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BMF Ekadashi

BMF Ekadashi

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Dans la tradition Vaishnava, le jeĂ»ne se fait pendant les jours d’Ekādaƛī. Ekādaƛī a lieu deux fois par mois, le 11Ăšme jour de la lune montante et descendante. Il est dit qu’il est trĂšs auspicieux de jeĂ»ner pendant ces jours-lĂ .

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" Le sage dit : "Seigneur Shri Rama, je vais vous parler du plus Ă©levĂ© de tous les jeĂ»nes, en observant que Vous allez sĂ»rement vaincre Ravana et ĂȘtre Ă©ternellement glorifiĂ©. Veuillez maintenant Ă©couter avec toute votre attention." "La veille d'Ekadashi, façonnez une marmite d'or ou d'argent ou mĂȘme de cuivre. MĂȘme l'argile fera l'affaire si ces mĂ©taux ne sont pas disponibles. Remplissez la casserole d'eau pure puis dĂ©corez-la avec des feuilles de mangue. Couvrez-la et placez-la prĂšs d'un autel sacrĂ© sur un monticule de sept grains (les sept grains sont l'orge, le blĂ©, le riz, le maĂŻs, les pois chiches, le kukani et le dahl ou les pois). Maintenant, prenez votre bain du matin, dĂ©corez le pot d'eau avec des guirlandes de fleurs et de bois de santal. Et dans le couvercle concave au-dessus de la casserole, l'orge, la grenade et la noix de coco, vĂ©nĂšrent maintenant avec une grande dĂ©votion la potion d'eau et lui offrent de l'encens, une pĂąte de bois de santal, des fleurs, une assiette de nourritures somptueuses. Reste lĂ  Ă  dormir cette nuit Ă  cĂŽtĂ© de ce pot sacrĂ©. Sur le dessus du couvercle rempli d’orge, etc., placez une mine dorĂ©e de Lord Shri Narayana. Lorsque Ekadashi se lĂšve, prenez votre bain du matin, puis dĂ©corez le pot d'eau avec de la pĂąte de bois de santal et des guirlandes. Ensuite, adorez le pot avec de l'encens de premiĂšre classe, des lampes, de la pĂąte de bois de santal et des fleurs trempĂ©es dans une pĂąte de bois de santal, puis placez dĂ©votement / dĂ©votement plusieurs sortes d'aliments cuits, de grenade et de noix de coco. Reste alors Ă©veillĂ© la nuit. Lorsque le Dwadashi se lĂšve, emmenez le pot d’eau au bord d’une riviĂšre sacrĂ©e ou mĂȘme jusqu’à la rive d’un petit Ă©tang. AprĂšs l'avoir adorĂ© Ă  nouveau correctement, ĂŽ roi des rois, offrez-le avec tous les ingrĂ©dients susmentionnĂ©s Ă  un brahmane au cƓur pur, spĂ©cialiste des sciences vĂ©diques. Si vous et vos commandants militaires observez le Vijaya Ekadashi de cette maniĂšre, vous serez sĂ»rement victorieux Ă  tous Ă©gards. " Lord Shri Ramachandra Bhagavan, la PersonnalitĂ© SuprĂȘme de la DivinitĂ©, a agi comme le lui avait demandĂ© Bakadaalbhya Muni, et il a donc conquis toutes les forces dĂ©moniaques. De mĂȘme, quiconque observe le Vijaya Ekadashi de cette maniĂšre sera toujours victorieux dans ce monde mortel et, aprĂšs avoir quittĂ© ce monde, il rĂ©sidera pour toujours dans le royaume sans angoisse du Royaume de Dieu connu sous le nom de Vaikunthas. Oh Narada, mon fils, de cette histoire, tu peux comprendre pourquoi on devrait observer cet Ekadashi rapidement, en respectant strictement les rĂšgles et rĂšglements. Ce jeĂ»ne est assez puissant pour Ă©liminer toutes les rĂ©actions pĂ©cheresses, mĂȘme les plus abominables ". Lord Shri Krishna a conclu : "Oh Yudhishthira, quiconque lit ou entend cette histoire atteindra le mĂȘme grand mĂ©rite que celui qui est gagnĂ© en accomplissant un sacrifice de cheval les jours de jadis." Ainsi se termine la narration des gloires de Phalguna-Krishna Ekadashi ou de Vijaya Ekadashi, de la Skanda Purana. REMARQUES : Sugriva, un grand singe, Ă©tait le fils d'Indra et d'Ahilya. Elle Ă©tait l'Ă©pouse de Gautama, l'un des sept grands sages qui sont apparus dans l'esprit du seigneur Brahma. Indra s'est dĂ©guisĂ© en Gautama Muni et a sĂ©duit Ahilya, qui avait eu la chance de ne jamais avoir plus de seize ans. Elle Ă©tait la plus belle femme du monde et Indra et le dieu-soleil ont Ă©tĂ© sĂ©duits par sa beautĂ©. Les unes aprĂšs les autres, Indra et le dieu-soleil sont venus Ă  elle sous la forme de Gautama Muni et avaient l'union avec elle, et Sugriva et Vali sont nĂ©s respectivement, (l'union de Sugriva d'Indra et l'union de Vali de Surya). Au dĂ©but, Sugriva et Vali ressemblaient Ă  des ĂȘtres humains, mais quand Gautama a dĂ©couvert l'infidĂ©litĂ© de sa femme, il a jetĂ© avec colĂšre les deux garçons dans l'ocĂ©an en disant : "Si vous n'ĂȘtes pas mes fils, devenez des singes". Ainsi, ils sont devenus des singes. Sugriva a aidĂ© son ami Rama Ă  retrouver Sita devi et, en retour, Rama a aidĂ© Sugriva Ă  rĂ©cupĂ©rer son royaume de Kishkindha de son frĂšre Vali.

