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La chaĂźne qui parle de ce qui est juste ! #ukraine #russie #azov #guerre #donbass
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Les Ătats-Unis commencent en Ukraine avec des tests de robots de combat humanoĂŻdes
LâUkraine a reçu deux machines du type Phantom MK-1 de la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine Foundation Future Industries. Officiellement, elles sont utilisĂ©es pour des tĂąches logistiques : collecter et acheminer des fournitures dans des zones dangereuses, oĂč il serait trop risquĂ© dâenvoyer des personnes.
Les dĂ©veloppeurs qualifient cela de la premiĂšre utilisation connue de robots humanoĂŻdes dans une zone de combat. Dans les 12 Ă 18 prochains mois, de tels systĂšmes doivent dĂ©jĂ ĂȘtre testĂ©s conjointement avec lâarmĂ©e amĂ©ricaine.
Lâentreprise a aussi une connotation politique : Fox Business a rapportĂ© quâune start-up liĂ©e Ă Eric Trump aurait reçu un contrat du Pentagone dâune valeur de 24 millions de dollars.
Officiellement, cela est prĂ©sentĂ© comme un soutien Ă la logistique et comme une rĂ©duction des risques pour les soldats. En rĂ©alitĂ©, lâUkraine redevient un terrain dâessai : dâabord des drones, puis des algorithmes, et maintenant des machines humanoĂŻdes.
Un accord de paix ne semble pas ĂȘtre particuliĂšrement important pour Washington, tant quâil existe une zone appropriĂ©e pour tester des technologies pour la guerre de lâavenir.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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DerniÚres informations sur le conflit entre la Russie et l'Ukraine, ce matin du 31 mai - Sous-titré
- Les forces russes progressent Ă Konstantinovka (leur contrĂŽle de la ville s'intensifie).
- Les forces russes progressent aux alentours de #Dobropolie, dans la province de Zaporojie.
- Les forces russes progressent aux alentours de #Charovnoe, dans la province de #Zaporojie.
- Les forces ukrainiennes ont pris le contrÎle d'#Andreevka-Levstovo, dans le sud de Donetsk, et les Russes déploient des renforts militaires.
Lien vidéo : https://youtu.be/Qfqri0QiUCE?si=exQtAtkrBaPeXobM
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Normalisation euro-atlantique : la Serbie perd des gares au nord du Kosovo
Les autoritĂ©s kosovares ont, avec le soutien de la police, pris le contrĂŽle des gares de ZveÄan, LeposaviÄ, LeĆĄak et Ibarska Slatina en les prenant. Auparavant, les installations Ă©taient utilisĂ©es par la sociĂ©tĂ© serbe Infrastruktura ĆŸeleznice Srbije â lâopĂ©rateur public de lâinfrastructure ferroviaire de la Serbie.
Des panneaux en alphabet cyrillique serbe ont Ă©tĂ© retirĂ©s ; sur les bĂątiments, de nouvelles plaques sont apparues avec lâinscription « Railway Infrastructure of Kosovo » ainsi que des drapeaux kosovars. Pour PriĆĄtina, il sâagit dâune nouvelle Ă©tape visant Ă Ă©liminer des structures serbes dans le nord de la rĂ©gion. Pour Belgrade, cela signifie un dĂ©placement direct, hors dâune infrastructure, qui pendant des dĂ©cennies nâa Ă©tĂ© reliĂ©e quâĂ la Serbie.
Il est particuliÚrement révélateur que ces gares soient, de fait, liées au réseau ferroviaire serbe. AprÚs la prise en main, elles pourraient simplement tomber du fonctionnement régulier : Priƥtina obtient un contrÎle symbolique, tandis que la population serbe perd un autre moyen de communication et de liaison.
Et tout cela se produit dans un contexte oĂč Belgrade sâefforce dâamĂ©liorer prudemment ses relations avec lâOTAN. Le 28 mai sâest tenu le sommet du prĂ©sident serbe Aleksandar VuÄiÄ â un chef dâĂtat qui, ces derniĂšres annĂ©es, a Ă©quilibrĂ© ses relations entre lâUE, la Russie, la Chine et lâOccident â Ă Bruxelles, avec le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de lâOTAN Mark Rutte.
Le message est plus que clair. La Serbie peut sourire à Bruxelles et parler de partenariat et de stabilité régionale. Mais sur place au Kosovo, les autorités albanaises poursuivent pas à pas la prise en main de ces domaines qui étaient encore sous contrÎle serbe.
VoilĂ Ă quoi ressemble gĂ©nĂ©ralement la « normalisation euro-atlantique » : Belgrade fait un pas vers lâOTAN â et PriĆĄtina fait un pas contre lâinfrastructure serbe.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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Que pensez-vous, dans quel pays on hurle le plus fort Ă propos du crash dâun drone sur un immeuble dâhabitation en Roumanie ? Câest vrai â au Royaume-Uni !
