Moussa Abou Abdillah Al-Binini
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L'islam basé sur le Qur'an et la sounna à travers la compréhension des pieux prédécesseurs. Pour toutes corrections, remarques ou suggestions, contactez : @AbouAbdillah00 https://t.me/+WraUtjN_DywxYzU0
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💥DOUROUS TAFSIR DU SHAYKH AL FAWZAN QU'ALLAH LE PRÉSERVE💥
COURS N°02: TAFSIR DES DEUX PREMIERS VERSETS DE LA SOURATE AL BAQARAH
🔲 Parole des gens de sciences autour des lettres coupées par lesquelles certaines sourates du Qur'an débutent
🔲 La sagesse pour laquelle certaines sourates débutent par les lettres coupées
🔲 Parmi les noms du Qur'an
🔲 Le Qur'an ne contient aucun doute
🔲 Les trois catégories de personnes par rapport au Qur'an
🔲 Les deux catégories de guidées
🔲 Qu'est-ce que la piété at taqwa?
🔲 Parmi les bénéfices tirés de ce deuxième verset
LANGUE : Français
https://t.me/+WraUtjN_DywxYzU0
INTERVENANT: Moussa Abou Abdillah Al Binini
#tafsir_exegese_
#assises_ramadan_1445H
Durée ⏰ :55m52s ⏯⤵️
💥DOUROUS TAFSIR DU SHAYKH AL FAWZAN QU'ALLAH LE PRÉSERVE💥
COURS N°01: TAFSIR DE LA SOURATE AL BAQARAH (INTRODUCTION)
🔲 Introduction
🔲 Le lien entre la sourate Al Fatiha et la sourate Al Baqarah
🔲 Sourate Al Baqarah est une sourate medinoise
🔲 Parmi les informations contenues dans cette Sourate
🔲 Parmi les mérites de la sourate Al Baqarah
LANGUE : Français
https://t.me/+WraUtjN_DywxYzU0
INTERVENANT: Moussa Abou Abdillah Al Binini
#tafsir_exegese_
#assises_ramadan_1445H
Durée ⏰ :27m5m13s ⏯⤵️
💥DÉVOILEMENT DES TROMPERIES, 14ÈME PARTIE ET FIN💥
Il y a encore beaucoup de choses à dire sur les tromperies qui proviennent pour la plupart des passionnés, mais je crois que le peu qui a été dit pourra éveillé certaines conscience endormies in shā Allāh
Et je dis à ces hizbiyyūn qui traitent des savants de la Sunnah de Murjiʾah tel que Shaykh Rabīʾ, Shaykh al-Albānī ou autres, je dis à ces hizbiyyūn qui traitent les Salafī de Murjiʾah ou qui font le Takfīr des frères Salafī, que les appellations que vous donnez aux salafis ne changeront rien à la réalité. Ce qui est basé sur le faux est faux
Tu peux dire que tel savant ou tel frère est Murjī mille fois, s'il ne l'est pas en réalité, tu te fatigues. Et il ne peut l'être que si réellement il a la croyance des Murjiʾah, donc dire que tel est Murjī par passion, suivisme aveugle, haine, vengeance et ignorance, sans aucune preuve, ceci n'est que de la pure injustice. Donc, que tu le dises mille fois ou même dix mille fois, tu te fatigues et tu te fais du tort à toi-même, car tu es en train de commettre une injustice dont tu vas répondre le jour dernier. De même, dire que tel est mécréant sans aucune preuve alors que la personne ne l'est pas tu te causes du tort à toi-même et tu ne cause pas du tort à celui que tu traite de mécréant
Le Shaykh al-Islām Ibn Taymiyyah a été rendu mécréant par Ibn Makhlūf le juge Mālikī et il a été rendu mécréant par al-Bakri l'égaré. Ces deux-là se sont fait du tort à eux-mêmes
Le fait qu'ils aient traité le Shaykh al-Islām Ibn Taymiyyah de mécréant, cela n'a rien changé dans la vie du Shaykh al-Islām Ibn Taymiyyah vis à vis de son seigneur. Et le Shaykh al-Islām Ibn Taymiyyah est toujours resté savant de la Sunnah chez les gens de la Sunnah. Ceux qui l'ont rendu mécréant et ceux qui continuent jusqu'aujourd'hui à dire qu'il est mécréant comme beaucoup de Ahbash, ils se font du tort à eux-mêmes
Donc, même si vous criez tous les jours en disant ces pseudo-salafī, ces Madkhalistes et Jāmiyyah sont des Murjiʾah, vous vous causer du tort à vous-mêmes. Pareil pour ceux qui disent ce sont même des mécréants, vous vous faites du tort à vous-mêmes, car la réalité est contraire à ce que vous dites que vous le vouliez ou pas. Et nous ne sommes pas des pseudo-salafī, ni des Madkhalistes, ni des Jāmiyyah
Al-ḥamdu li-l-lah, nous sommes des salafī, nous suivons les traces de nos salaf, Allāh nous a accordé de sa grâce en nous permettant de connaître cette voie benie qu'est la Salafiyyah pendant que vous, Allāh vous a aveuglé. Vous voyez la vérité comme étant le faux et le faux comme étant le vrai. Les bonnes personnes comme étant les mauvaises et les mauvaises comme étant les bonnes. Vous écoutez des savants égarés, vous agissez avec haine et passion, en plus de ça, vous cherchez à tromper les gens
الله المستعان
Allāh nous a ouvert les yeux sur ce chemin, dans un milieu (l'Afrique en général et au Gabon en particulier) où il est difficile de trouver vraiment des frères qui ont bien compris le Manhaj Salafī. Je ne parle même pas des sœurs, il est encore plus difficile de trouver celle qui ont vraiment compris le Manhaj
Nous louons Allāh pour nous avoir guidés et nous le remercions puis nous lui demandons de nous maintenir sur cette voie jusqu'au jour où nous allons le rencontrer
Et je conseille aux frères de ne pas se laisser tromper par le fait que ces égarés prétendent défendre la Sunnah et le Tawhīd. Par Allāh, ils sont loin de la Sunnah. Les khawārij aussi prétendent défendre la loi d'Allāh et le Tawhīd. Les Takfīrī aussi prétendent défendre le Tawhīd, alors qu'en réalité, le Tawhīd chez les Takfīrī, c'est le Takfīr. Ne soyez pas aussi trompés par le fait que ces égarés disent parfois des vérités, car ce n'est pas parce que quelqu'un est égaré que tout ce qu'il dit est faux, mais le fait qu'il dise une, deux ou plusieurs vérités ne veut pas dire qu'il est bien guidé. Donc, faites très attention à cela
Qu'Allāh préserve tous les savants de la Sunnah et qu'il augmente l'amour entre les Salafī
Écrit par Muhammad Wora
#DÉVOILEMENT_DES_TROMPERIES_
2⃣ Si vous dites qu'il y a une différence ici, celui qui est contraint, il ne veut pas faire l'acte en question, or celui qui est ignorant il veut faire l'acte. Nous disons que votre argument que vous avez avancé, c'est la langue arabe et non la volonté ou la non volonté de faire l'acte, en plus de ça la langue arabe ne fait pas la différence entre celui qui veut et celui qui ne veut pas dans ce que vous avez cité. C'est pourquoi celui qu'on pousse du haut d'un immeuble en langue arabe on dira voici le ساقط celui qui frappe quelqu'un avec sa main tout en étant endormi donc sans le vouloir, on dit que c'est lui le ضارب (frappeur) et ainsi de suite, pourtant ceux-là ne font pas ces actes volontairement mais malgré ça, on dit quand même en langue arabe الضارب ، الساقط
Ceci montre clairement qu'il n'y a pas de différence à faire entre celui qui veut et celui qui ne veut pas dans l'argument que vous avez avancé. Donc c'est un argument qui ne tient pas .
