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Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Nous sommes dans la derniĂšre semaine de la collecte. Elle prend fin le vendredi 5 prochain. Vous pouvez encore apporter vos dons. Nous vous ferons le point de tout le vendredi 😊. Finalement nous n'allons pas distribuer des kits mais plutĂŽt scolariser et Ă©quiper (fournitures,tenues) quelques enfants dans le besoin donc ton aide est grandement la bienvenue pour pouvoir faire plus d'heureux 😊 Dieu te bĂ©nira et bĂ©nira aussi tes enfants 🙏 Écrivez-nous pour tout renseignement. WhatsApp : https://wa.me/2250596604163

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Encore un autre gros dons pour la collecte de la rentrĂ©e scolaire 😍😍 merci beaucoup Ă  vous qui nous soutenez dans nos projets đŸ„° Nous prenons et accordons de l'importance Ă  tous les montants, 1000f, 500f, 10.000f etc... Peu importe ce que tu as, tu peux participer. C'est le geste qui compte et Dieu vous bĂ©nira. Plusieurs ont prĂ©vu venir faire leurs dons Ă  la fin du mois donc nous avons repoussĂ© le dĂ©lai au 5 Septembre. Nous vous attendons 😊 Il y a des numĂ©ros pour diffĂ©rents pays. WhatsApp : https://wa.me/2250596604163

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan 12 ***MURIMA Je suis assise lĂ  sans savoir quoi faire. A part pleurer, je ne sais quoi faire. J’ai plusieurs fois essayĂ© d’appeler les enfants mais je n’y suis pas arrivĂ©e. Comment je leur dis ça ? Et s’ils viennent, comment pourrais-je les consoler quand moi-mĂȘme je n’arrive pas Ă  me calmer. Cette nouvelle ne pouvait tomber au plus mal. Derrick va mourir. J’ai encore du mal Ă  le croire. J’attends que le Docteur revienne m’en dire plus, en espĂ©rant qu’il y ait une bonne nouvelle cette fois. Comment une telle chose a pu arriver ? ‒ Murima ! Voir Clinton arriver me soulage grandement. Je ne savais pas qui appeler alors je l’ai appelĂ© lui, malgrĂ© qu’il soit Ă©puisĂ©. Je cours me jeter dans ses bras. ‒ Je suis dĂ©solĂ©e de t’avoir rĂ©veillĂ©, lui dis-je en Ă©clatant en sanglot. Je ne savais pas quoi faire. ‒ Tu ne me dĂ©ranges jamais. Dis-moi ce qui se passe. Je n’ai rien compris au tĂ©lĂ©phone. Il me ramĂšne vers les siĂšges pour nous asseoir. Il garde mes mains dans les siennes. Je fais l’effort de me calmer afin de me faire comprendre. ‒ C’est Derrick. ‒ Oui, tu as dit qu’il avait eu un malaise. ‒ Oui. Et lĂ  le Docteur me dit qu’il est condamnĂ© Ă  mourir si on ne lui trouve pas dans les prochaines semaines un nouveau cƓur, ce qui lui semble impossible parce que d’autres malades attendent depuis des mois. Nous allons donc devoir le regarder mourir sans pouvoir rien faire. Oh mon Dieu ! Et je repars dans les pleurs. Clinton me serre dans ses bras. ‒ Je ne veux pas qu’il meurt. Les enfants ne s’en remettront pas. Il ne mĂ©rite pas ça. ‒ Tout ira bien, ne t’inquiĂštes pas. ‒ Comment je l’annonce aux enfants hein, dis-moi ? ‒ Attendons d’avoir plus d’information. D’ailleurs, voici le Docteur qui vient vers nous. Le Docteur arrive Ă  nous avec en main un document. ‒ Nous avons reçu les rĂ©sultats des examens passĂ©s et de ce que je vois, je peux affirmer, mĂȘme si je ne sais encore par quoi, que Monsieur Derrick a consommĂ© rĂ©guliĂšrement un produit toxique, disons du poison qui s’attaque directement au cƓur et aux poumons. ‒ Quoi ? Comment ? ‒ Nous lui avons encore fait d’autres analyses en espĂ©rant trouver ce que s’est. Les poumons ne sont pas trĂšs touchĂ©s donc si ça n’avait Ă©tĂ© que ça nous aurions pu le sauver. Mais le cƓur est gravement endommagĂ©. ‒ Il n’y a vraiment rien Ă  faire pour le sauver en dehors du don d’organe ? s’enquiert Clinton. ‒ Vraiment rien. Nous ne pouvons qu’espĂ©rer un miracle. ‒ Pouvons-nous le voir ? demandĂ©-je la voix tremblante. ‒ Vous allez patienter encore un peu, le temps qu’on termine sur lui les prises nĂ©cessaires. Je me rĂ©fugie de nouveau dans les bras de mon mari. Je croyais que les malheurs, c’était derriĂšre nous. Qu’on n’aurait plus encore Ă  pleurer pour ce genre de drame. ‒ Tu devrais rentrer te reposer, me propose Clinton. Je vais rester ici et te faire signe lorsqu’on sera autorisĂ© Ă  le voir. ‒ Non ça va. Je prĂ©fĂšre rester ici. Toi, tu devrais rentrer. Tu as encore des cernes sous les yeux. ‒ Je ne te laisserai pas seule. Allez, viens t’allonger lĂ  en attendant. Je pose ma tĂȘte sur ses jambes en m’allongeant dans le fauteuil Ă  la salle d’attente. Je sais que je