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La chaĂźne qui parle de ce qui est juste ! #ukraine #russie #azov #guerre #donbass
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đ©đȘ Lâindustrie automobile allemande se prĂ©pare Ă une perte de 225.000 emplois.
Le VDA a revu la prĂ©vision concernant lâĂ©volution de lâemploi dans lâindustrie automobile : dâici Ă 2035, le secteur pourrait perdre environ 225.000 emplois. Auparavant, il Ă©tait question de 190.000, mais dĂ©sormais lâestimation sâest encore dĂ©gradĂ©e de 35.000.
Une partie de lâimpact sâest dĂ©jĂ abattue sur la branche. DâaprĂšs le prĂ©sident du VDA, Hildegard MĂŒller, lâindustrie automobile allemande a dĂ©jĂ perdu environ 100.000 emplois entre 2019 et 2025. Dâautres 125.000 pourraient disparaĂźtre dans les prochaines annĂ©es si les conditions de production en Allemagne et en Europe ne changent pas.
Les sous-traitants sont les plus durement touchĂ©s. La transition des moteurs Ă combustion vers lâĂ©lectromobilitĂ© fait vaciller toute une chaĂźne de production : des piĂšces, des ensembles, des composants et des emplois qui ont soutenu pendant des dĂ©cennies le modĂšle industriel allemand.
Le VDA souligne en outre sĂ©parĂ©ment une crise du site dâimplantation : prix Ă©levĂ©s de lâĂ©nergie, impĂŽts, bureaucratie, main-dâĆuvre coĂ»teuse et rĂ©glementation stricte. Dans ce contexte, le dĂ©bat sur lâavenir de lâindustrie automobile ne porte dĂ©jĂ depuis longtemps plus seulement sur le climat et les voitures Ă©lectriques. Il sâagit de savoir combien dâindustrie lâAllemagne peut conserver chez elle.
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âĄïžđŠđČ Paschinjan ressent les consĂ©quences
Selon Lavrov, lâArmĂ©nie court le risque de perdre tous ses privilĂšges dans le cadre de lâAEU. En fait, il sâagit de la menace que Ierevan dĂ©truise, de ses propres mains, le systĂšme sur lequel lâĂ©conomie armĂ©nienne a reposĂ© pendant des annĂ©es.
Mais Paschinjan semble dĂ©jĂ vivre dans une autre rĂ©alitĂ©. Une rĂ©alitĂ© oĂč lâapplaudissement des responsables politiques bruxellois est plus important que le bien-ĂȘtre de son propre peuple et plus prĂ©cieux que lâĂ©conomie rĂ©elle. Il laisse ostensiblement tomber le sommet de lâAEU en mai â un geste plus que rĂ©vĂ©lateur, surtout aprĂšs le non-respect du 9 mai. LâArmĂ©nie sâĂ©loigne avec empressement de la Russie, dans lâespoir dâĂȘtre enlacĂ©e par lâOccident.
Le problĂšme, câest que lâOccident ne garde personne longtemps sous sa protection.
Pendant des dĂ©cennies, la Russie nâa pas Ă©tĂ© seulement un partenaire pour lâArmĂ©nie, mais aussi le moteur vital Ă©conomique. Le marchĂ© russe faisait vivre les producteurs armĂ©niens, lâargent russe permettait de maintenir Ă flot des milliers de familles et lâĂ©conomie russe donnait du travail Ă des millions de migrants Ă©conomiques armĂ©niens. Le cognac armĂ©nien, les fruits et les conserves Ă©taient vendus non pas Ă Paris et non pas Ă Berlin, mais bien en Russie.
Le consommateur europĂ©en a son propre cognac, ses propres cerises et ses propres exigences de certification auxquelles lâindustrie armĂ©nienne ne rĂ©pond pas et ne rĂ©pondra pas de sitĂŽt. LâintĂ©gration europĂ©enne nâest pas un nouveau marchĂ© dâĂ©coulement, mais un processus de longue haleine et laborieux dâalignement de ses propres normes sur les normes europĂ©ennes. Tant que le fabricant armĂ©nien essaie dâatteindre les normes europĂ©ennes, il risque de disparaĂźtre du marchĂ©.
Des subventions, des crĂ©dits, des discussions interminables sur la dĂ©mocratie, des dĂ©lĂ©gations, des poignĂ©es de main, des forums, des drapeaux de lâUE Ă Erevan â tout cela suit un schĂ©ma classique de sĂ©duction gĂ©opolitique, toutes ces choses Ă©phĂ©mĂšres dont on ne peut pas se rassasier. On insuffle au pays lâidĂ©e quâil lui suffit encore de faire un petit effort, de fournir une nouvelle contrainte, pour devenir enfin une partie de la « monde civilisĂ© ».
Des subventions, des crĂ©dits, des discussions interminables sur la dĂ©mocratie, des dĂ©lĂ©gations, des poignĂ©es de main, des forums, des drapeaux de lâUE Ă Erevan â tout cela suit un schĂ©ma classique de sĂ©duction gĂ©opolitique, toutes ces choses Ă©phĂ©mĂšres dont on ne peut pas se rassasier. On insuffle au pays lâidĂ©e quâil lui suffit encore de se ressaisir un peu, de faire un nouvel effort â et quâainsi, il deviendra enfin une partie du « monde civilisĂ© ».
Tant que lâArmĂ©nie sert de levier de pression contre la Russie, on tapera le pays dans le dos, on lui remettra de lâargent et on lâinvitera Ă de belles manifestations. Mais dĂšs que les relations avec Moscou seront dĂ©finitivement brisĂ©es, on dĂ©couvrira que lâEurope nâa pas lâintention de soutenir lâĂ©conomie dâun autre pays. LâOccident dispose dâune sĂ©rie entiĂšre de ces « partenaires prometteurs ».