ÚrÄ« Rāmachandra jeĂ»ne afin de vaincre des forces dĂ©moniaques. (extrait du Skanda Purāáč‡a). Yudhishthira Maharaj a dit : "Oh Seigneur Shri Krishna, ĂŽ fils glorieux de Vasudeva, s'il te plaĂźt, sois misĂ©ricordieux envers moi et dĂ©cris l'Ekadashi qui a lieu pendant la sombre quinzaine du mois de Phalguna (fĂ©vrier-mars)." Lord Shri Krishna a rĂ©pondu : "Oh Yudhishthira, roi des rois, je vous raconterai volontiers ce grand jeĂ»ne, connu sous le nom de Vijaya Ekadashi. Quiconque l’observe rĂ©ussit certainement dans cette vie et dans l’autre. Tous les pĂ©chĂ©s sont Ă©radiquĂ©s et entend les sublimes gloires cet Ekadashi. Narada Muni a une fois demandĂ© au seigneur Brahma, qui est assis sur une fleur de lotus Ă  propos du Vijaya Ekadashi. Shri Narada a dĂ©clarĂ© : "Oh, le meilleur de tous les demi-dieux, veuillez me dire le mĂ©rite que l'on peut obtenir en observant fidĂšlement Vijaya Ekadashi." Le grand pĂšre de Narada rĂ©pondit alors : "Mon cher fils, ce jour de jeĂ»ne le plus ancien est pur, et il annule tous les pĂ©chĂ©s. Je n'ai jamais rĂ©vĂ©lĂ© cela Ă  personne jusqu'Ă  aujourd'hui, mais vous pouvez comprendre sans aucun doute que cet Ekadashi donne le rĂ©sultat indiquĂ© par son nom (Vijaya signifie Victoire). Lorsque le seigneur Rama fut exilĂ© dans la forĂȘt pendant quatorze ans, lui, la dĂ©esse Sita et son frĂšre divin Lakshmana restĂšrent Ă  Panchavati comme mendiants. MĂšre Sita a ensuite Ă©tĂ© kidnappĂ©e par le dĂ©mon Ravana, et Lord Rama est apparemment devenu dĂ©concertĂ© comme un homme ordinaire par la dĂ©tresse. En cherchant son Ă©poux bien-aimĂ©, le Seigneur est tombĂ© sur Jatayu mourant et a ensuite tuĂ© son ennemi Kabandha. Le grand vautour dĂ©vot Jatayu est retournĂ© Ă  Vaikuntha aprĂšs avoir racontĂ© Ă  Rama comment sa chĂšre Sita avait Ă©tĂ© enlevĂ©e par Ravana. Plus tard, Lord Rama et Sugriva, le roi des singes, sont devenus amis. Ensemble, ils amassĂšrent une grande armĂ©e de singes et d'ours et envoyĂšrent Hanumanji, son ministre, Ă  Shri Lanka, oĂč il put voir Janaki (Shrimati Sita devi) dans un jardin d'Ashoka. Il a transmis le message du Seigneur Rama et a montrĂ© la bague prouvant son authenticitĂ© pour avoir rendu un si grand service au Seigneur SuprĂȘme Shri Rama. Avec l'aide de Sugriva, Lord Rama s'est dirigĂ© vers Shri Lanka. En arrivant au bord de l'ocĂ©an avec l'armĂ©e des singes, il pouvait comprendre que l'eau Ă©tait inhabituellement profonde et hostile. Ainsi, il a dit Ă  Lakshmana, Oh fils de Sumitra, comment pouvons-nous gagner assez de mĂ©rite pour pouvoir traverser ce vaste ocĂ©an, l’insondable demeure de Varuna deva ? Je ne vois aucun moyen facile de le traverser, grouillant de requins et d’autres espĂšces aquatiques fĂ©roces. Lakshmana a rĂ©pondu : « Oh le meilleur de tous les ĂȘtres, Oh origine de tous les dĂ©vas, Oh personnalitĂ© primale, le grand sage Bakadalbhya vit sur une Ăźle Ă  seulement six kilomĂštres d'ici. Oh Raghava, il a vu beaucoup de Brahmas aller et venir, tant il Ă©tait ĂągĂ© et sage. Allons Ă  lui, prenons son darshan (public) et demandons-lui comment nous pouvons atteindre notre objectif en toute sĂ©curitĂ©. Donc Rama et Lakshmana se sont rendus Ă  l'humble Ashram de l'incomparable Bakadalbhya Muni. S'approchant de lui, les deux seigneurs lui ont rendu leur respect comme s'il Ă©tait un second Vishnu. Bakadalbhya pouvait immĂ©diatement comprendre, cependant, que Shri Rama Ă©tait en rĂ©alitĂ© la PersonnalitĂ© SuprĂȘme de la DivinitĂ©, qui, pour ses propres raisons, Ă©tait apparue sur la Terre et agissait comme un ĂȘtre humain. "Shri Rama", a dĂ©clarĂ© Bakadalbhya, "Oh le meilleur des ĂȘtres, pourquoi ĂȘtes-vous venu Ă  ma pauvre demeure ?" Le Seigneur a rĂ©pondu : "Oh, grand brahmane, je suis venu ici au bord de l'ocĂ©an avec Ma phalange de singe et d'ours guerriers pour traverser la mer et conquĂ©rir Lanka et sa horde de dĂ©mons dirigĂ©e par Ravana. Oh le plus grand des sages, s'il te plaĂźt, sois misĂ©ricordieux envers moi et dis-moi s'il te plaĂźt comment je peux traverser ce vaste ocĂ©an. C'est pourquoi je suis venu Ă  ton ashram aujourd'hui.