n’arriverai pas Ă  dormir mais il est mieux que je rĂ©cupĂšre un peu de force pour affronter cette nouvelle journĂ©e. Je vais devoir parler aux enfants et rien que d’y penser j’ai le cƓur qui veut sortir de ma poitrine. *Mona *LYS ‒ ChĂ©rie ? ChĂ©rie ? Je me sens secouer par les Ă©paules. J’ouvre doucement les yeux. ‒ Murima ! ChĂ©rie ! ‒ Hum ? ‒ Derrick a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© dans une chambre. Tu peux aller le voir. Je me frotte les yeux en me redressant. ‒ Quelle heure il fait ? ‒ 10h. Les enfants n’ont cessĂ© de vous appeler, Derrick et toi. Will m’a mĂȘme appelĂ© pour me demander oĂč tu Ă©tais. J’ai dĂ» lui dire que tu Ă©tais encore au lit pour n’ĂȘtre pas vite rentrĂ©e hier soir. ‒ Merci ! Je vais me laver le visage d’abord. ‒ Ok, je t’attends ici. Je vais rapidement me dĂ©barbouiller le visage dans les toilettes et je reviens vers Clinton. Je lui redonne sa veste avec laquelle il m’avait couverte. Avec plus...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Bjr ici. N'oublions pas la collecte pour la rentrée scolaire prochaine. Merci à ceux qui ont déjà apporté. On continue Encore jusqu'à la semaine prochaine. Envoie ce que tu as : 500f, 1000f, 10.000f... WhatsApp : https://wa.me/2250596604163

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan 11 ***DERRICK Je me rĂ©veille, toujours avec cette douleur dans la poitrine. Je me redresse dans le lit de l’hĂŽpital en grimaçant. Un Docteur entre dans ma chambre. Il ne m’a pas l’air familier. Surement que l’ambulance m’a conduit dans un hĂŽpital autre que celui oĂč exerce notre Docteur. ‒ Bonsoir Monsieur... WILLAR, me salut-il en lisant sur sa fiche. Comment vous sentez-vous ? ‒ J’ai toujours mal au niveau de la poitrine. ‒ La douleur s’estompera avec les calmants que nous avons donnĂ©s. ‒ Qu’ai-je ? Pourquoi ai-je crachĂ© tout ce sang ? ‒ Nous n’en savons rien pour l’heure. Les examens que nous avons faits n’ont rien montrĂ©. Nous allons vous en faire d’autres beaucoup plus approfondis. Pour ce faire, il va falloir vous garder encore 24h afin de vite rĂ©agir en cas de d’urgence. ‒ DĂ©solĂ©, je ne peux rester ici une heure de plus. Je dois me rendre prĂšs de ma famille. Je retire le cathĂ©ter de ma main. ‒ Monsieur, cracher du sang peut ĂȘtre un signe annonciateur d’une maladie grave alors je vous conseille de rester afin de s’assurer du contraire. ‒ Ne vous inquiĂ©tez pas. J’irai me faire examiner par mon Docteur personnel. Merci beaucoup pour vos services. ‒ Ok comme vous voudrez. Tenez nĂ©anmoins cette ordonnance. Les mĂ©dicaments prescrits vous soulageront des douleurs et cesseront la toux et le sang. ‒ Merci ! Je rĂšgle tout ce que j’ai Ă  rĂ©gler et je rentre chez moi accompagnĂ© d’Anna qui m’informe avoir essayĂ© de joindre les membres de ma famille sans succĂšs. Travon devait prendre l’avion ce matin et Murima devait recevoir Ă  la boite de nouveau partenaires pour signature de contrat. C’est tant mieux qu’Anna n’ait pas rĂ©ussi Ă  les joindre. Je ne veux pas les inquiĂ©ter plus qu’ils ne le sont dĂ©jĂ  Ă  cause de l’état d’Aurelle et du bĂ©bĂ©. J’ai passĂ© toute une journĂ©e dans cet hĂŽpital. La nuit est dĂ©jĂ  tombĂ©e sur la ville. Je me rends propre et me rends Ă  la clinique. DĂšs que Murima me voit, elle vient Ă  ma rencontre. ‒ Bon sang Derrick, oĂč Ă©tais-tu de la journĂ©e ? Je ne t’ai trouvĂ© nulle part et tu ne rĂ©pondais Ă  ton portable. ‒ DĂ©solĂ©, j’avais une urgence qui m’a pris toute la journĂ©e mais ce n’est rien de bien grave. Alors quoi de neuf ici ? ‒ Du cĂŽtĂ© d’Aurelle, rien de nouveau mais le bĂ©bĂ© par contre se porte de mieux en mieux. Will lui a fait le peau Ă  peau ce matin. C’était trop chou. ‒ C’est bien. Elle me regarde bizarrement. ‒ Quoi ? lui demandĂ©-je. ‒ Tu es sĂ»r que ça va ? Tu es pĂąle. ‒ Ce doit ĂȘtre la fatigue sinon ça va. ‒ Si tu le dis. Mais si tu ne sens pas bien, tu dois te reposer. Nous n’avons pas envie de te voir toi aussi hospitalisĂ©. ‒ T’inquiĂšte, ça n’arrivera pas. ‒ Je l’espĂšre. ***WILLIAM Putain ça fait un mois qu’Aurelle est dans le coma et depuis aucun mouvement de sa part. MĂȘme pas un petit doigt qui bouge. Nous ne pouvons rien faire si ce n’est attendre et espĂ©rer qu’elle se rĂ©veille enfin. En attendant, je vais donner son biberon Ă  ma petite princesse qui elle de son cĂŽtĂ© va pour le mieux. Cette semaine, elle pourra rentrer Ă  la maison. Avec tout ce qu’elle avale par jour, elle a pris du poids. L’infirmiĂšre