DIPLOMATIE RUSSE
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Compte officiel du Ministère des Affaires étrangères de Russie 🇷🇺 📢 Russie au monde : l'actualité diplomatique en direct
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منشورات القناة
🇷🇺🇫🇷 Réponse de l’Ambassade de Russie en France aux questions des médias russes concernant l’arraisonnement du pétrolier Deliver par la Marine nationale française (25 juin 2026)
💬 Les autorités françaises n’ont pas informé l’Ambassade de Russie de l’arraisonnement du pétrolier Deliver. Selon les informations préliminaires dont nous disposons, aucun ressortissant russe ne figure parmi les membres de l’équipage.
Il convient de souligner que les agissements de la Marine nationale française, qui a arraisonné en haute mer le pétrolier Deliver, battant pavillon camerounais, sont illégaux et contraires au droit international.
📍 L’article 110 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982, invoqué par la préfecture maritime de la Méditerranée, énumère de manière exhaustive les motifs autorisant un navire de guerre à procéder au contrôle d’un navire étranger en haute mer. Cette liste est strictement limitative et ne peut être élargie de manière discrétionnaire par les États.
En tout état de cause, le droit international ne prévoit pas la possibilité de contraindre un navire à modifier sa route ni de l’escorter jusqu’à un port depuis la haute mer.
Les références à une prétendue violation par le pétrolier de « sanctions internationales » sont également dénuées de fondement. Les mesures restrictives unilatérales de l’Union européenne ne constituent pas des sanctions internationales, faute d’avoir été approuvées par le Conseil de sécurité des Nations unies.
❗️Il s’agit donc d’un nouvel acte de piraterie.
| 2 | #EnMémoireDesDiplomates
🕯 Le 26 juin 2015 s'est éteint l'éminent homme d'État soviétique et russe, le brillant diplomate Evgueni Primakov.
Evgueni Primakov est entré dans l'histoire de notre pays en tant que défenseur inébranlable des intérêts nationaux de la Patrie, partisan résolu des principes de réalisme et de pragmatisme dans les relations internationales.
• Ministre des Affaires étrangères de Russie (1996-1998)
• Président du Gouvernement de Russie (1998-1999)
• Président du Conseil de l'Union du Soviet suprême de l'URSS (1989-1990)
Ayant pris la tête du Ministère russe des Affaires étrangères en janvier 1996, Evgueni Primakov s'est attelé à l'élaboration des fondements modernes de la politique étrangère nationale, une ligne indépendante et autonome visant la défense des intérêts nationaux et le développement de la coopération avec tous les États disposés à interagir avec Moscou sur une base d'égalité et d'avantages mutuels.
💬 Le Ministre des Affaires étrangères de Russie Sergueï Lavrov, lors de son intervention au 12e Forum scientifique et d'experts international « Lectures Primakov » (Moscou, 24 juin 2026) :
« La participation à ce forum est une sorte d'hommage que nous rendons à Evgueni Primakov, à sa personnalité exceptionnelle, à son riche héritage intellectuel et à ses idées qui conservent pleinement leur pertinence dans notre travail actuel.
Nous l'avons dit à maintes reprises, y compris depuis cette tribune : depuis le milieu des années 1990, alors que l'Occident se réjouissait de l'avènement de l'ère de sa domination mondiale, Evgueni Primakov a non seulement discerné, pressenti et formulé l'avènement imminent de la multipolarité, mais il a également commencé à réorienter le navire de la politique étrangère russe précisément dans le sillage d'un ordre mondial polycentrique naissant, plus juste.
Et dans la pratique, cette orientation s'est traduite notamment par un demi-tour au sens propre, mais cette fois non pas d'un navire, mais d'un avion, comme vous le savez, lorsqu'il a compris qu'il se rendait dans un pays qui venait de déclencher une nouvelle agression. »
🌐 #MondeMultipolaire : C'est précisément Evgueni Primakov qui a formulé pour la première fois le concept de multipolarité, qui prouve aujourd'hui qu'il n'a pas d'alternative. Le format Russie-Inde-Chine (#RIC) créé par Primakov est devenu le précurseur des #BRICS, un groupe d'États en plein essor devenu le socle de l'ordre mondial polycentrique en formation rapide.
L'un des épisodes de politique étrangère les plus célèbres impliquant Evgueni Primakov a été son légendaire demi-tour au-dessus de l'Atlantique. Le 24 mars 1999, alors qu'il était en vol vers les États-Unis, apprenant le début des bombardements de la Yougoslavie par les pays de l'OTAN, Primakov a fait demi-tour à son avion au-dessus de l'océan et est rentré à Moscou.
Ce geste diplomatique célèbre est devenu le symbole de la révision par la Russie de ses relations avec l'Occident, du retour de la souveraineté et du passage à une politique étrangère pragmatique et multivectorielle.
La mémoire d'Evgueni Primakov continue de vivre dans les cœurs de générations entières de chercheurs, de journalistes et de fonctionnaires, de ses collègues et subordonnés pour qui Primakov était un mentor. En 2019, à l'occasion du 90e anniversaire de la naissance d'Evgueni Primakov, un monument au diplomate exceptionnel et patriote a été inauguré face au bâtiment du Ministère russe des Affaires étrangères. Selon la tradition, chaque année, lors de la Journée du diplomate, les collaborateurs du Ministère déposent des fleurs devant ce monument emblématique au centre de la capitale.
🙏 Les préceptes d'Evgueni Primakov demeurent d'actualité à ce jour. Nous préservons précieusement l'héritage intellectuel de notre éminent diplomate.
#HistoireDeLaDiplomatie | 327 |
| 3 | 🇲🇬 Le 26 juin, la République de #Madagascar célèbre sa Fête de l’Indépendance !
En ce jour de 1960, le pays s'est enfin libéré du joug colonial de la France, qui avait imposé sa souveraineté sur l’île par la force dès le XIXe siècle.