De même ceux qui font la différence entre le Kufr et le Shirk en excusant celui qui tombe dans un acte de koufr par ignorance et en refusant d'excuser celui qui tombe dans un acte de Shirk par ignorance. Ça ne peut pas passer, car on va vous dire celui qui fait l'acte de Kufr pourquoi vous ne dites pas qu'il est Kāfir directement, il a fait l'acte de Kufr pourtant, donc selon votre argument de la langue arabe vous devez dire qu'il est Kāfir, si vous dites à cause des preuves nous aussi nous disons à cause des preuves nous excusons celui qui fait un acte de Shirk par ignorance. Donc le débat doit se situer sur les preuves et non sur l'argument de la langue arabe que vous avancez.
Al-hamdu li-l-lah, toutes vos petites ambiguïtés là je les connais par coeur et je les ai réfutées une à une pour la plupart dans plusieurs cours. Pour ne pas être trop long je me limite ici.
À suivre...
Écrit par Muhammad Wora.
#DÉVOILEMENT_DES_TROMPERIES_
1⃣💥DÉVOILEMENT DES TROMPERIES, 13ÈME PARTIE.💥
Celui qui excuse pour cause d'ignorance dans les questions de Shirk est-il un Murjī ?
Le Shaykh Ibn ʿUthaymīn (qu'Allāh lui fasse miséricorde) a dit :
" Ici il y a une question, si l'ignorance concerne une chose par laquelle on apostasie, on mécroit si on a connaisance comme le fait que quelqu'un soit ʿAmmi, il a vécu dans un peuple qui invoque les morts et personne ne lui a éclairci que c'est du Shirk, mais il a comme religion l'Islām et il dit qu'il est musulman. Est-ce qu'on l'excuse pour son invocation à autre qu'Allāh ?
La réponse est oui, car cet homme a vécu dans cette situation et personne ne lui a éclairci que ceci est du Shirk et il croit que ceci n'est qu'un moyen et non le but. C'est-à-dire qu'il croit que ce mort est un moyen qui va le rapprocher d'Allāh. Nous disons que celui-là ne mécroit pas, car il se réclame de l'Islām, sauf si on l'appelle à la religion de vérité, puis il s'argumente en disant qu'il y a des savants qui connaissent plus cela et ils n'ont pas dit cela. Celui-là, l'argument a été levé sur lui il est comme ceux qui ont dit " nous avons trouvé nos ancêtres sur une religion " Sūrah 43 verset 22. Ceux-là n'ont pas été excusés, ce qui est obligatoire, c'est qu'ils cherchent.
Source : Mandhūmah Usūl al-Fiqh page 74.
Shaykh Ibn ʿUthaymīn dit encore :
" Certains savants ont dit qu'il n'y a pas d'excuse pour cause d'ignorance dans les fondements de la religion, ils ont dit l'associateur n'est pas excusé pour son ignorance même s'il se réclame de l'Islām. Si nous prenons cette parole, beaucoup de musulmans aujourd'hui seraient mécréants, mais celui qui a su ou il lui est parvenu que tel acte est de la mécréance, mais il persiste et il dit " nous avons trouvé nos ancêtres sur une religion " il n'y a pas de doute sur la mécréance de celui-là, nous ne pouvons pas dire qu'il n'est pas mécréant ".
Source : Mandhūmah Usūl al-Fiqh page 75.
Ici nous voyons bien que le shaykh Ibn 'Uthaymīn parle du grand chirk car invoquer autre qu'Allah est du grand chirk . Les paroles de savants sont nombreuses à ce sujet c'est à dire sur l'excuse pour cause d'ignorance pour celui qui tombe dans un annulatif de l'islam et nous avons cité plusieurs dans nos différents cours.
Quant à l'argument de la langue arabe que certains utilisent et qui a embrouillé beaucoup de gens, nous disons que c'est un argument qui ne tient pas. Et il y'a de cela quelques mois , j'ai vu un frère utiliser cet argument là lors d'un débat sur la question de l'excuse pour cause d'ignorance .
Que disent-ils en réalité ? Ils disent en langue arabe , si quelqu'un mange on dit qu'il est آكل celui qui mange , qu'on pourrait traduire par mangeur. Celui qui parle, on dit qu'il est parleur ainsi de suite. Donc, celui qui commet du Shirk, on doit aussi dire qu'il est Mushrik (associateur). Comment quelqu'un qui commet du shirk, on ne doit pas dire qu'il est Mushrik et ne plus le considérer comme un musulman ?
En réponse à cela, nous disons que la langue arabe à elle seule ne suffit pas pour donner des jugements sans prendre en considération les règles et les textes de la législation.
Pour exemple, nous croyons qu'Allāh parle, mais est-ce que nous avons le droit de dire qu'Allāh s'appelle le parleur parce qu'en langue arabe, celui qui parle est appelé parleur ? La réponse est non, nous n'avons pas le droit, car pour affirmer qu'un nom fait partie des noms d'Allah il faut une preuve, et pour ce nom nous n'avons pas de preuve. Donc ici, on ne s'est pas limité à la langue arabe.
Ensuite nous disons, pourquoi vous n'appliquez pas ce principe pour celui qui tombe dans un acte de Shirk par contrainte ? Il a fait un acte de chirk même s'il est contraint.
Si vous dites, car on a une preuve que celui qui est contraint, il ne sort pas de l'Islām, nous disons que nous aussi nous avons des preuves que celui qui est ignorant, il ne sort pas de l'Islām s'il tombe dans un acte de Kufr ou du Shirk par ignorance. Donc, le débat revient aux preuves et non à votre argument de la langue arabe.