m’aide Ă  bien la placer dans mes bras et me tend le biberon. ‒ Hey salut toi, dis-je au bĂ©bĂ©. Papa va te donner Ă  manger. Elle me regarde de ses petits yeux pendant que je la nourris. C’est la seule chose en ces temps qui me donne le sourire. Je passe beaucoup mes journĂ©es avec elle Ă  faire la mĂ©thode du peau-Ă -peau ou Ă  jouer avec elle quand elle ne dort pas. Je suis tellement fier d’ĂȘtre le pĂšre de cette petite merveille. Je suis carrĂ©ment fou d’elle. On frappe sur la vitre qui sĂ©pare la piĂšce de l’extĂ©rieur. C’est ma mĂšre. Je repose le bĂ©bĂ© dans son berceau et je ressors en enfilant mon tee-shirt. ‒ Que se passe-t-il ? ‒ C’est Aurelle, dit-elle surexcitĂ©e. Je crois qu’elle s’est rĂ©veillĂ©e. ‒ Quoi ? Elle s’est rĂ©veillĂ©e ou tu crois qu’elle s’est rĂ©veillĂ©e ? ‒ Je n’en sais trop rien. Sa mĂšre a dit qu’elle avait bougĂ© les paupiĂšres. Le Docteur et son Ă©quipe sont avec elle. Je vais Ă  toute vitesse vers la chambre d’Aurelle mais sa mĂšre me fait...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan 10 ***WILLIAM « Will ! Will ! » Je me rĂ©veille en sursaut. Je me suis assoupi dans ma voiture. J’ouvre prestement la portiĂšre en voyant la mĂšre d’Aurelle taper ma vitre avec insistance. ‒ Qu’est-ce qui se passe maman ? ‒ Aurelle, ils l’ont envoyĂ© en urgence. ‒ Quoi ? Pourquoi ? demandĂ©-je en sortant de la voiture. ‒ Je ne sais pas. Elle s’est mise Ă  convulser. Je ne comprends pas ce qui s’est passĂ©. Je cours Ă  l’intĂ©rieur de la clinique. Je vais dans la chambre qui est vide. Je commence Ă  paniquer. Non mais que se passe-t-il encore ? Je rejoins dehors la mĂšre d’Aurelle qui pleure et prie en mĂȘme temps. ‒ Seigneur, je t’ai toujours servi avec dĂ©vouement et tout mon cƓur. Je n’ai jamais manquĂ© un seul culte Ă  l’église. MĂȘme Ă©tant ici, je me suis trouvĂ©e une Ă©glise oĂč aller t’adorer. J’ai toujours fait ton Ɠuvre avec joie, Seigneur, ce n’est pas pour que ma fille meurt jeune et dans ces conditions. Ma famille ne mĂ©rite pas un tel drame. Tandis qu’elle prie, moi je tourne en rond. Je veux appeler ma mĂšre mais j’ai la gorge trop nouĂ©e pour parler. Le Docteur arrive enfin vers nous. ‒ Docteur que se passe-t-il ? le questionnĂ©-je, paniquĂ©. Comment va-t-elle ? ‒ Avant tout j’aimerais vous dire que si vous croyez en Dieu, bah continuer Ă  le prier parce qu’à deux reprises oĂč normalement elle devait y passer, elle s’en est plutĂŽt sortie. ‒ Ça veut dire qu’elle va bien ? demandĂ©-je perplexe. ‒ Elle est toujours dans le coma mais, oui elle est en vie. Nous allons faire plus d’analyses pour dĂ©terminer les causes de ce malaise. Nous la transfĂ©rons dans sa chambre et vous pourrez la voir. ‒ Merci Docteur ! Le jour levĂ©, ma mĂšre, Imelda et Xandra nous rejoignent. La mĂšre d’Aurelle leur fait le compte rendu de ce qui s’est passĂ© cette nuit. Ma mĂšre me prend automatiquement en apartĂ©. ‒ Tu as vu quelque chose de suspect ? me demande-t-elle. ‒ Non rien. ‒ Elle dit qu’elle a vu quelqu’un dans la chambre d’Aurelle. ‒ Le problĂšme c’est qu’elle n’en est pas sĂ»re donc on ne peut rien affirmer. ‒ Mais tous ces chaos qui arrivent au mĂȘme moment, tu ne crois pas que ça puisse ĂȘtre l’Ɠuvre de PĂ©tra ? ‒ Je n’en sais rien maman. Si elle avait Ă©tĂ© ici, on l’aurait vu. Je ne sais plus quoi penser. Tu crois qu’elle prendrait le risque de s’en prendre Ă  Aurelle en sachant que ça pourrait la conduire en prison mĂȘme dans son Ă©tat ? ‒ Bah, avec cette femme tout est possible. ‒ Bon je vais passer chez elle essayer de voir si je remarque quelque chose de louche. ‒ Ok mais fais attention Ă  toi. Ma mĂšre n’a pas tout Ă  fait tort. Tout ceci n’arrive qu’aprĂšs l’apparition de PĂ©tra, ce qui augmente les chances qu’elle en soit la responsable. J’espĂšre de tout cƓur que ce n’est pas le cas parce qu’en ce moment, je n’ai ni la force ni la patience de me lancer dans une poursuite policiĂšre ou un procĂšs quelconque. Tout ce que je dĂ©sire c’est que ma fille et sa mĂšre sortent de cette clinique en pleine santĂ©. Je sonne plusieurs fois Ă  son appartement sans rĂ©ponse. Je lance son numĂ©ro. Elle met un peu de temps Ă  rĂ©pondre. ‒ « Ah enfin tu te souviens de moi. » ‒ OĂč es-tu ? Je suis devant ta porte. ‒ « Peut-ĂȘtre que si tu m’accordais plus d’attention, tu saurais oĂč je suis. » ‒ OĂč es-tu PĂ©tra ? ‒ « Je me suis prise de petites vacances puisque personne ne s’occupait de moi et de mon Ă©tat. » ‒ Tu t’es prise des vacances ? OĂč et