đŸ„„ Vijaya Ekadashi đŸ„„ DĂ©but : Dimanche 27 FĂ©vrier 7h37 Fin : Lundi 28 FĂ©vrier 7h35 Ă  11h14
đŸ„„ Vijaya Ekadashi đŸ„„ DĂ©but : Dimanche 27 FĂ©vrier 7h37 Fin : Lundi 28 FĂ©vrier 7h35 Ă  11h14

Quand le jour de Dvādaƛī pointa, Mālyavān et PuáčŁpavatÄ« avaient abandonnĂ© leurs formes dĂ©moniaques et Ă©taient redevenus de magnifiques ĂȘtres cĂ©lestes parĂ©s d’ornements chatoyants et vĂȘtus de façon exquise. Tandis que trĂšs surpris ils se contemplaient mutuellement, un avion cĂ©leste arriva pour les transporter. Un chƓur d’habitants cĂ©lestes chantait leurs louanges pendant que le couple amendĂ© montait Ă  bord du magnifique avion (vimāna) et gagnait directement les rĂ©gions cĂ©lestes. BientĂŽt ils arrivĂšrent Ă  AmarāvatÄ«, la capitale du Seigneur Indra, et se rendirent immĂ©diatement devantleur seigneur (IndradĂ©v) et plein de gaitĂ© lui prĂ©sentĂšrent leurs hommages. Le seigneur Indra fut fort surpris de constater qu’ils avaient retrouvĂ© leur statut et leur apparence aussi vite aprĂšs qu’il les eĂ»t condamnĂ©s Ă  souffrir comme dĂ©mons tellement plus bas, loin de son royaume cĂ©leste. Mālyavān dit : " O Seigneur, c’est grĂące Ă  l’extrĂȘme misĂ©ricorde de ÚrÄ« Krishna, la Personne SuprĂȘme de Dieu (Vāsudeva) et aussi Ă  l’influence puissante de Jayā Ékādaƛī que nous avons Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©s de notre douloureuse condition de piƛācas. O MaĂźtre, bien que nous avons accompli un service dĂ©votionnel pour le Seigneur ViáčŁáč‡u sans le savoir (ajñāta-sukáč›ti) en observant le jeĂ»ne qui Lui est le plus cher, nous avons eu la chance de retrouver notre statut originel." -IndradĂ©v dit : "Vous ĂȘtes devenus dignes de vĂ©nĂ©ration, mĂȘme de ma part, et je vois que maintenant vous ĂȘtes complĂštement purifiĂ©s de tout pĂ©chĂ©. Quiconque s’engage dans le service dĂ©votionnel de ÚrÄ« Hari ou du Seigneur Úiva devient digne de louanges et de vĂ©nĂ©ration." Le Seigneur laissa Ă  Mālyavān et PuáčŁpavatÄ« toute latitude pour profiter de la compagnie l’un de l’autre et de se rendre partout sur sa planĂšte Ă©dĂ©nique, Ă  leur grĂ©. Ainsi s’achĂšve le rĂ©cit des gloires de Jayā Ékādaƛī ou Māgha Úukla Ékādaƛī ou Bhaimi Ékādaƛī, dans le BhaviáčŁya-uttara Purāáč‡a Ki Jay !

