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Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Dark 12 ***CHRIS IVANOV, AKA DARK Je termine de me vĂȘtir en chaussant mes gants noirs en cuir. Je suis fin prĂȘt pour le grand show de ce soir. Les membres de la League auront la surprise de leur vie. Vouloir me tuer, moi ? C’est la pire stupiditĂ© qu’ils auraient pu faire. S’ils y Ă©taient parvenus, mĂȘme dans ma tombe, je ne les aurais pas laissĂ© vivre en paix. Je reste un poison aussi mort que vivant. Je range mon arme dans mon dos et j’ajuste mon manteau noir. Je rĂ©cupĂšre ma canne. Elle me sert Ă  rester assez longtemps debout. J’arrive, cependant, Ă  me dĂ©placer sans. Seulement que je m’épuise Ă  force de rester longtemps debout sans un appui. Dehors, m’attendent Alana, Ben et deux de ses hommes. Certains nous ont dĂ©jĂ  devancĂ© afin de mieux se prĂ©parer Ă  attaquer. Une fois installĂ© Ă  l’arriĂšre de ma voiture, les autres se mettent en position de dĂ©part. Ce soir, je me fais conduire par Alana. J’ai tellement hĂąte d’y ĂȘtre. Tellement hĂąte de voir leurs tronches Ă  tous, lorsqu’ils me verront revenir d’entre les morts. Je leur donnerai ce soir la correction qu’ils n’ont jamais eue de leurs vies et qu’ils n’auront plus jamais. Je me doutais bien que les membres de la League, dont je suis Ă  la tĂȘte depuis de nombreuses annĂ©es, voulaient faire sauter ma tĂȘte pour se choisir un autre Boss. Ils ont toujours vu en moi une menace, parce que je ne partais jamais dans leur sens. Eux, ils vivent sans rĂšgle, couchent avec n’importe qui, font des affaires sans prendre le temps d’étudier les personnes en face d’eux. Et comme si ça ne suffisait pas, ils s’accaparent des biens qui ne leur appartiennent pas. J’ai en horreur de toutes ces choses qui favorisent le dĂ©clin. Toute personne doit avoir des rĂšgles, peu importe son domaine d’activitĂ©. C’est ce que j’ai toujours voulu pour la League. Mais faut croire qu’ils prĂ©fĂšrent vivre selon leurs humeurs. Mon cortĂšge gare devant notre QG. La premiĂšre piĂšce est consacrĂ©e Ă  nos soirĂ©es mondaines qui se tiennent presque chaque soir. Toutes personnes dĂ©sireuses de faire affaire avec l’un d’entre nous s’y rendent pour une rencontre. Ici, il y a toutes les chances de rencontrer toutes les grosses tĂȘtes de la Mafia AmĂ©ricaine. Les gardes devant sursautent en me voyant sortir de ma voiture. Ils sont tous comme pĂ©trifiĂ©s Ă  me regarder comme si j’étais un fantĂŽme. Ah oui, je le suis. Ils m’ouvrent nĂ©anmoins les deux grandes portes. La salle abrite un bon nombre de personnes. L’alcool circule Ă  flot, les conversations vont bon train, les flirts aussi. Mais tous se suspendent en m’apercevant. Certains laissent tomber leurs coupes de champagne. Comme ça m’enchante de provoquer ce genre de rĂ©action chez les gens. A chaque pas, ils se dĂ©gagent de mon passage. Nul n’ose prononcer un seul mot. Seul le bruit de ma canne qui s’écrase sur le carrelage brise ce lourd silence de cimetiĂšre. Je continue d’avancer dans cette atmosphĂšre glaciale. Je sens les regards peser sur moi pendant que je monte les marches. Ils doivent certainement tous se demander s’ils ne rĂȘvent pas. Les deux gardes qui se tiennent devant la porte se dĂ©gagent prestement. Alana ouvre la porte avec fracas. ‒ Que le show commence, chuchote-t-elle en se dĂ©gageant. Je reste debout devant la porte Ă  les regarder s’étouffer avec leurs boissons. Ils se lĂšvent tous, n’en revenant pas de l’image qui se prĂ©sente Ă  eux. Je coule sur chacun d’eux un regard qui en dit long sur le fond de ma pensĂ©e. ‒ Da...Dark ??? Ils bĂ©gaient tous comme des dĂ©biles. J’entre, sans me presser, dans la piĂšce. ‒ Bien le bonsoir, Messieurs. Je ne reçois aucune rĂ©ponse. ‒ Je croyais que vous seriez plus enthousiastes de me revoir. ‒ Tu... tu n’es pas... mort ? demande Jacobs, le plus dĂ©bile de la bande. ‒ Ça ne se voit pas ? Ou veux-tu que je me rapproche encore plus ? Ils reculent tous quand j’avance de deux pas. Je jette un coup d’Ɠil circulaire dans la piĂšce. ‒ Vous faisiez une rĂ©union ? Sans en informer le Boss ? ‒ Nous... te croyions mort, rĂ©pond Nathan, le pervers qui ne pense qu’à fourrer son sexe entre toutes les...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Rendez-vous jeudi 2 Octobre 😎😎

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Dark 11 DEUX SEMAINES PLUS TARD ***INAYAH Ma vie n’a plus aucun sens. Je me sens trĂšs poisseuse. Le premier homme que j’ai aimĂ© dans ma vie est mort. Le second que je commençais Ă  aimer est aussi mort. Et maintenant c’est le troisiĂšme, que je pense aimer comme jamais ça n’avait Ă©tĂ© le cas avec les deux autres, qui meurt aussi. Et le plus drĂŽle, c’est que les deux premiers ont Ă©tĂ© tuĂ©s par le troisiĂšme et, alors que j’espĂ©rais quelque chose avec lui, lui aussi part et me laisse seule au monde. Faut croire que je porte la poisse aux hommes. Mais si j’ai autant mal, ce n’est uniquement pas parce que je suis amoureuse de Monsieur Dark. Mais en lui, je retrouvais la sĂ©curitĂ© que je n’avais ressenti en CĂŽte d’Ivoire avec ma famille et SĂ©bastien. A