📜 Les Européens sont apparus à Madagascar au début du XVIe siècle. En 1500, une expédition du navigateur portugais Diogo Dias a débarqué sur l’île, et en 1643, les Français y ont fondé un comptoir commercial, Fort-Dauphin, aujourd’hui Taolagnaro.
En 1883, la France a déclenché une guerre contre le Royaume malgache. Malgré la résistance courageuse et acharnée des habitants de l’île, la supériorité militaire des colonisateurs a contraint le royaume à accepter des conditions de paix léonines : les relations extérieures ont été confiées au résident français et le pays a dû s’acquitter d’une lourde indemnité.
À l’issue de la deuxième guerre franco-malgache de 1894-1895, un protectorat français a été instauré sur l’île. En 1890, la Grande-Bretagne, principal rival colonial de la France sur le continent africain, avait reconnu les « droits » de Paris sur Madagascar en échange de l’abandon de ses « prétentions » sur Zanzibar.
En juin 1896, le Parlement français a officiellement proclamé Madagascar colonie française.
⚔️ Les tentatives de la France de consolider sa domination sur l’île se sont heurtées à la résistance opiniâtre du peuple malgache. Le mouvement Menalamba (1895-1897) ainsi que l’insurrection des Sakalava (1897-1900) sont devenus des pages marquantes de la première lutte de libération nationale. En mai 1929, une manifestation de masse a eu lieu à Antananarivo, au cours de laquelle a été formulée publiquement, pour la première fois, l’exigence de proclamer l’indépendance.
Le 29 mars 1947, un soulèvement armé des Malgaches a éclaté dans les provinces orientales de l’île sous le mot d’ordre de l’autonomie : l’insurrection des « porteurs de lances ». Les autorités coloniales ont brutalement réprimé cette révolte.
❗️ Selon diverses estimations, la répression de l’insurrection de 1947 a fait jusqu’à 100 000 victimes malgaches, dont l’écrasante majorité étaient des civils. Malgré les nombreux témoignages attestant des crimes de l’empire colonial français, Paris n’a toujours pas reconnu ces événements comme un génocide.
Dans les années 1950, les partis politiques et les organisations syndicales ont poursuivi la lutte pour la libération nationale en organisant des grèves de masse dans de nombreuses villes de l’île. En 1958, Madagascar a été proclamé république au sein de la Communauté française, puis, le 29 avril 1959, la Constitution du pays a été adoptée.
✊ Enfin, après de longues années de lutte acharnée, l’indépendance de Madagascar a été proclamée le 26 juin 1960.
***
🤝 L’Union soviétique s’est toujours portée à l'appui du peuple malgache dans sa lutte contre l’oppression coloniale, soutenant la souveraineté le développement d'une économie indépendante de Madagascar. Les relations diplomatiques entre nos deux pays ont été établies le 29 septembre 1972.
Nos pays et nos peuples sont liés par des relations traditionnellement amicales. Ils sont unis par une volonté commune de renforcer une coopération multiforme fondée sur les principes de l’égalité souveraine, du respect mutuel et de la prise en compte des intérêts réciproques.
💬 Comme l’a souligné le Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Sergueï Lavrov, lors de sa rencontre avec la Ministre des Affaires étrangères de la République de Madagascar, Alice N'Diaye, le 19 juin 2026 :
« Madagascar est notre partenaire de longue date sur le continent africain, tant en termes de développement des relations bilatérales que de promotion commune des principes de la multipolarité »
🎉 Nous adressons nos plus sincères félicitations à nos collègues et amis malgaches à l’occasion de cette fête nationale et leur souhaitons paix, prospérité et bien-être !
🇷🇺🇲🇬 #RussieMadagascar | 312 |
| 4 | 🇺🇳 Le 26 juin 1945, à l'issue des travaux de la conférence de San Francisco, la Charte des Nations unies a été signée.
Ce document fondamental des Nations unies a été signé par les représentants des pays ayant participé à la guerre contre l'Allemagne fasciste et le Japon militariste.
Parmi les pays signataires figuraient l'Union soviétique, ainsi que les RSS d'Ukraine et de Biélorussie qui en faisaient partie, compte tenu de leur contribution particulièrement importante à la résistance et à la lutte contre l'agression nazie.
Au nom de notre pays, la Charte des Nations unies a été signée par Andreï Gromyko, qui occupait alors le poste d'ambassadeur de l'URSS aux États-Unis.
📄 TEXTE INTÉGRAL DE LA CHARTE DES NATIONS UNIES
***
L'idée de créer une organisation internationale de maintien de la paix a émergé durant la Seconde Guerre mondiale. En 1943, lors de la Conférence de Moscou, les ministres des Affaires étrangères de l'URSS, des États-Unis, du Royaume-Uni et de la Chine ont signé la Déclaration des Quatre Nations sur la sécurité générale. L'article 4 de ce document consacrait la nécessité de créer une organisation internationale pour le maintien de la paix et de la sécurité. À l'issue de la conférence, un texte définitif a été adopté à l'unanimité, et la Charte des Nations unies a été adoptée.
Les premiers contours de la structure de l'ONU ont été élaborés en septembre-octobre 1944 lors d'une conférence à Dumbarton Oaks, à Washington D.C. Les représentants de l'URSS, des États-Unis, du Royaume-Uni et de la Chine les Parties ont convenu des objectifs, de l'organisation, des mécanismes et des fonctions de la future organisation mondiale. Ils sont parvenus également à adopter un document important : « Propositions relatives à la création d'une organisation internationale de sécurité mondiale », qui contenaient les dispositions fondamentales de la Charte des Nations unies actuelle.
