Un réseau mafieux derriÚre la publication du rapport à charge de Human Rights Watch contre le Burkina Faso (analyse)
La crĂ©dibilitĂ© du dernier rapport de Human Rights Watch (HRW) sur la situation des droits de lâhomme au Burkina Faso met en lumiĂšre un rĂ©seau de chercheurs mafieux, avec des accointances avec des milieux de renseignement occidentaux et une proximitĂ© avec des collaborateurs directs des terroristes. Autant dâĂ©lĂ©ments qui montrent que ce texte constitue un tissu de mensonges, avec une intention manifeste de nuire Ă lâimage du Pays des Hommes intĂšgres et de freiner son ascension vers la souverainetĂ©.
Le rapport de Human Rights Watch (HRW) du 2 avril 2026, qui met sur le mĂȘme pied dâĂ©galitĂ© lâarmĂ©e burkinabĂš et les terroristes responsables de tueries de populations, suscite lâindignation des observateurs avertis.
Câest le cas de la militante panafricaniste Nathalie Yamb, qui a livrĂ©, le 9 avril 2026, une analyse approfondie sur lâorigine et les missions de HRW, les compromissions des auteurs du dernier rapport sur le Burkina Faso, ainsi que les effets recherchĂ©s sur la scĂšne internationale par la publication de ce brĂ»lot.
Sur le cas particulier des auteurs du rapport sur les civils tués entre 2023 et 2025 au Burkina Faso par des terroristes, rapport qui accuse également les Forces combattantes, Mme Yamb a procédé à une analyse détaillée.
Au centre des critiques se trouve Philippe Bolopion, directeur exĂ©cutif de HRW depuis fin 2025. Ancien journaliste de RFI et de France 24 Ă lâONU pendant dix ans, il rejoint Human Rights Watch en 2010.
Entre 2023 et 2025, Philippe Bolopion quitte momentanĂ©ment HRW pour la sociĂ©tĂ© financiĂšre TOBAM, oĂč il dirige le « Liberty Fund », un fonds dâinvestissement dont la rentabilitĂ© repose sur lâindice de rĂ©pression des pays.
« Le Liberty Fund gagne de lâargent en pariant financiĂšrement contre les pays considĂ©rĂ©s comme autoritaires », explique Nathalie Yamb. Selon son analyse, corroborĂ©e par les statuts du fonds, « plus un pays est qualifiĂ© de dictature, plus le fonds rapporte ».
Le conflit dâintĂ©rĂȘts est manifeste : HRW produit des rapports qui stigmatisent des gouvernements, tandis que TOBAM, partenaire financier de lâONG, valorise ses placements sur cette base. Il sâagit du « plus grand conflit dâintĂ©rĂȘts de tout ce dossier », transformant la dĂ©fense des droits humains en levier financier, sâoffusque la Dame de Sotchi.
LâĂ©quipe de recherche fait Ă©galement lâobjet de critiques pour son manque dâaccĂšs au terrain. Elle prĂ©sente une documentation « hors sol » et des profils militants.
Ilaria Allegrozzi, chercheuse principale pour le Sahel et ancienne fonctionnaire de la diplomatie italienne, produit une documentation sans vérification contradictoire.
« Human Rights Watch nâa ni bureau, ni reprĂ©sentation, ni accĂšs officiel au Burkina Faso. Ilaria Allegrozzi, qui se prĂ©sente comme la procureure du dossier, produit des narratifs Ă distance, compile des tĂ©moignages de seconde main depuis lâĂ©tranger, les habille dâun vernis juridique et les prĂ©sente comme une documentation rigoureuse, sans accĂšs au terrain, sans contradictoire avec les autoritĂ©s et sans possibilitĂ© de vĂ©rification indĂ©pendante », affirme Nathalie Yamb.
Pour Mme Yamb, le fait de placer les Forces combattantes et les terroristes sur le mĂȘme plan de responsabilitĂ© traduit un parti pris assumĂ©, notamment lorsquâil est avancĂ© que les premiĂšres sont plus violentes que les seconds.
La panafricaniste met Ă©galement en cause Jean-Baptiste Galopin, un autre membre de lâĂ©quipe de rĂ©daction, qui sâemploie activement Ă saisir la Cour pĂ©nale internationale contre les autoritĂ©s burkinabĂš.
Mme Yamb relÚve également la présence de Galopin sur TV5 Monde pour parler du rapport, alors que la chaßne est suspendue depuis 2024 par Ouagadougou pour diffusion de fausses nouvelles.
Le rapport de HRW ne souffre pas uniquement dâun manque de neutralitĂ© de ses chercheurs, mais aussi de la moralitĂ© de certains contributeurs.