ses cĂŽtĂ©s, j’avais toujours l’impression que jamais rien ne pourrait m’atteindre et que mĂȘme pas lui me ferait de mal malgrĂ© ses airs dangereux. J’avais dĂ©jĂ  conscience qu’une relation amoureuse entre lui et moi ne serait jamais possible mais je voulais juste rester prĂšs de lui, dans la reconstruction de ma nouvelle vie. Ses conseils m’auraient sans doute aidĂ© Ă  devenir une femme accomplie, tout comme Alana, mĂȘme si ça n’aurait pas Ă©tĂ© dans le mĂȘme domaine. ‒ Il te manque Ă  toi aussi ? demandĂ©-je au chien en lui caressant sa tĂȘte posĂ©e sur ma jambe. Il se lĂšve subitement et sort de la maison. Ce chien est bizarre. Depuis le dĂ©cĂšs de son patron, il passe beaucoup plus de temps dans le jardin que dans la maison. Il peut disparaitre toute une journĂ©e et rĂ©apparaitre d’un seul coup. Je me demande bien oĂč il part. Je rĂ©cupĂšre mon portable qui se met Ă  sonner. C’est Shelby. Elle prend de mes nouvelles tous les jours. Pour expliquer ma dĂ©mission subite, j’ai dĂ» lui dire que je partais en dĂ©placement dans une autre ville pour des raisons personnelles. Il n’y a pas de risque que je la rencontre en ville parce que je ne suis plus sortie de la maison depuis l’annonce du dĂ©cĂšs. Alana dit que c’est pour ma sĂ©curitĂ©, alors j’obĂ©is. ‒ Inayah ? Je remarque la prĂ©sence d’Alana qui semble avoir besoin de moi. Je prends congĂ© de Shelby au tĂ©lĂ©phone. ‒ Oui ? ‒ Suis-moi ! Elle tourne aussitĂŽt les talons. Je me dĂ©pĂȘche de la suivre. Elle emprunte un chemin dans le jardin. Je ne m’étais jamais aventurĂ©e de ce cĂŽtĂ©-ci parce qu’il n’y avait rien de particulier en dehors des fleurs, que j’admirais de loin, et du gazon. ‒ OĂč est-ce qu’on va ? C’est quoi cet endroit ? Elle continue de marcher sans me donner de rĂ©ponse. Soudain, elle s’arrĂȘte devant une sorte de buisson. Avant que je n’ouvre la bouche pour lui poser une question, elle... ouvre une porte ??? Il y a une porte dans ce buisson ? Je crois que c’est plutĂŽt une porte couverte de gazon. ‒ Qu’est-ce que c’est que ça ? Elle descend les escaliers qui donnent sur une autre porte en bas. Je la suis avec beaucoup d’apprĂ©hension. Quand elle ouvre la porte et que nous rentrons, je tombe des nues. Il y a une maison dans ce sol ? Et pas n’importe laquelle. Elle est Ă©norme et surtout trĂšs belle. La dĂ©co est carrĂ©ment diffĂ©rente de la maison principale. Ici, tous les meubles sont faits Ă  l’ancienne. Rien que du bois et des fauteuils royaux. Je suis Alana en tournant et retournant sur moi-mĂȘme. ‒ C’est la maison de qui ici ? ‒ Tu poseras toutes tes questions plus tard. Pour l’instant, tu dois te concentrer parce que tu n’es pas au bout de tes surprises. ‒ Pourquoi ? Elle donne deux coups sur une porte avant de l’ouvrir. La piĂšce est plongĂ©e dans l’obscuritĂ©. Seule une lampe l’éclaire. Alana me fait signe d’entrer. J’avance un pas lent aprĂšs l’autre. Je vois tout de suis le chien couchĂ© prĂšs d’un fauteuil roulant. Il y a quelqu’un assis dans le fauteuil et qui regarde vers la fenĂȘtre. Je regarde de plus prĂšs et... ‒ Oh mon Dieu ! Il... il n’est pas mort ? Je regarde Alana qui me fait non de la tĂȘte. Je n’en reviens pas. Une joie immense m’envahit au point de courir me jeter dans les bras de Monsieur Dark. Je me mets Ă  pleurer en le serrant fort contre moi. Je n’en reviens pas qu’il soit en vie. Je me...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Dark 10 ***ALANA IVANOV Je serre les dents, m’agrippe au drap et m’efforce Ă  ne pas me faire entendre pendant que je suis fouettĂ©e par un orgasme terrible qui parait durer une Ă©ternitĂ©. Quand je redescends enfin de ce moment de paralysie, je garde les yeux fermĂ©s pour mieux me remettre. Et une, deux, trois. C’est bon. Je sors de mon lit. ‒ OĂč vas-tu ? ‒ Je t’ai dĂ©jĂ  dit de ne plus me poser ce genre de question, rĂ©pondĂ©-je Ă  celui qui me sert de plan cul en me dirigeant vers ma salle de bain toute nue. Ma vie ne te concerne pas. Je claque la porte derriĂšre moi. J’ai trente minutes pour me rendre chez mon frĂšre. Nous devons voler ce soir pour la Turquie oĂč nous devons conclure une affaire. Aux cĂŽtĂ©s de cet homme qu’est mon frĂšre, je crois que j’ai dĂ©jĂ  parcouru tous les pays du monde. Ce qui m’a permis d’apprendre et de parler plusieurs langues comme lui. Au vu de tout ce que j’ai appris et amassĂ© Ă  ses cĂŽtĂ©s, je peux le clamer haut et fort que dans ma vie je n’ai absolument besoin de personne en dehors de mon frĂšre. Lui, il est toute ma famille. Tout ce que j’ai de plus cher au monde. Je sors enfiler mes vĂȘtements. Jeans, body, blouse en cuir par-dessus et mes bottes. Je sens des bras m’enlacer par derriĂšre. ‒ ArrĂȘte avec ça, dis-je en me dĂ©gageant de l’emprise de Jeoffrey. ‒ Pourquoi refuses-tu sans cesse mes marques d’affection ? ‒ T’ai-je une fois dit que j’étais en manque ? Je ne veux pas de ça, un point c’est tout. Toi et moi, c’est juste du sexe. C’est la derniĂšre fois que je te le dis. Maintenant va-t’en. Je dois finir de me prĂ©parer. ‒ Je nous ai fait un truc rapide pour le diner. Je pousse un soupir. Cet homme m’épuise et je ne sais encore pour