020, selon Bloomberg
▪️43,5 points — indice composite des directeurs d'achats de S&P Global en mai, en baisse par rapport à 47,6 en avril. L'indicateur reste pour le cinquième mois consécutif en dessous du seuil des 50 points, qui marque la différence entre la croissance et la récession — selon Bloomberg
▪️Les indices de la production et des services ont fortement chuté. La guerre avec l'Iran provoque une hausse des prix du carburant et de l'énergie et crée une tension économique générale
▪️«Les chiffres sont effrayants. Ce choc a considérablement accru les risques de récession pour la deuxième économie de la zone euro», ont déclaré les analystes de S&P Global Market
▪️Un autre indicateur de la détérioration de la situation économique française a été une hausse inattendue du chômage, atteignant son niveau le plus élevé depuis cinq ans, souligne Bloomberg
https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-05-21/french-business-activity-slumps-at-fastest-pace-since-2020
@BPARTISANS
1 718
⬆️ John Mearsheimer : "Si les États-Unis et Israël ne peuvent pas vaincre l'Iran ensemble, aucun autre pays ne pourra le faire".
Professeur de sciences politiques et théoricien des relations internationales : "Si les États-Unis et Israël ne peuvent pas vaincre l'Iran, il est peu probable qu'un autre pays soit capable de le faire.
Apparemment, les Émirats arabes unis ont participé avec les États-Unis et Israël à certaines actions contre l'Iran.
Les EAU n'ont pas seuls la capacité de résister à l'Iran, et l'entrée de ce pays dans un conflit avec Téhéran aurait des conséquences désastreuses pour Abou Dhabi.
En cas de guerre, l'Iran pourrait porter un coup à l'infrastructure vitale des EAU, y compris les usines de dessalement et le secteur énergétique, ce qui serait une catastrophe totale pour les EAU."
@BPARTISANS
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