La Bonne Nouvelle - Akina
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đ± De quelques grammes de graines Ă plus dâUNE TONNE de lĂ©gumesâŠ
Au commencement, il nây avait presque rien.
Quelques graines minuscules dĂ©posĂ©es dans la terre. Certaines si petites quâelles tiennent Ă peine entre deux doigts. Une poignĂ©e de grammes pour faire naĂźtre des centaines de plants. đ±
Puis il y a eu la terre.
Lâeau. đ§
Le soleil. âïž
Lâair.
Les insectes. đ
Les micro-organismes.
Et cette incroyable intelligence du vivant qui, silencieusement, transforme presque rien en abondance.
Environ 350 plants ont ainsi grandi ces derniers mois dans mon petit coin de Dordogne.
Et du 1er juin au 31 aoĂ»t, ils mâont offert plus dâUNE TONNE de nourriture. đ„đ
đ„
Une tonne !
Quand jây pense, cela continue de mâĂ©merveiller.
Comment quelques grammes de graines peuvent-ils devenir des centaines de kilos de matiĂšre vivante ?
Bien sĂ»r, la graine nâa pas fabriquĂ© tout cela toute seule. Elle a simplement portĂ© en elle lâinformation, lâĂ©lan, la possibilitĂ©. Puis elle sâest associĂ©e Ă tout ce qui lâentourait : lâeau, les minĂ©raux du sol, le carbone de lâair, lâĂ©nergie du soleil et tout cet Ă©cosystĂšme invisible qui travaille sous nos pieds.
La graine était une promesse.
La Terre en a fait une abondance. đ
Et cette annĂ©e, elle n'a pourtant pas Ă©tĂ© tendre avec eux. Les fortes chaleurs et la canicule ont parfois mis les plantes Ă rude Ă©preuve. Certaines ont souffert, certaines ont moins donnĂ© que prĂ©vu, dâautres mâont surpris par leur incroyable capacitĂ© dâadaptation.
Jâai essayĂ©, Ă ma toute petite Ă©chelle, de prendre soin dâelles : observer, arroser, pailler, protĂ©ger, accompagner⊠et surtout apprendre encore et encore Ă ne pas vouloir tout contrĂŽler.
Car finalement, je ne « produis » pas vraiment ces légumes.
Je crĂ©e simplement, du mieux que je peux, les conditions pour que la vie fasse ce quâelle sait faire depuis des centaines de millions dâannĂ©es.
Et elle le fait infiniment mieux que moi. đż
Alors devant ces 1 000 kilos, je ressens surtout une immense gratitude. đ
Gratitude envers cette terre qui nourrit.
Gratitude envers lâeau. đ§
Gratitude envers le soleil. âïž
Gratitude envers tous ces ĂȘtres visibles et invisibles qui participent Ă cette aventure.
Et gratitude de pouvoir ensuite partager cette abondance de La Terre qui donne, dans mon petit kiosque en libre-service, avec les voisins et les habitants du coin. đ€Čđ±
Quelques grammes de graines.
Une tonne de nourriture.
Et entre les deuxâŠ
le miracle ordinaire de la Vie. âš
One Love âïž Akina
đ„ Aujourdâhui, câest la sortie⊠de terre !
Aujourdâhui, câest la rentrĂ©e pour beaucoup⊠mais pour les pommes de terre, câest plutĂŽt la sortie. La sortie de terre ! đ
AprĂšs prĂšs de cinq mois passĂ©s bien au chaud sous leur Ă©paisse couette de foin, protĂ©gĂ©es du soleil et accompagnĂ©es par la terre, il Ă©tait temps pour elles de prendre lâair et de dĂ©couvrir enfin le vaste monde. đđ„
Depuis plusieurs annĂ©es, jâai fait le choix dâune mĂ©thode toute simple : pas de sillons, pas de buttage et quasiment pas de dĂ©sherbage. Je dĂ©pose simplement mes pommes de terre sur une terre qui a passĂ© lâhiver couverte de foin, puis je rajoute une nouvelle couche au moment de la plantation.
Une grande couette naturelle, douce et chaleureuse, sous laquelle tout ce petit monde peut tranquillement grandir, Ă son rythme. đ±
Les rendements sont peut-ĂȘtre lĂ©gĂšrement moins importants quâavec des mĂ©thodes plus conventionnelles, mais quel plaisir de sâĂ©pargner une bonne partie du travail⊠jusquâau jour de la rĂ©colte oĂč il suffit presque de soulever la couette pour partir Ă la pĂȘche aux patates ! đ
Et cette fois-ci, la pĂȘche a Ă©tĂ© bonne : 60 kg ramassĂ©s en seulement une heure ! đȘđ„
Et elles vont avoir du boulot : frites, purĂ©es, gratins dauphinois, pommes sautĂ©es, raclettes, truffades, tartiflettes, soupes, salades, gnocchis⊠Elles ont beau vivre sous terre, elles savent se rendre indispensables. đ
AprĂšs dĂ©jĂ 40 kg de pommes de terre nouvelles rĂ©coltĂ©es cette saison, ce sont donc 60 kg supplĂ©mentaires qui sortent de terre. La barre symbolique des 100 kg est franchie ! đ
Une partie rejoint le kiosque La Terre qui donne, Ă Quillet, oĂč voisins et habitants peuvent venir se servir librement et gratuitement. Ceux qui le souhaitent peuvent, en retour, soutenir cette expĂ©rience vers davantage dâautosuffisance et la rĂ©novation du petit patrimoine que je porte ici Ă Villac depuis bientĂŽt trois ans.
Merci MĂšre Nature. đđż
La Terre donne⊠à nous dâapprendre Ă recevoir, Ă partager et Ă lui rendre un peu de ce quâelle nous offre.
Nous pouvons ĂȘtre fiers du chemin parcouru et des efforts accomplis pour devenir ce que nous sommes, tout en nous souvenant que nous ne devons pas tout Ă notre seul libre arbitre. Nous sommes aussi le fruit des rencontres, des mains tendues, des circonstances, des Ă©preuves, de lâamour reçu et des cadeaux que la vie a placĂ©s sur notre route. đ
Câest peut-ĂȘtre ici que se trouve pour moi cette spiritualitĂ© universelle.
