BMF Ekadashi
Open in Telegram
Dans la tradition Vaishnava, le jeĂ»ne se fait pendant les jours dâEkÄdaĆÄ«. EkÄdaĆÄ« a lieu deux fois par mois, le 11Ăšme jour de la lune montante et descendante. Il est dit quâil est trĂšs auspicieux de jeĂ»ner pendant ces jours-lĂ .
Show more372
Subscribers
-124 hours
-27 days
-230 days
Posts Archive
372
" Le sage dit : "Seigneur Shri Rama, je vais vous parler du plus Ă©levĂ© de tous les jeĂ»nes, en observant que Vous allez sĂ»rement vaincre Ravana et ĂȘtre Ă©ternellement glorifiĂ©. Veuillez maintenant Ă©couter avec toute votre attention."
"La veille d'Ekadashi, façonnez une marmite d'or ou d'argent ou mĂȘme de cuivre. MĂȘme l'argile fera l'affaire si ces mĂ©taux ne sont pas disponibles. Remplissez la casserole d'eau pure puis dĂ©corez-la avec des feuilles de mangue. Couvrez-la et placez-la prĂšs d'un autel sacrĂ© sur un monticule de sept grains (les sept grains sont l'orge, le blĂ©, le riz, le maĂŻs, les pois chiches, le kukani et le dahl ou les pois). Maintenant, prenez votre bain du matin, dĂ©corez le pot d'eau avec des guirlandes de fleurs et de bois de santal. Et dans le couvercle concave au-dessus de la casserole, l'orge, la grenade et la noix de coco, vĂ©nĂšrent maintenant avec une grande dĂ©votion la potion d'eau et lui offrent de l'encens, une pĂąte de bois de santal, des fleurs, une assiette de nourritures somptueuses. Reste lĂ Ă dormir cette nuit Ă cĂŽtĂ© de ce pot sacrĂ©. Sur le dessus du couvercle rempli dâorge, etc., placez une mine dorĂ©e de Lord Shri Narayana.
Lorsque Ekadashi se lĂšve, prenez votre bain du matin, puis dĂ©corez le pot d'eau avec de la pĂąte de bois de santal et des guirlandes. Ensuite, adorez le pot avec de l'encens de premiĂšre classe, des lampes, de la pĂąte de bois de santal et des fleurs trempĂ©es dans une pĂąte de bois de santal, puis placez dĂ©votement / dĂ©votement plusieurs sortes d'aliments cuits, de grenade et de noix de coco. Reste alors Ă©veillĂ© la nuit. Lorsque le Dwadashi se lĂšve, emmenez le pot dâeau au bord dâune riviĂšre sacrĂ©e ou mĂȘme jusquâĂ la rive dâun petit Ă©tang. AprĂšs l'avoir adorĂ© Ă nouveau correctement, ĂŽ roi des rois, offrez-le avec tous les ingrĂ©dients susmentionnĂ©s Ă un brahmane au cĆur pur, spĂ©cialiste des sciences vĂ©diques. Si vous et vos commandants militaires observez le Vijaya Ekadashi de cette maniĂšre, vous serez sĂ»rement victorieux Ă tous Ă©gards. "
Lord Shri Ramachandra Bhagavan, la PersonnalitĂ© SuprĂȘme de la DivinitĂ©, a agi comme le lui avait demandĂ© Bakadaalbhya Muni, et il a donc conquis toutes les forces dĂ©moniaques. De mĂȘme, quiconque observe le Vijaya Ekadashi de cette maniĂšre sera toujours victorieux dans ce monde mortel et, aprĂšs avoir quittĂ© ce monde, il rĂ©sidera pour toujours dans le royaume sans angoisse du Royaume de Dieu connu sous le nom de Vaikunthas.
Oh Narada, mon fils, de cette histoire, tu peux comprendre pourquoi on devrait observer cet Ekadashi rapidement, en respectant strictement les rĂšgles et rĂšglements. Ce jeĂ»ne est assez puissant pour Ă©liminer toutes les rĂ©actions pĂ©cheresses, mĂȘme les plus abominables ".
Lord Shri Krishna a conclu : "Oh Yudhishthira, quiconque lit ou entend cette histoire atteindra le mĂȘme grand mĂ©rite que celui qui est gagnĂ© en accomplissant un sacrifice de cheval les jours de jadis."
Ainsi se termine la narration des gloires de Phalguna-Krishna Ekadashi ou de Vijaya Ekadashi, de la Skanda Purana.
REMARQUES :
Sugriva, un grand singe, Ă©tait le fils d'Indra et d'Ahilya. Elle Ă©tait l'Ă©pouse de Gautama, l'un des sept grands sages qui sont apparus dans l'esprit du seigneur Brahma. Indra s'est dĂ©guisĂ© en Gautama Muni et a sĂ©duit Ahilya, qui avait eu la chance de ne jamais avoir plus de seize ans. Elle Ă©tait la plus belle femme du monde et Indra et le dieu-soleil ont Ă©tĂ© sĂ©duits par sa beautĂ©. Les unes aprĂšs les autres, Indra et le dieu-soleil sont venus Ă elle sous la forme de Gautama Muni et avaient l'union avec elle, et Sugriva et Vali sont nĂ©s respectivement, (l'union de Sugriva d'Indra et l'union de Vali de Surya). Au dĂ©but, Sugriva et Vali ressemblaient Ă des ĂȘtres humains, mais quand Gautama a dĂ©couvert l'infidĂ©litĂ© de sa femme, il a jetĂ© avec colĂšre les deux garçons dans l'ocĂ©an en disant : "Si vous n'ĂȘtes pas mes fils, devenez des singes". Ainsi, ils sont devenus des singes. Sugriva a aidĂ© son ami Rama Ă retrouver Sita devi et, en retour, Rama a aidĂ© Sugriva Ă rĂ©cupĂ©rer son royaume de Kishkindha de son frĂšre Vali.