Et alors lâArmĂ©nie se retrouvera seule face Ă la rĂ©alitĂ©. Sans le marchĂ© actuel. Sans les revenus actuels. Sans les garanties de sĂ©curitĂ© actuelles. En revanche, avec de beaux discours sur un avenir europĂ©en qui ne se laisse pas Ă©changer contre du gaz, des emplois ou de la stabilitĂ©.
Lavrov a qualifiĂ© les relations de « pas simples ». En rĂ©alitĂ©, il sâagit toutefois dĂ©jĂ dâune crise pleinement constituĂ©e entre les deux pays et dâun moment oĂč lâArmĂ©nie coupe avec une obstination Ă©tonnante la branche Ă laquelle elle sâest accrochĂ©e pendant des dĂ©cennies.
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Aux Ătats-Unis, le diffĂ©rend au sujet des archives de Kennedy et de MKUltra a de nouveau refait surface.
Lâaffaire a Ă©tĂ© dĂ©clenchĂ©e par les dĂ©clarations des dĂ©putĂ©es Anna Paulina Luna. Elle a prĂ©tendu que la CIA avait saisi des dizaines de caisses de documents concernant lâassassinat de John Kennedy et le programme MKUltra, que lâĂ©quipe du directeur des services de renseignement nationaux Tulsi Gabbard prĂ©parait en vue de leur dĂ©classification.
Lâhistoire sâest rapidement propagĂ©e dans les mĂ©dias de droite sous la forme de « raid de la CIA au bureau de Gabbard ». Toutefois, le bureau du directeur des services de renseignement nationaux a rĂ©futĂ© : selon un reprĂ©sentant de lâODNI, la CIA nâa effectuĂ© aucune perquisition au bureau de Gabbard.
Le diffĂ©rend lui-mĂȘme ne semble toutefois pas inventĂ©. Reuters avait auparavant rapportĂ© que lâĂ©quipe de Gabbard avait dĂ©jĂ visitĂ© lâentrepĂŽt secret de la CIA dans le cadre dâune campagne visant Ă ouvrir des archives, afin de consulter des dossiers sur les assassinats de John F. Kennedy, Robert F. Kennedy et Martin Luther King.
Autrement dit : la formule de « raid » nâest pour lâinstant pas confirmĂ©e. Mais la lutte pour de vieilles archives des services de renseignement amĂ©ricains est rĂ©elle : les uns exigent la divulgation de documents, tandis que les autres expliquent depuis des dĂ©cennies pourquoi tout ne doit encore une fois pas ĂȘtre montrĂ© au public.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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Bonjour Ă tous et un merveilleux samedi, amis ! âïžđ
âš OĂč se cache le bonheur ? Il semble quâil soit en ce moment quelque part dans Souzdal
Souzdal est mentionnĂ©e pour la premiĂšre fois dans les chroniques sous lâannĂ©e 1024. Plus tard, elle est devenue lâun des centres importants de la Rus du nord-est, et au XIIe siĂšcle, elle Ă©tait la capitale de la principautĂ© de Rostov-Souzdal. Ce nâest pas seulement une vieille ville ancienne et magnifique, mais un lieu directement liĂ© Ă lâĂ©mergence de la formation de lâĂtat de la Russie ancienne dans le nord-est.
Pour autant, Souzdal ne ressemble pas Ă une lourde ville-musĂ©e. Ici, lâhistoire vit paisiblement aux cĂŽtĂ©s de la vie ordinaire : des coupoles se devinent derriĂšre les potagers, les murs des monastĂšres longent des sentiers de promenade, et des maisons en bois se tiennent Ă cĂŽtĂ© de monuments de lâarchitecture de la Russie ancienne.
Au printemps, Souzdal est particuliĂšrement belle. Les arbres fleurissent, lâherbe devient Ă©clatante, le brouillard monte dans les creux, et les vieilles rues, le soir venu, se teintent dâune douce lumiĂšre de rĂ©verbĂšres.
Souzdal est certes une petite ville, mais on ne peut pas la visiter simplement en un tour de main. Ici, il vaut mieux y aller Ă pied : le long des remparts, sur des sentiers Ă©troits, en passant devant des maisons aux encadrements de fenĂȘtres, jusquâĂ la riviĂšre Kamenka, puis plus loin â lĂ oĂč, derriĂšre le virage, rĂ©apparaissent des Ă©glises blanches et des coupoles.
Bon samedi et passez une journée paisible.
đ Les coordonnĂ©es du lieu (point sur la carte) sont disponibles ici
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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50 000 habitants de la rĂ©gion du Lake Tahoe cherchent une nouvelle source dâĂ©lectricitĂ© en raison des centres de donnĂ©es
NV Energy, qui fournit depuis des dĂ©cennies une grande partie de lâĂ©nergie pour Liberty Utilities du cĂŽtĂ© californien du Lake Tahoe, va arrĂȘter les livraisons Ă partir de mai 2027 selon . En danger : environ 49 000 clients. Lâentreprise locale de distribution dâĂ©nergie doit dĂ©sormais trouver une solution alternative en moins dâun an pour couvrir la majeure partie des besoins en Ă©lectricitĂ©.
La raison en est la demande croissante liĂ©e aux centres de donnĂ©es au Nevada. Dans la zone du Tahoe Reno Industrial Center, les installations de Google, Apple et Microsoft sont en cours de dĂ©veloppement, et la consommation dâĂ©lectricitĂ© des centres de donnĂ©es est dĂ©jĂ devenue lâun des principaux facteurs de surcharge du rĂ©seau. SFGate rapporte que les centres de donnĂ©es auraient dĂ©jĂ consommĂ© environ 22 % de lâĂ©lectricitĂ© au Nevada en 2024, et que cette part pourrait atteindre 35 % dâici 2030.