depuis quand ? ‒ « Je suis dans un hĂŽtel en bordure de plage depuis trois jours. Tu te rappelles de cet hĂŽtel ? Nous y avions dĂ©jĂ  passĂ© un week-end rien que tous les deux Ă  faire l’amour comme des malades. Être ici me rend si nostalgique mon amour, si tu savais. Je pense encore Ă  toi en train de me bais... » Je raccroche. Je n’ai pas envie d’entendre toutes ces bĂȘtises qui n’ont Ă©tĂ© que des grosses erreurs de ma vie. Je dĂ©cide d’appeler l’hĂŽtel en question pour m’assurer qu’elle y Ă©tait depuis trois jours. S’ils confirment ses dires, ça voudra dire qu’elle n’y est pour rien, dans ce qui est arrivĂ© ces deux derniers jours. Je discute avec la rĂ©ceptionniste en inventant une histoire bidon et elle...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan 9 ***WILLIAM ProfondĂ©ment endormi Ă  cause de toute la fatigue accumulĂ©e cette journĂ©e, je suis rĂ©veillĂ© par un horrible cauchemar. J’ai vu Aurelle et notre bĂ©bĂ© qui Ă©taient en danger. Je suis soulagĂ© en constatant qu’il ne s’agissait que d’un rĂȘve. Je prends mon portable avec l’envie de l’appeler mais je vois dix appels en absence du numĂ©ro d’Aurelle, de Travon et aussi de ma mĂšre. Je lance rapidement l’appel. Aucune rĂ©ponse au premier appel. J’insiste et enfin ça dĂ©croche. ‒ Al... Je suis accueilli par des pleurs. Je reconnais la voix de ma belle-mĂšre. Je bondis de mon lit. ‒ AllĂŽ ? Que se passe-t-il ? ‒ « Ma fille ooohhhh !!! Will ma fille est en train de mourir ooohhh. » ‒ Quoi ? Comment ça ? OĂč ĂȘtes-vous ? ‒ « A la Clinique oĂč elle se fait suivre. Elle a perdu beaucoup de sang oohhh. Eh JĂ©sus, pardon sauve mon enfant. » Je veux lui demander ce qui s’est passĂ© mais elle pleure de plus en plus. La sonnerie de mon appartement, que je loue le temps de rĂ©gler les choses avec Aurelle, retentit. J’enfile un haut sur mon bas de jogging et vais ouvrir. C’est Travon. ‒ Que se passe-t-il ? le questionnĂ©-je de plus en plus apeurĂ©. ‒ Maman a demandĂ© Ă  ce que je vienne te chercher au cas oĂč tu ne serais pas en mesure de conduire. Aurelle a eu un accident. ‒ Quel accident ? ‒ Elle est tombĂ©e dans les escaliers et a perdu beaucoup de sang. Tout le monde est dĂ©jĂ  Ă  Clinique. Je sens mes pieds me lĂącher mais je garde mes idĂ©es claires. Je cours dehors sans dire un mot Ă  Travon. Il me court aprĂšs Ă  son tour et une fois Ă  ma voiture, il m’ordonne de monter dans la sienne. Il a raison, si je prends le volant je risque de causer un accident. ‒ Sais-tu ce qui s’est passĂ© ? lui demandĂ©-je une fois la voiture en marche. ‒ Pas vraiment. Maman m’a appelĂ© et m’a expliquĂ© briĂšvement en me demandant de passer te prendre. J’appelle ma mĂšre sans succĂšs. Elle ne rĂ©pond pas. Je reste lĂ  Ă  taper du pied jusqu’à ce que nous arrivions. Je saute de la voiture avant qu’elle ne stationne convenablement. Je ne prends pas le temps de demander quoi que ce soit Ă  l’accueil ni mĂȘme de chercher ma famille. Je cours vers la salle d’urgence mais je suis tout de suite retenu par ma mĂšre que je n’ai pas vu approcher. ‒ Will, calme-toi ! ‒ OĂč est-elle ? Je veux la voir. ‒ Tu ne peux pas rentrer chĂ©ri. Attends que le Docteur vienne. ‒ Non maman. Je ne peux pas. ‒ ChĂ©ri s’il te plaĂźt ! Entendre la dĂ©tresse dans sa voix m’oblige Ă  me calmer. Je n’aime pas la voir pleurer alors voir ses yeux remplis de larmes Ă  cause de moi me fait me maitriser. Elle me conduit vers la salle d’attente oĂč je m’assois pour faire descendre ma tension qui est grave montĂ©e. C’est Ă  ce moment que je vois toutes les personnes prĂ©sentes. Tout le monde est lĂ  sauf Xandra. ‒ Que s’est-il passĂ© ? demandĂ©-je en fixant la mĂšre d’Aurelle qui s’est calmĂ©e. ‒ Je ne sais vraiment pas mon fils. C’était au milieu de la nuit lorsque je l’ai entendu hurler mon nom. Quand je suis sortie, je l’ai vu allongĂ©e dans son sang au bas des escaliers. J’ai vu des dĂ©bris de verre et la manche de la carafe qu’elle garde dans sa chambre. Il y avait aussi de l’eau. Peut-ĂȘtre qu’elle a glissĂ©. Je ne peux vraiment rien te dire avec certitude. ‒ Et qu’a dit le Docteur ? Elle va s’en sortir ? Et le bĂ©bĂ© ? Ma mĂšre s’accroupit devant moi et me tient les joues. ‒ Il n’a encore rien dit mais gardons la foi, mon chĂ©ri. Aurelle est une fille forte, elle s’en sortira. « Famille WILLAR. » Nous sautons tous vers le Docteur de la famille. ‒ Docteur dites-moi s’il vous plaĂźt qu’elle et le bĂ©bĂ© vont bien, le suppliĂ©-je. Qu’elles sont en vie. Il affiche un air grave. ‒ Elles sont en vie... mais. ‒ Mais quoi ? s’impatiente ma mĂšre. ‒ J’ai besoin d’une autorisation pour extraire le bĂ©bĂ© du ventre de sa mĂšre. Une cĂ©sarienne pour ĂȘtre plus clair. C’est le seul moyen pour essayer de les sauver car leurs vies sont en danger. ‒ Essayer de les sauver ? rĂ©pĂ©tĂ©-je incrĂ©dule. ‒ Oui. Nous aurons des chances de sauver la vie du bĂ©bĂ© si nous le mettons en couveuse plus que si nous le...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan J'ai envie de vous donner un bonus aujourd'hui hein 😎

