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La sacoche aux secrets (Roman) CHAPITRE 21 : Marie se tenait sur la petite terrasse de sa maison, les yeux plongĂ©s dans l’obscuritĂ© de la nuit. La veille de l’opĂ©ration qu’elle avait soigneusement planifiĂ©e avec Kossivi, son ami policier, et en complicitĂ© avec le chef du village, elle Ă©tait Ă  la fois fĂ©brile et dĂ©terminĂ©e. Ce soir-lĂ , les Ă©toiles semblaient 
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Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan À partir du Jeudi prochain, ne dormez plus, ouvrez grands vos yeux comme ça pour surveiller la page. "Legacy 2" peut sortir dans dos à n'importe quel moment 😎😎

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Plus qu'un regard 9 JAYDEN Je me rĂ©veille et pour la deuxiĂšme fois en deux jours, je suis couchĂ© avec Aaliyah dans mes bras. Comment en sommes-nous arrivĂ©s Ă  dormir encore ensemble ? Je ne rĂ©flĂ©chis pas longtemps que tout me revient. J’avais bu et... je l’ai embrassĂ©. ‒ Putain, chuchotĂ©-je. Je suis en train de faire n’importe quoi. Je l’ai embrassĂ© et le pire, c’est qu’en la regardant encore endormir dans mes bras j’ai envie de renouveler l’acte. Qu’est-ce qui m’a pris de faire une telle chose ? Je la regarde dormir confortablement et je m’en veux parce que je sens que je lui ferais du mal d’une façon ou d’une autre. Lentement, je me relĂšve et je monte dans ma chambre me rendre propre. Je reste encore quelques minutes dans ma chambre Ă  ruminer sur ce qui s’est passĂ© hier. J’avais besoin de sa chaleur, de son innocence. Je ressentais ce vif besoin de l’avoir prĂȘt de moi. Et Ă  l’instant mĂȘme oĂč nos lĂšvres se sont rencontrĂ©es, j’ai Ă©tĂ© apaisĂ© en un claquement de doigt. J’ai senti un dĂ©ferlement de sensation en moi. Il y a eu un truc dans ce baiser. Je ne sais pas quoi exactement mais il y a eu un truc. Lorsque je redescends, elle est aussi propre et attablĂ©e pour le petit dĂ©jeuner. J’aurais bien voulu l’éviter ce matin mais l’alcool d’hier m’a grave creusĂ© le ventre. Je la rejoins donc. ‒ Bonjour ! ‒ Bonjour, rĂ©pond-t-elle en baissant la tĂȘte, de honte je crois bien. Nous dĂ©jeunons dans le silence. Elle garde sa tĂȘte baissĂ©e alors que moi je n’arrive pas Ă  la lĂącher du regard. Je la trouve bizarrement beaucoup plus belle que d’habitude. Je termine rapidement mon assiette afin de vite sortir d’ici. Elle termine aussi. Nous sortons ensemble de table. ‒ Je vais au travail, l’informĂ©-je en m’arrĂȘtant prĂȘt d’elle. ‒ Vous viendrez ce soir ? Demande-t-elle en levant les yeux dans ma direction. ‒ Je ne te promets rien. ‒ Ok. Elle parait déçue. Je me racle la gorge. ‒ Euh Aaliyah... ‒ Liyah. J’aime quand vous dĂźtes Liyah. ‒ Ok, Liyah. Au fait je voulais m’excuser pour... hier soir. Je n’étais pas dans mon Ă©tat normal et... ‒ Chuut !!! M’intime-t-elle de me taire en posant maladroitement son doigt sur ma bouche. Vous n’avez pas Ă  vous excuser. J’ai aimĂ© ce baiser et je prĂ©fĂšre en garder un bon souvenir. Elle se hisse sur la plante de ses pieds et pose un baiser sur mes lĂšvres. ‒ Passez une belle journĂ©e. Elle me tourne dos sans attendre ma rĂ©ponse. Je la regarde partir le cƓur battant Ă  tout rompre. Qu’est-ce qui est en train de m’arriver ? J’ai l’impression de ne plus rien gĂ©rer. Tout m’échappe avec elle. Je pars de l’appartement en mettant de cĂŽtĂ© tout ce mĂ©li-mĂ©lo de sentiment. Je fais un tour Ă  la maison histoire de m’assurer que Pamela est rentrĂ©e et qu’elle va bien. Je n’ai toujours pas eu de ses nouvelles depuis hier. La premiĂšre chose que je remarque quand je franchi le seuille de