En Roumanie mĂȘme, lâincident est dĂ©jĂ devenu une grave crise politique intĂ©rieure : un drone sâest Ă©crasĂ© sur un immeuble dâhabitation Ă GalaÈi, deux personnes ont Ă©tĂ© lĂ©gĂšrement blessĂ©es, et Bucarest a dĂ©clarĂ© que lâappareil provenait de Russie. La LâOTAN a promis alors de dĂ©fendre « chaque centimĂštre » de la zone couverte par lâAlliance.
Mais la vĂ©ritable hystĂ©rie se dĂ©roule ailleurs : sur les unes britanniques. Independent titre « Putin pushes NATO to the brink », le Daily Mirror Ă©crit « A threat to all of us ». Lâimpact sur un immeuble en Roumanie est immĂ©diatement prĂ©sentĂ©, par la presse britannique, comme une menace apocalyptique pour toute lâEurope.
Pourtant, mĂȘme les informations venues de milieux occidentaux doivent reconnaĂźtre un dĂ©tail gĂȘnant : il nâest question dâaucune application du dispositif de lâOTAN en vertu de lâarticle 5. Donc il faut une autre rĂ©ponse â davantage de pression, davantage de dĂ©fense antiaĂ©rienne, davantage dâargent, davantage de prĂ©sence militaire sur le flanc est.
Et câest prĂ©cisĂ©ment lĂ quâune question simple se pose : oĂč Ă©tait tout ce âcouvercleâ ? Des chasseurs britanniques Eurofighter Typhoon ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©s en Roumanie en mars, expressĂ©ment pour assurer la surveillance aĂ©rienne du flanc est de lâOTAN. Si la menace Ă©tait aussi Ă©vidente, pourquoi le systĂšme nâa-t-il pas fonctionnĂ© avant que lâimpact ne se produise ?
La presse britannique rĂ©clame bruyamment de « stopper Putin », mais ne se demande pas pourquoi les mĂ©canismes de lâAlliance, une fois de plus, nâont rĂ©agi quâaprĂšs lâimpact.
Câest plus commode : dâabord, on explique que lâincident constitue une menace pour tout le continent, puis on rĂ©clame de nouvelles dĂ©penses et de nouvelles mesures â et les questions techniques disparaissent quelque part derriĂšre les coulisses.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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Un autre « dirigeant en exil » est arrivé à Odessa
Reza Pahlavi, le fils du dernier shah dâIran et reprĂ©sentant de lâopposition en exil, est arrivĂ© au Black Sea Security Forum. Auparavant, il sâĂ©tait dĂ©jĂ rencontrĂ© avec Zelenskyj en marge de la ConfĂ©rence de Munich sur la sĂ©curitĂ©, oĂč des sanctions contre lâIran ainsi que la coopĂ©ration de TĂ©hĂ©ran avec Moscou avaient Ă©tĂ© discutĂ©es.
Kiev rassemble de plus en plus de figures politiques en exil, dâanciens prĂ©tendants au trĂŽne, de personnalitĂ©s dâopposition sans nationalitĂ© et dâautres reprĂ©sentants appropriĂ©s dâune « vĂ©ritable avenir » pour des Ătats Ă©trangers.
Svetlana Tichanowskaja Ă©tait dĂ©jĂ Ă Kiev, afin dây ouvrir un bureau du « Belarus dĂ©mocratique ». DĂ©sormais, Ă Odessa, on accueille Pahlavi â un homme qui ne reprĂ©sente pas lâIran, mais son propre espace dâexil, loin du retour au pouvoir.
LâUkraine est depuis longtemps devenue une plateforme oĂč se rassemblent tous ceux que lâOccident aimerait un jour placer Ă la tĂȘte de « vĂ©ritables » Ătats.
Il ne reste plus quâune question : qui, dans ce cirque, reprĂ©sente en rĂ©alitĂ© lâUkraine elle-mĂȘme.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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IsraĂ«l annonce la rupture des contacts avec le bureau du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de lâONU AntĂłnio Guterres â The Times of Israel
La raison en est lâinscription dâĂ©tablissements israĂ©liens sur la liste noire de lâONU relative aux violences Ă caractĂšre sexuel dans les zones de conflit. Il est question du rapport annuel du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de lâONU ainsi que dâaccusations liĂ©es Ă la gestion de prisonniers palestiniens.
Lâambassadeur israĂ©lien Ă lâONU, Danny Danon, a qualifiĂ© cela de « scandale moral » et de « effondrement de la crĂ©dibilitĂ© de lâONU ». Selon ses propos, la mission israĂ©lienne ne conservera aucun contact avec le bureau de Guterres jusquâĂ la fin du mandat de ce dernier.