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan 8 ***ALEXANDRA Je me marie aujourd’hui et une seule question me taraude l’esprit : Ai-je pris la bonne dĂ©cision pour moi et mon bĂ©bĂ© ? Je n’ai pas vraiment besoin d’un pĂšre pour mon bĂ©bĂ© parce que je sais qu’à moi toute seule je peux assurer les deux rĂŽles. De plus mes deux grands-frĂšres seront aussi lĂ . Mais j’ai toujours voulu avoir une vraie famille avec un homme et des enfants. Je passe mon temps Ă  envier Travon et Imelda qui sont super heureux avec leurs enfants. C’est la raison pour laquelle j’ai acceptĂ© la proposition de Spencer. Mais maintenant que nous allons passer le cap du mariage, je commence Ă  avoir des doutes. Est-ce que je veux rĂ©ellement passer toute ma vie avec lui ? Oui, je crois que oui. Je crois que si j’hĂ©site c’est parce que je ne m’étais jamais imaginĂ©e mariĂ©e Ă  lui. En vrai, je ne m’étais jamais imaginĂ©e mariĂ©e Ă  un autre homme que Samy. Je ne voulais que lui et rien que lui. ‒ Non Xandra, ce n’est pas le moment de penser Ă  lui. Je me regarde dans la glace avec sur moi ma robe de mariĂ©e. Je me trouve belle, surtout avec mon petit ventre qui pointe lĂ©gĂšrement. Comme tout aurait Ă©tĂ© parfait si Samy Ă©tait lĂ . Et me revoilĂ  pensant Ă  lui. ‒ Ma chĂ©rie tu es prĂȘte ? ‒ Oui maman, rĂ©pondĂ©-je en me retournant vers elle. ‒ Tu es magnifique, me complimente-t-elle en me prenant les mains. Tu es sĂ»re que c’est ce que tu veux ? On peut toujours annuler. ‒ Je le veux maman. ‒ Tu sais, j’ai rencontrĂ© la mĂšre de Spencer et je n’aime pas ses airs de femme bourgeoise. Elle regarde tout le monde de haut. Oh, celle-lĂ  ! Je ne m’attendais mĂȘme pas Ă  ce qu’elle soit prĂ©sente. Lors de notre prĂ©sentation, elle s’est montrĂ©e des plus hautaine, Ă  me parler et me regarder comme si j’étais une croqueuse de diamants alors que moi aussi je venais d’une famille aisĂ©e. Mais elle tient Ă  croire mordicus que si je suis avec son fils, c’est pour lui prendre sa fortune pour faire grimper celle de ma famille. Je n’ai pas manquĂ© de lui dire ce que je pensais avant de rentrer chez moi. Bien entendu, elle s’est opposĂ©e au mariage affirmant que c’était trop tĂŽt et qu’il fallait attendre que je mette au monde l’enfant que je porte. Spencer ne lui a pas dit qu’il n’en est pas l’auteur. Elle aurait pĂ©tĂ© les plombs sinon. ‒ Ne t’en occupe pas maman. Ce n’est pas elle que j’épouse. ‒ Mais n’empĂȘche qu’elle sera ta belle-mĂšre. Je ne me retiendrai pas de la remettre Ă  sa place si elle essaie de te mener la vie dure. ‒ Ne t’inquiĂšte pas maman. Je gĂšre. ‒ Ok, j’y retourne. Je vais m’assurer qu’elle ne touche Ă  rien. Ton pĂšre viendra te chercher tout Ă  l’heure. Tout est dĂ©jĂ  prĂȘt dans le jardin. ‒ A tout Ă  l’heure maman. De nouveau seule, mon cƓur se remet Ă  tambouriner contre ma poitrine. Je vais me lier pour la vie Ă  Spencer. Je sais que c’est ce que je dĂ©sire mais pourquoi ai-je envie de fuir loin d’ici ? Est-ce parce que dans le fond je ne suis pas certaine de mon choix que j’ai voulu que nous fassions un petit mariage dans le jardin de notre maison familiale ? J’ai voulu que nos invitĂ©s soient uniquement nos deux familles. Pas d’amis, pas de collĂšgue et autres. Juste les parents proches. Est-ce parce que ce mariage ne me tient pas autant Ă  cƓur ? Des coups sont frappĂ©s sur ma porte, me tirant de ma rĂȘverie. ‒ Oui, entre papa ! Je jette un dernier coup d’Ɠil dans le miroir le temps que mon pĂšre entre. ‒ C’est moi ! Je me retourne d’un bond et Ă  la vue de la personne qui vient d’entrer et qui n’est vraisemblablement pas mon pĂšre, mon sang ne fait qu’un tour. ‒ Sa... Sa... Samy ? Que fais-tu lĂ  ? Et comment es-tu rentrĂ© ? ‒ Je connais cette maison. Nous y avons grandi. ‒ Tu n’as pas rĂ©pondu Ă  ma premiĂšre question. Que fous-tu ici ? ‒ Je suis venu pour toi. Mais avant j’aimerais savoir deux choses. Es-tu enceinte ? Et si oui, est-ce de moi ? ‒ Quoi ? Comment ? Qui t’a dit que j’étais enceinte ? ‒ Donc tu l’es ? C’est de moi ? ‒ Samy, s’il te plaĂźt va-t’en ! ‒ Non, pas sans avoir eu rĂ©ponse Ă  mes questions. J’ai vu les rĂ©sultats de tes analyses et je sais que tu es enceinte. Je voudrais un...