372
ĆrÄ« RÄmachandra jeĂ»ne afin de vaincre des forces dĂ©moniaques. (extrait du Skanda PurÄáča).
Yudhishthira Maharaj a dit : "Oh Seigneur Shri Krishna, Î fils glorieux de Vasudeva, s'il te plaßt, sois miséricordieux envers moi et décris l'Ekadashi qui a lieu pendant la sombre quinzaine du mois de Phalguna (février-mars)."
Lord Shri Krishna a rĂ©pondu : "Oh Yudhishthira, roi des rois, je vous raconterai volontiers ce grand jeĂ»ne, connu sous le nom de Vijaya Ekadashi. Quiconque lâobserve rĂ©ussit certainement dans cette vie et dans lâautre. Tous les pĂ©chĂ©s sont Ă©radiquĂ©s et entend les sublimes gloires cet Ekadashi.
Narada Muni a une fois demandé au seigneur Brahma, qui est assis sur une fleur de lotus à propos du Vijaya Ekadashi. Shri Narada a déclaré : "Oh, le meilleur de tous les demi-dieux, veuillez me dire le mérite que l'on peut obtenir en observant fidÚlement Vijaya Ekadashi."
Le grand pÚre de Narada répondit alors : "Mon cher fils, ce jour de jeûne le plus ancien est pur, et il annule tous les péchés. Je n'ai jamais révélé cela à personne jusqu'à aujourd'hui, mais vous pouvez comprendre sans aucun doute que cet Ekadashi donne le résultat indiqué par son nom (Vijaya signifie Victoire).
Lorsque le seigneur Rama fut exilĂ© dans la forĂȘt pendant quatorze ans, lui, la dĂ©esse Sita et son frĂšre divin Lakshmana restĂšrent Ă Panchavati comme mendiants. MĂšre Sita a ensuite Ă©tĂ© kidnappĂ©e par le dĂ©mon Ravana, et Lord Rama est apparemment devenu dĂ©concertĂ© comme un homme ordinaire par la dĂ©tresse. En cherchant son Ă©poux bien-aimĂ©, le Seigneur est tombĂ© sur Jatayu mourant et a ensuite tuĂ© son ennemi Kabandha. Le grand vautour dĂ©vot Jatayu est retournĂ© Ă Vaikuntha aprĂšs avoir racontĂ© Ă Rama comment sa chĂšre Sita avait Ă©tĂ© enlevĂ©e par Ravana.
Plus tard, Lord Rama et Sugriva, le roi des singes, sont devenus amis. Ensemble, ils amassĂšrent une grande armĂ©e de singes et d'ours et envoyĂšrent Hanumanji, son ministre, Ă Shri Lanka, oĂč il put voir Janaki (Shrimati Sita devi) dans un jardin d'Ashoka. Il a transmis le message du Seigneur Rama et a montrĂ© la bague prouvant son authenticitĂ© pour avoir rendu un si grand service au Seigneur SuprĂȘme Shri Rama.
Avec l'aide de Sugriva, Lord Rama s'est dirigĂ© vers Shri Lanka. En arrivant au bord de l'ocĂ©an avec l'armĂ©e des singes, il pouvait comprendre que l'eau Ă©tait inhabituellement profonde et hostile. Ainsi, il a dit Ă Lakshmana, Oh fils de Sumitra, comment pouvons-nous gagner assez de mĂ©rite pour pouvoir traverser ce vaste ocĂ©an, lâinsondable demeure de Varuna deva ? Je ne vois aucun moyen facile de le traverser, grouillant de requins et dâautres espĂšces aquatiques fĂ©roces.
Lakshmana a rĂ©pondu : « Oh le meilleur de tous les ĂȘtres, Oh origine de tous les dĂ©vas, Oh personnalitĂ© primale, le grand sage Bakadalbhya vit sur une Ăźle Ă seulement six kilomĂštres d'ici. Oh Raghava, il a vu beaucoup de Brahmas aller et venir, tant il Ă©tait ĂągĂ© et sage. Allons Ă lui, prenons son darshan (public) et demandons-lui comment nous pouvons atteindre notre objectif en toute sĂ©curitĂ©.
Donc Rama et Lakshmana se sont rendus Ă l'humble Ashram de l'incomparable Bakadalbhya Muni. S'approchant de lui, les deux seigneurs lui ont rendu leur respect comme s'il Ă©tait un second Vishnu. Bakadalbhya pouvait immĂ©diatement comprendre, cependant, que Shri Rama Ă©tait en rĂ©alitĂ© la PersonnalitĂ© SuprĂȘme de la DivinitĂ©, qui, pour ses propres raisons, Ă©tait apparue sur la Terre et agissait comme un ĂȘtre humain. "Shri Rama", a dĂ©clarĂ© Bakadalbhya, "Oh le meilleur des ĂȘtres, pourquoi ĂȘtes-vous venu Ă ma pauvre demeure ?" Le Seigneur a rĂ©pondu : "Oh, grand brahmane, je suis venu ici au bord de l'ocĂ©an avec Ma phalange de singe et d'ours guerriers pour traverser la mer et conquĂ©rir Lanka et sa horde de dĂ©mons dirigĂ©e par Ravana. Oh le plus grand des sages, s'il te plaĂźt, sois misĂ©ricordieux envers moi et dis-moi s'il te plaĂźt comment je peux traverser ce vaste ocĂ©an. C'est pourquoi je suis venu Ă ton ashram aujourd'hui.