Le Seigneur Indra transforme un jeune couple en lutins. BhaviáčŁya-uttara Purāáč‡a Qui observe Bhaimi Ékādaƛī est admis dans la demeure de ViáčŁáč‡u, mĂȘme s’il n’a pas accompli les autres voeux de l’annĂ©e. La demi-journĂ©e de jeĂ»ne marquant l’apparition de ÚrÄ« VarāhadĂ©va est observĂ©e le lendemain Ă  Dvādaƛī. -YudhiáčŁáč­hira Mahārāja dit : " O Seigneur des seigneurs, ÚrÄ« Káč›áčŁáč‡a, toutes gloires Ă  Toi ! O MaĂźtre de l’univers, Toi seul est la source des quatre sortes d’entitĂ©s vivantes, issues : des Ɠufs, de la transpiration, des graines et des embryons. Toi seul est la cause de toutes les causes, O Seigneur, et de ce fait, Tu es le crĂ©ateur, le conservateur et le destructeur." -ÚrÄ« Káč›áčŁáč‡a rĂ©pondit : " Ce Jayā Ékādaƛī efface toutes sortes de consĂ©quences Ă  des actions pĂ©cheresses et d’influences dĂ©moniaques qui peuvent affecter l’ñme spirituelle. L’ñme assez chanceuse pour observer ce jour sacrĂ© est soulagĂ©e du lourd fardeau de l’existence de fantĂŽme." L’histoire des lutins -Il y a trĂšs, trĂšs longtemps, sur les planĂštes Ă©dĂ©niques, Le Seigneur Indra gouvernait parfaitement son royaume cĂ©leste, et tous les dĂ©vas (demi-dieux) qui vivaient lĂ  Ă©taient heureux et satisfaits. Dans la forĂȘt de Nandana qu’embellissaient des fleurs pārijāta , Indra buvait de l’ambroisie chaque fois qu’il le dĂ©sirait ou apprĂ©ciait le service de cinquante millions de servantes cĂ©lestes les Apsarās. Des chanteurs entonnaient des mĂ©lodies envoĂ»tantes. Le musicien en chef Chitrasena, Ă©tait accompagnĂ© de son fils Mālyavān. Ce magnifique jeune homme fut sĂ©duit par l’Apsarā PuáčŁpavatÄ«. En vĂ©ritĂ©, les flĂšches de Cupidon transpercĂšrent le cƓur de la danseuse; ses yeux enchanteurs captivĂšrent le jeune Mālyavān. Cette splendide beautĂ© avait des bras incomparablement grĂącieux, aussi fins qu’un lasso de soie. Son visage Ă©tait pareil Ă  la lune, ses immenses yeux de lotus, touchait presque ses oreilles richement dĂ©corĂ©es. -TranspercĂ©s de dĂ©sirs l’un pour l’autre, les deux artistes ne purent chanter et danser correctement avec le reste de la troupe. Ils chantĂšrent faux, dansĂšrent Ă  contre-temps, gĂąchant ainsi tout le spectacle dĂ©diĂ© Ă  Indra, le Seigneur et maĂźtre des planĂštes cĂ©lestes. -ExtrĂȘmement furieux, Indra s’écria : " Bande d’insensĂ©s, vous prĂ©tendez chanter pour moi, mais en fait, vous ĂȘtes tout absorbĂ© dans la passion l’un pour l’autre. Vous m’avez trompĂ© ! Je vous condamne tous les deux Ă  souffrir dĂ©sormais comme lutins, en tant que mari et femme et Ă  rĂ©colter le fruit de vos offenses sur les planĂštes terrestres." -Muets de stupeur en entendant ces mots cruels, Mālyavān et PuáčŁpavatÄ« furent envoyĂ©s immĂ©diatement sur terre, sur un sommet de l’Himālaya. Ils perdirent les sens du goĂ»t, de l’odorat et du toucher. Il faisait si froid qu’ils ne pouvaient mĂȘme pas trouver l’oubli dans le sommeil. Mālyavān dit Ă  sa femme PuáčŁpavatÄ« : “ Quels pĂ©chĂ©s abominables avons-nous commis pour devoir souffrir dans ces corps de piƛāca, de lutins? C’est infernal! Il est clair que l’on ne devrait jamais commettre de pĂ©chĂ©s.” Et ainsi, les amants tristes poursuivirent pĂ©niblement leur chemin dans la neige et sur la glace. Par une chance extraordinaire cependant, ce jour prĂ©cis Ă©tait celui si bĂ©nĂ©fique de Jayā (Bhaimi) Ékādaƛī. Leur dĂ©tresse les empĂȘchait de boire l’eau, de manger les fruits et lĂ©gumes disponibles Ă  cette altitude et sans le savoir, ils observaient l’Ékādaƛī en jeĂ»nant complĂštement. SubmergĂ©s par leur malheur, Mālyavān et PuáčŁpavatÄ« s’effondrĂšrent sous un arbre appelĂ© Pipal et ne cherchĂšrent mĂȘme pas Ă  se relever. À ce moment, le soleil s’était couchĂ©. Ils claquaient des dents Ă  l’unisson et quand le froid les engourdit, ils s’étreignirent simplement pour se tenir chaud. SerrĂ©s dans les bras l’un de l’autre, ils ne pouvaient goĂ»ter ni au sommeil ni au plaisir sexuel. Pourtant, O YudhiáčŁáč­hira, par la misĂ©ricorde du jeĂ»ne de Jayā Ékādaƛī, qu’ils avaient observĂ© involontairement, parce qu’ils avaient veillĂ© toute la nuit, ils furent graciĂ©s.

đŸ„­ Bhaimi Ekadashi đŸ„­ DĂ©but : Samedi 12 FĂ©vrier 8h04 Fin : Dimanche 13 FĂ©vrier 8h02-11h24

Il est temps de rompre votre jeĂ»ne đŸ” Jusqu'Ă  11h31.

🍓 Bon Ekadashi à tous 🍓

SHAT-TILA EKADASHI.pdf0.92 KB

Quiconque suit correctement ce merveilleux áčąaáč­-tilā Ékādaƛī avec grande foi, ne connait plus la pauvretĂ© spirituelle, mentale, physique, sociale ou intellectuelle - ni aucun mauvais prĂ©sage. En vĂ©ritĂ©, suivre ce jeĂ»ne d’Ékādaƛī en donnant, sacrifiant, ou manger du sĂ©same, libĂšre de tous les pĂ©chĂ©s passĂ©s, sans aucun doute. Il n’est pas besoin de comprendre le processus. Les Ăąmes fortunĂ©es qui suivent correctement ces actes de charitĂ© dans un esprit dĂ©votionnel, seront libĂ©rĂ©s des rĂ©actions pĂ©cheresses et se destinent au ‘RETOUR À Káčšáčąáč†A’. Les dĂ©vots de Káč›áčŁáč‡a ne consomment pas de graines de SĂ©same lors des Ékādaƛīs, sauf pour le áčąaáč­-tilā Ékādaƛī, le sĂ©same offert Ă  Káč›áčŁáč‡a peut ĂȘtre mangĂ©. (A. C. Bhaktivedānta SwāmÄ« Prabhupāda)