2⃣ Une question peut être claire et apparente dans un pays, car le Tawhīd est enseigné partout et Les gens n'ignorent pas certains sujets. Dans un autre pays, ce n'est pas le cas, car le Tawhīd n'est presque pas enseigné et il y'a des égarés qui mettent des ambiguïtés aux ignorants. Des Imām ignorants et des charlatans qui se font passer pour des savants bien guidés. L'ignorant dans ce pays-là n'est pas comme l'ignorant dans le premier pays.
Dans la prochaine partie in shāʾ Allāh, je citerai une parole claire du Shaykh Ibn ʿUthaymīn sur le fait que celui qui tombe dans un acte de Shirk par ignorance peut être excusé.
À suivre...
Écrit par Muhammad Wora.
#DÉVOILEMENT_DES_TROMPERIES_
1⃣💥DÉVOILEMENT DES TROMPERIES, 12ÈME PARTIE.💥
Parmi les tromperies de ceux qui traitent les Salafī de Murjiʾah, il y a le fait de dire qu'ils excusent celui qui tombe dans un acte de Shirk à cause de son ignorance, et ceci est de l'Irjāʾ selon eux .
Et certains parmi eux font la différence entre le Kufr et le Shirk. Ils excusent celui qui tombe dans un acte de mécréance par ignorance, mais n'excusent pas celui qui tombe dans un acte de Shirk par ignorance.
En réponse à cela, nous disons tout d'abord où est le rapport entre l'excuse pour cause d'ignorance et les Murjiʾah ? Réfléchissez un peu au lieu de vous contenter de suivre aveuglément la parole d'un tel ou d'un tel.
On a vu la croyance des Murjiʾah, il n'y a pas de rapport entre le l'Irjāʾ et l'excuse pour cause d'ignorance ici, car le Murjī, s'il ne rend pas mécréant celui qui tombe dans un acte de mécréance, ce n'est pas parce qu'il estime qu'il est ignorant, mais c'est à cause de sa croyance selon laquelle la mécréance est restreinte au cœur ou autre raison, mais ce n'est pas à cause de l'excuse pour cause d'ignorance.
Donc, où est le rapport ? Expliquez-nous au lieu de suivre des paroles aveuglément !
Au contraire même, chez Jahm Ibn Ṣafwān, celui qui est ignorant de son seigneur est mécréant.
Donc, où est le lien entre l'excuse pour cause d'ignorance et les Murjiʾah ?
Les Salafī qui te disent que celui qui tombe dans un acte de Shirk ou de mécréance par ignorance n'est pas mécréant ne disent pas que cette personne ne peut jamais sortir de l'Islām, ni que l'acte posé n'est pas du Kufr ou du Shirk. Mais, ils disent qu'il y a une chose qui nous empêche de faire son Takfīr, c'est son ignorance. Si on lui apporte les preuves lui montrant que ce qu'il fait est interdit et que c'est de la mécréance ou du Shirk et qu'il persiste, alors en ce moment-là, il est mécréant. Où est l'Irjāʾ ? Et lorsque les savants tels que Ibn Taymiyyah et bien d'autres parlent des croyances des Murjiʾah ou de leurs fondements, ils ne mentionnent pas que parmi les fondements des Murjiʾah, il y a l'excuse pour cause d'ignorance. Pourtant, Ibn Taymiyyah a beaucoup parlé de cette question de l'excuse pour cause d'ignorance, au point où ceux qui ne voient pas l'excuse pour cause d'ignorance s'argumentent des paroles du Shaykh al-Islām Ibn Taymiyyah pour soutenir leur position. Et ceux qui voient aussi l'excuse pour cause d'ignorance s'argumentent également des paroles du Shaykh al-Islām Ibn Taymiyyah pour soutenir leur position.
Quant à faire la différence entre le Kufr et le Shirk, tout d'abord, nous disons que les textes sont généraux .De plus le grand Shirk est du Kufr. Tout grand chirk est du Kufr. Pour certains savants tels que l'Imām ash-Shāfiʿī, Shaykh al-Albānī et bien d'autres, il n'y a pas de différence entre le Kufr et le Shirk dans les jugements. tout mécréant est un associateur et tout associateur est un mécréant. Donc déjà, comment dans une question aussi sensible où les savants même divergent, à savoir s'il y a une différence entre le Kufr et le Shirk, tu viens dire qu'il n'y a pas d'excuse pour cause d'ignorance pour celui qui tombe dans le Shirk et tu fais une guerre à celui qui n'est pas d'accord avec toi au point même de le rendre mécréant !? Puis, tu dis que celui qui tombe dans un acte de Kufr par ignorance, il est excusé. D'accord , Celui qui ne fait pas la différence entre le Kufr et le Shirk et qui est convaincu par l'avis des savants qui ne font pas la différence, s'il doit te suivre dans ton avis sur l'excuse pour cause d'ignorance, comment fera-t-il ?
le Kufr et le Shirk font tous deux sortir de l'Islām, il n'y a pas de différence à faire à ce niveau et on excuse l'ignorant, que ça soit dans un acte de Kufr ou de Shirk.
Certains disent qu'on fait la différence entre les questions claires, apparentes et celles qui ne le sont pas. Nous disons oui, nous sommes d'accord sur ce point sauf que nous disons que les questions claires et apparentes, c'est quelque chose de relatif, comme le dit Shaykh Ibn ʿUthaymīn (qu'Allāh lui fasse miséricorde).
2⃣ La question de l'excuse pour cause d'ignorance est une question sur laquelle les savants ont divergé, comme l'a dit le Shaykh Ibn ʿUthaymīn. Et l'avis juste, sans aucun doute est que celui qui tombe dans un acte de mécréance, un acte de shirk par ignorance peut être excusé pour son ignorance, et nous avons suffisamment apporté des preuves, des paroles de savants justifiant cela dans nos différents cours sur le sujet, de même nous avons réfuté ceux qui disent que l'excuse pour cause d'ignorance n'existe pas dans les questions de mécréance ou de chirk .Et nous avons également expliqué de quelle ignorance nous faisons allusion. Et il n'y a pas à faire une différence entre la mécréance et le shirk sur ce point, comme nous le verrons dans la 12ème et 13ème partie in shāʾ Allāh.