quelle raison, je n’arrive pas Ă  l’éjecter de ma vie. Peut-ĂȘtre parce que de toute ma vie, il est le seul homme qui arrive Ă  me donner un vĂ©ritable orgasme. ‒ Jeoffrey, je ne... ‒ Je sais. Tu ne veux pas que je cuisine pour toi. Que quiconque cuisine pour toi. Mais tu vas prendre l’avion alors mieux vaut te remplir le ventre. ‒ Prends ta bouffe et dĂ©gage de chez moi. ‒ Ok. Je la mettrai au frais pour ton retour. Ce n’est pas Ă©vident de se faire Ă  manger aprĂšs un long vol. Il me fait un sourire et sort. J’ai des fois l’impression qu’il fait exprĂšs pour me mettre en rogne. Il fait exactement tout le contraire de ce que nous avions convenu dĂšs le dĂ©but de notre idylle. Je range une arme dans la ceinture de mon jean, une autre dans ma botte, je prends mon sac de voyage et je sors. Jeoffrey et moi sortons ensemble de la maison. ‒ Fais bon voyage et reviens-moi en pleine forme, me souhaite-t-il. Je l’ignore et dĂ©verrouille ma voiture. ‒ Alana ! ‒ Rentre chez toi Jeoffrey. Je monte dans ma voiture sans lui accorder un regard. Je jette quand mĂȘme un coup d’Ɠil dans mon rĂ©troviseur et je le vois sourire. Je dĂ©gage de lĂ  avant de vĂ©ritablement m’énerver contre ce type. C’est pareil Ă  chacune de nos rencontres. J’avais pourtant Ă©tĂ© claire. Pas de gestes affectifs, voire romantique, pas d’attaches, ni rien qui puisse nous rapprocher en dehors du sexe. Je n’ai pas le temps pour toutes ces bĂȘtises. Dark, lors de ma formation, m’a bien signifiĂ© qu’il n’y avait pas de place pour toutes ces choses lorsqu’on veut entrer dans ce monde oĂč le crime rĂšgne en maitre et l’intolĂ©rance en est la devise. Prendre le risque de tomber amoureux, c’est mettre sa vie entre les mains de ses adversaires car ils pourront vous faire du chantage quand bon leur semblera. Jeoffrey, ça fait un an qu’il est mon plan cul, mais ce fils de pute en veut plus. Oui, il est canon et referme en lui tout seul tout ce que les femmes recherchent chez un homme. Mais je ne suis en aucun cas intĂ©ressĂ©e par l’amour. Mon cerveau et mon cƓur ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© formatĂ©s pour ça. Je discute avec Ben, le chef de la sĂ©curitĂ© avant de rentrer dans la maison. Je me rends directement Ă  la cuisine oĂč je sais trouver Inayah. Elle doit avoir fini de prĂ©parer le diner. Je meurs de faim. Je ne voulais pas manger la bouffe de Jeoffrey pour pas lui donner de faux espoirs. ‒ Bonsoir,...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Cc ici. Voici ceux Ă  quoi a servi votre argent 😀 —Togo : Scolarisation, achat de fournitures et tenue scolaire pour une Ă©lĂšve en classe de cm2. —BĂ©nin : Achat de fournitures pour trois enfants d'une mĂȘme mĂšre. —BĂ©nin : Scolarisation, achat de fournitures et tenue pour un Ă©lĂšve en classe de cp. Puis le financement d'une petite activitĂ© pour la mĂšre qui n'a aucune source de revenue. —Burkina Faso : Achat d'un appareil auditif pour une petite fille malentendante ayant rĂ©ussi son examen du BEPC et sa Scolarisation dans une Ă©cole de formation de couture. —CĂŽte d'Ivoire : Contribution pour la scolarisation d'un Ă©lĂšve de CM1. —CĂŽte d'Ivoire : Achat d'une nouvelle tenue scolaire pour un Ă©lĂšve de CM1. —CĂŽte d'Ivoire : Distribution de 14 sacs scolaires personnalisĂ©s avec notre logo đŸ„° Merci encore beaucoup beaucoup Ă  vous pour votre contribution qui a permis de mettre le sourire sur les lĂšvres de ces Ă©lĂšves 😍😍 Dieu saura vous rĂ©compenser đŸ™đŸ™â€ïžâ€ïž Merci et Ă  trĂšs bientĂŽt pour une autre collecte 😘😘😘😘 #leslyseursducoeur

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Pardon oh pas de publication aujourd'hui. Rendez-vous demain et vendredi. On va ralentir un peu pour me donner le temps de boucler la nouvelle histoire 🙏🙏

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Dark 8 ***LIEUTENANT FLYNN J’écoute le programme concoctĂ© par Toni pour attirer la jeune fille Inayah dans ses filets. Toni, c’est un pote Ă  moi. Il est aussi flic mais dans un autre dĂ©partement. Il passe ses congĂ©s en ville pour changer un peu d’air. J’en ai donc profitĂ© pour lui demander ce service. SĂ©duire la nouvelle protĂ©gĂ©e de Dark pour en apprendre un peu plus sur ce qui se trame chez lui. Une femme amoureuse, ça parle beaucoup et ça confie les secrets, mĂȘme les plus intimes, Ă  son amoureux. Je n’ai pas trouvĂ© d’autre alternative, vu que tout ce que je tente Ă©choue. Puisque la voie lĂ©gale a Ă©chouĂ©, on va essayer par l’illĂ©gale. Ce n’est pas une mission officielle. Je le fais dans le dos de mes supĂ©rieurs. J’attends juste d’avoir la preuve que je cherche pour crĂ©er une situation lĂ©gale qui me permettra d’arrĂȘter le Dark en toute tranquillitĂ©. ‒ Assure-toi de ne pas trop en faire, lui dis-je lorsqu’il termine. Faudrait pas lui mettre la puce Ă  l’oreille. ‒ Ne t’inquiĂštes pas. Je sais tirer les vers du nez aux gens. Ai-je le droit d’aller plus en profondeur avec elle ? ‒ Quoi, elle te plait ? ‒ Bon, je ne dirai pas ça tout de suite, mais elle n’est pas du tout mal comme fille. Faut dire qu’elle est mon genre, si tu vois ce que je veux dire. ‒ Oh, tu fais d’elle ce que