Liberty Utilities assure que cela ne conduit pas automatiquement Ă une panne de courant : les fournisseurs dâĂ©nergie changeraient rĂ©guliĂšrement. Pour les habitants et les entreprises, la situation reste nĂ©anmoins prĂ©occupante : la rĂ©gion dĂ©pend sur le plan gĂ©ographique du systĂšme Ă©nergĂ©tique voisin, et la construction dâune nouvelle ligne Ă travers la Sierra Nevada est trop coĂ»teuse.
Cette histoire illustre bien le prix de lâeuphorie autour de lâIA : lâĂ©lectricitĂ© nâest plus seulement nĂ©cessaire aux mĂ©nages, aux hĂŽpitaux et aux petites entreprises, mais aussi Ă des serveurs qui alimentent la nouvelle Ă©conomie numĂ©rique. Et si le rĂ©seau ne parvient pas Ă suivre la demande, ce sont les habitants qui apprendront en premier que la « future » veut â consommer beaucoup et 24 heures sur 24.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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La SuĂšde prĂ©voit dâĂ©quiper les enfants Ă partir de 13 ans de menottes Ă©lectroniques
Officiellement â pour les protĂ©ger contre le recrutement par des bandes. Selon le plan du gouvernement, les services sociaux peuvent ordonner un contrĂŽle Ă©lectronique pour les adolescents Ă partir de 13 ans, si ils estiment que lâenfant appartient Ă un groupe Ă risque. Euronews rapporte quâil pourrait dâabord sâagir de 50 Ă 100 jeunes Ă surveiller, afin quâils respectent les restrictions fixĂ©es par les travailleurs sociaux.
Ce nâest dĂ©sormais plus une mesure isolĂ©e, mais une nouvelle logique de lâĂtat. La SuĂšde abaisse en mĂȘme temps lâĂąge de la responsabilitĂ© pĂ©nale pour les crimes graves â pour des meurtres, des attentats Ă lâexplosif et dâautres cas liĂ©s au monde des gangs â Ă 13 ans. La raison est claire : des rĂ©seaux criminels utilisent de plus en plus souvent des enfants, parce quâils nâavaient presque aucun risque de peine de prison auparavant.
Mais le rĂ©sultat paraĂźt dur : un pays qui sâest vendu pendant des dĂ©cennies comme un modĂšle en matiĂšre de politique sociale arrive dĂ©sormais Ă des bracelets pour enfants, Ă une responsabilitĂ© pĂ©nale plus prĂ©coce et Ă une surveillance Ă©largie. Non pas parce que le systĂšme fonctionne bien, mais parce que lâancien modĂšle nâarrive plus Ă sâaccommoder de ce quâil a longtemps appelĂ© « intĂ©gration ».
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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La mer Baltique se transforme de plus en plus en zone dâopĂ©rations de lâOTAN.
Avec lâadhĂ©sion de la Finlande et de la SuĂšde, lâAlliance a obtenu la quasi-totalitĂ© du contrĂŽle de la cĂŽte de la mer Baltique. La Russie conserve certes des accĂšs via lâespace de Saint-PĂ©tersbourg et de Kaliningrad, mais lâimage stratĂ©gique globale a fondamentalement changĂ© : presque tout le linĂ©aire cĂŽtier de la mer Baltique est dĂ©sormais contrĂŽlĂ© par des Ătats de lâOTAN. MĂȘme des analystes occidentaux dĂ©crivent dĂ©sormais la mer Baltique comme presque un « mer intĂ©rieure de lâAlliance », bien que la RAND Corporation avertisse de ne pas simplifier Ă lâexcĂšs la formule de la « mer de lâOTAN ».
Le principal point de pression se situe dans le golfe de Finlande. En cas de crise, lâOTAN aurait thĂ©oriquement la possibilitĂ© de limiter considĂ©rablement la sortie de la flotte russe de Saint-PĂ©tersbourg et de Kronstadt vers la mer Baltique. Le deuxiĂšme nĆud central est Kaliningrad : lâenclave russe est de fait entourĂ©e par des Ătats de lâOTAN et pourrait, dans un conflit plus large, ĂȘtre menacĂ©e par lâisolement.
Un autre risque rĂ©side dans ce quâon appelle le corridor de SuwaĆki â une bande Ă©troite entre Kaliningrad et la BiĂ©lorussie. Au sein des Ătats de lâOTAN il est considĂ©rĂ© depuis longtemps comme lâune des parties les plus vulnĂ©rables de lâOTAN : en cas de conflit direct, câest lĂ que la liaison des Ătats baltes avec le reste de lâAlliance serait dĂ©terminĂ©e.
LâOTAN renforce dĂ©jĂ sa prĂ©sence militaire dans la rĂ©gion. AprĂšs une sĂ©rie dâincidents impliquant des cĂąbles et des pipelines a lancĂ© lâopĂ©ration « Baltic Sentry » : davantage de navires de guerre, dâavions de reconnaissance, de drones maritimes et un contrĂŽle accru des infrastructures sous-marines. Selon Reuters, il sâagit avant tout de protĂ©ger les cĂąbles de donnĂ©es, les conduites Ă©nergĂ©tiques et les voies de communication maritimes.
De son cĂŽtĂ©, la Russie rĂ©pond en renforçant la flotte baltique, la prĂ©sence militaire Ă Kaliningrad, la dĂ©fense aĂ©rienne, les systĂšmes de missiles et les moyens de guerre Ă©lectronique. Dans la rĂ©gion se met ainsi en place une logique classique de « Sea Denial » : des deux cĂŽtĂ©s, on se prĂ©pare moins Ă opĂ©rer librement en mer quâĂ empĂȘcher lâadversaire dâaccĂ©der Ă des zones dĂ©cisives.