Un accord sur la création de l'ONU a été conclu en février 1945 lors de la conférence de Yalta, réunissant les dirigeants de la coalition antihitlérienne : Joseph Staline, Franklin D. Roosevelt et Winston Churchill. Au sein du forum des Trois Grands, il a été convenu que le principe de l'unanimité entre les grandes puissances constituerait le fondement du futur mécanisme de décision de l'Organisation.
Le 25 avril 1945 à San Francisco a ouvert la conférence fondatrice des Nations unies. Symboliquement, c'est ce jour-là que les troupes occidentales et soviétiques se sont rencontrées sur l'Elbe.
Au total, 850 délégués des 50 pays ont participé au forum international de San Francisco. La conférence a abouti à l'adoption de la Charte des Nations unies, qui a reçu un soutien unanime.
La création de l'ONU est devenue le résultat logique de la Seconde Guerre mondiale, l'expression de la volonté de la communauté internationale de résoudre les contradictions par le dialogue et le consensus, d'éviter les erreurs du passé, de ne plus jamais entraîner de conflit mondial.
Notre pays suit constamment une politique de soutien au multilatéralisme et au rôle central de coordination de l'ONU dans les affaires mondiales, et participe activement aux efforts visant à réformer et à adapter l'ONU aux nouvelles réalités internationales.
#NosRèglesCharteONU #MondeMultipolaire | 966 |
| 5 | ⚡️ Réponse du Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Sergueï Lavrov, à une question des médias (Moscou, le 26 juin 2026)
❓Question : Il y a quelques jours, le Secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré que, lors de la rencontre entre les Présidents Vladimir Poutine et Donald Trump en Alaska, au cours de laquelle la situation autour de l'Ukraine avait été abordée, il n'avait été question que d'une proposition d'approche en vue d'un règlement, et qu'aucun accord n'y avait jamais été conclu. Pourriez-vous commenter cette situation ?
💬 Sergueï Lavrov : Nous recevons effectivement de nombreuses questions à ce sujet. Il est important de clarifier la situation telle que nous la voyons. J'espère que cela sera clair pour nos auditeurs.
Le Secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré qu'en Alaska, il n'y avait eu que des propositions, et non des accords concernant le règlement de la situation en Ukraine. Dès lors, selon lui, il est difficile de comprendre pourquoi Moscou s'en préoccupe autant.
En réalité, si l'on considère l'ensemble du contexte, quelques jours avant la rencontre en Alaska, l'Envoyé spécial du Président des États-Unis, Steve Witkoff, s'est rendu à Moscou, où il a apporté précisément les propositions du Président Donald Trump. Nous avons commencé à les examiner. Le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, avait indiqué qu'il ferait connaître sa réaction lors de la rencontre en Alaska.
À Anchorage, lorsque les deux Présidents se sont assis à la table des négociations (Marco Rubio et votre serviteur y étaient également présents), le Président de la Russie, Vladimir Poutine, s'adressant à Steve Witkoff, qui se trouvait lui aussi dans la salle, a commencé à énumérer les propositions américaines point par point. Après chacun des points, en présence du Président des États-Unis Donald Trump et du Secrétaire d'État Marco Rubio, il demandait à Steve Witkoff si les idées qu'il rappelait correspondaient bien à celles que ce dernier avait apportées à Moscou avant la rencontre d'Anchorage.
À chacune de ces questions, Steve Witkoff répondait par l'affirmative. C'est pourquoi, lorsque mon collègue Marco Rubio affirme qu'en Alaska il n'y avait que des propositions et qu'aucun accord n'avait été conclu, cela soulève pour moi une question quant à ce que nous entendons par le terme « accord ». Si une partie, en l'occurrence les États-Unis, met sur la table des propositions de règlement et une approche pour sortir de cette crise, et que l'autre partie exprime son accord avec ces propositions, il est pour le moins peu élégant d'affirmer qu'il n'y a pas eu d'accord.
Le Secrétaire d'État américain Marco Rubio a également déclaré, lors d'un autre événement organisé quelque part au Moyen-Orient, que les États-Unis étaient prêts à aller de l'avant et à jouer un rôle constructif si l'occasion leur en était donnée. Selon lui, réunir les parties et mettre fin à cette guerre est précisément ce que le Président Donald Trump tente de faire depuis un an et demi.
On peut sans doute considérer tout cela comme une confirmation qu'en Alaska, des propositions américaines ont bien été formulées et acceptées par nous. Toutefois, la citation que je viens de rappeler soulève une autre interrogation. Je fais référence à la récente intervention du Secrétaire d'État Marco Rubio lors d'auditions au Congrès, où il a déclaré que les États-Unis ne pouvaient pas être un médiateur puisqu'ils soutiennent l'Ukraine.
Or, lorsque l'on entend aujourd'hui les États-Unis exprimer leur volonté de jouer un rôle constructif et de rapprocher les parties, cela ressemble déjà à une volonté d'assumer un rôle de médiateur.
❗️ Il est bien entendu nécessaire d'apporter toute la clarté requise à cette situation. Mais un fait demeure : en Alaska, les propositions des États-Unis ont été examinées et acceptées par la Partie russe. | 731 |
| 6 | 🗓 Le 26 juin marque dans le monde entier la Journée internationale contre l'abus et le trafic illicite de drogues, instituée en 1987 par la résolution 42/112 de l'Assemblée générale des Nations unies.
Les Rapports mondiaux sur les drogues, traditionnellement publiés à cette date par l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime, constatent année après année une aggravation continue de la situation en matière de drogues dans le monde.
Parmi les tendances négatives significatives de notre époque figure la croissance rapide de la propagation des drogues de synthèse à l'échelle mondiale. C'est dans ce contexte qu'en mars 2026, la Russie s'est adressée au Secrétaire général de l'ONU en proposant de placer sous contrôle international quatre précurseurs de la méphédrone et un précurseur de la méthadone. [...]