la maison, ce sont les valises de Pamela. Je la cherche dans le salon et la cuisine sans la voir. Je monte en chambre et lĂ  je la vois qui ferme sa plus petite valise. ‒ Tu pars en voyage ? Lui demandĂ©-je en fronçant les sourcils. Elle s’assoit sur le bord du lit. ‒ Il faut qu’on parle. ‒ Qu’est-ce qui se passe ? DemandĂ©-je en m’asseyant dans le fauteuil prĂšs du lit. Il est arrivĂ© malheur ? ‒ Non. Nous devons parler de nous deux. ‒ Qu’est-ce qui ne va pas ? ‒ Tout. Je ne suis pas heureuse dans ce mariage. Toi non plus. ‒ Je sais que je ne suis pas prĂ©sent ces... ‒ Il n’y a pas que ça. Nous ne sommes compatibles en rien. Moi j’aime les boites de nuit, les sorties, enfin la vie quoi. Mais toi tu es trop sĂ©rieux. Trop concentrĂ© sur tes projets, ton travail. En deux ans nous ne nous sommes jamais vraiment Ă©clatĂ©s. ‒ A un certain stade de maturitĂ© les boites de nuits ne sont plus des prioritĂ©s. Elle soupire. ‒ Est-ce que tu m’aimes ? ‒ Oui. ‒ Pas comme un ĂȘtre humain. Pas comme une connaissance. Es-tu amoureux de moi ? Je baisse les yeux. ‒ Je sais depuis le dĂ©but que tu m’épousais uniquement pour honorer la mĂ©moire de ta mĂšre qui nous voulait ensemble. Mais j’ai quand mĂȘme acceptĂ© en...

La sacoche aux secrets (Roman) CHAPITRE 20 : Sika Ă©tait assis dans le noir, son salon uniquement Ă©clairĂ© par la faible lumiĂšre d’une lampe vacillante. Son esprit Ă©tait en Ă©bullition, son corps tremblait de peur. Depuis que la sacoche noire lui Ă©tait apparue, il ne trouvait plus de repos. Sa voix rĂ©sonnait encore dans sa tĂȘte : « Rends les cinquante 
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Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Plus qu'un regard 8 JAYDEN Notre conversation d’hier m’a booster au point oĂč j’ai dĂ» annuler mon troisiĂšme rendez-vous de la journĂ©e. Je n’en pouvais plus de patienter. J’avais prĂ©vu me rendre chez elle aprĂšs mes rendez-vous mais je ne tenais plus. Je veux savoir comment elle va. AprĂšs lui avoir avouĂ© qu’elle aussi me manquait, nous avons discutĂ© comme de bons vieux amis. Elle en a Ă©tĂ© trĂšs heureuse et je n’ai pas regrettĂ© de le lui avoir dit. Maintenant tout ce que je dĂ©sire c’est la voir. Je sonne Ă  leur porte et c’est l’une de ses cousines qui vient m’ouvrir. Quand elle me voit un trĂšs grand sourire Ă©tire ses lĂšvres. Elle commence Ă  se caresser les cheveux avant de se dĂ©cider Ă  me laisser entrer. A peine j’arrive dans le salon que je vois Aaliyah dĂ©gringoler dans les escaliers. ‒Putain de bordel de merde ! VocifĂ©rĂ©-je en courant vers elle. Elle grimace de douleur alors que je l’aide Ă  se relever. Heureusement qu’elle soit tombĂ©e sur les fesses. Ça lui a Ă©vitĂ© de se casser les pieds. Son oncle et sa tante se prĂ©cipitent aussi vers nous. ‒ Tu as mal quelque part ? ‒ Vous ĂȘtes lĂ  ? Remarque-t-elle d’un sourire mĂȘlĂ© Ă  la douleur. ‒ Oui. As-tu mal ? ‒ Un peu sur les fesses mais ça va. Je me tourne vers ses tuteurs alors qu’elle s’agrippe Ă  moi. ‒ Non mais vous ĂȘtes sĂ©rieux de la laisser prendre les escaliers ? ‒ Mais elle avait rĂ©ussi Ă  monter donc normalement elle devait pouvoir redescendre sans se faire mal, me rĂ©pond sa tante tout naturellement. Je ne savais pas qu’elle allait tomber. ‒ Vous ĂȘtes sĂ©rieux ? Et puis c’est quoi ce sparadrap qu’elle a au doigt ? Personne ne me rĂ©pond. ‒ Ok je la ramĂšne avec moi. ‒ Oh lĂ  Monsieur... Comment vous appelez-vous dĂ©jĂ  ? Demande l’oncle. ‒ Ça n’a aucune espĂšce d’importance. (A la fille) Conduis-moi Ă  ta chambre. ‒ Attendez Monsieur. Vous n’avez pas le droit de venir chez nous et la prendre. Nous sommes lĂ©galement ses