Elle nâappartient ni au New Age, ni au catholicisme, ni Ă une philosophie particuliĂšre.
Elle traverse, sous des noms, des rĂ©cits et des symboles diffĂ©rents, de nombreuses grandes traditions spirituelles de lâhumanitĂ© : cette invitation Ă aimer, Ă respecter le vivant, Ă nous transformer intĂ©rieurement et Ă rechercher une harmonie entre notre monde intĂ©rieur et le monde qui nous entoure. đ
Alors essayons un peu moins de condamner.
Un peu moins de rĂ©duire lâautre Ă ses erreurs.
Un peu moins de lâenfermer dans ce quâil a Ă©tĂ©.
Et essayons peut-ĂȘtre dâaimer davantage. â€ïž
Car il existe des choses extraordinaires qui, contrairement Ă presque tout ce que nous possĂ©dons, ne diminuent jamais lorsquâon les partage.
Lâamour.
La joie.
La paix intérieure.
La gratitude.
Le pardon.
Plus nous les donnons, plus ils peuvent grandir. âš
Et peut-ĂȘtre est-ce finalement lâune des plus belles maniĂšres de participer, Ă notre toute petite Ă©chelle, Ă rendre ce monde un peu plus vivant, un peu plus conscient et un peu plus aimant. đ±
One Love âïž Akina
đMerci Ă @AudreyDanaOfficiel pour ce magnifique entretien.
đ„ Voir l'intĂ©gralitĂ© : https://www.youtube.com/shorts/g2hgPgs413k
â€ïž « Aimez-vous les uns les autres. »
Quelques minutes assez exceptionnelles de FrĂ©dĂ©ric Lenoir autour du message du Christ, de lâamour et dâune spiritualitĂ© universelle qui dĂ©passe les religions et les dogmes.
Une invitation Ă remplacer progressivement la peur et la condamnation par une vĂ©ritable pĂ©dagogie de lâamour. đ
âïž Mon commentaire personnel :
Cette vidĂ©o me touche particuliĂšrement parce quâelle met des mots sur une intuition qui mâaccompagne de plus en plus.
Je trouve magnifique lâidĂ©e de ne plus chercher Ă nous transformer ou Ă nous travestir pour devenir ce que nous ne sommes pas, par peur du jugement dernier, par peur dâĂȘtre rejetĂ©s, condamnĂ©s ou de ne pas ĂȘtre aimĂ©s.
Mais plutĂŽt de chercher Ă devenir la plus belle version de nous-mĂȘmes par amour.
Par amour de la vie.
Par amour de nous-mĂȘmes.
Par amour des autres.
Par amour du vivant et de la Création.
Par amour de quelque chose de plus grand que nous. â€ïž
Que le moteur, le carburant, lâĂ©tincelle de notre transformation ne soient plus la peur et la culpabilitĂ©, mais lâamour.
Car peut-ĂȘtre est-ce justement lâune des plus belles maniĂšres dâhonorer cette vie qui nous a Ă©tĂ© offerte.
Nous avons construit des sociĂ©tĂ©s oĂč les lois se multiplient et oĂč nous attendons toujours davantage de « maman RĂ©publique » ou de « papa Ătat » quâils organisent la citĂ© et dĂ©terminent ce que chacun doit ou ne doit pas faire.
Mais aucune loi ne pourra remplacer cette responsabilitĂ© intĂ©rieure : devenir nous-mĂȘmes les moteurs de lâharmonie que nous souhaitons voir advenir autour de nous.
Non pas en prĂ©tendant ĂȘtre parfaits.
Non pas en combattant violemment nos ombres, nos failles ou nos « petits dĂ©mons », mais en apprenant Ă les regarder, Ă les connaĂźtre, Ă les comprendre et peut-ĂȘtre mĂȘme Ă les apprivoiser pour pouvoir progressivement les dĂ©passer, les transmuter et les transcender.
Et ainsi arrĂȘter, comme lâĂ©voque FrĂ©dĂ©ric Lenoir, de « se tromper de cible ».
Avec toujours, Ă la racine, lâamour. â€ïž
Un mot sur lequel lâhumanitĂ© a Ă©crit, chantĂ©, peint, dansĂ© et philosophĂ© depuis des millĂ©naires⊠et qui pourtant me semble toujours incapable dâexprimer pleinement la puissance du sentiment quâil cherche Ă nommer.
Car lâamour peut bouleverser une existence. Il peut nous faire rencontrer quelque chose de plus grand que nous-mĂȘmes, remettre du sacrĂ© dans nos vies et nous ouvrir Ă cette dimension de transcendance qui nous invite Ă retrouver notre juste place et Ă marcher avec davantage de cohĂ©rence sur notre chemin.
Alors, plutĂŽt que de condamner celui qui est diffĂ©rent de nous, celui qui ne pense pas comme nous ou celui dont les comportements nous dĂ©rangent, essayons dâincarner dans notre relation avec lui la maniĂšre la plus haute et la plus belle dâĂȘtre nous-mĂȘmes.
Non pas pour nier ses actes ou tout accepter naĂŻvement.
Mais parce que notre maniĂšre de regarder et dâaimer lâautre peut aussi devenir un terreau lui permettant de grandir. đż
Comme le formule Annick de Souzenelle, il ne sâagit plus seulement de regarder le monde Ă travers le bien et le mal, mais aussi Ă travers « lâaccompli et le non-encore-accompli ».
Et peut-ĂȘtre pouvons-nous alors regarder une part de ce que nous appelons le mal comme quelque chose qui nâest pas encore accompli, et chaque ĂȘtre humain comme porteur dâun potentiel de transformation, de conscientisation et de verticalisation vers sa dimension profondĂ©ment divino-humaine.
Alors éloignons-nous autant que possible des étiquettes, des caricatures et des jugements définitifs.
Essayons de voir aussi le beau chez lâautre.