"ÚrÄ« Káč›áčŁáč‡a rĂ©pondit : ‘Il y a longtemps sur la terre vivait une brāhmaáč‡Ä« agĂ©e qui Me vĂ©nĂ©rait chaque jour. Elle observait fidĂšlement les jeĂ»nes des jours qui M’étaient spĂ©cialement dĂ©diĂ©s (JanmāáčŁáč­amÄ«, Rāma-navami, Vāmana-Dvādaƛī, Varāha-Dvādaƛī, Gaur-PĆ«ráč‡imā, etc.) et Me servait avec une dĂ©votion entiĂšre, dĂ©nuĂ©e de tout motif personnel. Ses jeĂ»nes rigoureux l’affaiblissaient et l’amaigrissaient. Elle faisait la charitĂ© Ă  des brāhmaáč‡as et Ă  des jeunes filles (kanyas). Bien qu’elle fĂźt la charitĂ© Ă  des gens qui en Ă©taient dignes, un aspect curieux de son austĂ©ritĂ© faisait qu’elle ne donnait jamais de nourriture Ă  des brāhmaáč‡as ou aux dĂ©vas (demi-dieux). ÚrÄ« Káč›áčŁáč‡a : Je commençai Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  cette curieuse omission. Cette excellente femme s’était purifiĂ©e en jeĂ»nant Ă  chaque occasion propice ; et par consĂ©quent s’était vĂ©ritablement qualifiĂ©e pour rejoindre Ma propre demeure. -Aussi, Je descendis sur terre dĂ©guisĂ© en disciple du seigneur Úiva, portant une guirlande de crĂąnes autour du cou et tenant une coupelle pour mendier (kumandalu). Comme Je M’approchai d’elle, elle Me dit : " O Être Digne de Respect, en vĂ©ritĂ©, dis-moi pourquoi Tu es venu me voir." Je rĂ©pondis : " O ĂȘtre magnifique, Je suis venu te demander quelques aumĂŽnes sacrĂ©es." LĂ - dessus, elle jeta rageusement une grosse motte de terre dans Ma coupelle !! Oh Nārada Muni, Je suis simplement retournĂ© dans Ma demeure, Ă©tonnĂ© par l’étrange mĂ©lange de magnanimitĂ© et d’avarice coexistant dans cette excellente femme. La tranformation de la Brāhmaáč‡Ä« À la fin, cette dame austĂšre rejoignit le monde spirituel dans son corps-mĂȘme. Et comme elle M’avait malgrĂ© tout offert une motte de terre, J’ai transformĂ© cette terre en une belle maison, mais dans laquelle il n’y avait pas trace de cĂ©rĂ©ales comestibles et pas de meubles non plus. - Alors, elle s’approcha de Moi et Me dit, trĂšs en colĂšre : " J’ai jeĂ»nĂ© Ă  de nombreuses reprises, Ă  chaque occasion propice, affaiblissant mon corps et l’amaigrissant. Je T’ai vĂ©nĂ©rĂ© et T’ai adressĂ© des priĂšres de tant de maniĂšres diffĂ©rentes, car Tu es le maĂźtre et protecteur de tous les univers. Et malgrĂ© tout cela, il n’y a ni nourriture ni richesses dans ma nouvelle maison. Oh Janārdana, je T’en prie, dis-moi. Qu’est-ce que cela signifie ? " Je rĂ©pondis : " Je t’en prie, retourne chez toi, les Ă©pouses des dĂ©vas vont te rendre visite par curiositĂ©, pour voir la nouvelle arrivĂ©e, mais ne leur ouvre pas la porte avant qu’elles t’aient dĂ©crit toutes les gloires et toute l’importance de l’Ékādaƛī de áčąaáč­-tilā." - Entendant cela, elle retourna chez elle. À l’unisson, les Ă©pouses des dĂ©vas lui dire : "O belle dame, nous sommes venues prendre ton darƛana (te voir)." La Brāhmaáč‡Ä« leur dit : "TrĂšs chĂšres dames, j’ouvrirai, seulement si vous me dĂ©crivez les mĂ©rites du áčąaáč­-tilā Ékādaƛī ." Ne sachant rĂ©pondre, elles revinrent plus tard - l’une d’elles, expliqua la nature sublime de cet Ékādaƛī sacrĂ©. - Enfin elle ouvrit la porte aux Ă©pouses des dĂ©vas. Elles virent qu’elle n’était pas une dĂ©esse, une GandharvÄ«, une dĂ©mone, ni une Nāga-patnÄ«, mais une humaine ordinaire. - À partir de ce moment, la dame Brāhmaáč‡Ä« observa áčąaáč­-tilā Ékādaƛī, qui octroie toutes les satisfactions matĂ©rielles et la libĂ©ration. Finalement, elle reçut les beaux meubles et les cĂ©rĂ©ales qu’elle avait espĂ©rĂ© trouver dans sa maison. Son corps matĂ©riel ordinaire devint spirituel fait de sac-cid-ānanda (Ă©ternitĂ©, savoir et fĂ©licitĂ©). ÚrÄ« Káč›áčŁáč‡a dit Ă  Nāradaji : " O Nāradaji, une personne ne devrait pas intentionnellement observer Ékādaƛī dans l’espoir de s’enrichir malhonnĂȘtement. De façon dĂ©sintĂ©ressĂ©e, elle devrait tout simplement donner des grains de sĂ©same, des habits, de la nourriture, selon ses capacitĂ©s. Ainsi vie aprĂšs vie, elle sera en bonne santĂ© et sa conscience spirituelle sera exaltĂ©e. - Finalement elle sera soulagĂ©e des tribulations de ce monde ; son admission dans le royaume de Dieu la rĂ©jouira. C’est mon opinion, O Nāradaji meilleur des demi-dieux."