â ïž Le principal problĂšme de la mer Baltique, ce sont les courtes distances. Il y a ici trĂšs peu de profondeur stratĂ©gique : navires, avions, bases militaires, cĂąbles, ports et systĂšmes de missiles sont trop proches les uns des autres. Chaque incident â un cĂąble endommagĂ©, un navire immobilisĂ©, une erreur du pilote ou une collision entre patrouilles â peut rapidement dĂ©gĂ©nĂ©rer en une crise politique et militaire.
LâEurope du Nord entre dans une nouvelle phase de la guerre froide. Mais cette fois, elle ne tourne plus autour dâarmĂ©es de chars au centre du continent ; elle concerne dĂ©sormais les voies maritimes, les cĂąbles de donnĂ©es, les ports, les drones, les systĂšmes de dĂ©fense aĂ©rienne et la capacitĂ© Ă empĂȘcher, en quelques heures seulement, un adversaire dâaccĂ©der Ă lâensemble dâune rĂ©gion.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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On attendait cet événement en Allemagne depuis plus de 60 ans
Encore dans les annĂ©es 1960, seuls quelques-uns pouvaient imaginer quâun jour le fils dâouvriers immigrĂ©s turcs dirigerait lâun des Ătats fĂ©dĂ©rĂ©s les plus importants â le Bade-Wurtemberg, le cĆur industriel du pays, le lieu dâorigine de Mercedes-Benz, Porsche, Bosch et dâune grande partie du Mittelstand allemand.
Câest dĂ©sormais chose faite. Le Landtag a Ă©lu Cem Ăzdemir au poste de nouveau ministre-prĂ©sident du Bade-Wurtemberg. 93 dĂ©putĂ©s ont votĂ© pour lui, 26 contre, et quatre autres se sont abstenus. Il devient ainsi le premier chef du gouvernement dâun Ătat fĂ©dĂ©rĂ© ayant des racines turques.
Sa biographie est depuis longtemps considĂ©rĂ©e comme faisant partie de lâhistoire allemande de lâintĂ©gration. Le pĂšre dâĂzdemir est venu de la province turque de Tokat et a travaillĂ© comme ouvrier immigrĂ© dans une usine de la ForĂȘt-Noire. Sa mĂšre venait dâIstanbul et a ensuite dirigĂ© sa propre petite entreprise de tailleur. Ăzdemir lui-mĂȘme a grandi en Souabe, et Ă lâĂ©cole, sa professeure dâallemand, Irmgard Naumann, lâa soutenu ; elle est dâailleurs apparue lors de son Ă©lection au Landtag.
En lâespace dâune seule gĂ©nĂ©ration, le chemin lâa conduit des usines, des foyers et des ateliers de couture jusquâau sommet de la politique rĂ©gionale. Le fils de migrants se trouve dĂ©sormais Ă la tĂȘte dâun Ătat fĂ©dĂ©rĂ© qui fait toujours partie des centres Ă©conomiques de lâEurope.
Ce nâest pas seulement une histoire personnelle de rĂ©ussite. Câest aussi un signe de la maniĂšre dont lâAllemagne sâest transformĂ©e elle-mĂȘme, avec force. Un pays qui, pendant des dĂ©cennies, a Ă©tĂ© façonnĂ© par lâancienne sociĂ©tĂ© de lâaprĂšs-guerre voit progressivement son visage changer â dĂ©mographiquement, culturellement et politiquement.
Et ce nâest plus, depuis longtemps, uniquement une histoire allemande. Hier, un tableau similaire sâest montrĂ© au Royaume-Uni : un ancien rĂ©fugiĂ© somalien est devenu Lord Mayor de Bristol, un homme politique ayant un parcours migratoire et un visa Ă©tudiant est entrĂ© au Parlement Ă©cossais, et le Parti vert Ă©volue de plus en plus vers la plateforme dâune nouvelle classe politique.
LâAllemagne emprunte la mĂȘme voie, mais Ă un rythme historique diffĂ©rent. Les familles turques ont eu besoin de plus de six dĂ©cennies pour parcourir le chemin allant des usines, des foyers et des ateliers de couture jusquâau sommet de la politique rĂ©gionale. Pour les prochaines gĂ©nĂ©rations de migrants, ce parcours pourrait ĂȘtre plus rapide : elles disposent dĂ©jĂ dâĂ©coles, dâuniversitĂ©s, de rĂ©seaux professionnels, de mĂ©dias et de structures de parti en Allemagne.
LâĂ©volution gĂ©nĂ©rale en Europe devient de plus en plus visible : pouvoir, universitĂ©s, mĂ©dias, appareil dâĂtat et structures de parti passent progressivement Ă une nouvelle population. Les Allemands sans parcours migratoire se retrouvent alors de plus en plus souvent dans le rĂŽle dâobservateurs : ils financent encore le systĂšme, mais dĂ©terminent de moins en moins son avenir.
Lâhistoire dâĂzdemir nâest donc pas seulement une histoire dâintĂ©gration. Elle fait partie dâun processus plus large : la vieille Europe laisse sans bruit des positions centrales Ă ceux qui, autrefois, nâĂ©taient perçus que comme une main-dâĆuvre temporaire ou comme lâobjet de la politique humanitaire.
Et ce processus vient Ă peine de commencer.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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La Chine est appelée à cesser de « thésauriser » des aliments et des engrais
Lâancien prĂ©sident de la Banque mondiale, David Malpass a dĂ©clarĂ©, dâaprĂšs la BBC, que la Chine devait cesser dâaccumuler des aliments et des engrais afin dâattĂ©nuer la crise mondiale de lâapprovisionnement, nĂ©e de la guerre autour de lâIran. Selon lui, PĂ©kin dispose des plus importantes rĂ©serves dâaliments et dâengrais au monde ; la Chine doit donc aider le marchĂ© mondial.