372
đ„„ Vijaya Ekadashi đ„„
Début : Dimanche 27 Février 7h37
Fin : Lundi 28 Février 7h35 à 11h14
372
Quand le jour de DvÄdaĆÄ« pointa, MÄlyavÄn et PuáčŁpavatÄ« avaient abandonnĂ© leurs formes dĂ©moniaques et Ă©taient redevenus de magnifiques ĂȘtres cĂ©lestes parĂ©s dâornements chatoyants et vĂȘtus de façon exquise. Tandis que trĂšs surpris ils se contemplaient mutuellement, un avion cĂ©leste arriva pour les transporter. Un chĆur dâhabitants cĂ©lestes chantait leurs louanges pendant que le couple amendĂ© montait Ă bord du magnifique avion (vimÄna) et gagnait directement les rĂ©gions cĂ©lestes. BientĂŽt ils arrivĂšrent Ă AmarÄvatÄ«, la capitale du Seigneur Indra, et se rendirent immĂ©diatement devantleur seigneur (IndradĂ©v) et plein de gaitĂ© lui prĂ©sentĂšrent leurs hommages.
Le seigneur Indra fut fort surpris de constater quâils avaient retrouvĂ© leur statut et leur apparence aussi vite aprĂšs quâil les eĂ»t condamnĂ©s Ă souffrir comme dĂ©mons tellement plus bas, loin de son royaume cĂ©leste.
MÄlyavÄn dit : " O Seigneur, câest grĂące Ă lâextrĂȘme misĂ©ricorde de ĆrÄ« Krishna, la Personne SuprĂȘme de Dieu (VÄsudeva) et aussi Ă lâinfluence puissante de JayÄ ĂkÄdaĆÄ« que nous avons Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©s de notre douloureuse condition de piĆÄcas. O MaĂźtre, bien que nous avons accompli un service dĂ©votionnel pour le Seigneur ViáčŁáču sans le savoir (ajñÄta-sukáčti) en observant le jeĂ»ne qui Lui est le plus cher, nous avons eu la chance de retrouver notre statut originel."
-IndradĂ©v dit : "Vous ĂȘtes devenus dignes de vĂ©nĂ©ration, mĂȘme de ma part, et je vois que maintenant vous ĂȘtes complĂštement purifiĂ©s de tout pĂ©chĂ©. Quiconque sâengage dans le service dĂ©votionnel de ĆrÄ« Hari ou du Seigneur Ćiva devient digne de louanges et de vĂ©nĂ©ration."
Le Seigneur laissa Ă MÄlyavÄn et PuáčŁpavatÄ« toute latitude pour profiter de la compagnie lâun de lâautre et de se rendre partout sur sa planĂšte Ă©dĂ©nique, Ă leur grĂ©.
Ainsi sâachĂšve le rĂ©cit des gloires de JayÄ ĂkÄdaĆÄ« ou MÄgha Ćukla ĂkÄdaĆÄ« ou Bhaimi ĂkÄdaĆÄ«, dans le BhaviáčŁya-uttara PurÄáča Ki Jay !
372
Le Seigneur Indra transforme un jeune couple en lutins. BhaviáčŁya-uttara PurÄáča
Qui observe Bhaimi ĂkÄdaĆÄ« est admis dans la demeure de ViáčŁáču, mĂȘme sâil nâa pas accompli les autres voeux de lâannĂ©e.
La demi-journĂ©e de jeĂ»ne marquant lâapparition de ĆrÄ« VarÄhadĂ©va est observĂ©e le lendemain Ă DvÄdaĆÄ«.
-YudhiáčŁáčhira MahÄrÄja dit : " O Seigneur des seigneurs, ĆrÄ« KáčáčŁáča, toutes gloires Ă Toi ! O MaĂźtre de lâunivers, Toi seul est la source des quatre sortes dâentitĂ©s vivantes, issues : des Ćufs, de la transpiration, des graines et des embryons. Toi seul est la cause de toutes les causes, O Seigneur, et de ce fait, Tu es le crĂ©ateur, le conservateur et le destructeur."
-ĆrÄ« KáčáčŁáča rĂ©pondit : " Ce JayÄ ĂkÄdaĆÄ« efface toutes sortes de consĂ©quences Ă des actions pĂ©cheresses et dâinfluences dĂ©moniaques qui peuvent affecter lâĂąme spirituelle. LâĂąme assez chanceuse pour observer ce jour sacrĂ© est soulagĂ©e du lourd fardeau de lâexistence de fantĂŽme."