Question :
" Nous avons lu une réponse de vous concernant l'excuse pour cause d'ignorance au sujet de la mécréance. Cependant, nous trouvons dans " Kashf ash-Shubhāt " du Shaykh Muhammad Ibn ʿAbd il-Wahhāb que la personne n'est pas excusée pour cause d'ignorance. Cela est également mentioné dans " Kitāb at-Tawhīd " alors que vous aviez cité dans votre réponse des paroles du Shaykh Muhammad Ibn ʿAbd il-Wahhāb de même que celles d'Ibn Taymiyyah dans le " Majmūʾ al-Fatāwah ". Vous aviez également cité celles d'Ibn Qudāmah dans le " Mughnī ". Nous voulons un peu plus d'éclaircissement.
Réponse :
Shaykh al Islam Muhammad Ibn ʿAbd il-Wahhāb a cité dans ses " Rasā'il " qu'aucune personne n'est mécréante tout en étant ignorante, s'il a rappelé dans " Kashf ash-Shubhāt " qu'il n'y a pas d'excuse pour cause d'ignorance. Nous devons comprendre que ce qui est voulu par là, c'est l'ignorance qui est le fruit d'une négligence dans la recherche de la science, comme le fait qu'une personne sache qu'il y a une chose qui contredit ce qu'elle fait. Cependant, elle est négligente. En ce moment-là, on ne l'excuse pas pour cause de son ignorance ".
Shaykh Ibn ʿUthaymīn (Qu'Allāh lui fasse miséricorde).
Fatāwah al-Harām al-Makki, année 1411 de l'hégire, cassette n°9 première face.
Shaykh Ibn ʿUthaymīn était-il un Murjī ?
À suivre...
Écrit par Muhammad Wora.
#DÉVOILEMENT_DES_TROMPERIES_
1⃣💥DÉVOILEMENT DES TROMPERIES, 11ÈME PARTIE.💥
Parmi les tromperies de ceux qui traitent les Salafī de pseudo-salafī, Madkhalistes ou Jāmiyyah, il y a le fait de traiter de Murjiʾah les Salafī qui disent que celui qui tombe dans un acte de Kufr ou de Shirk par ignorance ne sort pas de l'Islām jusqu'à ce que l'argument soit levé sur lui.
Et pour soutenir leur fausseté, ils citent la parole d'un savant connu où ce dernier a dit, parlant de la question de l'excuse pour cause d'ignorance que cela provient des Murjiʾah. Alors, les pauvres se sont envolés de joie avec cette parole, oubliant premièrement que ce savant est loin de leur voie de Takfīrī. Ils ont aussi oublié que ce savant conseille de délaisser les questions de Takfīr, il dit également que les gens se sont préoccupés du takfīr la voie de khawarijs s'est répandue. Bien évidemment, le Shaykh ne vise pas par là l'interdiction de faire le Takfīr si c'est avec droit et preuve. Donc, comme je l'ai dit précédemment , les pauvres se sont envolés de joie avec cette parole.
Tout d'abord, nous disons , malgré toutes les paroles de ce savant là nous observons quand même que ce savant en question excuse pour cause d'ignorance celui qui tombe dans la grande mécréance. peu importe les explications qu'on peut donner de ses propos il est clair qu'il a des propos clairs où il excuse celui qui tombe dans un acte de mécréance par ignorance . Pour preuve, ce savant ne rend pas mécréant Sayyid Qutb l'égaré malgré tout ce qu'il a pu avoir comme paroles et croyances de koufr( mécréance ). Le cheikh fait même comprendre que si ce n'était pas l'excuse pour cause d'ignorance, il l'aurait rendu mécréant. Ceci est enregistré. Ceci montre clairement que le cheikh excuse celui qui tombe dans un acte de mécréance par ignorance . Et ce savant a des propos où il voit bel et bien l'excuse pour cause d'ignorance. Allez-vous dire qu'il s'est contredit ? Ou bien vous allez chercher à trouver une explication à ses propos ?
Ensuite, nous disons que le savant n'est pas infaillible, il peut se tromper. Il n'est pas permis de considérer un savant comme étant infaillible.
Ibn al-Qayyim (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :
" Le savant se trompe et il le faut, il n'est pas infaillible. Il n'est pas permis d'accepter tout ce qu'il dit et mettre sa parole au niveau de celle de l'infaillible. C'est ce qui a été réprimandé par tout savant sur toute la surface de la terre. Ils l'ont interdit et ont réprimandé ceux qui le font ".
Source : Iʾlām al-Muwāqiʿīn tome 2 page 173.
Le Shaykh ʿAbd ar-Rahmān Ibn Yahyā al-Muʿallimī al-Yamanī (qu'Allāh lui fasse miséricorde) a dit :
" Sache qu'Allāh peut faire en sorte que certains serviteurs sincères tombent dans certaines erreurs afin que cela soit une épreuve pour d'autres. Vont-ils suivre la vérité et délaisser sa parole ou ils seront trompés par son mérite et sa grandeur ?
Il (celui qui s'est trompé) est excusé et même récompensé à cause de son Ijtihād (effort), sa bonne intention et sa non négligence. Mais celui qui le suit, trompé par sa grandeur, sans regarder les arguments réels du livre d'Allāh le très haut et la Sunnah de son messager ﷺ n'est point excusé, il est plutôt dans un grand danger !"
Source : Athār al-Muʿallimī al-Yamanī tome 2 page 294.
Donc, si ce savant a dit cette parole, n'est-il pas possible qu'il se soit trompé ? Ensuite, voyons ce qu'a dit le Shaykh Ibn ʿUthaymīn (qu'Allāh lui fasse miséricorde) sur ceux qui disent que ceux qui excusent pour cause d'ignorance sont des Murjiʾah. Quelqu'un pose la question suivante au Shaykh Ibn ʿUthaymīn :
" Quel est le jugement de celui qui traite ceux qui excusent pour cause d'ignorance de Murjiʾah ? "
Réponse du Shaykh :
" Son jugement est qu'il est ignorant, et nous l'excusons pour son ignorance ".
سلسلة دروس و فتاوى لقاء الباب المفتوح ٣٩٠/٣
الشيخ ابن عثيمين رحمه الله
Liqāʾ al-Bāb al-maftūh 3/390.
Pour Shaykh Ibn ʿUthaymīn, celui qui traite de Murjiʾah ceux qui voient l'excuse pour cause d'ignorance est un ignorant et le Shaykh dit qu'on l'excuse pour son ignorance.
2⃣Ça, c'est de la hizbiyah pure ! Les savants divergent sur un sujet, une divergence considérée et toi tu prends un avis parmi les avis dont tu as été convaincu, puis tu commences à faire l'aveu et le désaveu par rapport à cette question. Tu commences à faire une guerre à tes frères sur cette question en traitant tous ceux qui n'adoptent pas le même avis que toi d'innovateurs, d'égarés et même de mécréants ! Il n'y a aucun doute que celui qui agit ainsi est un Hizbi (sectaire), je jure par Allah que c'est un Hizbi !