SHAT-TILA EKADASHI Une Brāhmaáč‡Ä« faisait la charitĂ© Ă  des Brāhmaáč‡as, mais jamais aux demi-dieux. (BhaviáčŁya-uttara Purāáč‡a) ÚrÄ« Dālbhya áčšáčŁi demanda Ă  Palastya Muni : "Quand l’ñme spirituelle entre en contact avec l’énergie matĂ©rielle, elle commence immĂ©diatement Ă  se livrer Ă  des activitĂ©s pĂ©cheresses telles que le vol, le meurtre et le sexe illicite. O la plus pure des personnes, je t’en prie, dis-moi de quelle façon ces Ăąmes infortunĂ©es peuvent Ă©chapper au chĂątiment qui consiste Ă  ĂȘtre envoyĂ© dans les rĂ©gions infernales de la crĂ©ation." Pulastya Muni rĂ©pondit : "O homme chanceux, tu m’as posĂ© une question importante et confidentielle que ni mĂȘme Brahmā, ViáčŁáč‡u, Úiva ou Indra n’ont jamais posĂ©e." Comment observer áčąaáč­-tilā Ékādaƛī : Avec l’arrivĂ©e du mois de Māgha, nous devrions nous baigner avec soin, contrĂŽler nos sens en renonçant Ă  la luxure, la colĂšre, l’orgueil, la jalousie, la critique, la cupiditĂ© et mĂ©diter sur le Seigneur ÚrÄ« Káč›áčŁáč‡a. Nous devrions recueillir de la bouse de vache avant qu’elle ne touche le sol, la mĂ©langer avec des graines de sĂ©same et de coton, en former 108 boules. - Ce devrait ĂȘtre fait pour la constellation de PurvāáčŁÄážhā-nakáčŁatra, en suivant les rĂšgles et les principes de ÚrÄ« Ekādaƛī. Tout en priant ÚrÄ« Káč›áčŁáč‡a en chantant Ses Saints Noms, nous devrions promettre d’observer le jeĂ»ne d’Ékādaƛī . Nous devrions demeurer Ă©veillĂ©s toute la nuit et offrir, un homa (feu de sacrifice). Puis les dĂ©vots devraient accomplir une cĂ©rĂ©monie d’āratÄ« pour le plaisir du Seigneur, qui tient une conque, un disque, une massue, etc 
 dans Ses mains, offrir de la pĂąte de santal Ă  Ses pieds, de l’encens, du camphre, une lampe de ghee allumĂ©e et de dĂ©licieuses prĂ©parations culinaires. Ensuite, les dĂ©vots devraient jeter les 108 boules dans le feu sacrĂ© tout en chantant les Saints Noms du PuruáčŁa-sĆ«kta . Ils devraient offrir au Seigneur de la citrouille, des noix de coco et des goyaves. Ils devraient adresser des priĂšres Ă  ÚrÄ« Janārdana, le bienfaiteur de tous les ĂȘtres vivants : " O ÚrÄ« Káč›áčŁáč‡a, nous sommes tombĂ©s dans l’ocĂ©an de l’existence matĂ©rielle de grĂące, sois bon avec nous. O divinitĂ© aux yeux de lotus, s’il Te plait, accepte nos hommages les plus humbles, tendres et respectueux." Puis, les dĂ©vots devraient s’efforcer de faire plaisir Ă  un brāhmaáč‡a qualifiĂ© en lui offrant, avec accueil chaleureux, une cruche pleine d’eau (purna kumbha), une ombrelle (ou un parapluie), une paire de chaussures et des vĂȘtements (Ă©toffe, dhoti et anga vastra) tout en lui demandant de leur accorder ses bĂ©nĂ©dictions grĂące auxquelles ils pourront dĂ©velopper un amour pur pour ÚrÄ« Káč›áčŁáč‡a. -En fonction de ses capacitĂ©s, chacun d’eux devrait aussi faire don d’une vache noire Ă  un brāhmaáč‡a trĂšs versĂ© dans les Ă©critures vĂ©diques – Il devrait aussi lui offrir un pot plein de graines de sĂ©same noires, convenant pour les feux de sacrifice et de graines de sĂ©same blanches que peut manger un brāhmaáč‡a qualifiĂ©. Celui qui rĂ©ussit Ă  donner ces deux sortes de graines accĂšdera aux planĂštes Ă©dĂ©niques. áčąaáč­-tilā : les six maniĂšres d’utiliser les grains de sĂ©same-tilā pour atteindre la purification spirituelle : (1) se baigner dans une eau qui contient des graines de sĂ©same, (2) se frotter le corps Ă  l’aide d’une pĂąte Ă  base de graines de sĂ©same, (3) offrir des graines de sĂ©same au feu en guise de sacrifice, (4) manger des graines de sĂ©same, 108 boules (5) faire l’aumĂŽne de graines de sĂ©same, sĂ©same et bouse de vache (6) accepter l’aumĂŽne de graines de sĂ©same. L’histoire d’une brāhmaáč‡Ä« agĂ©e : Le grand DĂ©varáčŁi Nāradaji demanda un jour Ă  ÚrÄ« Káč›áčŁáč‡a de lui dire quel rĂ©sultat obtenait celui qui observait l’Ékādaƛī de áčąaáč­-tilā.