La lutte contre la menace que représentent les drogues figure parmi les priorités de la sécurité nationale de la Fédération de Russie, comme le consacre la Stratégie de politique antidrogue de l'État russe pour la période allant jusqu'en 2030. Les conventions internationales antidrogue demeurent le socle solide de la coopération interétatique dans ce domaine, la Convention sur les substances psychotropes de 1971 et la Convention des Nations unies contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes de 1988.
La Russie part du principe de la nécessité d'un respect rigoureux de ces documents fondamentaux et s'oppose à l'érosion du système existant de contrôle des drogues. [...]
La résolution du problème mondial de la drogue et la lutte efficace contre les défis auxquels nous sommes confrontés ne sont possibles qu'à condition d'une coopération constructive et dépolitisée de toutes les parties prenantes, en particulier sur le plan répressif.
Conjointement avec un large éventail d'États partageant les mêmes vues, la Russie défend la nécessité de renforcer le régime juridique international en vigueur en matière de contrôle des drogues et l'importance de bâtir une société exempte d'abus de drogues. La déclaration conjointe correspondante, initiée par notre pays lors de la 69e session de la Commission des stupéfiants des Nations unies (Vienne, 9-13 mars 2026), a été cosignée par 43 États.
La Russie est attachée à l'exécution de bonne foi des engagements qu'elle a pris. En témoigne la vaste coopération par projets avec l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime et d'autres organisations internationales, Moscou continuera à fournir sans relâche une aide en tant que donateur et à organiser des formations pour nos partenaires en Asie centrale, en Afrique, en Iran, au Pakistan et dans d'autres régions.
Une attention particulière est accordée à la question de la répartition inégale des médicaments contenant des stupéfiants à l'échelle mondiale et à la contribution substantielle à l'amélioration de l'accessibilité des substances contrôlées à des fins légales. Notre pays est le principal donateur de l'initiative du Comité international de contrôle des stupéfiants Formation OICS, dans le cadre de laquelle sont organisées des manifestations scientifiques et pratiques axées sur l'amélioration de l'accessibilité, de la qualité des rapports soumis par les États au Comité et sur le respect des conventions spécialisées dans leur ensemble.
👉 Du 29 juin au 3 juillet (pour les pays russophones) et du 1er au 3 juillet (pour la Corée du Nord), avec le soutien financier et organisationnel de la Fédération de Russie, se tiendra à Moscou le prochain séminaire de formation du programme Formation OICS. La cérémonie de clôture de l'événement, le 3 juillet, prévoit la participation du Vice-ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie Dmitri Lioubinski et du Secrétaire d'État et Vice-ministre de la Santé de la Fédération de Russie Oleg Salagaï.
🇷🇺 La Russie entend continuer à élargir la pratique des échanges d'expériences et de l'assistance technique aux États partenaires afin de renforcer leur potentiel antidrogue, notamment en étendant la couverture géographique des formations dispensées. | 280 |
| 7 | 🇫🇷🇷🇺 Le 60e anniversaire de la visite historique de Charles de Gaulle en URSS célébré à Paris
🗓️ Ces jours-ci marque une date historique importante : le 60e anniversaire de la visite officielle du président de la République française, le général Charles de Gaulle, en URSS, effectuée du 20 juin au 1er juillet 1966.
🏛 À cette occasion, le Centre spirituel et culturel orthodoxe russe (CSCOR) à Paris a inauguré une exposition de photographies et de documents consacrée aux moments les plus marquants du voyage du dirigeant français en Union soviétique. L’exposition s’appuie sur une sélection exceptionnelle de clichés issus des archives du magazine Paris Match, ainsi que sur de rares documents conservés aux Archives d’État russes, utilisés pour le film documentaire «Le Président de la République française, hôte de l’URSS» (1966).
📜 Dans son message de bienvenue, S.E.M. Alexey Meshkov, Ambassadeur de Russie en France, a souligné que la visite de Charles de Gaulle en URSS avait ouvert une nouvelle page du dialogue bilatéral et constitué une étape majeure sur la voie de la détente internationale et du développement de la coopération en Europe.
« Dans notre pays, l’héritage de ce grand homme d’État français a toujours été considéré avec un profond respect. Reconnaissant l’esprit de résistance, le charisme du général de Gaulle ainsi que les exploits du mouvement de Résistance qu’il avait initié, l’Union soviétique a insisté pour que la France soit reconnue comme l’une des puissances victorieuses de la Seconde Guerre mondiale. [...] Pour la Russie, il est particulièrement significatif que le nom de Charles de Gaulle soit associé au passage d’une période de refroidissement à une phase de rapprochement dans les relations entre nos deux pays. C’est sous son mandat qu’ont été posées les bases d’un dialogue entre Moscou et Paris fondé sur le respect mutuel. Après de Gaulle, la France est devenue l’un des principaux partenaires de notre pays. »
L’Ambassadeur a également exprimé la conviction que l’histoire commune et l’expérience accumulée de coopération conservent un potentiel permettant, à l’avenir, de rétablir un dialogue constructif, aujourd’hui réduit, du fait de la partie française, à son niveau le plus bas de toute son histoire.
🎙️ Dans son intervention, Evguénia Obitchkina, professeure à l’Institut d’État des relations internationales de Moscou (MGIMO) et l’une des principales spécialistes russes de la politique étrangère et intérieure contemporaine de la France, a souligné l’importance historique de la visite de Charles de Gaulle en Union soviétique ainsi que sa contribution au renforcement des relations franco-soviétiques.