Combien de gens se réclament de la Sunnah et agissent de la sorte ? Ils se disent Salafī, Sunni, mais ce sont des Hizbiyyounes en réalité qui viennent s'infiltrer dans les rangs des Salafī et sèment les troubles avec des mises en garde par ci par là. Un tel est innovateur, un tel est mécréant, ceci est interdit et celui qui dit que c'est permis est un Hizbi. N'écoutez pas un tel, il défend tel avis etc. Des troubles ! des troubles ! des troubles ! les jeunes sont perdus et ils ne savent plus chez qui aller étudier.Tout ceci, car ils se sont attachés à un avis et à partir de là, ils ont décidé de faire l'aveu et le désaveu sur cela, ils font la guerre à leurs frères par rapport à cela, sachant que c'est un sujet à divergence entre les savants de la Sunnah. C'est pourquoi, il ne suffit pas de prétendre être Salafī. Être Salafī n'est pas une simple prétention, il faut vraiment que cela soit réel et visible !
À suivre...
Écrit par Muhammad Wora.
#DÉVOILEMENT_DES_TROMPERIES_
1⃣💥DÉVOILEMENT DES TROMPERIES, 10ÈME PARTIE.💥
Parmi les tromperies de ceux qui accusent les Salafī de Irjāʾ pour avoir adopté l'avis des savants qui disent que le musulman qui délaisse la prière, la Zakāh, le jeûne et le Ḥajj ne sort pas de l'Islām tant qu'il reconnaît leur caractère obligatoire, il y a le fait qu'ils disent que cet avis n'est qu'un avis qui appelle à délaisser ces actes.
Nous disons que ceci est un mensonge, le fait de dire que celui qui délaisse tel acte ne sort pas de l'Islām n'est pas du tout un encouragement au délaissement de cet acte, mais plutôt un jugement par rapport à l'Islām de celui qui le délaisse.
Nous pouvons aussi vous renvoyer la même chose en vous disant que le fait que vous dites que celui qui délaisse le jeûne reste musulman tant qu'il reconnaît son caractère obligatoire est un appel au délaissement du jeûne. Allez-vous accepter cela ?
Si quelqu'un vous demandait ceci : est-ce que celui qui fornique sort-il de l'Islām ? Ou encore, celui qui consomme de l'alcool, sort-il de l'Islām ?
Si vous répondez par non, est-ce que cela voudrait dire que vous encouragez les gens à forniquer ou à consommer de l'alcool ? Bien sûr que non ! Donc, cette ambiguïté que vous propagez est caduque !
Voulez-vous qu'on dise de tout acte qu'il fait sortir de l'Islām juste parce que si on ne le fait pas, cela peut être considéré comme un appel à commettre cet acte ?
Notre religion n'est pas basée sur la passion ni les impressions, elle est basée sur les preuves. Si nous avons des preuves que tel acte est de la mécréance, nous le considérons comme tel. Par contre, si nous n'avons pas de preuve déclarant tel acte comme étant de la mécréance, nous disons que ce n'est pas de la mécréance. Toute fois, si nous sommes devant des gens qui délaissent la prière ou le jeûne par paresse, ce qui est sage, ce n'est pas de leur dire que celui qui délaisse la prière ou le jeûne par paresse il reste musulman, non ! Eux ils ont plutôt besoin qu'on les mettre en garde contre le délaissement de la prière afin qu'ils prient ainsi que le délaissement du jeune afin qu'ils jeunent. Il pourrait même être mieux pour la prière par exemple de citer les textes qui mentionnent que celui qui la délaisse a mécru sans rentrer dans des explications.
Mais, si nous sommes en face de quelqu'un qui se permet de faire le Takfīr des gens parce qu'ils ne prient pas, puis il taxe ceux qui ne l'ont pas suivi dans son Takfīr de Murjiʾah ou même de mécréant, ou encore il dit que celui qui adopte l'avis contraire à son avis est un égaré, Murjī, Jahmī, alors là, nous nous sentons obliger de faire face à ce genre de personne, de détailler le sujet et d'expliquer aux gens que les savants ont divergé sur ce sujet, donc qu'il ne faut pas exagérer en traitant ses frères d'égarés, sachant qu'ils ont suivi un avis considéré par les savants de la Sunnah.
On ne s'argumente pas de la divergence pour dire qu'un avis est juste. C'est-à-dire que si les savants ont divergé sur un sujet, on te dit ceci est interdit la preuve c'est la parole du Prophète ﷺ qui dit ceci et tel salaf ou tel savant a affirmé que c'était interdit. Toi, ne dis pas il y a divergence, donc laissez-moi tranquille, cela afin de continuer dans ce que tu fais, car le fait qu'il y ait divergence n'est pas une preuve pour continuer dans ce que tu fais. La divergence n'est pas une preuve qui démontre que l'avis que tu suis est juste, ce qui montre que ton avis est juste, c'est la preuve et non la divergence. Mais si quelqu'un se met à exagérer sur un sujet où il y a divergence entre les savants, en traitant tous ceux qui ne sont pas de son avis de Murjī innovateur ou mécréant, là on dit attention ! Il y a une divergence considérée entre les savants sur tel ou tel sujet, donc en agissant ainsi, tu es en train de traiter les savants qui ont adopté l'avis contraire à celui que tu suis de Murjiʾah innovateurs ou de mécréants consciemment ou inconsciemment. Et ceci est complètement باطل (faux) !
2⃣Raison pour laquelle, si on vous dit qu'un musulman qui n'accomplit des 4 piliers que la prière en délaissant les 3 autres (le jeûne, la Zakāh et le Ḥajj) par paresse, pour vous, il est musulman ou pas ? Si vous dites qu'il est musulman, nous disons maintenant, s'il délaisse la prière, mais il accomplit les 3 autres piliers (le jeûne, la Zakāh et le Ḥajj) est-il musulman ou pas ? Si vous dites qu'il est mécréant, et c'est sûr que vous direz cela, alors, nous disons donc que le problème n'est pas le fait de délaisser les piliers en question, mais plutôt le fait de délaisser la prière. Pourquoi rattachez-vous alors le problème à une chose qui n'est pas la cause du Takfīr de la personne ?
La cause du Takfīr chez vous n'est pas parce qu'elle a délaissé le jeûne, la Zakāh et le Ḥajj qui font aussi partie de la foi, mais plutôt parce qu'elle a délaissé la prière. Or, vous savez que les savants ont divergé sur le jugement de celui qui délaisse la prière par paresse.
Arrêtez avec cette tromperie ou encore cette ambiguïté que vous propagez !