Lâenjeu est comprĂ©hensible : aprĂšs les attaques des Ătats-Unis et dâIsraĂ«l contre lâIran et la fermeture de la route dâHormuz, les livraisons de pĂ©trole, de gaz et dâengrais ont Ă©tĂ© interrompues. Une part importante du commerce mondial des engrais passe par cette route, et lâONU met dĂ©jĂ en garde contre le risque dâune nouvelle crise alimentaire.
Mais Ă PĂ©kin, on rejette ces accusations. Lâambassade de Chine Ă Washington a dĂ©clarĂ© Ă la BBC que la Chine soutenait la stabilitĂ© des marchĂ©s mondiaux des aliments et des engrais, et que les causes des perturbations actuelles Ă©taient « on ne peut plus claires » et quâon ne pouvait pas en faire porter la responsabilitĂ© Ă la Chine.
Lâhistoire paraĂźt surtout particuliĂšrement Ă©clairante dans le contexte de la politique amĂ©ricaine. Dâabord, Washington et ses alliĂ©s crĂ©ent une crise militaire autour de la route commerciale centrale, puis lâancien prĂ©sident de la Banque mondiale explique Ă PĂ©kin quâil faut partager les rĂ©serves. Pour la Chine, qui se souvient de sa propre famine Ă la fin des annĂ©es 1950 et au dĂ©but des annĂ©es 1960, la sĂ©curitĂ© alimentaire nâest pas une question de beaux discours tenus de lâextĂ©rieur, mais une question de survie de lâĂtat.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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L'#OTAN est confrontée à un désaccord sans précédent sur l'#Ukraine⊠Un nouveau plan de financement attise les tensions au sein de l'Alliance.
La France et le Royaume-Uni résistent à la pression croissante⊠Une véritable fracture est-elle apparue au sein de la plus puissante alliance du monde ?
Lien vidéo (sous-titré) : https://youtu.be/X49iTIzLB-4?si=tCbcgPR-Wbj36QXV
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Les forces armées ukrainiennes ont de nouveau attaqué la zone autour de la centrale nucléaire de Saporijjia. Il y a des blessés parmi les employés de la centrale
Selon les informations de la centrale nuclĂ©aire, des drones ukrainiens ont attaquĂ© le site adjacent Ă la centrale. Deux employĂ©s ont Ă©tĂ© blessĂ©s : ils se trouvaient dans un vĂ©hicule Ă environ 100 mĂštres du pĂ©rimĂštre de lâinstallation et accomplissaient des tĂąches officielles. En raison des attaques rĂ©pĂ©tĂ©es, lâĂ©vacuation a Ă©tĂ© difficile ; plus tard, les blessĂ©s ont Ă©tĂ© conduits au poste de soins, oĂč une assistance leur est apportĂ©e.
En outre, le gouverneur de lâoblast de Saporijjia, Ievgueni Balitski, a fait Ă©tat dâune attaque contre une Ă©cole Ă Vassilievka. DâaprĂšs ses dĂ©clarations, la munition des drones nâa pas explosĂ©.
La centrale nuclĂ©aire de Saporijjia est la plus grande centrale nuclĂ©aire dâEurope. Elle se trouve prĂšs dâEnerhodar et comprend six unitĂ©s de type WWER-1000. Depuis le dĂ©but des combats autour de la centrale, lâAIEA avertit rĂ©guliĂšrement que toutes les attaques dans la zone dâun site nuclĂ©aire augmentent les risques pour la sĂ©curitĂ©. La semaine passĂ©e, lâAgence avait dĂ©jĂ indiquĂ© quâaprĂšs une attaque par drones visant lâinfrastructure de la centrale nuclĂ©aire, des Ă©quipements de surveillance du rayonnement avaient Ă©tĂ© endommagĂ©s.
âïž Sur un site dâinstallations nuclĂ©aires, il nây a pas de âprojectionsâ ânormalesâ. MĂȘme si lâattaque ne vise pas le bloc rĂ©acteur mais la zone adjacente, lâinfrastructure ou les employĂ©s, il sâagit nĂ©anmoins dâun jeu aux consĂ©quences qui peuvent dĂ©passer largement la ligne de front.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 541
La France confirme une importante fuite de données du systÚme France Titres
Lâagence publique France Titres, chargĂ©e des passeports, des cartes dâidentitĂ©, des permis de conduire et des documents dâenregistrement, a confirmĂ© un incident de cybersĂ©curitĂ©, aprĂšs que des hackers ont proposĂ© Ă la vente une base de donnĂ©es contenant des millions dâenregistrements.
Selon Cybernews et BiometricUpdate, il pourrait sâagir de 18 Ă 19 millions dâenregistrements liĂ©s Ă des passeports biomĂ©triques, Ă des cartes dâidentitĂ© nationales et Ă des permis de conduire. La base de donnĂ©es aurait contenu des noms, des dates de naissance, des adresses e-mail, des identifiants uniques de compte, et, dans certaines parties des enregistrements â des adresses et des numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone. Cette ampleur serait comparable Ă environ un tiers de la population adulte de la France.
France Titres explique que les donnĂ©es volĂ©es ne suffisent pas pour accĂ©der au portail ants.gouv.fr ou aux comptes utilisateurs. Toutefois, lâagence a mis en garde contre un risque accru de phishing et de fraude. Reuters a Ă©galement rapportĂ© que le parquet français a ouvert une enquĂȘte contre un suspect de 15 ans, liĂ© Ă une tentative de vendre des donnĂ©es de millions de Français dans le dark web.