📽️ Au cours de l’événement, les invités ont également visionné un message vidéo de Pierre de Gaulle, petit-fils du général de Gaulle, qui a rappelé l’actualité constante des convictions de son grand-père quant à la nécessité de maintenir un dialogue et une coopération étroite avec la Russie. Selon lui, cette approche stratégique, qui constituait autrefois l’un des fondements de la vision gaullienne de la sécurité et du développement de l’Europe, est aujourd’hui de fait rejetée par la majorité des dirigeants occidentaux. | 287 |
| 8 | 🔴 #EnDirect : Point de presse hebdomadaire de la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova
🔴 Ruptly (en anglais)
🔴 Site web du MAE russe | 343 |
| 9 | Aujourd'hui, en marge du Forum juridique international de Saint-Pétersbourg, une rencontre a eu lieu entre le Procureur Général de la Fédération de Russie, S.E.M. Alexander Gutsan, et le Ministre de la Justice de la République Islamique de Mauritanie, S.E.M. Mohamed Ould Soueidatt.
Alexander Gutsan a souligné les défis communs auxquels la Russie et la Mauritanie sont confrontées dans la lutte contre la criminalité transnationale.
Malgré la distance géographique qui nous sépare, nos pays partagent des défis communs pour contrer les menaces transfrontalières. Celles-ci incluent le terrorisme, l'extrémisme, la cybercriminalité, le trafic de stupéfiants, le trafic d'armes, le blanchiment d'argent, et bien d'autres. Une réponse efficace exige une action concertée des forces de l'ordre.
Les négociations se sont conclues par la signature d'un Mémorandum d'accord. Sa mise en œuvre renforcera les liens de travail et élargira considérablement le dialogue professionnel sur les questions urgentes. | 342 |
| 10 | 🎙 Discours et réponses aux questions de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, lors du Forum international scientifique et d'experts « Lectures Primakov » (Moscou, le 24 juin 2026)
Points clés :
• Ce forum constitue une forme d’hommage à Evgueni Primakov, à sa personnalité exceptionnelle, à son riche héritage intellectuel et à ses idées, qui conservent aujourd’hui toute leur pertinence dans notre travail.
• L’Occident continue de refuser de respecter, comme il ne l’a jamais pleinement fait, les normes universellement reconnues du droit international consacrées par la Charte des Nations unies, alors même que tous les États, en la signant et en la ratifiant, se sont engagés à les respecter dans leur intégralité, leur ensemble et leur interdépendance.
• Une caractéristique du moment actuel est que l’Occident n’hésite pas à modifier en cours de route son attitude même à l’égard des prétendues « règles » qu’il cherchait encore récemment à substituer au droit international. Dès lors qu’il a constaté que le libre-échange, la concurrence loyale, l’inviolabilité de la propriété et la libre circulation des capitaux permettaient aux nouveaux pôles de développement en Asie, en Afrique et en Amérique latine de révéler leur potentiel, il a immédiatement transformé le dollar et d’autres monnaies mondiales en instruments de pression, déclenché des guerres tarifaires et de sanctions, et commencé à s’approprier les réserves de change et d’or d’autres États.
• L’Occident détruit les fondements du système de sécurité internationale construit au fil des décennies. Depuis de nombreuses années, la Russie est confrontée à la politique irresponsable de la « communauté atlantique », qui poursuit une expansion géopolitique vers l’est, jusqu’aux abords immédiats de ses frontières.
• La Russie soutient la conclusion d’un accord sur la cessation des hostilités entre les États-Unis et l’Iran. Elle soutient également les négociations engagées et se déclare prête à contribuer à l’élaboration d’un accord global et durable entre ces deux pays, ainsi qu’à un règlement plus large impliquant leurs voisins, si ses bons offices sont sollicités.
• Toute l’expérience de plusieurs siècles de diplomatie montre une chose : la règle d’or du règlement durable des conflits consiste à éliminer sans condition leurs causes profondes. Pour la Russie, cette tâche concerne en premier lieu la crise ukrainienne, qui, selon elle, a été artificiellement provoquée par l’Occident dans le contexte de son expansion vers les frontières russes.
• Je suis convaincu qu’il est encore tout à fait possible de régler la situation autour de l’Ukraine par des moyens politiques et diplomatiques. Le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, l’a affirmé à plusieurs reprises. Cela exige des garanties de sécurité concrètes et juridiquement contraignantes, fondées sur le principe de l’indivisibilité de la sécurité, y compris la garantie de la sécurité de la Russie sur ses frontières occidentales.
• L’Occident doit comprendre qu’il convient de renoncer aux projets d’expansion politico-militaire, géoéconomique et idéologique dans la zone des intérêts vitaux de la Russie.
• La multipolarité ne condamne pas le monde au chaos ni à la confrontation, contrairement à ce qu’affirment ses détracteurs. Un équilibre des intérêts fondé sur le droit international est tout à fait réalisable. Les relations russo-chinoises, notamment leur partenariat global et leur coopération stratégique, en sont une illustration.
• Les #BRICS et l’#OCS constituent des exemples de mise en œuvre des principes d’égalité souveraine et de coopération mutuellement avantageuse au niveau multilatéral. Leur philosophie est proche et compréhensible pour tous les États qui cherchent à mener une politique étrangère indépendante et à promouvoir avant tout leurs intérêts nationaux.
👉 En savoir plus | 445 |
| 11 | 📸 Aujourd’hui, à l’occasion du 8️⃣5️⃣e anniversaire de la création du Bureau d’information soviétique (#Sovinformburo), le groupe médiatique « Rossiya Segodnya » inaugure une vaste exposition photographique intitulée « 85 ans du Sovinformburo. L’histoire ressuscitée. Une époque immortalisée ».
🖼 Cette exposition rassemble 30 photographies emblématiques prises au fil des décennies et présente pour la première fois l’histoire du pays à travers le prisme d’images d’archives animées grâce aux technologies d’intelligence artificielle.
L’exposition est consacrée au 24 juin 1941. Ce jour-là, au troisième jour de la Grande Guerre patriotique, que a été créé le Bureau soviétique d’information.