tu veux, tant que j’ai les informations que je veux. ‒ Ça marche ! Maintenant, dis-moi un peu plus sur ce type. Ce type, c’est l’assassin de mon petit frĂšre. Je l’admets, celui-ci n’avait pas de bonnes frĂ©quentations mais il ne mĂ©ritait pas de mourir comme un chien. Mon frĂšre avait intĂ©grĂ© une bande d’amis que je lui dĂ©fendais de voir et ceux-ci dans leur folie, ont piquĂ© de la marchandise Ă  Dark sans savoir qu’elle lui appartenait. Ils se sont partagĂ©s le gain de la vente de la drogue et ils en ont chacun payĂ© de leur vie. Dark les a tous tuĂ©s et bafouĂ© leurs dĂ©pouilles. Le corps de mon frĂšre a Ă©tĂ© retrouvĂ© dans une benne Ă  ordure. Ma mĂšre n’ayant pas supportĂ© cette tragĂ©die, a, de ce fait, piquĂ© une crise d’AVC qui l’a clouĂ©e au lit, toute paralysĂ©e jusqu’à rendre son dernier souffle, six mois plus tard. Je me suis donc retrouvĂ© tout seul au monde sans famille puisque mon pĂšre Ă©tait lui aussi mort deux jours aprĂšs la naissance de mon petit frĂšre tandis que j’avais dix ans. Cet homme a brisĂ© ma famille et je vais lui faire payer en mettant fin Ă  son rĂšgne de mafieux. ***INAYAH Je passe une excellente journĂ©e avec Toni Ă  la plage. Je ne me rappelle pas de la derniĂšre fois oĂč j’ai passĂ© une journĂ©e aussi formidable, sans me soucier des nombreux problĂšmes de ma vie. Je me sens dĂ©tendue, lĂ©gĂšre et pleine de vie. La journĂ©e a Ă©tĂ© parfaite et continue de l’ĂȘtre. Mon nouvel ami est trĂšs charmant et gentleman. Il a concoctĂ© un programme parfait. Il m’a d’abord fait visiter certains endroits trĂšs frĂ©quentĂ©s de la ville. J’ai vu en vrai ce que je voyais tout le temps Ă  la tĂ©lĂ© dans les films et les Ă©missions. Cette ville de New-York est magnifique. Il m’a promis les jours Ă  venir m’emmener Ă  des concerts et aller voir les maisons des stars. Je sors de l’eau et je rejoins Toni assis sur le sable. FatiguĂ© de jouer avec moi dans l’eau, il est retournĂ© s’asseoir pour me regarder essayer de ramasser des coquillages. ‒ Alors, tu t’es bien amusĂ©e ? me demande-t-il quand je m’assois prĂšs de lui. ‒ Oui et c’est grĂące Ă  toi. Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas autant dĂ©tendue. Merci beaucoup. ‒ Ça m’a fait plaisir. La nuit s’annonce. Et si on allait se manger quelque chose avant de rentrer ? ‒ D’accord. Nous nous installons quelques instants plus tard dans un petit fast-food chaleureux. J’avais mĂȘme un creux mais je m’amusais tellement bien que je n’osais pas m’arrĂȘter. ‒ Alors ça te plaĂźt ? ‒ Oui, dis-je la bouche pleine d’une bouchĂ©e de mon hamburger. J’adore cette nourriture. ‒ Tous les AmĂ©ricains l’adorent, ça je peux te l’assurer. Attends ! De son pouce, il m’essuie le coin de la bouche. Ce geste au dĂ©but anodin, crĂ©e une atmosphĂšre romantique entre nous. Nous Ă©changeons un sourire. ‒ Parle-moi de toi,...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Dark 7 ***DARK ‒ Je ne sais toujours pas ce que je dois faire de l’appartement. Je relĂšve les yeux sur Alana assise dans le siĂšge en face de mon bureau. ‒ Garde-le, lui rĂ©pondĂ©-je. Il pourra ĂȘtre utile. ‒ Tu comptes donc garder la fille ici prĂšs de toi ? Je croyais que tu avais horreur qu’on te bouffe ton espace. ‒ Je n’ai encore rien dĂ©cidĂ©. Elle en sait un peu trop sur moi. ‒ C’est une froussarde. Elle ne dira jamais rien Ă  la police. ‒ Je sais. Mais mieux vaut ĂȘtre prudent. En plus, qui sait, elle peut m’ĂȘtre utile un de ces jours, tout comme toi tu l’es aujourd’hui. ‒ Tu as l’intention de faire d’elle une tueuse ou une deuxiĂšme Shana ? ‒ Elle ne ressemble ni Ă  une tueuse ni Ă  une pute. ‒ Moi non plus je ne ressemblais Ă  une tueuse, mais tu m’as façonnĂ©e. Elle n’a pas tort. Lorsque je l’ai prise dans la rue sous mon aile, elle n’était qu’une gamine de quinze ans qui avait perdu ses parents et qui se retrouvait sans abri. J’avais moi aussi perdu mes parents, alors je me suis dit pourquoi ne pas avoir une petite sƓur comme j’en ai toujours rĂȘvĂ© ? Je l’ai gardĂ©e avec moi et fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui. Alana est ma seule et unique famille. Elle est de ce fait la seule et unique personne en qui j’ai une confiance aveugle. Je lui confierai ma vie sans hĂ©siter. Nous sommes tous deux des solitaires, alors nous formons notre famille Ă  nous. Je lui ai confiĂ© les commandes de toutes mes affaires mĂȘme si j’y garde un Ɠil. Ben, mon chef de sĂ©curitĂ© m’annonce par tĂ©lĂ©phone la prĂ©sence de Shana. Je lui permets de la laisser entrer. La seconde qui suit, elle entre dans une tenue des plus vulgaires. Un crop-top qui ne cache que ses tĂ©tons et qui expose son ventre ornĂ© d’un piercing au nombril. En dessous elle n’a qu’une petite culotte en jean qui s’arrĂȘte juste sous ses fesses. Sans oublier le violet de ses cheveux et ses piercings çà et lĂ  sur son visage. DĂšs que Alana la voit entrer, elle grimace. ‒ Je vais y aller, annonce-t-elle. Elle sort sans prĂȘter attention Ă  Shana. ‒ Je vois qu’elle est toujours aussi accueillante, ironise Shana en s’asseyant. ‒ As-tu du nouveau sur l’affaire que je t’ai confiĂ©e ? ‒ On peut dire que oui. Parait que