responsables donc elle ne bougera pas. Ne m’obligez pas Ă  appeler la police. ‒ Oh allez-y ne vous y retenez pas. Je serais ravi de leur dire comment vous traiter votre “protĂ©gĂ©e’’ aveugle. Ils ne disent plus rien. La fille me conduit dans ce qu’est sa chambre. Ils lui font partager la chambre de leur fils. Je vois un matelas posĂ© au sol. Non mais ces gens sont sĂ©rieux ? Je prends sa valise qui contient encore ses vĂȘtements. Il n’y aurait apparemment pas de place dans les armoires pour elle. Tante Mimi avait raison. Ces gens la traitent comme de la merde. Quand je lui prends la main, je remarque dans l’autre un portable qui n’est visiblement pas celui que je lui avais achetĂ©. ‒ Il est oĂč ton portable ? ‒ Ma tante l’a Ă©changĂ© avec le sien disant qu’elle en ferait plus bon usage que moi. ‒ Viens. Je retourne au salon en baladant mon regard Ă  la recherche du portable. Je le repĂšre sur la table. Je le prends avant que la tante ne s’en rende compte et je retire sa puce. Je prends celui que tient Aaliyah, retire sa puce et Ă©change le portable sous les regards choquĂ©s des tuteurs. Ils ne peuvent se plaindre car le portable n’est pas Ă  eux. Je pouvais bien le leur laisser et en acheter un autre mais ce serait bien trop facile. ‒ Vous la reverrez Ă  son retour de France. Si elle le souhaite. Je l’installe dans ma voiture, ses bagages dans le coffre et nous quittons le quartier. Je me calme une fois que nous sommes loin. Je relĂąche la pression sur l’accĂ©lĂ©rateur. ‒ Ça va ? ‒ Oui. Mais j’ai faim. ‒ Nous allons faire un arrĂȘt Ă  un restaurant. ‒ Manger au restaurant sera un peu compliquĂ© pour moi. ‒ Je t’aiderai. Assis dans un restaurant, je dĂ©coupe ses steaks et je dispose les choses comme Ă  la maison. N’ayant pas faim, je la regarde manger en buvant un cocktail de jus de fruit. Par l’engouement avec lequel elle mange je devine aisĂ©ment qu’elle ne mangeait pas Ă  sa faim. Elle finit son plat Ă  la vitesse de l’éclaire. Elle termine son jus dessus avant qu’un rot ne la surprenne. ‒ Oh dĂ©solĂ©e ! S’excuse-t-elle toute honteuse, la main sur la bouche. ‒ Ce n’est rien, dis-je en souriant. Attends. A l’aide de la serviette...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Plus qu'un regard 7 JAYDEN Je termine ma rĂ©union avec mes employĂ©s en leur donnant Ă  chacun une tĂąche. Lorsqu’ils quittent tous la salle de rĂ©union, mon assistante m’aide Ă  connecter l’écran pour ma confĂ©rence vidĂ©o. L’image de Patrick et celle de notre nouveau partenaire apparaissent sur l’écran. Nous passons plus d’une heure de temps Ă  parler du contrat qui nous liera et de notre collaboration. Des battements dans ma tĂȘte m’empĂȘche de totalement me concentrer. Depuis hier je ressens des douleurs au crĂąne. Des douleurs qui montent crescendo au fil des heures. A la fin de la rencontre qui s’est beaucoup mieux dĂ©roulĂ© que je l’espĂ©rais, le partenaire se dĂ©connecte et je reste en vidĂ©o avec mon cousin. ‒ « Qu’est-ce que tu as ? Je t’ai vu te masser les tempes durant toute la rĂ©union. » ‒ J’ai de la migraine. Je suis trop submergĂ© et Pamela ne me facilite pas tĂąche. ‒ « Tu n’es toujours pas rentrĂ© ? » ‒ Non. L’autre y est encore. ‒ « Je ne comprends pas son obsession pour l’argent de ton pĂšre. Tu en as assez pour prendre soin d’elle et de vos futurs enfants. » ‒ J’avoue que j’ai du mal Ă  comprendre. Elle a dit qu’elle menait un “combat’’ pour ma mĂšre. Ne pas laisser Ă  l’autre tout ce que ma mĂšre a souffert pour amasser avec mon pĂšre. ‒ « D’une part elle n’a pas tort mais en mĂȘme temps ce n’est pas si important que ça. Tantie n’était pas intĂ©ressĂ©e pas l’argent. Donc