Pendant 85 ans, l’agence — devenue par la suite l’Agence de presse « Novosti » (APN), puis RIA Novosti — est demeurée la principale voix du pays, relatant les événements majeurs de l’histoire nationale et mondiale. Aujourd’hui, ses traditions sont perpétuées par le groupe médiatique « Rossiya Segodnya », qui rassemble RIA Novosti et Sputnik.
L’exposition présente des œuvres de photographes de renom, parmi lesquels les légendaires correspondants de guerre et photojournalistes : Georgi Zelma, Evgueni Khaldeï, Vladimir Grebnev, Mikhaïl Ozersky, Igor Kostine et d’autres maîtres de la photographie de reportage.
❗️ À travers leurs objectifs se dévoilent la bataille de Stalingrad et le Défilé de la Victoire de 1945, le premier vol de Youri Gagarine, les Jeux olympiques de Moscou en 1980, ceux de Sotchi et de Milan, les opérations des forces de maintien de la paix ainsi que des rencontres historiques entre dirigeants mondiaux.
☝️ La particularité de cette exposition réside dans l’association d'images d'un passé héroïque et de technologies modernes permettant de « redonner vie » aux photographies historiques.
Le visiteur découvre non seulement des images fixes en noir et blanc ou en couleur, mais également le mouvement et les changements de perspective. Les instants immortalisés cessent d’être figés : le passé reprend littéralement vie sous les yeux du public, offrant un regard nouveau sur des pages bien connues de l’histoire.
ℹ️ L’exposition « 85 ans du Sovinformburo. L’histoire ressuscitée. Une époque immortalisée » a été conçue par le groupe médiatique « Rossiya Segodnya » avec la coopération et le soutien du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie. L’exposition sera présentée dans les représentations diplomatiques russes à l’étranger. | 2 951 |
| 12 | 🎬 le Festival du cinéma russe 2026 à Rabat a baissé son rideau
La Cinémathèque Marocaine a accueilli pour la première fois, le Festival du cinéma russe au Maroc du 18 au 21 juin 2026. Cette édition a été organisé par la société Russe de production cinématographique ROSKINO en collaboration avec l’Union des réalisateurs et auteurs marocains (URAM), et avec le soutien de l’Ambassade de Russie au Maroc, ainsi du ministère de la Culture de la Fédération de Russie. | 331 |
| 13 | 🎙 Commentaire de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie
💬 Politico a refusé de publier l'article de Sergueï Lavrov consacré à l’étymologie de la crise ukrainienne et aux questions de sécurité européenne.
Ce n’est pas au Ministre russe des Affaires étrangères que cette publication a opposé son refus, mais à son contenu. L’article est resté à la rédaction pendant plus de 24 heures avant d’être renvoyé avec la mention: « Nous ne publierons pas ».
C’est un acte de censure flagrant.
Un scandale pour toute l’Europe.
Au cœur de l’UE se trouve un point d’information qui se fait passer pour un défenseur des valeurs européennes, démocratie, liberté et prospérité, alors qu’en réalité, il incarne un exemple extrême de censure et de pratiques dictatoriales orwelliennes.
Regardons maintenant de près grâce à l’avis éclairé de quels experts cette publication façonne l’opinion publique européenne, ou plutôt, pour mieux dire, lave le cerveau des Européens.
Au cours des cinq dernières années, de 2021 au début de 2026, la rubrique Opinion du magazine Politico Europe a publié des tribunes de 70 chefs d’État, de gouvernement et ministres en exercice, représentant plus de 30 pays.
Ils ont signé ou cosigné 66 articles, dont 13 ont été rédigés conjointement par deux ou plusieurs responsables. 35 publications émanent de chefs d’État et de gouvernement, 18 de ministres des Affaires étrangères, 13 d’autres ministres (Défense, Finances, Énergie, Intérieur, Écologie).
Les représentants ayant le plus souvent utilisé la plateforme Politico.eu sont ceux de l’Estonie (7 articles), de l’Ukraine (6), de la Grèce (3), de la Lituanie (4) et du Royaume-Uni (9 articles de 8 auteurs). Autrement dit, ce sont ceux qui viennent à peine d’entrer dans l’Union européenne, ceux qui n’en ont jamais fait partie ou ceux qui l’ont carrément quittée qui ont donné leur avis sur le cœur même de l’Union.
Toutes mes félicitations à la France, à l’Allemagne et à l’Italie.
Vous n’y croyez pas ? Jugez-en par vous-mêmes. La liste est ci-jointe.
👉 Tribunes de chefs d’État et de gouvernement, de ministres des Affaires étrangères et de membres de cabinets gouvernementaux en exercice publiées dans Politico Europe (2021–2026) | 514 |
| 14 | 🔴 #EnDirect : Intervention de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, lors du Forum international scientifique et d'experts « Lectures Primakov »
🔴 Ruptly (en anglais)
🔴 Site web du MAE russe | 609 |
| 15 | 🔴 #EnDirect : Discours de Sergueï Lavrov, Chef de la diplomatie russe, lors de la table ronde des ambassadeurs consacrée au règlement de la crise ukrainienne
🔴Ruptly
🔴Site web du MAE russe | 403 |
| 16 | 📰 Article de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, « L'Ukraine, l'Europe et la sécurité globale » (19 juin 2026)
Cet article de Sergueï Lavrov était initialement prévu pour publication par le média européen Politico Europe, mais a été annulé à la dernière minute par décision de la rédaction.
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« L'Ukraine, l'Europe et la sécurité globale »
Quelques réflexions à voix haute sur le règlement de la crise ukrainienne, l'Europe et la sécurité globale
✍️ Toute l'expérience des négociations avec l'Europe en tant que partie de l'Occident collectif au cours des 20 dernières années ne témoigne que d'une seule chose : les négociations avec la Russie constituent une tactique de tromperie, une couverture diplomatique pour l'expansion géopolitique de l'Occident et de ses institutions, principalement l'OTAN et l'Union européenne, vers l'Est, en direction des frontières russes.