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan 7 ***WILLIAM C’est fou comme la vie peut basculer d’une seconde Ă  l’autre. Un moment, je suis Ă  deux doigts de me marier, et l'instant d’aprĂšs, tout part en sucette. Plus de mariage, plus de femme, plus de vie de famille. Et en lieu et place de tout ça, j’ai une emmerdeuse qui, pour mon plus grand malheur, porte mon enfant. Tout est maintenant clair dans mon esprit. Elle savait oĂč j’étais, certainement qu'elle me suivait non-stop. Puis elle a payĂ© la serveuse pour glisser quelque chose dans mon verre. Le costaud qui m’a conduit Ă  cette chambre Ă©tait payĂ© pour cette tĂąche. PĂ©tra pouvait donc faire de moi tout ce qu’elle dĂ©sirait. Je n’étais pas moi-mĂȘme alors j’ai succombĂ©, surtout que je ne voyais pas son visage. Mais tout ceci est un bien petit problĂšme pour moi parce que je ne suis plus aussi faible et impuissant qu’il y a trois ans. Aujourd’hui, je suis plus responsable et plus dĂ©terminĂ© Ă  me dĂ©fendre, voire me battre, pour prĂ©server les bonnes choses que la vie m'a donnĂ©. Seulement lĂ , je me sens affaibli parce qu’il me manque quelque chose, ou plutĂŽt quelqu'un. Ma mĂšre. Depuis l’apparition de PĂ©tra, elle ne m'adresse plus vraiment la parole, pourtant j’ai grave besoin d'elle dans ces moments. Si je suis cet homme aujourd’hui, c’est grĂące Ă  elle et je peux affirmer qu'elle est ma plus grande force. Peu importe les Ă©preuves auxquelles je peux faire face, tant que ma mĂšre est Ă  mes cĂŽtĂ©s, je peux tout vaincre. Cette distance qu’elle a mise entre nous m’empĂȘche de mieux rĂ©flĂ©chir sur la situation que je traverse. J’ai donc dĂ©cidĂ© ce matin de passer la voir chez elle avant de vaquer Ă  mes occupations. Je rencontre Clinton Ă  l'entrĂ©e de la maison. Visiblement il part au travail. Je l’avais prĂ©venu de mon arrivĂ©e ce matin. C’est mĂȘme lui qui m’a informĂ© que ma mĂšre n’avait pas l’intention de se rendre au bureau aujourd’hui. Il me fait savoir qu'elle est dans leur chambre Ă  coucher et que je peux y aller. Je ne tarde donc pas avec lui. ArrivĂ© devant la chambre, j'inspire avant de frapper. ‒ Oui !! Hurle-elle de l’autre cĂŽtĂ©. J'entre tout anxieux. Lorsqu'elle me voit, elle reporte son attention sur son Laptop. ‒ Bonjour m'man. ‒ Bonjour, rĂ©pond-t-elle sans me regarder. ‒ Puis-je m'asseoir ? DemandĂ©-je en dĂ©signant la place sur le lit. ‒ Vas-y ! MĂȘme Ă©tant assis devant elle, elle m’ignore royalement. Je prends le risque de fermer son ordinateur posĂ© sur ses jambes. Ça peut me valoir une belle claque mais je le fais quand mĂȘme. Elle me lance un mĂ©chant regard. ‒ Je suis dĂ©solĂ© maman. Elle tourne le regard et croise les bras sur sa poitrine. ‒ Tu sais parfaitement que je ne ferai rien qui te blesserait. PĂ©tra m'a piĂ©gĂ©. Elle m'Ă©piait et lorsqu'elle m'a vu vulnĂ©rable ce jour-lĂ , elle en a profitĂ© pour me piĂ©ger. Tu sais pertinemment que jamais de mon plein grĂ© je ne l'aurais touchĂ©. Je ne peux pas te trahir de la sorte ni tomber dans une telle bassesse. ‒ N’empĂȘche que tu l'as mise enceinte. ‒ Et j’ai besoin de toi pour gĂ©rer au mieux cette histoire. Tu sais que PĂ©tra a peur de toi, alors si tu es Ă  mes cĂŽtĂ©s, ça la freinera dans beaucoup de choses. ‒ Je... ‒ Tu me manques maman. Pardonne-moi si je t’ai blessĂ©. J’en suis tout autant meurtri que toi. Mais nous devons ĂȘtre unis pour vaincre nos ennemis. Xandra a aussi besoin de toi. Elle lĂšve ses pupilles dans ma direction, me regarde longuement puis pousse un soupir. ‒ Vous me manquez Ă©galement et je suis consciente que c’est le moment d’ĂȘtre plus unis. Mais j’ai tellement peur pour vous mes bĂ©bĂ©s. Je crains tellement de vous perdre, ou qu’un malheur n’arrive Ă  la famille. Je ne veux pas... ‒ Chuut !!! fais-je en me rapprochant d’elle et en lui prenant la main. Tu ne nous perdras pas et aucun malheur ne nous arrivera. Et tu sais pourquoi ? ‒ Pourquoi ? Je lui fais un baisemain. ‒ Parce que nous avons une tigresse comme mĂšre, prĂȘte Ă  nous dĂ©fendre, mĂȘme contre l’ĂȘtre le plus dangereux du monde. Ce n’est pas le moment de nous lĂącher ou de te laisser vaincre par la dĂ©ception. ‒ Je sais. Elle pousse encore un soupir. ‒...