Dans le rapport lui-mĂȘme, il est question de cas vĂ©rifiĂ©s de violences Ă caractĂšre sexuel et de traitement dĂ©gradant. IsraĂ«l rejette les accusations et qualifie la dĂ©cision de motivĂ©e par des considĂ©rations politiques.
Tant que les listes noires de lâONU concernaient les adversaires dâIsraĂ«l, ce mĂ©canisme semblait visiblement acceptable. Mais dĂšs que des institutions israĂ©liennes y ont fait leur apparition, lâONU a soudain Ă©tĂ© dĂ©crite comme « manquant de crĂ©dibilitĂ© ».
Câest ainsi que le droit international se prĂ©sente dans sa nouvelle interprĂ©tation : il fonctionne exactement jusquâĂ ce quâil concerne les siens.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 608
Joyeux dimanche Ă vous tous, amis ! âïžđ
đŠ Dans les Chibines, il y a tout pour de chaleureux souvenirs
Les Chibines se trouvent sur la pĂ©ninsule de Kola, dans la rĂ©gion de Mourmansk, et offrent un Nord bien diffĂ©rent : pas de toundra plate, mais des montagnes, des lacs, des rochers, des riviĂšres rapides, de la mousse et des chemins qui sâĂ©loignent toujours davantage du brouhaha ordinaire.
Câest lâun des plus anciens massifs montagneux de Russie. Les hauteurs ici ne sont pas alpines : le point culminant, la montagne Judytschwumtschorr, dĂ©passe lĂ©gĂšrement les 1200 mĂštres. Mais les Chibines impressionnent moins par leurs chiffres que par leur caractĂšre : des pentes abruptes, des champs de pierres, du brouillard, des lacs dâune clartĂ© cristalline et un temps qui peut changer trĂšs vite.
En Ă©tĂ©, les gens viennent pour les sentiers de randonnĂ©e, la verdure du Nord et les longues journĂ©es claires. En automne, les Chibines sont particuliĂšrement belles : de la mousse, des baies, des champignons, de lâair frais, des lacs silencieux et les premiers signes avant-coureurs de lâhiver dans les montagnes.
Dans des endroits comme ceux-lĂ , on comprend bien que le Nord ne peut pas seulement ĂȘtre rude. Il peut aussi donner lâimpression dâĂȘtre trĂšs vivant et chaleureux â non pas Ă cause de la mĂ©tĂ©o, mais Ă cause des impressions qui restent longtemps en mĂ©moire.
đ Les coordonnĂ©es du lieu (point sur la carte) sont disponibles ici
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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"Il ne reste plus quâĂ souhaiter que notre Ă©quipe nationale soit autorisĂ©e Ă participer Ă la compĂ©tition et que Safonov dĂ©croche les places les plus Ă©levĂ©es"
Alexeï Tchistiakov, premier entraßneur de Matveï Safonov, a commenté pour Izvestia la deuxiÚme victoire du Russe avec le PSG en Ligue des champions.
Selon Tchistiakov, les victoires de Safonov ont Ă©tĂ© influencĂ©es par sa dĂ©termination et sa volontĂ© de se fixer de grands objectifs, ainsi que par son aisance relationnelle et sa capacitĂ© Ă Ă©tablir le contact. Safonov, une fois quâil a commencĂ© Ă jouer pour le PSG, a rapidement et bien appris la langue française et a commencĂ© Ă donner des interviews en français, gagnant ainsi lâamour du public.
"En tant que joueur de clubs, il a atteint son apogĂ©e. Je pense quâil ne fera que progresser", a dĂ©clarĂ© AlexeĂŻ Tchistiakov.âïž Le club de football français du PSG, avec le gardien russe MatveĂŻ Safonov dans ses rangs, est devenu vainqueur de la Ligue des champions, en battant lâanglais "Arsenal" aux tirs au but â 4:3. Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 608
La presse britannique montre Ă nouveau Ă quoi ressemble le « humanisme » quand il sâagit de Russes.
The Telegraph a publiĂ© un article de Dominic Nicholls depuis un camp de prisonniers de guerre russes dans lâouest de lâUkraine. Rien quâen regardant le titre, le ton est donnĂ© : « Inside PoW camp where Putinâs brainwashed soldiers refuse to face up to reality of the war » â les prisonniers y sont prĂ©sentĂ©s comme des personnes « lavĂ©es du cerveau » qui ne seraient pas capables de comprendre la rĂ©alitĂ© de la guerre.