Pas dâune maniĂšre naĂŻve qui nierait la violence, les responsabilitĂ©s ou la nĂ©cessitĂ© de poser des limites. Mais avec cette conscience que derriĂšre tant de violences, de comportements destructeurs ou de chemins Ă©garĂ©s se trouvent aussi des blessures et des souffrances.
Et rappelons-nous avec humilitĂ© que si nous avions reçu dâautres cartes, connu dâautres blessures, grandi dans dâautres environnements, peut-ĂȘtre serions-nous devenus prĂ©cisĂ©ment celui que nous jugeons aujourdâhui.
đ„ Petite philosophie de la pomme de terre
Ce matin, Ă lâaube, accompagnĂ© de mon petit panier, je suis parti Ă la rencontre dâĂ©tranges crĂ©atures sorties tout droit dâun film de science-fiction. đ
Pendant des mois, quelques petites tiges vertes avaient captĂ© la lumiĂšre du soleil, transformant patiemment cette Ă©nergie pour faire grandir, sous mes pieds et Ă lâabri des regards, tout un petit monde souterrain. đ±
Et puis vint le moment de la rencontre.
Deux heures de pĂȘche Ă la patate, les mains plongĂ©es dans la terre, Ă tĂątonner, chercher, gratter, dĂ©couvrirâŠ
Au bout de cette drĂŽle de pĂȘche : plus de 22 kilos et plus de 1 000 pommes de terre. đ„
Mais surtout, une vĂ©ritable mĂ©nagerie. đŠđąđŠđŠ
Des canards, une tortue, un hippopotame, un dinosaure et quelques crĂ©atures dont lâespĂšce reste encore Ă dĂ©terminer par la science. đ
Et au milieu de cette rĂ©colte, quelque chose mâa frappĂ©.
Ă chaque pomme de terre que ma main rencontrait dans la terre, je pensais :
« Bon⊠la suivante va bien finir par ressembler à celle-ci. »
Eh bien non.
La suivante ?
Différente.
La suivante encore ?
Différente.
Et encore une autre.
Toujours différente.
Au bout dâun moment, je me suis arrĂȘtĂ© devant cette Ă©vidence pourtant si banale : sur plus de mille pommes de terre, je nâen avais pas trouvĂ© deux parfaitement identiques.
Mais quâest-ce que câest que ce bordel ? đ
Elles viennent pourtant de la mĂȘme terre.
Elles appartiennent Ă la mĂȘme espĂšce.
Certaines sont mĂȘme nĂ©es du mĂȘme plant.
Elles ont reçu la mĂȘme pluie, le mĂȘme soleil, traversĂ© les mĂȘmes journĂ©es brĂ»lantes et les mĂȘmes nuits fraĂźches.
Et pourtantâŠ
chacune est devenue elle-mĂȘme.
Alors une question mâest venue :
Pourquoi, lorsque je vais au supermarchĂ©, ai-je au contraire lâimpression que toutes les pommes de terre se ressemblent ?
MĂȘme taille.
MĂȘme calibre.
MĂȘme forme.
MĂȘme couleur.
Les trop petites disparaissent. Les trop grosses aussi. Les biscornues, les cabossées, les fourchues, les tordues ne correspondent plus aux standards que nous avons progressivement appris à considérer comme « normaux ».
Nous avons fini par confondre normalité et uniformité.
Et peut-ĂȘtre que cette petite pomme de terre difforme raconte quelque chose de beaucoup plus grand que notre potager.
Car notre société aussi adore calibrer.
Calibrer nos légumes, nos maisons, nos objets⊠mais également nos existences.
Il faudrait apprendre au mĂȘme Ăąge, travailler aux mĂȘmes horaires, rĂ©ussir selon les mĂȘmes critĂšres, dĂ©sirer les mĂȘmes objets, suivre les mĂȘmes modes, possĂ©der les mĂȘmes signes extĂ©rieurs de rĂ©ussite et, si possible, rentrer tranquillement dans les cases prĂ©vues Ă cet effet.
Produire. Travailler. Consommer. Recommencer.
LĂ oĂč le vivant engendre spontanĂ©ment de la diversitĂ©, notre civilisation industrielle semble parfois rĂȘver dâuniformitĂ©.
Et pourtant, regardez une forĂȘt. đł
Aucun arbre nâest parfaitement droit.
Aucune branche ne reproduit exactement sa voisine.
Aucune feuille nâest absolument identique Ă une autre.
Le vivant ne fabrique pas Ă la chaĂźne.
Il engendre de la singularitĂ©. đż
Alors peut-ĂȘtre avons-nous quelque chose Ă apprendre de ces pommes de terre.
Elles ne cherchent pas Ă ressembler Ă leur voisine.
La petite ne complexe pas devant la grosse.
La tordue ne rĂȘve pas de devenir ronde.
La biscornue ne consulte pas Instagram pour vĂ©rifier si sa forme est suffisamment tendance. đ
Elles grandissent simplement selon ce quâelles sont, avec ce que la terre, le climat, leurs blessures, leurs contraintes et leur propre nature leur permettent de devenir.
Et câest prĂ©cisĂ©ment de lĂ que naĂźt leur beautĂ©.
Carl Gustav Jung appelait « individuation » ce mouvement par lequel un ĂȘtre humain cesse progressivement de vouloir correspondre Ă ce que les autres attendent de lui pour devenir plus profondĂ©ment ce quâil est.
Non pas devenir quelquâun dâautre.
Mais devenir soi.
Et peut-ĂȘtre est-ce lâun des grands dĂ©fis de nos existences : parvenir Ă nous extraire suffisamment des moules qui nous façonnent pour dĂ©couvrir quelle forme aurait prise notre vie si nous avions simplement acceptĂ© de pousser librement.
Car la diffĂ©rence nâest pas une anomalie.
La différence crée la complémentarité.
La diversité crée la richesse.