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Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Murima 2 5 ***ALEXANDRA Assise Ă  la soirĂ©e gala avec toute ma famille, je gesticule sur ma chaise. Je ne me sens pas Ă  mon aise. Je sens mon estomac se retourner et les plats devant moi ne m’aident pas. Ce matin, j’ai rendu tout mon petit dĂ©jeuner. De mĂȘme pour mon dĂ©jeuner et maintenant c’est mon diner qui veut sortir. Pour ajouter Ă  toutes ces nausĂ©es, j’ai d’horribles crampes d’estomac. ‒ ChĂ©rie, ça va ? S’inquiĂšte ma mĂšre en me voyant grimacer de douleur. ‒ J’ai des douleurs au ventre depuis ce matin. ‒ Et c’est maintenant que tu m’en parles ? As-tu pris des calmants ou es-tu allĂ©e voir un Docteur ? ‒ J’avais pris des calmants et ça s’est calmĂ©. Mais depuis une quarantaine de minute ça a... J’ai un haut le cƓur. Oh punaise, je vais vomir. Je sors Ă  toute vitesse de la salle, direction les toilettes. J’entends ma mĂšre me suivre. Je vide tous mes boyaux dans le lavabo. Ma mĂšre me tient les cheveux en arriĂšre et me donne de lĂ©gĂšres tapes dans le dos. ‒ Doucement ma puce. Ça va aller ! Je me redresse croyant que j’ai fini mais c’est reparti pour un autre tour. Au bout d’un moment je crois que c’est bon, je n’ai plus rien dans l’estomac. ‒ Ça va ? C’est fini ? Demande ma mĂšre. Je fais oui de la tĂȘte. Elle m’aide Ă  me rincer la bouche parce que je suis trop faible pour le faire. ‒ Depuis quand vomis-tu de la sorte ? ‒ Ce matin. Mais les jours prĂ©cĂ©dents j’avais de fortes douleurs au bas-ventre. Comme si on me tiraillait de l’intĂ©rieur. ‒ As-tu fait un test de grossesse, me questionne-t-elle les sourcils plissĂ©s. ‒ Tu sais trĂšs bien que je ne peux pas tomber enceinte. Elle m’aide Ă  m’asseoir sur un siĂšge posĂ© devant les toilettes. ‒ On n’a pas dit que tu ne pouvais pas tomber enceinte. C’est le taux de chance qui est juste minime sinon tu peux encore devenir mĂšre. ‒ Soit ! Mais pour ça il faudrait aussi que Spencer et moi ayons travaillĂ© Ă  cela. Nous nous protĂ©geons et je peux te dire que nos derniers rapports remontent Ă  je ne sais plus quand. L’hypothĂšse de la grossesse est donc exclue. ‒ Si tu le dis. N’empĂȘche, il te faut voir un mĂ©decin. Demain s’il le faut. ‒ Non demain ça ne sera pas possible. Je dois accompagner Aurelle rĂ©cupĂ©rer sa robe et faire des courses pour le bĂ©bĂ©. ‒ Tu peux y aller avant ou aprĂšs. Tu ne peux pas continuer Ă  vomir ainsi sans rien faire. ‒ Je verrai maman. ‒ Ok. Allons, que je dise Ă  Will de te raccompagner chez toi. Il s’apprĂȘtait Ă  rentrer. *Mona *LYS Le lendemain matin comme prĂ©vu, Aurelle, Imelda et moi sommes dans la boutique de la styliste chargĂ©e de confectionner sa robe. AprĂšs prĂšs de deux mois d’attente pour permettre au pĂšre d’Aurelle de bien se rĂ©tablir, le mariage aura enfin lieu dans cinq jours. Elle sort de la cabine d’essayage vĂȘtue de sa robe de couleur beige. Elle a voulu casser un peu les codes. ‒ Waouh !! Aurelle !!!! Tu es... Ă  couper le souffle. ‒ Merci ! RĂ©pond-t-elle toute Ă©mue. Imelda l’aide Ă  se positionner sur l’estrade tout en la complimentant. ‒ Tu es magnifique ma chĂ©rie. Will tombera encore plus amoureux de toi en te voyant. ‒ Merci ! Nous sommes en extase devant sa robe qui est trop belle, surtout avec cette touche de paillettes tout le long du buste. J’ai subitement envie d’ĂȘtre Ă  sa place. De me marier Ă  l’homme que j’aime. La tristesse m’envahit subitement. Le seul homme avec qui j’ai envie de me marier fait partie des ennemis de ma famille donc je vis un amour impossible. Une douleur me vrille le bas-ventre. Je me retiens de hurler de peur d’effrayer les filles. Nous aidons la styliste Ă  faire les ajustements qu’il faut et nous nous en allons pour les courses du bĂ©bĂ© Ă  venir. Aurelle, espĂ©rant que ce serait un garçon a achetĂ© presque tout en bleu. Donc maintenant que c’est confirmĂ© que c’est une fille, elle doit tout acheter de nouveau. Je suis Ă©blouie par tous ces effets de bĂ©bĂ© que je vois. J’en ai dĂ©jĂ  vu mais ĂȘtre lĂ , au milieu de tout ceci dĂ©cuple mon envie d’en avoir un. JE VEUX AVOIR MON BEBE, PUTAIN !!! Je rencontre un petit garçon qui pleure derriĂšre sa mĂšre en rĂ©clamant un jouet que...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Puis il y a cette collecte que nous lançons avec notre association Les Lyseurs du cƓur. Nous voulons aider certains enfants dans le besoin Ă  ĂȘtre scolarisĂ©s et Ă  avoir des fournitures scolaires pour cette rentrĂ©e scolaire en Septembre. Alors, apportĂ© ta pierre Ă  l'Ă©difice avec une petite ou une grande contribution. Nous prenons tout. 1000fcfa, 1500fcfa, 10.000fcfa, 30.000fcfa... 4$, 10$... Ta “petite contribution” fera de grandes choses 🙏🙏 WhatsApp : https://wa.me/2250596604163