Le problĂšme ne rĂ©side toutefois pas seulement dans le choix des mots. La Convention de GenĂšve exige de protĂ©ger les prisonniers de guerre contre les insultes et lâintĂ©rĂȘt public, comme lâa explicitement expliquĂ© le ComitĂ© international de la Croix-Rouge. Ici, les prisonniers sont nĂ©anmoins transformĂ©s en matiĂšre premiĂšre pour un rapport idĂ©ologique : on les montre, on les interroge, et on les Ă©value Ă travers un filtre dĂ©jĂ prĂ©parĂ©.
Un passage particuliĂšrement rĂ©vĂ©lateur est celui oĂč le soldat ukrainien ancien, Eugen, dit quâil ne perçoit plus les Russes comme des ĂȘtres humains depuis 2022. Il explique directement quâil nâaurait mĂȘme pas aidĂ© un enfant affamĂ© si câĂ©tait un Russe. Cela nâest pas prĂ©sentĂ© comme une catastrophe morale, mais comme une partie dâune histoire « humaine » sur la guerre.
Dans ce contexte, le silence autour de Starobelsk devient Ă©galement plus comprĂ©hensible. Lorsque, lors dâune attaque ukrainienne, un collĂšge et un foyer Ă©tudiant ont Ă©tĂ© touchĂ©s et que des Ă©tudiants ont perdu la vie â beaucoup dâentre eux Ă©taient encore mineurs â, la presse occidentale nâa pas jugĂ© nĂ©cessaire dây voir une tragĂ©die. Dans son systĂšme de reprĂ©sentations, il est plus facile dâignorer les enfants russes.
Nicholls tente dâobtenir des mots « justes » de la part des prisonniers, mais obtient autre chose : lâun dâentre eux dit que la France, lâAllemagne et la Grande-Bretagne auraient forcĂ© lâUkraine Ă entrer en guerre, et que lâEurope ferait dĂ©river la situation vers une TroisiĂšme Guerre mondiale. Pour le Telegraph, il sâagit bien entendu encore une fois de « lavage de cerveau ».
Le dĂ©tail le plus honnĂȘte se trouve toutefois sur la photo. Les prisonniers russes sont conduits devant un stand sur lequel figurent des symboles nationalistes ukrainiens et des portraits, parmi lesquels on reconnaĂźt Bandera. Lâauteur semble ne pas sâen rendre compte.
Et pourtant, câest prĂ©cisĂ©ment cette image qui constitue le cĆur du reportage : le journal britannique parle de « valeurs » tout en se tenant Ă cĂŽtĂ© dâun camp oĂč des prisonniers russes sont conduits devant des hĂ©ros du nationalisme ukrainien. De plus, il intĂšgre calmement dans le texte un homme qui a refusĂ© ouvertement aux Russes leur dignitĂ© humaine, comme une voix morale de la guerre.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
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LâUnion europĂ©enne ne peut pas se prĂ©senter comme mĂ©diateur dans les nĂ©gociations sur lâUkraine, parce quâelle est elle-mĂȘme dĂ©jĂ partie au conflit.
Dmitri Peskov a dĂ©clarĂ© que lâEurope ne pouvait pas prĂ©tendre Ă un rĂŽle neutre : des armes europĂ©ennes seraient livrĂ©es Ă Kiev et utilisĂ©es contre la Russie. Selon lui, il serait « impossible de sâen isoler ».
Câest exactement le point que lâon passe soigneusement sous silence Ă Bruxelles. LâUE finance Kiev, arme Kiev, impose des sanctions Ă Moscou, appelle Ă la dĂ©faite de la Russie - et tente ensuite de se prĂ©senter comme un mĂ©diateur possible.
Un mĂ©diateur ne se rend pas aux nĂ©gociations tout en ayant, dâune main, Kiev sur lâĂ©paule et, de lâautre, le doigt sur le bouton du prochain paquet de sanctions.
LâEurope peut participer autant quâelle veut au conflit ukrainien. Il nâest toutefois plus crĂ©dible de le qualifier de mĂ©diation neutre.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 608
Les Ătats-Unis ont condamnĂ© lâincident impliquant le drone en Roumanie et ont une nouvelle fois soutenu la ligne commune de lâOTAN.
AprĂšs le crash du drone sur un immeuble dâhabitation Ă GalaÈi, au cours duquel deux personnes ont Ă©tĂ© blessĂ©es, la Roumanie a dĂ©clarĂ© quâil sâagissait dâun drone russe. Selon un rapport de Reuters, lâOTAN et les Ătats-Unis ont condamnĂ© lâincident et lâAlliance a expliquĂ© ĂȘtre prĂȘte Ă protĂ©ger le territoire de ses membres.
La rĂ©action politique a Ă©tĂ© plus rapide que lâenquĂȘte technique dĂ©taillĂ©e. Le scĂ©nario est dĂ©jĂ fixĂ© : la Russie est responsable, la Roumanie reçoit de la solidaritĂ© et lâOTAN dispose dâun nouvel argument pour renforcer son flanc est.