đŸ„„ Shat-tila Ekadashi đŸ„„ DĂ©but : Vendredi 28 janvier 8h26 Fin : Samedi 29 janvier 8h25 Ă  11h31
đŸ„„ Shat-tila Ekadashi đŸ„„ DĂ©but : Vendredi 28 janvier 8h26 Fin : Samedi 29 janvier 8h25 Ă  11h31

Il est temps de rompre le jeĂ»ne, jusqu'Ă  11h33 🍒

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đŸ” Bon Ekadashi Ă  tous đŸ”

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Tout prĂšs se trouvaient beaucoup d’āƛramas trĂšs attirants, dans lesquels rĂ©sidaient de nombreux sages et saints qui pouvaient exaucer tous les dĂ©sirs que quiconque formulait. Naturellement, ils leur souhaitaient tous bonne chance. Quand le roi vit tout cela, son bras droit et son Ɠil droit se mirent Ă  trembler, un signe pour un homme, que quelque chose de bĂ©nĂ©fique allait arriver. Comme le roi descendu de cheval se tenait devant les sages assis au bord de l’étang, il vit qu’ils chantaient les Saints Noms de Dieu sur un japa-mala. Le roi leur offrit ses hommages et, joignant les mains, chanta leurs louanges. - Les sages dirent : “Nous sommes trĂšs contents de toi, O Roi. Peux-tu, s’il te plait, nous dire pourquoi tu es venu ici. À quoi penses-tu ? Nous te prions de nous dire quel est ton plus profond dĂ©sir.” - Le roi rĂ©pondit : “O grands sages, qui ĂȘtes-vous? Comment vous appelez-vous ? De toute Ă©vidence, votre prĂ©sence est la preuve que vous ĂȘtes des Saints bĂ©nĂ©fiques? Pourquoi ĂȘtes-vous venus dans ce lieu magnifique? Je vous en prie, dites-moi tout. - Les sages rĂ©pondirent : “O roi, on nous connaĂźt comme les dix ViƛvadĂ©vas (les dix fils de Vishva : Vasu, Satya, Kratu, Daksha, Kāla, Kāma, Dhriti, Pururavā, Mādrava, et Kuru). Nous sommes venus jusqu’à ce ravissant Ă©tang pour nous baigner. Le mois de Māgha (Mādhava mase) sera lĂ  dans cinq jours (d’aprĂšs le Magh nakshatra) et aujourd’hui, c’est le cĂ©lĂšbre jour de Putradā Ékādaƛī . “ Celui qui dĂ©sire un fils devrait observer strictement ce Putradā Ékādaƛī particulier.” Le roi dit : “Si vous les grands sages ĂȘtes satisfait de moi, accordez–moi la bĂ©nĂ©diction d’avoir un bon fils (putra).” - Les sages rĂ©pondirent : “ Le sens vĂ©ritable de Putradā est celui qui donne un fils pieux. Aussi, s’il te plait, observe un jeĂ»ne d’Ékādaƛī complet. Alors, grĂące Ă  notre bĂ©nĂ©diction et par la misĂ©ricorde que ÚrÄ« Keƛava nous a confĂ©rĂ©e, tu obtiendras sans doute un fils.” Sur le conseil des ViƛvadĂ©vas, le roi observa le bĂ©nĂ©fique jour de jeĂ»ne de Putradā Ékādaƛī en respectant les rĂšgles propres Ă  cet Ékādaƛī . AprĂšs avoir rompu le jeĂ»ne, il offrit ses hommages, encore et encore, Ă  chacun d’entre eux. Peu de temps aprĂšs, le roi retourna dans son palais et s’unit Ă  sa reine. La reine Úaibyā fut immĂ©diatement enceinte et exactement comme les ViƛvadĂ©vas l’avaient prĂ©dit, un bel enfant au visage brillant naquit chez eux. Quand le moment fut venu, il se distingua par son hĂ©roĂŻsme et son pĂšre lui fit grand plaisir en faisant de lui son successeur. Le fils de SukĂ©tumān s’occupa trĂšs consciencieusement de ses sujets, comme s’ils avaient Ă©tĂ© ses propres enfants. “ Pour conclure, O YudhiáčŁáč­hira, celui qui veut voir ses dĂ©sirs se rĂ©aliser devrait observer strictement le jeĂ»ne de Putradā Ékādaƛī . Pendant qu’il est sur cette planĂšte, celui qui observe strictement cet Ékādaƛī est sĂ»r d’obtenir un fils, et aprĂšs sa mort, il sera libĂ©rĂ©. Quiconque se contente de lire ou d’écouter les gloires de Putradā Ékādaƛī obtient le mĂ©rite que l’on gagne en sacrifiant un cheval. C’est pour que cela puisse bĂ©nĂ©ficier Ă  toute l’humanitĂ© que je t’ai expliquĂ© tout cela.” Ainsi s’achĂšve le rĂ©cit des gloires de Putradā Ékādaƛī ou PauáčŁa-ƛukla Ékādaƛī dans le Bhavishya Purāáč‡a de VĂ©da VyāsadĂ©va.