Et la singularitĂ© crĂ©e la beautĂ©. âš
Il existe une formule attribuée à Oscar Wilde qui résume merveilleusement bien cette petite leçon venue du fond de mon potager :
« Soyez vous-mĂȘme ; les autres sont dĂ©jĂ pris. »
Alors ce matin, au milieu de mes mille patates, jâai peut-ĂȘtre compris quelque chose :
la nature ne nous demande pas dâĂȘtre conformes.
Elle nous invite Ă devenir pleinement vivants. đ±
Et finalement, dans un monde qui voudrait parfois nous voir tous pousser bien droits, bien lisses et bien calibrĂ©sâŠ
Ayons peut-ĂȘtre le courage dâĂȘtre des patates biscornues. đ„â€ïž
One Love âïž
Akina
Dix heures pour quelques mots sur une planche de boisâŠ
Mais finalement, qu'est-ce que le temps ?
Nous passons nos vies Ă courir aprĂšs lui. Moi le premier. J'aime souvent dire que j'aimerais que les journĂ©es durent deux fois plus longtemps pour pouvoir rĂ©aliser tout ce qui traverse ma tĂȘte. đ
Et pourtant, en grandissant, j'apprends peut-ĂȘtre exactement l'inverse :
l'un des plus beaux cadeaux que nous puissions nous offrir, c'est d'avoir le temps de prendre le temps.
Prendre le temps de créer.
Prendre le temps d'apprendre.
Prendre le temps de se tromper.
Prendre le temps de faire avec ses mains.
Prendre le temps de contempler.
Et surtout, prendre le temps de faire ce qui fait sens, ce qui rĂ©sonne profondĂ©ment en nous et ce qui nous anime. âïž
Alors finalement, cette fissure restera.
Et je crois que je l'aime bien comme ça.
Elle rappelle simplement que ce kiosque, comme celui qui l'a construit, comme cette Terre qui nous porte, n'a pas besoin d'ĂȘtre parfait pour ĂȘtre beau. â€ïž
Merci Ă cette Terre qui donne.
Merci au Ciel.
Et merci Ă vous de suivre les petites aventures d'un petit humain au fin fond de la Dordogne. đ±
Je vous aime, la famille.
One Love âïž Akina
+2
đż LA TERRE QUI DONNE đż
Souvent, dans la vie, nous cherchons du sens.
Du sens à notre existence, à ce que nous faisons de nos journées, pour essayer de faire de notre quotidien un espace plus nourrissant, plus épanouissant et plus joyeux.
Certains préfÚrent camoufler, cacher, invisibiliser les grandes questions existentielles. D'autres peuvent parfois leur consacrer trop d'espace, trop de réflexion, trop de « temps de cerveau disponible ».
J'essaie, chaque jour, de trouver un équilibre : me nourrir pleinement de mon existence tout en lùchant prise, pour laisser émerger ce qui a vocation à émerger.
Souvent, je ne sais pas vraiment pourquoi je fais les choses.
Une idée arrive. Une envie apparaßt. Et je me mets en mouvement.
D'oĂč viennent-elles ? Je n'ai pas la rĂ©ponse.
Mais Ă travers ces petites Ćuvres du quotidien, j'essaie simplement, Ă ma mesure, de servir quelque chose qui me dĂ©passe et de participer Ă la crĂ©ation du beau, du bien et du juste. âš
Mon kiosque à légumes, en soi, n'est qu'un kiosque à légumes.
Quelques planches de bois pour abriter quelques légumes.
Alors pourquoi passer autant de temps Ă essayer de le rendre beau ?
Pourquoi chercher l'harmonie ?
Pourquoi créer quelque chose d'agréable à regarder ?
Pourquoi essayer de provoquer, peut-ĂȘtre, une petite Ă©motion chez celui qui s'arrĂȘtera quelques secondes devant ?
Pourquoi ?
Je ne sais pas vraiment.
AprĂšs avoir passĂ© prĂšs d'une semaine Ă construire ce kiosque et Ă essayer d'en soigner les finitions, j'ai eu envie d'y mettre encore un peu plus de cĆur et d'expĂ©rimenter quelque chose que je n'avais jamais fait : la sculpture sur bois. đȘ”
Et j'avoue⊠c'est plus compliquĂ© que je ne l'imaginais ! đ
Je voulais fabriquer de mes mains le panneau portant son nom : « La Terre qui donne ».
La planche m'a été offerte par le scieur du coin, que je remercie, lorsque je suis allé chercher ma derniÚre commande de bois pour ma chambre d'amis. Un morceau de chùtaignier local qui allait donc, lui aussi, trouver une nouvelle vie.
Pendant plusieurs soirées, tranquillement, j'ai dessiné les lettres au crayon.
Puis j'ai poncé.
Dessiné à nouveau.
Et enfin sorti les ciseaux Ă bois pour creuser les lettres, lentement, patiemment, parfois maladroitement.
AprÚs un nouveau ponçage, je suis venu remplir les lettres de rouge.
â€ïž Le rouge de la terre, du sang, de la vie, de la force et de l'Ă©nergie.
Mais aussi un clin d'Ćil Ă la terre de Villac : ce grĂšs rouge, riche en fer, que l'on retrouve dans notre paysage et notre patrimoine et qui donne au village cette couleur si particuliĂšre.
Puis trois couches d'huile pour nourrir et protéger le bois du soleil et des intempéries.
Enfin, j'ai nettoyĂ© de vieux clous en fer forgĂ© que mon pĂšre m'avait offerts afin de fixer le panneau en tĂȘte du kiosque.
Et au moment de l'accrocherâŠ
CRAC.
Une fissure sur quasiment toute sa longueur.
J'aurais pu ĂȘtre déçu aprĂšs toutes ces heures de travail.
Ătrangement, je l'ai accueilli avec beaucoup de facilitĂ©.
Parce qu'aprĂšs tout, la perfection n'existe pas.
Et peut-ĂȘtre que cette fissure avait elle aussi quelque chose Ă raconter.
La Terre est fissurée.
La Terre tremble.
La Terre souffre.
La Terre a soif.
La Terre est polluée.
Et l'humain n'y est pas pour rien.