Lâhistoire des lutins
-Il y a trĂšs, trĂšs longtemps, sur les planĂštes Ă©dĂ©niques, Le Seigneur Indra gouvernait parfaitement son royaume cĂ©leste, et tous les dĂ©vas (demi-dieux) qui vivaient lĂ Ă©taient heureux et satisfaits. Dans la forĂȘt de Nandana quâembellissaient des fleurs pÄrijÄta , Indra buvait de lâambroisie chaque fois quâil le dĂ©sirait ou apprĂ©ciait le service de cinquante millions de servantes cĂ©lestes les ApsarÄs. Des chanteurs entonnaient des mĂ©lodies envoĂ»tantes. Le musicien en chef Chitrasena, Ă©tait accompagnĂ© de son fils MÄlyavÄn. Ce magnifique jeune homme fut sĂ©duit par lâApsarÄ PuáčŁpavatÄ«. En vĂ©ritĂ©, les flĂšches de Cupidon transpercĂšrent le cĆur de la danseuse; ses yeux enchanteurs captivĂšrent le jeune MÄlyavÄn. Cette splendide beautĂ© avait des bras incomparablement grĂącieux, aussi fins quâun lasso de soie. Son visage Ă©tait pareil Ă la lune, ses immenses yeux de lotus, touchait presque ses oreilles richement dĂ©corĂ©es.
-TranspercĂ©s de dĂ©sirs lâun pour lâautre, les deux artistes ne purent chanter et danser correctement avec le reste de la troupe. Ils chantĂšrent faux, dansĂšrent Ă contre-temps, gĂąchant ainsi tout le spectacle dĂ©diĂ© Ă Indra, le Seigneur et maĂźtre des planĂštes cĂ©lestes.
-ExtrĂȘmement furieux, Indra sâĂ©cria : " Bande dâinsensĂ©s, vous prĂ©tendez chanter pour moi, mais en fait, vous ĂȘtes tout absorbĂ© dans la passion lâun pour lâautre. Vous mâavez trompĂ© ! Je vous condamne tous les deux Ă souffrir dĂ©sormais comme lutins, en tant que mari et femme et Ă rĂ©colter le fruit de vos offenses sur les planĂštes terrestres."
-Muets de stupeur en entendant ces mots cruels, MÄlyavÄn et PuáčŁpavatÄ« furent envoyĂ©s immĂ©diatement sur terre, sur un sommet de lâHimÄlaya. Ils perdirent les sens du goĂ»t, de lâodorat et du toucher. Il faisait si froid quâils ne pouvaient mĂȘme pas trouver lâoubli dans le sommeil.
MÄlyavÄn dit Ă sa femme PuáčŁpavatÄ« : â Quels pĂ©chĂ©s abominables avons-nous commis pour devoir souffrir dans ces corps de piĆÄca, de lutins? Câest infernal! Il est clair que lâon ne devrait jamais commettre de pĂ©chĂ©s.â
Et ainsi, les amants tristes poursuivirent péniblement leur chemin dans la neige et sur la glace.
Par une chance extraordinaire cependant, ce jour prĂ©cis Ă©tait celui si bĂ©nĂ©fique de JayÄ (Bhaimi) ĂkÄdaĆÄ«.
Leur dĂ©tresse les empĂȘchait de boire lâeau, de manger les fruits et lĂ©gumes disponibles Ă cette altitude et sans le savoir, ils observaient lâĂkÄdaĆÄ« en jeĂ»nant complĂštement. SubmergĂ©s par leur malheur, MÄlyavÄn et PuáčŁpavatÄ« sâeffondrĂšrent sous un arbre appelĂ© Pipal et ne cherchĂšrent mĂȘme pas Ă se relever. Ă ce moment, le soleil sâĂ©tait couchĂ©. Ils claquaient des dents Ă lâunisson et quand le froid les engourdit, ils sâĂ©treignirent simplement pour se tenir chaud. SerrĂ©s dans les bras lâun de lâautre, ils ne pouvaient goĂ»ter ni au sommeil ni au plaisir sexuel. Pourtant, O YudhiáčŁáčhira, par la misĂ©ricorde du jeĂ»ne de JayÄ ĂkÄdaĆÄ«, quâils avaient observĂ© involontairement, parce quâils avaient veillĂ© toute la nuit, ils furent graciĂ©s.
372
đ„ Bhaimi Ekadashi đ„
Début : Samedi 12 Février 8h04
Fin : Dimanche 13 Février 8h02-11h24
372
Quiconque suit correctement ce merveilleux áčąaáč-tilÄ ĂkÄdaĆÄ« avec grande foi, ne connait plus la pauvretĂ© spirituelle, mentale, physique, sociale ou intellectuelle - ni aucun mauvais prĂ©sage. En vĂ©ritĂ©, suivre ce jeĂ»ne dâĂkÄdaĆÄ« en donnant, sacrifiant, ou manger du sĂ©same, libĂšre de tous les pĂ©chĂ©s passĂ©s, sans aucun doute. Il nâest pas besoin de comprendre le processus. Les Ăąmes fortunĂ©es qui suivent correctement ces actes de charitĂ© dans un esprit dĂ©votionnel, seront libĂ©rĂ©s des rĂ©actions pĂ©cheresses et se destinent au âRETOUR Ă KáčáčąáčAâ.