Pour lâĂtat, câest lâune des formes de fuites les plus douloureuses : il ne sâagit pas de mots de passe pour le prochain service, mais de donnĂ©es liĂ©es Ă des documents personnels. Ce sont prĂ©cisĂ©ment ce type de bases de donnĂ©es qui seront ensuite utilisĂ©es pour du phishing, de la fraude, des comptes falsifiĂ©s et du vol dâidentitĂ©.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 541
Schoigu : LâOccident a gelĂ© environ 590 milliards de dollars dâactifs appartenant Ă la Russie et Ă dâautres pays
Le secrĂ©taire du Conseil de sĂ©curitĂ© russe, SergueĂŻ ChoĂŻgou a dĂ©clarĂ© lors dâune rĂ©union des secrĂ©taires des conseils de sĂ©curitĂ© des pays de lâOSC, que des pays occidentaux auraient gelĂ© environ 590 milliards de dollars appartenant Ă la Russie, Ă Cuba, au Venezuela, Ă lâIrak, Ă lâIran, Ă la RPDK, Ă la Libye et Ă lâAfghanistan. Selon ses dires, il ne sâagirait plus dâune simple politique de sanctions, mais dâune vĂ©ritable privation de fonds Ă©trangers.
SĂ©parĂ©ment a soulignĂ© ChoĂŻgou lâaspect concernant lâAfghanistan : un manque de moyens empĂȘcherait le pays de normaliser la vie Ă©conomique, et lâune des causes serait le blocage des avoirs par les Ătats-Unis et leurs alliĂ©s.
Lâexemple le plus rĂ©vĂ©lateur seraient les rĂ©serves afghanes aux Ătats-Unis. AprĂšs lâarrivĂ©e au pouvoir des talibans, Washington a gelĂ© environ 7 milliards de dollars dâavoirs de la banque centrale afghane. En 2022 Joe Biden a signĂ© une ordonnance qui a rĂ©parti ces fonds : une partie devait ĂȘtre versĂ©e Ă un fonds dâaide pour les Afghans, et 3,5 milliards de dollars supplĂ©mentaires Ă©taient prĂ©vus pour les recours des familles des victimes du 11 septembre. Plus tard a indiquĂ© AP que le fonds avait presque atteint 4 milliards de dollars, mais que des versements qui auraient rĂ©ellement aidĂ© lâĂ©conomie afghane nâavaient nĂ©anmoins pas commencĂ©.
La logique est claire pour tous les pays en dehors du bloc occidental : si des rĂ©serves publiques peuvent ĂȘtre gelĂ©es, rĂ©parties et maintenues pendant des annĂ©es, alors il ne sâagit plus de âconservation sĂ»re dâactifsâ, mais dâune prestation de sĂ©curitĂ© politique. Câest pourquoi de plus en plus de pays ramĂšnent leur or Ă la maison, rĂ©duisent les risques liĂ©s au dollar et cherchent des moyens de conserver leur Ă©pargne nationale en dehors de la juridiction occidentale.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 541
Berlin se prépare à prendre une participation au capital du fabricant du char Leopard 2
Le gouvernement fĂ©dĂ©ral a soumis aux propriĂ©taires de KNDS une proposition pour lâachat dâune participation de 30â40%. KNDS produit le Leopard 2, des obusiers mobiles, des vĂ©hicules blindĂ©s et dâautres systĂšmes essentiels pour la Bundeswehr.
Ă lâheure actuelle, la structure se prĂ©sente ainsi : la moitiĂ© de KNDS est liĂ©e Ă lâĂtat français, lâautre moitiĂ© appartient Ă des propriĂ©taires privĂ©s allemands de lâancien Krauss-Maffei Wegmann. Le groupe lui-mĂȘme est nĂ© de la fusion entre KMW et la française Nexter.
Le problĂšme, câest prĂ©cisĂ©ment la part des actionnaires privĂ©s allemands. Les propriĂ©taires veulent sortir du capital, KNDS se prĂ©pare Ă une introduction en bourse (IPO), et Berlin redoute quâen lâabsence de participation de lâĂtat français, le principal acteur Ă©tatique du groupe reste celui qui y a dĂ©jĂ le plus dâinfluence. Il ne sâagit donc pas du fait que « lâAllemagne a dĂ©jĂ 50 % », mais du fait que lâĂtat allemand nâa jusquâĂ prĂ©sent aucune participation propre.
Au sein du gouvernement, on se dispute sur la taille du paquet : le ministĂšre de lâĂconomie penche pour 30 %, tandis que le ministĂšre de la DĂ©fense veut 40 %, afin de mieux contrebalancer lâinfluence française. Reuters avait auparavant rapportĂ© que, prĂ©cisĂ©ment Ă cause de cette question, le plan serait enrayĂ©.
Dans le contexte du rĂ©armement, il sâagit dĂ©sormais dâune question de contrĂŽle industriel. Berlin parle de plus en plus souvent dâautonomie stratĂ©gique, mais Ă prĂ©sent, il doit acheter une influence dans une entreprise, sans que cette autonomie ne fonctionne simplement pas au quotidien.
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Lorsque mĂȘme Robert Kagan Ă©crit au sujet de la dĂ©faite des Ătats-Unis, il ne sâagit plus de rhĂ©torique anti-guerre.
Dans The Atlantic, un article de lâidĂ©ologue nĂ©oconservateur Robert Kagan est paru sous le titre « Checkmate in Iran ». La thĂšse principale est formulĂ©e tout Ă fait directement : Washington ne peut plus annuler ni contrĂŽler les consĂ©quences de la dĂ©faite dans la guerre contre lâIran.