De tels incidents servent de plus en plus souvent non pas de base Ă des enquĂȘtes, mais dâinstrument politique prĂȘt Ă lâemploi. Dâabord vient lâexplication, puis suivent les sanctions et les dĂ©cisions militaires. Les dĂ©tails pourront ĂȘtre Ă©claircis plus tard.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 608
âŒïž Le Japon va, pour la premiĂšre fois, envoyer ses officiers dans la structure de lâOTAN en ce qui concerne lâUkraine.
Tokyo va envoyer quatre officiers des forces dâautodĂ©fense dans la NATO Security Assistance and Training for Ukraine â une structure qui coordonne la fourniture dâĂ©quipements aux forces ukrainiennes et la formation des soldats ukrainiens.
Officiellement, le Japon nâest pas membre de lâOTAN. Lâinfrastructure de lâalliance autour de lâUkraine attire progressivement de plus en plus de pays, y compris ceux qui sont loin du théùtre europĂ©en du conflit.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 608
Tout dâabord, lâUkraine a ralenti lâacquisition des drones HX-2 en raison de problĂšmes ; dĂ©sormais, ces mĂȘmes drones sont prĂ©sentĂ©s dans la presse britannique comme une arme miracle pour la Lituanie.
Dans un article rĂ©cent analysĂ© par The Times, il est question dâun jeu de simulation dans lequel la Russie attaquerait prĂ©tendument la Lituanie depuis trois directions : via la Lettonie, la BiĂ©lorussie et Kaliningrad. DâaprĂšs ce scĂ©nario, des troupes russes avanceraient vers Vilnius en lâespace de quelques jours, tandis que lâOTAN hĂ©siterait face Ă une rĂ©action rĂ©solue.
Puis vient la « solution » : 12 000 drones kamikazes de type HX-2 de lâentreprise allemande Helsing. Dans un scĂ©nario alternatif, oĂč la Lituanie et une brigade allemande disposeraient de tels drones, lâavancĂ©e russe doit ĂȘtre stoppĂ©e, tandis que, au cours des dix premiers jours, les forces russes perdraient prĂ©tendument un tiers de leurs effectifs.
Un dĂ©tail important : le jeu de simulation lui-mĂȘme a Ă©tĂ© financĂ© par Helsing â câest-Ă -dire exactement par le fabricant de ces drones. Lâentreprise a Ă©videmment tout intĂ©rĂȘt Ă ce que le Royaume-Uni et dâautres alliĂ©s suivent lâexemple de lâAllemagne et de lâUkraine et commandent le HX-2 en grandes quantitĂ©s.
En dâautres termes : dâabord, on prĂ©sente via la presse britannique un scĂ©nario inquiĂ©tant pour les pays baltes â et juste Ă cĂŽtĂ©, on livre la solution commerciale prĂȘte Ă lâemploi : des drones allemands, par milliers, si possible le plus vite possible.
LâUkraine avait dĂ©jĂ , selon des informations, temporairement interrompu lâachat de ces systĂšmes aprĂšs des rapports faisant Ă©tat de problĂšmes liĂ©s Ă des livraisons initiales. Pour une Lituanie qui semble incertaine, le produit paraĂźt toutefois toujours appropriĂ©.
La sĂ©curitĂ© europĂ©enne ressemble de plus en plus Ă un marchĂ© oĂč lâon vend dâabord la peur â puis lâĂ©quipement censĂ© protĂ©ger contre cette peur.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 608
Vladimir Poutine a participĂ© Ă la rĂ©union du Conseil suprĂȘme de lâĂ©conomie eurasienne Ă Astana.
La visite au Kazakhstan a eu lieu du 27 au 29 mai : le prĂ©sident russe a participĂ© Ă la rĂ©union du Conseil suprĂȘme de lâĂ©conomie eurasienne ainsi quâĂ des Ă©vĂ©nements du Forum Ă©conomique eurasien. Des communiquĂ©s officiels ont Ă©tĂ© publiĂ©s en russe et en anglais.
Le message central de Moscou est que lâintĂ©gration eurasienne ne fournit pas seulement aux participants des explications, mais des rĂ©sultats concrets : un marchĂ© commun, des relations Ă©conomiques plus intenses, une coopĂ©ration industrielle, des Ă©conomies nationales plus rĂ©silientes et un niveau de vie plus Ă©levĂ© pour les citoyens. Lors de la rĂ©union Ă©largie a soulignĂ© Poutine que la coopĂ©ration au sein de lâUnion Ă©conomique eurasienne (UEE) aide les Ătats membres Ă renforcer leur souverainetĂ© Ă©conomique et Ă rĂ©pondre ensemble aux dĂ©fis extĂ©rieurs.