la veille de ta soirĂ©e chez l’Emir, les autres membres de l’organisation ont assistĂ© Ă  une rencontre prĂ©sidĂ©e par SMITH, en toute discrĂ©tion. Je ne saurais te dire si tu Ă©tais le sujet principal de cette rencontre ou si ce sont eux qui ont commanditĂ© cette tentative d’assassinat contre toi. Je dois passer la soirĂ©e avec un des gardes de SMITH. J’essaierai de lui tirer les vers du nez. ‒ Ok. Je me concentre sur le dossier posĂ© devant moi pensant qu’elle s’en irait, mais elle reste assise. Je lĂšve les yeux. ‒ Quoi d’autre ? lui demandĂ©-je. ‒ C’est qui cette nouvelle fille qui vit avec toi et avec qui tu es allĂ© Ă  la soirĂ©e chez l’Emir ? ‒ Ai-je des comptes Ă  te rendre sur ma vie ? ‒ Non mais... ‒ Mais rien du tout. Ton rĂŽle se limite Ă  ĂȘtre ma taupe dehors et Ă  me satisfaire sexuellement. Ni plus, ni moins, alors fais gaffe ou sinon je n’aurais aucun mal Ă  me dĂ©barrasser de toi. ‒ Ok, je suis dĂ©solĂ©e. Mais pourquoi refuses-tu de me prendre comme Ă©pouse ? Je te suis trĂšs utile pourtant, sur tous les plans. ‒ Retiens que jamais je n’épouserai une pute. Mes futurs enfants ne mĂ©ritent pas un tel dĂ©shonneur. Elle se rembrunit. Je ne comprends pas pourquoi elle persiste Ă  vouloir plus de moi. J’ai pourtant Ă©tĂ© trĂšs clair dĂšs le dĂ©but de notre collaboration. Shana, c’est une stripteaseuse. La plus grande et la plus cĂ©lĂšbre de la ville. Ses clients sont les plus grands mafieux des quatre coins du monde, si je peux le dire ainsi. Sexuellement, elle est une bĂȘte, Ă  en rendre fou tous ses clients. Voyant qu’elle frĂ©quentait Ă©normĂ©ment les hommes de l’ombre tels que moi, j’ai dĂ©cidĂ© de faire d’elle mon informatrice sur le terrain. Elle a pour mission de me rapporter toutes les informations qui me touchent de prĂšs ou de loin. GrĂące Ă  elle, j’ai mis hors d’état de nuire bon nombre de mes ennemis. Elle sait tout, elle voit tout et elle me...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Dark 6 ***INAYAH Aujourd’hui ça fait le troisiĂšme jour que je suis coachĂ©e par Alana et une Ă©quipe de trois personnes. On m’apprend Ă  marcher sur des hauts talons. Je sais marcher sur des talons mais pas aussi hauts que ceux que j’ai en ce moment aux pieds. J’ai dormi et me suis rĂ©veillĂ©e avec des courbatures durant ces trois jours. J'arrive Ă  marcher sur, mais pas Ă  la perfection. Je ne dois juste pas restĂ©e longtemps arrĂȘtĂ©e de peur de me ramasser le sol. ‒ Suis-je vraiment obligĂ©e de marcher sur des talons de trois mĂštres ? dis-je Ă  Alana dans une plainte sourde en faisant un autre tour sur moi-mĂȘme. ‒ Dark fait 1,95 mĂštres. Toi tu en fais 60. ‒ 1,65 mĂštres, rectifiĂ©-je. ‒ Si tu dois marcher Ă  ses cĂŽtĂ©s et ĂȘtre vue tu dois au moins lui arriver Ă  l’épaule, continue-t-elle en continuant Ă  pianoter son portable. Bon, ça suffit pour aujourd’hui. Je n’ai pas que ça Ă  faire. On passe Ă  table. Je dois montrer que je maĂźtrise tous les couverts et que je mange convenablement Ă  table. Le premier jour, j'avais vraiment du mal mais j’ai vite appris. Je sais faire la diffĂ©rence entre les diffĂ©rents verres. Pour l'eau, le vin, le jus, le champagne, etc... Pareil aussi pour les assiettes et tout le reste. Je rĂ©ussis le dernier essai et c’est bon. Je ne comprends toujours pas les raisons de cet apprentissage mais je dois reconnaĂźtre que ça m'aide beaucoup. Je ne serai plus une ‘‘gawaz’’ comme on le dit chez moi en CĂŽte d’Ivoire. Étrangement, mon pays ne me manque pas le moins du monde. Je n’ai aucune envie d’y retourner. MĂȘme si je ne sais pas ce que la vie me rĂ©serve ici, je veux quand mĂȘme rester. ‒ On y va ! ‒ Quoi ? Alana est dĂ©jĂ  sortie. Cette fille est toujours pressĂ©e de faire les choses et elle a toujours la tĂȘte dans son portable. Je la rejoins Ă  la voiture. Elle dĂ©marre aussitĂŽt. ‒ Si cela ne te dĂ©range pas Alana, pourrais-je savoir pourquoi Monsieur a voulu me faire faire tout ceci ? ‒ Tu seras sa cavaliĂšre Ă  un grand dĂźner qu’organise un partenaire Ă  lui. Tu comprends donc que tu ne peux y aller aussi... simplement. On parle du grand Dark. ‒ Dark, c’est son vrai prĂ©nom ? ‒ Non. Elle n'en dit pas plus. Je n’insiste pas. Cette fille, je ne sais pas trop comment la dĂ©finir. Elle parait cool mais elle se montre toujours indiffĂ©rente face aux gens. Je ne la vois jamais sourire. Elle garde un visage impassible Ă  tout moment. Avec son style de garçon manquĂ©, je dois avouer qu’elle est trĂšs belle. LĂ©gĂšrement plus grande que moi, d’un teint mĂ©tissĂ©, des yeux marron clair, elle est de loin la plus belle fille que j’ai vue de toute ma vie. J’aime bien son style. Jamais des talons ou des robes. Rien que des jeans et des chemises ou des bodys. Tous noirs. Jamais de vĂȘtements de couleur. Le tout couronnĂ© par une coupe garçon qui fait sortir ses traits. Elle a pour seul maquillage un eyeliner noir, un fard Ă  paupiĂšre noir et un peu de brillant sur les lĂšvres. J’aimerais bien l’avoir pour amie mais elle est aussi sombre que son patron. Nous arrivons dans un grand magasin de vĂȘtements oĂč apparemment nous Ă©tions attendues. Alana me laisse entre les mains