Bien sĂ»r, cette fissure a une explication beaucoup plus terre-Ă -terre : un manque d'expĂ©rience de ma part et une planche que je n'ai probablement pas fait sĂ©cher dans les meilleures conditions. đ
Mais j'aime aussi y voir un rappel.
Cette Terre qui donne, si gĂ©nĂ©reuse, si merveilleuse, si gracieuse, ne pourra continuer Ă nous offrir ses fruits que si nous apprenons Ă nouveau Ă vivre avec Elle. đ
Elle nous nourrit.
Elle nous donne l'eau.
Elle nous permet de respirer.
Elle nous offre un endroit oĂč habiter, aimer, crĂ©er, rire et expĂ©rimenter cette mystĂ©rieuse aventure qu'est la vie.
Et pourtant, nous l'abĂźmons chaque jour.
J'essaie humblement de transformer ma propre maniĂšre d'habiter ce monde, mais je suis encore loin d'ĂȘtre Ă la hauteur de mes ambitions.
Ce panneau m'aura demandé une dizaine d'heures de travail.
âïž Et si ĂȘtre heureux Ă©tait dĂ©jĂ une maniĂšre de prendre soin du monde ?
Nous avons parfois appris Ă regarder le bonheur avec mĂ©fiance. Comme sâil fallait culpabiliser dâaller bien lorsque tant dâĂȘtres humains souffrent, lorsque le monde traverse tant de bouleversements.
Et pourtantâŠ
Comment espérer construire un monde plus juste, plus humain et plus fraternel si nous agissons depuis nos blessures, nos peurs, nos colÚres et notre propre malheur ?
Dans cette courte vidéo, Jean-Yves Leloup nous invite à envisager le bonheur autrement : non pas comme une recherche égoïste de plaisir, mais comme un engagement.
đ
Se dégager du superflu.
đ
Revenir Ă lâessentiel.
đ
Retrouver en soi un espace de calme et de paix.
đ
Et depuis cet endroit, agir et prendre soin du monde. đ±
Jâaime profondĂ©ment cette idĂ©e : chaque fois quâun ĂȘtre humain retrouve un peu de paix, sâĂ©merveille devant la beautĂ©, respire pleinement un instant de vie et choisit de ne pas ajouter de souffrance Ă la souffrance, quelque chose change dĂ©jĂ dans le monde.
Peut-ĂȘtre que notre bonheur individuel et le bien commun ne sont finalement pas deux chemins diffĂ©rents. đ§Ą
đ„ Source : Jean-Yves Leloup - Sâengager Ă ĂȘtre heureux, pour le bien-ĂȘtre de tout et de tous :
đ https://www.instagram.com/reels/DbtH6NGivIu/
đ€ Et si, pour une fois, c'Ă©tait Ă mon tour de tĂ©moigner...
Depuis prÚs de 18 ans, j'ai eu le privilÚge d'interviewer des centaines de chercheurs, historiens, scientifiques, médecins, philosophes, journalistes, agriculteurs ou lanceurs d'alerte.
Cette fois, les rĂŽles s'inversent.
à l'invitation de *arie-Odile Sansault sur sa chaßne Unité Je Suis, j'ai accepté de raconter mon propre parcours.
Pendant prÚs de deux heures, nous revenons sur ce qui a façonné mon existence :
đ± Mon enfance en LozĂšre, au cĆur d'une famille nombreuse oĂč j'ai reçu l'amour, la confiance et le goĂ»t du vivant.
đ Mon voyage en Nouvelle-ZĂ©lande Ă 20 ans, oĂč deux expĂ©riences ont profondĂ©ment bouleversĂ© ma vision du monde et marquĂ© le dĂ©but d'un vĂ©ritable chemin intĂ©rieur.
đ„ Mon engagement de journaliste citoyen, la crĂ©ation d'Inform'Action puis du Front MĂ©diatique, les centaines d'interviews rĂ©alisĂ©es, les joies, les dĂ©sillusions et les remises en question qui ont jalonnĂ© ces annĂ©es.
đ Les Ă©preuves personnelles qui ont profondĂ©ment transformĂ© ma maniĂšre de regarder la vie, les relations humaines et la spiritualitĂ©.
đż Mon choix de quitter progressivement une vie centrĂ©e sur l'information pour retrouver un ancrage dans la terre, le maraĂźchage, les liens de voisinage, la simplicitĂ© et la recherche d'une autonomie plus cohĂ©rente.
Nous parlons aussi de ce qui me tient le plus Ă cĆur aujourd'hui :
- l'équilibre entre le monde matériel et le monde intérieur ;
- l'importance du témoignage plutÎt que des certitudes ;
- la recherche de vérité sans perdre l'amour ;
- la fraternité, la joie et la paix intérieure comme boussoles de l'existence.
Je n'ai aucune prétention à détenir des réponses.
Je continue simplement d'apprendre, de me tromper, de grandir et d'essayer d'habiter cette vie avec davantage de conscience.
Si ce témoignage peut résonner chez certaines personnes, ouvrir quelques portes ou simplement donner envie de poursuivre son propre chemin avec confiance, alors cette rencontre aura eu tout son sens.
Un immense merci Ă Marie-Odile pour la qualitĂ© de son Ă©coute, la profondeur de ses questions et la bienveillance avec laquelle elle a accueilli ce partage. đ
đ„ L'interview est disponible ici :
đ https://www.youtube.com/live/awFGk6PFTpI?si=8vMkSxh1UizOgQtB
Je serai heureux de lire vos ressentis aprĂšs le visionnage. đ
+1
đ 35 kilos. Record battu pour le potager La Terre qui Donne. đ„ł
Aujourd'hui, 2 aoĂ»t, le potager La Terre qui Donne a franchi un nouveau cap.đ±
đ
10 kg de tomates
đ„ 9 kg de courgettes
đ„ 8 kg de concombres
đ« 4 kg de poivrons
đ 4 kg d'aubergines
âĄïž 35 kilos rĂ©coltĂ©s en une seule matinĂ©e.