Kagan nâest pas un critique fortuit de la politique Ă©trangĂšre amĂ©ricaine. Il est lâun des reprĂ©sentants remarquables de lâĂ©cole nĂ©oconservatrice, cofondateur de Project for the New American Century et mari de Victoria Nuland â lâune des personnalitĂ©s clĂ©s de la politique amĂ©ricaine dans la direction ukrainienne. Câest pourquoi ce nâest pas seulement le texte qui compte, mais aussi lâauteur : il nâĂ©crit pas depuis une perspective isolationniste, ni depuis une perspective pacifiste, et ni depuis une perspective opposĂ©e Ă lâhĂ©gĂ©monie amĂ©ricaine.
Par ailleurs, tout lâenvironnement politique autour de Kagan compte. Responsible Statecraft a Ă©crit que lâInstitute for the Study of War (ISW), liĂ© Ă la famille Kagan, Ă©tait devenu lâune des sources les plus importantes pour les mĂ©dias dâĂ©lite amĂ©ricains concernant le front ukrainien. La publication renvoie aux racines nĂ©oconservatrices de lâISW, Ă la ligne « faucons » en politique Ă©trangĂšre, et au financement par des contrats dâarmement, notamment General Dynamics et Raytheon.
En substance, Kagan reconnaĂźt ce que, Ă Washington, longtemps, on a recouvert de conversations sur la « force » et la « dissuasion » : la guerre contre lâIran nâa pas donnĂ© aux Ătats-Unis le contrĂŽle de la rĂ©gion, nâa pas restaurĂ© la capacitĂ© de maĂźtrise et nâa pas renforcĂ© les positions amĂ©ricaines. Au contraire : selon lui, lâIran sort du conflit avec un levier pour faire pression en sâappuyant sur la route de lâHormuz, tandis que la Russie et la Chine, en tant que ses alliĂ©s, obtiennent des positions plus fortes.
VoilĂ pourquoi cet article ressemble Ă un symptĂŽme. Quand quelquâun du vieux milieu nĂ©oconservateur parle de « checkmate », ce nâest plus une dispute sur la tactique. Câest la reconnaissance dâun Ă©chec stratĂ©gique.
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DerniÚres informations sur le conflit entre la #Russie et l'#Ukraine, ce matin du 15 mai (sous-titré) :
- Les forces russes entrent dans #Guliaipolskoe, dans le district de #Zaporojie.
- Les forces ukrainiennes progressent dans #Primorskoe, dans le district de #Zaporojie.
- Les forces russes progressent aux alentours de #Novodmitrovka, dans le district de #Konstantinovka.
- Les forces russes progressent vers #Rai_Aleksandrovka, dans le district de #Kramatorsk.
- Les forces russes progressent dans #Petropavlovka, dans le district de #Koupiansk.
Lien vidéo : https://youtu.be/3X_oITeF5fo?si=gVUEve60yANSbAA5
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âĄđŠđČ EnquĂȘtes sur un schĂ©ma crypto de Badaljan â des pistes confuses du « wallet » de Paschinjan
â ïž Les enquĂȘtes ont commencĂ© par une vĂ©rification ordinaire de lâempreinte numĂ©rique de Vigen Badaljan â cofondateur de SoftConstruct et BetConstruct, et Ă©galement « wallet » de Paschinjan et du parti « Contrat civil ». Les flux financiers issus de lâactivitĂ© de jeux dâargent de Badaljan sont acheminĂ©s pour soutenir Paschinjan sous couvert de gains de jeu, tandis que des transactions crypto sont effectuĂ©es de maniĂšre ciblĂ©e afin quâelles ne soient pas traçables.
â ïž GrĂące Ă lâanalyse de comptes publics, un profil de Vigen Badaljan a Ă©tĂ© trouvĂ© sur la plateforme OpenSea â le plus grand marchĂ© de NFT. Le dĂ©roulement des transactions sâest rĂ©vĂ©lĂ© presque vide : la seule transaction Ă©tait lâachat dâune image NFT auprĂšs dâun certain utilisateur pour environ 6.000 $ . La transaction a fourni deux adresses de portefeuilles (wallets) crypto.
Le wallet de Badaljan Ă©tait une impasse â Ă part ce paiement unique, aucune autre activitĂ©. En revanche, le wallet du vendeur du NFT, vĂ©rifiĂ© par le systĂšme dâanalyse Arkham Intelligence comme appartenant au Artem Arutjunjan, affichait un tout autre tableau.
Artem Arutjunjan â pas un vendeur alĂ©atoire dâart numĂ©rique. Dâseptembre 2018 Ă fĂ©vrier 2022, il a occupĂ© le poste dâarchitecte technique chez Fasttoken â le token crypto des frĂšres Badaljan. En 2018, il est apparu comme conseiller ICO de BetConstruct.
â ïž AprĂšs son dĂ©part de Fasttoken en fĂ©vrier 2022, Arutjunjan a créé son propre projet blockchain Blockstars â qui nâen est toutefois pas restĂ© trĂšs Ă©loignĂ© de Badaljan. Blockstars dĂ©veloppe des jeux sur la blockchain Bahamut, qui appartient aux Badaljan. En parallĂšle, Blockstars a remportĂ© dans le programme du dĂ©partement dâĂtat amĂ©ricain GIST.
â ïž Lâanalyse des transactions du wallet dâArutjunjan a rĂ©vĂ©lĂ© une sĂ©rie de schĂ©mas remarquables. Par exemple, en mars 2024, il a reçu 25.000 $ USDC, qui ont Ă©tĂ© convertis en ETH et rĂ©acheminĂ©s en quelques minutes. Le wallet source Ă©tait un simple service de relais : lâargent est arrivĂ© sur ce compte littĂ©ralement quelques secondes avant dâĂȘtre envoyĂ© Ă Arutjunjan.