d’une femme qui doit ĂȘtre lĂ  gĂ©rante. Elle me tend un lot de vĂȘtement que je dois essayer. Ce sont des robes de soirĂ©e, et pas des moindres. J’ai l’impression d’ĂȘtre dans un rĂȘve devant toutes ces paillettes. J’essaie les robes une Ă  une et Ă  chaque fois, je manque de mots devant mon apparence. Je n'arrive pas Ă  croire que je vais porter des robes aussi chĂšres. Alana, qui connaĂźt les goĂ»ts de son patron, fait les choix. Nous passons aux chaussures, des talons. On peut s'y mirer avec tout cet Ă©clat. AprĂšs le shopping, place Ă  la coiffure. Je vais cette fois chez un coiffeur plutĂŽt qu'une coiffeuse. Alana toujours donne les directives et Ă  la fin le rĂ©sultat est parfait. J’ai moi-mĂȘme du mal Ă  croire que c’est une perruque que j’ai sur la tĂȘte tant ça n'y ressemble pas. On aurait dit mes propres cheveux. Je ne me reconnais pas. Nous restons encore plusieurs minutes, le temps qu’il faut au coiffeur-visagiste pour m'apprendre Ă  me...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Dark 5 ***INAYAH On me tapote le bras. Je me rĂ©veille en sursaut. ‒ Nous sommes arrivĂ©s, m’informe l’homme. J’essuie la petite bave dans le coin de ma bouche. Je regarde par le hublot. Ça se sent par le paysage que nous avons changĂ© de continent. Je suis l’homme jusque dehors oĂč je suis tout de suite frappĂ©e par un vent glacial. Un des hommes prĂ©sents me pose un manteau sur les Ă©paules. ‒ Merci ! Nous montons dans la voiture. L’homme ne me dit toujours rien. Il est encore au tĂ©lĂ©phone. Il ne s’arrĂȘte jamais de tĂ©lĂ©phoner ou quoi ? Il reste scotchĂ© Ă  son portable jusqu’à ce que la voiture ne stationne. Des hommes en noir et armĂ©s jusqu’aux dents encerclent la voiture. Nous descendons. Je suis tout de suite subjuguĂ©e par la beautĂ© mais surtout l’immensitĂ© des lieux. PurĂ©e, la dimension de cette demeure c’est tout mon ancien quartier. Comment peut-on vivre dans un endroit pareil ? Combien ça lui a coĂ»tĂ© ça ? J'avais donc raison de dire qu’il Ă©tait plein aux as. Je marche Ă  la suite de l'homme, non sans me priver de balader mes yeux partout. J'adore dĂ©jĂ  cette maison. Quand nous entrons Ă  l’intĂ©rieur... ‒ Seigneur JĂ©sus, Marie, Joseph ! Cette maison est... Waouh !! Il n'y a qu’à la tĂ©lĂ© que je voyais ce genre de maison mais lĂ  en ce moment j’en vois une en vrai. Elle est magnifique. Un peu sombre mais magnifique. Peut-ĂȘtre qu'on devrait commencer par allumer les lumiĂšres. Mais bon, laissons cette tĂąche au boss. Un aboiement me fait tourner la tĂȘte. ‒ WOUH ! MES ANCETRES !!! Il y a un Ă©norme chien qui court vers moi. L'homme dit quelque chose en Arabe ou Russe ou je ne sais quelle langue c’est et le chien s’arrĂȘte illico. Merde, je me suis pissĂ©e dessus. Ce n’est pas un chien mais une bĂȘte. Il fait la moitiĂ© de ma taille. ‒ Restez tranquille, m’ordonne l'homme. Il doit vous renifler pour se familiariser Ă  vous. ‒ Oh mon Dieu ! Il n'y a pas un autre moyen de se familiariser ? Le chien vient doucement vers moi. Je prĂ©fĂšre fermer les yeux au risque de faire une attaque. Le chien se frotte Ă  moi pendant un moment avant de s’éloigner. Je souffle lorsqu’il retourne aux pieds de son maĂźtre. ‒ C’est... c’est votre chien ? ‒ Oui. Un dogue allemand. Il fait 86cm donc faĂźtes gaffe Ă  ne pas le provoquer au risque de vous faire bouffer. J'avale ma salive. ‒ Bien. Installez-vous. Je dois sortir. ‒ DĂ©jĂ  ? Vous ne vous reposez pas aprĂšs ce long voyage ? Il se contente de glisser ses mains dans ses poches et de tourner les talons. Son chien le suit. Je les regarde tous les deux monter les escaliers. L'un des hommes me conduit Ă  l'une des chambres du bas. LĂ  encore, je reste la bouche ouverte. Cette chambre fait Ă  elle toute seule mon ancien salon, la cuisine et la douche des visiteurs. Waouh ! Je ne m’attendais pas Ă  un tel truc en dĂ©cidant de suivre cet homme si mystĂ©rieux. Je me laisse tomber sur le lit une fois seule. Humm, le lit est douillet. Je sens que je vais me plaire dans cette maison. Je parcours la chambre. Je l'adore. Ma gorge Ă©tant sĂšche, je sors Ă  la recherche de la cuisine. Heureusement, qu'il y a un homme postĂ© au bas des marches Ă  qui je demande de m’indiquer. La cuisine donne vachement envie de cuisiner, tellement tout est nickel. Cette maison sent le propre. Elle est parfaite. Mon verre d'eau Ă  la main, je sors continuer mon inspection des lieux. Mais je suis vite immobilisĂ©e par ce que je vois. Je regarde l'homme aux yeux bleus et pour la deuxiĂšme fois, mon cƓur rate deux battements. Je me surprends Ă  baver sur lui. Il s’est changĂ©. Il a enfilĂ© une chemise noire sous une veste noire, le tout sur un pantalon sur mesure noir et des mocassins avec lesquels on peut se mirer. Tout l’ensemble couronnĂ© par des lunettes de soleil noires. ‒ Que votre salive ne salisse pas mon parquet. Hein ? Oh punaise, il m'a surpris en train de baver sur lui. Je me ressaisis. ‒ Je ne sais Ă  quelle heure je rentrerai. Vous pouvez demander tout ce que vous voulez Ă  cet homme postĂ© devant les escaliers. A mon retour nous parlerons. ‒ Ok Monsieur. Je le regarde s'en aller et...