Lorsque je suis arrivé ici il y a un peu plus de trois ans, il n'y avait ni eau, ni électricité, ni véritable logement. Aujourd'hui, voir cette terre offrir une telle abondance me remplit d'une immense gratitude.
Mais, au fond, ce qui me réjouit le plus n'est pas ce record. C'est tout ce qu'il permet de faire naßtre.
Ce matin, j'ai passé plus d'une heure à la boulangerie de Grégory. Autour d'un café offert avec une incroyable générosité, nous avons parlé jardin, météo, pain, village, autonomie, vacances⊠Des habitants, des touristes, des anciens, des plus jeunes. Puis, en revenant au kiosque, une dizaine de personnes étaient rassemblées devant les légumes. Les échanges ont continué naturellement.
Petit à petit, je réalise que La Terre qui Donne ne produit pas seulement des légumes. Elle cultive aussi des rencontres.
Aujourd'hui encore, avant mĂȘme la fin de la matinĂ©e, les tomates Ă©taient dĂ©jĂ parties et, vers 13 heures, la quasi-totalitĂ© des 35 kilos avait trouvĂ© preneur.
Je pars maintenant quelques jours en vacances âșïž, le cĆur lĂ©ger, grĂące Ă la solidaritĂ© de mes voisins qui vont prendre soin du potager pendant mon absence. C'est une immense joie de voir que ce projet crĂ©e peu Ă peu de la confiance, de l'entraide et des liens humains bien au-delĂ du simple jardinage.
Et une nouvelle Ă©tape approcheâŠ
La chambre d'amis que j'ai imaginée et construite en juillet est presque terminée. J'ai hùte de vous la faire découvrir et de vous présenter ce nouveau projet, qui permettra bientÎt d'accueillir celles et ceux qui souhaitent venir partager quelques jours au rythme de La Terre qui Donne.
Merci Ă toutes celles et ceux qui rendent cette aventure possible : par leur confiance, leurs encouragements, leurs sourires, leurs discussions, leurs conseils ou leurs coups de main.
Les légumes sont toujours disponibles :
đż au kiosque La Terre qui Donne, Ă Quillet â 24120 Villac ;
đ„ ainsi qu'Ă La Tourte Villacoise, chez GrĂ©gory.
Et si vous souhaitez réserver un petit panier de légumes fraßchement récoltés, vous pouvez simplement m'envoyer un SMS au 06 46 41 38 99.
Chaque jour, cette aventure me rappelle une chose essentielle : lorsque nous prenons soin de la terre, elle finit souvent par nous offrir bien plus que des légumes. Elle nous offre aussi des rencontres, de la confiance, de la solidarité⊠et de l'espérance.
One Love. đ
Akina đ
+1
đ± La Terre qui donne continue de nous offrir ses rĂ©coltes⊠đ±
Malgré une météo parfois éprouvante et des conditions climatiques difficiles pour le vivant dans son ensemble, la nature continue, jour aprÚs jour, de nous offrir son incroyable générosité.
Aujourd'hui, aprÚs une journée de repos laissée au jardin pour permettre aux légumes de mûrir tranquillement, la récolte est particuliÚrement belle :
đ
9 kg de tomates
đ„ 5 kg de concombres
đ„ 3,5 kg de courgettes
đ« 2 kg de poivrons
đ 1,5 kg d'aubergines
Soit 21 kg de lĂ©gumes fraĂźchement rĂ©coltĂ©s ce matin. đż
Vous pouvez les retrouver dĂšs aujourd'hui :
đ au Kiosque Ă lĂ©gumes de Quillet â 24120 Villac ;
đ„ ainsi qu'Ă La Tourte Villacoise, chez GrĂ©gory.
N'hésitez pas à venir en profiter et à en parler autour de vous. Les récoltes continuent de s'intensifier au fil de l'été.
Au-delà des légumes, ce kiosque continue de m'offrir un cadeau auquel je ne m'attendais pas.
En seulement deux mois, j'ai eu la chance de rencontrer davantage de personnes grùce à ce kiosque que durant les deux années précédentes depuis mon arrivée à Villac.
Des discussions spontanĂ©es, des sourires, des Ă©changes d'expĂ©riences, des conseils de jardinage, des histoires de vie, des liens qui se crĂ©entâŠ
Je mesure chaque jour combien un simple panier de légumes peut devenir un prétexte à la rencontre.
Au fond, ce projet ne nourrit pas seulement les corps.
Il nourrit aussi les liens humains.
Un immense merci Ă la Terre pour sa gĂ©nĂ©rositĂ©, et Ă toutes celles et ceux qui font vivre cette aventure par leur prĂ©sence, leurs encouragements et leur confiance. đđ
One Love âïž
Akina
đż Ce soir Ă 20h sur Essentiel.news !
J'aurai le plaisir d'accueillir Thierry Casasnovas à l'occasion d'une nouvelle soirée Essentiel Ciné.
Au programme : la diffusion du magnifique documentaire Vivante ! d'Alexandre Ferrini, suivie d'un échange en direct avec Thierry pour répondre à vos questions.
Une belle soirée en perspective autour du vivant, de la santé et de notre extraordinaire capacité d'adaptation.
đ Rejoignez-nous Ă 20h : https://www.youtube.com/live/zVJfi0Jcyyw?si=7Sqs8L4AaEZn7H3m
â€ïž CONTINUE D'AIMER
J'ai beaucoup aimé ce texte de Maud Albertini et j'avais envie de le partager avec vous.
J'y ajouterais simplement une nuance qui me semble importante : continuer d'aimer ne signifie pas tout accepter, tout subir ou renoncer à se respecter. L'amour véritable sait aussi poser des limites, dire non lorsque cela est juste et s'éloigner de ce qui nous détruit.
Mais malgrĂ© les blessures, les dĂ©ceptions et les tempĂȘtes de la vie, je crois profondĂ©ment que choisir de ne pas fermer son cĆur est l'une des plus belles formes de rĂ©sistance.
đ CONTINUE D'AIMER
MĂȘme si tu n'as pas encore le changement que tu souhaites voir arriver dans ta vie, continue d'aimer.