Les dĂ©vots de KáčáčŁáča ne consomment pas de graines de SĂ©same lors des ĂkÄdaĆÄ«s, sauf pour le áčąaáč-tilÄ ĂkÄdaĆÄ«, le sĂ©same offert Ă KáčáčŁáča peut ĂȘtre mangĂ©. (A. C. BhaktivedÄnta SwÄmÄ« PrabhupÄda)
372
"ĆrÄ« KáčáčŁáča rĂ©pondit : âIl y a longtemps sur la terre vivait une brÄhmaáčÄ« agĂ©e qui Me vĂ©nĂ©rait chaque jour. Elle observait fidĂšlement les jeĂ»nes des jours qui MâĂ©taient spĂ©cialement dĂ©diĂ©s (JanmÄáčŁáčamÄ«, RÄma-navami, VÄmana-DvÄdaĆÄ«, VarÄha-DvÄdaĆÄ«, Gaur-PĆ«ráčimÄ, etc.) et Me servait avec une dĂ©votion entiĂšre, dĂ©nuĂ©e de tout motif personnel. Ses jeĂ»nes rigoureux lâaffaiblissaient et lâamaigrissaient. Elle faisait la charitĂ© Ă des brÄhmaáčas et Ă des jeunes filles (kanyas). Bien quâelle fĂźt la charitĂ© Ă des gens qui en Ă©taient dignes, un aspect curieux de son austĂ©ritĂ© faisait quâelle ne donnait jamais de nourriture Ă des brÄhmaáčas ou aux dĂ©vas (demi-dieux).
ĆrÄ« KáčáčŁáča : Je commençai Ă rĂ©flĂ©chir Ă cette curieuse omission.
Cette excellente femme sâĂ©tait purifiĂ©e en jeĂ»nant Ă chaque occasion propice ; et par consĂ©quent sâĂ©tait vĂ©ritablement qualifiĂ©e pour rejoindre Ma propre demeure.
-Aussi, Je descendis sur terre dĂ©guisĂ© en disciple du seigneur Ćiva, portant une guirlande de crĂąnes autour du cou et tenant une coupelle pour mendier (kumandalu).
Comme Je Mâapprochai dâelle, elle Me dit :
" O Ătre Digne de Respect, en vĂ©ritĂ©, dis-moi pourquoi Tu es venu me voir."
Je rĂ©pondis : " O ĂȘtre magnifique, Je suis venu te demander quelques aumĂŽnes sacrĂ©es."
LĂ - dessus, elle jeta rageusement une grosse motte de terre dans Ma coupelle !!
Oh NÄrada Muni, Je suis simplement retournĂ© dans Ma demeure, Ă©tonnĂ© par lâĂ©trange mĂ©lange de magnanimitĂ© et dâavarice coexistant dans cette excellente femme.
La tranformation de la BrÄhmaáčÄ«
Ă la fin, cette dame austĂšre rejoignit le monde spirituel dans son corps-mĂȘme. Et comme elle Mâavait malgrĂ© tout offert une motte de terre, Jâai transformĂ© cette terre en une belle maison, mais dans laquelle il nây avait pas trace de cĂ©rĂ©ales comestibles et pas de meubles non plus.
- Alors, elle sâapprocha de Moi et Me dit, trĂšs en colĂšre :
" Jâai jeĂ»nĂ© Ă de nombreuses reprises, Ă chaque occasion propice, affaiblissant mon corps et lâamaigrissant. Je Tâai vĂ©nĂ©rĂ© et Tâai adressĂ© des priĂšres de tant de maniĂšres diffĂ©rentes, car Tu es le maĂźtre et protecteur de tous les univers. Et malgrĂ© tout cela, il nây a ni nourriture ni richesses dans ma nouvelle maison. Oh JanÄrdana, je Tâen prie, dis-moi. Quâest-ce que cela signifie ? "
Je rĂ©pondis : " Je tâen prie, retourne chez toi, les Ă©pouses des dĂ©vas vont te rendre visite par curiositĂ©, pour voir la nouvelle arrivĂ©e, mais ne leur ouvre pas la porte avant quâelles tâaient dĂ©crit toutes les gloires et toute lâimportance de lâĂkÄdaĆÄ« de áčąaáč-tilÄ."
- Entendant cela, elle retourna chez elle. Ă lâunisson, les Ă©pouses des dĂ©vas lui dire : "O belle dame, nous sommes venues prendre ton darĆana (te voir)."
La BrÄhmaáčÄ« leur dit : "TrĂšs chĂšres dames, jâouvrirai, seulement si vous me dĂ©crivez les mĂ©rites du áčąaáč-tilÄ ĂkÄdaĆÄ« ."
Ne sachant rĂ©pondre, elles revinrent plus tard - lâune dâelles, expliqua la nature sublime de cet ĂkÄdaĆÄ« sacrĂ©.
- Enfin elle ouvrit la porte aux Ă©pouses des dĂ©vas. Elles virent quâelle nâĂ©tait pas une dĂ©esse, une GandharvÄ«, une dĂ©mone, ni une NÄga-patnÄ«, mais une humaine ordinaire.
- Ă partir de ce moment, la dame BrÄhmaáčÄ« observa áčąaáč-tilÄ ĂkÄdaĆÄ«, qui octroie toutes les satisfactions matĂ©rielles et la libĂ©ration. Finalement, elle reçut les beaux meubles et les cĂ©rĂ©ales quâelle avait espĂ©rĂ© trouver dans sa maison. Son corps matĂ©riel ordinaire devint spirituel fait de sac-cid-Änanda (Ă©ternitĂ©, savoir et fĂ©licitĂ©).