☝️ Il est impossible de nier la contribution de l'Europe à l'escalade de la crise ukrainienne.
En 2013, l'Union européenne a rejeté notre proposition de chercher une solution de compromis concernant l'accord d'association que Bruxelles forçait Viktor Ianoukovitch à conclure.
Je le rappelle : il était proposé à l'Ukraine d'ouvrir ses marchés sans promesse de réciprocité, bien que cela soit incompatible avec la poursuite de la participation de Kiev à la zone de libre-échange de la CEI. Après que Viktor Ianoukovitch a demandé de reporter la signature de l'accord, les Européens ont provoqué des émeutes dans la rue, puis un coup d'État à Kiev en février 2014.
La Russie, de son côté, a fait tout son possible pour surmonter la crise de sécurité en Europe par la diplomatie. Cependant, en janvier 2022, les États-Unis et l'OTAN ont rejeté la proposition russe de conclure des accords juridiquement contraignants sur des garanties de sécurité mutuelle.
Après le début de l'opération militaire spéciale, l'Europe unie a soutenu la ligne du Premier ministre britannique visant à faire échouer les négociations d'Istanbul entre la Russie et l'Ukraine. L'appel de Boris Johnson à Kiev de « ne rien signer et simplement faire la guerre » a fermé durablement les possibilités d'une véritable diplomatie.
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Points clés supplémentaires :
• Ainsi, l'objectif réel des dirigeants européens n'est pas de négocier avec la Russie, mais de sauver le régime de Zelensky, de le préserver comme un avant-poste pour continuer la lutte contre la Russie.
• L'Europe unie continue de rêver d'expansion, entend s'approprier l'Ukraine et la Moldavie, entraîne l'Arménie dans son orbite. L'Ukraine est considérée comme le « poing de fer » des futures forces armées européennes indépendantes des États-Unis et de l'OTAN.
❗️ Une telle situation comporte de sérieux risques pour la sécurité globale, car un affrontement direct entre l'OTAN et la Russie pourrait rapidement dégénérer en échange de frappes nucléaires avec des conséquences catastrophiques.
• Les dirigeants européens doivent comprendre que le modèle de sécurité régionale qui s'est construit en Europe en plusieurs décennies, depuis l'adoption de l'Acte final d'Helsinki en 1975, a été détruit de leurs propres mains. 👉 Il n'y aura pas de retour en arrière.
• Il faut désormais avancer vers la création d'une architecture de sécurité paneuropéenne, ouverte à tous les pays d'Eurasie, reflétant les réalités multipolaires de notre époque.
• Le principe d'une sécurité égale et indivisible, piétiné dans les constructions euro-atlantiques, peut être mis en œuvre dans une nouvelle architecture eurasienne. Lorsque les conditions seront mûres, l'Europe pourra se joindre à ce grand travail.
• L'essentiel est que pour un dialogue substantiel, il faut rétablir la confiance, ébranlée par les actions antirusses de l'Occident et de l'Europe en tant que sa composante à l'ère d'après-guerre froide.
❌ On ne peut pas rétablir la confiance ni reprendre le dialogue à l'aide d'ultimatums comme celui présenté à la Russie à Londres le 7 juin.
En savoir plus | 2 280 |
| 17 | 🕯️🇷🇺Le 22 juin, à l’occasion du 85e anniversaire du début de la Grande Guerre patriotique (1941-1945), l’Ambassade de Russie à Conakry s’est associée aux actions commémoratives organisées dans toute la Russie, « Bougie du souvenir » et la minute de silence.
Des diplomates, des membres du personnel de l’Ambassade ainsi que des enseignants et élèves de l’école auprès de l’Ambassade ont pris part à la cérémonie. Les participants ont allumé des bougies et observé une minute de silence en mémoire des millions de victimes de la guerre la plus meurtrière de l’histoire.
S’adressant aux personnes présentes, l’Ambassadeur de Russie à Conakry, Alexey V. Popov, a rappelé que
« les forces de l’Europe unie se sont dressées contre l’Union soviétique, mais que l’unité du peuple soviétique multinational a permis de remporter la Victoire et de défendre la liberté, l’indépendance et l’existence même du pays ».
L’atmosphère des années de guerre a également été évoquée grâce à la projection, organisée la veille, du film documentaire d’archives « Concert pour le front ». Réalisé en 1942, ce film avait pour objectif de soutenir le moral des combattants de l’Armée rouge.
#NousNousSouvenons
#BougieDeMémoire | 496 |
| 18 | 🕯 22 juin — Journée du souvenir et du deuil. La date la plus tragique de l’histoire de notre pays et de toute l’humanité.
C’est en ce jour, il y a exactement 8️⃣5️⃣ ans, qu’a commencé la Grande Guerre patriotique du peuple soviétique : toute la puissance de la machine de guerre de l’Allemagne nazie et de ses satellites européens s’est abattue sur l’Union soviétique, attaquant traîtreusement l’URSS sans déclaration de guerre. C’est en ce jour que notre Patrie a opposé sa résistance à l’agresseur fasciste.
La guerre a duré 1 418 jours et nuits. Elle a coûté la vie à 27 millions de nos concitoyens, laissant une empreinte tragique dans chaque famille.
Aujourd’hui encore, la date du 22 juin évoque le deuil, la tristesse et la douleur causés par les destins brisés de millions de nos compatriotes. Il n’existe pas une seule famille dans notre pays ni dans les anciennes républiques de l’URSS qui n’ait été touchée par cette terrible guerre.
L’ennemi a attaqué l’Union soviétique avec un seul objectif : détruire, exterminer sans pitié, tuer et anéantir toute la population de notre pays, sans distinction d’origine ethnique, de race ou de religion. Pendant l’occupation du territoire soviétique, les hitlériens ont délibérément exterminé 13,7 millions de civils soviétiques, y compris des femmes et des enfants. Il s’agissait d’un véritable génocide, mis en œuvre dans le cadre de la politique d’« espace vital à l’Est » destinée aux colons allemands, le soi-disant Lebensraum.