PUTRADA EKĀDAÚÄȘ Les dix ViƛvadĂ©vas accordĂšrent au Roi SukĂ©tumān la faveur d’avoir un fils. (Bhavishya Purāáč‡a) -ÚrÄ« Nārāyaáč‡a la personnalitĂ© originelle, est la dĂ©itĂ© que l’on doit adorer; ce jour sacrĂ© dĂ©truit tous les pĂ©chĂ©s et nous Ă©lĂšve jusqu’à la demeure spirituelle. -Les bienfaits obtenus : ÚrÄ« Hari rĂ©alise tous les dĂ©sirs et accorde la perfection absolue Ă  Ses fidĂšles dĂ©vots, en les rendant cĂ©lĂšbres et Ă©rudits. Un jour, dans le royaume de Bhadrāvati, le roi SukĂ©tumān et la reine Úaibyā Ă©taient en grande dĂ©tresse. Ils n’avaient pas de fils pour perpĂ©tuer leur dynastie, ni personne pour leur offrir tarpaáč‡a (les oblations d’eau destinĂ©es aux ancĂȘtres), quand ils viendraient Ă  mourir. Leur misĂšre mutuelle leur faisait penser que l’oblation aux ancĂȘtres, Ă©tait aussi imbuvable que de l’eau bouillie. Ni les ministres, ni les amis, ni mĂȘme ceux qu’ils aimaient ne pouvaient les rĂ©conforter; les Ă©lĂ©phants, les chevaux, l’infanterie n’étaient pas une consolation pour eux. On dit que sans un fils un mariage est gĂąchĂ©. Pour un chef de famille, son cƓur et sa splendide maison, demeurent vides et malheureux. PrivĂ© de fils, un homme ne peut liquider les dettes qu’il a contractĂ©es auprĂšs de ses ancĂȘtres, des dĂ©vas et des autres humains. Par consĂ©quent, tout homme mariĂ© devrait faire tout son possible pour engendrer un fils. - Un fils tĂ©moigne des activitĂ©s pieuses qu’un homme a accomplies dans cent de ses vies antĂ©rieures, et une telle personne jouit d’une longue vie dans ce monde ainsi que d’une bonne santĂ© et d’une grande richesse. - Avoir des fils et des petits-fils dans cette vie est la preuve qu’une personne a vĂ©nĂ©rĂ© ÚrÄ« ViáčŁáč‡u dans le passĂ©. La grande bĂ©nĂ©diction que reprĂ©sentent le fait d’avoir des fils, de l’argent, une grande intelligence ne peut s’obtenir qu’en vĂ©nĂ©rant ÚrÄ« Káč›áčŁáč‡a, Dieu, la Personne SuprĂȘme. La dĂ©tresse du Roi : - Le Roi ne connaissait pas la paix. Il Ă©tait anxieux jour et nuit et jusque dans ses rĂȘves. En proie Ă  une angoisse constante, le roi SukĂ©tumān dĂ©cida de mettre fin Ă  ses souffrances en se suicidant. Mais il comprit que le suicide condamne l’homme aux tourments infernaux de la renaissance, aussi abandonna-t-il cette idĂ©e. - Voyant qu’il s’autodĂ©truisait progressivement, consummĂ© par cette angoisse de n’avoir pas de fils, le roi, pour finir, monta son cheval et se rendit seul dans la forĂȘt profonde. Les prĂȘtres et les brāhmaáč‡as eux-mĂȘmes ignoraient oĂč il Ă©tait allĂ©. Dans cette forĂȘt, le roi SukĂ©tumān errait sans but, voyant des figues, des dates, des jacquiers, des bakula, etc 
 - Il vit des cerfs, des tigres, des sangliers, des lions, des singes, des serpents, d’énormes Ă©lĂ©phants, des lĂ©opards, des chacals et des hippopotames. Tout cela lui rappelait la mĂ©nagerie de son palais. - À midi, le roi commença Ă  ressentir la fatigue. La faim et la soif le tourmentaient. Il pensa : “Quelles actions pĂ©cheresses ont pu faire en sorte que je suis maintenant forcĂ© de souffrir de cette façon, la gorge sĂšche et brĂ»lante, l’estomac vide et gargouillant ? J’ai fait plaisir aux dĂ©vas en leur offrant de nombreux feux de sacrifice et en les vĂ©nĂ©rant. J’ai Ă©galement fait don de nombreux prĂ©sents et douceurs Ă  tous les brāhmaáč‡as qui les mĂ©ritaient et j’ai pris soin de mes sujets comme s’ils avaient Ă©tĂ© mes propres enfants. - Alors, pourquoi est-ce que je souffre ainsi ? Quels pĂ©chĂ©s inconnus ont portĂ© de tels fruits et m’affligent de cette atroce maniĂšre ? AbsorbĂ© dans ses pensĂ©es, le roi SukĂ©tumān poursuivait son chemin avec difficultĂ© et enfin, grĂące aux bienfaits que lui avaient valus ses actes de piĂ©tĂ©, il arriva prĂšs d’un Ă©tang ornĂ© de beaux lotus et qui ressemblait au lac Mānasarova. Il Ă©tait plein de plantes aquatiques, de crocodiles et de nombreuses variĂ©tĂ©s de poissons, et embelli de maintes variĂ©tĂ©s de lys et de lotus. Les beaux lotus s’étaient ouverts au soleil et des cygnes, des grues et des canards nageaient joyeusement dans ses eaux.