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Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Dark 4 Je plisse les yeux. Cette jeune fille est-elle sĂ©rieuse ? A-t-elle dĂ©jĂ  toute sa tĂȘte ? ‒ Avez-vous consommĂ© de la drogue ? ‒ Quoi ? Non. Je suis lucide. ‒ Si vous l'Ă©tiez, jamais vous n’auriez demandĂ© Ă  un inconnu de vous emmener avec lui dans un pays inconnu pour vous. ‒ Je sais que ça peut sembler loufoque mais vous ĂȘtes ma seule chance de sortir de ce cauchemar. Je voulais me donner la mort mais vous m'en avez empĂȘchĂ© alors c’est Ă  vous de me donner une bonne raison de vivre. Je plisse les yeux. Elle est vraiment sĂ©rieuse cette fille ? ‒ Je peux ĂȘtre votre domestique, votre assistante, votre technicienne de surface. Bref, tout ce que vous voudrez. J’ai besoin que vous m’emmeniez loin d'ici sinon je mourrai Ă  petit feu Ă  dĂ©faut de me suicider. Vous ĂȘtes plein aux as. Ça se sent sur vous donc ça ne vous coĂ»tera rien de le faire. Je vous en supplie. Je coule mon regard le long de sa silhouette. A quoi de bon peut-elle bien me servir ? Une mĂ©nagĂšre ? Peut-ĂȘtre pas une mauvaise idĂ©e. Mais je n'en ai pas tant besoin que ça. Je ne vois pas en quoi elle pourrait me servir. ‒ Je n’ai pas besoin de vous. Encore moins parce que vous n'avez aucune personnalitĂ©. ‒ Si, j'en ai. ‒ Vraiment ? Vous qui laissez votre petite sƓur vous marcher sur les pieds et mĂȘme vous volez votre mari, vous prĂ©tendez avoir de la personnalitĂ© ? Nous n'avons donc pas la mĂȘme dĂ©finition de ce mot. ‒ Je peux vous le prouver. ‒ Bien. Apportez-moi une dent de votre sƓur demain midi et on verra. ‒ Com... comment ? Une dent ? Mais comment je fais ça ? Je lui tourne le dos. ‒ A vous de trouver. Alana m'ouvre la portiĂšre de la voiture quand j’en suis proche. Elle referme derriĂšre moi. ‒ Ça va on peut y aller ? Questionne-t-elle. ‒ Le vol est reportĂ© pour demain soir. Finalement je crois qu’elle me sera utile pour les affaires. Je ne sais encore pour quoi exactement. Mais je le sens. ***INAYAH Je le regarde s’éloigner dans l’obscuritĂ© et je n'en reviens pas. Il me demande de casser une dent Ă  Rose ? Mais je ne me suis jamais battue de toute ma vie. Je ne peux pas tabasser Rose, surtout qu'elle est enceinte. Cet homme est fou, ma parole. Je retourne chez moi et Dieu merci, SĂ©bastien n'est pas encore rentrĂ©. Je me mets aussitĂŽt au lit. Toute la nuit je ne fais que rĂ©flĂ©chir. Moi, frapper Rose et lui arracher ses dents ? En suis-je capable ? J’ai toujours courbĂ© la tĂȘte devant tout le monde parce que je n’avais pas d'autre choix. Je n’avais aussi personne pour me dĂ©fendre. Je gardais toujours le silence pour Ă©viter de grosses disputes. Plus tu rĂ©ponds Ă  une insulte, plus il y a de chance que ça finisse en bagarre. Ce que j’ai toujours Ă©vitĂ© dans ma vie. Mais cet homme vient m’imposer une bagarre comme ultimatum pour qu’il puisse m’emmener avec lui. Vraiment Inayah, tu es stupide. Tu veux t'en aller avec un homme dont tu n'as jamais vu le visage ? Tu ne le connais mĂȘme pas. Et s’il Ă©tait un trafiquant d’organes humains ? Ou un trafiquant d’humains. Ceux qui kidnappent les femmes et font d’elles des prostituĂ©es de force. Mon Dieu ! Quelle horreur ! Je ne vais pas fuir la souffrance pour aller souffrir encore. Ça n’a pas de sens. GĂ©nĂ©ralement, les personnes riches sont impliquĂ©es dans des affaires louches d'oĂč ils tirent leurs richesses. Je crois que je vais trouver une autre solution. SĂ©bastien a dĂ©couchĂ© hier pour la Ă©niĂšme fois. Je pensais avoir mal mais finalement ça ne me dit pas grande chose, ce que je trouve bizarre d’ailleurs. Je crois que j’ai fini par m’habituer. Bref, je vaque Ă  mes tĂąches comme tous les jours. Je fais briller ma maison et je reviens m'asseoir dans mon lit Ă  la recherche d'une autre solution Ă  mon problĂšme. Ne trouvant rien je dĂ©cide de fouiller le carton qui contient mes anciennes affaires. Je retrouve mon vieil agenda oĂč je marquais les contacts de mes fidĂšles clientes et de mes fournisseurs. Je saute de joie en voyant celui de ma cliente de la nuit derniĂšre qui m'avait fait entrer dans l’hĂŽtel Ivoire. Je lance le numĂ©ro avec espoir que ça passe. Je sais qu'elle...