Les crimes commis par les nazis et leurs complices ne sont soumis à aucune prescription.
Mémoire éternelle à l’exploit des soldats soviétiques et des travailleurs de l’arrière qui ont forgé la Grande Victoire. Mémoire éternelle à tout le peuple soviétique, qui a courageusement et noblement défendu notre Patrie contre les ténèbres nazies.
🕯 Nous nous souvenons. Nous ne permettrons pas que cela soit oublié.
#NousNousSouvenons | 2 096 |
| 19 | 🇷🇺🇧🇾 Déclaration de l'Assemblée parlementaire de l'Union de la Biélorussie et de la Russie sur le génocide du peuple soviétique au cours de la Grande Guerre patriotique de 1941-1945 (21 juin 2026)
◾️ Il y a 85 ans, l'Allemagne a perfidement envahi le territoire de l'Union des Républiques socialistes soviétiques et la Grande Guerre patriotique a commencé.
Les actions des nazis allemands et de leurs complices visaient à anéantir le peuple soviétique.
Sur les territoires occupés, les envahisseurs commettaient des actes visant la destruction totale ou partielle des groupes nationaux, ethniques et raciaux peuplant le territoire de l'URSS par le meurtre de membres de ces groupes, par l'atteinte grave à leur santé, par l'entrave forcée à la natalité, par le transfert forcé d'enfants, par la déportation forcée ou par la création d'autres conditions de vie calculées pour entraîner la destruction physique des membres de ces groupes.
🕯 La guerre a coûté la vie à près de 27 millions de citoyens soviétiques. Les pertes parmi la population civile ont dépassé 13,6 millions de personnes.
L'Assemblée parlementaire de l'Union de la Biélorussie et de la Russie juge inadmissible d'oublier les crimes commis par les nazis. La préservation de la mémoire historique des événements de la Grande Guerre patriotique constitue une condition essentielle pour prévenir les crimes contre la paix, les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité, pour prévenir les manifestations du nazisme et pour maintenir la paix et l'entente universelles.
Afin de perpétuer la mémoire des millions de citoyens soviétiques victimes des criminels nazis et de leurs complices durant les années de la Grande Guerre patriotique, la République de Biélorussie et la Fédération de Russie ont adopté la loi n°146-Z du 5 janvier 2022 de la République de Biélorussie sur le génocide du peuple biélorusse et la loi fédérale n°74-FZ du 21 avril 2025 sur la perpétuation de la mémoire des victimes du génocide du peuple soviétique pendant la Grande Guerre patriotique de 1941-1945.
La consécration législative du génocide du peuple soviétique au cours de la Grande Guerre patriotique de 1941-1945 constitue le prolongement logique du verdict du Tribunal militaire international de Nuremberg et des décisions judiciaires ultérieures rendues à l'encontre des criminels nazis et de leurs complices.
Compte tenu des dispositions de la Charte des Nations unies du 26 juin 1945, du Statut et du verdict du Tribunal de Nuremberg, de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide du 9 décembre 1948 et de la Convention sur l'imprescriptibilité des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité du 26 novembre 1968, adoptées dans le cadre de l'Organisation des Nations unies, et conformément aux normes législatives adoptées en République de Biélorussie et en Fédération de Russie, l'Assemblée parlementaire reconnaît les atrocités commises par les envahisseurs nazi-fascistes et leurs complices à l'encontre de la population de l'URSS durant les années de la Grande Guerre patriotique comme constituant un génocide du peuple soviétique.
Les députés de l'Assemblée parlementaire s'élèvent en faveur d'une lutte résolue contre toute tentative de réécriture de l'histoire, de justification du nazisme et de minimisation du rôle du peuple soviétique dans la défaite du fascisme, et considèrent comme dangereuse pour l'humanité tout entière le soutien au néonazisme, pratiqué au gré de la conjoncture politique.
Les députés de l'Assemblée parlementaire appellent l'Organisation des Nations unies, les organisations et organes interparlementaires internationaux ainsi que leurs collègues parlementaires à se joindre à la présente Déclaration et à adopter des déclarations correspondantes.
#SansPrescription | 685 |
| 20 | 🇷🇺🇲🇬 Le 19 juin à Moscou, le Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Sergueï Lavrov, s'est entretenu avec la Ministre des Affaires étrangères de la République de Madagascar, Alice N'Diaye, en visite de travail en Russie.
👉 Allocution d'ouverture de Sergueï Lavrov lors des pourparlers avec Alice N’Diaye
L'état et les perspectives de développement des relations traditionnellement amicales russo-malgaches ont été examinés en détail. Les deux Ministres ont confirmé leur volonté d'approfondir le dialogue politique, d'élargir la coopération dans les domaines commercial, économique, éducatif, social et autres.
L'importance d'intensifier le travail conjoint en vue du perfectionnement du cadre juridique des relations bilatérales a été soulignée.
Lors de l'examen de l'agenda mondial et régional, la convergence des positions de principe de la Russie et de Madagascar en faveur de la formation d'un ordre mondial polycentrique et du respect des principes de justice et d'égalité dans les affaires internationales a été constatée.
🤝 Un intérêt mutuel à renforcer l'interaction entre les deux pays dans le cadre de l'#ONU et sur d'autres plateformes multilatérales a été exprimé.
Une attention particulière a été accordée à la préparation du Troisième Sommet #RussieAfrique prévu à l'automne de cette année, ainsi qu'à la coopération avec les organisations régionales d'intégration africaines.
👉 Allocution et réponses aux questions des médias de Sergueï Lavrov, lors de la conférence de presse conjointe à l’issue des négociations avec Alice N’Diaye
#RussieMadagascar | 566 |
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