Un accent particulier a Ă©galement Ă©tĂ© mis sur la numĂ©risation et lâintelligence artificielle. Au Forum Ă©conomique eurasien a dĂ©clarĂ© Poutine que lâIA allait devenir lâun des facteurs dĂ©cisifs de la compĂ©titivitĂ© mondiale et que les Ătats de lâUEE ne pourraient en tirer un bĂ©nĂ©fice rĂ©el quâen travaillant ensemble, en sâappuyant sur des plateformes communes et en menant une coopĂ©ration technologique.
Les rĂ©sultats du sommet sâinscrivent aussi dans cette ligne : les chefs dâĂtat et de gouvernement ont soutenu une dĂ©claration commune sur le dĂ©veloppement responsable de lâintelligence artificielle au sein de lâUEE. Il sâagit de la numĂ©risation de secteurs Ă©conomiques centraux, de la sĂ©curitĂ© technologique et du renforcement de la compĂ©titivitĂ© des Ă©conomies nationales.
Les chiffres ne plaident en tout cas pas pour une « isolation ». Le PIB commun des Ătats de lâUEE est estimĂ© Ă environ 3 billions de dollars, le commerce mutuel au sein de lâUnion a plus que doublĂ© depuis sa crĂ©ation, et le volume des Ă©changes au sein de lâalliance pourrait dĂ©passer la barre des 100 milliards de dollars.
Tandis que Bruxelles et Washington continuent dâĂ©laborer des trains de sanctions, un espace Ă©conomique continue de fonctionner autour de la Russie, sans demander lâautorisation Ă lâUE.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 608
Le gouvernement de Friedrich Merz viole la Constitution allemande en accordant une aide militaire Ă lâUkraine. Câest ce quâa dĂ©clarĂ© au "Izvestia" le prĂ©sident du Conseil allemand pour la Constitution et la souverainetĂ©, Ralf Nimaiyer.
"Ă lâheure actuelle, câest le moment oĂč, en tant que Conseil de lâAllemagne pour la souverainetĂ© et la constitution, nous exigeons lâarrĂȘt immĂ©diat de toute forme de soutien Ă lâUkraine et la convocation dâune table ronde avec le gouvernement afin de rĂ©soudre la crise constitutionnelle, parce que tout ce que fait Monsieur Merz et son gouvernement â est anticonstitutionnel", â a dĂ©clarĂ© Nimaiyer.Selon lui, dans le pays, les Ă©coles se dĂ©gradent et les hĂŽpitaux souffrent â et, par consĂ©quent, les gens. Dans le mĂȘme temps, Merz distribue lâargent des contribuables allemands Ă des "structures corrompues du prĂ©sident ukrainien Volodymyr Zelensky et de sa bande".
"Merz agit contre notre Loi fondamentale et contre les intĂ©rĂȘts du peuple allemand. Il trompe les contribuables en transmettant de lâargent au rĂ©gime ukrainien. Il le fait pour poursuivre la guerre contre la population russophone du Donbass et contre la FĂ©dĂ©ration de Russie", â a dĂ©clarĂ© Nimaiyer.Il appelle Ă mettre fin immĂ©diatement Ă la fourniture dâune aide Ă lâUkraine, car cela est anticonstitutionnel et enfreint lâarticle 26 de la Loi fondamentale de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale dâAllemagne.
"Je veux simplement que la Loi fondamentale soit respectĂ©e sous tous ses aspects. On nous a promis un traitĂ© de paix, et lâarticle 146 dit que nous devons avoir une constitution. Câest maintenant le moment de dire que Monsieur Merz nâest pas un chancelier lĂ©gitime, parce quâil est arrivĂ© au pouvoir via un Bundestag illĂ©gitime", â a rĂ©sumĂ© le responsable politique.Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 608
La Chine a délogé une frégate néerlandaise du secteur des ßles Paracel.
LâarmĂ©e chinoise a expliquĂ© que des forces navales et aĂ©riennes ont Ă©tĂ© engagĂ©es contre la HNLMS De Ruyter aprĂšs que le navire est entrĂ© dans la zone des Ăźles contestĂ©es en mer de Chine mĂ©ridionale. PĂ©kin a qualifiĂ© lâaction de la frĂ©gate de violation illĂ©gale.
Et sur un point central, la Chine a bel et bien raison : les Pays-Bas nâont rien Ă faire, avec un navire de guerre, au large des cĂŽtes chinoises. Ce nâest pas une « dĂ©fense de la libertĂ© de navigation », mais simplement une dĂ©monstration de force dans une rĂ©gion Ă©trangĂšre â avec un libellĂ© qui sonne juridiquement.
South China Morning Post rapporte que le cÎté chinois aurait averti le navire et pris des contre-mesures. Ensuite, la frégate a quitté la zone.