À suivre...
Écrit par Muhammad Wora.
#DÉVOILEMENT_DES_TROMPERIES_
1⃣ 💥DÉVOILEMENT DES TROMPERIES, 9ÈME PARTIE.💥
On a vu que parmi les tromperies de ceux qui appellent les Salafī pseudo-salafī, Madkhalistes ou Jāmiyyah, il y a le fait de dire que les Salafī qui ont adopté l'avis selon lequel le musulman qui délaisse la prière, la Zakāh, le jeûne et le Ḥajj tout en reconnaissant leur caractère obligatoire reste musulman. Parmi leur tromperie, il y a le fait de dire que ces Salafī sont tombés dans l'Irjāʾ ou sont devenus des Murjiʾah. On a vu que ceci est complètement faux. Et que cet avis qu'ont adopté ces Salafī est un avis des salaf et à leur tête l'Imām Ahmad dans une version.
Parmi les ambiguïtés qu'ils avancent pour justifier leur fausse accusation, Ils disent que si on dit que celui qui délaisse la prière, la Zakāh, le jeûne et le Ḥajj tout en reconnaissant leur caractère obligatoire reste musulman, on est entrain de dire alors que les actes ne font plus partie de la foi et ceci est la croyance des Murjiʾah, car comment peut-on dire que ces actes font partie de la foi et que ce sont même des piliers de l'Islām, et on dit que si quelqu'un les délaisse, il reste quand même musulman ?
En réponse à cela nous disons : vous n'avez pas bien compris un principe, c'est pourquoi vous êtes tombés dans cette ambiguïté. Nous disons qu'il n'y a aucune contradiction entre le fait de dire que ces actes font partie de la foi et dire que celui qui les délaisse reste musulman mais pervers et sa foi est faible.
La preuve qu'il n'y a aucune contradiction, c'est que vous ne rendez pas mécréant celui qui délaisse la Zakāh, le jeûne ou le Ḥajj tout en reconnaissant leur caractère obligatoire. Pourtant, le Ḥajj, le jeûne et la Zakāh font partie de la foi chez les gens de la Sunnah. Donc, lorsque vous dites que celui qui délaisse le Ḥajj, le jeûne ou la Zakāh tout en reconnaissant leur caractère obligatoire il reste musulman, êtes-vous en train de dire que ces actes ne font plus partie de la foi ? La réponse est claire et c'est non !
De même pour les actes surérogatoires comme les prières, jeûnes surérogatoires etc. Tout cela fait partie de la foi sans aucun débat chez les gens de la Sunnah, mais celui qui les délaisse sort-il de l'Islām ? Non, et cela par consensus des savants. On ne sort pas de l'Islām pour le simple fait d'avoir délaisser des actes surérogatoires. Le fait qu'on dise qu'il ne sort pas de l'Islām veut-il dire qu'on ne considère plus ces actes surégatoires comme faisant partie de la foi ? La réponse est non, cela n'est pas le cas.
Donc, on conclut qu'il n'y a pas de contradiction entre le fait de dire que cela fait partie de la foi, mais celui qui les délaisse n'est pas mécréant. S'il y avait une contradiction, on aurait alors rendu mécréant toute personne qui délaisse un acte qui fait partie de la foi peu importe l'acte ou encore, on aurait dit que l'acte en question ne fait pas partie de la foi.
Donc, si on dit d'un acte, que celui qui le délaisse, il ne sort pas de l'Islām, c'est parce qu'on a pas une preuve qui justifie que si une personne délaisse l'acte en question, elle sort de l'Islām. Ce n'est pas parce qu'en disant cela, on veut dire que l'acte ne fait pas partie de la foi.
Donc, tout tourne autour de la preuve. L'acte pour lequel on a des preuves que son délaissement est de la grande mécréance, on affirme que c'est de la grande mécréance. Là où on a pas de preuve, on affirme pas, même si ça fait partie de la foi. Car le fait qu'un acte fasse partie de la foi ne veut pas forcément dire que si on le délaisse, on devient mécréant. Donc, tout tourne autour de la preuve. S'il y a une preuve ou un consensus disant que celui qui délaisse tel acte, il devient mécréant, nous l'affirmons. Si nous n'avons aucune preuve ou aucun consensus, alors, nous disons que celui qui le délaisse ne sort pas de l'Islām.
Vous avez rendu mécréant celui qui délaisse la prière par paresse parce que vous avez vu des preuves qui prouvent que celui qui délaisse la prière est mécréant, pas parceque la prière fait partie de la foi.
💥DÉVOILEMENT DES TROMPERIES, 8ÈME PARTIE.💥
On a pu voir que parmi les tromperies de ceux qui appellent les Salafī pseudo-salafī, Madkhalistes ou Jāmiyyah, il y a le fait de faire croire que celui qui adopte l'avis qui stipule que celui qui délaisse la prière, la Zakāh, le jeûne et le Ḥajj tout en reconnaissant leur caractère obligatoire est un musulman pervers. Ils disent que celui qui adopte cet avis est un Murjī. Alors, on a pu voir que ceci est une tromperie.
Les Murjiʾah voient que celui qui a délaissé ces 4 piliers tout en reconnaissant leur caractère obligatoire est musulman. Mais attention ! Ils disent que sa foi est complète, or les savants de la Sunnah qui ont adopté cet avis disent que sa foi est faible. Et il ne convient pas de dire ici que la divergence entre les Murjiʾah et les gens de la Sunnah n'est que terminologique. Non ! Car les Murjiʾah divergent avec les gens de la Sunnah sur plusieurs principes, notamment dans la foi et les questions de Takfīr. À cause de cela, on ne peut pas dire que leur divergence avec les gens de la Sunnah n'est que terminologique.
Et le fait que les Murjiʾah soient du même avis que les savants de la Sunnah qui ont adopté l'avis selon lequel, celui qui a délaissé les 4 piliers tels que la prière, la Zakāh, le jeûne et le Ḥajj tout en reconnaissant leur caractère obligatoire reste musulman ne fait pas de ces savants de la Sunnah qui ont adopté cet avis des Murjiʾah.
Ce n'est pas parce qu'un groupe d'innovateurs a adopté un même avis sur une question avec les gens de la Sunnah qu'on va dire qu'ils font partie de ce groupe d'innovateurs. S'il y a des preuves qui justifient un tel avis et qu'il a été attesté que des salaf l'ont adopté, même si les gens de l'innovation l'adoptent, cela ne change rien à la réalité. Cela ne fait pas des salaf qui ont adopté cet avis des innovateurs.
Un exemple simple : la plupart des savants de la Sunnah de notre époque sont d'avis que le musulman qui délaisse la Zakāh, le jeûne et le Ḥajj tout en reconnaissant leur caractère obligatoire reste musulman, mais c'est un pervers.