je crois que si elle Ă©tait lĂ , elle ne s’en serait pas occupĂ©e. » ‒ Ouais. Je n’ai plus envie de parler de ça. Je crois que je vais rentrer Ă  l’appart me reposer. ‒ « Finalement tu es plus proche de la fille que prĂ©vu. » ‒ Pas proche. Je continue de l’éviter. Je quitte la maison avant qu’elle ne se rĂ©veille et quand je rentre je reste enfermĂ© dans ma chambre. Mais dans moins de deux semaines tout sera fini. Ces papiers sont presque prĂȘts. Il ne reste que le Visa. ‒ « Vivement que tu reviennes. Bon Ă  plus. » ‒ Ouais. J’informe mon assistante que je rentre Ă  la maison plus tĂŽt Ă  cause d’un malaise. La fille n’est pas Ă  la maison en ce moment. Elle est en balade avec ses copines d’UniversitĂ© et Pauline qui a pour mission de veiller sur elle. Je crois bien qu’elles ne seront pas de retour avant 17h. AprĂšs le petit somme que j’ai fait, j’ai dĂ» reprendre le travail depuis la maison pour gĂ©rer un souci. Mes deux comptables et moi travaillons dans le salon. Il y aurait un petit manque d’argent. Soit c’est un problĂšme de calcul, soit quelqu’un puise dans le compte de la boite. Le bruit de l’ascenseur me fait lever la tĂȘte vers l’entrĂ©e. Je suis surpris de la voir rentrer de si tĂŽt de leur balade. Les deux hommes avec qui je travaille cessent de parler et regardent avec beaucoup d’insistance la jeune fille. Pauline lui dit quelque chose Ă  l’oreille. ‒ DĂ©solĂ©e, dit-elle tristement. On ne voulait pas vous dĂ©ranger. Je vais dans ma chambre. Elle prend la direction de sa chambre tandis que de son cĂŽtĂ© Pauline part dans la cuisine. Je la suis du regard jusqu’à ce qu’elle disparaisse dans le couloir. Tournant ma tĂȘte vers les deux hommes, je remarque qu’eux aussi l’ont suivi du regard et mĂȘme malgrĂ© qu’on ne la voie plus, ils gardent leurs regards dans la direction. Une once de dĂ©sir se lit dans leurs yeux. ‒ Pouvez-vous vous concentrer ? ‒ DĂ©solĂ© Monsieur, se reprennent-ils ensemble. Nous ne tardons pas Ă  finir. Je me rends dans la cuisine discuter avec Pauline. ‒ Pourquoi ĂȘtes-vous rentrĂ©es si vite ? ‒ Je ne sais pas trop. J’étais allĂ©es uriner un moment et quand je suis revenue elle a dit qu’elle voulait rentrer. Je crois qu’il y a eu une dispute. Je ressors de la cuisine pour me rendre cette fois dans sa chambre. Je l’entends renifler. Je toque une fois. ‒ Je peux entrer ? ‒ Oui ! RĂ©pond-t-elle d’une voix enrouĂ©e. J’ouvre dĂ©licatement la porte. Elle est recroquevillĂ©e sur elle-mĂȘme en tenant un coussin serrĂ© contre sa poitrine. Elle s’essuie furtivement le visage mais j’ai eu le temps de voir ses larmes. ‒ Qu’est-ce qui s’est passĂ© ? La questionnĂ©-je en glissant mes mains dans mes poches. ‒ Rien. ‒ Pourquoi...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Plus qu'un regard 6 JAYDEN ‒ Bonsoir Pauline. Est-ce que tout va bien ? ‒ « Bonsoir grand-frĂšre Jay. Oui tout va bien. Elle est dans sa chambre. Tu viendras ce soir ? » ‒ Non je rentre directement chez moi. J'ai beaucoup de boulot. Mais s'il y a une urgence n’hĂ©site pas Ă  m’appeler. ‒ « C’est compris. Bonne soirĂ©e. » ‒ Bonne soirĂ©e. Je reste un moment Ă  fixer mon portable en repensant Ă  l’incident d'il y a quelques jours. Je ne sais pas ce qu'elle cherchait Ă  une heure aussi tardive sur la terrasse mais cet incident m'a obligĂ© Ă  lui parler. Je voulais pourtant l'Ă©viter jusqu’à la fin de tout ceci. Je ne veux pas lui donner ne serait-ce qu'un indice qui pourrait un jour lui permettre de me retrouver. Je ne veux pas lui parler pour Ă©viter qu'elle ne reconnaisse ma voix dans l'avenir. Il est difficile de ne pas reconnaitre une voix qu'on a beaucoup entendu. Alors