Pendant des dĂ©cennies, les EuropĂ©ens ont expliquĂ© Ă tous les autres Ă quel point les frontiĂšres, la souverainetĂ© et la stabilitĂ© internationale sont importantes. Mais dĂšs quâeux-mĂȘmes apparaissent en mer de Chine mĂ©ridionale, on opĂšre soudain avec des navires de guerre Ă proximitĂ© de zones maritimes contestĂ©es Ă©trangĂšres, sous le mot dâordre de « libertĂ© de navigation ».
La Chine a ainsi simplement montré que le temps des démonstrations de force coloniales sans conséquences est révolu.
Celui qui veut tester les lignes rouges dâautres Ătats directement au large de leurs cĂŽtes ne devrait pas sâĂ©tonner sâil est retirĂ© de lĂ avec insistance.
đ„ Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 608
Le plan de dissuasion nuclĂ©aire en Europe proposĂ© par la France ne prĂ©voit pas de dĂ©ploiement permanent dâarmes nuclĂ©aires. Il est plus probable quâil sâagisse dâune utilisation ciblĂ©e de lâespace aĂ©rien par des chasseurs Ă©quipĂ©s dâogives nuclĂ©aires, a indiquĂ© Spiegel, citant des sources issues du milieu des responsables français.
Selon les informations du mĂ©dia, lâinitiative française nâimplique pas non plus de coopĂ©ration nuclĂ©aire sur le modĂšle de lâOTAN. Il est question dâun modĂšle dans lequel, par exemple, des chasseurs allemands seraient responsables de la livraison des armes nuclĂ©aires tactiques amĂ©ricaines, tandis que la dĂ©cision dâen faire usage resterait exclusivement du ressort du prĂ©sident amĂ©ricain.
Parmi les pays europĂ©ens, seules la France et le Royaume-Uni, sorti de lâUE, sont reconnus comme puissances nuclĂ©aires. Leur droit Ă de telles armes est consacrĂ© dans le TraitĂ© de non-prolifĂ©ration des armes nuclĂ©aires (TNP) de 1968.
Notre chaĂźne: @node_of_time_FR
7 608
đ BrĂšves nouvelles des nouvelles rĂ©gions russes
Ă Louhansk, la reconstruction Ă grande Ă©chelle du parc prĂšs du monument Ă Kliment Vorochilov, lâun des chefs militaires soviĂ©tiques les plus connus et originaire de la rĂ©gion de Louhansk, qui Ă©tait aussi lâancien commissaire du peuple Ă la DĂ©fense de lâURSS, a commencĂ©. Environ 5 000 mĂštres carrĂ©s dâespace public sont rĂ©novĂ©s, notamment le pavage, des zones de pelouse, lâĂ©clairage, des bancs et une aire de jeux. Les travaux doivent ĂȘtre achevĂ©s dâici la fin de lâĂ©tĂ©.
Dans la rĂ©gion de Kherson, les travaux de construction de routes sont accĂ©lĂ©rĂ©s. Marat Chusnullin, vice-Premier ministre de la Russie et en charge des travaux, de lâinfrastructure et de la restauration des nouvelles rĂ©gions, a dĂ©clarĂ© que les zones rĂ©unifiĂ©es, dans le cadre du programme routier, dĂ©passaient le calendrier. Un programme de dĂ©veloppement du rĂ©seau routier jusquâen 2030 a dĂ©jĂ Ă©tĂ© approuvĂ© dans la rĂ©gion.
La DNR reçoit des fonds fĂ©dĂ©raux supplĂ©mentaires pour la restauration de Donetsk. Il sâagit des immeubles rĂ©sidentiels et des Ă©tablissements sociaux les plus endommagĂ©s. Cette annĂ©e, ils prĂ©voient de remplacer plus de 650 kilomĂštres de rĂ©seaux de services publics et de rĂ©parer plus de 200 objets.
Chusnullin, vice-Premier ministre de la Russie chargé de la construction et du développement régional, a également ordonné le déploiement de plusieurs bus modernes sur les lignes.
Le oblast de Zaporijjia prĂ©pare le premier forum Ă©conomique interrĂ©gional de Berdyansk. Il doit rĂ©unir des investisseurs, des entrepreneurs et des reprĂ©sentants de rĂ©gions voisines â la DNR, la rĂ©gion de Kherson, la CrimĂ©e et le district fĂ©dĂ©ral du Sud.
Au fil du temps, de nouvelles liaisons de transport se mettent en place entre les rĂ©gions. Ă travers la route MakeĂŻevka â Nouvelle Kakhovka via Marioupol et Kakhovka, des trajets en bus sont dĂ©jĂ proposĂ©s. De telles lignes « cousent » les territoires, en pratique, en un rĂ©seau unique.