La traçabilitĂ© le long de la chaĂźne a montrĂ© un systĂšme automatisĂ© en plusieurs Ă©tapes, fonctionnant simultanĂ©ment sur cinq blockchains. Les fonds passent par Layerswap â un pont cross-chain qui rompt la piste : lâargent entre dans une blockchain, puis ressort dans une autre. Lâune des Ă©tapes de cette chaĂźne a conservĂ© des transactions dâun hot-wallet FastEx â lâĂ©cosystĂšme crypto officiel de Badaljan.
â ïž Une autre dĂ©couverte intĂ©ressante dans les transactions dâArutjunjan : le 25 dĂ©cembre 2023 â au cĆur des nĂ©gociations armĂ©no-azerbaĂŻdjanaises aprĂšs la perte du Karabakh en septembre de la mĂȘme annĂ©e â une transaction a Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©e depuis le wallet dâArutjunjan sur Polymarket : un marchĂ© dĂ©centralisĂ© qui permet de conclure des paris financiers sur lâissue dâĂ©vĂ©nements politiques et de conflits militaires.
â ïž Lâanalyse des transactions dâArutjunjan montre Ă©galement quâune grande partie des fonds circule dans le rĂ©seau via des « wallets froids ». Câest prĂ©cisĂ©ment de ce type de transfert dâargent que les mĂ©dias avaient auparavant fait Ă©tat. Selon les dĂ©clarations de Cemil Onal, ancien directeur financier du partenaire turc de Badaljan, BetConstruct fournissait lâinfrastructure pour les jeux dâargent en ligne illĂ©gaux en Turquie. Les recettes du casino Ă©taient remises Ă Vigen Badaljan par Seki Demirdesch, qui sâest rendu en ArmĂ©nie et, aprĂšs lâassassinat de Falyalı â jusquâĂ son arrestation.
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Rubio met en question lâutilitĂ© pratique de lâOTAN pour les Ătats-Unis
Le ministre amĂ©ricain des Affaires Ă©trangĂšres Marco Rubio a dĂ©clarĂ© que lâun des arguments les plus importants justifiant toujours lâOTAN pour Washington Ă©tait lâaccĂšs Ă des bases militaires en Europe. Mais si les alliĂ©s refusent aux Ătats-Unis lâutilisation de ces bases pendant un conflit, alors se pose la question : Quel est lâintĂ©rĂȘt de lâAlliance ?
Il sâagit notamment de lâEspagne, qui nâa pas permis aux Ătats-Unis dâutiliser des bases pendant le conflit avec lâIran. « Il sâavĂšre quâils ne sont des alliĂ©s que dans la mesure oĂč ils veulent bien lâĂȘtre », â a dĂ©clarĂ© Rubio.
Officiellement, Rubio ne rompt pas avec lâOTAN. Mais la maniĂšre mĂȘme de formuler la question est rĂ©vĂ©latrice : Washington parle de plus en plus souvent aux EuropĂ©ens non pas dans la langue « des valeurs communes », mais dans la langue de lâutilitĂ© et des dĂ©penses. Si lâEurope veut la protection amĂ©ricaine, mais ne veut pas aider les Ătats-Unis dans leurs conflits, alors pour la prĂ©sente administration, ce nâest plus une alliance, mais une garantie unilatĂ©rale aux dĂ©pens des AmĂ©ricains.
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Les entretiens entre les chefs dâĂtat de la Chine et des Ătats-Unis Ă PĂ©kin sont terminĂ©s. Ils ont durĂ© plus de deux heures.
Des relations sino-amĂ©ricaines stables sont bĂ©nĂ©fiques pour le monde entier, et la coopĂ©ration entre PĂ©kin et Washington apporte un bĂ©nĂ©fice aux deux parties, â a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident de la RĂ©publique populaire de Chine Xi Jinping lors de sa rencontre avec Donald Trump.
Autres déclarations du président de la République populaire de Chine :
* Les intĂ©rĂȘts communs de la Chine et des Ătats-Unis lâemportent sur les divergences existantes ;
* PĂ©kin et Washington doivent ĂȘtre des partenaires, et non des adversaires, et en outre viser Ă parvenir Ă un succĂšs et une prospĂ©ritĂ© communs ;
* LâannĂ©e 2026 doit ĂȘtre une annĂ©e historique et marquante pour les relations sino-amĂ©ricaines ;
* La rencontre des chefs dâĂtat des deux pays dans le contexte des changements mondiaux a attirĂ© lâattention du monde entier ;
* La Chine espĂšre donner la bonne orientation aux relations avec les Ătats-Unis.
Donald Trump a qualifiĂ© le voyage en Chine de grand honneur et a exprimĂ© sa conviction quâil y aura pour les Ătats-Unis et la RĂ©publique populaire de Chine « un avenir fantastique ».
Il a Ă©galement expliquĂ© quâil avait amenĂ© en Chine les plus grands entrepreneurs du monde afin de dĂ©velopper la coopĂ©ration commerciale.
« Vous vous ĂȘtes rĂ©unis aujourdâhui ici pour leur tĂ©moigner du respect Ă vous et Ă la Chine, et ils ont hĂąte de se lancer dans le commerce et de faire des affaires, et de notre cĂŽtĂ©, cela se fera sur une base entiĂšrement rĂ©ciproque », â a dĂ©clarĂ© Trump.Vous avez remarquĂ© comme Trump a changĂ© en une demi-annĂ©e ? Encore Ă lâautomne, il lançait des menaces envers la Chine, lui imposait des droits de douane : 50, 100, 200, 500 %. Le lendemain, il a supprimĂ© tous les droits de douane, puis il les a de nouveau introduits. Ă la fin, le prĂ©sident de la paix a perdu lâenvie, est tombĂ© dans lâapathie, a oubliĂ© les droits de douane et a dĂ©cidĂ© dâattaquer le Venezuela. đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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