Nous disons : les Murjiʾah aussi disent qu'il reste musulman.
Allons-nous dire que ces savants de la Sunnah sont devenus des Murjiʾah parce que les Murjiʾah ont aussi adopté cet avis ?
Je vais même aller plus loin, la plupart de ceux qui traitent les Salafī qui disent que le musulman qui délaisse les 4 piliers (la prière, la Zakāh, le jeûne et le Ḥajj) tout en reconnaissant leur caractère obligatoire il reste musulman , la plupart de ceux qui les traitent de mourji'ah sont aussi d'avis que le musulman qui délaisse la Zakāh, le jeûne et le Ḥajj tout en reconnaissant leur caractère obligatoire il reste musulman. N'êtes-vous pas en accord avec les Murjiʾah sur ce point ? Parce que vous n'exceptez des 4 piliers que la prière.
Pour vous, celui qui délaisse la prière, il est mécréant, qu'il reconnaisse son caractère obligatoire ou pas. Mais pour les 3 autres piliers (le jeûne, la Zakāh et le Ḥajj), il n'est pas mécréant s'il les délaisse, tant qu'il reconnaît leur caractère obligatoire. Or, vous savez bien, même si certains font semblant que les savants ont divergé sur le cas de celui qui délaisse la prière par paresse. Donc, celui qui adopte votre avis sur les 3 piliers (le jeûne, la Zakāh et le Ḥajj) et il est d'avis aussi que celui qui délaisse la prière par paresse il a le même jugement, c'est-à-dire qu'il n'est pas mécréant, que va-t-il dire ?
Il va forcément dire que celui qui délaisse les 4 piliers tout en reconnaissant leur caractère obligatoire, il est musulman, mais pervers, étant donné qu'il considère celui qui délaisse la prière aussi comme étant musulman tant qu'il ne renie pas son caractère obligatoire.
Tellement que vous êtes aveuglés par la passion, vous n'arrivez plus à réfléchir ! L'intelligence s'en est allé.
الله المستعان!
À suivre...
Écrit par Muhammad Wora.
#DÉVOILEMENT_DES_TROMPERIES_
2⃣ Le Shaykh al-Islām Ibn Taymiyyah (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Les musulmans sont unanimes que celui qui ne prononce pas les deux attestations est un mécréant, quant aux 4 œuvres (la prière, la Zakāh, le Ḥajj et le jeûne), ils ont divergé sur la mécréance de celui qui les délaisse. Même si nous disons que les gens de la Sunnah sont unanimes qu'on ne rend pas mécréant à cause des péchés, nous visons par là les péchés comme la fornication, la consommation d'alcool. Quant à ces piliers-là, il y a une divergence connue sur le fait de rendre mécréant celui qui les délaisse. Il y a differents avis rapportés de l'imām Ahmad. L'un des avis mentionnent qu'il a dit que celui qui délaisse un seul pilier est mécréant, et c'est l'avis d'Abī Bakr et un groupe des compagnons de Mālik tel que Ibn Habīb. Une deuxième version de l'imām Ahmad stipule qu'il ne rend mécréant que celui qui délaisse la prière et la Zakāh. Une troisième version stipule qu'il ne rend mécréant que celui qui délaisse la prière et la Zakāh et combat l'imām pour cela. Une quatrième version stipule qu'il ne rend mécréant que celui qui délaisse la prière. UNE CINQUIÈME VERSION STIPULE QU'IL NE REND MÉCRÉANT POUR AUCUN DE CES ACTES DÉLAISSÉS. CES AVIS SONT CONNUS DES SALAF. » Fin de citation (Majmūʾ al-Fatāwah tome 7 page 303)
Le Shaykh al-Islām mentionne bien ici que l'imām Ahmad a eu plusieurs avis sur le sujet et le cinquième avis qu'il a mentionné est très clair ! Il dit bien que l'imām Ahmad dans cette version ne rend mécréant pour aucun de ces actes délaissés, faisant allusion à la prière, la Zakāh, le Ḥajj et le jeûne. Cela est très clair pourtant ! Et Ibn Taymiyyah dit même que ce sont tous des avis connus des salaf. Et il mentionne que la divergence sur cela est une divergence connue. Pourquoi vous, vous l'ignorez ? Ou bien vous faites semblant pour tromper les ignorants ?
L'imām Ahmad est-il devenu un Murjī pour avoir eu ce cinquième avis qu'a cité Ibn Taymiyyah ? Les salaf qui ont adopté cet avis étaient-ils des Murjiʾah
Et où est l'Irjāʾ ici ? Si vous traitez les Salafī qui ont adopté cet avis de Murjiʾah, alors, vous serez obligés de traiter tous les salaf et les savants qui ont adopté cet avis de Murjiʾah et à leur tête le grand savant de la Sunnah sans débat, l'imām Ahmad.
À suivre...
Écrit par Muhammad Wora.
#DÉVOILEMENT_DES_TROMPERIES_
1⃣💥DÉVOILEMENT DES TROMPERIES, 7ÈME PARTIE.💥
Parmi les tromperies de ceux qui traitent les Salafī de pseudo-salafī, Madkhalistes ou Jāmiyyah, c'est qu'ils font croire aux ignorants que celui qui a adopté l'avis selon lequel le musulman qui a délaissé les 4 piliers (la prière, la Zakāh, le jeûne et le Ḥajj) par paresse tout en reconnaissant leur caractère obligatoire, il reste musulman, mais c'est un musulman pervers qui a commis de grands péchés, sa foi est faible et il mérite le châtiment. Ils font croire aux gens que cet avis est un avis des Murjiʾah, donc celui qui l'adopte est un Murjī. Partant de là, ils font une guerre aux Salafī qui ont adopté cet avis en les traitant de Murjī et de Jahmī. D'autres mêmes vont jusqu'à les traiter de mécréants ! Ceci est dû à leur ignorance, au suivisme aveugle et au suivisme des passions.
Tout d'abord, les Murjiʾah ne voient pas que la foi baisse. Pour eux, la foi de celui qui a délaissé les actes mentionnés est complète. Or, les Salafī qui ont adopté cet avis disent que la foi de celui qui a délaissé les actes mentionnés est faible. Comment peuvent-ils faire partir des Murjiʾah ? Les Murjiʾah ne peuvent pas les accepter avec une telle croyance !
Ensuite, les savants de la Sunnah ont divergé sur le cas du musulman qui délaisse les 4 piliers qui sont la prière, la Zakāh, le Ḥajj et le jeûne par paresse tout en reconnaissant leur caractère obligatoire. Sort-il de l'Islām ou pas ?