ĆrÄ« KáčáčŁáča dit Ă NÄradaji : " O NÄradaji, une personne ne devrait pas intentionnellement observer ĂkÄdaĆÄ« dans lâespoir de sâenrichir malhonnĂȘtement. De façon dĂ©sintĂ©ressĂ©e, elle devrait tout simplement donner des grains de sĂ©same, des habits, de la nourriture, selon ses capacitĂ©s. Ainsi vie aprĂšs vie, elle sera en bonne santĂ© et sa conscience spirituelle sera exaltĂ©e.
- Finalement elle sera soulagĂ©e des tribulations de ce monde ; son admission dans le royaume de Dieu la rĂ©jouira. Câest mon opinion, O NÄradaji meilleur des demi-dieux."
372
SHAT-TILA EKADASHI
Une BrÄhmaáčÄ« faisait la charitĂ© Ă des BrÄhmaáčas, mais jamais aux demi-dieux. (BhaviáčŁya-uttara PurÄáča)
ĆrÄ« DÄlbhya áčáčŁi demanda Ă Palastya Muni : "Quand lâĂąme spirituelle entre en contact avec lâĂ©nergie matĂ©rielle, elle commence immĂ©diatement Ă se livrer Ă des activitĂ©s pĂ©cheresses telles que le vol, le meurtre et le sexe illicite.
O la plus pure des personnes, je tâen prie, dis-moi de quelle façon ces Ăąmes infortunĂ©es peuvent Ă©chapper au chĂątiment qui consiste Ă ĂȘtre envoyĂ© dans les rĂ©gions infernales de la crĂ©ation."
Pulastya Muni rĂ©pondit : "O homme chanceux, tu mâas posĂ© une question importante et confidentielle que ni mĂȘme BrahmÄ, ViáčŁáču, Ćiva ou Indra nâont jamais posĂ©e."
Comment observer áčąaáč-tilÄ ĂkÄdaĆÄ« : Avec lâarrivĂ©e du mois de MÄgha, nous devrions nous baigner avec soin, contrĂŽler nos sens en renonçant Ă la luxure, la colĂšre, lâorgueil, la jalousie, la critique, la cupiditĂ© et mĂ©diter sur le Seigneur ĆrÄ« KáčáčŁáča. Nous devrions recueillir de la bouse de vache avant quâelle ne touche le sol, la mĂ©langer avec des graines de sĂ©same et de coton, en former 108 boules.
- Ce devrait ĂȘtre fait pour la constellation de PurvÄáčŁÄážhÄ-nakáčŁatra, en suivant les rĂšgles et les principes de ĆrÄ« EkÄdaĆÄ«. Tout en priant ĆrÄ« KáčáčŁáča en chantant Ses Saints Noms, nous devrions promettre dâobserver le jeĂ»ne dâĂkÄdaĆÄ« . Nous devrions demeurer Ă©veillĂ©s toute la nuit et offrir, un homa (feu de sacrifice). Puis les dĂ©vots devraient accomplir une cĂ©rĂ©monie dâÄratÄ« pour le plaisir du Seigneur, qui tient une conque, un disque, une massue, etc ⊠dans Ses mains, offrir de la pĂąte de santal Ă Ses pieds, de lâencens, du camphre, une lampe de ghee allumĂ©e et de dĂ©licieuses prĂ©parations culinaires. Ensuite, les dĂ©vots devraient jeter les 108 boules dans le feu sacrĂ© tout en chantant les Saints Noms du PuruáčŁa-sĆ«kta .
Ils devraient offrir au Seigneur de la citrouille, des noix de coco et des goyaves.
Ils devraient adresser des priĂšres Ă ĆrÄ« JanÄrdana, le bienfaiteur de tous les ĂȘtres vivants :
" O ĆrÄ« KáčáčŁáča, nous sommes tombĂ©s dans lâocĂ©an de lâexistence matĂ©rielle de grĂące, sois bon avec nous. O divinitĂ© aux yeux de lotus, sâil Te plait, accepte nos hommages les plus humbles, tendres et respectueux."
Puis, les dĂ©vots devraient sâefforcer de faire plaisir Ă un brÄhmaáča qualifiĂ© en lui offrant, avec accueil chaleureux, une cruche pleine dâeau (purna kumbha), une ombrelle (ou un parapluie), une paire de chaussures et des vĂȘtements (Ă©toffe, dhoti et anga vastra) tout en lui demandant de leur accorder ses bĂ©nĂ©dictions grĂące auxquelles ils pourront dĂ©velopper un amour pur pour ĆrÄ« KáčáčŁáča.
-En fonction de ses capacitĂ©s, chacun dâeux devrait aussi faire don dâune vache noire Ă un brÄhmaáča trĂšs versĂ© dans les Ă©critures vĂ©diques â Il devrait aussi lui offrir un pot plein de graines de sĂ©same noires, convenant pour les feux de sacrifice et de graines de sĂ©same blanches que peut manger un brÄhmaáča qualifiĂ©.
Celui qui réussit à donner ces deux sortes de graines accÚdera aux planÚtes édéniques.
áčąaáč-tilÄ : les six maniĂšres dâutiliser les grains de sĂ©same-tilÄ pour atteindre la purification spirituelle :
(1) se baigner dans une eau qui contient des graines de sésame,
(2) se frotter le corps Ă lâaide dâune pĂąte Ă base de graines de sĂ©same,
(3) offrir des graines de sésame au feu en guise de sacrifice,
(4) manger des graines de sésame, 108 boules
(5) faire lâaumĂŽne de graines de sĂ©same, sĂ©same et bouse de vache
(6) accepter lâaumĂŽne de graines de sĂ©same.