Chroniques de Mona Lys | Abidjan Abidjan Dark 3 ‒ Dark, nous l'avons repĂ©rĂ©. Il se trouve en ce moment mĂȘme dans une chambre d’hĂŽtel avec des putes. Il aurait payĂ© pour toute la journĂ©e. ‒ PrĂ©parez les voitures. ‒ Elles sont dĂ©jĂ  prĂȘtes. Je fais un lĂ©ger hochement de tĂȘte. Alana sort de ma chambre. Je reste toujours Ă  cette fenĂȘtre, les mains dans les poches, Ă  contempler la ville. Ce fils de pute m'a fait passer plus de jours que prĂ©vus dans ce pays. Mais faut croire que ça m'a Ă©tĂ© bĂ©nĂ©fique. J’ai menĂ© des investigations et cette capitale serait propice pour Ă©couler mes marchandises. Avant donc de retourner aux États-Unis, je trouverai bien un partenaire avec qui faire affaire. J’en ai dĂ©jĂ  une liste de potentiels, et ce ne sont pas des moindres. Des membres du gouvernement de ce pays. Il n'y a pas que notre gouvernement Ă  nous qui regorge de ripoux. Bref, le devoir m'appelle. J’ai des comptes Ă  rĂ©gler. Je me vĂȘts de mon costume trois piĂšces de couleur noire. Le climat dans ce pays Ă©tant chaud, je ne peux me permettre d'enfiler mon manteau. Je retrouve mes hommes en bas, dans le parking de l’hĂŽtel. Alana est dĂ©jĂ  installĂ©e dans ma voiture pour me conduire. Nous embarquons pour l’hĂŽtel de ce fils de chienne qui a eu assez de couilles pour me voler, et ma cargaison, et mon argent. Alana me suit de prĂšs dans l’hĂŽtel. ‒ Bonjour Messieurs. Vous avez besoin de quelque chose ? Je continue de marcher vers l’ascenseur sans accorder un semblant d’importance Ă  l'homme de l’accueil. Mon aura se propage dans le lieu si bien qu’à mon approche, les gens dĂ©gagent le passage. Alana actionne l’ascenseur une fois Ă  l’intĂ©rieur. Je sors mon arme de mon dos. Alana me conduit jusqu’à la chambre. A l'aide d'une fausse clĂ©, elle m'ouvre la porte. La premiĂšre fille que mes yeux rencontrent une fois dans la chambre, je lui tire une balle entre les deux seins nus. Les autres dans l’autre piĂšce ne se sont pas encore rendus compte de ma prĂ©sence. J’ai une silencieuse. Je m'avance et m'assois dans le fauteuil juste en face du lit. Je me racle la gorge. Ils sont pris de panique lorsqu’ils voient mon arme Ă  la main. La fille hurle. Je lui tire une balle dans la tĂȘte. J’ai horreur des chialeuses. ‒ Da... Da... Dark, bĂ©gaie le jeune. ‒ Comme on se retrouve. Tu croyais pouvoir m’entuber et te cacher Ă©ternellement ? ‒ Je... je... je. ‒ Dis-moi ce que je veux savoir. La chaleur de ce pays m’insupporte. ‒ J’ai dĂ©jĂ  Ă©coulĂ© plus de la moitiĂ© de la cargaison. Toutes les informations sont dans cette mallette avec le fric. Je peux faire Ă©couler le reste et vous faire le compte. J’ai dĂ©jĂ  des... Il est interrompu par une balle entre les yeux. Je me lĂšve et Ă  l'aide de mon arme je donne des coups Ă  la porte. Alana entre dans la seconde. Elle parcourt du regard la scĂšne. ‒ Tu fais le nettoyage et tu me rapportes ce qui m’appartient. Je vais me prĂ©parer pour ce soir. ***INAYAH Encore une journĂ©e oĂč je me rĂ©veille avec une migraine pour avoir trop pleurĂ© la veille. Je pleure chaque jour, de jour comme de la nuit, sur ma vie. Je ne sais plus qui je suis. Je n’ai plus aucune identitĂ©. Ma mĂšre, je ne la connais pas. Mon pĂšre non plus. Si j’ai des grands parents, des oncles et tantes sans oublier les cousins, je n’en sais Ă©galement que dalle. Ce nom de famille que j’ai toujours portĂ© n’est pas le mien. Je suis maintenant Inayah, la fille sans famille. J'aurais pu espĂ©rer avoir ma propre famille mais c’est sans compter sur SĂ©bastien qui ne m’a plus touchĂ© depuis ma derniĂšre fausse couche. Il m’a balancĂ© un jour Ă  la figure que ça ne servait Ă  rien qu'il couche avec moi puisque j’étais incapable de mener une grossesse Ă  son terme. Maintenant, je ne suis juste bonne qu’à lui faire Ă  manger. Je suis devenue la bonne. Je ne fais qu’accomplir les tĂąches mĂ©nagĂšres et c’est tout. Le reste, basta. Pourquoi est-ce que je reste encore dans ce mariage ? Je n'en sais encore rien. Peut-ĂȘtre parce que j’espĂšre un miracle qui emmĂšnera tout le monde Ă  m'aimer, Ă  me respecter et Ă  m’élever au rang que je mĂ©rite. C’est sĂ»rement cet espoir qui me maintient ici. Je...