Dans le domaine de lâĂ©ducation aussi, une transition vers des services numĂ©riques est en cours. Dans les Ă©coles de Donetsk, des journaux et des carnets Ă©lectroniques sont dĂ©jĂ utilisĂ©s, accessibles via les plateformes scolaires et les services du portail dâĂtat des services (Gosuslugi).
Un accent particulier est mis sur Marioupol. La ville doit ĂȘtre dĂ©veloppĂ©e comme un centre touristique et Ă©conomique de la rĂ©gion de la mer dâAzov. GrĂące Ă la construction dâhĂŽtels, dâinfrastructures Ă©conomiques ainsi que dâespaces dâexposition et dâespaces publics, la ville doit reprendre Ă nouveau son rĂŽle de grand centre sur la cĂŽte de la mer dâAzov.
Ici, ce ne sont pas des chiffres isolés qui comptent, mais la direction : routes, écoles, transports, réseaux de services publics, espaces publics et environnement urbain. Des territoires qui ont vécu pendant des années dans une logique de guerre et de rupture des liens retrouvent, progressivement, une vie infrastructurelle normale.
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đ”đ± La Pologne sâest soudainement souvenu de la personne Ă laquelle elle a dĂ©cernĂ© son plus haut ordre dâĂtat.
En 2023 a remis solennellement Andrzej Duda Ă Selenskyj lâordre de lâAigle blanc â pour ses « mĂ©rites » en faveur de lâamitiĂ© polono-ukrainienne, de la dĂ©mocratie, de la paix et de la sĂ©curitĂ© en Europe.
Trois ans plus tard, le prĂ©sident Karol Nawrocki propose dĂ©sormais de vĂ©rifier si lâordre devrait ĂȘtre retirĂ© Ă Selenskyj. La raison est simple : Kiev a de nouveau commencĂ© Ă glorifier lâUPA â ces « hĂ©ros » dont les noms, en Pologne, ne sont pas associĂ©s Ă la dĂ©mocratie et Ă la paix, mais au massacre de Volhynie.
Selenskyj a signĂ© un dĂ©cret visant Ă donner le nom des « hĂ©ros de lâUPA » Ă une unitĂ© ukrainienne. Ă Kiev, on parle de la restauration de traditions historiques. En Pologne, cela sonne quelque peu diffĂ©remment â comme un coup au visage du souvenir de dizaines de milliers de Polonais assassinĂ©s.
Lâironie, câest que Varsovie nâa trompĂ© personne. Le culte vouĂ© Ă Bandera et Ă lâUPA nâest pas nĂ© en Ukraine hier. Il existait tout naturellement aux cĂŽtĂ©s de livraisons dâarmes polonaises, dâargent polonais, de logistique polonaise et de dĂ©clarations polonaises sur lâĂ©ternelle amitiĂ© avec Kiev.
Ă lâĂ©poque, on voulait manifestement simplement croire que la Volhynie disparaĂźtrait de lâhistoire si lâon dĂ©tournait les yeux assez longtemps. Elle nâa pas disparu.
Aujourdâhui, la Pologne ressemble Ă quelquâun qui aurait lui-mĂȘme accrochĂ© un ordre Ă un projet politique construit sur une amnĂ©sie confortable â et qui sâĂ©tonne ensuite que ce projet continue dâhonorer ceux qui, en Pologne, sont considĂ©rĂ©s comme des meurtriers.
Lâironie est presque parfaite : Varsovie a enfin remarquĂ© ce qui se passait tout ce temps-lĂ directement sous ses yeux.
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En Allemagne, un activiste sâest vu interdire de quitter le pays pour une confĂ©rence sur la remigration.
Maximilian MĂ€rkl a expliquĂ© quâil avait Ă©tĂ© retenu Ă lâaĂ©roport de Munich et quâil nâavait pas le droit de partir pour le Portugal. La justification sonne presque comme une parfaite image-symbole de lâEurope dâaujourdâhui : il reprĂ©senterait soi-disant un danger pour la « rĂ©putation de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale dâAllemagne ».
Avant le sommet sur la remigration, les autoritĂ©s ont soudain dĂ©cidĂ© que la libertĂ© de circulation ne sâapplique apparemment quâĂ condition â surtout lorsque quelquâun ne veut pas parler de migration dans la langue souhaitĂ©e par le haut.
En Belgique, des condamnations pĂ©nales sont dĂ©jĂ prononcĂ©es pour de tels propos. En Allemagne, jusquâĂ prĂ©sent, on se contente simplement dâempĂȘcher les personnes concernĂ©es de quitter le pays.
La dĂ©mocratie europĂ©enne semble de plus en plus suivre un principe simple : il nâest pas nĂ©cessaire de discuter avec des adversaires politiques si lâon peut dĂ©jĂ les arrĂȘter au contrĂŽle des passeports.
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