Lâhistoire dâune brÄhmaáčÄ« agĂ©e : Le grand DĂ©varáčŁi NÄradaji demanda un jour Ă ĆrÄ« KáčáčŁáča de lui dire quel rĂ©sultat obtenait celui qui observait lâĂkÄdaĆÄ« de áčąaáč-tilÄ.
372
đ„„ Shat-tila Ekadashi đ„„
Début : Vendredi 28 janvier 8h26
Fin : Samedi 29 janvier 8h25 Ă 11h31
372
Tout prĂšs se trouvaient beaucoup dâÄĆramas trĂšs attirants, dans lesquels rĂ©sidaient de nombreux sages et saints qui pouvaient exaucer tous les dĂ©sirs que quiconque formulait.
Naturellement, ils leur souhaitaient tous bonne chance. Quand le roi vit tout cela, son bras droit et son Ćil droit se mirent Ă trembler, un signe pour un homme, que quelque chose de bĂ©nĂ©fique allait arriver. Comme le roi descendu de cheval se tenait devant les sages assis au bord de lâĂ©tang, il vit quâils chantaient les Saints Noms de Dieu sur un japa-mala.
Le roi leur offrit ses hommages et, joignant les mains, chanta leurs louanges.
- Les sages dirent : âNous sommes trĂšs contents de toi, O Roi. Peux-tu, sâil te plait, nous dire pourquoi tu es venu ici. Ă quoi penses-tu ? Nous te prions de nous dire quel est ton plus profond dĂ©sir.â
- Le roi rĂ©pondit : âO grands sages, qui ĂȘtes-vous? Comment vous appelez-vous ? De toute Ă©vidence, votre prĂ©sence est la preuve que vous ĂȘtes des Saints bĂ©nĂ©fiques? Pourquoi ĂȘtes-vous venus dans ce lieu magnifique? Je vous en prie, dites-moi tout.
- Les sages rĂ©pondirent : âO roi, on nous connaĂźt comme les dix ViĆvadĂ©vas (les dix fils de Vishva : Vasu, Satya, Kratu, Daksha, KÄla, KÄma, Dhriti, PururavÄ, MÄdrava, et Kuru).
Nous sommes venus jusquâĂ ce ravissant Ă©tang pour nous baigner.
Le mois de MÄgha (MÄdhava mase) sera lĂ dans cinq jours (dâaprĂšs le Magh nakshatra) et aujourdâhui, câest le cĂ©lĂšbre jour de PutradÄ ĂkÄdaĆÄ« .
â Celui qui dĂ©sire un fils devrait observer strictement ce PutradÄ ĂkÄdaĆÄ« particulier.â
Le roi dit : âSi vous les grands sages ĂȘtes satisfait de moi, accordezâmoi la bĂ©nĂ©diction dâavoir un bon fils (putra).â
- Les sages rĂ©pondirent : â Le sens vĂ©ritable de PutradÄ est celui qui donne un fils pieux. Aussi, sâil te plait, observe un jeĂ»ne dâĂkÄdaĆÄ« complet. Alors, grĂące Ă notre bĂ©nĂ©diction et par la misĂ©ricorde que ĆrÄ« KeĆava nous a confĂ©rĂ©e, tu obtiendras sans doute un fils.â
Sur le conseil des ViĆvadĂ©vas, le roi observa le bĂ©nĂ©fique jour de jeĂ»ne de PutradÄ ĂkÄdaĆÄ« en respectant les rĂšgles propres Ă cet ĂkÄdaĆÄ« . AprĂšs avoir rompu le jeĂ»ne, il offrit ses hommages, encore et encore, Ă chacun dâentre eux.
Peu de temps aprĂšs, le roi retourna dans son palais et sâunit Ă sa reine. La reine ĆaibyÄ fut immĂ©diatement enceinte et exactement comme les ViĆvadĂ©vas lâavaient prĂ©dit, un bel enfant au visage brillant naquit chez eux. Quand le moment fut venu, il se distingua par son hĂ©roĂŻsme et son pĂšre lui fit grand plaisir en faisant de lui son successeur. Le fils de SukĂ©tumÄn sâoccupa trĂšs consciencieusement de ses sujets, comme sâils avaient Ă©tĂ© ses propres enfants.
â Pour conclure, O YudhiáčŁáčhira, celui qui veut voir ses dĂ©sirs se rĂ©aliser devrait observer strictement le jeĂ»ne de PutradÄ ĂkÄdaĆÄ« . Pendant quâil est sur cette planĂšte, celui qui observe strictement cet ĂkÄdaĆÄ« est sĂ»r dâobtenir un fils, et aprĂšs sa mort, il sera libĂ©rĂ©. Quiconque se contente de lire ou dâĂ©couter les gloires de PutradÄ ĂkÄdaĆÄ« obtient le mĂ©rite que lâon gagne en sacrifiant un cheval. Câest pour que cela puisse bĂ©nĂ©ficier Ă toute lâhumanitĂ© que je tâai expliquĂ© tout cela.â
Ainsi sâachĂšve le rĂ©cit des gloires de PutradÄ ĂkÄdaĆÄ« ou PauáčŁa-Ćukla ĂkÄdaĆÄ« dans le Bhavishya PurÄáča de VĂ©da VyÄsadĂ©va.