MĂȘme s'il y a encore des personnes qui te tournent le dos et certaines qui te mĂ©prisent ou te trahissent, continue d'aimer.
MĂȘme si tu n'es pas encore en paix avec tes parents et que tu souffres toujours de leur manque d'approbation et de validation, continue d'aimer.
MĂȘme si ta maladie ne guĂ©rit toujours pas malgrĂ© tous les soins que tu prodigues Ă ton corps, continue d'aimer.
MĂȘme si tes moyens financiers ne sont pas au beau fixe et que tu es inquiet pour ton avenir, continue d'aimer.
MĂȘme si les politiques se battent entre elles et que tu constates Ă quel point elles ont, en rĂ©alitĂ©, peu d'intĂ©rĂȘt pour les ĂȘtres humains si ce n'est leur propre intĂ©rĂȘt, continue d'aimer.
MĂȘme si tes enfants ne t'appellent pas souvent et que tes amis ne te donnent pas souvent de leurs nouvelles, continue d'aimer.
MĂȘme si tu es « conscient » que tu travailles sans relĂąche sur toi, que tu accueilles tes blessures d'Ăąme et que tu commences Ă te pencher rĂ©ellement sur ta souffrance, continue d'aimer.
MĂȘme si tu es en contact avec ton enfant intĂ©rieur et que tu n'arrives toujours pas Ă l'affranchir des douleurs de son passĂ©, continue d'aimer.
MĂȘme si ton corps ne te plaĂźt pas et n'a pas la forme que tu dĂ©sirerais qu'il ait, continue d'aimer.
Continue d'aimer malgrĂ© les tempĂȘtes, les dĂ©ceptions, la tristesse, les relations inachevĂ©es, les abandons, les humiliations et les peines de cĆurâŠ
Continue Ă aimer pour aimer, toi et l'humanitĂ©, mais surtout n'attends rien en retour. Ne demande pas « quand ? » ni « comment ? ». Rayonne, ouvre ton cĆur et donne.
Texte de Maud Albertini.
Prenez soin de votre cĆur. â€ïž
Et n'oubliez jamais qu'aimer les autres commence aussi par apprendre Ă s'aimer soi-mĂȘme et Ă se respecter. C'est souvent Ă partir de lĂ que l'amour devient le plus libre, le plus juste et le plus fĂ©cond.
âïž One Love - Akina đ
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ĂmancipâActions: une posture intĂ©rieure et des outils concrets vers la souverainetĂ©
Essentiel News est partenaire de l'Ă©vĂ©nement Ămancip'Actions qui aura lieu du 24 au 27 septembre 2026 prĂšs de Bourges, organisĂ© par l'association Les Enfants-Phare, afin de donner du pouvoir d'agir et partager des clĂ©s d'autonomisation personnelle et collective Ă ceux qui souhaitent crĂ©er un futur rĂ©silient.
đRendez-vous ce soir mercredi 22 juillet Ă 20h30 pour une Ă©mission spĂ©ciale avec CĂ©line, porte-parole et prĂ©sidente de l'association
Exemples d'ateliers: résilience alimentaire, habitats légers, géobiologie, protection contre les ondes électromagnétiques, souveraineté numérique (installer Linux sur votre ordinateur), alternatives à l'identité et euro numériques, astuces pour ne pas subir la facturation électronique, comprendre les cryptomonnaies et la June, mettre en place une monnaie locale, la gouvernance partagée, entre autres.
Evénement 100% bénévole, la participation demandée sert juste à couvrir les frais d'organisation.
Possibilité de participer à cet événement en présentiel ou en ligne.
đ„ Voir la vidĂ©o sur notre site: https://essentiel.news/emancipactions-posture-interieure-outils-concrets-souverainete/
Ou la visionner sur notre chaĂźne Youtube en direct ou replay: https://www.youtube.com/watch?v=_kgqmkiSSfk
#EmancipActions #CréerLeFutur #EnfantsPhare #Pharandol #Autonomie #SouverainetéNumérique #Alimentation #Habitat #Education #ProtectionOndes #MonnaieLibre #Santé #GouvernancePartagée #Spiritualité #Ensemble #Solidarité #Rencontre
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đ°Comprendre la monnaie pour retrouver notre souverainetĂ©: Ă la dĂ©couverte de la June
đDiffusion dimanche 19 juillet 2026 Ă 20h30
Entretien avec StĂ©phane Laborde, ingĂ©nieur de formation, auteur de la ThĂ©orie Relative de la Monnaie (TRM) et Ă l'origine de la monnaie libre Ä1, plus connue sous le nom de June.
Son objectif est d'Ă©tablir un cadre thĂ©orique reposant sur un principe qu'il considĂšre comme fondamental: la symĂ©trie entre les ĂȘtres humains.
Autrement dit, si tous les individus sont Ă©gaux en dignitĂ©, pourquoi certains bĂ©nĂ©ficieraient-ils durablement d'un accĂšs privilĂ©giĂ© Ă la crĂ©ation monĂ©taire alors que d'autres n'y auraient jamais accĂšs? Cette interrogation constitue le cĆur de sa dĂ©marche.
Depuis son lancement, une communauté s'est progressivement constituée autour de la June. Des échanges de biens, de services et des rencontres locales se développent dans différents territoires, constituant un terrain d'expérimentation concret autour d'une autre maniÚre de penser les échanges.
đ„ Voir la vidĂ©o sur notre site & lire l'article: https://essentiel.news/comprendre-monnaie-retrouver-souverainete-decouverte-june-stephane-laborde/
Ou la visionner sur notre chaĂźne Youtube: https://www.youtube.com/watch?v=u_yyIrq-RF0
đŹ Vos commentaires sont les bienvenus sous nos articles, sur notre site.
#MonnaieLibre #June #CréationMonétaire #Souveraineté #Echanges #Biens #Services #Communauté #RencontresLocales #Solutions #CréerLeFutur
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đ«¶ Faire un don: https://essentiel.news/dons/
đ Agenda des Ă©vĂ©nements: https://essentiel.news/evenements/
đ€Ż Saviez-vous qu'il existe une monnaie libre qui permet Ă chacun de co-crĂ©er de la monnaie, simplement parce qu'il existe ?