Certains savants disent que celui qui délaisse un des piliers de l'Islām est Kāfir. D'autres disent que celui qui délaisse la prière et non les autres, en dehors de la l'attestation. Certains disent que celui qui délaisse la prière, la Zakāh est mécréant, mais celui qui délaisse le Ḥajj ou le jeûne, il reste musulman. Il y a toute une divergence de savants à ce sujet.
Et le Shaykh al-Islām Ibn Taymiyyah, grand savant de l'Islām et savant de la Sunnah sans aucun débat mentionne cette divergence. Il dit ceci :
« Quand à celui qui reconnaît le caractère obligatoire, s'il délaisse une chose parmi ces 4 piliers (la prière, la Zakāh, le Ḥajj et le jeûne) il y a différentes paroles des savants et ce sont des versions rapportées de l'Imām Ahmad. »
Ensuite, le Shaykh al-Islām Ibn Taymiyyah cite le premier avis puis il dit : « deuxième avis : il n'est pas mécréant en délaissant quoi que ce soit de cela (faisant allusion aux 4 piliers) tout en reconnaissant le caractère obligatoire, ceci est ce qui est connu de beaucoup de jurisconsultes parmi les compagnons de Abī Hanīfah, Mālik et ash-Shāfi'ī. C'est l'une des versions de l'Imām Ahmad et cela a été adopté par Ibn Baṭṭah et bien d'autres. » Fin de citation. (Majmūʾ al-Fatāwah tome 7 page 371)
Ibn Taymiyyah mentionne bien ici un avis qui est soutenu par des savants de la Sunnah entre autres, l'imām Ahmad dans une version. Donc, chez l'imām Ahmad, dans une version qui a été rapportée de lui, celui qui délaisse la prière, la Zakāh, le Ḥajj et le jeune tout en reconnaissant leur caractère obligatoire, il reste musulman mais pervers. Qui cite cette version de l'imām Ahmad ? Le Shaykh al-Islām Ibn Taymiyyah.
Il fait partie de ceux qui maîtrisent très bien les avis de l'imām Ahmad. L'imām Ahmad est-il devenu Murjī à travers cela ? Ibn Baṭṭah aussi est-il devenu Murjī ?
Ici, ce qui m'intéresse ce n'est pas l'avis qu'a choisi Ibn Taymiyyah sur cette question, car cela est connu et c'est un avis de savants. De même que le but n'est pas de débattre de la question en citant les preuves de chacun, ce qui m'intéresse ici, c'est de montrer que cet avis qui dit que celui qui délaisse la prière, la Zakāh, le Ḥajj et le jeûne tout en reconnaissant leur caractère obligatoire est un avis de savants de la Sunnah et à leur tête l'imām Ahmad dans une version.
Le Shaykh al-Islām Ibn Taymiyyah (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit :
💥DÉVOILEMENT DES TROMPERIES, 6ÈME PARTIE.💥
Parmi les tromperies de ceux qui traitent les Salafī de Murjiʾah, c'est qu'ils disent que les Salafī qu'ils appellent pseudo-salafī, madkhalistes ou Jāmiyyah voient l'obéissance aux dirigeants de manière abosolue. Ils disent que cela c'est du Irjāʾ.
Ceci est un gros mensonge sur les Salafī. Prenez n'importe quel livre des gens de la Sunnah où ce sujet est traité, ou bien n'importe quel cours des prédicateurs Salafī où ils traitent cette question, vous verrez clairement qu'ils ont la même croyance. Ils disent qu'il faut obéir et écouter le dirigeant dans le convenable et non dans la désobéissance. C'est-à-dire que si le dirigeant te demande de faire ce qui est prohibé, tu n'as pas le droit de lui obéir. Toutefois, nous disons, ne pas lui obéir dans ce qui est interdit ne veut pas dire qu'il faut sortir contre lui et l'enlever, non !
Il faut écouter et obéir au dirigeant tant qu'il ne vous demande pas de désobéir à Allāh. S'il vous demande de désobéir à Allāh, alors il n'y a pas d'obéissance ni d'écoute. Toute fois, tu ne sors pas contre le dirigeant. On sort contre le dirigeant que s'il a commis une mécréance claire, à partir de là, il devient mécréant si les conditions ont été réunies ou bien s'il a délaissé la prière. À partir de ce moment, on a le droit de se rebeller contre lui afin de l'enlever. Mais à condition d'en avoir la capacité ! Si on a pas la capacité de l'enlever, alors il est obligatoire de patienter et de ne pas se rebeller contre lui, car le mal qui va en découler si on essaie de l'enlever sera plus grand. Donc, il est interdit de le faire. Voilà ce que nous disons.
Arrêtez ces tromperies !
À suivre...
Écrit par Muhammad Wora.
#DÉVOILEMENT_DES_TROMPERIES_
2⃣ Et ceci est valable pour tout acte qui n'est pas de la grande mécréance. Celui qui le commet ne sort pas de l'Islām, sauf s'il rend cet acte licite. Celui qui consomme de l'alcool, il ne sort pas de l'Islām, sauf s'il rend la consommation de l'alcool licite. Pareil pour celui qui commet la fornication et celui qui fait du Ribā. Par contre, tout acte qui est de la grande mécréance, celui qui le commet sort de l'Islām, qu'il le rende licite ou pas.
Il y'a donc une différence entre un acte qui est de la grande mécréance à la base et celui qui ne l'est pas. L'acte qui est de la grande mécréance si on le commet on sort de l'islam qu'on le rende licite ou pas or l'acte qui n'est pas un acte de grande mécréance on ne sort pas de l'islam pour l'avoir commis sauf si on le rend licite .
Donc, vous vous êtes embrouillés à ce niveau. Vous avez considéré un acte qui n'est pas de la grande mécréance comme étant de la grande mécréance. Partant de là, vous avez appliqué le principe qui est appliqué sur les actes de mécréance, qui est que ce n'est pas une condition que la personne rende l'acte licite pour sortir de l'Islām. Or, nous ne sommes pas d'accord avec vous que l'acte en lui-même est de la grande mécréance. Donc, nous avons appliqué le principe qu'on applique sur les actes qui ne sont pas de la grande mécréance à la base. Le principe est que celui qui commet cela ne sort pas de l'Islām sauf s'il le rend licite. C'est aussi simple que ça !
Oui, juger avec une loi autre que celle d'Allāh est un péché, et même un grand péché ! Mais cela ne fait pas sortir de l'Islām, sauf dans les cas qui ont été mentionnés par les savants.
À suivre...
Écrit par Muhammad Wora.
#DÉVOILEMENT_DES_TROMPERIES_