372
PUTRADA EKÄDAĆÄȘ
Les dix ViĆvadĂ©vas accordĂšrent au Roi SukĂ©tumÄn la faveur dâavoir un fils. (Bhavishya PurÄáča)
-ĆrÄ« NÄrÄyaáča la personnalitĂ© originelle, est la dĂ©itĂ© que lâon doit adorer; ce jour sacrĂ© dĂ©truit tous les pĂ©chĂ©s et nous Ă©lĂšve jusquâĂ la demeure spirituelle.
-Les bienfaits obtenus :
ĆrÄ« Hari rĂ©alise tous les dĂ©sirs et accorde la perfection absolue Ă Ses fidĂšles dĂ©vots, en les rendant cĂ©lĂšbres et Ă©rudits.
Un jour, dans le royaume de BhadrÄvati, le roi SukĂ©tumÄn et la reine ĆaibyÄ Ă©taient en grande dĂ©tresse. Ils nâavaient pas de fils pour perpĂ©tuer leur dynastie, ni personne pour leur offrir tarpaáča (les oblations dâeau destinĂ©es aux ancĂȘtres), quand ils viendraient Ă mourir.
Leur misĂšre mutuelle leur faisait penser que lâoblation aux ancĂȘtres, Ă©tait aussi imbuvable que de lâeau bouillie. Ni les ministres, ni les amis, ni mĂȘme ceux quâils aimaient ne pouvaient les rĂ©conforter; les Ă©lĂ©phants, les chevaux, lâinfanterie nâĂ©taient pas une consolation pour eux.
On dit que sans un fils un mariage est gĂąchĂ©. Pour un chef de famille, son cĆur et sa splendide maison, demeurent vides et malheureux. PrivĂ© de fils, un homme ne peut liquider les dettes quâil a contractĂ©es auprĂšs de ses ancĂȘtres, des dĂ©vas et des autres humains. Par consĂ©quent, tout homme mariĂ© devrait faire tout son possible pour engendrer un fils.
- Un fils tĂ©moigne des activitĂ©s pieuses quâun homme a accomplies dans cent de ses vies antĂ©rieures, et une telle personne jouit dâune longue vie dans ce monde ainsi que dâune bonne santĂ© et dâune grande richesse.
- Avoir des fils et des petits-fils dans cette vie est la preuve quâune personne a vĂ©nĂ©rĂ© ĆrÄ« ViáčŁáču dans le passĂ©. La grande bĂ©nĂ©diction que reprĂ©sentent le fait dâavoir des fils, de lâargent, une grande intelligence ne peut sâobtenir quâen vĂ©nĂ©rant ĆrÄ« KáčáčŁáča, Dieu, la Personne SuprĂȘme.
La détresse du Roi :
- Le Roi ne connaissait pas la paix. Il Ă©tait anxieux jour et nuit et jusque dans ses rĂȘves. En proie Ă une angoisse constante, le roi SukĂ©tumÄn dĂ©cida de mettre fin Ă ses souffrances en se suicidant. Mais il comprit que le suicide condamne lâhomme aux tourments infernaux de la renaissance, aussi abandonna-t-il cette idĂ©e.
- Voyant quâil sâautodĂ©truisait progressivement, consummĂ© par cette angoisse de nâavoir pas de fils, le roi, pour finir, monta son cheval et se rendit seul dans la forĂȘt profonde. Les prĂȘtres et les brÄhmaáčas eux-mĂȘmes ignoraient oĂč il Ă©tait allĂ©. Dans cette forĂȘt, le roi SukĂ©tumÄn errait sans but, voyant des figues, des dates, des jacquiers, des bakula, etc âŠ
- Il vit des cerfs, des tigres, des sangliers, des lions, des singes, des serpents, dâĂ©normes Ă©lĂ©phants, des lĂ©opards, des chacals et des hippopotames. Tout cela lui rappelait la mĂ©nagerie de son palais.
- Ă midi, le roi commença Ă ressentir la fatigue. La faim et la soif le tourmentaient. Il pensa : âQuelles actions pĂ©cheresses ont pu faire en sorte que je suis maintenant forcĂ© de souffrir de cette façon, la gorge sĂšche et brĂ»lante, lâestomac vide et gargouillant ? Jâai fait plaisir aux dĂ©vas en leur offrant de nombreux feux de sacrifice et en les vĂ©nĂ©rant. Jâai Ă©galement fait don de nombreux prĂ©sents et douceurs Ă tous les brÄhmaáčas qui les mĂ©ritaient et jâai pris soin de mes sujets comme sâils avaient Ă©tĂ© mes propres enfants.
- Alors, pourquoi est-ce que je souffre ainsi ? Quels pĂ©chĂ©s inconnus ont portĂ© de tels fruits et mâaffligent de cette atroce maniĂšre ?
AbsorbĂ© dans ses pensĂ©es, le roi SukĂ©tumÄn poursuivait son chemin avec difficultĂ© et enfin, grĂące aux bienfaits que lui avaient valus ses actes de piĂ©tĂ©, il arriva prĂšs dâun Ă©tang ornĂ© de beaux lotus et qui ressemblait au lac MÄnasarova.
Il Ă©tait plein de plantes aquatiques, de crocodiles et de nombreuses variĂ©tĂ©s de poissons, et embelli de maintes variĂ©tĂ©s de lys et de lotus. Les beaux lotus sâĂ©taient ouverts au soleil et des cygnes, des grues et des canards nageaient joyeusement dans ses eaux.