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Murima 2 4 ***AURELLE Mon Dieu, Will n'a pas dormi Ă  la maison. C’est la premiĂšre fois qu’il le fait depuis que nous sommes ensemble et c’est ce qui m’inquiĂšte le plus. Lorsqu’il est en colĂšre, gĂ©nĂ©ralement il sort prendre l'air mais finit toujours par rentrer. Mais lĂ , il est presque 8h du matin et toujours aucune trace de lui. Il ne rĂ©pond non plus Ă  son portable qui d’ailleurs est Ă©teint. Je crains qu’il ne lui soit arrivĂ© quelque chose de grave. Je ne peux cependant pas m’empĂȘcher de penser qu’il ait passĂ© la nuit avec une autre femme. Il peut vouloir se venger de la sorte et ça me fait peur. Mon Dieu comme j’ai Ă©tĂ© stupide ! J’ai dĂ©truit mon couple. Tout ça pour quoi ? Parce que j’ai mal intĂ©grĂ© les choses. Ou du moins parce que j’ai laissĂ© des prĂ©jugĂ©s me guider. Je voulais tout faire toute seule alors que je suis en couple. Je voulais gagner de l’argent seule, faire des projets seule, Ă©voluer seule, alors que, lorsque tu dĂ©cides d’ĂȘtre en couple, tu ne dois plus rien faire seule. A cause de ces choses j’ai laissĂ© un homme m’approcher de trop prĂšs. Je n'ai pas trompĂ© Will. Mon patron me faisait des avances depuis un moment mais parce que je visais la prochaine promotion, j’ai jouĂ© Ă  la diplomatie plutĂŽt que de le remettre Ă  sa place. Je le laissais faire certaines choses comme par exemple me complimenter avec des mots trop doux, bien que cela me dĂ©plaisait. Je le laissais me trimballer Ă  des rendez-vous d’affaires Ă  l’improviste de jour comme de nuit et je le laissais ĂȘtre trop tendre avec moi. Il a donc pris la confiance et m'a embrassĂ© ce soir-lĂ  alors que je m'y attendais le moins. Il me tenait trop fermement pour que je me dĂ©gage automatiquement de son emprise. Je regrette tellement d’avoir Ă©tĂ© si lĂ©gĂšre, si nĂ©gligente. Si seulement je pouvais revenir en arriĂšre. Lorsque la sonnerie retentit, je me prĂ©cipite vers la porte espĂ©rant que ce soit Will qui ait oubliĂ© ses clĂ©s mais c’est plutĂŽt tante Murima qui rentre, toute inquiĂšte. ‒ C’est quoi cette histoire de Will est introuvable ? Demande-t-elle en marchant Ă  grands pas vers le salon. Aucun de ses frĂšres n’a eu de ses nouvelles depuis hier et moi non plus. Il est injoignable. ‒ J’ai aussi tentĂ© de le joindre toute la nuit mais impossible. Jusque-lĂ  je n’ai aucune nouvelle. ‒ Mais pourquoi en arriver lĂ  ? Que s’est-il passĂ© ? Je m’assois doucement dans le fauteuil avec culpabilitĂ©. ‒ Il a surpris mon patron en train de m’embrasser. ‒ Tu sors avec ton patron ? ‒ Non ! Non loin de lĂ . C’est lui qui me faisait des avances et il m’a prise par surprise. Avant que je n’aie eu le temps de me dĂ©gager, Will est arrivĂ© et a tout de suite conclut que je le trompais. Mais ma tante, je le jure que jamais je ne l’ai trompĂ©. Je marque une pause, prise par les Ă©motions. ‒ Mais je m’en veux tellement parce que j’ai en quelque sorte laissĂ© mon patron se rapprocher de moi. J’ai aussi beaucoup nĂ©gligĂ© mon couple ces temps-ci et j’ai peur qu’il ne soit trop tard. ‒ Ne t’inquiĂštes pas ma belle, me console-t-elle en me prenant la main. Tu dois juste t’excuser auprĂšs de Will et lui expliquer les choses. Il t’aime et il te comprendra. ‒ Je l’espĂšre. Le bruit de la serrure me fait me lever Ă  la hĂąte. Je crois que cette fois c’est lui. Exactement, il passe la porte tout dĂ©braillĂ©. ‒ Mon Dieu ! Warisse, d’oĂč viens-tu ? S’exclame sa mĂšre en allant le prendre dans ses bras. ‒ Je vais bien maman. DĂ©solĂ© de t’avoir fait peur. ‒ Ce n’est rien. Tu es lĂ , c’est le plus important. Bon je vais y aller maintenant. J’ai un rendez-vous dans trente minutes. A plus. Elle m’embrasse, rĂ©cupĂšre son sac Ă  main et part. Will, tout en m’ignorant, se dirige vers les escaliers. ‒ BĂ©bĂ©, attend s’il te plaĂźt. Il ne me calcule pas. Je lui cours aprĂšs et lui attrape le bras. Il se dĂ©gage aussitĂŽt. ‒ Abstiens-toi de me toucher Aurelle. ‒ BĂ©bĂ©, laisse-moi t’expliquer, je t’en supplie. Je ne t’ai pas trompĂ©, je te le promets. Sur la vie de notre bĂ©... ‒ Ne t’avise surtout pas de mĂȘler mon enfant Ă  tes bĂȘtises. Tu as fait un choix et tu dois l’assumer. Tu...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Ah j'oubliais. Murima 2 est un histoire jamais publiĂ©e sur la page donc on fera les publications normales, 3 fois la semaine soit Lundi, mercredi et vendredi 😁 et parfois un bonus samedi. À demain donc sinon il est aussi disponible Ă  2500f 😊 L'intĂ©gralitĂ© de Murima 1 Ă  disponible Ă  2500 fcfa (prix promo) en pdf (Bookfunnel) et tome 2 Ă  2500 fcfa. WhatsApp : https://wa.me/22553517670 Sur Amazon : 👉FRANCE : https://www.amazon.fr/dp/B08J5MZ9QZ 👉USA : https://www.amazon.com/dp/B08J5MZ9QZ 👉CANADA : https://www.amazon.ca/dp/B08J5MZ9QZ 👉ITALIE : https://www.amazon.it/dp/B08J5MZ9QZ 👉ALLEMAGNE : https://www.amazon.de/dp/B08J5MZ9QZ 👉 ROYAUME UNI https://www.amazon.co.uk/dp/B08J5MZ9QZ