moins je lui parlerais et moins il y aura de chance qu'elle me retrouve par le plus grand des hasards. Je range mes affaires et en rentrant je fais un saut dans un glacier acheter de la glace pour Pamela qui m'en a demandĂ©. Je choisi un parfum et c'est une fois dans ma voiture que je me rends compte d’avoir choisi celui que cette fille aime. Le parfum AmĂ©ricain. Pamela aime pourtant le MĂĄlaga. Pourquoi ai-je fait ce choix ? Inconsciemment je suis en train de mĂ©moriser ses goĂ»ts Ă  elle. Je retourne dans le glacier acheter celui que ma femme aime et je rentre chez moi. Quand je franchis la porte d’entrĂ©e, j’aperçois de loin Pamela qui rumine en lisant sur une feuille qu'elle tient en main. Je donne les glaces Ă  la servante qui m'a accueilli Ă  la place de ma femme. ‒ Bonsoir. J'essaie de l’embrasser quand elle me dĂ©vie. ‒ Qu’est-ce qui t’arrive ? ‒ As-tu une maĂźtresse ? ‒ Pardon ? ‒ Est-ce que oui ou non il y a une pĂ©tasse lĂ  dehors avec qui tu couches ? ‒ C'est quoi cette question ? Bien-sĂ»r que non. ‒ Alors qui est cette Aaliyah Ă  qui tu as ouvert un compte sur lequel tu as dĂ©posĂ© 30 millions et que tu continues d’approvisionner encore ? Je regarde les documents sur la table et ce qu’elle tient. ‒ Tu as fouillĂ© dans mes affaires ? ‒ Oui ! Je cherchais une preuve de ton infidĂ©litĂ©. Je voulais savoir pourquoi tu rentrais souvent tard et pourquoi tu as dĂ©couchĂ© rĂ©cemment. Je voulais comprendre les raisons de ton indiffĂ©rence face Ă  notre couple et je suis tombĂ©e sur les documents de la banque. Dis-moi ce qu’elle a de plus que moi ? ‒ Ce n’est pas ma maĂźtresse. ‒ ArrĂȘte de me prendre pour une conne, hurle-t-elle. ‒ Et toi arrĂȘte de me gueuler dessus diantre. C'est la fille de l’accident. Elle me regarde, incrĂ©dule. ‒ L’accident d'il y a 3 ans. Je ramasse un Ă  un les documents sur la table basse en verre. ‒ Quoi ? Jay, on en avait dĂ©jĂ  discutĂ©. ‒ Non. TU avais dit ce que tu avais Ă  dire sans prendre en compte mes sentiments et moi j’ai fait ce qui me semblait juste sans m'attarder sur tes humeurs. ‒ Je suis ta femme et tu dois avoir aussi mon accord en toutes choses. ‒ Toi, as-tu pensĂ© Ă  moi lorsque tu refusais que je vienne en aide Ă  cette pauvre fille qui est devenue aveugle par ma faute ? ‒ Pourquoi voulais-tu que j’accepte une telle chose alors que tu as toi aussi Ă©tĂ© une victime autant qu'eux ? ‒ Eux ils sont morts, elle aveugle PAR MA FAUTE. Regarde-moi, je n'ai aucune sĂ©quelle de l’accident. Je vais bien. ‒ Dois-je te rappeler que tu as passĂ© une annĂ©e dans le coma ? Ça fait deux annĂ©es que nous sommes mariĂ©s mais j'ai l’impression que ça fait seulement un an parce que la premiĂšre annĂ©e qui a suivi ton rĂ©tablissement tu l'as passĂ© entre l'alcool et le centre de dĂ©sintoxication. Et j'ai Ă©tĂ© lĂ  pour toi alors permets-moi de te dire que tu n’as pas Ă  rĂ©parer un accident dont tu as toi aussi Ă©tĂ© une victime. Je pousse un soupir. Je vais beau lui expliquer les choses qu’elle ne comprendra jamais mon besoin de faire ce que je fais. ‒ Je veux que tu m’arrĂȘtes tout ça maintenant, m’ordonne-t-elle d'un ton plus bas. Je ne vais pas accepter que tu gaspilles autant d’argent pour une histoire d'il y a trois ans et...

La sacoche aux secrets (Roman) Chapitre 18 : La nuit venait de tomber sur la ville, mais dans la tĂȘte de Nadine, c’était un tumulte sans fin. Elle marchait, le cƓur lourd, les yeux fixĂ©s au sol comme si chaque pas pouvait l’aider Ă  comprendre l’absurditĂ© de sa situation. Les lampadaires projetaient sur le trottoir son ombre fine, vacillante, Ă  
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