Eh oui. Cette monnaie existe bel et bien. Elle s'appelle la Ä1 (June), et son inventeur est un Français : StĂ©phane Laborde.
J'ai eu la chance de m'entretenir avec lui pendant prĂšs de 1h40 pour tenter de comprendre une question fondamentale :
Qui crée réellement la monnaie ? Selon quelles rÚgles ? Et pourrait-on imaginer un systÚme plus équitable ?
Au cours de cet échange passionnant, nous abordons notamment :
đ¶ la crĂ©ation monĂ©taire ;
đŠ le fonctionnement du systĂšme bancaire ;
âïž les fondements de la ThĂ©orie Relative de la Monnaie ;
đ± et les principes de la monnaie libre Ä1.
Que vous soyez convaincu, sceptique ou simplement curieux, je pense que cet entretien vous apportera de nombreuses clés de compréhension sur un sujet qui concerne absolument chacun d'entre nous.
đ
Je vous donne rendez-vous ce soir Ă 20h30 sur Essentiel News.
J'ai hĂąte de lire vos retours et d'Ă©changer avec vous dans les commentaires. đđ
âš Nous ne saurons jamais vraiment jusquâoĂč vont les bienfaits de nos paroles et de nos gestes.
Un sourire, une écoute sincÚre, une main tendue peuvent illuminer une journée ou redonner espoir à une ùme en silence.
Rien de ce qui est offert avec amour nâest perdu.
Chaque acte de bonté laisse une trace invisible qui continue son chemin bien au-delà de ce que nous pouvons voir.
Câest pourquoi la gentillesse est une lumiĂšre : petite en apparence, mais capable dâĂ©clairer profondĂ©ment la vie de quelquâun. đ±
Un ĂȘtre vivant sur cette Terre đ
đ± Bienvenue au kiosque Ă lĂ©gumes "La Terre qui donne". đ±
Au-delĂ du grand plaisir que j'ai Ă ĂȘtre en lien avec le vivant dans mon potager au quotidien, ce kiosque produit de nombreuses consĂ©quences positives⊠souvent totalement inattendues.
Je ne pourrais pas toutes les raconter tant elles sont nombreuses, mais j'avais envie de partager avec vous une petite anecdote.
Ă plusieurs reprises, j'ai eu la chance d'Ă©changer avec des personnes qui se sont arrĂȘtĂ©es au kiosque ou au second point de distribution, installĂ© Ă la boulangerie de Villac.
TrĂšs souvent, la premiĂšre question est :
« C'est combien le kilo de tomates ? »
Et lorsque je réponds :
« Il n'y a pas de prix. Vous donnez ce qui vous semble juste, si vous le souhaitez et si vous le pouvez. »
Les regards deviennent Ă©tonnĂ©s⊠parfois mĂȘme dĂ©stabilisĂ©s.
Beaucoup me répondent alors :
« Ah⊠mais s'il n'y a pas de prix, je ne peux pas en prendre⊠Je ne sais pas combien donner⊠Ăa me gĂȘne. »
Et, à plusieurs reprises, certaines personnes ont préféré repartir sans rien prendre, simplement parce que cette absence de prix les mettait dans une situation d'inconfort.
Cette anecdote peut sembler anodine. Pourtant, je la trouve profondĂ©ment rĂ©vĂ©latrice. Elle montre Ă quel point nous vivons dans une sociĂ©tĂ© oĂč presque tout possĂšde un prix⊠mais oĂč nous avons parfois perdu le sens de la valeur.
Car le prix n'est pas toujours la valeur.
Quelle est la valeur d'une tomate cultivée pendant plusieurs mois avec soin ?
Quelle est la valeur d'un sourire, d'un service rendu, d'un geste de confiance ou d'un moment de partage ?
Peut-on réellement mettre un prix sur tout ?
Au fond, l'un des objectifs de cette petite initiative est aussi celui-là : nous inviter, individuellement et collectivement, à questionner notre rapport à la consommation, à l'argent, au travail, au vivant⊠et plus largement à la valeur des choses.
Face à cette situation qui s'est répétée de nombreuses fois, j'ai donc décidé de réaliser une petite affiche expliquant la démarche du kiosque, afin de rassurer les personnes qui hésitent et de les encourager à se servir librement.
Et merci, une nouvelle fois, à toutes celles et ceux qui rendent cette belle aventure possible, par leurs dons, leurs encouragements, leurs visites, leurs idées ou simplement leur présence.
Ă trĂšs vite pour la suite de cette aventure, qui m'apprend chaque jour autant sur le jardin⊠que sur l'ĂȘtre humain. đż
One Love âïž
Akina
+2
đż Plus de 20 kg de lĂ©gumes rĂ©coltĂ©s aujourd'hui⊠et autant de cadeaux de la nature ! đ„đ
đđ«
đ MalgrĂ© la chaleur et la souffrance des lĂ©gumes au potager, la nature continue de faire preuve d'une rĂ©silience et d'une gĂ©nĂ©rositĂ© absolument remarquables. đż
Reconnectons-nous Ă cette nature dont nous faisons partie. C'est peut-ĂȘtre l'une des clĂ©s pour sortir des cycles destructeurs dans lesquels nous nous sommes enfermĂ©s. RĂ©apprenons Ă nous Ă©merveiller, Ă contempler et Ă accueillir avec gratitude tout ce qu'elle nous offre. âš
Aujourd'hui, ce sont 9 kg de concombres đ„, 8 kg de tomates đ
, 3 kg d'aubergines đ et 1 kg de poivrons đ« qui iront rĂ©galer les papilles des habitants de Villac et des alentours.
Quel bonheur ! Le temps de la rĂ©colte du matin est sans doute l'un des moments les plus rĂ©jouissants, les plus apaisants et les plus jubilatoires de mon quotidien. đ
Merci Ă toi, MĂšre Nature. đđżđ
One Love âïž Akina
